Film: Sicko
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je voudrais parler de ce film dont vous avez surement entendu parler et qui est sorti dernièrement, "sicko" de michael moore, qui traite du système de santé aux etats unis. je trouve que ce film est excellent un peu comme les deux autres "bowling for columbine" et "farheneit 9/11". heureusement qu'il existe des gens comme lui pour mettre en avant les problemes d'une société et essayer de se battre contre ça, a sa manière bien sur. je sais qu'il n'y a pas vraiment de rapport avec les voyages, mais je demanderais si c'est possible de ne pas supprimer mon post, car c'est un film qui peut interesser pas mal de gens et qui vaut vraiment, vraiment le coup. merci sara
on peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver...(jean grenier)
AL Alamanda Veteran ·
MM prend dans son film le système de santé Français comme référence..... the best one........... mais pour combien de temps encore.....avec tout ce qui mijote dans nos ministères, notre horizon semble s'assombrir ????? Nous devrions nous français regarder ce film comme un oracle.......ou comme une mise en garde selon. Il dénonce c'est bien....les futurs candidats us pourront en faire un thème de campagne. Pour nous c'est rapé, la campagne est terminée.
alamanda
PT Ptitebulle42 Regular ·
tout à fait d'accord. j'ai pensé moi aussi en regardant ce film que nous étions tres chanceux. mais pour combien de temps? une de mes profs dit que si nous ne faisons rien (les politiciens), dans 20 ans nous allons nous retrouver dans l'embarras. est ce qu'un jour nous devrons aussi payer nos soins medicaux ? operations, traitemens lourds? ect?...

je pense qu'il est normal de participer aux soins dans la mesure du possible mais que ferons nous quand on ne pourra plus "boucher le trou de la sécu"? ce qui m'inquiète aussi c'est que monsieur sarkozy est un "ami" de bush...

etre en bonne santé est la chose la plus importante et je pense que cela devrait pouvoir etre accessible a tout le monde.
on peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver...(jean grenier)
CO Consommateur ·
de Michael Moore (ÉU, 1h53) "documentaire" L'emploi des guillemets pour le terme "documentaire" n'est pas une fioriture. On savait Michael Moore peu avare en matière de manipulation de ses sujets (ici le système de santé américain) dans un versant tout ce qu'il y a de plus radical du mantra "la fin justifie les moyens". Comme tout procédé usé jusqu'à la corde, la mauvaise foi militante a ses limites, et Sicko en est la grandiloquente démonstration. Moore recycle quelques-unes de ses recettes dénonciatrices (l'agitation ad nauseam devant nos yeux de la misère forcément choquante des victimes, une fin coup de poing en forme d'agit-prop puérile), mais n'entend pas en rester là. Oh non. Il nous refait le coup de (on rouvre les guillemets) "l'analyse comparée" en allant "enquêter" en Angleterre (où l'on ne paie rien dans les hôpitaux - on vous file même de l'argent pour rentrer chez vous !) et en France. Et là, on nage en plein surréalisme. Chez un couple aux revenus moyens (8 000 euros par mois à deux !), on apprend benoîtement que dans notre beau pays, les dépenses majeures ne sont autres que les vacances, les légumes et le poisson (mais, ajoute notre Michael énamouré en nous montrant des images de manif, les Français ont tout de même le droit de se plaindre !). À ce stade, ce n'est même plus de la naïveté, mais de la malhonnêteté mensongère en bonne et due forme. Collage de bric et de broc de séquences sensationnalistes, où les faits se perdent dans les conjectures hasardeuses et les raccourcis dangereux, Sicko noie le bien-fondé de son sujet dans les atermoiements putassiers d'un réalisateur ne souhaitant rien d'autre que montrer son humanisme à tous les passants.

petit-bulletin.fr
MA Maitairoa Globetrotter ·
Sicko Documentaire écrit et réalisé par Michael Moore USA, 2007, 2h03 Festival de Cannes 2007, Hors compétition

Après sa Palme d’Or pour Fahrenheit 9/11, Michael Moore revient à la charge avec un nouveau cheval de bataille : le système de santé américain. Continuant son travail de sape de la société américaine dans ce qu’elle a de plus capitaliste et préjudiciable pour le citoyen américain, le réalisateur reprend dans Sicko son credo contre les grandes entreprises et les lobbies s’attachant à décrire « l’effroyable » système de santé privé des Etats-Unis. Ce projet trottait dans la tête de Michael Moore depuis 1999 et il lui a demandé un investissement sans précédent par rapport à ses autres documentaires. Ce système privé, étroitement relié aux réseaux financiers et politiques, permet au réalisateur de renouer avec la dénonciation des sociétés américaines obsédées par le profit au détriment du bien-être de leurs concitoyens. Expliquant comment de puissantes multinationales de la santé contrôlent le système et aboutissent à ce que le pays le plus riche du monde ait des millions de citoyens sans couverture médicale, endettés ou dans l’impossibilité de se soigner. Le réalisateur déborde comme à son habitude son sujet à travers des exemples éloquents qui montrent que c’est toute la société américaine qui est malade. Développant son sujet tous azimuts, Michael Moore tape sur les politiques et les pouvoirs publics, retrouvant un sens de la satire et de la provocation. L’attaque de Guantanamo, assez hilarante en dépit de son fond désespérément dramatique, rappelle alors les meilleures heures d’une rencontre avec le patron de Nike dans The Big One ou des réservations téléphoniques par des prisonniers dans Bowling for Columbine. Un documentaire où le réalisateur retrouve la verve et la provocation de ses premiers opus mais dont certains raccourcis soulèvent encore la polémique. Encore une réjouissante bouffée d’anti-américanisme !

Diagonal Cinéma - Montpellier

... à chacun de se faire sa propre opinion ...

... je pense tout de même qu'il est bon d'entendre d'autres sons de cloche que celui de nos gouvernants dont la quasi-totalité des médias actuels sont les relais ...
FL Flipflop Globetrotter ·
j ai trouvé ce reportage, comme à son habitude, tres percutant avec bien evidemment un parti pris (mais je pense comme lui, et qu il n a pas tout à fait tord de denoncer des systemes que les politiques nous cachent)

le scenario est tres bien construit, on est toutefois un peu destabilisé au debut par son clasissisme, et ensuite le reportage est plein d intelligence.

a voir absolument !!!
KH Khaldoun Regular ·
Traiter Moore de simpliste, de démagogue, de manipulateur, de provocateur et d’enfonceur de portes ouvertes ? Soit. Les choses trop simples ont souvent le don d’agacer. Il nous confirme en tout cas des belles et nous en apprend des croustillantes : 50 millions d’américains n’ont aucune couverture médicale. Malades, ils sont rejetés avec un cynisme extraordinaire. J’ai pensé très fort à l’écrivain cubain Renaldo Arenas (auteur du chef-d’œuvre « Avant la nuit », adapté au cinéma avec brio). Réfugié politique aux Etats-Unis dans les années 80 et malade, il sera ignoré des hôpitaux qui paieront un taxi pour l’éloigner, une pratique courante montrée par le réalisateur. Pour ces veinards que sont les assurés, c’est parfois (ou souvent ?) tout comme si ils ne l’étaient pas : pour des compagnies d’assurance surpuissantes et obnubilées par la loi du profit maximal, tout est prétexte pour ne rien payer et… laisser mourir (sinon sur la paille). La collusion entre les politiques et le business de l’assurance est grotesque. La caméra nous montre (et là, on se régale) des membres du Congrès, la main sur le cœur et jurant sur leur mère, qui prononçent un discours larmoyant sur le droit à la santé pour les « vieux », avec un petit encart au-dessus de chaque tête indiquant la prime de bonne conduite (6 chiffres au minimum) qui leur a été versée par le lobby des compagnies d’assurances. Emigrer, travailler, réussir aux Etats-Unis fait rêver. Il se trouve qu’en cas de pépins de santé, on revient (sans le crier sur les toits) se faire soigner au pays. C’est tout simple effectivement. Rien de plus efficace que la bonne carte Vitale, caméra moorienne en marche. Des grabataires américains (un collecteur d’ordures de 79 ans, par exemple) continuent de courber l’échine au travail à la seule fin de verser leur écot aux compagnies d’assurance. Nombre d’américains se font soigner ailleurs. Toutes les combines sont bonnes, y compris contracter un mariage blanc avec un canadien. Moore suggère que le système de santé canadien est humain et efficace. (Les canadiens du forum confirment-ils ?) Les systèmes de santé français et anglais sont également formidables, propose Moore. On tousse un peu, mais on ne désapprouve pas franchement…

Alors ? Un documentaire glacial et plein de verve à la fois. On se surprend à rire plus d’une fois. A voir, ne serait-ce que pour se situer, avoir une idée de ce qui pourrait se mijoter, ici, en France, dans certains ministères et, comme dit plus haut, se faire sa propre opinion.

Khaldoun
PT Ptitebulle42 Regular ·
tu as le droit de penser cela, mais je trouve que moore mets le doigt sur des choses importantes avec tous les films qui l'a fait (et fahreneit 9/11 a quand meme eu une palme d'or!!). anti americanisme je ne suis pas d'accord, il denonce le système de santé des etats unis, c'est tout. c'est vrai qu'on peut trouver a redire sur le film, notamment quand il prend comme exemple le couple de français qui touche 8000 euros par an ce n'est pas tres representatif je l'avoue, mais il est le premier et le seul réalisateur a faire des choses qui "derangent" les gens haut placé et notamment ce cher president americain.

je pense que ce film est un bon film a voir, car il y a beaucoup de choses qu'on ignore encore sur les etats unis ou bien des choses qu'on veut nous cacher.
on peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver...(jean grenier)
MA Maitairoa Globetrotter ·
... moi je ne pense rien encore de ce film puisque je ne l'ai pas vu ...
KH Khaldoun Regular ·
"le couple de français qui touche 8000 euros par an"

C'est plutôt par mois.

"M.Moore est le premier et le seul réalisateur a faire des choses qui "derangent" les gens haut placé et notamment ce cher president americain."

Affirmation hasardeuse. Depuis toujours, des films pointent du doigt, chez le gouvernement américain, des agissements où la morale et l'humanisme n'ont aucun droit de cité. Voici les plus récents: "Lord of war" est une fiction-documentaire qui met en évidence les relations étroites du gouvernement américain avec des marchands d'armes de tous poils. Business is business, et pour les armes, les Etats-Unis sont les premiers exportateurs dans le monde. (film magistral interprété par Nicolas Cage, Ethan hawke et Jarred Lato) "The constant gardener" a pour thème les agissements crapuleux des grandes firmes pharmaceutiques en Afrique. Là aussi, les complicités se recensent dans les hautes sphères gouvernementales (américaines et anglaises).

-"Une vérité qui dérange" est un documentaire qui démontre le comportement irresponsable des autorités américaines vis-à-vis de l'environnement et de la planète. Les complicités avec les multinationales de l'industrie(du pétrole et de la chimie, en particulier) sont clairement indiquées.

Khaldoun
PT Ptitebulle42 Regular ·
merci pour ces titres de films, je suis tres cinephile et j'aime bien voir des films qui m'apprennent des choses interessantes sur le monde aujourd'hui. désolé mes doigts ont rippés sur le clavier c'est bien 8000 euros par mois effectivement.

c'est vrai qu'il y a surement d'autres films qui traite des sujets importants mais je pense que ce que j'ai dit sur moore doit etre en rapport avec le fait que chacun de ses films et lui meme sont tres mediatisés, et comme il a remporté une palme d'or c'est encore plus important qu'avant (du moins j'ai l'impression).
on peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver...(jean grenier)
ES Esvessya Regular ·
Vous savez donner envie de voir ce film et d'y réfléchir en tous les cas. Thank's

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