Salut Sonia et tout le monde.
Vous tous qui souhaitez monter un truc, petit ou grand, je souhaite vous avertir sur 2 erreurs à ne pas commettre, dont un piège dans lequel tous les étrangers tombent, quasi sans exception.
Je connais un peu toute l'Amérique latine et je me suis finalement installé au
Paraguay parce que c'est le seul pays qui reste brut de sciage, type Nouveau Monde. Pour y monter une affaire, il n'est pas pire que les autres, mais tout aussi compliqué. Dans tous ces pays, quand on veut faire quelque chose tout le monde nous dit que c'est simple et on découvre petit à petit que c'est finalement plus compliqué qu'en
France. Car en
France ça coute très cher, mais c’est simple.
Il y a des règles communes à appliquer dans tous les pays d’
Amérique centrale et du sud
La distance de la capitale
Le conseil que je vous donnerai à tous est de ne surtout pas vous éloigner de la capitale.
Quelque soit le pays qu'on choisisse, pour nous les gringos, vivre à plus de 20 kms de la capitale, c'est le parcours du combattant assuré (administratif), tant sur les papiers et documents personnels que sur ceux qui concernent l'affaire qu'on veut monter ainsi que sur le problème des organismes dont dépendent les salariés, même s’il n’y en a qu’un seul.
En dehors du temps perdu en voiture, de la quantité impressionnante de trajets aller-retour, ça finit par couter une vraie fortune, d'autant que les administrations prennent absolument tout leur temps. Ensuite lorsqu’on pense avoir tout réglé, on s’aperçoit qu’il y a tout un tas de trucs qui n’ont pas été faits, tout simplement parce que personne n’en a jamais parlé. Il faut donc revenir à la capitale pour payer les amendes et mettre tout au carré.
Employer des gens et le droit du travail
Par ailleurs, j’attire l’attention de tous sur le côté féroce des droits du travail dans l’ensemble de ces pays qui semblent au premier abord très accueillants pour ceux qui veulent monter une affaire. Ce que personne ne dit, c’est que, du nord au sud de l’Amérique latine, extorquer de l’argent aux gringos est une méthode comme une autre pour gagner sa vie. Si on emploie quelqu’un et qu’on le garde 3 mois (même une femme de ménage) au bout de 3 mois l’employé aura des droits de salarié, même sans contrat, et même payé de la main à la main. Le jour où l’on souhaite s’en séparer, il ira directement au ministère du Travail déposer une plainte pour licenciement abusif et l’employeur gringo sera systématiquement condamné à verser une indemnité de licenciement et une amende, car son avis primera toujours sur celui du gringo. Les indemnités demandées sont devenues faramineuses et totalement disproportionnées pouvant dépasser allègrement 5.000€ lorsque le juge est corrompu, c'est à dire la majorité des cas, et ce même pour une simple séparation à l'amiable avec un muchacho employé deux jours par semaine comme jardinier.
A noter qu’il n’y a aucune reconnaissance à attendre d’un latino-américain dès que quelques billets se profilent à l’horizon, c’est plus fort que lui, il n’y a plus aucun sentiment. Ce sont ceux qu’on a le plus aidé qui sont toujours les plus virulents. Sachez que ça m’a couté une fortune en indemnités, même quand j’avais vraiment des arguments, les avocats s’entendent avec la partie adverse pour partager les indemnités sur le dos du gringo
Et ne pensez surtout pas que c'est propre au
Paraguay, c'est absolument pareil au
Nicaragua
Si certains d’entre vous souhaitent en savoir plus, je tiens à disposition un document que j’ai rédigé pour les candidats à l’expatriation au
Paraguay, mais qui s’applique à toute l’Amérique latine.
Il n’y a qu’à me le demander en m’envoyant une adresse mail par message privé VF, je me ferai un plaisir de vous l’envoyer.
Surtout que ceci ne vous décourage pas,...