Voici le récit de ma semaine en
Guadeloupe (photos ici:
mike.my.tripper-tips.com/...guadeloupe-1175.html
)
Dimanche : Randonnée Porte d’EnferPour notre première journée en
Guadeloupe, l’équipe de
Vert-Intense
nous propose d’aller découvrir l’extrémité Nord de l’archipel, à côté d’Anse-Bertrand. Le coin est réputé très chaud et il nous est donc conseillé de partir tôt pour éviter de « cramer » au soleil dès le premier jour.
En fait, le temps se couvre petit à petit lors de notre montée dans le Nord de Grande-Terre avant d’arriver
Porte d’Enfer
. Nous attaquons donc notre première randonnée sur les
falaises de calcaire
avec une petite bruine. Hormis la chaleur (environ 28° au mois de janvier), on pourrait se croire à Etretat !
Notre guide, Teddy, un local, est sympathique et prend le temps de nous faire partager les histoires locales. Il nous parle ainsi du fameux
Trou Madame Coco
(ou Man’ coco). Selon la légende, Man coco serait une sorcière ayant pactisé avec le diable pour devenir plus forte que sa rivale, Madame grands fonds. N'ayant pas respecté ce pacte, elle se rendit en mer et le diable l'emporta au lieu dit trou à Man’ coco.
Plus loin, on découvre le
Trou du Souffleur
. La mer frappe violemment les falaises de la Porte d’Enfer et, avec l’érosion, des petites cavités se forment. A chaque arrivée de vague, un sifflement sourd se crée. D’où le Trou du Souffleur.
Après la petite marche de 3 heures,
retour sur la plage
avec pique-nique et baignade. Pour finir, lors du retour sur
Basse-Terre, Teddy nous arrête sur l’
Allée Dumanoir
, l’un des lieux culte de la
Guadeloupe. L’histoire raconte que le propriétaire des lieux (Monsieur Pinel-Dumanoir), après s’être rendu compte de l’absence de sa femme depuis plusieurs jours, aurait planté un palmier royal par jour dans l’attente de son retour. Aujourd’hui, l’allée d’environ 1 kilomètre de long compte plus de 400 palmiers royaux.
Une première journée bien agréable et, même si le paysage n’a pas été transcendant pour cause de temps couvert, le séjour débute bien. La suite s’avèrera encore plus excitante.
Lundi : Randonnée dans une ancienne plantation de café Cette fois-ci, nous restons sur
Basse-Terre pour notre deuxième jour en
Guadeloupe. Rendez-vous à côté de Vieux-Habitants avec Sébastien, un « Blanc-Pays » particulièrement bien intégré avec ses dreadlocks. Aujourd’hui, la marche se situe dans une ancienne plantation de café. Tout au long de la journée, nous allons découvrir la
végétation
et en apprendre un peu plus sur les plantes gigantesques de cet archipel.
Ananas bois
(pas le fruit, la plante),
cabosse
,
fougère arborescente
... La végétation est luxuriante et on se sent tout petit dans cet environnement.
Ce qui a été particulièrement amusant, dans cette balade, c’est que régulièrement, nous avons pu nous arrêter pour manger des fruits que l’on trouvait sur le sol. La palme revient au maracuja (ou fruit de la passion). C’est tellement meilleur quand c’est frais !
Un peu plus loin, nous apprenons que Tarzan ne se déplace pas de liane en liane mais de racine en racine ! La liane monte (comme la stalagmite) et la
racine
descend (comme la stalactite). On en apprend des trucs en randonnée !
Pour finir la journée, nous visitons la
Maison du Café de la Grivelière
, en cours de restauration. L’endroit est chargé d’histoire et on imagine mieux la période esclavagiste en visitant de tels lieux.
Mardi : Les chutes du Carbet... et les sources chaudesTroisième jour en
Guadeloupe et nouvelle découverte. Alors que la veille, dans l’ancienne plantation, on se croyait en pleine forêt vierge, on avait totalement tort. Cette fois-ci, nous y sommes vraiment ! Les arbres semblent faire des kilomètres de long et leurs
racines
(contrefort, échasses, adventives... eh oui, notre guide nous explique tout) s’organisent... pour nous faire des croche-pieds.
Après avoir pris le chemin « classique » pour découvrir la
2e chute du Carbet
, Teddy nous propose de changer de direction pour s’aventurer au
milieu de la forêt
. On se croirait en pleine
Amazonie. C’est humide et sombre et on se demande bien ce que l’on fait là. Notre guide nous présente un arbre particulièrement utile en cas de « panne » : le bois bandé un aphrodisiaque naturel.
Pique-nique, puis on repart pour la suite de la randonnée. L’objectif est alors de retrouver les sources d’eau chaude présentes sur les bords de la
Soufrière. A ce moment là, la baignade est un pur bonheur. Se baigner en pleine nature dans une
eau naturellement à 30-35°
, c'est le pied total.
On en profite également pour faire du
toboggan le long de la rivière
histoire de retomber un peu en enfance. C’est bête mais c’est tellement marrant !
Après l’effort de 4 heures d’une marche intense, direction
Trois Rivières et sa
plage de sable noir
. Les vagues sont assez fortes et l’on peut donc surfer un peu dessus. Pour finir, Teddy nous trouve une noix de coco que nous dégustons sur le bord de la plage. Cliché de touriste de base ? Oui, et alors.., c’est bon la noix de coco !
Pour ceux qui aiment les photos de chutes d'eau, je vous invite à visiter le blog de Karine avec les chutes d'Iguazu
. Un spectacle féérique.
Mercredi : Kayak sur le Lagon du Grand-Cul-de-Sac-MarinSans doute la journée la moins sympa de la semaine. Si le paysage, sur les photos du moins, semble idyllique, la journée en kayak est en fait un peu molle. De plus, le guide récite son texte sans aucune passion.
Le
Lagon est magnifique
mais on n’arrive pas à se « plonger » réellement dedans. L’atmosphère que transmet le guide est négative de A à Z. Pollution, mort des espèces, risques en tous genres... on ne s’y sent pas particulièrement bien, même s’il a forcément raison.
La balade de plongée en tuba n’est pas non plus exceptionnelle. Nous sommes une petite dizaine à nous regrouper derrière le guide qui nous montre des éponges. Peu de poissons rencontrés. Bref, pas le pied.
Le clou du spectacle, à l’heure du repas, sur un petit îlot de sable qui reste en place grâce à de vilains pneus, une armée de scooters des mers débarque pour assiéger le peu d’espace disponible. Difficile d’accepter que dans un endroit aussi sauvage et aussi fragile, on accepte de laisser des scooters des mers se balader...
Heureusement, la balade en kayak se termine par un bon sprint avec nos compagnons de voyage de la semaine (Juliette et Stéphane). Bon, Kate et moi avons perdu mais on s’est bien éclaté !
Jeudi : Ascension de la Soufrière La
Soufrière, 1467 mètres d’altitude, n’est pas une montagne difficile à gravir. En revanche,
les conditions climatiques
sont généralement difficiles. Il pleut quasiment tous les jours en haut de la
Soufrière !
La randonnée débute du parking des Bains Jaunes où une source d’eau chaude nous attend... pour le retour. Après une mise en bouche plutôt simple car le terrain est bien balisé, Teddy nous propose de changer de direction et de prendre un chemin de côté.
Cette « trace », moins pratiquée, permet également de découvrir les cratères des éruptions de 1836, 1956 et
1976
. On comprend alors que le volcan se déchire où il le peut lors d’une éruption. Ça donne presque envie de retourner prendre quelques cours de sciences naturelles pour mieux comprendre tout cela. Bon, n’exagérons pas quand même...
Nous arrivons au sommet, le temps est... pluvieux forcément. Devant le
Cratère du Sud
, en activité réduite mais permanente, on se croirait juste à côté d’un avion au décollage. Le bruit est assourdissant. Pire, l’odeur de souffre est impressionnante. On n’y reste donc pas longtemps.
Lors de la descente, on passe d’une bruine à une véritable pluie tropicale. Nous sommes rincés jusqu’aux os en quelques minutes. Ça change du crachin normand ! Pour se réchauffer, petit plongeon dans le bassin de source chaude. On y prend goût à cette eau chaude et naturelle !
A voir également si vous aimez les montagnes: Sur la route entre Purmamarca et San Antonio de Los Cobres
de Karine.
Vendredi : Le fin du fin, les Îles SaintesJ’en rajoute un peu mais ces
îles Saintes
ont vraiment de quoi en faire chavirer plus d’un. Nous prenons le bateau à
Trois Rivières
pour faire
la traversée
qui ne dure qu’une trentaine de minutes. Le temps est magnifique et même la
Soufrière est dégagée ! Nous arrivons
Terre du Haut
, dans ce qui est considéré comme la troisième plus belle baie du monde. Moi qui viens de celle du
Mont Saint Michel
, j’avoue que celle des Îles Saintes, elle a de la gueule !
Petite
randonnée de 2h30
environ pour découvrir la vue depuis le Fort Caroline. Une
nouvelle baie, celle de Pompierre
, s’offre à nous. Le panorama est magnifique et la couleur de l’eau nous invite au farniente.
Après quelques minutes de
repos
, plongée en tuba pour découvrir les fonds marins. Beaucoup de poissons et du corail... malheureusement mort.
La semaine se termine par cette journée dans ces îles paradisiaques avec des couleurs plein les yeux. Grâce à
Terre d’Aventure
et
Vert-Intense
, je n’ai qu’une envie : repartir le plus vite possible en vacances faire de la randonnée !
FIN