Un maxi triangle blanc au coeur bleu ou 5 semaines d'été 2010 en hiver patagoniesque
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
MA
Ce carnet est disponible de manière détaillée, avec nombreuses photos et plein de petits films, ...par ici...



Bonjour,

Un voyage, c'est toujours un avant, parfois très long, un pendant, souvent trop court et un après qui peut nous faire croire que "le pendant" dure toujours... Depuis quelques années, je rallonge au maximum cet après par le montage et le partage d'un carnet de voyage. Cela me donne l'impression d'être sur les chemins de la belle bleue tout au long de l'année et ainsi de pouvoir vivre ma passion de manière permanente. Je suis également heureuse de pouvoir partager des souvenirs, des informations ou des anecdotes...

En 2010, nos sacs se sont posés dans le bout triangulaire du continent sud américain. Vous y retrouverez notre parcours, un guide pratique, les sites Internet référents, des illustrations...

D'avance merci à celles et ceux nous rejoignant dans ce voyage, en prenant le temps de parcourir ou de lire notre carnet.

Nous voilà partis...

Départ le lundi 26 juillet à 16h30 de Fort-de-France et retour le mardi 31 août à 14h30. Nous avons, donc, passés 5 semaines dans un gigantesque triangle tout en blanc et bleu: la Patagonie argentine et chilienne.

Pourquoi ce choix ? Il s'est imposé tout seul, en 2009, quand nous envisagions la destination de l'été. Les Amériques sont à portée de vols et un rythme s'est installé sans que nous le décidions: 2 sud et 1 nord. Quels pays restaient à découvrir ? Quel pays nous disait "Vous pouvez venir ". Une petite voix nous murmurait, c'est probablement un de vos derniers très grands voyages... Alors nous avons pensé très grand et qu'y-a-t-il de plus grand que la Patagonie... Nos projets de l'an dernier ont été repoussés et tout naturellemnt la Patagonie est devenu le projet de l'année 2010.

Notre vision globale est d’avoir vécu un agréable séjour dans une région très européanisée et au milieu d'une nature belle et sauvage moins surprenante qu'attendu. Notre séjour fut confortable et le côté "bonne bouffe et petites gourmandises" a occupé un espace nettement supérieur à celui des voyages précédents. Hiver et surtout propositions alléchantes obligent !!! Finalement ce furent plus de plaisantes vacances qu'un fantastique voyage.

Ce carnet sera un mélange de faits (coûts, durées, adresses…), de vécus et de ressentis. Donc, il est fortement lié à notre manière de percevoir et de vivre les choses. Globalement, les deux voyageurs partagent le même avis, avec des nuances, bien sûr. Il est donc, avant tout, subjectif et personnel. Je peux apprécier quelque chose et quelqu’un d’autre peut le détester. Je peux être épatée par qqchose et une autre personne non… Bref, c’est principalement un avis (en même temps un aide-mémoire pour nous) et non une référence…

Nous avons particulièrement apprécié l’effort de compréhension de notre espagnol. Je me suis même entendue demander, plusieurs fois, si j'habitais en Argentine !!! Il n'y a qu'une énorme sympathie relationnelle qui puisse amener à ce genre de gentillesse !!!

Avant de nous - et de vous - lancer dans nos aventures et péripéties, nous tenons à remercier, toutes celles et tous ceux, nous ayant apporté leur aide directe ou indirecte lors de la préparation de ce triangle patagonien. Une dédicace spéciale à Diamina habitant à 5 kilomètres de chez nous mais rencontrée pour la première fois à El Calafate ! Comme quoi les petites distances peuvent devenir grandes !!!

Nos coups de coeur seront primés d'un Alfajor d'Or - qui n'en a pas mangé a peut-ête du mal à comprendre mais qui en a croqué et contribué aux 6 millions consommés tous les jours en Argentine, aura compris...

Notre parcours triangulaire a déroulé 9 angles: Buenos-Aires Ushuaia El Calafate El Chalten Puerto Natales - Torres del Paine - Punta Arenas Puerto Montt - Bariloche et environs Cerro Catedral Puerto Madryn Buenos-Aires

Bon envol vers cette gigantesque Patagonie. www.madikeravoyages.fr/crbst_20.html
MA Madikéra Globetrotter ·
ARGENT Coût total du voyage Nous avons explosé nos compteurs financiers en dépensant pratiquement 9 750 euros.

Ils se répartissent en: - 1 234 + 1 165, soit 2 399 euros pour aller et revenir d'Argentine - 307 + 285 + 256, soit 848 euros pour 3 vols en avion, respectivement Buenos-Aires / Ushuaia - Punta Arenas / Puerto Montt - Puerto Madryn / Buenos-Aires Ce qui nous donne un total avion de 3 247 euros (qui a dit que j'aimais la précision absolue ???) - 350 euros d'achats de cadeaux divers pour nos proches et nous - 6 500 euros dépensés sur place en activités multiples et variées, hébergement, nourriture, transports autres qu'avion et petites dépenses du quotidien. Les détails viendront petit à petit. Nous aurions pu faire moins en nous restreignant sur certaines dépenses de confort, comme les restaurants du soir.

L'ensemble des prix nous a semblé être d'environ 50% de ceux pratiqués en Martinique.

Le 27 août, nous avons établi un relevé de prix dans un supermarché de Puerto Madryn de divers produits de consommation. Le relevé est sans les marques sur des produits de milieu de gamme. Spaghetti 500g en promo = 3,55 au lieu de 4,09 - Riz 1 kilo en promo = 5,99 au lieu de 6,42 - Farine 1 kilo en promo = 2,89 au lieu de 3,15 Eau 2 litres en promo = 2,59 au lieu de 3,10 - Café 500 g = 11,65 - Lait 1 litre = 5,99 - Coca 2,2 litres = 9,75 - Jus d'orange 1 litre = 3,95 1 sauce fileto = 4,90 - Cif oxygel 1 litre = 6,15 - Cif crème = 7,10 - 4 actimel = 7,14 - 4 yaourts supercrème = 3 Baguette 1 kilo = 5,29 - Frites Mac Cain Tradition 750g = 10,85 - Gouda = 58,60 le kilo

Taxe de sortie Nous n’avons rien payé en quittant l'Argentine par Aeroparque. Par contre nous avons payé une taxe d'aéroport à Trelew de 17,5 pesos par personne.

Devises Nous avons principalement retiré de l'argent en distributeurs. En général, nous ne pouvions prendre que 700 pesos à la fois. Une seule fois, on a eu droit à 1 000 pesos. Avec Mastercard, il y avait une commission de 15,80 pesos prélevée à chaque fois, pas avec la Visa. Mais à l'arrivée les frais sont quasi identiques, entre les deux cartes. Par contre, nous avons pu retirer des sommes nettement plus importantes en valeur euros au Chili.

Au final, avec les frais de banque, notre taux de change moyen a été de 4,85 pesos argentins, de 645 pesos chiliens et de 2,10 réals pour 1 euro. Dans les bureaux de change, le peso argentin était entre 5 et 5,10 pour 1 euro.

Pourboires ou propina Faut-il laisser, combien faut-il laisser… nous voilà confrontés à notre premier marronnier…

Nous laissons une somme en fonction de la qualité de service et du travail supplémentaire éventuellement fait (lavage de linge). Après, cela nous est complexe de savoir combien laisser. Faut-il réfléchir en base locale ou dans notre base ? Bref, quand nous voyageons, c’est un des points qui nous met le plus mal à l’aise car il nous confronte à notre « richesse relative » et au niveau de vie ambiant.

Pour les restaurants, des locaux nous ont conseillé 10% de l'addition. J'ai du mal à comprendre cette logique du pourcentage. Le travail sera le même d'apporter un plat à 30 pesos ou un plat à 50, d'apporter une bouteille à 30 ou une à 60. Pourquoi le pourboire devrait-il être différent ? A mes yeux, le pourboire est lié à la manière de faire le travail ou d'être en relation et non à la somme dépensée. Donc nous laissions (référent Argentine) 5 pesos par jour pour la chambre, lorsque nous restions plus d'une nuit. Nous donnions, en moyenne, 5 pesos pour le déjeuner (addition inférieure à 75) et 10 pour le dîner (addition supérieur à 75). Lorsqu'il y avait un "aide-bagagiste non officiel", avant de monter dans un bus, nous lui laissions 2/3 pesos.

Il n'y a que 3 fois où une propina nous a clairement été demandée: - Dans un restaurant à El Chalten. Il était écrit sur l'addition de manière bien visible que le montant ne contenait pas le tips. - Par un aide bagagiste lorsque nous sommes montés dans un bus à Bariloche. - Au restaurant à Belem où le serveur nous a demandé si il incluait la propina dans le montant à prélever sur la carte.

Vache$ à lait ou pas ??? Nous avons détesté avoir à payer plus cher pour les entrées dans les parcs que les nationaux. De plus, c'est plein tarif tous les jours car aucun abonnement ou forfait n'est proposé. Alors le touriste est-il pris pour une vache à lait ??? Nous aurions tendance à dire un peu trop !!!

Négociations Nous voilà fasse à notre deuxième marronnier… Notre choix est de ne pratiquement jamais négocier. En fait, nous avons la même attitude que dans notre vie de tous les jours.

Soit, le prix (affiché ou non) nous convient et nous le payons. Soit il nous disconvient ou soit nous avons l'impression qu'on profite de nous plus que de raison et nous passons à autre chose. Notre refus a fait baisser le prix une seule fois, en ce voyage. Lorsque nous avons annoncé que c'était trop cher pour nous, choix a été fait de nous passer du prix pleine saison au prix saison intermédiaire et nous avons accepté.

Niveaux de vie Nous avons vu une Argentine mixant très grande richesse: voitures, bâtiments, maisons avec piscines et pauvreté, en particulier à Buenos-Aires. Un point a attiré notre attention: la présence d'une vraie classe moyenne au niveau de vie comparable à la classe moyenne chez nous. Nous nous sommes sentis beaucoup moins argentés que dans d'autres pays d'Amérique du Sud et devions faire attention car les pesos filaient très vite.
MA Madikéra Globetrotter ·
HEBERGEMENT, RESTAURATION ET AUTRES GOURMANDISES

Hôtel Comme toujours, nous avons principalement choisi des petites structures (moins de 20 chambres). En général, les personnes qui ont choisi de s’investir et d’investir dans le secteur touristique sont disponibles et partageuses d’informations. Cela nous est utile pour pouvoir affiner nos choix sur place: nous mettons en corrélation les infos de départ et les infos sur place.

Là aussi un marronnier: mais pourquoi les gens qui dessinent, créent, ouvrent des hôtels oublient les petits détails pouvant rendre un séjour vraiment confortable. La plupart du temps il n'y a aucun crochet dans la salle de bains pour pendre ses vêtements de nuit. Il y a rarement suffisamment d'espace prévu pour les vêtements extérieurs et les chaussures de neige, alors quand ils sont mouillés, on les met où ??? Pas dans l'armoire avec les vêtements secs. Il y a peut-être une étagère pour les trousses mais pour des trousses fermées, donc on fait quoi avec tous ses produits quand on souhaite les étaler pour les voir… Il s'agit là de petits éléments de confort pouvant être ajoutés à moindre coût !!!

Cotation hébergements: OK++ = chambre vaste, cadre sympa, personnel super... On recommande fortement OK+ = 1 des crières ci-contre manque. On recommande OK = Acceptable pour une nuit OK- = Nous vous recommandons d'éviter

Repas Nous nous attendions à manger de l'excellentissime viande et ce fut le cas une seule fois. Par contre nous avons toujours eu de la très bonne viande. Pour le reste, nous nous étions peu intéressés à ce que nous allions trouver. Donc, nous fûmes surpris (mais en même temps pas trop compte-tenu des flots d'immigration) de nous voir proposer certains plats comme goulash-spaetzle, sanglier fumé, strudle à la pomme, choucroute et autres canard aux olives !

Le coût moyen d’un repas du soir a été de XX pesos argentins (variation de XX à XX pesos). Sur la base d’un plat par personne, de 2 boissons (bières/vin et eau) et parfois d’un dessert pour 2. Nos déjeuners ont souvent été plus restreints et ont parfois ressemblé à des goûters. Le point commun de pratiquement tous nos petits déjeuners a été les média-luna ou croissants. Il en existe de toutes sortes: secs, enrobés de sucre, fourrés…

Cotation petits-déjeuners: Continental = servi à table Buffet continental = buffet avec choix plus ou moins étendu de pains, croissants, céréales, jus, fruits, jambon, fromage. Buffet = buffet avec grand choix des précédents + charcuteries variées, oeufs, gateaux multiples...

Gourmandises et grignoteries Nous avions lu que l'Argentine était un pays fait pour les amateurs de glaces, de gâteaux et de chocolats. Nous ne pouvons que confirmer. C'est presque inimaginable de voir tous ces magasins à Bariloche, tous ces rayonnages ou tous ces bacs de glace aux multiples parfums. Quant aux gâteaux !!! Dans les dulce impossible d'oublier celle de leche. Certes, c'est une confiture de lait mais avec un petit goût se rapprochant de la doucelette martiniquaise, bonbon ou confiture à base de lait de coco.

La grande découverte "petit plaisir de la vie" sont les alfajores, la gourmandise nationale par excellence. Du cro-cra-quant, du fondant, du fourré, de l'enrobé, du sucré et surtout toujours du rond.

Boissons Nous pensions Vins et ce fut surtout bières, mais alors de la bonne de l'excellente bière artisanale. En vins, nous avons plus apprécié le blanc - en particulier le Chablis de chez Bianchi - que le rouge, même les Malbec - notre préféré fut un Trumpeter (Rutini).

Santé Aucun désagrément majeur à signaler.

Nous avons pris les précautions habituelles : - un Coca presque tous les jours, - un lavage des mains avec une solution hydroalcolique quand il est impossible de se laver les mains (bus), - une vaporisation de désinfectant dans la salle de bains à l’arrivée dans un nouvel hôtel, - le lavage des dents à l’eau minérale, - et pourtant nous avons souvent enfreint nos règles alimentaires traditionnelles en nous accordant fruits de mer et glaces.

Pour l'illustration photos, c'est par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/...t_63.html#anchor-top

LISTE DE NOS HOTELS - Quelques photos de chaque hôtel, sur le site, en les pages concernées

BUENOS-AIRES - aller Hôtel SOCO dans Abasto - 85$ = 358 pesos par nuit - OK++ www.socohotels.com Caractéristiques Un petit hôtel sympa et juste derrière le mastodonte de la consommation qu'est Abasto. TV satellite dans les chambres, chauffage/climatisation individuel, petit déjeuner buffet continental, Ordinateur avec Skype gratuit, Wifi. Points + Une grande chambre (mais elles ne le sont pas toutes), un personnel très disponible et sympa, une proximité avec divers magasins et la station de métro Carlos Gardel ligne (rouge) Points - Selon son emplacement la chambre peut avoir un environnement plus ou moins bruyant (rue, couloirs).

USHUAIA Hôtel AUSTRAL - 75$ = 265 pesos la nuit, 15% de réduction pour paiement en espèces - OK++ www.hotel-austral.com.ar Caractéristiques Un petit hôtel d'une douzaine de chambres. TV satellite dans les chambres, chauffage individuel, petit déjeuner buffet continental, Ordinateur, Wifi. Points + Sa position en toute proximité de la principale rue touristique et l'accueil à la fois pro, très disponible et sympa de l'ensemble de l'équipe, à commencer par la gérante. Points - Les fenêtres des chambres donnent sur un couloir/patio pouvant limiter l'intimité.

EL CALAFATE Hôtel ROBLE SUR - 220 pesos par nuit (1 gratuite après 3) - OK +++ www.roblesur.com.ar Caractéristiques Un charmant petit hôtel de 8 chambres, pas de TV dans les chambres, salle TV, coin salon cheminée, chauffage collectif, petit déjeuner buffet continental, Ordinateur, Wifi. Restaurant et bar sur place. Points + En un mot comme en cent, c'est notre grand coup de coeur du voyage. Un belle grande chambre au lit super confortable, un personnel très à l'écoute, de bons petits plats (choix limité)... Nous nous y sommes sentis un peu en vacances chez des bonnes connaissances. Ils viennent vous chercher à l'aéroport ou au terminal de bus gratuitement... Points - Son éloignement du centre ville pour celles et ceux souhaitant aller en ville à pieds et du coup les navettes pour les excursions viennent vous prendre dans les premiers.

EL CHALTEN Hôtel LA ALDEA - 296 pesos - OK+ www.hotel-la-aldea.com Caractéristiques Hôtel de 25 chambres situé à l'entrée du village, en proximité du terminal de bus, pas de TV dans les chambres, salon TV, chauffage individuel, petit déjeuner buffet continental, wifi, ordinateur, bar sur place. Points + Un personnel et un gérant fort sympa et disponible. Une vue directe sur le Fitz Roy des chambres à l'étage. Nos photos de lever de soleil viennent de là. Points - Les chambres à l'étage peuvent être très en pente et de faible hauteur sous plafond, donc attention les têtes ! Les salle de bains sont plutôt rikiki.

PUERTO NATALES Hôtel ERRATIC ROCK 2 - 45$ - OK++ www.www.erraticrock2.com Caractéristiques TV dans les chambres, chauffage individuel, petit déjeuner buffet continental, ordinateur, Wifi. à deux blocs de la rue centrale et de ses commodités. Points + L'accueil, la sympathie relationnelle et la disponibilité de Marcella, la gérante. Elle est l'incarnation de la convivialité professionnelle attendue. Points - Parois un peu fines entre les chambres.

PARC TORRES DEL PAINE Hôtel LAS TORRES - 59 000 pesos (92$) - OK+ www.fantasticosur.com - www.lastorres.com Caractéristiques Chauffage individuel, pas de télévision, petit déjeuner buffet, ordinateur payant. Points + Le service très pro de l'ensemble du personnel, nous sommes dans un hôtel stylé. Le buffet du petit déjeuner super copieux. Le fait d'avoir une superbe vue depuis son lit ou les parties communes. Points - Le chauffage faiblard partout dans l'hôtel des chambres aux parties communes. Cela a rendu le séjour inconfortable.

PUNTA ARENAS HOSTAL DEL SUR - 20 000 pesos - OK+ www.hostaldelsur.net Caractéristiques Petit hôtel de 8 chambres, TV dans les chambres, chauffage individuel, petit déjeuner buffet continental, ordinateur, à une douzaine de blocs de la rue principale. La famille habite dans deux maisons à l'arrière du jardin. Points + Maison au charme suranné dans une rue tranquille et sympathie de la grand-mère accueillante et du chien. Points - Certaines chambres très petites et d'autres nettement moins. Nous avons opté pour une grande et finalement payé le prix d'une petite, en prix hors saison.

PUERTO MONTT HOSTAL TREN DEL SUR - 30 000 pesos - OK www.trendelsur.cl Caractéristiques Petit hôtel sur les hauteurs de la ville, ordinateur, wifi, petit déjeuner buffet continental, télé dans les chambres, chauffage individuel. Points + Grande sympathie du personnel. Décoration soignée. Points - L'odeur de renfermé dans les chambres et le bâtiment due au patio fermé. En proximité d'une voie potentiellement passante et loin de la ville à pieds.

PEULLA Hôtel NATURA - OK+ www.crucedelagos.com Caractéristiques L'hôtel n'est accessible que par bateau. C'est un grand hôtel à tendance chic et moderne. Petit déjeuner buffet, télé dans les chambres, ordinateur. Points + Bel hôtel chic, grande chambre excellent matelas, petit déjeuner très copieux, personnel attentionné. Points - Malheureusement difficile de chauffer un si vaste lieu et ce même dans les chambres.

BARILOCHE Hôtel TIROL - 98$ - OK+ www.hoteltirol.com.ar Caractéristiques Hôtel d'une trentaine de chambres, Wifi, petit déjeuner buffet continental, chauffage individuel, télé satellite. On a oublié de faire des photos... Points + Bien placé au coeur de la ville, sympathie accueillante de la propriétaire, vue sur le lac pour certaines chambres. Points - Une partie des chambres n'a pas été restaurée et reste de style un peu vieillot, bruit de l'aspiration des salles-de-bains fort audible.

VILLA LA ANGOSTURA Hôtel LA ANGOSTURA - 290 pesos - OK+ www.hotelangostura.com Caractéristiques Hôtel de 20 chambres au bord du lago Nahuel Huapi - lieu-dit La Villa Puertos, pas de télé dans les chambres, salon télé, Wifi (faiblard), chauffage individuel, petit déjeuner continental, restaurant fermé en hiver. Points + Bel emplacement (quand il fait beau). Points - A 5 km du centre, donc nécessite un permanent recours aux transports. A recommander si vous disposez un véhicule.

SAN MARTIN DE LOS ANDES HOSTAL DEL LAGO - 210 pesos - OK Caractéristiques Petit hostal familial, télé satellite, chauffage individuel, petit déjeuner buffet continental, possibilité d'utiliser l'ordinateur de l'accueil. Points + Grande sympathie de la propriétaire. Points - L'hostal aurait bien besoin d'un bon coup de peinture fraîche et de changements divers, comme des moquettes...

CERRO CATEDRAL REFUGIO KNAPP - 480 pesos - OK++ www.legendaryskihotel.com Caractéristiques Hôtel aux pieds des pistes, restaurant, chocolaterie, matériel de ski, petit déjeuner buffet continental, Wifi, télévision satellite, chauffage individuel. Points + Son emplacement et la cordialité de l'ensemble du personnel. Points - Son prix, un peu cher pour la prestation hôtelière (petites chambres) mais on paie l'emplacement.

PUERTO MADRYN GRAN MADRYN - 310 pesos (mais 3 nuits payées et 1 gratuite) - OK++ www.hotelgranmadryn.com Caractéristiques Hôtel d'une quarantaine de chambres, Wifi, chauffage collectif, petit déjeuner buffet continental, presqu'en bord de mer, location de voitures, room service. Points + Certaines chambres ont des balcons donnant sur la baie, la disponibilité du personnel, la proximité avec le coeur de ville permettant de se déplacer à pieds. Points - Le chauffage ou la ventilation non réglable individuellement.

BUENOS-AIRES - retour LA QUERENCIA DE BUENOS-AIRES - B&B - 150 pesos - OK++ www.laquerenciadebuenosaires.com Caractéristiques Petite structure de 4 chambres ouverte cette année, donc tout est neuf, située en bordure de San Telmo. Chauffage individuel, ordinateur, petit déjeuner continental. Maison en fin d'aménagement (patios à meubler et terrasse du toit à terminer). Cela donnera un ensemble fort plaisant pour un séjour reposant. Points + La taille des chambres, la disponible sympathie de Yann le propriétaire français, la localisation permettant d'aller à pieds dans San Telmo et ailleurs si vous aimez marcher, l'excellent rapport qualité/prix. Points - Le quartier et la rue, sont en cours de rénovation globale, donc pas encore très fréquenté, même si la seule piste cycliste de la ville passe devant la maison.

BELEM ECOPOUSADA MIRITI - 100 réals la nuit - OK+ www.miritipousada.com.br Caractéristiques Une pousada de 8 chambres dans une rue calme mais peu touristiquement fréquentée. En proximité du Shopping Center et de la Praça da Republica TV dans les chambres, climatisation, petit déjeuner buffet continental, Wifi. Points + Un espace tranquille en coeur de ville. Copieux petit déjeuner. Points - Certaines rues environnantes peu engageantes.
YE Yemen Veteran ·
on attends la suite !!! c'est un compte rendu dans le détail donc sur que cela prend du temps. mais on va être patient !!! 😏
On est la somme de nos rencontres
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Je me demande tout d'un coup si tu es rentrée, et je vois que oui. Je vais donc être assidue et piocher des infos dans ton carnet, comme dans celui, plus ancien, de Nancy. Les photos sont alléchantes... 🙂

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Yemen,

Merci d'attendre la suite... Elle est en avance sur notre site... Buenos-Aires est presque terminé.
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Kashtin,

Merci d'être passée me lire. Pour les photos, ce sera surtout sur le site car pour les mettre sur VF il faut les faire héberger et cela prend du temps... A terme, je mettrai aussi des petits films.
MA Madikéra Globetrotter ·
DEPLACEMENTS Un total de plus de 10 000 kilomètres en toutes sortes de moyens de transport…

Avion Les vols Air Caraïbes et Tam se sont parfaitement enchaînés à l'aller et au retour nous avons eu de la chance car l'avion d'Air Caraïbes n'est tombé en panne que le lendemain !!! Trois trajets triangulaires, trois compagnies: Lan, Sky Airlines et Aerolinas Argentinas. Les trois vols se sont bien déroulés et ont été à l'heure. La moins confortable des compagnies fut AA par contre elle a les plus jolies lunch-boxes.

Routes Nous avons trouvé la plupart des routes en excellent état, bien sûr il y a des tronçons non asphaltés. La manière de conduire, en particulier des chauffeurs de bus, est plutôt respectueuse du code de la route, sauf dans les grandes villes comme à Buenos-Aires. Nous nous attendions à bien pire !!! La vitesse moyenne est au-dessus des limites sans être plus élevée qu'en Martinique !!!

Bus Nous avons effectué 5, plus ou moins grands, trajets en bus. En cette saison, il était tout à fait possible de prendre son billet le jour même. Seule impossibilité trouver des places en première ou tutto letto pour remonter de Puerto Madryn à BA, même 3/4 jours avant la date. Dans la plupart des villes où nous sommes passés, il y avait un terminal regroupant les compagnies.

Le trajet le plus long fut de 17 heures, entre Ushuaia et El Calafate. Le trajet le plus pénible fut celui fait en cama entre Bariloche et Puerto Madryn. Nous avons eu chaud et froid, j'étais très mal assise dans ces fauteuils ne sachant quoi faire de mes jambes quasi impossible de les tendre. Mes genoux hurlaient et j'ai crû que j'allais me faire déposer en rase campagne tellement je n'en pouvais plus… Du coup nous sommes remontés à BA en avion.

Taxis ou Remises Merci à Philippe de "Voyager avec Philippe" d'être venu nous accueillir à Aeroparque. Il propose ses services de chauffeur à travers l'Amérique du Sud.

Nous avons eu un peu mal à comprendre la différence entre un taxi et une remise. En résumé, avec une remise le prix est fixe et avec un taxi il y a un compteur donc une même course peut coûter des prix différents.

Voiture Nous avions longtemps hésité: voiture ou pas, si oui où... Au final les distances, les éventuels frais de drop off, la météo... nous ont amené au pas de voiture, sauf ponctuellement. Il est un seul endroit où nous regrettons d'être restés sur ce choix: pour aller au Torres del Paine.

Nous avons loué une voiture pour visiter le secteur de Puerto Madryn. Seul le permis national nous a été demandé. Nous avons vécu un contrôle systématique des papiers à la sortie de Trelew et les policiers étaient bien embêtés de ne pas trouver la date de validité de notre permis sur le document !!! Je leur ai expliqué qu'en France le permis c'était à vie. Ils en étaient très surpris. Un permis international avec sa validité de 5 ans aurait fait taire leurs interrogations.

VOLS INTERNATIONAUX - ALLER

Les sacs bouclés, les clefs remises à la grand-chat d'été de Choupetta, le plus dur fut, comme d'habitude, d'arriver à mettre la main sur Choupetta pour le faire un petit bisou bye-bye... Nous voilà à l'aéroport, les sacs sont emballés et s'en vont de leur côté du haut de leur un peu plus de 17 kilos chaque et nous nous passons la douane. Tout va bien...

Non, oui, NON car je sens une difficulté se poindre... On dirait que ma chaussure droit réagit bizarrement quand Je marche !!! Je regarde et catastrophe la semelle est en train de se décoller, pourtant je les avais vérifiées le matin. Et bien sûr je n'ai pas gardé d'autres chaussures avec moi. J'ai longtemps pris cette précaution, d'avoir une paire de chaussures supplémentaire avec moi, en avion, après une expérience fort désagréable où une de mes chaussures avait disparu en vol. C'était en hiver, nous allions atterrir à Bucarest, il faisait -20°, il y avait de la neige partout... et l'ensemble de l'équipage s'est mis à la recherche d'une de mes chaussures ayant mystérieusement disparu. Jamais, elle ne fut retrouvée. Il faut dire que ce vol en Tupolev est mon pire souvenir avionesque. Les sièges avaient des mouvements de va-et-vient permanent, les ailes oscillaient à qui mieux, mieux… Heureusement, j'avais les chaussures apportées, en plus, à la dernière minute et cela m'a évité de sortir sur la piste en chaussettes !

Aucune chaussure en vente dans cette salle d'embarquement… Que faire ??? Il y a bien les chaussettes d'avion. En effet, je prévois des chaussettes au cas où j'enlèverai mes chaussures. Donc une des mes chaussures a pris l'avion avec un très discret pansement bleu ! J'espérais que le magasin de chaussures de l'aéroport de Belem serait toujours ouvert pour pouvoir offrir à mes petons d'autres conditions de voyage.Chance, le magasin était ouvert et contenait de quoi me plaire.

Détails du voyage Tous les vols ont été presqu'à l'heure.

Départ de Fort-de-France à 16h45 - Arrivée à Cayenne à 19h45 (+ 1h par rapport à la Martinique) - Air Caraïbes Escale technique et remplissage du petit papier Départ de Cayenne à 20h35 - Arrivée à Belem à 22h (idem) - Air Caraïbes Escale chaussures, sacs déposés chez TAM et diner d'une pizza aux cœurs de palmier. Lors de mon premier voyage au Brésil, j'avais découvert les cœurs de palmier servis en légumes chauds et depuis j'adôôôre. 31 réals

Départ de Belem à 02h30 - Arrivée à Sao Paulo à 6 heures (idem) - TAM Escale "Où sont les comptoirs d'enregistrement de la LAN" et petit déjeuner (27 réals). Découverte d'un point + pour l'allergique à la fumée de cigarette que je suis, il est interdit de fumer dans une zone d'une dizaine de mètres autour des sorties. Chouette, on est pas obligé de passer par un méchant nuage !

Départ de Sao Paulo à 10 h - Arrivée à Buenos-Aires Aeroparque à 12h45 (idem, soit + 1 heure par rapport à la Martinique) - LAN Vue d'avion, la ville est grande, grise et nous fait la même impression que toutes la plupart des villes "Vite, fuyons...". Nous avons resque el regret d'avoir prévu 2 jours. Arrivée au point de départ du voyage, en léger déficit de sommeil, accueil sympa par Philippe de voyageravecphilippe.
MA Madikéra Globetrotter ·
DE TOUT MAIS PAS DE RIEN Sont rassemblés en cette rubrique tous les azimuts des degrés du triangle des utiles ou des moins utiles

Musique Nous avons fait un bon, voire deux, en arrière. Nous avons été, très souvent, rythmés par les tubes internationaux des années 70/80. La palme des artistes les plus entendus revient… aux… Beatles.

Du côté de chez nous, deux artistes entendus en français: Tiken Jah Fakoly et surtout notre première dame Carla Bruni. Plusieurs personnes nous ont dit apprécier sa façon de chanter (en croyant nous faire plaisir ???).

Aucune musique locale ne nous a marqués. Par contre, nous gardons encore dans la tête les remixages de DJKairuz vus dans un bus, surtout la Batalla 11… J'aime bien son avatar et son jinggle: www.djkairuz.com.ar

Guide papier Nous avions emmené les pages clefs du Lonely et l'ensemble des chapitres correspondant au voyage sur une clef USB. En route, nous avons consulté un Routard et un Footsprint plus de la documentation locale. Le Lonely reste notre préféré car il répond globalement à nos interrogations.

Langues et communication Dans toutes les activités en lien avec le tourisme (hôtels, agences d'excursion...) nous avons recontré des personnes parlant l'anglais et quelques fois le français. Sinon, il y a une vraie volonté de comprendre l'espagnol approximatif des hôtes reçus ! Il est donc très facile de se faire comprendre et d'obtenir des informations sans parler l'espagnol couramment.

Livres Texas de James A. Michener et Melnitz de Charles Lewinsky. Aucun des deux n'a été terminé pendant ces 5 semaines, les neurones et l'attention étaient trop mobilisés par le voyage…

Musées Ce fut un voyage sans ou pratiquement. Aucun musée ne nous avait donné envie à la lecture des guides, carnets de voyages ou blogs donc aucun ne figurait dans le prévisionnel. Aucun ne nous a fait de clin d'oeul sur place...

Moyens techniques Un Panasonic Lumix DMC-TZ10, un hand-cam Sanyo et un PDA pour les connexions Internet et les prises de notes. Ce nouvel appareil photo m'a apporté un plus grand champ et un zoom plus poussé. Je suis moyennement satisfaite de mes prises de vue. Certaines photos manquent de netteté et d'autres sont trop claires ou trop sombres. Il est parfois difficile de jongler entre les mouvements de bateau ou de bus, l'impatience à appuyer, le froid crispant les mains, la tremblote, la lumière, les Wouaouhhh et l'envie de regarder plus que de photographier. Au total nous avons 2 632 photos et un certain nombre d'heures de films à trier afin d'en partager le meilleur.

Les photos ou films présentés sont sans retouche ou re-travail, sauf quelques redécoupages.

Santé, beauté et hygiène Il y a ce qu'on trouve partout, donc inutile de vous charger… Ce sont les produits des marques Sensodyne, Vichy, La Roche Posay, Nivéa, Neutrogena… En plus, ils sont 50% moins chers.

Il y a ce que nous avons très peu vu comme les dosettes de sérum physiologique - uniquement vues à Buenos-Aires. Il y a ce que nous n'avons jamais vu ou trouvé, comme les médicaments homéopathiques et les huiles essentielles. Pour ces dernières, j'ai demandé dans divers magasins biologiques et ils m'a toujours été répondu qu'ils n'en avaient pas.

Le réfléchi écologique nous a amenés à regarder et vivre autrement l'apport hygiénique des bidets !!! Se laver avant de s'essuyer fait consommer nettement moins de papier !!! En plus, le petit jet est très fonctionnel quand vous prenez l'habitude de bien contrôler son débit !!! Que des toilettes publiques nickel, fournis en papier et la plupart du temps gratuits, les plus sales du voyage furent ceux de l'aéroport Aimé Césaire au Lamentin !!!

Télé et publicités TV5 monde a été chaîne fantôme tout au long du voyage. CNN International un peu moins. par contre les impondérables sont Film Zone, TCM, HBO... La mondialisation dans toute son excellence quand on voit les mêmes pubs que chez soi…Les mêmes produits à l'honneur…

Souvenirs Quelques bricolettes surtout achetées dans les derniers jours. Nous avons eu l'impression de voir trop souvent les mêmes articles et en plus des articles déjà vus ailleurs. Nous n'avons trouvé qu'une seule fois des calendriers (objet que nous apprécions d'offrir pour son côté temporel), cela semble être un article peu prisé.

Petites bêtes Tranquillité absolue de ce côté.

Electricité Dans tous les hôtels où nous sommes allés, les prises étaient multi-fiches. Toutefois, ce genre de prise est interdit, dans les nouvelles constructions, depuis peu. Le courant est en 220.

Lessives et chargement des sacs Très facile de faire laver son linge et même si nous le savions nos sacs étaient encore un peu trop chargés. 4/5 pièces de vêtements par personne auraient pu rester, au chaud, at home.

Météo et lumière Nos grandes interrogations, après avoir choisi de partir en hiver en Patagonie, étaient: A quel climat va-t-on être mangé ? On achète, ou pas, des anoraks en arrivant à BA ? Quelles sont les solutions de repli si le froid nous freine trop ? …

La majeure partie de notre voyage s'est fait sous une température oscillant entre 5 et 10°. Nous n'avons vécu aucun moment descendant sous la barre du 0. Le grand point plus de l'hiver, aux dires des habitants, est qu'il y a très peu de vent. Pour cette raison, c'est la saison préférée de la quasi-totalité de ceux avec qui nous avons parlé météo. Seulement 2 journées sur 33 ont été gâchées par une vilaine bruine/pluie/neigeote dans la région de Bariloche.

Le ciel a valsé entre bleu puissant et gris profond. L'œil et l'esprit doivent s'habituer à une lumière intense, pénétrante, sans concession. L'espace apparaît encore plus grand, encore plus prenant, encore plus présent...

Organiser son voyage soi-même et voyager seul L'Argentine est un pays où il est très facile de se débrouiller par soi-même sans passer par un organisateur de voyages. Il nous est aussi apparu qu'un voyage en solitaire pouvait facilement s'y réaliser.
MA Madikéra Globetrotter ·
Mardi 27 juillet - Un zéro de degré raplapla

Ouverture des sacs, déchirage du plastique esthétique. Oh non, c'est juste pas possible, cela démarre mal ce voyage !!!

Le grande fermeture éclair du sac gris est décousue sur quelques centimètres. Est-ce un signe après les chaussures ??? De quoi on se le demande ??? Mais en même temps, les signes on y croit pas, enfin normalement pas, presque pas... juste un peu parfois...

Le moral fond au à la profondeur de la fatigue accumulée ces dernières heures. On regardera cela de plus près demain car il faudra peut-être racheter un sac... Et si vous avez lu la prépa, vous savez à quel point nous avons peins pour trouver ces maudits sacs...

Un petit tour de quartier nous emmène à entrer dans le grand temple de la consommation du secteur: Abasto et à y constater, avec une certaine stupéfaction, qu'on y trouve des stands de produits Vichy et La Roche Posay. Quelques courses au Carrefour Express et c'est déjà le soir. Première onne surprise, il fait frais, environ 16°, mais pas froid.

Il est déjà temps de trouver un restaurant pour le dîner. Nous allons au coin de la rue chez Pertutti et nous découvrons un univers tout en gâteaux et confiseries diverses. A l'heure de notre dîner la plupart des clients en sont encore à la mérienda, c'est à dire au goûter de l'entre deux. Pour nous ce sera poulet et Quilmes (112 pesos). Surprise, en fin de repas, la serveuse nous offre deux petits gâteaux accompagnés d'un verre de cidre. Nous ignorons pourquoi ce geste gratuit, il nous toûche. Bon repas assez classique et international.

Une journée plongeon dans une ville à l'apparence très gourmande.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_64.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Mercredi 28 juillet - Un tri-angle à pieds

Nous avons bien dormi, ni trop chaud, ni trop froid et le ciel est d'un superbe bleu ce matin. Départ, à pieds, vers 10 heures en direction de Recoleta. Nous nous sommes d'abord assurés auprès du réceptionniste que nous pouvions y aller à pieds. Il nous y a encouragé et nous voilà à descendre la Anchorena jusqu'au cimetière de la Recoleta. Tout ce secteur nous renvoie fortement à une ville européenne et plus particulièrement Grenoble. J'ai l'impression d'être dans un maxi-Grenoble. En cours de route, un arrêt café car "Mais, où sont les prochaines toilettes publiques ???". Les cafés, une autre surprise à la mode ville européenne, il y en a partout et ils sont très fréquentés. Deux cafés et 16 pesos plus tard, nous repartons. Nous arrivons au cimetière sous un soleil magnifique et une température printanière.

Le cimetière de Recoleta est le seul endroit de Buenos-Aires inscrit à notre programme comme à voir absolument. Pourquoi, difficile à percevoir justement ! Il y a certainement un fond de pensée romantique dégoulinante de miel à la manière holywoodienne ou plutôt évitanienne et il y a aussi un: mais, finalement, quoi voir d'autre ??? Nous sommes très peu amateurs de ville et des endroits, probablement très attractifs pour bien d'autres, ne le sont guère pour nous.

Pour commencer, un petit tour par la Basilique Notre Dame de Pilar et son musée (4 pesos par personne) et la découverte d'une chose jamais vue: des fenêtres en pierre translucide.

Une petite heure entre les allées du cimetière colonial, très ressemblant à celui de La Havane, nous y voyons bien des tombes abandonnées où les cercueils s'entassent sur X niveaux. En arrivant au bout du cimetière, nous avions été étonnés qu'il soit si en hauteur par rapport à la rue. En fait, nous comprenons que la rue est au niveau du fond des tombeaux. Avant de partir, nous passons par la seule tombe très fleurie, celle polarisant la foule: celle de la famille Duarte où repose Evita. 6 pesos pour le plan, non nécessaire pour la visite, nous les espérons utiles à la rénovation.

Nous marchons en direction de l'Ambassade de France et autre plongée dans le monde des grandes villes: il y a des dizaines de promeneurs de chiens dans les aprcs environnants ! Il fait tellement beau que nous décidons de déjeuner sur la terrasse d'un café de la chaîne Martinez en bordure de la 9 de Julio. Un grand jus et un sandwich chaud jambon/fromage par personne nous revient à 52 pesos.

Nous continuons jusqu'à l'Obélisque en constatant qu'il y a de nombreux campements de sans-abris, dans la partie centrale de la rue, celle où il y a des promenades, espaces verts et des statues modernes. On lira quelques semaines plus tard, dans un journal, que ces campements sont en extension ces derniers mois. Puis on descend la partie piétonne de la Lavalle (magasins touristiques à foison, nous le notons dans nos tablettes pour le retour) et nous remontons la Lavalle jusqu'à notre hôtel puisqu'il est dans cette rue. Nous commencons par un stop boisson en terrasse, il fait tellement chaud. Le long du trajet, nous constatons que la rue est organisée à l'américaine. Il y a d'abord les marchands de tissus, puis d'accessoires de couture, puis de jouets et enfin de colifichets pour fêtes en tous genres. Il y a beaucoup, beaucoup de monde dans cette rue. Un dernier achat, avant de renter, des fraises vues le matin à la boutique du coin, ahhhh des fraises !

Tout au long de cette promenade, nous nous sommes sentis en parfaite sécurité et à aucun moment ne nous sommes dits nous devrions peut-être éviter de marcher à pieds.

Le dîner du soir se fera au restaurant péruvien du coin de la rue: Mamani. Des assiettes pantagruéliques font qu'une grande Quilmes et seul plat de ragoût de boeuf nous suffisent, pour les deux. C'est le seul restaurant du voyage où nous verrons des assiettes aussi pleines. la cuisine est bonne et en plus le prix est imbattable: 60 pesos. Pas de dessert car il y a les fraises à l'hôtel !!!

Une journée printanière dans une ville à l'allure très européenne.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_64.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Jeudi 29 juillet - Sous les degrés du métro

La grande question du jour est: ce soir spectacle de tango ou pas et si oui lequel ? Nous sommes logés juste à côté de l'Esquina Carlos Gardel, nous pourrions y aller très facilement. Notre grande interrogation est: devons choisir un show ou quelque chose de plus vrai.... Nous allons y réfléchir tout au long de la journée...

Aujourd'hui nous allons nous concentrer sur le micro-centro et sur San Telmo. Nous choisissons de faire les grands trajets en métro puisque nous sommes tout près de la station Carlos Gardel de la ligne rouge. La réceptionniste du matin nous confirme que nous pouvons prendre le métro sans aucune crainte. Première bonne surprise, en entrant dans le métro, cela sent plutôt bon. Le trajet coûte 2 pesos, par contre les tickets sont un peu grands et loin d'être économes en papier. Nous descendons au bout de la ligne à Léandro N. Alem. Direction la Casa Rosada, la Plaza de Mayo, la Cathédrale... Aucun monument ne nous fait flash. Il y a une petite manifestation aux alentours de la Place mais aucune tension. Par contre, on voit aux multiples barrières de protection déposées sur la place qu'il y a des jours où cela doit chauffer !!!

Un devenu habituel arrêt café/commodités (!!!) à 15 pesos, puis direction San Telmo, à pieds. Nous descendons la Defensa jusqu'à la Plaza Dorrego, en passant par le marché. C'est un endroit où nous apprécions de nous promener car il y a très peu de monde dans les rues (suite au retour !!!).

Nous déjeunons sur la Place en regardant un couple de danseurs de tango. Comme bien souvent, dans les danses en couple, le danseur - Adrian Beiro - est meilleur que la danseuse (c'est une ancienne presque-pro qui commente). Je n'avais jamais vraiment analysé la posture des danseurs de tango argentin. Ils dansent selon une posture rendant très difficile, pour la femme, la possibilité d'être exactement dans le tempo. Ils sont collés au niveau des visages, l'homme reste quasi vertical mais par contre la femme met son corps en arrière avec un angle pouvant aller jusqu'à 45°, de façon à éviter tous contacts au niveau des bassins. Elle peut tenir dans cette posture uniquement en compensant l'angle par des talons d'au moins 8/10 centimètres. Ceci lui rend plus difficile, qu'à l'homme, de suivre le tempo à la milliseconde près. Je ne suis pas fan de cette posture surtout quand elle est portée jusqu'à des angles extrêmes. Je ne suis pas fan, non plus, des secouements de jambes dans tous les sens. Il y en a, parfois, un peu trop et plus il y en a plus ils risquent d'être brouillons. Nous assistons à un spectacle, gratuit mais avec collecte, plein d'énergie.

Restaurant Todomundo un excellent lapin et une salade de Palmito pour 2, avec 2 grands jus pour 120 pesos.

Nous sommes toujours en phase de réflexion pour le soir et nous décidons d'aller assister à une milonga chez El Beso, cela nous semble plus authentique qu'un show. En repartant à pieds vers le Palais des Congrès, nous repérons le lieu. Chouette, il est sur la même ligne de métro que nous. La milonga commence à 18h30.

Nous arrivons vers 19h15 et payons 20 pesos par personne. Il y a une vingtaine de personnes dans la salle et plus la soirée va avancer plus il y aura du monde. Les messieurs sont plutôt des "plus de 60 ans" et les dames des "autour de 40 ans". Nous commandons une grande bière Quilmes et une picanta de fromage (34 pesos). Les dames sont assises à 2 ou 3 et la plupart des messieurs sont seuls à une table. Quand une musique commence, de très légers mouvements ou regards ou signes des messieurs sont une invite avant qu'ils ne se lèvent, si il y a une réponse positive alors ils se lèvent et les couples se forment. Avant de danser, il y a une légère prise de connaissance.

Les couples vont danser pendant 4 morceaux. Puis il y aura un intermède: tout le monde vide la scène, plus ou moins vite avec plus ou moins d'échanges, et reprend sa place. Les intermèdes étaient en musique disco des années 80. Au premier, je m'étais dit chouette, je vais pouvoir danser. Mais j'ai constaté que l'intermède durait moins d'une minute... et au bout du troisième, j'ai compris qu'ils ne servaient qu'à casser les couples de danseurs pour permettre d'en recréer des nouveaux. Nous allons observer ces jeux de danses pendant environ 1h30. Nous touchons à l'intime et donc ne prenons aucune photo. Il y avait deux messieurs qui dansaient à la perfection et c'était une joie de voir la netteté de leurs mouvements.

Retour at home non sans un arrêt chez Pertutti pour prendre quelques chocolats (14 pesos). Nous continuons ainsi une pratique d'habitude impossible en voyage de "comme à la maison": un petit chocolat (ou deux ou trois) le soir avant de dormir. Pratique la plupart du temps impossible tout simplement car impossible de trouver de bons petits chocolats !

Juste une journée sympa de prise de contact avec cette ville Capitale. Ces deux jours nous ont aussi permis de descendre un premier palier dans le domaine des températures...



Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_68.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Ushuaia, pendant des mois nous nous sommes demandés on y va ou pas. Pendant des mois nous avons lu et relu des avis contradictoires et finalement décidé d'y aller. Alors satisfaits de notre décision ou pas ???

Vendredi 30 juillet - Un changement d'angle de 360 à 0°

Départ de l'hôtel à 7h00 en taxi (35 pesos), en moins d'une demi-heure nous sommes arrivés à Aéroparque. Nous décidons de faire emballer les sacs par peur d'une nouvelle rupture de fermeture. Finalement, nous avons recousu la fermeture qui se dessoudait et ce vol sera un premier test de résistance. (35 pesos par sac, soit le double du taxi !).

Départ à 10h30, avec une heure de retard et arrivée à Ushuaia à 14 heures sous une impressionnante visibilité proche de 0. On descendait, on descendait, on descendait sans rien voir... et au dernier moment hop une ville, un aéroport et une petite neige pluvieuse plutôt frisquette. Bon vol avec la LAN et découverte, dans la lunch box, de LA gourmandise du voyage: les alfajores.

Quelques minutes de taxi et nous voilà à l'hôtel (25 pesos). Nous nous installons, puis partons à la découverte de ce coin de bout du monde. Une découverte qui consiste principalement à faire un aller retour dans la rue San Martin. Cette rue, sous ce nom ou un autre, est dupliquée dans presque tous les endroits touristiques où nous passerons: les mêmes enseignes, les mêmes devantures à tendance bois naturel plus on en mets mieux c'est, les mêmes souvenirs... Quelque chose sonne bizarre et nous n'arrivons pas à comprendre quoi, jusqu'au moment où nous entrons dans une chocolaterie et où on nous dit "Bom dia" et là tilt: on entend quasiment parler qu'en portugais, pourtant, c'est l'espagnol la langue locale !!! 90% des touristes, aux dires d'une réceptionniste de notre hôtel, sont brésiliens et donc les magasins, restaurants... se sont mis au diapason.

Un bon petit thé/chocolat plus quelques chocolats à grignoter pour le soir (48 pesos) et il est temps de remonter à l'hôtel. Descendre, remonter sont les verbes justes pour Ushuaia: les rues perpendiculaires à l'océan sont en pente. Discussion avec la réceptionniste et nous bâtissons notre programme des prochains jours. Nous passerons par eux pour le bateau, la navette pour le parc et les chiens de traineau. Nous aurions pu aller faire le tour des agences mais là tout est sous la main et les propositions nous conviennent, donc inutile d'aller chiner ailleurs. En même temps, avec la mauvaise pub qui pourrait leur être faite sur Internet, ils n'ont aucun intérêt à revendre de mauvaises prestations.

Un passage par l'agence Taqsa/Marga pour acheter nos billets de bus pour mardi... direction El Calafate. Le bus est encore à moitié vide, donc on peut choisir nos places.

Il est déjà temps de sortir diner !!! A écrire ce compte-rendu, je prends bien conscience à quel point ce voyage fut vacancier dans l'âme.

Ce sera une bonne et très achalandée parilla proposant un buffet libre à base multi-viandes, légumes et salades à La Estancia (180 pesos avec une bouteille de Malbec). Nous y découvrons le barbecue à la mode patagonienne: l'Asado. Les moutons sont disposés sur un manège et tournent en rond jusqu'à être prêts pour la dégustation. En rentrant à l'hôtel, nous prenons bien conscience que nous sommes en hiver: c'est verglacé de partout et nos bouts de doigts protestent.

Nous venons de vivre notre première journée d'hiver en été !!!

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_67.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Samedi 31 juillet - Des degrés frissonnants vers une ligne flottante

Il fait beau et nous prévoyons un programme double pour la journée: matin le glacier Martial et l'après-midi bateau... Comme c'est le premier jour, nous allons y aller à un rythme de sénateurs. Un taxi vient nous prendre à 10 heures et nous dépose, pour 20 pesos, aux pieds du télésiège. Quelques minutes d'attente au milieu des skieurs mais surtout surfeurs venus s'amuser sur la petite piste et nous voilà au départ du sentier (74 pesos pour 2). La vue est belle et on aperçoit dans le lointain le vrai bout du monde...

Nous entamons la montée vers le glacier. Il fait froid, vraiment froid, le sentier est recouvert d'une belle petite couche de glace et un vent pénétrant cherche à nous congeler les bouts de doigts. Heureusement nous avons chaussé les bottes de neige, nous portons les combinaisons de ski, deux polaires et les masques. Il ne reste pas le moindre petit bout de peau sans protection. La lumière est puissante, rasante, violente mais en même temps sombre. Il est quasi impossible de regarder la neige sans lunettes.

Un chien a choisi de nous accompagner sur une partie du trajet. Nous l'ignorons encore, mais nous allons bientôt découvrir que les chiens sont les Rois de la Patagonie et les Maîtres de certaines villes... Au bout d'une heure de marche, demi-tour, sauvons les bouts de doigts avant qu'il ne soit trop tard !!!

Avant de redescendre sur Ushuaia, un stop réchauffement dans la jolie Casa de Thé pour grignoter notre en-cas gourmand du midi (57 pesos). Nous nous posons beaucoup de questions, sommes-nous complètement fous d'être venus là en plein hiver, on ne tiendra jamais, quel est le plan B pour remonter vers le soleil et la chaleur, doit-on acheter des parkas en lieu et place de nos coupe-vent... Notre première décision est d'acheter des chaufferettes à main parce que là non c'est intenable d'avoir si froid aux doigts.

Retour à l'hôtel à 14 heures, le temps d'un mini-stop et c'est reparti...

Nous vous recommandons ce point de vue sur le canal.

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_70.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Tu as vu que ton dernier message est vide? Je suis de près ton carnet et je ne retrouve plus l'adresse à Ushuaia où il ne faut surtout pas aller manger 😉 avec les bons de réduction du bateau... je voulais la communiquer à Vilcanota.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

En fait j'ai été interrompue et je ne reprends que maintenant... Je vais compléter le message.

Concernant le resto, il s'agit du Darwin. Ce n'est pas qu'il ne faut absolument pas y aller manger, car d'un point de vue nourriture nous y avons mangé plein de fruits de mer sans être malade et certains des accomodements étaient super bons. C'est que nous avons eu l'impression de nous être fait avoir... et du coup le ressenti final a été amer. Je vais affiner mon commentaire dans le carnet.

Merci de suivre mon carnet.
MA Madikéra Globetrotter ·
Samedi 31 juillet - Des degrés frissonnants vers une ligne flottante - suite...

Rendez-vous à 15 heures au port chez Patagonia Adventure Explorer (www.patagoniaadvent.com.ar) pour partir voguer sur le canal de Beagle.

Nous avons choisi un petit bateau d'une trentaine de places à 150 pesos par personne. L'accueil est chaleureux et divers bons de réduction (on en reparlera ce soir...) et petits cadeaux, dont un joli agenda, nous sont offerts. Nous acquittons les 6 pesos de taxe portuaire par personne et en route. Nous sommes une petite vingtaine sur le bateau, dont 2 autres français. Nous passons en bordure des islas Pajaros et Los Lobos. Coucou les cormorans et les lions de mer. Nous poussons jusqu'au phare des Eclaireurs. Nous avons un peu moins froid que le matin mais entre deux ralentissements photos nous sommes heureux de pouvoir nous mettre au chaud et de boire un thé ou café ou chocolat accompagné de petits gâteaux. Au retour, nous descendons sur l'isla Bridges pour voir les restes d'habitat des premiers habitants de ce bout du monde: les Yamanas. Houhhh il fait top froid et on rentre vite fait au bateau boire un petit verre. Tout le long du trajet notre sympathique guide nous a parlé des Yamanas avec passion et admiration. C'était parfois un peu trop cours détaillé mais cela lui faisait plaisir de partager ses connaissances. Pour terminer, un tirage au sort permet au plus jeune du bateau de gagner le drapeau fanion du jour. En passant, des drapeaux, il y en a partout... Retour au port à 19 heures.

Ce que nous avons préféré en cette promenade au fil d'une eau plutôt calme, c'était de voir Ushuaia et ses pics-montagnes environnantes, depuis la mer. J'ai particulièrement apprécié ce paysage et ces pics-montagnes. Il est un de mes grands coups de coeur "paysages" du voyage.

Bien évidemment, comme tout le monde, nous sommes venus à Ushuaia pour faire un petit tour sur ce canal. C'est sympa, surtout pour le côté, nous sommes au bout du monde... Donc rien d'extraordinaire ou d'inattendu en ce programme. Nous trouvons ici notre remarque leitmotiv: heureusement que nous sommes venus en hors saison car quand il y a du monde, cela doit être déplaisant !

Un stop achat chaufferettes et gantitos. Nous avons été très heureux d'acheter des petits gants en polaire chez Finisterre (avec cette orthographe). Nous ne les quitterons plus, enfin presque... (32 pesos la paire).

Nous avions eu des bons promotionnels et nous décidons d'en utiliser un pour aller boire une bière au Restobar Darwin. D'habitude, on ne tombe jamais dans ce piège... Mais ce voyage sera plein de "d'habitude on ne..."

On hésite à entrer car il n'ya a personne, mais pour une bière... Finalement le patron étant sympa on reste dîner sur place. Nous commandons un Centolla accompagné d'autres fruits de mer, sur sa recommandation. On n'a pas vu cette proposition sur la carte et je lui demande quel est le prix, il me répond pas cher et à tord je n'insiste pas...

Au bout de 45 minutes, sa femme arrive avec un chargement impressionnant de sacs. Et là, la valse des petits plats va commencer. Il y aura d'abord un centolla (crabe de mer) entier et une bonne vingtaine de petits raviers avec toutes sortes de fruits de mer, poissons et autres assortiments, bref de quoi manger pour au moins quatre !!! Assommés par cet étalage de nourriture, nous avons eu du mal à manger. Il en restait plein. Le gros centolla nous a déçus car il était imbibé d'eau et trop cuit. Par contre dans les raviers, il y avait quelques petites merveilles gustatives. L'affreuseté viendra de l'addition, on s'y attendait et on a pas été déçus: 422 pesos avec de bonnes bières artisanales Cap Horn. Comme ils ont constatés qu'il restait de nombreux raviers presque pleins, ils nous ont proposé un doggy-bag ou même de les garder au frais et nous pourrions revenir les manger le lendemain. Saturés de crustacés et autres fruits de mer, nous avons refusé. On avait un peu trop l'impression d'avoir été pris pour des gogos. La nourriture y est bonne et saine, aucun désagrément après cette orgie de fruits de mer, mais on en garde un goût amer. Du coup, tous les autres bons sont partis à la poubelle...

Nous avons découvert la brièveté des jours: à 9 heures il faisait encore nuit et à 17 heures la nuit revenait déjà.

Une journée toute en froid et ch-eau

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_70.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Dimanche 1 août - Lapatayangle

Aujourd'hui direction Tierra del Fuego National Park, après un petit trainouillage matinal entre le lit, le petit déjeuner, le supermarché... Après tout ce voyage a pour objectif d'être un mixte entre la découverte et les vacances farniente. Une navette vient nous prendre à 13 heures et nous serons de retour à 18 heures (70 pesos par personne). L'entrée du parc est gratuite.

Il y a une petite heure de route entre l'hôtel et le panneau du point de départ de notre promenade à Bahia Lapataia. Il s'agit bien d'une promenade plus que d'une marche dont une bonne partie se fait sur la route heureusement peu fréquentée.

C'est beau, glacialement beau sans être froid, toutefois. Nous avons beaucoup aimé notre promenade d'environ 2 heures en direction de la Confiteria Alakush. La plupart du temps, nous avons été accompagnés par un renard de Magellan ou culpeo et personne d'autre ! Nous rencontrons, cependant, la famille ayant gagné le drapeau la veille sur notre bateau et le couple de français. C'est vraiment top d'être venus en hors saison car nous avons toute cette belle nature et tout ce silence pour nous, rien que pour nous, ou presque. Nous avions sous les yeux des paysages purs, glacés, avec un ciel lourd, pesant, lumineux et sombre en même temps. Difficile de rendre cela en photo !

Un stop à la confiteria (thé, chocolat, gâteau - 67 pesos) et nous parcourons la petite expo à l'étage du bâtiment. Elle est consacrée aux premiers habitants de la Patagonie. Une légende avait fait d'eux des géants, en fait ils portaient parfois de très hauts masques et vu de loin leurs silhouettes sont apparues géantes aux explorateurs.

En visitant ce petit musée, nous avons perdu une paire de vieux gants et un bandeau... Lorsque nous sommes montés dans le bus pour rentrer, une bonne partie du personnel du lieu est venue avec nous. Je leur ai demandé si ils avaient trouvés nos objets. Ils m'ont répondu par l'affirmative en me spécifiant que le Directeur les avaient gardés. il aurait juste été plus simple de demander aux quelques personnes présentes si ces gants... Mais, bon le simple est loin d'être un réflexe universel ! Ils nous ont promis de les remettre au chauffeur de la navette le lendemain et qu'ainsi nous les retrouverions... Et jamais ils ne sont revenus jusqu'à nous ! Il a fallu remplacer le vieux et fidèle bandeau de ski depuis plus de 20 ans.

Le soir direction un des restaurants les plus proches de notre hôtel car nous avons froid en sortant dans la rue: le Marco Polo. Bon plat de pâtes à la sauce curry pour l'un et très bonne viande grillée pour l'autre accompagnés d'une excellente bière artisanale: la Beagle en version ruby et negro.

Une journée toute en beautés frisquantes

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_71.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Lundi 2 août - Un angle très en-chien-traîné

Partir en hiver, c'est s'ouvrir des possibilités en matière d'activités hivernales. Nous nous sommes d'abord dits ski et avons choisi "à Bariloche" puis traineau à chiens et c'était possible d'en faire vers Ushuaia. Donc nous voilà partis, à 9 heures du matin sous un ciel de fin de nuit, pour l'expériencia Husky avec Nunatak au Centro Nordico (www.nunatakadventure.com). Il nous en coûte 300 pesos par personne car nous avons réservé un traîneau pour deux. Un traineau par personne aurait coûté 500 pesos par personne.

Le centre est dans une vallée entourée de ces pics que j'aime tant. Il fait froid, sans être congelant, car il n'y a presque pas de vent. Il y a une quarantaine de chiens et ceux qui vont travailler ne sont pas des huskies, déception. Inquiétude aussi car nous trouvons ces chiens bien petits pour un tel travail et avec des poils plutôt courts. On nous explique qu'ils sont largement suffisamment puissants pour tirer de telles charges, à savoir le musher les aide pendant les montées en courant et non en se laissant porter ! De plus, la plupart des chiens présents descendent d'un vieux chien dernier rescapé des travailleurs du grand froid, c'est à dire ceux qui étaient sur une base en Antarctique. Maintenant les chiens y sont interdits. Donc, malgré leur apparence, ils sont résistants, puissants et peuvent supporter des températures très froides. Et c'est vrai qu'ils démontreront une forte énergie et puissance en nous tirant !

Notre groupe de 12 personnes, de 6 pays différents, a d'abord droit à une assez longue conférence sur les chiens, le traineau à chiens, debout dehors face aux cages. Personne n'apprécie vraiment car, tous, nous commençons à ressentir le froid. Plutôt mauvaise élève pendant ce cours, je préférais regarder le paysage ou les chiens.

Mission nous est donnée de nous exercer à manier le traîneau, cela nous réchauffe un peu car c'est loin d'être top facile. Après, il y a encore 45 bonnes minutes d'attente pour la préparation des traîneaux et re-déception nous concernant, nous pouvons regarder mais pas aider. Certains chiens aussi sont fort déçus: tous ceux ayant compris qu'ils ne sortiront pas aujourd'hui. Nous n'avons pas trop aimé la façon dont les choses se mettent en place et le lieu de garde des chiens.

Le traîneau à chiens, pour nous, ce sont de beaux souvenirs d'une double expérience au Québec où nous avions commencé par harnacher les chiens et terminé en les nourrissant, il y avait un "vrai" vécu de musher. Là, on attend et on attend et on attend... On en profite pour regarder la compétition de ski de fond ayant lieu sur le site.

Finalement tout est prêt. Bonne surprise, nous aurons droit à un traîneau individuel sur la première moitié du parcours puis nous échangerons avec deux autres personnes et prendrons un traîneau bi. On part enfin aux alentours de midi. On fait quelques dizaines de mètres et on s'arrête, puis on repart et re-arrêt... ainsi pendant presque toute la première moitié du trajet. On a peu le temps de prendre de la vitesse et d'entrer dans l'activité. C'est frustrant pour nous et les chiens qui jappent d'impatience et filent à fond dès qu'on les lâche un peu. Alors bien sûr, les attelages se côtoient d'un peu trop près et cela gronde plus ou moins fort. En principe, nous sommes censés garder une certaine distance entre les traîneaux, mais plus facile à dire qu'à faire !

Il est un peu plus de 13h45 quand tous est terminé, la navette retour est à 14h30. nous avons le temps de manger une bonne soupe de légumes et de boire un coca au restaurant du site pour 66 pesos. Il y avait de beaux petits barbecues de table avec une viande de mouton fort alléchante mais nous n'avions pas si faim !

Cette activité est à envisager par ceux n'ayant jamais fait de traîneau à chiens et souhaitant un premier aperçu.

Une après-midi de repos et de préparation des sacs... Ah oui comment va-t-on faire pour le sac gris ? Va-t-il tenir ? Les idées se succèdent: l'emballer dans un grand sac poubelle et scotcher tout cela... mais aux passages des frontières ne nous faudra-t-il pas l'ouvrir ??? Finalement nous recouvrirons l'intérieur par deux grands sacs poubelles et nous utiliserons les sangles de portage comme sangle de pourtour du sac. Cette solution sera utilisée pendant tout le voyage. De plus, la fermeture éclair restera stable pour tout le reste du voyage.

Et un retour dîner à la Parilla La Estancia. Lorsqu'un endroit nous plaît et que la nourriture nous convient, nous cantinons assez facilement - vous le verrez plus loin dans ce récit de voyage... Nous y avons apprécié les viandes: mouton, poulet, boeuf, saucisses... et aussi les assortiments, en particulier, des pommes de terre fort goûteuses et des aubergines au vinaigre. La formule "all you can eat" va jusqu'au dessert et donc à un flan accompagné d'une bonne dose de dulce de leche. Je m'en lèche encore les babines en écrivant ces lignes. 180 pesos pour le tout avec une bouteille de Malbec.

Une journée de glisse au grand air

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_72.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Effectivement, Nunatak se fiche un peu du monde... Et je suis très étonnée par certains chiens au poil ras..., ils ne doivent pas avoir chaud 🏴‍☠️. Mais j'ai lu avec plaisir ton compte-rendu ushuaien 😉. Merci de nous faire partager ce voyage.

Bonne journée,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Tout d'abord merci de nous suivre dans nos périgrinations, cela me fait plaisir de savoir que ces infos/commentaires ont un intérêt pour qq'un d'autre que nous et nos proches.

Concernant les chiens, je vais développer un peu... J'ai d'ailleurs eu la même interrogation que toi concernant les chiens. En résumé plusieurs races sont utilisées pour cette activité et donc pas que des huskies. La plupart des chiens présents à cet endroit sont descendants du dernier chien, encore vivant, travaillant sur une base en Antarctique, lorsque c'était autorisé... Donc, ils résistent à bien plus froid que ce que nous avions ce jour.
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de notre venue à Ushuaia.

Rien d'extraordinaire mais surtout pas ordinaire, telle restera Ushuaia dans nos mémoires.

Il y a quelque chose dans l'athmosphère de ce presque bout du monde (le vrai est juste en face...) nous ayant touchés, quelque chose que nous aurions regretté de manquer, quelque chose d'invisible ou de trop visible, quelque chose de pur, quelque chose d'intraduisible en mots... La lumière y est pesante, plaisante, prenante, profonde, pleine, si particulière...

Finalement, cette terre laissera une trace de feu en nos mémoires.

MA Madikéra Globetrotter ·
El Calafate, honnêtement, avant la préparation de ce voyage j'ai l'impression de ne jamais en avoir entendu parler. Par contre, dès que j'ai commencé c'est devenu une évidence absolue nous allions y aller. Cette ville a connu, ces 15 dernières années, un fort développement lié au tourisme autour des glaciers. Elle est passée d'une quinzaine d'hôtels à 150 et l'immense majorité de ses 20 000 habitants travaille dans ce secteur.

Mardi 3 août - D'un degré en Feu à un degré en Glace

Debouts à 3h30 du matin pour prendre tranquillement le temps d'un douche, d'un grignotage, d'un bouclage de sacs et hop dans une remise et nous voilà à 4h35 en train d'attendre le bus. La responsable de Taqsa/Marga a fortement insisté pour nous faire comprendre que le bus partait à l'heure et c'est vrai il part à 5h03 !!!

En achetant nos billets, nous avions hésité entre un stop à Rio Gallegos ou un traçage direct jusqu'à El Calafate. Tout faire en un jour, nous apparaissait dantesque mais reconvaincus, par la responsable T/M, de l'inintérêt d'un stop à RG nous avons acheté les billets pour les deux tronçons. Nous nous disions, toutefois, que si... nous changerions nos plans. A cette époque de l'année c'est la seule compagnie à proposer ce trajet et ce, une seule fois par jour. Ushuaia / Rio Gallegos = 200 pesos par personne et Rio Gallegos / El Calafate = 68 pesos par personne - bus semi-cama. www.taqsa.com.ar

Les deux premières heures de route se font en pleine nuit et la plupart des gens dorment. Nous arrivons à Tolhuyn à 6h45 et faisons un stop petit-déj dans une superbe boulangerie/pâtisserie/glacier... La Union. Les croissants sont super craquants (18 pesos). En route pour Rio Grande que nous atteignons à 8h15 et un rapide stop pause/pipi. Il y a des toilettes dans le bus, mais bon...

La frontière de sortie de l'Argentine est en vue à 9h15 et nous la quittons à 10 heures. Cela a été assez vite car notre bus est à moitié plein. Pendant 20 minutes, nous roulons dans une sorte de no-where-land's... et arrivons à la frontière chilienne à 10h20 et on tamponne de-ci de-là pour repartir à 10h45. ATTENTION: il est interdit d'introduire des végétaux au Chili, donc des fruits...

Les chauffeurs du bus font office de GO pendant les passages de frontières et nous indiquent où faire la queue, où attendre avec les sacs... Il s'agit d'aller au plus vite. C'est l'heure des films, lesquels ??? Aucun souvenir. Nous sommes en tête dans la course au bac en arrivant à 13h45. Une petite collation nous est offerte. La traversée va durer 20 minutes entre 14h05 et 14h25. Il ne reste plus que 2 heures de route pour atteindre Rio Gallegos. Nous repasserons les deux frontières pendant ce trajet sans descendre du bus, les chauffeurs s'occupent de tout. Cette deuxième partie de voyage s'est faite au rythme de DJ Kairuz. J'ai encore la musique du jingle en tête, bon OK, j'ai pris un petit youtubissement.

En Argentine la route est de bonne qualité, au Chili le chemin aussi !!!

On va continuer car la journée est passée ultra rapidement encore plus vite qu'une lettre à la poste. Boissons/pizza (68 pesos) et cela repart à 18h10. Les quatre heures de ce trajet nous ont semblé plus longues que les précédentes malgré le petit stop à mi-parcours.

Nous sortons de la gare et Oscar, le propriétaire de l'hôtel, nous emmène à la maison (j'ai spontanément écrit maison et c'est en me relisant que j'en prends conscience). Nous sommes dans notre chambre à 22h45 et une petite tarte aux pommes chaude servie , bien-sûr avec une boule de glace. Ce sera peut-être la gourmandise, du jour, de trop...

Une journée totalement roulante

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_69.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Mercredi 4 août - L'absence de degré

Le matin, le réveil est un peu difficile. Je suis patatrak... Donc la matinée sera en version des plus lights...

Nous déjeunons sur place, la carte est réduite mais nous apprécions ce que nous mangeons. Nous l'apprécions tellement que nous allons cantiner sur place pendant tout le séjour. 92 pesos pour un ragoût de boeuf, une soupe, deux cocas et deux cafés.

L'après-midi nous planifions nos excursions des deux prochains jours, nous prenons toutes les activités dans celle proposée par l'hôtel. Puis, nous descendons en ville parcourir la presque même rue qu'à Ushuaia !!! Et bien sûr, un stop thé/chocolat/gâteaux et achat des chocolats du soir est à notre programme. Nous avons pu constater que toutes les agences proposaient les mêmes possibles. Nous rencontrons deux françaises qui étaient dans le même bus que nous la veille et une d'entre elles est patatrak... La seule chose mangée, en commun, a été la lunch-box du bus. Donc, ???

Notre déambulation se fait en compagnie de quelques représentants de la race canine, les Rois de la Patagonie. Il s'en promène plein dans les rues. On nous a dit que beaucoup appartenaient à des gens absents et étaient nourris par des voisins ou d'autres personnes. Ils ont l'air plutôt gentils, ils font un bout de chemin avec vous puis changent de "patrons". Mais cela peut toujours être impressionnant d'en voir débouler une petite bande...

Retour à l'hôtel pour un agréable stop salon devant un bon feu de cheminée en buvant une excellente bière Outro Mundo. Nous n'avons rien fait et il est déjà l'heure de ...dîner. Ce sera une truite, un plat de riz blanc (pour qui ???), une tarte aux pommes, une portion de fruits, un coca - le tout pour 105 pesos, bière comprise. En plus d'être bon le restaurant est d'un excellent rapport qualité prix par rapport à ce que nous avons déjà testé.

Discussion sur la météo, avec Gaston le réceptionniste du soir, et nous apprenons que la saison préférée de bon nombre de patagoniens est l'hiver. La principale raison est qu'il n'y a pratiquement pas de vent. Et c'est vrai que toute cette première journée s'est faite sans vent. Il faisait plutôt bon, d'ailleurs. Nous comprenons pourquoi, il y a très peu d'ouvertures dans les pièces. Il paraît que quand il y a du vent, cela peut être terrible... suite à un jour prochain. Nous avons un peu trop chaud la nuit et nous ouvrons la fenêtre pour rafraîchir la pièce. Ils ne font pas d'économie de chauffage !

Un rien de journée ou une journée de rien
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

A l'heure où j'écris le résumé de notre journée sur le Lago Argentino, je viens de lire que du côté de la face nord du Perito Moreno, il y aurait encombrement dans le canal los Tempanos... A vérifier...
MA Madikéra Globetrotter ·
Jeudi 5 août - Curaçao in the Lake à zéro degré

Pour notre premier contact avec les Freez'in blue ce sera bateau. L'avantage de venir en hiver, c'est qu'on ne perd pas de temps à comparer les propositions des uns et des autres... il n'y a qu'un bateau, celui de Fernandez Campbell. Départ vers 7h30 du matin et retour à 17h30, la journée revient à 335 pesos par personne sans déjeuner, il faut ajouter 75 pesos d'entrée dans le parc. Un double petit coup de gueule au passage: il pourrait prévoir un forfait pour 2/3 jours car là cela sent l'abus à plein nez mais surtout il faudrait arrêter de prendre les touristes pour des vaches à $$$€€€ en leur faisant payer 2 à 3 fois plus cher que les argentins. On se sent vraiment pauvre pomme !!!

Une petite heure de route nous mène au port en nous permettant d'assister à un beau lever de soleil. Embarcadère, file d'attente, bateau... Départ pour la croisière sur le Lago Argentino.

Nous nous répèterons sans arrêt "Heureusement que nous sommes en hors saison et que le bateau est à moitié vide". Les coursives sont étroites, difficile de se croiser, cela glisse, tout le monde a envie de faire la photo THE photo... dans ce bateau surtout rempli de brésiliens, d'argentins, de quelques français et de multiples autres nationalités.

Le froid est bien présent et les mimines rouspètent dès qu'on les sort des gants. Donc, comme tout le bateau, nous ferons XXX allers et retours dedans/dehors. En mi-journée, nous grignotons notre lunch-box commandée à l'hôtel (40 pesos) et nous nous réchauffons par des cafés (7,5 pesos). Sur le bateau, il est possible d'acheter diverses grignoteries mais rien de consistant.

La croisière nous mène, le long du Bazo Norte, à la limite atteignable des glaciers Upsala, Onelli et Spegazzini. Comme le bras de lac menant à l'Upsala est envahi par une marée de glace (depuis plusieurs années), on termine par la face nord du Perito Moreno. On entend de petits ou gros craquements, on fend une petite couche de glace pour nous approcher du Spegazzini, on regarde de près ou de loin, à droite et à gauche. En plus de la bonne centaine d'amateurs, il y a un photographe professionnel qui tente de faire le portait de tout le monde... L'excursion prend la journée car il faut se déplacer pour aller d'un point à l'autre et cela peut paraître long à certains (commentaires entendus dans le bateau).

Alors, vous vous dîtes, c'est comment les gros glaçons, c'est comment les glaciers ???

Si depuis que vous êtes petite ou petit, vous cherchez à donner une couleur à l'oxygène, ici, la nature vous en propose une, présente en de multiples nuances: le bleu.

C'est, donc d'abord et avant tout, BLEAU, tellement bleu et beau à la fois.

Et plus je cherche à traduire le ressenti du moment plus je sèche et je stagne sur ce qualificatif de bleau. Juste être là, en face, à côté, en-dessous et admirer en écoutant le chant de la glace. Juste se laisser absorber par ces goutelettes d'eau cristallisées, mémoire d'un passé bien souvent plus que millénaire. Juste prendre conscience que les plus belles inventions sont tout simplement naturelles...

Une petite déception de l'instant, quand nous sommes arrivés face à la face nord du Perito Moreno, j'ai été déçue de ce que je voyais et me suis dit "Ah bon, c'est cela !". Cette déception venait du fait de la comparaison avec le Spegazzini que je venais juste de beaucoup apprécier.

Nous avons, aussi, beaucoup apprécié les paysages le long de la route pour aller au Parc des Glaciers. Petit stop en ville pour vérifier les horaires de bus pour El Chalten et nous rencontrons les français du bateau d'Ushuaia. Ils ont la même activité que nous à leur programme du lendemain.

Retour at home, petite bière, coin du feu... nous dînons, l'un d'une bonne carbonara et l'autre d'un ragoût de boeuf en terminant par une marquise au chocolat, pour 135 pesos.

Une journée in blue Wouaouhhh

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_73.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Vendredi 6 août - Le degré cramponné

En voyage, nous aimons tester de nouvelles activités. Pekin Express nous a donné l'envie d'aller cramponner un peu ce fameux Perito Moreno ! Nous nous doutions que cela devait être un peu couru et donc "touristo" comme programme et nous acceptons ce risque.

Chance, l'activité, arrêtée en hiver, a repris le jeudi 5 août. Il nous en coûtera 410 pesos par personne pour le mini-trekking et le transport plus les 75 pesos de droit d'entrée dans le parc. Une seule entreprise a l'autorisation d'emmener des personnes sur le glacier: Hielo & Aventura. www.hieloyaventura.com

Départ à 8h30 et retour en ville à 18 heures, le temps d'acheter les billets de bus pour le lendemain et nous sommes à l'hôtel à 18h30. Dès l'ouverture des rideaux nous constatons que le journée sera grisonnante, pluvieuse et au ciel couvert. Nous espérons qu'elle sera tout de même un peu clémente avec nous. La navette nous transporte, par une route bien verglacée, jusqu'à un ponton sur le Brazo Rico où nous prenons un bateau pour un passage devant la face sud du Perito Moreno. Nous accostons sur le côté gauche du bras de lac. Nous sommes une quarantaine, soit un bus complet. En ce deuxième jour de reprise de l'activité, nous serons une centaine à faire ce mini-trekking, en saison il peut y avoir jusqu'à 400 personnes par jour ! Deux sous-groupes sont constitués, le site de Y&A annonce des groupes d'une dizaine de personnes et en réalité nous sommes 20. Nous devons déposer nos sacs au refuge et n'emporter que le transportable dans les poches. Des gants à face rugueuse nous sont prêtés. Au moment où nous commencons à marcher en direction du glacier la pluiviote s'arrête, ouf !!!

Un petit sentier et nous voilà arrivés aux pieds du géant pas vert ! L'opération cramponnage commence et dure quelques minutes, le temps d'équiper tout le groupe. Nous voilà partis pour une heure et demie de grimpettes et descentes. Les premiers mètres servent à apprendre à marcher avec des crampons. Il faut bien lever les pieds puis bien enfoncer les crampons à plat dans la glace et surtout marcher les pieds bien droits pour éviter de se les auto-percuter ! Pour la première fois de ma vie, je trouve plus facile de monter que de descendre ! C'est une expérience que nous qualifions de sympa, sans plus, sans moins. Nous l'avons fait une fois et cela n'a guère engendré d'envie d'en refaire.

Un petit tour, au pas presque de course, à peine le temps de faire des photos, il faut y aller, il faut avancer, il faut garder le rythme... Nous sentons qu'on est pas là pour traîner ou prendre notre temps. Les minutes sont comptées et le timing est des plus précis. En principe, les groupes doivent peu s'entrapercevoir et donc avoir l'illusion qu'ils sont presque seuls sur la glace. Plusieurs fois, nous nous faisons (divers participants) réprimandés car nous nous arrêtons trop pour regarder ou prendre des photos. Nous devons aussi impérativement suivre le sentier tracé, le glacier est parsemé de pièges, de trous, de fausses couches de glace... Nous croisons un autre groupe en phase de retour. Le couple de français du bateau d'Ushuaia en fait partie, un petit coucou et le temps de se souhaiter une bonne continuation de voyage... et nous revoilà en route.

En fin de parcours, nous attend un moment de convivialité et on nous offre soit un verre d'eau de glacier, soit un ... on the rocks, accompagné d' alfajores. Chemin de retour, différent de celui de l'aller car les groupes ne doivent pas s'emmêler. Pénible, car il est tout boueux et la pluie recommence à tomber. Toutefois, merci à elle de s'être mise en sourdine, juste le temps de la marche. Nous pique-niquons au refuge avec vue sur le glacier, certains à l'intérieur et d'autres sous abri à l'extérieur. A 14h30, il est temps de remonter sur le bateau. On the rocks, vous avez trouvé j'espère...

Vu de près le Perito Moreno nous époustoufle. Il nous domine de toute sa masse, sans être écrasant. En effet, c'est une immense meringue de glace aérée. Il se bâtit des volutes, des tunnels, des voutes, des ponts, des dentelles, des collines, des vallées, des puits, des rivières... Nous sentons bien qu'il nous laisse l'égratigner mais qu'à tout moment il peut nous rappeler à l'ordre. Il a une vie dense et permanente. Il parle et chante tout le temps. Parfois, c'est juste un murmure, un petit bruit cristallin, le léger flop d'une gouttelette d'eau rejoignant un ruisseau. D'autre fois, c'est un grondement majestueux, c'est le cri de salut au morceau dont il se sépare, c'est peut-être l'acceptation ou le refus de sa permanente mutation. C'est la vie dans toute sa puissance et son éternité.

L'excursion comprend un deuxième volet, une heure d'arrêt au niveau des passerelles. Elles permettent de faire face à ce géant, de le presque dominer, mais aussi de sentir tout sa puissance s'avancer vers vous. Malheureusement, la pluie est intense et froide et comme la plupart des personnes, nous rentrons nous réchauffer à la confiteria. Il y a une petite boutiquette où j'achète de jolis magnets. Nous recommandons fortement le passage par les passerelles, d'autant qu'il est possible d'y venir directement en bus et d'y rester plusieurs heures.

Nous avons apprécié cette journée consacrée à ce grand glacier et sans ce mini-trecking nous n'aurions pu avoir ce contact direct avec lui. C'est une activité faisable en famille car elle est très encadrée.

Ce soir est un soir spécial. Ce soir est un soir de rencontre. Ce soir est un moment dédié à Voyageforum. Lors de la préparation de ce voyage, j'ai beaucoup échangé avec une autre membre du forum: Diamina. Elle habite à 5 km de chez nous et c'est ce soir à El Calafate que nous allons nous rencontrer !!! Dîner presque familial et échanges de premières impressions viendront ponctuer la soirée. On se reverra tout prochainement...

Une journée de chaudes rencontres au glacier

Les compléments photos et films sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_74.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Merci pour ce récit détaillé et agréable à lire qui donne une bonne idée de ce qu'il faut faire ou ne pas faire (selon les goûts). Le minitrekking de 400 personnes en pleine saison... oups! On ne comptait pas le faire, de toute façon, mais ça doit être dur d'éviter de se croiser pour avoir l'impression d'être seuls. Heureusement, vous y étiez en basse saison. Nous suivrons les conseils de thibaudrenou : arriver avant huit heures du matin et donc avant la foule pour profiter du glacier. Ce qu'on avait fait au Mexique, à Chichen Itza, en rentrant par l'entrée sud. La grande pyramide pour nous tout seuls pendant deux heures, avant que les centaines de personnes arrivées par l'entrée nord n'envahissent le terrain.

Bonne journée,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
FA Fabd Regular ·
Superbe! Merci! Avez-vous lu les livres de Coloane? C'est par cet auteur que depuis j'ai envie de découvrir cette région!
KA Kashtin Globetrotter ·
Ah, c'est drôle! Je parlais hier soir à un copain de ce voyage en Patagonie qui m'a fait exactement la même remarque! Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
FA Fabd Regular ·
:-) Tu l'as lu?
KA Kashtin Globetrotter ·
🙂 Non... Mais je crois bien que je vais lire Tierra del Fuego avant d'aller là-bas. Il me reste tout juste sept semaines...

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
KA Kashtin Globetrotter ·
Oups...😊 Si, bien sûr, j'ai lu Tierra del Fuego! C'est en voulant le commander sur Amazon que j'ai reconnu la couverture... il y a quelques années... Bon, il faut dire que je passe mon temps à lire des manuscrits à longueur d'année et qu'à la fin je finis pas tout mélanger. Mais ça va me donner l'occasion de remettre mon nez dedans 😉.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
FA Fabd Regular ·
c'est peut-être son meilleur! De belles nouvelles!
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci de continuer à lire notre carnet.

Concernant le mini-trekking, ils sont super organisés et en saison cela débute à 9 heures pour terminer dans l'après-midi. Là, il n'y avait que 2 départs à 10 heures et à 11 heures. De plus tu ne restes sur la glace qu'une heure trente environ, ils n'ont pas de crampons pour 400 personnes, il faut que cela tourne.

Je te rejoins sur le fait de profiter des passerelles avec le moins de foule possible. Il y a qqs km de passerelles, donc... Nous avions aussi eu la chance de profiter de la grande pyramide de Chichen Itza, sans trop de monde, même si il y avait pas mal de gens sur le site, on était très peu nombreux sur la plate-forme. Le souvenir de plus grande foule que j'ai, au mexique, c'était à Tulum, presque impossible de se déplacer par endroits.

Bonne continuation de préparation à toi.
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci pour votre commentaire sur notre carnet. Oui, j'ai souvenir d'avoir lu du Coloane, il y a quelques années...
MA Madikéra Globetrotter ·
El Chalten, le village est né de l'envie de développer le tourisme de randonnée dans la région. Il y a 20 ans, il n'y avait presque rien en ce lieu. Il est passé dirigé par un conseil canicipal des plus sympas ! Il y a plein de chiens en toute liberté, dans toutes les rues. Ils sont laissés sur place par leur maître jusqu'à leur espéré retour aux beaux jours. Ils sont nourris par les quelques résidents hivernants et se promènent avec les touristes du jour !

Samedi 7 août - Une embrouillardée en divers degrés

Nous avons acheté nos tickets chez Caltur, 104 pesos par personne l'aller et retour car nous bénéficions d'une promotion. Oscar nous emmène (gratuitement) au terminal de bus. Nous ignorons pour combien de jours nous partons et du coup nous emmenons toutes nos affaires avec nous. Départ à 8h05 d'El Calafate pour arriver à 11 heures à El Chalten. En route, nous nous arrêtons une vingtaine de minutes à l'hôtel de Campo La Leona. Ce parador ouvert depuis 1894 a abrité diverses personnes célèbres dont 3 gringos bandits de grands chemins: Butch Cassidy, Sundance Kid et Ethel Place. Une petite salle est consacrée aux restes de dInosaures trouvés dans le secteur. Avant d'être déposés au terminal de bus, nous avons droit à un stop à l'office des Guardaparque. Il nous est détaillé l'état des sentiers et recommandé de ne surtout pas nous lancer sur le sentier de la Laguna Torre, estimé trop dangereux car trop verglacé. Il nous est aussi demandé d'interdire aux chiens de nous suivre dans le parc et de venir nous enregistrer avant de partir marcher.

Lorsque nous voyageons, nous apprécions de nous laisser porter par le vécu du moment et donc nous évitons de réserver des gîtes trop à l'avance. Pendant notre séjour à Ushuaia, j'avais confirmé l'hôtel à El Calafate (contacté pendant la préparation). Pendant notre séjour à El Calafate j'ai demandé, à l'hébergement choisi à El Chalten, si ils avaient de la place. On nous a répondu par l'affirmative mais en nous demandant de communiquer un numéro de carte pour bloquer la réservation. Nous avons refusé et ils nous ont dit qu'on pouvait venir mais qu'ils ne pouvaient garantir la réservation. En arrivant au terminal de bus, nous constatons qu'il n'y a aucun taxi et aucune remise n'est disponible. La guichetière de Caltur nous indique la direction de l'hôtel. Il pleuvioneigeote, le ciel est gris, la visibilité quasi nulle et fait frisquet. Nos arrivons à l'hosteria pour constater qu'il y a un panneau inscrit "open" sur la porte et strictement personne pour nous ouvrir. Nous attendons un peu et toujours personne. Donc, nous vous déconseillons d'aller au Thiamalu pour le manque de sympathie de ses dirigeants. Ils n'ont jamais répondu à notre dernier courriel.

Dépités, nous envisageons de laisser nos sacs à la gare, de faire une petite marche, comme tous ceux venus pour la journée (la majorité de notre bus) puis de repartir à El Calafate. La bourgade a des airs de ville abandonnée. Il n'y a presque personne dans les rues. Les sacs nous encombrent et ont du mal à rouler sur le glace/neige des routes et trottoirs. Bref, c'est un affreux moment où on se dit "Mais qu'est-ce que nous sommes venus faire là ???" Presque tout est fermé. En approchant de la gare, on se dit nous allons tenter une dernière chance à l'hôtel du coin et ce fut la bonne. La Aldea avait de la place et une équipe fort sympathique pour nous prodiguer divers conseils.

Il n'y a que deux restaurants d'ouverts, en toute la place. Donc, le midi ce sera pates en sauce tomate comme à la maison, dans le premier, pour 74 pesos. La pluviote a cessé et les nuages semblent s'aérer. Nous décidons de monter au Mirador de Las Condores. Le sentier, classé facile, démarre juste derrière la maison des gardes. Deux heures d'aller et retour dans un sentier à déclinivité atteignant la limite de ce que j'apprécie. Je suis peu fan de marche en montée. J'apprécie de marcher sur du plat ou en descente, mais les montées me sont extrêmement désagréables. Je suis obligée de m'arrêter très souvent pour reprendre mon souffle et cela me devient vite un profond désagrément. Dans la première partie du sentier, il n'y avait guère de neige mais plus on monte plus la neige s'amplifie. Nous pestons d'avoir gardé nos chaussures de marche plutôt que d'avoir mis les bottes de neige. La dernière partie du chemin se fait avec de la neige jusqu'au mollet. Au bout, il y a une vue dégagée sur le lago et le glacier Viedma. Nous croisons moins de 10 personnes pendant l'ensemble de notre promenade.

Le soir nous dînons dans l'autre restaurant ouvert la Parrilla Lo de Asadito. Nous y mangeons, en compagnie d'un français croisé dans l'après-midi, la meilleure viande de tout notre voyage, la seule excellentissime. Il nous parle des plages d'El Doradillo à Puerto Madryn, encore merci à lui pour ce conseil. Le serveur a l'air de mauvaise humeur, il n'y a que nous trois dans le restaurant et nos commandes sont restreintes. Lorsque nous avons demandé une pièce de viande de 300 grammes pour deux, il nous a dit que c'était très petit et pour nous le prouver nous a ramené un énorme steack (dans notre perception) en nous disant voilà c'est petit comme ça 300 grammes !!! Nous recommandons pour la qualité de la viande, nous aurions bien mangé un petit bout de viande supplémentaire mais pas un 600 grammes !!! Avec une bière ce repas nous revient à 67 pesos, c'est donc notre meilleur rapport qualité/prix du voyage.

Le mauvais temps et l'ambiance abandonnée du monde, nous ont décidé à abreger notre séjour. Nous repartirons demain à El Calafate puis en direction du Chili Le gérant de l'hôtel nous annonce de la neige pendant la nuit et donc peut-être une belle visibilité sur le Chalten (Volcan ou Fitz Roy)...

Une journée en ghostchiennetown

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_75.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Dimanche 8 août - Un degré entre neige et volcan

Réveil, ouverture des rideaux et... un magnifique lever de soleil...

En route vers la laguna Capri. Nous avions le choix entre deux possibilités cette dernière et le Chorrillo del Salto. L'envie de nous approcher du Chalten (c'est le nom originel du Fitz Roy et cela voudrait dire volcan ou montagne qui fume ou bleu) a été déterminante dans notre décision. A l'hôtel, ils sont super sympas car nous pouvons garder la chambre jusqu'au soir sans payer de supplément. Partis à 10h30 nous serons de retour à 15h30 pour prendre une douche, boire un coca et boucler les sacs.

Il nous faut d'abord traverser tout le village pour rejoindre le point de départ de la marche. Il y a un bon kilomètre à faire dans une rue presque désertique où seuls les chiens se font voir et entendre. Nous arrivons au sentier et bien évidemment un groupe de chiens a choisi de nous accompagner. Nous avons beau leur dire de partir, en toutes les langues que nous connaissons, il n'y a rien à faire... Un chien a choisi de rester et de monter avec nous. Il nous suivra presque jusqu'en haut en fait jusqu'à la rencontre avec d'autres personnes, dont le couple de français voisin de chambre. Ils nous diront, à leur retour à l'hôtel, qu'il a fait la descente avec eux.

Dans les premiers mètres, je trouve un bâton exactement à ma taille. Tant mieux, car malgré la qualification facile de ce sentier, il est limite maximum en grimpette, pour moi. Sans mon bâton, j'aurai eu du mal. La neige s'est déposée sur toutes les branches et cela nous ravit de nous déplacer dans cet univers blanc, d'autant plus que pendant plus d'une heure nous ne croiserons personne. Il fait bon, le soleil chauffe et nous nous réjouissons d'être venus en hiver. En été, avec la double file des montants et des descendants, dans cet étroit sentier, cela doit avoir beaucoup moins de charme. Nous croisons quelques woody woodpecker et marcheurs avant d'arriver au point de vue tant attendu. Un petit banc, tout de froid givrant, nous accueille le temps d'une admiration et d'un petit miam de barres énergétiques ramenées de Martinique. Cette vue entre directement dans les premières positions de notre classement des points de vue.

C'est déjà la redescente, un arrêt chocolat, thé, grignoterie dans une confiteria ouverte en proximité du départ du sentier pour 31 pesos. Jusqu'à présent tous les chocolats goûtés sont plutôt décevants et celui-ci l'est particulièrement. C'est du lait avec un soupçon de cacao !

A 18 heures nous quittons El Chalten avec Caltur. Un arrêt à La Léona le temps d'admirer deux ganacos et nous voilà au terminal d'El Calafate à 21 heures. Victor nous attend pour nous emmener à la maison. Avant, nous achetons, chez Cootra, nos billets pour Puerto Natales 80 pesos par personne. Nous passons une excellente soirée avec Diamina et ses proches et nous découvrons le vent patagonien et ce n'est pas rien !!!

Une journée toute de blanc ornée

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_77.html
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue à El Chalten

Nous sommes heureux d'y avoir passé deux jours. Un jour de plus nous aurait été inutile car la dernière marche facile ne nous attirait pas. Quant aux autres sentiers, ils étaient impraticables et même si... ils sont d'un niveau supérieur au mien, donc pas pour nous.

El Chalten offre, donc, une extension possible à quelques jours à El Calafate, surtout pour celles et ceux ayant envie de marcher, au moins un peu. Sinon, il est possible d'y venir pour quelques heures (6 heures de bus ou moins en voiture) et avec un peu de chance le soleil vous offrira une splendide vue.

Bien sûr, les marcheurs auront de quoi passer quelques jours dans les environs du Chalten Fitz Roy.

Le complément photo est par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_79.html

KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Vous avez eu de la chance d'avoir du soleil à El Chaltén. J'espère qu'il n'oubliera pas de nous faire aussi un petit coucou quand on y sera...😉 Quant aux chiens... Je sais déjà comment ça va se passer... Chiens, chats, on les aimante en général, ils ont toujours envie d'être très copains avec nous (et il faut dire ce qui est: nous aussi avec eux 😎)! Le vôtre vous a suivi longtemps?

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

"Notre" chien a été visible pendant presque toute la montée et arrivés en haut, il a disparu. Puis, un couple rencontré à l'hôtel (les seuls clients avec nous) et revu en haut de la marche puis à l'hôtel en fin d'après-midi, nous a dit que notre chien avait fait la descente avec eux, le leur les ayant abandonnés en route !

En saison, il semble que les chiens divaguent moins car les proprios sont de retour... Tu nous diras...

Bonne journée à toi.
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue à El Calafate.

C'était la première fois que nous approchions des glaciers de si près. Nous en garderons de très belles images d'un contact avec l'atemporel.

Ces moments passés, en cet environnement glacé, sont un des grands temps forts de ce voyage. Nous ne pouvons que vous recommander d'inclure El Calafate et le Parc des Glaciers dans un voyage en Patagonie et de prévoir au moins deux jours sur place: bateau et passerelles.

Bleu, beau, bleau !!! Notre slogan péritomorénien.

Le complément photo est par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_79.html

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Après différentes questions et demandes, j'ai ajouté les points suivants en cette partie du guide:

Langues et communication Dans toutes les activités en lien avec le tourisme (hôtels, agences d'excursion...) nous avons recontré des personnes parlant l'anglais et quelques fois le français. Sinon, il y a une vraie volonté de comprendre l'espagnol approximatif des hôtes reçus ! Il est donc très facile de se faire comprendre et d'obtenir des informations sans parler l'espagnol couramment.

Organiser son voyage soi-même et voyager seul L'Argentine est un pays où il est très facile de se débrouiller par soi-même sans passer par un organisateur de voyages. Il nous est aussi apparu qu'un voyage en solitaire pouvait facilement s'y réaliser.
MA Madikéra Globetrotter ·
Puerto Natales, est la ville d'entrée pour le Torres del Paine. Peu de charme mais une fonction pratique puisque c'est de là que les excursions se mettent en place.

Lundi 9 août - 180° degrés patagonien d'un pays à l'autre

Le vent patagonien, nous en avions entendu parler mais toutes nos premières journées s'étaient passées sans. En revenant à El Calafate la veille nous avons découvert sa force et sa puissance. Nous avons compris pourquoi les fenêtres ouvrantes sont si petites et pourquoi il y a un sas à l'entrée de l'hôtel. Si les deux portes sont ouvertes, tout l'intérieur vole !!! Toute la nuit, il a soufflé et nous avons eu du mal à caler la fenêtre pour qu'elle reste suffisamment ouverte pour rafraîchir et ventiler la pièce !

Petit déjeuner, bye-bye les amis, à bientôt pour certains et à peut-être un jour pour d'autres... Victor nous accompagne au terminal de bus et à 8h30 c'est le départ. Nous avons quelques craintes car des mineurs sont en grève en zone frontalière. La semaine précédente ils ont bloqué la route. Les bus ont dû faire de grands détours et le trajet est passé de 5 ou 6 heures à 14 heures. La route est bonne dans la première partie puis elle est non asphaltée pendant plus d'une heure. En bout de piste, nous changeons de bus et arrivons à Rio Turbio, ville minière peu avenante. Les mineurs nous regardent mais nous laissent passer, OUF ! Le passage des frontières se fait en quelques minutes. Nous arrivons à Puerto Natales à 14 heures (en fait 13 heures). Taxi (10 pesos argentins) pour rejoindre l'hôtel, nous avons réservé par Internet deux jours avant. Nous sommes accueillis par la femme de ménage qui nous explique que Marcella va bientôt revenir.

Nous nous installons au premier étage. En ce moment Marcella et sa famille occupe le rez-de-chaussée car il y a des travaux dans leur maison. Dès son arrivée, elle vient vérifier que tout va bien pour nous et nous propose un café. Elle est prof d'anglais à mi-temps et son autre temps de travail est consacré à ses touristes. Nous échangeons sur diverses possibilités, malheureusement à posteriori, il y en a une que nous avons trop peu exploré sur ce secteur: la location de voiture. Nous aurions très facilement pu nous déplacer par nous-mêmes et de ce fait envisager un autre programme que celui choisi. Marcella s'occupe de notre transport/excursion au parc aller et retour. Nous allons gérer le reste.

Plan du centre bourg en main, nous partons chercher des sous-sous au distributeur de l'hypermarché. Nous pouvons retirer 300 000 pesos ! Puis, réserver nos billets d'avion pour remonter de Punta Arena à Puerto Montt, surprise l'agence est censée ouvrir à 15 heures et elle est fermée. Bon, nous allons chez Fantasticosur réserver notre hébergement. Ils ouvrent à 15h30 et sont aussi fermés. Nous n'y comprennons rien car il est plus de 15 heures ??? Finalement, nous décidons de faire un stop à la confiteria recommandée par Marcella, dans la rue principale, bons gâteaux (4 800 pesos c)et tout à coup lumière. Mais quelle heure est-il ? Il n'est pas encore 15 heures car il y a une heure de moins qu'en Argentine. Ouf, tous les magasins n'ont pas décidé de nous jouer un mauvais tour.

Nous commençons par aller vérifier si il y a de la place chez Sky Airlines. Il y a de la place pour samedi - 186 612 pesos (290 euros) pour les deux billets. Un peu cher mais bon pas le choix de faire autrement pour remonter rapidement. Puis, nous allons chez Fantasticosur pour vérifier si la formule "payez le refugio mais dormez à l'hôtel, en hiver" est bien active. Et oui, mais tout ce que nous souhaitons avoir au prix refugio doit être payé à l'agence, donc nous optons pour 2 nuits, 2 dîners et 1 déjeuner/lunch-box pour 173 000 pesos, soit 270 euros. On nous précise qu'il se pourrait qu'à ce petit prix nous ne disposions pas d'une chambre pour 2 mais d'une chambre de 4 à partager, comme en refugio. Nous espérons que les colocataires seront sympas, en fait, nous espérons surtout ne pas en avoir !!! Petit couac, l'appareil à cartes refuse de fonctionner, donc nous payons en espèces. Retour le distributeur puis prise des billets d'avion avec en prime l'achat d'un bâton de marche pliable et c'est l'heure de rentrer prendre une bonne douche chaude. Il faut dire qu'il y a un petit vent frais insistant...

Depuis que nous sommes arrivés au Chili, nous avons la sensation d'être arrivés en Amérique du Sud. Nous sommes sortis d'Europe et toute l'atmosphère est différente, même si au supermarché il y a aussi du Bang et autres produits Nivéa and co ! Dans la rue, nous sommes devenus repérables, par notre taille et notre vêture. La ville et ses alentours font aussi beaucoup plus pauvre que ce que nous avons vu jusqu'à présent. Puerto Natalés donne un peu l'impression d'être faite de bric et de broc, les feuilles de tôle sont très utilisées. L'ensemble présente peu de charmes, à notre goût.

Le soir nous allons dîner à la Picada de Carlitos, sur les conseils de Marcella. C'est un restaurant très fréquenté par les familles. Il offre une très grande variété de mets de tous styles du fast-food au cuisiné. Nous y mangeons une bonne viande accompagnée d'une bière pour 19 000 pesos.

Une journée tranquille préparatoire

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_76.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Nous nous étions beaucoup interrogés, lors de la préparation, sur l'intérêt d'aller dans le parc Torres del Paine pour les non-marcheurs. La plupart des commentaires présents sur la toile sont consacrés au W et une minorité au Q. Mais qu'en est-il pour les autres ?

Mardi 10 août - Des tours en multi degrés, sans peine

Après un bon petit déjeuner, notre chauffeur Fredy vient nous chercher à 8h15. Nous avons réservé notre nuit pour le retour mais décidé d'emmener nos gros sacs, même si ils auraient pû être gardés sur place. En effet, par précaution nous préférons garder nos affaires avec nous. Nous sommes seuls dans l'excursion, les autres clients prévus se sont désistés. La journée d'aujourd'hui, avec dépose à l'hôtel et récupération jeudi, nous revient à 74 000 pesos pour les deux. Un stop ravitaillement à 3 800 pesos, nous permet de prévoir un petit pique-nique pour midi.

Première étape de notre excursion la Cueva del Milodon (1 500 pesos par personne). C'est une grande grotte où des traces du milodon, animal aujourd'hui disparu, ont été trouvées. Nous continuons par une bonne heure et demie de route avant d'arriver à l'entrée sud du parc: l'entrée Serrano. Nous nous acquittons de 8 000 pesos d'entrée par personne, tarif d'hiver. Dès le premier septembre, le montant double et passe à 16 000 pesos. Nous sommes venus par la nouvelle route, inaugurée depuis 3 ans. Aux dires de notre chauffeur, elle est plus rapide que la route nord et le paysage en bordure plus varié.

Deuxième étape, les abords du Lago Grey. Une petite marche et nous voilà arrivés à une plage grise balayée par un vent frisquet et violent. Nous avons du mal à avancer car le vent souffle contre nous et par moment il nous repousse. C'est sportif comme marche !!! Devant nous, de beaux gros glaçons bleus et dans le lointain le glacier Grey. Je tente de prendre quelques photos et enlève un gantito en polaire et hop, voilà une offrande au Dieu du vent !!! Snif, snif mes bons petits gants achetés à Ushuaia, ils sont perdus à jamais et je n'en retrouverais pas de sitôt.

Retour au parking, passage par les commodités et nous déjeunons enfermés dans le minibus car le vent continue à faire des siennes.

Suite du jour, un autre jour...

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_78.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Deux nouveautés dans le carnet:

le début de la remise des Alfajores dorés... http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_82.html

et le premier petit film mis en ligne: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_68.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Mardi 10 août - Des tours en multi degrés, sans peine ...

Troisième étape, en route vers le Salto Grande, nous traversons le Rio Paine. Les paysages sont beaux, les eaux ont des couleurs variées: vert, blanc, bleu... L'oeil est attiré à droite, à gauche et s'imprègne de toute cette sauvage et naturelle joliesse. Un petit tour en proximité du salto, sous un vent toujours aussi terrible et nous partons vers notre lieu d'hébergement.

Nous admirons le Paine Grande, le Cerro Mascara, le haut des fameuses Torres... Un stop photos ou admiration est possible dès que nous le demandons. Notre chauffeur est disponible et prend son temps pour nous expliquer divers éléments géologiques, fauniques et floriques. Il m'a également prêté des petits gants à lui rendre jeudi car je lui ai expliqué ne pas en avoir d'autres et il sait qu'il me sera impossible d'en trouver à l'hôtel.

Nous saluons des guanacos et un nandu et nous arrivons à la Guarderia de la Laguna Amargua. Il était temps car depuis un bon moment j'ai absolument besoin d'aller faire un tour aux commodités et celles rencontrées en route depuis le Lago Grey sont fermées. Fredy a téléphoné aux gardiens pour qu'ils m'ouvrent celles du secteur. C'est fait, ouf et merci à eux !!! J'en profite pour signaler que tant dans ce parc qu'aux Glaciers à El Chalten, les gardes ont insisté pour nous demander d'éviter de laisser des traces non auto-produites de notre passage !!! Il est demandé aux randonneurs de prévoir de quoi rapporter leurs déchets avec eux...

Tout au long des 5 derniers kilomètres, pour rejoindre l'hôtel, les Torres nous envoient de petits coucous du haut de leurs longs cous.

Nous arrivons à 15h45 et c'est le moment de l'angoissante attente dans cet imposant grand hall. Le réceptionniste de service tout de basque vêtu et ce jusqu'au béret - bizarre car les propriétaires descendent de colons croates et non basques - regarde et tapote longuement dans l'ordinateur et nous attendons... et nous espérons... Au final, il nous annonce que nous sommes seuls dans une chambre de deux et en plus nous avons droit à la belle vue sur la montagne. SUPER, finalement les avantages du luxe au prix du refugio !

Nous nous installons et petit bémol, il n'a pas l'air de faire très chaud dans l'hôtel. Un thé en admirant le Monte Amirante Nieto. Qu'est-ce que j'aime ces montagnes picoutantes avec juste assez de neige pour que le vent soulève d'évanescents tourbillons. Ce spectacle me captive et me coupe tous les circuits neuronaux de pensée. C'est éminemment reposant.

Le soir, nous constaterons que nous ne sommes qu'une douzaine dans tout l'hôtel. Un dîner raffiné (entrée, plat et dessert à 10 000 pesos pour le prix refugio et à 25 000 en prix normal) digne d'une bonne table nous est servi dans une atmosphère plutôt fraîche. Nous l'avons devancé par un instant bière Austral. Nous avons oublié de noter les détails gastronomiques... Il me reste surtout le goût d'une figue rôtie au vin et accompagnée d'une bonne glace.

Un peu de lecture et dodo. Une particularité en hiver, toute l'électricité est coupée entre minuit et 5 heures du matin. Chaque chambre dispose d'une petite bougie au cas où... Notre lampe torche va nous servir, pour une fois nous ne l'aurons pas transportée pour rien !

Il fait vraiment plutôt frisquet mais heureusement les couettes sont bien couvrantes. Malheureusement le ciel est couvert donc les étoiles sont cachées.

Une journée superbement paysagesque

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_80.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Très belles photos du parc avec ses eaux turquoise, ses nandus, guanacos et renards... Et en prime de magnifiques nuages lenticulaires! 🙂 Finalement, l'hiver a l'air d'avoir ses avantages, un hôtel au prix d'un refuge (ces derniers sont d'ailleurs excessifs!), c'est bien agréable, et en plus il y a beaucoup moins de monde, de vent, de pluie et de ciels gris. Par contre, au niveau des randonnées, j'imagine que la neige doit fermer les sentiers...

Bonne journée,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Je te remercie pour tes commentaires sur notre carnet.

Ils m'aident à ajouter des détails ou des informations, parfois pensés mais oubliés, comme avec les nuages ou le chien.

En août, les seuls sentiers encore fermés étaient sur El Chalten (même si certains y allaient quand même - comme nous l'a confirmé le guide de l'hôtel Aldea). En juillet, il y avait plus de neige et donc plus de restrictions.

Nous avons eu de la chance d'avoir une deuxième partie d'hiver prenant des allures de printemps. Fredy, notre guide/chauffeur à TdP était surpris de la vitesse avec laquelle le printemps arrivait.

Le grand plus a été la découverte de ces secteurs en étant bien souvent seuls. Cela correspondait à notre idée de grands espaces naturels et inhabités.

Bonne soirée à toi et encore merci de ta fidélité de lectrice
MA Madikéra Globetrotter ·
Mercredi 11 août - Et une, et deux et trois tourettes

La nuit a été bonne même si le réveil se fait dans une température frisquette, 17°. Nous plaignons les quelques courageux qui ont dormi sous des tentes, là-haut dans la montagne. Nous ne l'aurions pas fait. Un bon petit déjeuner nous réchauffe à peine car le malheureux poêle de la salle à manger a du mal à réchauffer cette grande pièce. On se sent un peu seuls à divaguer dans ce grand hôtel aux multiples grands salons vides.

Nous récupérons nos lunch-box, même le sachet en papier a des allures classieuses et vers 10 heures nous nous mettons en route. Nous allons faire un petit bout de W. Nous n'avons jamais eu l'intention, voire l'ambition, de faire une branche complète, juste quelques heures de marche, seuls en pleine nature. L'objectif est le refugio Chileno et de là nous déciderons de la suite. Il y a environ deux heures de montée tranquille, presque agréable me concernant car j'ai mon bâton.

Nous sommes seuls sur le sentier, pendant toute la montée nous ne rencontrerons personne et c'est un vrai plaisir de profiter du silence, de la vue, de l'air se réchauffant grâce au plein soleil. Il y a des bourgeonnements printaniers sur tous les arbres, l'hiver se retire à grands pas. Nous sentons toute la nature en effervescence. Et, dire que dans quelques semaines, ce sera marche à la queue leu leu, le nez dans le sac de la personne montant devant, les croisements permanents dans cet étroit sentier... Je marche à mon rythme, fait de quelques pas suivi d'un arrêt admiration et/ou reprise de souffle, puis quelques pas et re-arrêt. Je déteste qu'on m'impose un rythme, c'est pour cela que je suis très peu fan des marches en groupe.

A mi-parcours nous grignotons une barre énergétique puis nous finissons par arriver en vue du refugio. Nous traversons la rivière, en empruntant un petit pont suspendu qui aurait bien besoin de quelques réparations, et faisons le tour de la bâtisse. Quand nous voyons l'intérieur, nous sommes bien heureux de dormir à l'hôtel ! Les chambres collectives à lits superposés nous auraient peu emballés. Il est franchement bien loin le temps où avec une de mes soeurs ou une de mes cousines, nous avons dormi dans un simple drap sur le parvis d'une église de Santorin ou dans un champ en retour des gorges de Samaria ou sur un trottoir de Delphes !!!

Nous pique-niquons et comme j'ai peu envie de continuer à grimper, nous redescendons très tranquillement. La descente se fait en mode tranquillou. nous croisons 6 personnes en train de monter. Ils sont venus en bus depuis Puerto natales et ont été déposés à la guaderia vers 14 heures. En hiver, il n'y a pas de navette à l'intérieur du parc donc soit vous marchez, soit vous utilisez un transport privé celui de l'hôtel Torres ou un autre. Un garçon nous demande si le refugio est ouvert et est fort déçu d'apprendre que non. Nous leur souhaitons bon courage pour la nuit.

Mais pourquoi, il n'y a pas de téléphérique, pour aller jusqu'au point de vue ??? J'en vois déjà hurler à la lecture de cette ineptie... Je plaisante.

Il est probable que les personnes rêvant de voir les tours en entier, soient surprise de notre manque d'effort (surtout de mon) pour monter vers le point de vue sur la base des tours. Je dois dire qu'avant de préparer ce voyage, nous n'avions guère entendu parler de ce parc. J'ai aucune souvenance d'en avoir vu des images. Nous n'avions aucun rêve sur ce lieu, aucune envie, aucun challenge donc à l'arrivée aucun manque de ne pas être allés au bout de cette branche du W. Ce fameux W ou le moins célèbre grand tour le Q, il n'y a que quelques mois que je les ai découverts, par des internautes en recherche d'informations sur ces circuits, par des personnes semblant en faire un pint fondamental d'un voyage en Patagonie.

Le peu que nous en avons fait nous pousse à nous interroger sur les raisons de cet immense engouement de certains. Est-ce une sorte de "to do, must see" à la mode ??? Nous n'avons rien vu de franchement extraordinaire, en terme de montagnes ou de paysages. Certes, ils sont beaux mais de là à venir de l'autre bout du monde pour en parcourir les sentiers, surtout au milieu d'une dense quantité de marcheurs ??? En même temps, les rêves, les centres d'intérêts, les objectifs de vie sont très individuels et il est parfois complexe, voire impossible, de comprendre la passion allumant, illuminant les autres. Nous n'avons pas compris, pas trouvé, pas rencontré de quoi devenir des passionnés de ce lieu !

Retour à l'hôtel vers 16 heures, pour un thé le regard rivé sur la montagne toute proche et le jeu du vent dans la neige. J'en profite pour combler tous les trous du pourtour de la fenêtre avec du papier toilette, ainsi nous aurons moins de ventilation naturelle pendant la nuit. Nous apprécions la ventilation naturelle, mais trop c'est trop.

Une bière, un très bon dîner, un peu d'Internet (payant) et dodo. Il fait toujours aussi froid dans ce grand hôtel désert mais nettement moins que dehors ! nous pensons fortement aux courageux dormant sous une tente.

Une journée randotraineuse

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_81.html

Similar discussions

You might also like