HEBERGEMENTS:
AMPANA:
Oasis Hotel: pas loin de l'embarcadère pour les îles
Toggians, pas loin de la banque et du marché non plus...Il y a un petit jardin sympa qui donne du cachet à une des entrées...Une adresse pas mal fréquentée par les voyageurs avec des prix raisonnables.
Marina Cottage: C'est le lieu que je préfère. Plus excentré, plus serein, quelques bungalows qui font face à l'océan, l'ambiance est familiale... C'est simple mais agréable. Un avant-goût des îles
Toggians. D'ailleurs, c'est là que s'ancre le bâteau de l'Island Retreat quand ils viennent faire des courses en ville. Ce qui éventuellement permet de faire le trajet en mer avec eux s'il n'y a pas de départ en ferry public le lendemain. Ceci dit, il est dommage de se précipiter vers les îles sans prendre le temps d'une journée de détente au Marina Cottage. Lieu de passage plus que de séjour, l'endroit mérite pourtant qu'on s'y attarde. D'autant que la famille qui gère le lieu est agréable. Et la cuisine est bonne.
TOGGIANS:
MALENGE: Il y a deux losmens côte à côte, aussi vétustes l'un que l'autre. On a choisi le losmen Indah dont le balcon-ponton est juste un peu plus fleuri que l'autre. Les chambres sont exigües, la chaleur y est étouffante (le toit est en tôle ondulée), le générateur, juste à côté, fait un boucan d'enfer et l'interrupteur pour la lumière est une commande générale pour toutes les chambres. Donc, quand on veut dormir, il faut dévisser l'ampoule. Mais le générateur ne s'arrête pas pour autant. Les nuits sont donc un peu difficiles, sans parler des charmantes visites des moustiques... Ah oui, et les douches communes, plutôt sordides, peuvent être assez dissuasives. Sinon, c'est pas cher: 90 000 Rps à deux, repas compris.
On vous proposera sans doute de vous amener à la plage, où il y a des bungalows (plus chers, bien sûr). En fait il y en a deux seulement, le lieu est aussi charmant qu'isolé...
pas de vis-à vis, donc, et le losmen Indah propose de fournir à boire et à manger sur place... mais c'est encore plus sommaire qu'au losmen. Aussi jolie que soit la plage (et intéressante pour le snorkelling), on a décidé d'y passer juste la journée. Ce petit déplacement nous a été facturé 100 000 Rps.
De même, une sortie à un atoll a été facturé à 100 000 Rps.
Un petit mot sur le gars (il se fait appeler Dany si je me souviens bien) qui propose ses services pour les trajets en bâteau. Introuvable tôt le matin (du coup, si on veut quand même faire une sortie, c'est sous un grand soleil implacable), fait la gueule en permanence, doublé d'un air désabusé, et qu'on soit novice en snorkelling ou pas, il n'est absolument pas attentif quand on est à l'eau...il préfère faire la sieste.
Il semble parfois vouloir interchanger son masque de boudeur avec un de charmeur, on se demande alors ce qu'il a à nous vendre.
Je suis pas très tendre mais il se trouve que c'est à Malenge que j'ai découvert qu'on nous avait piqué 200 $. Je n'avais pas compté mon argent depuis une semaine; donc, je ne pouvais pas affirmer quand, où et qui s'était chargé de la besogne mais cet argent était rangé dans ma banane, que je n'avais que rarement quitté, et était enveloppé très soigneusement dans un papier. Il fallait vraiment avoir le temps de fouiller pour s'en emparer! Quel meilleur moment que lorsqu'on est occupé à faire du snorkelling?
Je n'avais aucune preuve alors je n'ai rien dit au couple de petits vieux qui tient le Malenge Indah. Je ne tenais pas à faire un esclandre et à les embarasser mais j'en avais gros sur la patate...
Plus tard, en discutant avec un des gens du coin à qui j'ai raconté ma mésaventure, j'ai appris que ce fameux Dany s'était déjà illustré à Ampana, dans une association écologiste où il était employé, où l'on s'était apperçu après quelque temps qu'il piquait dans la caisse.
Je pense donc qu'il est légitime de mettre en garde toute personne se rendant à Malenge, susceptible d'avoir affaire à lui, pour que de tels incidents ne se reproduisent pas!
Dommage, car par ailleurs Malenge est un très bon coin pour le snorkelling. En particulier en atoll, c'est un enchantement.
Mais il faut faire TRES attention au soleil. J'ai fait du snorkelling en tee-shirt et pantacourt pour protéger ma peau (ce qui respecte aussi la pudeur commune aux gens du coin, pas forcément habitués à voir des gens en maillot) mais j'ai oublié de protéger mes mollets naturellement découverts pendant la ballade aquatique. Résultat: Une brûlure si vive sur plusieurs épaisseurs que la peau s'est enlevée, laissant la chair à vif. J'ai boîté pendant trois semaines! Outre le climat qui ne favorise pas la cicatrisation, exposer la blessure à l'eau de mer n'était franchement pas recommandé. Mais j'étais quand même sur place pour ça: profiter du snorkelling! J'y suis donc retournée, avec de longues chaussettes! Et j'ai passé le reste du temps les pieds dans une bassine d'eau douce pour tempérer la douleur et assainir la plaie. Pas franchement ce qu'on peut rêver de mieux pour ses vacances!
J'avais l'impression d'être arrimée à ma bassine d'eau comme Lynton Strachey au coussin sur sa chaise (pour ceux qui connaissent le film "'Carrington" avec Emma Thompson, excellent d'ailleurs) sauf que lui restait assis à cause de ses hémorroïdes!
La cicatrisation a pris pratiquemnt quatre semaines et deux mois plus tard j'ai toujours la peau un peu rose.
Donc, faut faire gaffe au soleil!
Trajet en bateau chartérisé de Malenge à Katupat : 100 000 Rps
KATUPAT:
En fait, Katupat, c'est le nom du village. Les hébergements se trouvent sur deux îles différentes qui font face au village: Bolilanga et Pangempa.
Bolilanga est un peu en retrait. Les bungalows donnent sur une plage de sable blanc, bordée par la mangrove. Je ne peux rien en dire, je n'ai vu l'île que de loin. L'endroit semble charmant, parfait pour les amoureux.
Pangempa est plus proche du village, à deux minutes en bâteau. Là se trouve le
Fadhilah Cottage. Les bungalows, spacieux, tournés vers l'océan, avec des balcons agrémentés de fleurs et de coquillages, où ont été suspendus des hamacs, ont tous une "salle de bains" adjacente, à ciel ouvert, comme un petit patio. A l'intérieur de la chambre, il y a du mobilier pour ranger ses affaires, de quoi suspendre son linge, et de larges moustiquaires au-dessus des lits qui leur donne une allure de lits à baldaquin. Autour, c'est bien ombragé. La présence de la pelouse et des petits massifs d'arbustes taillés à la française peut paraître surprenante mais l'ensemble, piqué de palmiers, aux troncs desquels se balancent des orchidées, et réhaussé en couleurs par des bougainvilliers est vraiment charmant.
Le générateur est situé assez loin, de sorte que le bruit n'en est pas gênant. Après l'hébergement sommaire à Malenge, ici, c'est le Paradis!
Et même sans comparer, ça reste un paradis...
En plus, l'accueil de Jafar, qui tient le lieu avec sa famille, est vraiment chaleureux. Humble, cordial, l'esprit ouvert, parlant un anglais fluide qui permet de longues conversations, son contact a été pour beaucoup dans le plaisir qu'on a eu à séjourner au Fadhilah Cottage. Mais tout le monde a été adorable et on était triste en partant, de tous les quitter.
Les prix, bien-sûr, ne sont pas les mêmes qu'à Malenge. Compter 85 000 Rps par personne, les trois repas compris. La cuisine est bonne et variée, thé et café à volonté toute la journée.
Le snorkelling ici a été magique.
Bref, c'est le
coup de coeur de notre séjour aux
Toggians!
Ah, oui, j'oubliais, il y a bien un losmen au village de Katupat, mais celà semble très très basique et comme c'est juste devant l'embarcadère où accostent les ferrys qui font la navette avec Ampana et Gorontalo, et toutes les autres embarcations, c'est pas des plus tranquille.
BOMBA:Là encore, deux choix pour le moment.
Sur une ptite île, face au village même de Bomba, le
losmen Poyalisa. Deux-trois bungalows qui donnent sur une petite plage bordée de mangrove (le snorkelling n'est pas formidable). Des copains y sont restés; on leur emmenait la nourriture en bâteau tous les jours depuis le village. Pour y loger, s'adresser aux proprio à Bomba. Je n'ai plus le prix en mémoire mais c'est pas très cher. L'inconvénient, c'est la difficulté à pouvoir circuler, à moins d'être prêt à une longue, longue nage.
Entre les villages de Bomba et de Kuling Kenari se trouve l'
Island Retreat. Tenu par Sylvie, une américaine au caractère bouillonnant qui vit là depuis dix ans, c'est un ensemble de bungalows dans un décor de carte postale: une plage de sable blanc bordée de palmiers et derrière, la jungle. Le bâtiment principal abrite une cuisine et une grande véranda qui devient salle à manger aux heures des repas, un coin salon avec des banquettes, beaucoup de livres en différentes langues, (il y en a aussi quelques-uns sur les étagères dans les chambres) et des jeux (ping-pong, backgammon...). Cette partie commune est un lieu de vie très agréable.
L'agencement intérieur est différent d'un bungalow à l'autre. Si c'est possible, mieux vaut en visiter plusieurs pour pouvoir choisir. Compter environ 250 000 Rps pour deux avec les trois repas inclus. C'est cher, comparé au reste des
Toggians, mais la nourriture ici, est terrrrrible! C'est délicieux, copieux, varié, inventif... inspiré. On ne sauterait un repas sous aucun prétexte; on viendrait plutôt de Poyalisa à la nage rien que pour manger là! Les soupes sont délicieuses. Mmmh en particulier la soupe au potiron et au lait de coco (et pourtant dieu sait que je ne raffole pas du potiron!) mais il y a aussi les raviolis maison qui sont excellents, les chapatis, les salades, jusqu'aux potées mexicaines... des repas consistants (quand on revient d'un longue ballade en masque et tuba ou d'une plongée c'est très appréciable!) et qui changent de l'invariable routine culinaire locale: poisson-riz ou mie kuah... Ceci dit, (j'en vois déjà des inquiets) il y a aussi du poisson au menu. Mais sincèrement, une fois que vous les avez vus sous l'eau, bien vivants, avec toutes leurs belles couleurs, vous avez encore envie de les bouffer? Pas moi!
Ha, oui, et il y a parfois des crêpes au petit-déjeuner!
Bon, le point noir de l'Island retreat, c'est le manque manifeste d'eau douce. Il semble qu'on demande la lune à chaque fois qu'on en réclame, on sent que c'est une corvée pour le personnel d'en fournir (ils doivent transporter un baquet à deux, c'est lourd, donc, mais un seul baquet d'eau, quand on est deux dans un bungalow, c'est loin d'être suffisant). De toute façon, le puits étant souvent vide...même si on veut se servir soi-même, il n'y a pas grand-chose à prendre. En gros, parfois, on se retrouve avec le choix: se laver ou "tirer la chasse". Mieux vaut renoncer à laver soi-même son linge!
A vrai dire, ce manque d'eau est assez pénible.
Autre inconvénient: on est dépendant, pour circuler, des petites embarcations de l'Island retreat. Et pas seulement pour faire une sortie plongée ou snorkelling mais aussi pour aller aux villages les plus proches: Bomba ou Kuling Kenari. Oui, on peut traverser par la jungle, encore faut-il connaître le chemin! Le personnel a autre chose à faire que vous montrer le chemin, et s'y aventurer seul sans savoir par où passer est proche de l'inconscience.
(Evidemment, j'ai voulu tenter le coup. Pour vite réaliser que j'allais me perdre et rebrousser chemin, après une petite frayeur. Mais je n'avais pas franchement renoncé. J'ai donc fini par entraîner un acolyte sportif et musclé, qui plus est, possesseur d'une boussole, pour m'accompagner. On est partis à pied ensemble avec pour toute charge: une bouteille d'eau, un bâton pour marcher et éventuellement débroussailler devant nous et la fameuse boussole...dont l'usage s'est révélé un véritable fiasco (moi, j'avais l'impression qu'il fallait aller vers la droite mais, fort de son indication scientifique, mon compagnon de route soutenait mordicus le contraire, boussole à l'appui... on a donc suivi la direction qu'il indiquait...et on est royalement revenus sur nos pas après un quart d'heure de marche !!! J'ai rigolé, il a rangé la boussole dans sa poche et ne l'a plus consulté jusqu'à la fin...)
C'est sensé prendre 3/4 d'heure pour aller à Kuling Kenari depuis l'Island Retreat....si on trouve le chemin!
On ne l'a jamais trouvé...on a mis 4 H! Quatre heures enfoncé dans la végétation, à galérer, transpirer, glisser, s'accrocher aux racines, (on essayait de rester en vue de l'océan pour pas trop se perdre et les pentes étaient assez raides), s'écorcher, se faire attaquer par les fourmis rouges... Bref, l'enfer. Mais, curieusement, ça été assez ludique. Comme les marais de feu dans "Princess bride" si vous voyez ce que je veux dire. Sans les RTI -les rongeurs de taille inhabituelle-! Sans même un méchant serpent ni une d'araignée velue...Mais avec les fourmis rouges et le reste, c'était déjà tellement trop qu'il ne restait qu'une solution: en rire.... Quand on est arrivés au bout (on a vu finalement le chemin dont on nous avait parlé: large, bien débroussaillé, comparé avec d'où on venait, ç'en était surréaliste!) on était finalement assez fiers.
Si notre virée a été, en définitive, joyeuse et gratifiante, celà aurait vraiment pu mal tourner et je ne saurais le conseiller à quiconque! Sauf aux amateurs de sensations fortes... par exemple, ceux qui ont déjà goûté aux joies d'un saut en parachute complètement bourrés à la vodka, à ceux qui ont déjà apprécié l'hospitalité des caïmans dans les mangroves de
Papouasie-Nouvelle
Guinée, ou ceux qui ont grimpé longtemps avec un vélo sur l'épaule à la recherche d'une route hypothétique qui se trouvait en fait de l'autre côté de la montagne. Ils se reconnaîtront. Et il se pourrait bien que ma petite balade leur paraisse être de la gnognotte.
On a quand même fait le retour en bâteau!
Pour aller à Bomba, c'est un peu la même chanson, sauf que le départ du chemin est plus facile à trouver, au bout de la plage vers la droite quand on regarde la mer, un peu avant d'arriver au coin, il y a un sentier qui grimpe. Au démarrage, ça a l'air simple, mais c'est après que ça se complique. Il y a plusieurs embranchements, et si on sait pas où tourner, eh bien, j'imagine qu'on se perd aisément! J'ai fait le chemin à pied avec un gars du coin. Environ ne heure de marche à petite allure, sans difficulté majeure. Mais on n'encourage personne à y aller seul.
A propos de ce bout de plage au fond : la propriétaire de l'Island Retreat et ceux du Black Marlin sont en conflit sur ce bout de terrain. Conflit pour lequel une action en justice est en cours... Apparemment, une grosse embrouille...
Autre chose: mieux vaut éviter de séjourner à l'Island Retreat si vous êtes allergique aux chats. Il y en a partout. Une trentaine. Certains sont familiers d'un bungalow en particulier et en sont les locataires les plus réguliers. Mieux vaut être enclin à partager les lieux avec eux! Mais pas au point d'en oublier de surveiller son assiette au moment des repas!
Côté mer, on peut faire du snorkelling directement depuis la plage mais ce n'est pas franchement formidable, beaucoup de corail bombé. Moins enthousiasmant qu'à Katupat, c'est clair! Un snorkelling de nuit autour du ponton peut réserver quand même des surprises sympas...
En bâteau, mieux vaut tenter l'île de Taupan où il y a un tombant qui vaut le coup d'oeil. Par deux fois, on nous a emmené ailleurs mais il y avait soit trop de courant (Pasir Tengah atoll), soit que des coraux morts (je sais plus où)...
Le problème c'est que, mis à mis part deux-trois personnes qui sont là depuis longtemps (dont la cuisinière, son mari et un capitaine de bâteau compétent mais malheureusement plus à la disposition de Sylvie pour ses déplacements que pour les balades en bâteau des clients) le personnel a l'air de changer souvent. Ce qui fait que, si Gus, le capitaine, n'est pas là, les gars disponibles pour conduire un bâteau ne connaissent pas forcément les bons coins où faire du snorkelling et de la plongée. Et donc, on fait chou blanc! Il faut espérer que la présence d'un instructeur de plongée viendra mettre un peu d'ordre dans ce cafouillage.
Par ailleurs, pour ceux qui souhaîtent visiter les villages bajau... à part Siatu et Kuling Kenari, c'est loin! Mieux vaut envisager d'y aller depuis Katupat ou Wakai, si vous y séjournez. Et pour les fans de plongée, Una-Una aussi, ça fait loin (et d'autant plus cher!). Le prix en hausse du carburant et les difficultés d'approvisionnement n'arrangent pas les choses.
A Suivre....