Salut!
Je montais pendant ma jeunesse, et je velote beaucoup plus désormais. Je vois au moins deux inconvénient à ton projet: la vitesse relative des deux moyens de transport, et le choix des chemins communs.
En effet, en vélo, tu fais entre 15 et 20 km/h sur le plat, plus près de 10 sur des chemins de terre, vitesse qu'un cheval n'atteindra pas sauf à trotter tout le long de la journée, allure qui si elle permet une vélocité plus haute, est fort inconfortable (mes fesses s'en souviennent...) à long terme. Quant à savoir si la bête le supporte mieux que toi, je ne me prononcerai pas, mais j'ai des doutes.
La deuxième chose, c'est que pour avoir essayé de prendre des chemins fréquentés par des baladeurs équestres dans ma région, je me suis vite aperçu qu'ils laissaient des traces au sol incompatibles avec la bonne santé de mon fessier et de mon dos : l'ornière en fer à cheval est une bonne bosse sous les pneus, et répétée tous les 30-40 cm, elle use un peu... C'est la raison pour laquelle les voies vertes sont généralement interdites aux cavaliers, qui sont envoyés sur des chemins adaptés ou réservés aux piétons et à eux-mêmes. De plus, le cycliste n'est jamais contre un peu de bitume, qui ne réjouit pas les sabots de Mr Cheval.
Voilà deux réflexions qui pourront faire avancer la tienne. Pour moi, essaie de te mettre au cheval, c'est une super manière de se balader, même si elle entraine beaucoup plus de préparation et d'infrastructure que la cyclorandonnée (par chez nous en tous cas). Et essaie de convaincre ton amie de venir faire un tour en bécane avec toi les vacances d'après (histoire de prêcher pour notre chapelle!!!).