Avec d'un côté une vocation de destination touristique avérée et de l'autre une compagnie nationale, Turkish Airlines, parmi les plus grosses au monde, il est normal que le transport aérien soit bien développé en Turquie. Ce qui passe déjà par une bonne couverture du territoire avec une soixantaine d'aéroports bien répartis, dont une vingtaine millionnaire en nombre de passagers transportés chaque année.
Comme on s'en doute, c'est bien sûr
Istanbul avec ses deux aéroports qui truste la majorité du trafic: plus de 130 millions de personnes y passent en effet chaque année sur un total de 250 millions accueillis dans le pays. Cela avec d'abord l'Istanbul Airport (85 millions), hub mondial de Turkish Airlines, mais aussi l'aéroport Sabiha Gökçen (48 millions) situé, lui, sur la rive asiatique de l'agglomération et spécialisé dans les vols low‑cost.
Pour le reste ce sont les villes touristiques d'
Antalya et d'
Izmir, plus la capitale
Ankara, qui disposent d'aéroports affichant un trafic supérieur à 10 millions de passagers.
Même si le pays possède une dizaine de compagnies aériennes volant sous ses couleurs, quand on évoque l'aérien en Turquie, on pense obligatoirement à
Turkish Airlines
. La compagnie nationale, fondée en 1933, est désormais l'un des géants incontournables de l'aviation civile mondiale avec le plus de destinations et de pays desservis en direct au monde, plus de 350 aéroports dans 132 pays. Cela grâce à une flotte de presque 550 appareils Airbus et Boeing, un "hub" des plus performants avec l'aéroport d'Istanbul qui ambitionne de devenir un jour le premier au monde en trafic, plus un service désormais reconnu et qui place régulièrement le transporteur dans les meilleurs de la planète. Sans oublier deux filiales: une low cost avec Ajet et une spécialisée dans le charter et le vol vacances qui a pour nom SunExpress. Bref, le top du top et indéniablement une compagnie que l'on peut envisager à toute occasion ou presque.
Normal que, après cela, on oublie qu'il existe quelques autres transporteurs en Turquie. Même si
Pegasus Airlines
qui reste la principale low‑cost du pays avec ses 150 destinations et sa base à l'aéroport Sabiha Gökçen d'Istanbul, ou
Corendon Airlines
que l'on trouve en vols vacances depuis la France et bien d'autres pays européens, voire
Freebird Airlines
assez similaire, essaient de jouer leur rôle dans ce transport aérien turc écrasé par sa compagnie nationale.