Pas mal assouplies ces derniers temps, les formalité pour moins de 30 jours en Chine sont désormais relativement simples. Les Français comme d'autres sont en effet exemptés de visa, de plus sans limite sur leur nombre d'entrées et de sorties. Il faut juste un passeport valide au moins 6 mois après la date d'arrivée dans le pays plus, même si c'est rarement demandé, un billet retour ou de continuation de voyage ainsi que théoriquement une preuve d'hébergement. Aucune vaccination n'est en outre nécessaire, hormis la fièvre jaune si on arrive directement d'une zone considérée comme à risque pour celle‑ci.
À cela s'ajoute également une carte d'arrivée électronique (« Arrival Card ») à remplir
en ligne
via le site ou les appli dédiés, avant le voyage ou en dernier recours à l'arrivée sur les bornes prévues à cet effet dans les principaux aéroports. Cette version dématérialisée remplace l'ancien formulaire papier qui a existé pendant des années et, comme celui‑ci, sert à récolter les informations habituelles concernant le voyageur. Une fois remplie et validée, chacun reçoit alors un QR code qui sera à présenter ensuite à l'immigration.
Quant à l'obligation faite aux étrangers de s'enregistrer dans les 24 heures suivant leur arrivée sous peine d'amende (250 €) au bureau de la police de leur zone de résidence, ce sont les hôtels qui se chargent de cette formalité pour leurs clients.
Transit dans un aéroport chinois
Cela fait partie des nouveautés plus ou moins prévues pour durer comme cette exemption de visa pour moins de 30 jours sur place. Alors qu'autrefois, le transit aérien en Chine avait un statut à part en matière de formalités, désormais c'est cette même règle d'un mois sans visa qui s'applique lors d'une escale en Chine.
Ces deux territoires récupérés par la Chine il y a quelques années, bénéficient d'un statut particulier avec des formalités spécifiques. Ainsi, aussi bien Hong Kong que Macao ne demandent pas de visa pour moins de 90 jours sur place. Un passeport valide au moins un mois après la date prévue de fin de séjour est suffisant. Par contre, si on en sort vers le reste de la Chine, là les formalités sont différentes et c'est le principe des "30 jours sans visa pour la Chine" qui s'applique. En clair, cela veut dire que les 90 jours de Hong Kong ou Macao, n'impliquent pas cette même durée de séjour sans visa pour le reste du pays.
C'est depuis toujours la grosse différence en matière d'autorisation avec le reste de la Chine. Les formalités pour celle‑ci, y compris si l'on dispose d'un visa, ne permettent pas d'entrer directement au Tibet dont l'accès fait l'objet d'une réglementation stricte et particulière.
Une autorisation spéciale est donc nécessaire et la présence d'un guide obligatoire, qu'on voyage en groupe aussi bien qu'en individuel (on ne peut pas voyager en solo). Après présentation des copies de son passeport et si c'est le cas de son visa chinois, plus les détails de l'itinéraire envisagé, il faut compter entre 1 et 2 semaines pour obtenir son permis auprès d'une agence de voyage agréée, aussi bien en Chine qu'à l'étranger. La même qui effectuera la prestation avec un tarif "tout compris".
À noter que cette réglementation peut changer sans préavis de la part des autorités chinoises. Ou même que l'accès au Tibet soit momentanément interdit aux étrangers comme cela s'est déjà vu par le passé. De plus, même avec son permis, on ne pourra pas aller partout où on veut, surtout si on souhaite s'éloigner de Lhassa. Bref, pour le Tibet, il est plus que préférable de toujours se renseigner sur la situation, les formalités du moment et de ce qui est possible de faire ou pas
Autres zones réglementées
En plus du Tibet, d'autres parties du territoire chinois sont également réglementées, voire interdites aux étrangers. Il en va ainsi de la région autonome ouïghoure du Xinjiang où les contrôles sont fréquents et les règles strictes, de certaines villes interdites de la province du Qinghai ou de Mongolie intérieure. Idem aussi à la frontière avec la Corée du Nord où, même si on peut s'y rendre, on n'est pas autorisé à faire "n'importe quoi".
En tout une cinquantaine de nationalités, ressortissants UE, Suisses et Canadiens compris, bénéficient des même règles que les Français.
Pour ceux qui souhaitent rester plus de 30 jours sur place, plusieurs solutions sont possibles.
Soit déjà (le plus sûr) demander un visa classique L (Tourisme) ou M (Affaires) avant le départ auprès d'un des quatre centres de demande de visa pour la Chine en France (Paris, Lyon, Marseille et Strasbourg) ou ailleurs. Pour un coût d'environ 125 €, celui‑ci permet ensuite de rester 60 ou 90 jours avec différentes possibilités au niveau du nombre d'entrées. Autrement, une autre solution consiste à demander une extension de séjour lorsqu'on est déjà en Chine qui sera laissée au choix des autorités.
Et puis, il y a l'habituel
"visa run" qui consiste à sortir du pays avant d'y rentrer à nouveau pour remettre les compteurs à zéro et bénéficier de 30 jours sans visa en plus. Ici c'est généralement vers Hong Kong que cela se fait. Mais attention, comme toujours en pareil cas, si cette pratique est tolérée, elle n'est pas un droit pour autant. Ce qui veut dire que, à chaque fois, on s'expose à un refus des autorités sans aucun recours.
En cas de dépassement de la durée de séjour autorisée, les Chinois sont plutôt sévères. Il en coûte ainsi une amende de 500 yuans/jour en sus (environ 65 €) "plafonnée" à l'équivalent de 1 300 € maximum, plus le cas échéant rétention administrative, expulsion et interdiction de séjour. Quant à circuler sans visa ou dans des zones réglementées sans être en règle, on s'expose alors à d'autres désagréments plus graves de la part des autorités.