Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile...
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Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences. Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
TA Tanss Globetrotter ·
C'est tout simplement l'officialisation d'une situation déjà existante, puisque les pourboires donnés aux employés des hôtels étaient déjà confisqués.
WI Williama Globetrotter ·
j'ai été à cuba en 2003, en famille, 1 mois,

Nous avons dormi chez l'habitant. 9 familles différentes sur l'île au total. Pour avoir des contacts avec les cubains c'est top. On a discuté de tout y compris et sutout du régime. Les cubains chez eux sont très liants.

Pour résumer, on a trouvé que la société cubaine est une société de grandes disparités, certains profitent bien du système (voir par ex le quartier de Miramar à la Havane ou les magnifiques hôtels particuliers de Trinidad) ont de belles maisons et paient tout en dollars en laissant des pourboires aux caissières des petits supermarchés qui se développent dans les principales villes. Les jeunes surtout sont pour la plupart fatigués de ce régime, d'autres moins jeunes regrettent la période soviétique où tout leur semblait plus facile. Beaucoup des familles visitées nous on dit qu'elles appréhendaient la fin de Castro et le retour des cubains de Miami : why ? parceque la révolution cubaine a redistribuée des lopins de terre et des maisons et qu'ils ont maintenant peur que tout ceci soit remis en question.

En fait rien n'est simple, d'autres nous ont fait part de leur inquiétude de voir Cuba évoluer comme certains pays d'Amérique centrale ou des caraibes et devenir une plate forme de la drogue avec mafia...Cuba présente aussi tous les stigmates d'une société post-coloniale malgré un mélange interracial indéniable de la population, avec les blancs en haut et les noirs dans les bicoques et des conditions de vie rudimentaires... on a trouvé aussi les cubains très patriotes, cultivés, rien à voir avec d'autres pays visités dans la région, très chaleureux et enjoués malgré les misères quotidiennes. Enfin ce séjour nous a fait découvrir une société avec de nombreuses facettes et des contradictions et non pas comme un bloc uniforme comme c'était notre vision avant ce voyage. Pour les cubains l"après Cartro est une vraie préocupation mais avec des objectifs beaucoup plus pratiques que purement idéologiques comme nous autres "occidentaux" avons tendance à le croire vu de l'extérieur.
DI Diamazone Regular ·
Merci Williama......c'est un point de vue très intéressant, surtout validé par le fait que tu as eu un contact étroit pendant 1 mois avec cette famille.....il y a alors moins de peur pour parler de politique.....j'espère que les cubains connaîtront un jour la vrai liberté, un avenir prospère et la sécurité, tout en gardant leur spécificité et leur grande chaleur.

Diama.🙂
Diamazone
ZO Zoubly Regular ·
Merci des commentaires. C'est très intéressant, surtout de la part de quelqu'un qui a vu la réalité des Cubains. C'est un peu l'impression que j'avais, après quatre voyages dans des ghettos pour touristes.

J'ai aussi peur de ce qui va arriver après la mort de Castro, quand les Américains vont débarquer avec la mafia cubaine de Miami qui n'a jamais lâché prise.

Ce pays et ses habitants sont très attachants. Ils n'ont pas un pays idéal, loin de là mais ils ont essayé et essaient toujours d'en faire quelque chose. Côté éducation et santé, ils se rapprochent de ce que nous arrivons à faire au Québec, mais avec beaucoup moins d'argent et malgré le blocus américain qui leur coupe l'accès aux médicaments. On n'a qu'à voir ce que les Haitiens sont devenus, avec le soutien des Américains pour les admirer.

Castro n'est évidemment pas un grand démocrate, mais on ne peut pas le comparer aux dictateurs de tant de pays qui sont milliardaires et ne s'occupent que de leur profit. Je crois qu'il est sincérement aimé par beaucoup de Cubains. Je sais que plusieurs contestataires sont en prison mais pour avoir vécu en URSS dans les années de Brejnev, je crois que cette dictature est loin d'être aussi dure. Les serveurs des restaurants pour touristes ne se privent d'ailleurs pas de rire de leurs problèmes, ce que n'osaient jamais les Soviétiques de 1973.

Quand on voit comment il est facile pour eux d'être plus riches que des médecins en réussissant à quêter deux ou trois pesos convertibles par jour, on admire ceux qui s'escriment à travailler pour la même somme.

Bref, j'aime beaucoup Cuba et les Cubains. Je leur souhaite de trouver une solution à cet énorme problème de l'après-Castro.
CR Cramoti Regular ·
castro est aimé par les cubains comme kim jong-il ou niazov n........raffarin dans les sondages est mieux que lui, et de loin !
WI Williama Globetrotter ·
mais l'après Raffarin nous préocuppe aussi... et il n'y a pas qu'en Afrique qu'on aime les pauvres bêtes... en tout cas merci

aux ami(e)s du Quebec et d'Ouganda pour leurs témoignages et pour ceux à venir....

Williama
MU MuchFER Veteran ·
Castro n'est évidemment pas un grand démocrate, mais on ne peut pas le comparer aux dictateurs de tant de pays qui sont milliardaires et ne s'occupent que de leur profit. Je crois qu'il est sincérement aimé par beaucoup de Cubains. Je sais que plusieurs contestataires sont en prison mais pour avoir vécu en URSS dans les années de Brejnev, je crois que cette dictature est loin d'être aussi dure. Les serveurs des restaurants pour touristes ne se privent d'ailleurs pas de rire de leurs problèmes, ce que n'osaient jamais les Soviétiques de 1973.

Alors là on croit rêver.... les gentils dictateurs d'un côté et les méchants dictateurs de l'autre ! C'est de la naiveté, de l'endoctrinement, une déception politique qui a du mal à passer ou quoi ? Faudrait peut-être revenir sur terre. Castro est un pourri au même titre que l'autre félé de Corée du Nord, la junte birmane, Pinochet et les anciens tortionnaires d'Amérique du sud, Staline and co, ou encore nombre de guignols sanguinaires d'Afrique qui ont pillé ou pillent encore leurs pays. Je trouve que tes propos sont totalement irresponsables, et c'est le genre qui pousse à banaliser les exactions et autres saloperies qui se passent dans nombre de pays. Et si cette dictature est loin d'être aussi dure comme tu dis, prends donc la place d'un de ces "contestaires qui sont en prison", on en reparlera ensuite...
MA Mariaredo Regular ·
Merci Williama.Mais il est vain de vouloir porter un témoignage à ceux qui n'en veulent pas car leur opinion est définitive. Et si, distinction il doit y avoir entre les dictatures, ce que je pense personnellement, sans aller chercher bien loin d'ailleurs;il y a lieu, pour les Cubains de craindre le pire du retour de la junte de Miami;mais leurs amis pourront leur offrir de la place à Guantanamo pour y loger leurs "ennemis". Pour mémoire: verifier la situation des Cubains sous la bienveillante férule de Batista;( même le Larousse parle d'impitoyable dictature !).La misère est fabriquée par ceux qui ont intêret au retour des juteuses affaires du bon vieux temps. Et une mention d'honneur aux pays qui osent dire non aux oukases des USA, entre autres (rares) le CANADA. Point final. Au plaisir.
WI Williama Globetrotter ·
en tous cas une chose est sûre Cuba ne laisse jamais indifférent. On démarre une discussion à partie d'une histoire de pourboire et ça se termine "en baie des cochons"...

Un autre point, au cours de notre voyage on a très bien mangé. On a été les premiers étonnés. On mange bien non pas dans les restaurants officiels où la bouffe est insipide, mais chez les cubains eux-mêmes. Il y avait toujours dans les familles une bonne mama cubana pour mitonner de bons plats avec une propreté irréprochable, et les denrées étaient variées de l'entrée au déssert en passant par les fruits et les légumes contrairement aux restaurants d'état. Quand à la langouste théoriquement les particulares n'ont pas le droit de les vendre mais en fait il y a une tolérance car on en a mangé sur demande à toutes les sauces...on s'était pourtant préparé à un régime forçé, là aussi on a découvert une facette plus nuancée.

je ne peux qu"inviter les voyageurs à aller à la rencontre de ce peuple attachant et joyeux malgré ses problèmes. Les cubains forment une véritable nation et n'ont pas du tout un esprit moutonnier... et surtout il faut fuir Varadero... la seule rencontre que vous y ferez c'est celle de votre collègue de bureau ou d'un stressé bien de chez nous...

à+

Williama
MA Mariaredo Regular ·
Ne soyez pas trop sévère en ce qui concerne Varadero;il n'y a pas que Las Americas;entre Kawama et Las Americas, on peut trouver les Cubains.Mais il est vrai qu'il vaut mieux les rencontrer dans la vielle ville de La Havane ou à Vinales, ou Pinar del Rio.AU plaisir. -Pour le souvenir quelques photos.(Le max.accepté)
LU Lunamia Regular ·
pour les branchés au Québec, reportage sur Fidel Castro aux grands reportages de radio canada ce soir et demain soir 20h00. Deplus, une lecture très intéressante afin de mieux comprendre qui est cet homme; Castro l'infidèle écrit par le journaliste français Serge Raffy. extrêment instructif.
DI Diamazone Regular ·
Sans tenir des propos radicaux comme MUCH de France, j'abonde un peu dans son sens.....

Castro a fait de grandes choses, et libéré son pays du joug de Battista et des États-Unis, mais hélas, il a cédé à la tentation de devenir lui-même un dictateur, ce qui efface pour moi les bonnes choses du passé.....

Il est respecté, aimé, mais craint pas les cubains....le communisme, le castrisme ne leur donnent pas le droit de libre parole, de s'exprimer par la contestation, et de voyager hors du pays....bien que l'embargo américain soit en partie responsable de la grande pauvreté de Cuba, quand on a un dictateur comme dirigeant, on est entre les mains des forces et des faiblesses d'un seul homme, et les prisons de Cuba sont pleines de gens qui ont osé tenir tête à Fidel....les droits de l'homme n'étant pas respectés....

Bien qu'il y ait des pays pires en fait de dictatorat, de tortures et des droits de l'homme bafoués, Castro reste un dictateur, qu'il soit plus ou moins "pire" que d'autres...et cela me chagrine pour les cubains qui méritent une totale liberté....Nous, des continents américains et européens, évoluont dans une grande liberté, et je ne penses pas que nous supporterions ce genre de régime.......

Je vous invite à écouter ce soir, le 1er Mars à 20h00 à RDI (canal canadien français) un reportage fort intéressant sur Fidel Castro.....le second volet sera demain le 2 Mars.....

Ce serait intéressant d'avoir les points de vues suite à cette émission.C'est toujours intéressant d'en apprendre au sujet des différences politiques et culturelles.....

Diama.
Diamazone
MA Mariaredo Regular ·
Je pense en effet que le radicalisme est la pire des choses en cette matière.On reste rêveur en constatant que les pires dictateurs de fait sont chouchoutés, entretenus, armés, y compris d'armes bactèriologiques, par les puissances "démocratiques" jusqu'au jour où, les intêrets ayant changé, ils deviennent des monstres;le processus inverse peut avoir lieu. Castro, ancien pensinnaire de La Juventud, en a fait un lieu culturel.Les 2000 mercenaires de la Cia, capturés par un sursaut populaire, il ne les a ni emprisonnés à vie, ni executés pour haute trahison;il les a retounés à l'expèditeur contre des médicaments. Les écoles, il faut les voir;l'illètrisme n'existe plus à Cuba, même chez les personnes agées. Et c'est dans la culture qu'il faut voir l'après castrisme;il y a bien eu un après Franco. Le social, la culture, la recherche, ce ne sont pas seulement des mots. La reconquête de Cuba, cela n'a pas été une invasion;la douzaine des conquèrants du Gramma ont fait boule de neige.Ceci est de l'histoire rècente et ceux qui en suivaient l'évolution étaient loin de penser qu'ils, je ne dis pas connaîtraient, mais mettraient un jour les peids à Cuba. Je ne voudrais pas être le thurifèraire de Saint Fidel, d'ailleurs le Che lui ravirait la place sans aucun conteste, maintenant encore. Pour finir une petite histoire, vraie. Lors de mon dernier séjour à Cuba, je me suis trouvé à l'aéroport, auprès d'une dame qui pleurait. Cubaine d'origine, elle avait profité de l'offre de quitter librement et officiellement le pays pour fuir l'immonde blocus des Usa.Installée en Suisse, elle avait profité d'un visa touristique pour rentrer au pays, avec l'espoir de pouvoir retrouver sa nationalité cubaine, quels qu'en soient les risques. Hélas, le processus était irréversible et elle ne pouvait pas rester sous le joug castriste... Bonne recherche à tous.
WI Williama Globetrotter ·
au cours de mon séjour j'ai rencontré dans mes familles visitées des cubains qui ont voyagés chacun à leur façon :

un chauffeur de taxi qui avait pendant "la période soviétique" bourlingué en Tchécoslovaquie, bulgarie et Viet nam.

un autre avait pendant plusieurs années tavaillé ... à Montpellier à la SEITA (tabac) enfin le dernier d'une trentaine d'année travaillait à Francfort et revenait l'été à Cuba pour faire le chauffeur (au noir) et aider sa famille sur place. Encore des facettes et des contradictions par rapport aux idées reçues. Le fait de ne pas pouvoir voyager est surtout lié à un niveau de vie. On peut vivre sous un régime autoritaire et faire du tourisme exemple..les chinois en ce moment.

D"autre part, je ne pense pas qu'un régime autoritaire soit la véritable cause de non développement d'un pays. N'oublions pas que notre République et notre Démocratie française a grandie à l'ombre des dictatures : les excés de la Révolution française et de Robespierre nous ont donné les Droits du citoyen, la nationalité française aux juifs et l'abolition de l'esclavage en métropole. Napoléon 1er, dictateur passeblement sanguinanre nous a donné le code civil et l'Education Nationale et enfin pour le social le droit de grève et celui de constituer des coalitions (syndicats) c'est Napoléon III ... un autre dictateur. C'est terrible mais tous ces hommes avaient une vision qui allait au delà d'un simple enrichissement personnel, c'est aussi eux qui ont coulé le ciment de notre liberté actuelle .

Dans un pays pauvre, opprimé et sortant d'une longue période coloniale la dictature est un "régime naturel", le tout est de tomber sur le bon dictateur et je crois que la nation cubaine a aussi le droit de grandir et de s'améliorer à partir également des bases actuelles acquises avec succès en matière de santé, de sécurité et d'éducation...

à+

Williama
CA Casagibo Regular ·
Je vis au pays de Franco présentement et plus de 25 ans plus tard on sent encore sa présence dans l'esprit des espagnols... C'est peu dire. J'ai vécu en République Dominicaine également et 40 ans après la didacture on sentait encore la présence de Trujillo. On n'oublie jamais la dictature quelle qu'elle soit et jamais pour ce qu'elle aura eu de positif... Car il n'y a rien de positif à étouffer l'opposition, à restreindre la circulation des idées... JAMAIS!

De Cuba on ne réfère maintenant qu'aux bons côtés de la révolution cubaine dans les années qui ont suivi le renversement de Batista... Mais depuis où en sommes-nous. Oui il y a toujours le blocus américain mais à ce que je sache les autres pays ont des échanges économiques avec Cuba, Canada inclus. De libérateur Castro s'est transformé en dictateur refusant l'opposition jusqu'à se débarasser de ses partisans les plus proches tel que le CHE. Et c'était il y a 40 ans alors qu'en est-il maintenant?

Les idéologies figées dans le temps périssent un jour ou l'autre et Cuba souffrira encore longtemps malheureusement. Ceci étant dit j'ai été longtemps un admirateur de la révolution cubaine et je le serai toujours mais la révolution est terminée depuis longtemps. Déjà j'avais pu le constater lors d'une visite (non touristique) en 1977 avec une jeunesse qui se questionnait sur son avenir et ils avaient bien raison.

Quant à ceux qui croient qu'on ne peut sortir de Cuba il faut tout de même corriger le tir. Oui les cubains peuvent sortir de Cuba à la condition d'avoir l'argent pour le faire avec entière liberté d'y retourner et un bon dossier évidemment. Il ne faut tout de même pas tomber dans la mythologie à l'américaine ce qui est guère mieux.

Soutenons ces journalistes qui sont toujours en prison pour avoir exprimé ce que vit le peuple cubain... Ils le payent cher malheureusement.
Carboneras-Andalousie
MA Mariaredo Regular ·
Tout d'abord, en préambule, sachez que tel que je vous connais, je sais que vous parlez en connaissance de cause et ne vous contentez pas d'un catéchisme aux formules définitives. Et merci d'avoir changé de titre réellement plus réaliste;"dictateur sénile" dans les Caraïbes où l'age est respecté...;de plus il y a une connotation du fait que tout a une fin. Vous avez la chance de vivre désormais dans une monarchie constitutionnelle, succèdant à une dictature et de ce fait, libèrale. A votre avis, vous qui connaissez parfaitement la situation:pensez vous que la situation des Dominicains soit à ce point supèrieure à celle des Cubains? D'autre part, comment envisagez vous l'alternance à Cuba autrement que par le retour des fantoches nervis de la Fruitière et ses conséquences inéluctables. Un bon dictateur, c'est celui dont les "résultats sont globalement positifs..."à défaut de mieux. A propos du CHE, le pur et dur; ne pensez vous pas plutôt que c'est lui qui a consommé la rupture ? A propos des journalistes internés (quel qu'en soit le nombre d'ailleurs), solidaire, oui, mais je me sens mal dans mes pompes quand, actuellement, chez nous, certain ne doit de ne pas être en prison pour avoir tenté d'intervenir pour la libèration de journalistes qu'au seul fait d'être couvert par son immunité parlementaire. J'ai connu l'époque où, pour s'en tenir à la seule Europe, le Portugal, l'Espagne, la Yougoslavie, la Grêce, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la RDA, etc dans le même temps bravaient impunément les démocraties.J'en ai d'ailleurs alors visité cinq. Pour se donner bonne conscience, il suffisait d'aller voir un film de Costa Gavras. Mais qui, actuellement sait ce que voulait dire Budapest ou Prague? Le temps fera son oeuvre, et personnellement, tout en espèrant que la partie négative du bilan d'une dictature (république de fait) soit effaçée, qu'au moins la partie positive soit préservée.Ceci pour le peuple cubain qui ne mérite pas que son image soit ternie par des propos outranciers et irresponsables .Mes amitiés.
MU MuchFER Veteran ·
"Ceci pour le peuple cubain qui ne mérite pas que son image soit ternie par des propos outranciers et irresponsables"

Et si l'on ajoute le mot "actes" apres "propos" on pourrait presque penser au dictateur en question...

Quant au reste, c'est beau l'absolution. Trouvons pire que nous, on ira tous au paradis et que les morts reposent en paix ! Amen.
PV Pvirlo Regular ·
Mon point de vue sur Cuba est certainement partial etant donné que je viens d'y faire 2 séjours très près de la population qui vont certaiennement se terminer par une noce la bas ! Les Cubains peuvent en effet sortir à condition d'avoir de l'argent ( les apparatchicks du régime ) ou encore de rencontrer un étranger de passage ! J'étais loin de me douter de ce qui allait arriver lorsque j'ai débarqué ce 25 juillet 2004 à Santiago de Cuba avec mon vélo dans les bagages. En effet C'est en faisant un circuit à travers l'est de l'île avec un copain français que j'ai rencontré dans une des maisons particulières ou on a été invité ( et ils ont pris de TRES gros risques ) ma future et tendre bien aimée 🙂 Oui Cuba est un pays très attachant qui ne laisse pas indifférent. Le régime il y a de tout : du bon ( l'éducation, la santé la culture .... la musique afrocubaine, c'est vraiment d'une richesse et d'une diversité impressionnante malgré la dureté du régime ) et du mauvais ( l'absence de liberté, la propagande et la langue de bois dans les médias, un système économique sclérosé qui tue l'initiative individuelle ) mais une partie des difficultés économiques vient aussi de l'embargo US. D'ailleurs l'attitude des USA à l'agard de Cuba est débile et contre productive ! les USA n'obtiennent rien de Fidel Castro. Ce sont les pressions européennes et en particuiier de la diplomatie espagnole qui ont permi récemment la libération de Raoul Ribeiro. Au contraire l'embargo USA permet à Fidel Castro de justifier toutes les difficultés du pays auprès des Cubains et le pire c'est que ça marche ! Alors le meilleurs service que l'on puisse rendre aux Cubains, c'est d'y aller mais pas dans les ghettos à touristes de Varadero ou de Cayo Lévissa, mais d'aller dans les maisons particulières officielles ou non à la rencontre des Cubains. Si vous allez dans les maisons non officielles soyez discrets ( en particulier n'y allez pas en voiture de location ) mais choississez plutôt le vélo ou les bus locaux ( un vélo, ça se planque dans la maison, pas une bagnole .... ) ils risquent gros à recevoir des étrangers chez eux sans autorisation 🙁 Et puis Cuba à vélo c'est vraiment génial ! On n'est pas emmerdé par la circulation automobile comme dans d'autres pays, c'est peut être un des seuls aspects positifs de l'embargo, les cubains ignorent les embouteillages !
A vélo, ce n'est pas par hasard, si je ne m'arrête pas chez Total http://www.grandpedaleurlibre.org
MA Mariaredo Regular ·
Partial?je ne crois pas, et je pense au contraire que vous avez parfaitement cerné le problème.Tout n'est pas blanc;tout n'est pas noir;mais transformer le monde d'un coup de baguette magique à partir de Bécon les Bruyères, je laisse cela aux experts, mais n'ai pas l'intention de croiser le fer avec.(inutile, ils savent) Au plaisir.
ZA Zabeth Regular ·
Bonjour Lunamia,

J ai pris en note le titre du livre sur Castro que tu suggères .

Je viens de terminer : Cuba ... Tout changera demain ... de Ben Corbett, Edition ALVIK, écrit en 2003,

C est justement sur ce que vive actuellement les Cubains .

Intéressant et réaliste .
Heureux les amis qui s'entendent assez pour se taire ensemble. CHARLES PÉGUY
NE Nelsonruz Regular ·
Afin de voir les choses sous un autre angle, je vous suggère le livre Danielle Bleitrach et Viktor Dejaj

Cuba est une île.

le temps des cerises

http://www.letempsdescerises.net/

http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html

Quelques articles du journal le monde diplomatique

http://www.monde-diplomatique.fr/recherche?s=cuba--

Autres sites intéressants sur le sujet:

http://www.cubaparis.com/francais/education.htm

www.cubafriends.ca

http://www.cubavision.cubaweb.cu/especiales/22-12-2003/especiales_detalles.asp

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=164

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=6

http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBQ&object_id=25174

http://www.unicef.org/french/infobycountry/cuba_statistics.html

http://wcs.org/sw-education/internationaleducation/465993

http://cade.athabascau.ca/vol8.3/11b_fyi_miranda-english.html

http://www.cofc.edu/~friedman/lastud/cubaprog.html

D'autre part Cuba a une activité culturelle très sontenu.....on peut y voir de nombreux artistes.....

voir ces quelques sites

http://www.cubarte.cult.cu/fr/index.php

http://www.lajiribilla.cu/

http://www.artedigitalcuba.cult.cu/

http://www.sanalejandro.cult.cu/pages/historia/03.htm-

Dernier Article de Daniel Bleitrach

Objet : Le député Julia, Cuba et Mata Hari...

Adresse au gouvernement et aux députés français...

À priori je n'ai aucune tendresse particulière pour les barbouzes, mais je trouve que certains députés, en particulier Laurent Fabius, qui se sont insurgés contre "le viol des droits de l'homme à Cuba", devraient être cohérents avec eux-mêmes et soutenir haut et fort la revendication du Député Julia.

Que réclame cet homme: "Pour permettre ce travail"(aider la libération des otages.ndlr) Didier Julia oppose un préalable "absolument nécessaire": "la levée du contrôle judiciaire" sur ses collaborateurs Philippe Brett et Philippe Evanno. Ces deux derniers avaient en effet participé à une tentative avortée de libération des ex-otages français Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ils ont été mis en examen le 29 décembre pour "intelligence avec une puissance ou une organisation étrangère".

Cette" puissance" étrangère est officiellement la Côte d'Ivoire, dont le Président avait prêté son avion personnel. Première évidence, quels que soient l'état de nos relations avec le président de la Côte d'Ivoire, nous ne sommes pas en guerre avec ce pays. Surtout nous ne subissons pas de sa part depuis plus de quarante ans des attentats terroristes qui auraient fait plus de 4000 morts et autant d'handicapés à vie (c'est le chiffre pour 11 millions de Cubains alors en ce qui concerne la France, cela donnerait cinq fois plus); nous ne subissons pas de la part de la Côte d'Ivoire, un terrible blocus condamné par toute la communauté internationale et qui pèse abominablement sur le niveau de vie de nos concitoyens, des lois extra-territoriales. La Côte d'Ivoire ne finance pas contre nous des campagnes de désinformation, ne consacre pas officiellement une part de son budget à dé-stabiliser la République française, à attenter contre son chef d'État, à payer des mercenaires que la propagande baptise dissidents...

Tout bien réflechi, et sans mauvais esprit, si un pays devait avoir quelque contentieux avec le notre c'est la Côte d'Ivoire qui légitimement pourrait se plaindre de nos interventions, ne serait-ce que sur le plan historique...

Donc je ne comprends pas pourquoi ce qui est vrai à Paris devient faux quand il s'agit de la Havane. Pourquoi mettre sous contrôle judiciaire sans procés des gens qui sont soupçonnés d'intelligence non pas avec l'ennemi mais avec une "simple puissance étrangère" qui n'est pas en état de nous menacer et pourquoi hurler au "viol des droits de l'homme" quand des gens convaincus par un procés légal d'avoir touché de l'argent des États-Unis pour dé-stabiliser Cuba ?

Pourquoi alors que la vie des otages est en jeu, ne pas répondre à cette demande du député Julia ?

Soyez logiques avec vous-mêmes, si vous vous obstinez à réclamer des sanctions contre Cuba pour avoir mis en prison des gens convaincus d'intelligence avec l'ennemi en temps de guerre, il faut répondre positivement à Julia et ses acolytes... Au lieu de les traiter comme Mata Hari soi-même...

Danielle Bleitrach

http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html
NE Nelsonruz Regular ·
CUBA & DEVELOPPEMENT DURABLE

Durabilité d'une révolution ou dictature insoutenable ?

Notes et impressions de voyage.

Jean-Yves MORGANTINI, agronome.

Contexte : Du 05 juillet au 07 Août 2004, 5 semaines dont trois dans le cadre d'un voyage avec un groupe UNESCO à 15 personnes et deux semaines en voyage « privé », non préparé, à trois personnes. Présence pendant les 5 semaines, de Jaïmé, ethnologue Argentin vivant en France depuis 30 ans, qui, entre autre, a assuré la traduction dans sa langue maternelle et apporté une connaissance précieuse de l'histoire de Cuba.

Ces notes ne résultent pas d'une étude scientifique de la société cubaine mais rendent compte de ce que nous avons vu, entendu et perçu au cours de ce voyage.

Itinéraires et rencontres :

1- DURABILITE SOCIALE : EQUITE :

C'est peut-être ce qui est le plus remarquable pour un occidental de pays dit démocratique : il n'y a pas d'extrême pauvreté ni d'exclusion. Alimentation : L'Etat assure à chacun un minimum alimentaire (carte donnant droit aux produits de base à des prix très bas). Santé : accès aux soins gratuits pour tous quelque soit l'importance de l'intervention (consultation ou chirurgie lourde) dans un système performant : 1 médecin pour 120 familles, programme de suivi obligatoire pour les

femmes enceintes et les jeunes enfants, des hôpitaux et cliniques apparemment plus nombreux que les casernes. Les compétences médicales cubaines s'exportent (par exemple, 3 000 médecins cubains assistent les populations des zones retirées au Venezuela) . Les difficultés sont dues au blocus qui empêche l'approvisionnement en certains médicaments, et à l'ouverture au tourisme qui augmente les problèmes de drogue et de prostitution dans les grandes villes. éducation : école gratuite et obligatoire pour tous jusqu'à 16 ans. Les formations bsupérieures sont également gratuites y compris repas et hébergement. Il n'y a plus d'illettrisme qui touchait encore 40% de la population en 1961 et les cubains nous sont apparus plutôt cultivés et qualifiés dans tous les contacts (chantiers, campagnes.) que nous avons eus. travail et salaires : c'est l'Etat aussi qui assure les emplois sous différentes formules (administrations, entreprises coopératives, activités individuelles.). Tout le monde à accès à un travail mais pas toujours celui qu'on voudrait, c'est pour ça qu'il y a environ 3% de chômeurs. Il n'y a pas d'indemnité de chômage mais la couverture sociale est maintenue. L'éventail des salaires est très resserré, de 10 à 30 dollars par mois (du manoeuvre au médecin ou directeur). Pour gagner plus, il y a des primes en fonction du travail fourni et certains cumulent deux emplois. L'ouverture au tourisme est en train de bouleverser cette organisation sociale car ceux qui sont au contact des touristes peuvent gagner beaucoup plus en dollars ce qui dévalorise les enseignants, médecins et autres cadres qui abandonnent leurs postes pour faire guide, hôtesse ou chauffeur de taxi. logements : ils sont aussi attribués par l'Etat et le prix de location est faible, voire nul, l'électricité est distribuée presque gratuitement, entre les coupures.. A la Havane, les conditions de logement sont loin d'être équivalentes, il y a un monde entre la promiscuité et l'insalubrité dans la vielle Havane et les quartiers « riches ». Mais ce n'est sans doute pas par désintérêt car, prévoyant quelques évolutions possibles, Castro a délivré l'équivalent de titres de propriétés aux personnes occupant les logements de la vieille Havane pour qu'ils ne puissent pas être expulsés sans compensation si un jour ces bâtiments prenaient de la valeur et suscitent des appétits. TOLERANCE / RACES, RELIGIONS, AUTRES PAYS :

Les métissages entre amérindiens d'origine, blancs conquérants et noirs importés comme esclaves, donnent toutes les nuances de couleurs de peau. Les luttes contre l'esclavage, pour l'indépendance ensuite et pour la révolution récemment, donnent une société actuelle qui ne fait pas de différence raciale.

Les religions s'expriment peu à l'extérieur et les cubains qui mélangent facilement catholicisme et rites africains ne semblent pas avoir de problèmes pour exercer ou non la religion de leur choix.

Très solidaires entre eux, les cubains n'ont qu'un ennemi déclaré : l'impérialisme qu'ils dénoncent et redoutent quotidiennement chez leur plus proche voisin, les USA. Cependant ils ne font pas d'amalgame et n'ont rien contre les citoyens et la nation des Etats-Unis, ce sont les politiques impérialistes et les dirigeants responsables qu'ils combattent. Les cubains font remarquer que Cuba est sans doute le seul pays ouvertement hostile aux USA où le drapeau américain n'a jamais été brûlé. Et si un jour le peuple américain veut se débarrasser de ses dirigeants, les cubains sont prêts à les aider. Ils sont d'ailleurs spécialement solidaires des peuples qui luttent pour plus de liberté ou pour leur indépendance : les campagnes de Che Guevara au Congo ou en Bolivie en sont une illustration militaire. Mais aujourd'hui, plus pacifiquement, les médecins au Venezuela ou l'accueil et la formation gratuits d'étudiants sahraouis en littérature ou argentins en éducation physique et médecine, que nous avons rencontrés, témoignent de cette solidarité même pendant les difficultés économiques. DEMOCRATIE, LIBERTE D'EXPRESSION ET DE CIRCULATION :

Dans ce domaine, rien n'est organisé sur le modèle de nos pays européens.

Il n'y a qu'un seul parti politique : le Parti Communiste Cubain et aucune expression ou opposition politique n'est possible en dehors du parti. Les journaux d'information et la télévision sont sous le contrôle de l'Etat (il existe une presse culturelle et artistique plus diversifiée mais qui est actuellement restreinte faute de moyens économiques).

Il ressort de nos nombreuses conversations sur ce sujet avec des personnes de différents horizons sociaux, que les cubains ne se reconnaissent pas victimes d'une dictature. Pour eux, la liberté d'expression existe au sein du parti. Dans les comités de quartiers, la parole est libre, on peut exprimer un désaccord, c'est là qu'on discute concrètement des conditions de vie sur un territoire proche et qu'on élit des représentants pour faire remonter les attentes. Bien sûr Fidel CASTRO est régulièrement réélu président du Conseil d'Etat mais les cubains disent que c'est parce qu'ils le veulent bien, qu'il ne pourrait pas se maintenir contre la volonté populaire. Effectivement, il n'existe pas de milice armée chargée de surveiller et contraindre les individus. La présence policière n'est visible que dans les grandes villes, là où il y a du tourisme. Les cubains en compagnie de touristes sont fréquemment interpellés, ils doivent pouvoir justifier leur présence. Officiellement, c'est pour protéger les touristes, il y a sans doutes d'autres raisons « internes » à ce contrôle, comme la prostitution ou le souci de contrôler les flux de devises qui sont nécessaires à la survie économique mais ne doivent pas déstabiliser l'organisation sociale.

Nous avons pu circuler librement sur tout le territoire avec les moyens de transports utilisés par les cubains sans qu'on nous demande où et pourquoi nous voyagions. Nous avons pu rencontrer et discuter de tous les sujets avec les cubains dans les lieux publics comme privés, sans jamais être inquiétés.

Les 74 prisonniers politiques sont considérés par les cubains comme des mercenaires des USA qui reçoivent une rémunération pour participer à la déstabilisation de la république socialiste. Les opposants non directement liés aux USA ne seraient pas inquiétés. Nous n'avions pas les moyens de vérifier ce point de vue mais la présidente du programme Man and Biosphère de l'UNESCO nous a expliqué que tant que les Etats-Unis n'avaient pas réinté gré l'ONU, l'UNESCO donnait des avis plutôt favorables sur Cuba, prenant en compte les résultats en matière de santé et d'éducation. Depuis que les Etats-Unis sont revenus, l'UNESCO critique régulièrement Cuba sur les droits de l'Homme. La désinformation semble assez fréquente de la part des Etats-Unis, pendant notre séjour au moins deux insinuations de G. BUSH ont fait réagir les cubains : l'une portait sur la nécessité d'une campagne de vaccination envers les enfants alors que nous avons vu que c'est chose faite régulièrement et obligatoirement depuis longtemps, et l'autre évoquait un paradis du tourisme sexuel pédophile, problème non visible au grand jour comme en Asie par exemple et que les autorités ont traité dès son émergence dans les années 90 et poursuivent la vigilance en interpellant tous les cubains qui s'affichent avec des touristes par exemple ou en interdisant l' accès de certaines zones touristiques aux cubains qui n'ont pas de travail déclaré sur ces sites.

Si la liberté de circulation est totale pour le touriste, ce n'est pas aussi simple pour les cubains. D'abord pour des raisons économiques, le pouvoir d'achat faible à l'intérieur du pays est quasiment nul vis-à-vis des pays étrangers. Ensuite pour des raisons administratives, les demandes de visas peuvent durer des mois voire des années et doivent être accompagnées d'une invitation émanant du pays sollicité. Les déplacements intérieurs eux sont limités par le manque de moyens physiques de déplacement, il faut donc faire des queues de plusieurs jours voire plusieurs semaines pour obtenir un billet, ce qui relativise les retards de plusieurs heures régulièrement dus aux défaillances techniques. les murs ont la parole : cette formule de Mai 68 pourrait s'appliquer à Cuba mais pour traduire une réalité différente. Les murs servent de support à des slogans choisis par les dirigeants pour édifier la population. Les plus anciens de ces slogans sont des louanges aux martyrs de la révolution ou cherchent à entretenir la motivation et l'élan révolutionnaire mais le plus souvent ils rappellent des idées humanistes de José Marti, philosophe qui a inspiré le mouvement d'indépendance puis la révolution. Dans la diversité des héros évoqués seuls le CHE et José MARTI reviennent plus souvent sans donner l'impression d'une volonté d'instaurer un culte de la personnalité et la présence de Fidel CASTRO est des plus discrètes. Les slogans les plus récents orientent résolument la population vers le développement durable ou commentent les évènements de géopolitique marquants pour Cuba.

2 -DURABILITE ECONOMIQUE :

VIABILITE : nous avons vu que les fonctions vitales, alimentation, santé, logement, éducation sont assurées à un niveau décent pour l'ensemble des 11 millions de cubains. Ceci posé, la rémunération du travail est très faible et ne permet pas un enrichissement personnel progressif comme nous en avons l'habitude pour les classes pas trop défavorisées de nos sociétés libérales. C'est une des raisons pour lesquelles certains jeunes bien formés et donc avec un potentiel, peuvent avoir envie de s'expatrier. Le tourisme les met devant la vitrine d'un magasin bien achalandé dans lequel ils voudraient bien rentrer. Cette raison est sans doute plus réelle qu'une hypothétique oppression dictatoriale.

EFFICIENCE : l'efficience c'est lorsque l'on est efficace avec un minimum de moyens. Le contexte particulier de Cuba sous embargo depuis 40 ans et sans aide extérieure significative depuis 1992 (effondrement du bloc soviétique) fait qu'il n'y a que très peu d'intrants dans les activités économiques cubaines qui ont du se fonder sur l'économie de moyens et l'autonomie. De ce point de vue on peut dire que l'économie cubaine a gagné en durabilité, ce qui est vrai en agriculture par exemple où les intrants industriels et énergétiques peuvent être remplacés par des ressources naturelles. Mais ce n'est pas aussi facile dans tous les secteurs comme dans le transport par exemple où l'économie de moyens et l'autonomie ne résultent pas de l'innovation mais plutôt du rafistolage et du recyclage de l' existant, au-delà du durable.les résultats en sont un service très insuffisant par rapport au besoins, une pollution évidente et une sécurité relative. Pourtant l'innovation existe aussi dans les transports avec le co-voiturage obligatoire pour ceux qui bénéficient des véhicules d'Etat, les camions-bus de grande contenance, les transports en communs à traction animale.mais le transport reste un problème à La Havane et sur les longues distances.

DIVERSIFICATION / AUTONOMIE

Pendant longtemps l'économie cubaine a reposé principalement sur les exportations de sucre et un peu de tabac. L'essentiel des produits alimentaires étaient importés. L'embargo avait laissé le bloc soviétique comme unique débouché, ce qui n'a plus fonctionné à partir de 92. Obligé de mettre fin à cette dépendance fragilisante, l'Etat a réduit considérablement la production de sucre pour développer une agriculture vivrière. Pourmaintenir un minimum de rentrée de devises, l'île s'est ouverte au tourisme.

3- DURABILITE ENVIRONNEMENTALE

Jusque dans les années 90, Cuba s'était engagé dans un développement « à la soviétique » sans souci des retombées sur l'environnement. Ce qu'il en subsiste aujourd'hui continue à « cracher » allègrement comme la torchère de la raffinerie à La Havane ou les moteurs des camions et des voitures américaines des années 50 aujourd'hui équipées de moteurs de tracteurs ou voitures russes. LES RESERVES ENVIRONNEMENTALES : dans le cadre du programme Man & Biosphère de l'UNESCO, Cuba a créé six réserves depuis 1985 qui ont pour objectif de conserver et d'étudier la biodiversité tout en conciliant l'usage des ressources par les communautés qui y vivent.

Nous avons visité celle de la sierra de Rosario (Las Terrazas) qui est la plus ancienne et la plus petite mais reste un modèle international pour son organisation et l'implication des populations locales.

Dans la réserve de Guanahacabibes, à l'extrême pointe ouest de l'île, nous avons rencontré et accompagné dans leurs travaux pendant quelques jours, les étudiants qui suivent chaque année la reproduction des tortues marines. Nous avons eu la chance de croiser la route d'un boa (dite « Santa Maria ») de plus de deux mètres dans l'après midi et d'assister à la naissance d'une couvée de cent vingt cinq tortues au petit matin. Sur cette même plage de sable blanc, ourlée de récifs coralliens où pullule une multitude des plus colorée (poissons, éponges, algues, crabes.), nous avons aussi remplir plusieurs dizaines de grands sacs avec les morceaux de plastiques de toutes origines apportés par la mer.

Chaque Réserve établit son plan de gestion avec le directeur, les techniciens et tous les acteurs de la zone concernée qui est subdivisée en trois parties : le noyau central, sanctuaire où seules les recherches scientifiques sont autorisées, la zone périphérique où les activités humaines par les autochtones sont admises mais contrôlées et la zone de transition où peuvent se développer certaines activités économiques. L'UNESCO participe à une évaluation décennale mais n'apporte pas de financement pour le fonctionnement, seulement pour des colloques scientifiques, des formations et des échanges dans le réseau mondial.

Globalement, les problèmes sont le manque de personnel pour assurer toutes les fonctions, le manque de moyens de communication et de diffusion. Les projets s'orientent vers la valorisation des produits issus des réserves et donc la mise en place de cahier des charges, de démarche qualité et de labels. LE CAS DE L'AGRICULTURE :

A Cuba, les rapports entre l'Homme et la nature étaient plutôt difficiles car celui qui travaillait la terre, c'était l'esclave. Les salariés ont remplacé les esclaves chez les planteurs de canne à sucre pour une monoculture d'exportation qui occupait les meilleures terres. Cette histoire conditionne encore les mentalités, le travail de la terre est mal considéré ce qui ne favorise pas amour et relations avec la terre.

La révolution, avec le soutien soviétique, avait choisi l'intensification de la canne à sucre pour l'exportation, à grand renfort de machines, engrais et pesticides.

En 1990, la fermeture des débouchés et la pénurie d'intrants résultant de l'embargo ont conduit à un changement radical de stratégie avec pour objectifs : diversifier les productions pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, réduire l'utilisation des intrants, mieux utiliser l'ensemble du territoire qui est vaste mais avec peu de terres jugées fertiles.

Ce qui ce traduit par : diminution des surfaces en canne à sucre augmentation des surfaces en pommes de terre (auto suffisance atteinte aujourd'hui) et riz (60 % des besoins couverts) multiplication des sites et des surfaces consacrés au maraîchage notamment en agriculture urbaine : les « organico-ponicos ». développement de la lutte intégrée (zéro pesticides sur tabac, maraîchage.) recours à la phytothérapie, l'homéopathie et la radiesthésie pour les plantes et les animaux. généralisation de l'utilisation de la matière organique : compostage et engrais verts, notamment les légumineuses. seules la culture d'exportation de canne à sucre et les cultures vivrières de base (riz et pomme de terre) reçoivent les engrais disponibles en complément de la matière organique. développement de la traction animale (avec des boeufs) et des outils adaptés sur tabac, maïs, légumes, arboriculture. encouragement à la mise en place de petites unités polyculture élevage, sur les territoires jugés difficiles et délaissés (montagne).

L'Agriculture urbaine : mise en ouvre de façon concertée entre l'Etat, les ONG et les communautés urbaines. Les Australiens ont apporté l'idée de la permaculture, système de vie globale et autosuffisant.

Objectifs : production supplémentaire d'aliments (fruits et légumes et aussi Ignames, Manioc.) recyclage des déchets organiques urbains.

L'Etat attribue des terrains libres en zone urbaine à condition de ne pas couper des arbres et d'utiliser ces espaces attribués pour produire.

Les premiers espaces occupés étaient petits et l'Etat a apporté un soutien pour ces potagers familiaux. Vers 1995, de plus grandes surfaces sont investies et on passe de l'autoconsommation à la commercialisation. Le ministère de l'agriculture crée la Direction de l'Agriculture Urbaine. En 1997, la vente qui se faisait sur les marchés ou dans les petits magasins se fait maintenant sur le site de production : ORGANOPONICO.

Résultats : à La Havane, on estime à 20 000 le nombre de producteurs urbains (hors banlieues) sur environ 2 000 hectares. plus grande disponibilité de fruits, légumes, manioc (environ 300 gr /jour /personne, en plus). création d'emplois : producteurs, techniciens d'encadrement. épargne supplémentaire.

Aujourd'hui : l'agriculture urbaine est prise en compte dans les plans de développement des villes. elle permet de resserrer les liens sociaux elle sensibilise les jeunes citadins à l'importance de la terre et de l'environnement.

Problèmes : disponibilité en eau ramassage des résidus organiques.

Avenir : relier les ORGANOPONICO aux loisirs (jardinage du dimanche) et à l'écotourisme. développer le recyclage des déchets urbains

VALORISATION DU PATRIMOINE

Cuba est un musée vivant. Même s'il existe des musées fermés dans des bâtiments, l'essentiel du patrimoine est en liberté et participe à la vie des cubains.

Avec l'ouverture au tourisme, les cubains entretiennent et valorisent les trois principaux pôles de leur patrimoine : l'architecture espagnole, la révolution et la musique.

Toutes les villes ont au moins un quartier où l'on peut s'imaginer à l'époque des grandes familles espagnoles.

Où que l'on soit à Cuba, on peut revivre l'épopée de la révolution chaque jour dans un musée, au pied d'un monument, sur les murs ou par le témoignage ému d'un ancien.

La musique est à tous les coins de rue, à toutes heures, pour les touristes bien sûr mais aussi pour les cubains qui sont soit musiciens soit danseurs : les racines africaines rythment les sons et les mouvements.

Les cigares et les voitures américaines de 1950 font partie du quotidien banal pour un cubain.

Impressions : il y a des démocraties dites libérales qui permettent la dictature de l'argent qui fait les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres et où la liberté d'expression repose sur « cause toujours, c'est moi qui détient les médias, la langue de bois et les menaces extérieures pour garder le peuple dans mon giron». il y a un régime socialiste dit dictatorial qui assure l'équité pour tous, le premier des droits de l'Homme qui est le droit au travail pour vivre dignement et où la liberté d'expression si elle est limitée n'est pas confisquée dans le but de privilégier un homme, une famille ou une caste. L' autoritarisme de l'Etat est en partie contrôlable par la population et il peut s'expliquer par le fait que Cuba se considère en guerre contre les USA : il est nécessaire de maintenir la cohésion de la patrie autour des valeurs de la révolution (qui sont très humanistes au demeurant) et de ne pas donner de prétexte à une probable intervention étasunienne. c'est une succession de portes fermées qui ont amené un pays à ouvrir la dernière qui donne sur le développement durable. Si on extrapole à la planète, tant que toutes les portes ne se seront pas refermées, on n'avancera pas véritablement vers la durabilité. Et parce que les cubains ont de l'humour, on peut dire qu'ils ont la chance d'être soumis à un embargo, eux. Cuba, avec ses 11 millions d'habitants condamnés à l'autonomie, est un laboratoire grandeur nature pour le développement durable et les cubains sont prêts à échanger avec nous sur ce sujet, on y va ?

Jean-Yves MORGANTINI http://www.ruralinfos.org/xregard_international.php3
ZA Zabeth Regular ·
J ' apprécie toute la documentation envoyée .

Merci et bonne journée.
Heureux les amis qui s'entendent assez pour se taire ensemble. CHARLES PÉGUY
MA Mariaredo Regular ·
Avoir osé le dire, chapeau bas ! J'ai attendu 2 jours pour le dire, car je m'attendais à une levée de boucliers de la par de ceux que je nomme"ceux qui savent";a savoir qu'ils disent ce qu'ils savent mais ne savent pas ce qu'ils disent. En fait, pour une fois, le bons sens l'aurait emporté? Il ne faut donc pas désespèrer.Merci d'avoir remis les pendules à l'heure.
MU MuchFER Veteran ·
Tiens, juste une petite question : imaginons que le gouvernement francais (ou belge, canadien, etc, pour les autres) t'interdise tout contact avec les etrangers sous pretexte de defendre ses "valeurs" (l'un des arguments avances par le ministre du tourisme cubain). Quelle serait ta reaction ?
MA Mariaredo Regular ·
Pourquoi répondre? " Tu sais, toi", la réponse qu'il faut te faire . Mais au fait, j'ai quelques doutes sur ta connaissance réelle de Cuba en dehors de quelques slogans un peu ringards. Je préfère encore ceux de Cuba;eux au moins ils font sourire;même pas lorsqu'il sont sur les murs des établissements spécialisés dans l'éducation des personnes agées.La sénilité n'a rien avoir avec le nombre des années.D'autre part, il faut se souvenir d'un "dictateur sénile" dont les portraits recouvraient les murs de la France à une certaine époque. Les portraits du barbudo, il faut les chercher pour les voir.Au regret..
MA Mariaredo Regular ·
Pour le bon compte..
NE Nelsonruz Regular ·
- -Tiens, juste une petite question : imaginons que le gouvernement francais (ou belge, canadien, etc, pour les autres) t'interdise tout contact avec les etrangers sous pretexte de defendre ses "valeurs" (l'un des arguments avances par le ministre du tourisme cubain). Quelle serait ta reaction ?

Je communique régulièrement avec des cubains sur internet....dont une étudiante à l'université de La havane.......Et on discute de tout sans restriction aucune...........😉
NE Nelsonruz Regular ·
Et puis franchement, il faut comparer ce qui est comparable........la france n'est pas victime d'un embargo depuis plus de 40 ans.....et non plus victime de toute sortes de tentatives de destablisations initiées par un pays voisin!!!!!!
MU MuchFER Veteran ·
Effectivement, on constate parfois que la perte des facultés intellectuelles n'a pas toujours avoir avec les années. Enfin, les cubains pourront toujours se consoler en se disant qu'il y a encore ici et là des camarades qui les envient... Au plaisir.
MA Mariaredo Regular ·
Lapsus... Qui les plaignent de l'oppression subie du fait du Père Fouettard des temps modernes. Si cela peut les consoler:aucun, aucun empire n'a résisté au temps. Au regret.
DE Dennis Globetrotter ·
Et ben c'est digne d'un article de "Gramma" le papier de l'agronome.....

De toute façon, la fin de l'histoire, elle est déjà écrite : comme les autres pays de l'est...sauf que là faut attendre la mort du vieux....
NE Nelsonruz Regular ·
Ouah super argumentaire!!!!!!!!.....L'avenir mon chère, c'est l'ALBA (Alternative bolivarienne pour les amériques).......
CR Cramoti Regular ·
Cuba c'est le theatre de l"empire deja ecroulé......
NE Nelsonruz Regular ·
Oui oui si tu veux......J'ai aussi Cuba la faillite d'une utopie..........-

Plus sérieusement, pour ceux qui sont intéréssés par l'initiative ALBA.....(pour une union latino américaine solidaire)....mettant l'être humain et son milieux comme principal préoccupation........

http://www.embacubalebanon.com/fidel1712041f.html
MA Mariaredo Regular ·
Peut être.. et VF, avec ses reflexions de voyageurs, la tribune des techniciens, ("ceux qui savent" congénitalement) du Café du Commerce et des chasseurs de casquettes. Les Cubains n'ont aucun souci à se faire .Pauvres Cubains.
WI Williama Globetrotter ·
aujourd'hui à Cuba il y a même un camp de concentration, le premier dans ce pays, avec des prisonniers qui échappent à toute juridiction et dont la plupart sont certainement des innocents ... c'est à Guantanamo ... il paraît que c'est exprès qu'il a été installé las bas, c'est pour donner aux cubains un exemple et l'envie de devenir de bons démocrates libéraux et obèses...

Williama
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut,

J'apprécie ce que tu as écrit, sauf une chose, l'alibi de l'embargo.

Qu'est-ce qui empêche et a empêché Cuba d'entretenir des relations commerciales avec le Canada, le Mexique, l'Europe de l'ouest, le Japon, etc.? A part l'idéologie, c'est à dire le régime cubain lui-même.

Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
DE Dennis Globetrotter ·
On trouve de tout à acheter en Chine, pays frére, il y a tonnes d'ordinateurs, de clim, de frigo, de tout.....mais avec les Chinois ils faut payer cash......les cubains ils ont juste réussi à leur acheter des vélos.........c'est parce qu'ils n'ont pas d'argent qu'ils ne peuvent rien acheter, les cubains.......
NE Nelsonruz Regular ·
Il y a un élément que tu oublies Phillipe.......Toute entreprise qui commerce avec Cuba est montré du doigt et boycotter par les américains.......Donc que font les entreprises française, japonaise etc....face à ce dilemne........elles mettent de côté Cuba car elles savent qu'elles perdront beaucoup si leurs clients américains décident du jour au lendemain de ne plus commercer avec eux.......D'autre part j'attire votre attention sur l' affaire lennox, en effet le 15 février 2005 les salariés de l’entreprise américaine Lennox à Lyon ont reçu un règlement en provenance du siège américain leur interdisant de voyager à Cuba...Ceci est exemple parmi tant d'autres mais vous montre que cet embargo ne s'exerce pas seulement de façon bilatérale... Si un tel blocus était appliqué à un pays d'économie de type ultra libéral....ça serait catastrophiques....les rues seraient remplis de mendiants...etc... Voir Le film de Fernando Solanas : "Mémoire d’un saccage" un film sur l’Argentine et les conséquences des politiques du FMI.....(L'argentine qui n'est pas sous embargo US)
DE Dennis Globetrotter ·
Pour commercer, faut avoir quelque chose à vendre......et pourquoi les Haitiens ils n'achétent rien.en, ils n'ont pas de $....les cubains non plus.........les USA ont bien levé l'embargo sur le Vietnam, ils ne pouvaient plus faire autrement.......
MA Mariaredo Regular ·
Tout d'abord, merci aux VFistes qui m'ont envoyé des messages, mais mon intervention n'a jamais eu pour objet la polémique aussi stérile qu'idiote.Je n'ai jamais voulu donner autre chose qu'un témoignage du vécu et, là, j'ai la chance de ne pas être assujetti d'un Lennox ou autre; mais cela n'est, hélas qu'un petit exemple.Oui aussi à l'évocation de Guantanamo, l'emblême Delta, mais seulement Delta, de la démocratie, où on débarque (du 313 de la CIA) après arrestation, détention arbitraire et sans jugement, torture. Le barbudo, lui qui avait goûté de la Juventud, en a fait un centre culturel;un maison de détention suffisant pour contenir ceux qui ont été convaincus, jugés et condamnés pour intelligence monnayée avec l'oppresseur. Cette oppression, hélas, n'aura de cesse qu la juteuse "Fruitière" n'ait repris possession du pays et de ses esclaves..avec la bénédiction, je vais me répêter, des stratèges du Café du Commerce et des Deux Hémisphères Réunis après leurs valeureux exploits chez les Teurs. On ne peut pas tout faire:baratiner et constater. A ceux là:bon baratin, mais je m'excuse, je prépare un départ imminent pour les Caraîbes, en RD pour être plus précis;mais qui aura le courage de faire le parallèle RD-Cuba ?(Je crois qu'il y a plusieurs VFistes à même de le faire de façon pertinente). Une petite mise au point concernant le Gramma lû entre autres lectures (les romans français sont en bonne position) dans les manufactures de cigares et je l'ai constaté chez Partagas. Le Gramma n'est pas seulementy une"feuille de choux", ce fut le navire (lire Grand Mat) qui débarqua la petite poignée des compagnons de route du "Dictateur sénile"et renvoya à ses tuteurs le brave Batista. J'ai été trop long, je l'avoue, mais, craché juré, je laisserai désormais la parole à "ceux qui savent".
NE Nelsonruz Regular ·
ALLOCUTION PRONONCÉE PAR FELIPE PÉREZ ROQUE, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU SEGMENT DE HAUT NIVEAU DE LA 61ème SESSION DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME

Genève, le 16 Mars 2005

(Traduction de l'original en espagnol)

Excellences :

La Commission des droits de l'homme - malgré les efforts de ceux qui, comme nous, croient honnêtement à son importance et se battent pour lui rendre l' esprit de respect et de collaboration qui animait ses fondateurs - a perdu toute légitimité. Elle n'est plus crédible. Elle permet l'impunité des puissants. Elle est menottée. On y voit proliférer le mensonge, le deux poids deux mesures, les discours creux de ceux qui, tout en jouissant de leur opulence, tout en gaspillant et en polluant, regardent ailleurs et feignent de ne pas voir comme on viole les droits de millions d'êtres humains à la vie, leur droit à la paix, leur droit au développement, leur droit à manger, à travailler, bref, leur droit de vivre dignement.

Nous savions tous que les travaux de la Commission des droits de l'homme étaient manipulés politiquement, dans la mesure où le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés l'ont usée comme si c'était leur propriété privée, l'ont convertie en une sorte d'Inquisition en vue de condamner les pays du Sud, en particulier ceux qui s'opposent activement à leur stratégie de domination néocoloniale.

Mais deux événements survenus l'an dernier ont modifié la nature du débat que nous soutiendrons ces jours-ci.

Le premier a été le refus de l'Union européenne de parrainer et de voter pour le projet de résolution qui proposait l'ouverture d'une enquête sur les violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l'homme - des violations toujours actuelles - dont sont victimes les plus de cinq cents prisonniers enfermés dans la base navale que les Etats-Unis occupent, contre la volonté du peuple cubain, dans la baie de Guantánamo. L'Union européenne, qui s'était opposée jusque-là aux motions de non-action, était même prête cette fois-ci à en présenter une pour éviter que son allié ne fasse l'objet d'une simple enquête. L'hypocrisie et la morale à double vitesse étaient à leur comble ! Que fera-t-elle cette année-ci après la divulgation des photos de tortures horripilantes dans la prison d'Abou Ghraib ?

Le second a été la publication du rapport où le Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, constitué à l' initiative du Secrétaire général des Nations Unies, affirme catégoriquement : « La Commission ne peut pas être crédible si elle semble avoir deux poids, deux mesures dans le traitement des questions touchant les droits de l' homme. » Pouvons-nous dès lors espérer que les représentants des Etats-Unis et leurs complices feront leur autocritique en séance plénière et s' engageront à travailler avec nous - les pays du tiers monde - pour sauver la Commission des droits de l'homme du discrédit et de la confrontation ?

Monsieur le Président,

Etre assuré de jouir des droits de l'homme de nos jours dépend de la sorte de pays - développé ou pas développé - où l'on vit, ainsi que de la classe sociale à laquelle on appartient. Voilà pourquoi il n'y aura pas de vraie

jouissance des droits de l'homme pour tous tant que nous ne conquerrons pas la justice sociale dans les rapports entre les pays et au sein des pays mêmes.

Un petit groupe de nations représentées ici - les Etats-Unis et d'autres alliés développés - ont déjà conquis le droit à la paix. Elles seront toujours les agresseurs, jamais les agressées. Leur paix repose sur leur pouvoir militaire. Elles ont aussi conquis le développement économique, fondé sur l'exploitation des richesses des autres pays pauvres, jadis colonies, qui souffrent et se saignent à blanc pour qu'elles puissent gaspiller. N'empêche que dans ces pays développés - et cela paraît incroyable - les chômeurs, les émigrés, les pauvres ne jouissent pas des mêmes droits que les riches.

Un pauvre peut-il être élu sénateur aux Etats-Unis ? Absolument pas. Une campagne électorale coûte au bas mot huit millions de dollars. Les enfants de riches vont-ils à la guerre injuste et illégale d'Iraq ? Pas du tout. Aucun des mille cinq cents jeunes Nord-américains tombés dans cette guerre n 'était fils de millionnaire ou de ministre. Ce sont les pauvres qui meurent là-bas, défendant les intérêts privilégiés d'une minorité.

Si vous vivez dans un pays sous-développé, alors votre situation est pire : c'est que l'immense majorité de la population, parce que pauvre et démunie, ne peut y exercer ses droits. Et le pays, comme pays, n'a pas non plus droit à la paix. Il peut être attaqué sous l'accusation d'être « terroriste », ou d'être « un réduit de la tyrannie », ou au prétexte qu'on va le « libérer ». On le bombardera et on l'envahira pour le « libérer ».

Le tiers monde, soit plus de cent trente pays, n'a pas non plus droit au développement. Aurait-il beau faire les plus grands efforts, le système économique imposé au monde le lui en empêche. Il n'a pas accès aux marchés, aux nouvelles techniques, il est menotté par une dette léonine qu'il a déjà payée plus d'une fois. Il n'a le droit qu'à la dépendance. On lui fait croire que sa pauvreté est le fruit de ses erreurs. Et dans ce tiers monde, les pauvres et les indigents, qui sont la majorité, n'ont même pas droit à la vie. Ce qui explique pourquoi onze millions d'enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans, alors qu'une partie pourrait se sauver rien que par un simple vaccin ou par des sels réhydratants. Ce qui explique aussi pourquoi six cent mille femmes pauvres meurent en couches. Les pauvres n'ont pas le droit de lire et d'écrire. Ce serait trop dangereux pour les maîtres. On les maintient ignorants pour les maintenir dociles. Voilà pourquoi l' existence de presque un milliard d'analphabètes dans le monde devrait faire rougir cette Commission. Ce qui explique pourquoi vingt millions de petits Latino-américains travaillent tous les jours, victimes d'une cruelle exploitation, au lieu d'aller à l'école.

Le peuple cubain croit avec ferveur à la liberté, à la démocratie et aux droits de l'homme. Comme les atteindre lui a beaucoup coûté, il en connaît le prix. Et puis, c'est un peuple au pouvoir. C'est là toute la différence.

Il ne peut y avoir de démocratie sans justice sociale. Il n'y a de liberté possible que si elle repose sur le droit à l'éducation et à la culture. L' ignorance est la lourde chaîne qui emprisonne les pauvres. Etre cultivé est la seule manière d'être libre ! telle est la maxime sacrée que nous avons appris, nous les Cubains, de celui qui nous a apporté l'indépendance.

Il ne saurait y avoir d'exercice réelle des droits de l'homme sans égalité ni équité. Les pauvres et les riches n'auront jamais les mêmes droits dans la vie réelle, ceux-ci auraient-ils beau être proclamés et reconnus noir sur blanc !

C'est parce que nous l'avons compris depuis longtemps, nous les Cubains, que nous édifions un pays différent. Et nous ne faisons que commencer. Et nous le faisons malgré les agressions, le blocus, les attaques terroristes, les mensonges et les plans visant à nous assassiner Fidel. Nous savons que tout ceci irrite l'Empire. Nous sommes un exemple dangereux : nous sommes un symbole du fait que seule une société juste et solidaire - autrement dit socialiste - peut assurer l'exercice de tous les droits à tous les citoyens.

Voilà pourquoi le gouvernement des Etats-Unis tente de nous condamner ici à la Commission des droits de l'homme. Il craint notre exemple. Fort militairement parlant, il est faible du point de vue moral. Et c'est la morale, non les armes, qui est le bouclier des peuples.

Peut-être le président Bush dénichera-t-il cette année un gouvernement latino-américain - même si les dociles se font de plus en plus rares - qui présente la fameuse résolution contre Cuba. Ou alors devra-t-il se tourner de nouveau vers un gouvernement d'Europe de l'Est, dans le style du gouvernement tchèque qui jouit comme nul autre de sa condition de satellite de Washington et de cheval de Troie dans l'Union européenne, ou alors sa propre administration devra-t-elle s'en charger. En tout cas, pour l' instant, elle fait du chantage, elle menace, elle compte les gouvernements dont elle pourra disposer pour savoir si elle parviendra à condamner Cuba.

Tout le monde sait dans cette salle qu'il n'y a pas la moindre raison de présenter une résolution contre Cuba à cette Commission. Cuba n'a jamais connu en quarante-six ans de Révolution un seule exécution extrajudiciaire, une seule disparition forcée. Pas une seule ! Que quelqu'un cite le nom d' une seule mère cubaine cherchant encore les restes de son enfant assassiné ! Ou celui d'une grand-mère cherchant son petit-fils donné à une autre famille après l'assassinat de ses parents ! Que quelqu'un cite ici le nom d'un seul journaliste assassiné à Cuba (et j'ose rappeler que vingt l'ont été en Amérique latine seulement l'an dernier) ! Que quelqu'un cite le nom d'une personne torturée ! Un seul nom ! Que quelqu'un cite le nom d'un prisonnier torturé par ses gardiens, d'un prisonnier à genoux et terrorisé devant un chien entraîné à tuer !

Excellences

Le président Bush a un plan pour Cuba. Mais nous en avons un autre, nous les Cubains. Nous connaissons parfaitement notre cap. Et personne ne nous en fera dévier. Nous édifierons une société encore plus juste, encore plus démocratique, encore plus libre, encore plus cultivée. Bref, encore plus socialiste.

Et nous le ferons, le président Bush aurait-il beau nous menacer d' agression, nous menacer de ramener Cuba à la condition de colonie, d'enlever aux Cubains leurs maisons, leurs terres et leurs écoles pour les rendre aux anciens propriétaires batistiens qui rentreraient des Etats-Unis. Nous le ferons, malgré son plan de privatiser la santé et de convertir nos médecins en chômeurs ; nous le ferons malgré le plan de Bush de privatiser l' éducation et de ne la rendre accessible qu'aux élites, comme par le passé ; nous le ferons malgré le plan de Bush de brader nos richesses et le patrimoine de tout un peuple aux transnationales étasuniennes ; nous le ferons, malgré le plan de Bush d'enlever leurs allocations à nos retraités et à nos pensionnés pour les obliger à retourner au travail, selon le Plan d 'aide à Cuba libre qui prévoit tout ça.

Le peuple cubain a le droit de se défendre de l'agression et il le fera. Et je dois le dire sans ambages : nous ne permettrons pas la formation à Cuba d 'organisations et de partis de mercenaires financés par le gouvernement des Etats-Unis et à sa solde ! Nous ne permettrons pas des journaux et des chaînes de télévision financés par le gouvernement des Etats-Unis en vue de prôner parmi nous ses politiques de blocus et ses mensonges ! À Cuba, la presse, la radio et la télévision sont propriété du peuple dont ils servent et serviront les intérêts.

Nous ne coopérerons pas avec la représentante personnelle du Haut-commissaire dont le mandat découle d'une résolution nulle et non avenue. Pourquoi ne nomme-t-on une juriste si prestigieuse Représentante spéciale du Haut-commissaire pour la base navale de Guantánamo ? Pourquoi ne lui demande-t-on pas d'enquêter sur les violations flagrantes des droits des cinq Cubains, courageux et désintéressés, incarcérés aux Etats-Unis et de leurs familles ? Tout simplement parce que c'est impossible. Parce qu'il s' agit de violations des droits de l'homme commises par les Etats-Unis et que ces messieurs sont intouchables ! Sur la petite île de Cuba, on tire à boulets rouges ; face aux Etats-Unis, on se tait.

Mais Cuba ne se lassera pas de lutter, Excellences. Et elle ne se rendra pas. Pas plus qu'elle ne fera de concessions ni ne trahira ses idéaux.

Et on verra bien si on peut vaincre un peuple libre, cultivé et uni ! On verra bien si on peut renverser un gouvernement du peuple, dont les dirigeants marchent sans crainte au milieu de la population, forts de l' autorité morale que leur donnent leur absence totale de corruption et leur dévouement total à leurs devoirs !

On verra si on peut berner tout le monde tout le temps !

Excellences,

La Commission des droits de l'homme qui nous convoque aujourd'hui reflète le monde injuste et inégal où nous vivons. Il ne reste plus rien de l'esprit fraternel et respectueux qui avait inspiré ses fondateurs après la victoire sur le fascisme.

La délégation cubaine n'insistera donc pas sur la transformation de la Commission. Ce qu'il nous faut transformer, c'est le monde. Ce qu'il faut, c 'est aller à la racine. Une Commission des droits de l'homme exempte de sélectivité, de politisation, de deux poids deux mesures, de chantages et d' hypocrisie ne sera possible que dans un monde différent.

Cuba ne voit pas là une chimère, mais une cause pour laquelle il vaut la peine de se battre. C'est pour cela qu'elle se bat et continuera de se battre.

Je vous remercie.

Extrait de CSP--

Extrait de :LES ETATS-UNIS ET LA « DISSIDENCE » CUBAINE

http://risal.collectifs.net/imprimer.php3?id_article=1225

Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les diatribes les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont MM. Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez [8]. Face à eux, M. Raúl Rivero passe pour un « opposant » relativement modéré et frileux [9]. Or ce dernier a été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. MM. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de M. Rivero. L’explication est assez simple : MM. Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que M. Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. Et c’est cela qui a été condamné et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe. Ces faits concrets démontrent clairement que l’argument tendant à accuser les autorités cubaines d’incarcérer les gens pour leur pensée dispose d’une vraisemblance frôlant le niveau zéro.--

Objet : Les dissidents invités à se présenter aux élections

Je m'imaginais que cette entrevue que Ricardo Alarcon a donné à EFE il y a quelques jours, ferait l'objet d'une dépêche de l'AFP reprise par tous les médias francophones. Mais il semblerait que les dissidents cubains ne sont intéressants que quand ils jouent aux victimes, pas quand ils sont face à leurs responsabilités. Lors du premier scrutin de ce type en 1976, les dissidents de Cuba et de Miami se sont melés des élections, ils ont trouvé des prétextes pour ne pas se présenter et ont appelé à l'abstention comme mode de rejet du régime. Alors que Cuba est l'un des rares pays d'Amérique Latine ou le vote n'est pas obligatoire et ou l'abstention n'est pas punie, plus de 96% des électeurs ont voté, montrant clairement ce qu'ils pensaient de la dissidence. Parions que les mercenaires ont appris leur leçon et qu'ils continueront de se tenir loin du processus démocratique au nom duquel ils jouent au martye dans notre presse. Il faut noter que les élections cubaines ne sont aps des élections à parti unique mais des élections non partisanes, c'est à dire ou les candidats sont choisis et élus en fonction de leur valeurs et capacités personnelles et non pas à cause d'une allégence à un parti. 60% des députés cubains ne sont pas membres du Parti Communiste, une information importante que nos médias cacheront toujours. *PLR!

Tiré de La Tercera du 12/03/05 : http://www.tercera.cl/articulo/0, 6727, 3255_5704_116093324, 00.html
MA Mariaredo Regular ·
Mieux serait plus mal ! Au plaisir.
DE Dennis Globetrotter ·
Il commence par critiquer l'Europe car elle avait décidé quelques timides mesures de protestation aprés l'arrestation des dissidents........

Sinon, un nom concernant les procés à Cuba : Ochoa.....et là, le procés, je l'ai vu, c'était hallucinant........
PH Philippe2003 Veteran ·
Salut,

Merci pour ta réponse, à laquelle je m'attendais d'ailleurs.

Tirer parti des faiblesses de l'adversaire est une bonne chose, tirer parti de ses propres faiblesses en est une bien meilleure.

Vois-tu les USA châtier la Chine pour son commerce avec Cuba? Alors ..... une société ou une cascade de sociétés basée(s) en Chine et commerçant avec Cuba pourrait se réaliser facilement et palier en partie aux insuffisances cubaines dans certains domaines (engrais, technologies, etc.).

D'autre part, les investisseurs étrangers à Cuba bénéficient de facilités (administratives surtout) bien supérieures à celles dont bénéficient les Cubains. Est-ce correct ? Tout cela pour des raisons idéologiques; alors que les nécessités des gens sont loin d'être couvertes (dans l'habillement par exemple). Lâcher un peu la bride économique ferait certainement du bien à de nombreux Cubains.

Et les USA n'ont rien à voir là-dedans.

Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
NE Nelsonruz Regular ·
Philippe2003, tu devrais donc militer pour la faim de l'embargo US(et ses conséquences) sur Cuba!!!...ok?......Ensuite tu leur laisses 2 ou 3 ans.....et après on reparlera de "l'économie cubaine".....Quand à Monsieur Dennis, il ferait bien d'analyser la politique US en amérique latine........analyser avec précision les crimes et atrocités perpétrés au Nicaragua par exemple (via la contra )..sans parler du soutien très actif à Pinochet!

pour + d'info

http://www.democracynow.org/article.pl?sid=04/06/08/1453219

http://www.gwu.edu/~nsarchiv/nsa/the_archive.html

Il est évident que "le régime" Cubain n'est pas parfait.....mais avant de juger Cuba......Regardez avec la même sévérité les politiques des pays occidentaux....Ceux qui font la morale aux autres mais qui sont intouchables parce que......et bien parce que ce sont eux les plus balaises!!

Enfin puisque vous apportez beaucoup d'importance à la politique de Cuba.......Les autorités organisent justement un concours international d'essai politique.....Lancez vous!!!!--

Concours internationale d'essai politique

1. La participation est ouverte aux auteurs de n’importe quel pays qui présenteront un essai inédit, écrit en espagnol, en portugais, en anglais ou en français (ou traduit à l’une de ces langues) dont la publication n’est pas engagée par contrat et qui n’a pas obtenu de prix à d’autres concours.

2. L’essai doit compter au minimum vingt feuillets et au maximum quarante, un feuillet comprenant 1 800 lettres et signes (soit 30 lignes de 60 signes et lettres chacune).

3. Chaque auteur ne pourra présenter qu’un seul texte.

4. Ledit texte devra parvenir avant le 30 mars 2005 en fichier attaché (sous n’importe quel extension, de préférence .rtf, ou encore .doc, en PC ; documents fichiers ouvertes, comme Linux), en une seule copie et sous un seul message, dûment identifié par le nom et l’adresse de l’auteur, accompagné d’un bref C.V., à l’adresse électronique suivante : contracorriente@icl.cult.cu.

5. Les textes seront évalués par un jury international composé comme suit : Atilio Borón (Argentine), président, François Houtart (Belgique), James Cockcroft (Etats-Unis), Theotonio dos Santos (Brésil), Roberto Fernández Retamar (Cuba). Le jury décernera trois prix de 1 500, 1 000 et 500 euros aux premier, deuxième et troisième meilleurs textes, ainsi que toutes les mentions qu’il estimera pertinentes, quoique sans récompense monétaire.

6. Un livre contenant les textes récompensés et un choix de meilleurs essais sera publié par l’Institut cubain du livre. Celui-ci se réserve le droit de première édition des textes envoyés durant une année à compter de la fin de la convocation.

7. La décision du jury est sans appel et sera connue à La Havane en juin 2005 lors de la cérémonie de clôture de la conférence Culture et développement.

8. Les auteurs acceptent d’avance le présent Règlement.

9. Pour tous renseignements supplémentaires, consulter le portail www.cubaliteraria.cu ou s’adresser à contracorriente@icl.cult.cu.

Jury:

Atilio Borón (Argentine), président Professeur titulaire de Théorie politique et sociale à la faculté de sciences sociales de l’Université de Buenos Aires depuis 1986 ; chercheur principal du CONICET et secrétaire exécutif du Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO). A reçu, entre autres récompenses, le Prix honorifique d’essai Ezequiel Martínez Estrada, de la Casa de las Américas, pour l’ouvrage Empire et impérialisme. Une lecture critique de Michael Hardt et d’Antonio Negri. Quelque-uns de ses titres : Etat, capitalisme et démocratie en Amérique latine ; Derrière la chouette de Minerve ; Marché contre démocratie dans le capitalisme de fin de siècle ; Nouvelle Hégémonie mondiale. Alternatives de changement et mouvements sociaux.

François Houtart (Belgique) Essayiste et théologien de la Libération. Membre du Conseil international du Forum social mondial. Directeur du Centre Tricontinental de Louvain qui publie la prestigieuse revue Alternatives Sud. Quelques-uns de ses titres les plus importants : La mondialisation des résistances et des luttes contre le néo-libéralisme et L’autre Davos.

James Cockcroft (Etats-Unis) Politologue, historien et professeur. Son œuvre comprend une trentaine de titres, dont Précurseurs et intellectuels de la Révolution mexicaine ; Les Latino-Américains dans le base-ball des Etats-Unis et L’espoir du Mexique. Un de ses principaux ouvrages s’intitule : L’Amérique latine et les Etats-Unis, pays par pays.

Theotonio dos Santos (Brésil) Professeur titulaire de l’Université fédérale de Rio de Janeiro et coordonnateur de la chaire et du réseau Unesco-Université des Nations Unies sur l’économie mondiale et le développement durable. Quelques-uns de ses titres les plus importants : Théorie de la dépendance : bilan et perspective ; Socialisme ou fascisme : le dilemme latino-américain et le nouveau caractère de la dépendance ; Impérialisme et dépendance ; Démocratie et socialisme dans le capitalisme dépendant ; Economie mondiale, intégration régionale et développement durable.

Roberto Fernández Retamar (Cuba) Poète et essayiste. Docteur en philosophie et lettres de l’Université de La Havane, et en sciences philologiques. Prix national de poésie en 1952. Docteur honoris causa de l’Université de Sofia (Bulgarie) et de l’Université de Buenos Aires (Argentine). Prix international de poésie Pérez Bonald pour Aquí et Prix national de littérature (1989). Professeur émérite de l’Université de La Havane, membre de l’Académie cubaine de la langue et président de la Casa de las Américas. Quelques-unes des ses œuvres : Idée de la stylistique ; Pour une théorie de la littérature hispano-américaine ; Quelques usages de civilisation et barbarie ; Tout Caliban cannibale ; Cuba défendue ; La poésie, royaume autonome-- POUR AVOIR UNE VISION D'ENSEMBLE Je vous conseille 2 films sur les effets du néolibéralisme 1-The corporation http://www.thecorporation.tv/ 2-Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout http://www.politis.fr/article815.html
DE Dennis Globetrotter ·
"Violence des échanges en milieu..." passe cette semaine sur Canal +.....

Bon, mais on a beau retourner le probléme dans tout les sens, à part une ouverture à l'économie de marché comme l'ont fait 2 autres pays socialistes, la Chine et le Vietnam, avec "succés", (au moins pour la majorité des habitants), il n' y pas d'autre solution.....
NE Nelsonruz Regular ·
Si il y a une autre solution, l'intégration latino américaine à travers l'ALBA!--

COLLECTIF ALBA-FRANCE Alternative Bolivarienne pour les Amériques

Projet d'intégration continentale anti-néolibéral basé sur la dignité, la coopération, le progrès des peuples

CHARTE CONSTITUTIVE De la résistance à la contre offensive

« Les Etats-Unis d'Amérique semblaient destinés par la providence à inonder notre continent de faim et de misère au nom de la liberté » Simón Bolívar (1773 - 1830)

Préambule

Après quatre siècles de résistance à la colonisation espagnole, portugaise, française, hollandaise et anglaise puis un siècle de lutte contre l' impérialisme étasunien qui se sont traduits par le génocide des populations, l'esclavage, la spoliation des richesses. avec la complicité des oligarchies locales, l'Amérique Latine et les Caraïbes sont aujourd'hui un continent qui s'enfonce dans la pauvreté, en butte à tous les appétits néolibéraux.

De nos jours, ces faits se reproduisent à l'échelle planétaire. Alors que 500 des plus grandes entreprises transnationales contrôlent 80% de la production et des banques - environ 48% appartiennent aux Etats-Unis, 30% à l'Union Européenne et 10% au Japon -, l'Amérique Latine est la région du monde où l'inégalité est la plus criante. La pauvreté touche 240 millions d' habitants dont plus de 107 millions d'indigents, le nombre de pauvres a augmenté de 7 millions en 2002, le taux de mortalité atteint le 30 pour 1000 naissances, les taux de chômage et la précarisation de l'emploi sont en constante augmentation, le taux de désertion scolaire des adolescents est de 37%. Nous sommes loin des perspectives de la Conférence au Sommet du Millénaire organisée par les Nations Unies en septembre 2000 qui prévoyait de réduire de moitié la pauvreté dans les 15 ans à venir.

La dette externe, remboursée déjà plusieurs fois ne cesse de se multiplier - 4 fois plus d'endettements qu'en 1982 -. La dévaluation systématique du dollar étasunien, la dépréciation permanente des monnaies des pays du Tiers Monde sont utilisées à des fins de domination. Cette domination permet de continuer à financer le développement économique des Etats-Unis, tout en emprisonnant les pays du Sud dans des mécanismes de dépendance qui les obligent à s'aligner sur les exigences du libre-échange.

Le projet de mise en place d'une Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA), - Area de Libre Comercio para las Américas (ALCA )- proposé par les Etats-Unis en 1994 et prévu pour début 2005, est l'expression la plus aboutie de la politique de domination économique, commerciale, culturelle et militaire des pays latino-américains et caribéens. Son application mènerait irrémédiablement à l'annexion du continent latino-américain par les Etats-Unis.

Les accords bilatéraux, tels le Plan Colombie, le plan Puebla Panamá, les Traités de Libre Commerce (TLC) ne sont que des stratégies parallèles de la ZLEA (ALCA), d'autres formes de néocolonialisme et de dépendance. L' intégration sur des bases néolibérales est un danger pour la souveraineté des pays d'Amérique Latine. Dans aucune partie du monde, le modèle néolibéral n'a prouvé qu'il était la solution pour résoudre les problèmes de sous développement, bien au contraire. L'économie de marché, la libre concurrence, la démocratie représentative propre à cette structure d' organisation sociale ne sont pas les moyens ni pour éradiquer la pauvreté ni pour construire une société plus juste. Il n'y a pas de solution dans le capitalisme, il faut le transcender !

Depuis cinq ans, l'Amérique latine à changé. Peu à peu mais d'une manière irréversible les peuples prennent conscience que le modèle néolibéral est un épisode du système capitaliste. Le peuple Vénézuélien à son tour à décidé de prendre son destin en main, de donner ses propres solutions à ses problèmes, de se regarder avec ses propres yeux et d'écrire sa propre histoire. C'est la révolution bolivarienne.

Le projet de l'ALBA est proposé par le Président du Venezuela Hugo Chávez en janvier 2001, année du 1er Forum Social Mondial au Brésil, mouvement émergent mondial dans lequel le peuple vénézuélien s'inscrit entièrement. D' ailleurs, l'article 1 de la Charte de Porto Alegre défini le cadre de réflexions et actions pour des alternatives « ( . ) qui s'opposent au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d' impérialisme et qui s'emploient à bâtir une société planétaire basée sur l' être humain ».

L'ALBA, à l'origine réponse à l'ALCA, est devenu une autre option d' intégration continentale centrée sur la lutte contre la pauvreté et l' exclusion.

L'ALBA a pour objectifs la transformation des sociétés latino-américaines avec la participation démocratique et directe des peuples. Le commerce et l' investissement ne sont pas des fins en soi mais des moyens de parvenir à un développement juste et durable. Pour atteindre ces objectifs, le projet bolivarien renforce le rôle de l'Etat dans la défense des services publics au bénéfice de toute la population et conserve sa fonction de régulateur et coordinateur de l'activité économique pour ne pas l'abandonner aux seuls intérêts des investisseurs.

L'ALBA, basé sur le développement endogène, la coopération, la complémentarité économique entre les nations, la solidarité entre les peuples propose des changements dans les rapports politiques, sociaux et économiques et jette les bases d'une société différente, humaniste, fondée sur le respect de la justice sociale, de l'identité, de la souveraineté.

Les premiers accords dans le cadre de ce projet signés le 14 décembre 2004 à La Havane entre le Venezuela et Cuba sont le point de départ de l'ALBA, qui ouvre ainsi à l'aube du XXIème siècle une nouvelle ère.

Le COLLECTIF ALBA FRANCE, issu du 1er Forum Social Local à Ivry-sur-Seine (94) - France en janvier 2005 est ouvert à toute organisation et personne à titre individuel s'engageant à ses côtés sur la base de cette charte et sur les principes et actions définis ci après :

Principes Le COLLECTIF ALBA FRANCE apporte son soutien : au projet ALBA, seule voie d'intégration continentale à l'opposé des intérêts néolibéraux, au Venezuela et à la construction de la Révolution Bolivarienne, à Cuba, victime du blocus étasunien depuis plus de 45 ans et qui lutte pour le respect de sa souveraineté, à toutes les luttes et résistances des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes pour le respect de leur dignité et leur autodétermination, aux mouvements européens qui luttent contre le néolibéralisme, contre toute forme de néocolonialisme et impérialisme. Pour une autre relation Europe - Amérique latine, pour le dialogue entre les peuples et la paix dans le monde.

Actions

Le COLLECTIF ALBA FRANCE s'engage à : informer sur les dangers de la mise en place de l'ALCA ou tout autre traité à caractère néolibéral en l'Amérique Latine et les Caraïbes, dénoncer la désinformation et la manipulation des médias en France et en Europe par des analyses et critiques diffusées par un observatoire contre la mondialisation du mensonge et du silence, soutenir la souveraineté de Cuba et du Venezuela et dénoncer toute tentative d'agression de la part des Etats-Unis envers ces pays, dénoncer le Plan Colombie et toute présence des armées étasuniennes ainsi que toute politique d'ingérence sur le sol des pays latino-américains, être solidaire en France et en Europe par des réunions d'information, des marches unitaires et autres initiatives avec les peuples dans le monde qui luttent contre le néolibéralisme, pour leur droit à l'autodétermination et leur émancipation.

Pour l'unité des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes Pour un front international anti-impérialiste

Premiers signataires :

Cercle Bolivarien de Paris - France Cuba Ivry - Racines Cubaines

POUR NOUS CONTACTER :

Permanence le lundi de 14h30 à 18h30 F.S.I. 10 promenée Gérard Philipe (Centre Commercial Jeanne Hachette) 94200 IVRY-SUR-SEINE

e-mail : collectif_albafrance@yahoo.fr

Tél : 01 46 71 54 73 Fax: 01 46 71 56 99

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