D'un point de vue religieux, le nouvel an musulman - qui vient d'avoir lieu - n'est pas une fête. Il n'y a que deux fêtes, l'Aid El Kebir et l'Aid el Fitr, la grande fête (ou fête du sacrifice) et la petite fête (à la sortie du Ramadan). Tous les autres jours "importants" sont des célébrations, des occasions de prières ou de jeûnes, mais pas des fêtes.
Le nouvel an musulman a été fixé à l'anniversaire de l'Hégire (le départ de Mahomet pour la Mecque), parce que sa naissance n'était pas connue avec certitude (même si il y a le Mouloud,), et parce que sa mort était une date un peu triste pour commencer une année. De plus l'Hégire est considérée comme l'élément fondateur de l'Islam, donc ça permet de faire débuter le calendrier musulman sur le premier jour de la première année.
Dans les pays d'
Afrique du Nord, on est largement contaminé par le calendrier grégorien, et on se souhaite un bon nouvel an grégorien sans difficulté. Le nouvel an musulman n'est pas férié, et il n'est pas l'occasion de réjouissances particulières, d'autant plus qu'il arrive assez rapidement après l'Aîd El Kebir, et qu'en plus, une semaine après, il y a Achoura.
Achoura, selon les régions, ça a différentes significations. Pour les chiites, c'est un jour de deuil, la commémoration de la mort d'Ali (et donc, pour eux, de la trahison du véritable Islam), pour les sunnites et les nord africains en particuliers, c'est plutôt la fête des enfants, parfois même une sorte de carnaval.