DJAKARTA (Reuters) - Un Français et six autres ressortissants étrangers ont été condamnés à mort en
Indonésie pour trafic de drogue, annonce la Cour suprême.
Condamnés à perpétuité, Serge Areski et ses co-accusés - un Néerlandais et cinq Chinois - avaient fait appel. Mais la Cour suprême a jugé que la gravité des faits qui leur étaient reprochés valait la peine de mort.
"Ce sont des experts en production d'ecstasy. La Cour suprême a décidé de porter leur condamnation à la peine de mort", a dit le porte-parole de la cour, Joko Sarwoko.
Areski, qui est âgé de 43 ans, le Néerlandais Nicolaas Garnick, 61 ans, et les cinq ressortissants chinois (Zhang Man Quan, Cheng Kong Xin, Jian Yu Xin, Gan Chun Yi et Zhu Xu Xiong) ont été déclarés coupables d'avoir mis sur pied un centre de production clandestin capable de fabriquer un million de cachets d'ecstasy par semaine.
La valeur potentielle de leur production était de 600 millions de dollars par an.
La police avait découvert le laboratoire en 2005 dans la province de Banten, à l'ouest de
Djakarta.
D'après les autorités indonésiennes, il s'agissait du plus important laboratoire clandestin de la toute l'
Asie du Sud-Est et le troisième à travers le monde.
Les condamnés à mort peuvent encore espérer une grâce présidentielle, extrêmement rare dans les affaires de narcotiques. Ils peuvent aussi tabler sur une réouverture de leur dossier en cas de nouvel élément ou faute de procédure.
Les dernières exécutions de ressortissants étrangers pour trafic de drogue en
Indonésie remontent à 2004 avec la mise à mort de deux Thaïlandais. Six Australiens ont par ailleurs été condamnés à mort l'année dernière pour trafic d'héroïne à
Bali.