Bien d'accord avec ce monsieur, c'est bien pour cela qu'il faut voir un peu plus large sur les instructions officielles.
En pratique, parfois sur des correspondances ratées on a vu des voyageurs renvoyés le lendemain matin sur l'avion suivant.Rien de tel qu'une nuit à divaguer dans un aéroport pour vous pourrir un voyage
Evidemment comme l'a fait remarquer un intervenant il y a toujours possibilités de s'en prendre au transporteur en invoquant des tas de raisons pour exiger hotel restaurant, etc (à condition de parler la mème langue !!)
Les délais d'escale entre une heure et une heure trente sur des parcours européens se comprennent mais sur des grands trajets transcontinentaux c'est une autre affaire
Bonjour,
Pour ne pas prendre de risque, le mieux est d'acheter UN SEUL et MÊME billet auprès de la MÊME compagnie aérienne pour l'intégralité du transport aérien.
Rappelons que nous parlons d'une correspondance dans le cadre d'un vol concerné par le règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil, et plus précisément encore, d'un voyage au départ de la France vers les USA, comprenant une correspondance à Madrid avec un billet unique acheté à Iberia.
Dans ce cadre, lors d'une correspondance ratée, on ne "divague" pas dans l'aéroport de correspondance : En application des articles 8 et 9 du règlement pré-cité, la compagnie doit réacheminer gratuitement le passager sur un vol suivant, lui offrir restauration et rafraîchissement "en suffisance", et, si une nuit sur place dans l'attente du vol de réacheminement, lui offrir l'hébergement et le transport pour y aller et en revenir (ça m'est arrivé une fois avec TUIfly - aucune discussion).
Et il n'y a nul besoin "de s'en prendre au transporteur en invoquant des tas de raisons pour exiger hotel restaurant, etc (à condition de parler la mème langue !!) ".
En effet, il n'y a pas à invoquer "des tas de raisons". La correspondance est ratée et c'est un motif suffisant, s'agissant d'une obligation réglementaire. Pas de problème de langue non plus ! Si, quelqu'en soit le motif, la compagnie ne respecte pas son obligation, il suffira alors, tout en restant raisonnable dans les montants, de prendre l'initiative d'exposer les dépenses nécessaires et d'en exiger le remboursement. Et si la compagnie refuse (depuis bien des années que mon blog existe, je n'ai jamais entendu parler d'un tel cas !!!) rien de plus simple ! Dans l'exemple en cause, il suffirait de remplir le formulaire de "demande de conciliation" (voir mon blog là :
http://retardimportantavion.unblog.fr ) et de l'adresser au Tribunal d'Instance. Le cas étant absolument indéfendable, l'avocat habituel d'Iberia (cabinet Dolla Vial à Paris) céderait avant même l'audience de conciliation. En outre, en France, la procédure est gratuite et ne nécessite pas d'avocat (surtout pour un cas aussi simplissisme !!!)
Trajet intercontinental ou pas, dès lors qu'il s'agit d'un vol concerné par le règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil, les règles sont les mêmes. La seule chose qui change est le montant de l'indemnisation forfaitaire pour retard lors de l'arrivée à destination finale de "3 heures ou plus", qui va de 250 à 600 euros selon la distance et la destination intracommunautaire ou pas.
Et pour revenir au cas précis d'un trajet au départ de la France vers les USA, avec une correspondance à Madrid, avec billet UNIQUE, le MCT (minimum time conexion - temps minimum de correspondance) est de 65 minutes.
Certes, si le premier segment de vol est en retard et qu'on a une correspondance de 65 mn, ou à peine plus, il y a risque de voir mettre en oeuvre tout ce qui précède, mais il n'y a aucun besoin de prévoir des temps de correspondance de.....3 ou 4 heures, si on a bien un billet unique! L'Union Européenne n'a rien à voir, à ce sujet, avec les USA !!!
Cordialement