L'Europe de l'Est avant 1989
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Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ? En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986). On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).

Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Ben
VO Voyageuse13 Veteran ·
Bonjour,

Pologne, 1979.

Avec mes parents, on traverse l'Allemagne en voiture. Mon père se trompe d'embranchement et prend la sortie Berlin au lieu de filer vers la frontière polonaise ... Barrage, police, examen des visas ... on n'a pas le droit d'aller à Berlin, on est vite remis sur le bon chemin ...😇

Là-bas, ma cousine veut acheter des chaussures blanches pour sa fille pour un mariage .... il n'y a que des chaussures rouges ... sa fille ira donc au mariage avec des chaussures rouges ...😐.

Varsovie, une cafétaria, on est 8. On ne veut pas boire leur jus de fruits acidulé, on veut de l'eau .... On obtient, après discussion, 4 verres qu'il nous faut aller remplir au robinet ...🙁.

Heureusement, cà a bien changé depuis 🙂.
V13
AR Aristomakos Globetrotter ·
J'imagine que la pologne a changé, mais ont m'a dit qu'on mangeait au resto à 5 pour 100 F maximum.

A mon, tour, je me rappelle des étales dans un magasin d'Etat en plein centre de Bucarest, en juillet 1986 : une boite d'oeufs, deux ou trois petites bricoles et...tellement de vide !! Quant aux routes roumaines, je parle des nationales, elles étaient vérolées pas les nids de poule. On devait rester 10 jours en roumanie, on est resté 4 jours. apres, direction la turquie pour de superbes souvenirs.....
Ben
LE Lepiaf Globetrotter ·
J'ai fait mon service militaire à Berlin à la fin des années 70 et, en tant que militaire, je suis allé plusieurs fois en visite à Berlin-est. Epoque curieuse où la bande à Baader faisait très peur, dans le poste de garde de la base, les troufions avaient la consigne de rester dans le noir pour ne pas servir de cible. Quand nous sortions en ville, nous devions rapporter tous les déplacements des voitures soviétiques que nous rencontrions. En même temps, Berlin-ouest était la vitrine de l'occident au coeur de l'empire communiste, et la ville était sans doute la plus excitante d'Europe pour un jeune. C'était aussi la seule ville où l'homosexualité était tolérée (bien avant Paris) et un appelé pâtissier (et homo) avait trouvé la ville de ses rêves. A l'issue de son service, il a trouvé une place chez le pâtissier Lenôtre et est resté à Berlin. Quel contraste avec Berlin-est, triste et sombre, avec de nombreuses façades criblées des impacts de balles datant de la guerre.

Quelques années plus tard, j'étais en Pologne, en voyage de fin d'études. Nous étions accueillis par les élèves de l'école polytechnique de Varsovie. J'ai découvert la gentillesse et la chaleur des polonais, mais seulement quand les 2 élèves membres du parti étaient absents. Etudiant aux moyens modestes, j'ai aussi découvert la richesse, puisqu'en changeant mes francs au noir, je me suis retrouvé plein aux as. Nous avons donné nos tickets de resto U aux copains polonais et à nous la grande vie, restaurants, caviar, vodka, ....

Un soir, nous étions invités à une soirée en boîte et, quelques heures plus tard, tous les garçons du groupe avaient à leur bras une jolie étudiante, parlant soit anglais, soit français. Le charme français avait agi. Le lendemain, autre soirée au foyer de l'école où nous retrouvons nos nouvelles amies. En milieu de soirée, un étudiant bien imbibé nous explique que les étudiantes étaient là sur ordre du parti. Notre orgueil de coqs gaulois en a pris un sacré coup. Malgré tout, cette soirée a été à l'origine de deux mariages. Tout cela se passait quelques mois avant l'émergence de Solidarnosc.

Quand le mur de Berlin est tombé en décembre 1989, je pleurais devant ma télé, jamais je n'aurais pensé voir ça. Pour ma génération, le communisme était là pour longtemps.
CA CatherineGil Globetrotter ·
Quand le mur de Berlin est tombé en décembre 1989, je pleurais devant ma télé, jamais je n'aurais pensé voir ça. Pour ma génération, le communisme était là pour longtemps.

🙂, Il me semble que c'était plutôt en Novembre, car cette nuit là, nous étions en voiture avec les enfants qui étaient en vacances de Toussaint, en route pour un WE à Barcelone.Nous écoutions la fête à la radio, la gorge nouée d'émotion. Nous aussi les larmes aux yeux, avec l'impression qu'ils étaient en train de soulever une dalle de plomb qui pesait sur toute l'Europe et sur nos coeurs et que plus rien jamais ne serait pareil. Nous ne nous doutions pas alors des guerres qui allaient suivre l'ouverture de la boîte de Pandore.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

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LE Lepiaf Globetrotter ·
Oui, tu as raison, la chute du mur de Berlin a eu lieu le 9 novembre 1989.
YA Yangguizi Globetrotter ·
C'est con, à deux jours près, ils auraient eu un truc à commémorer le 11 novembre. 🙂
LO Loopkin Veteran ·
du coup, en plus, les risques de confondre 09/11 et 11/09 sont grands.
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LE Lepiaf Globetrotter ·
Tiens, je n'avais pas pensé à ça, le "nine eleven" européen est plus gai que l'américain.
WI Williama Globetrotter ·
A la fin des années 70, j'étais étudiant à Aix en Provence. Un de mes copains étudiant en géographie nous a annoncé un jour son prochain départ pour la Tchécoslovaquie afin d'y préparer son mémoire de maitrîse avec comme sujet : "le tourisme en Tchécoslovaquie". On s'est tous demandé "mais qu'est ce qu'il va bien pouvoir trouver à raconter avec un sujet pareil".

Pour nous, à cette époque déja lointaine, les pays de l'est se caractérisaient surtout par des barres d'immeubles grisailleuses avec des queues interminables. Les seuls touristes occidentaux a s'y intéressé étaient tout au plus quelques apparatchiks avec familles du PCF.

Quelques mois plus tard à son retour en France, il nous a raconté que lors de son premier entretien avec son tuteur en Tchéco. ce dernier avait recouvert avec sa veste le poste téléphonique posé sur son bureau en l'avertissant qu'ici il y avait des micros partout... tous ces témoignages nous confortaient davantage dans l'idée que tout n'était que tristesse et laideur à l'Est...

Et pourtant une chose m'a sidéré après la chute du mur de Berlin, on s'est tous aperçu subitement que Prague était la (l'une des) plus jolie ville d'Europe avec un charme et une architecture unique. C'était comme si celle-ci n'avait jamais existé et son histoire ignorée. Idem pour la beauté des femmes tchèques (et de l'Est en général), à l'époque on les représentaient toutes taillées comme ces lanceuses de marteau aux JO....

au delà des systèmes et des dogmes il y aura toujours des êtres humains et la beauté des lieux Comme quoi lorsque l'idéologie vous aveugle!...
CU Cupda Veteran ·
En ce qui me concerne, c'était la Tchécoslovaquie, pour voir des amis de mes parents, rencontrés il y a longtemps, au moment où Dubcek desserrait un peu la vis : eux ne pouvaient pas sortir de leur pays, alors on y allait.

Je me souviens de l'attente au consulat, pour le précieux sésame, et les listes de questions, à nous ici, à nos amis là-bas.

Je me souviens des heures d'attente à la frontière, barrières abaissées, rouleaux de barbelés et AK-47, fouille complète de la voiture : souvent des jeunes conscrits sympathiques appliquant les ordres, presque reconnaissants que l'on vienne "quand même" chez eux, parfois des zélés désagréables. Et puis après les barrières, le choc d'un retour dans le temps de quelques dizaines d'années dans les campagnes de Bohème (et pire en Slovaquie).

Prague portait encore les stigmates de l'intervention soviétique, impacts de balles sur les murs, elle n'était pas rénovée comme maintenant mais elle était déjà splendide. Pas de touristes, on était parfois absolument seul sur le pont Charles. Il y avait globalement un parfum de tristesse qui flottait dans l'air, même en oubliant le contexte politique, justement à cause de ce manque d'animation dans les rues qui ne s'estompait que dans les tavernes : mais c'était beau quand même. Dans un parc de Mala Strana, on pouvait tomber sur un vieillard discret qui nous entendait parler français, nous saluait en inclinant son chapeau et nous demandait à discuter un peu, lui qui n'avait jamais l'occasion de pratiquer notre langue.

Je me souviens des queues interminables devant des magasins aux étals vides, trois poivrons et dix patates. Notre amie travaillait à mi-temps pour pouvoir aller faire la queue dès le début de l'après-midi, quand les rares marchandises arrivaient : elle écumait la ville pour trouver de quoi améliorer un peu l'ordinaire, elle ne sortait jamais sans un ou deux sacs, au cas où, pour ne pas louper le coche, la chance inespérée. Ma mère m'a racontée qu'elle l'avait vue pleurer un jour où elle avait fait toute la ville pour finalement revenir bredouille du simple rôti qu'elle voulait faire pour nous. Nous qui venions toujours avec ce que l'on pouvait rentrer dans le pays parmi les denrées les plus rares.

Je me souviens de notre richesse lorsque l'on allait manger dans les restaurants où descendaient les hôtes de marque de la capitale tchèque et les apparatchiks du régime : gros contraste avec la rue, c'était caviar à gogo, comme le raconte Le Piaf plus haut. Les serveurs distingués qui parlaient français. Le change au noir aussi, dans la rue (très risqué), le plus discrètement possible, conséquence de la soif de devises nécessaires aux achats dans certains magasins.

A la campagne, des amis avaient une maison dans un petit village proche d'une base militaire. On planquait notre voiture dans une grange, mais il y avait toujours un voisin mal intentionné ou un soldat de passage qui nous repérait et, après notre départ, notre ami passait la journée à être interrogé chez les flics. Quand nous repartions, on ne savait jamais si on pourrait se revoir, et quand.

Mais malgré tout ça, on se marrait, notre pote nous appelait "camarades socialistes" quand Mitterand a gagné en 81, et après. Il n'a jamais compris (à l'époque) un tel vote car, vu de loin, socialiste et communiste c'était la même chose. C'était pas évident, sinon impossible, de lui expliquer la partie sombre de notre modèle économique, car il ne voyait, et c'est compréhensible, que la liberté politique qui y était associée, alors que les deux n'ont dans l'absolu aucun rapport. C'était à la fois formidable et tellement dur, ces voyages. Personne ici en France ne comprenait qu'on les fasse. On leur en a tellement voulu, pourquoi avoir attendu si longtemps pour découvrir qu'il y avait un pays si beau derrière le mur ? S'ils avaient seulement pu savoir... peut-être que l'afflux des occidentaux aurait changé les choses plus vite ? Ou peut-être pas. Mais ça aurait au moins compté.

J'ai eu la chance d'être à Prague une journée pendant la révolution de velours. Mon amie m'a traînée partout dans la révolution en marche. La ville était plus belle que jamais. Il y avait des gens de toutes parts, des spectacles qui se montaient à droite et à gauche, des tribunes politiques en pleine rue, des partis qui naissaient, des pétitions (j'en ai signé certaines), partout la joie de pouvoir enfin dire des choses sans se terrer, des milliers de bougies à chaque coin de rue et des photos pour ne pas oublier. Pour la première fois, le site de l'immolation de Jan Palas brillait de milliers de chandelles et les Praguois s'y recueillaient sans risquer l'emprisonnement. Les gens pleuraient. La ville sublime, le décor, avait toujours été là, et la vie y entrait enfin.
CA CatherineGil Globetrotter ·
Superbe témoignage.

Je me fais l'impression d'être un peu bêtasse à tous ces mercis que je dis ou que je me retiens de dire 😊 mais ces histoires vécues sont tellement fortes, tellement importantes....
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
CE Cepavrai Regular ·
Témoignage qui trouve un écho si fort de ma vie. Je n'oublierai jamais le grand-père montant chaque Samedi en haut du mirador, cravate au vent, immobile, il agitait sa main saluant la famille de l'autre côté du mur. C'était Berlin avant la chute du mur....
DO Dolma Globetrotter ·
Je me souviens du mur, je me souviens des miradors, je me souviens des barbelés, je me souviens des passages aux "frontières" entre Berlin Ouest et Berlin Est, je me souviens des fleurs déposées au pied du mur... pensées pour celui ou celle qui n'avait pas réussi à le franchir... j'ai froid.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
AR Aristomakos Globetrotter ·
Nostalgie ! Nostalgie ! Je vois que je ne suis pas le seul à être ému en pensant à ces pays qui ont connu le communisme. Nostalgie ? Oui. Non pas d'un système ou les libertés politiques et civiles étaient bafouées, où les gens, souvent, devaient faire la queue pour trouver quelque chose de convenable à manger. Nostalgie de cette époque ? Oui ! Lorsque je pense à l'expédition que représentait ces voyages (visas, formalités à la douane, fouille complète..) alors qu'aujourdh'ui on peut traverser 10 frontières terrestres de suite sans s'arreter à la douane, même pour passer en Bosnie ! Nostalgie lorsque je pense au charme désuet de ces paysages et de ces habitants : voyager à l'Est revenait à remonter le temps de plusieurs décennies, cette Europe semblait parfois ne pas avoir évolué de puis la guerre, voire avant ! Près de Kotor, notre camping-car avait failli heurter une charette non éclairée et ce en pleine nuit ! Quant à leurs voitures, Dacia, trabant ou Yugo ! Nostalgie, lorsque nous pouvions manger à 5 dans un resto correct pour quelques dizaines de francs, c'était valable dans la plupart des pays de l'Est ! Nostalgie, lorsque je me rappelle l'émotion et la chaleur de ces Roumains qui nous abordèrent près de Bucarest, nous discutâmes mais ils fuirent en voyant arriver une Dacia de la Securitat, après avoir offert un gros billet (100 Lei) à ma petite soeur de 5 ans.

Vos témoignages sont souvent magnifiques. Je pense que comme-moi vous avez été ému par Good Bye Lenin. Le communisme d'Europe de l'Est des années 1970-1980 n'est pas le stalinisme des années 1930 ou 1950, je sais de quoi je parle. Mais ce système était loin d'être agréable. Ces habitants, dans leur majorité, étaient-ils heureux ?

En tout cas, sans forcément parvenir à définir exactement pourquoi, je ressens de la nostalgie de mes voyages en Europe de l'Est d'avant 1989. Peut-être est-ce parce que j'ai connu l'Avant 1989 ? Nous sommes témoins d'un passé qui s'est transformé si rapidement et si brutalement, même s'il en reste des traces aujourd'hui encore.

Qu'en pensez-vous ?
Ben
VO Voyageuse13 Veteran ·
J'imagine que la pologne a changé, mais ont m'a dit qu'on mangeait au resto à 5 pour 100 F maximum.

Oui, le pays a changé, les centres commerciaux ont fleuri un peu partout, tous les grands magasins que tu trouves en France, tu les retrouves là-bas. Seulement ..... les parkings ne sont pas aussi pleins, les allées sont un peu désertes ... les prix ne sont pas accessibles au polonais moyen. Les épiceries de village sont bien fournies en fruits (fraises, raisins, pastèques, oui, les pastèques il y en avait partout 😇). Tu peux trouver tout ce que tu veux ... aux prix d'ici. Cà change des quelques carottes fanées qui se battaient en duel dans les étals quand je suis allée en 79. Il reste les marchés où les gens s'approvisionnent pour quelques sous. Le resto, c'est vrai, tu peux manger pour 2 ou 3 euros par personne, un plat simple mais succulent. Ces restos-là s'appellent des "bars à lait", ce sont les anciennes soupes populaires où maintenant se cotoient touristes et habitants. Ouverts seulement le midi. Tu y vois aussi des habitants venir avec leur gamelle ou leur bouteille vide. Ils se les font remplir de nourriture et de soupe. Je suppose que cà leur sert pour le diner.
V13
AR Aristomakos Globetrotter ·
Pour les centres commerciaux et les enseignes que l'on retrouve partout (la Crrefour de thessalonique ressemble au carrefour de burgos, un ou deux rayons exceptés c'est aussi ca la mondialisation !), je m'en doutais un peu. Par contre pour les petits resto pas chers, je l'ignorais. D'après ton témoignage, les inégalités sociales so

nt tres fortes dans le Pologne d'aujourd'hui. Je vais le tester moi-même en février 2006, je vais à Auschwitz et à cracovie 4 jours.
Ben
YZ Yza32 Veteran ·
Pour ma génération, le communisme était là pour longtemps.

Je me souviens quand le mur est tombé.Le lendemain matin au cours, le prof a dit que le Mur de Berlin était tombé.C'était quelque chose meme pour nous ici.En tout cas ca doit etre spécial d'avoir visité l'Europe de l'est a cette époque, j'aurais aimé vivre ca!

Cordialement.
YA Yangguizi Globetrotter ·
ah que j'aurais aimé connaître cette époque! Mais en 89 j'étais bien trop jeune pour voyager là-bas à mon initiative. J'ai eu droit à pas mal de témoignages très forts, un peu du genre des très beaux posts de ce fil. Un ami allemand de l'est m'a raconté beaucoup d'anecdotes incroyables sur la vie quotidienne dans son pays. Et puis que dire du voyage "officiel" de mon père dans l'URSS de Staline... Tout bonnement incroyable!

C'est sans doute pour cultiver ou remédier à cette frustration que je me suis pris d'intérêt pour la Chine rouge (trop tard là aussi) puis pour la Corée du Nord (là, il est encore temps), parait-il très proche de la Bulgarie et de la Roumanie des années 60.
KA Kajolka Regular ·
bonjour,

nostalgie oui des trains paris-cracovie avec changement à frankfurt en pleine nuit dans les années 80, des contrôles durs en RFA avc chiens dans les wagons parfois, une solidarité aussi entre compagnons de voyage ( 6 par wagons, pique nique en commun, échanges, discussions......) j'étais jeune au collège et lycée alors certains sont devenus des amis

l'émotion quand le nez par dessus les fenêtres qu'on pouvait ouvrir on passait enfin la frontière et qu'on était en pologne, d'immenses forêts, des biches, et enfin l'arrivée avec toute la famille nous attendant et nous offrant des bouquets de fleurs, des pleurs, des sourires

enfin être là et à la montagne, le bonheur végétal, libre pour les enfant(s et adolescents que nous étions je en me suis jamais autant sentie libre de gambader à travers prés, rivières, bois sans barrières, barbelés qu'à ce moment-là..... et puis la campagne à l'ancienne, quel beauté, les senteurs du foin coupé, les myrtilles

toujours un crève-coeur quand je rentrais en france, trop de matérialisme, une campagne industrielle, froide....

patricia
AR Aristomakos Globetrotter ·
Et l'URSS, qui l'a visité avant 1989 ???
Ben
LO Loopkin Veteran ·
avant 89, ou avant 91, c'est à dire avant qu'elle n'éclate?

Je suis allé pour la première fois en Russie en 90, quand c'était encore la RSFSR (République Socialiste de la Fédération de Russie), donc le numéro un des quinze de l'URSS. J'avais treize ans. C'était évidement différent de maintenant, mais moi aussi. Dur de faire la part des choses. Je me souviens qu'en de nombreux aspects, c'était mieux, mais on se sentait surveillé et contrôlés en permanence. Ceci dit, ce dernier point n'a pas tellement changé. Ils ont toujours eu peur des chpioni (espions). Alors, prendre un militaire en photo, ou prendre des photos d'une base aéronautique militaire, ou prendre des photos au MGU (la grosse université de Moscou), c'est des coups à avoir encore maintenant de sérieux ennuis.

Ma valise était pleine de victuailles, parce que mes parents pensaient que la famille qui m'accueillait allait être super contente que je les leur apporte. PQ, yop, chocolat, paté, et plein d'autres trucs occidentaux. Ils furent vexés. Ils avaient tout. Ils avaient un F5, une télé par pièce, un téléphone par pièce, et tout était peu cher, même pour eux. Cette famille était issue de la classe moyenne (il y en avait encore une à l'époque), et n'avait rien à voir avec les aparatchiki. D'ailleurs, leur Lada friable l'illustrait bien. Je me souviens de plein de détails marrants, de dysfonctionnements charmants, et effectivement, il y a une certaine nostalgie. Devant l'adversité de la situation, devant l'absurdité, l'irrationnalité de certaines choses, toute une culture underground s'était développée et mêlée à la culture de la ligne officielle. Culture de la solidarité, culture de la dérision, de l'humour caustique russe caractéristique, si propre à faire passer toutes les couleuvres dans la bonne humeur, culture de l'art gratuit (aller à l'Opéra National de Moscou coûtait le prix de quelques tickets de métro, lui même presque gratuit, on est loin des 120 euros de l'Opéra Bastille de Paris), culture du cinéma d'art et d'essai à la porté de tous, culture des langues étrangères apprises rapidement, culture de l'héroïsme des cosmonautes russes, des savants russes, des danseurs russes, des avions de chasse russe, etc... Les héros étaient indifféremment Koutouzof, Joukov, Gagarine, Tarkowski, Mikhalkov, Vissotski (surtout ses enregistrements pirates interdits), Boulat Okoudzhava, Boulgakov (le Maitre et Marguerite était encore coupé de nombreux passages censurés), Prokofief, Tchaïkowski, Pouchkine, Tolstoï, Karpov, Lenine, et presque déjà Nicolas II ou Catherine II... Les oligarques étaient déjà dans l'ombre, prêts à sauter sur les reines du pouvoir faiblissant. Le seul que tout le monde détestait: Gorbatchev!!! Et si!!! Lui qui était si bien vu à l'étranger était conspué dans son pays.

Je n'avais que treize ans. Tout cela m'a un peu échappé. Je ne le reconstitue que maintenant, en recoupant. Donc, certaines choses ne doivent pas être exactes.
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PL Plascassier Veteran ·
Je viens juste de voir ton post', je n'ai pas bien le temps de lire tout mais je peux répondre à ta question ! Je suis allé en Roumanie : Mer Noire, Carpates...sous l'épôque Caucescu' en 1979 puis en 81, je suis allé en URSS visiter la "vieille Russie", j'ai pris le transsibérien, visité Kiev, Léningrad, pardon St Pétersbourg, Moscou évidemment, Odessa etc... ! Il y avait encore Léonid Brejnev, j'en garde des souvenirs percutants !

J'étais parti à l'épôque avec l'association France URSS régie par Pierre Joxe!

Voilà !🙂
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
TU Tunisienne26 ·
salut

ma grand mère est polonaise, j'ai découvert ce pays cet été et il est magnifique ! mais tu a raison c'est vraiment pas cher :un exemple tout bête : le paquet de cigarette vaut 1.50€ !!!! mais les gens sont trés trés acceuillant et te donnerais tout même si il ne doit leur resté plus rien, comme dans la plupart des pays pauvre d'ailleurs ! un jolie exemple à suivre ......
AR Aristomakos Globetrotter ·
Excuse-moi la tunisienne de ne pas me réjouir que la paquet de clope n'est pas cher en Pologne : dans quelques années les Européens de l'Est auront des cancers des poumons par millions, et je ne parle pas des Chinois et des Asiatiques ! certes, 1.5 € pour un polonais c'est assez cher, mais la propagande philippmorisienne est très (trop) efficace. Fumer ''fait'' occidental, voire développé, quel dommage !!! Snif...
Ben
AR Aristomakos Globetrotter ·
En lisant ton message et en voyant la diversité de ton périple en URSS, j'ai commencé à me poser des questions ! Comment était-ce possible ? Et puis vint la solution : tu avais ta carte du parti ! 🙂. Ceci explique cela. Franchemenent, j'aurais pris ma carte rien que pour visiter l'URSS !

PS : un livre vient de sortir sur le voyage de deux journalistes de Paris match en URSS, vers 1960. Je l'ai acheté pour l'offrir à noel mais je ne l'ai pas encore lu.
Ben
PL Plascassier Veteran ·
En lisant ton message et en voyant la diversité de ton périple en URSS, j'ai commencé à me poser des questions ! Comment était-ce possible ? Et puis vint la solution : tu avais ta carte du parti ! 🙂. Ceci explique cela. Franchemenent, j'aurais pris ma carte rien que pour visiter l'URSS !

PS : un livre vient de sortir sur le voyage de deux journalistes de Paris match en URSS, vers 1960. Je l'ai acheté pour l'offrir à noel mais je ne l'ai pas encore lu.

En URSS, nous étions partis presque 3 semaines, c'était beaucoup à l'époque car je débutais dans ma profession et je ne pouvais prétendre qu'à peu de vacances, nous n'avions pas de carte de parti mais nous avions pris effectivement une carte d'adhérent à l'Association France-URSS, c'est exact qu'elle était à forte tendance communiste, nous étions alors, des sympathisants, je ne te cache pas que nos idéees ont quelque peu évolué depuis !🙂

Je me souviens de la découverte de l'Histoire russe dans sa réalité, comme beaucoup, j'avais lu Gogol, plusieurs auteurs russes bien connus et j'avais hâte de découvrir la réalité de ce qu'ils écrivaient même si la plupart dataient du siècle précédent ! En 81, je t'assure, le passé m'a sauté aux yeux, tant par les images restées dans ma mémoire, je re-pense à cette mamie sur le quai de la gare de Moscou avec son panier empli de victuailles, elle ressemblait totalement à une matriochka ! Je retouvais la Russie de mes romans, la poésie, l'admiration envers les petits français de l'Occident et nous étions épatés de cet immense territoire et de son Histoire si terrible! Nous avons partagé nos victuailles avec un jeune étudiant russe pendant la nuit de notre voyage dans le transsibérien, il nous a offert un infâme gateau au froment dont une part suffisait à nous rassasier... Mais nous étions jeunes et intrépides et je garde un souvenir ému de ce garçon avec qui nous avions passé une soirée inoubliable ! Nous avons jeté le verre vide de vodka derrière notre épaule alors que nous étions conviés à une soirée officielle et puis encore ...et encore...des tas de souvenirs ! Je me suis souvent dit que je n'aimerais pas y retourner maintenant, quand je vois comment c'est devenu ! Je ne parle pas de politique mais de la mafia etc... Je me souviens m'être baladé avec ...des malgaches ! ben oui ! à 3 H du mat' en plein Moscou, on cherchait un bar pour se désaltérer et...nous l'avions trouvé !

Quel est ce livre de ces 2 journalistes?
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
AR Aristomakos Globetrotter ·
Au sujet de ton voyage, je t'envie ! En ce qui concerne le livre dont je t'ai parlé, il vient de sortir, on le trouve partout, notamment à la FNAC. Tu le trouveras facilement (j'ai oublié les références, comme tu l'as compris 😉). Bye

PS : connais-tu la BD Goulag, de Dimitri ??
Ben
PL Plascassier Veteran ·
connais-tu la BD Goulag, de Dimitri ??

Non mais je vais la trouver !😉
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AR Aristomakos Globetrotter ·
Dimitri est un dessinateur français qui a vécu plus de 2 ans en URSS de 1942 à 1944. Apres guerre il est devenu dessinateur et à la fin des années 1970 il a créé le Goulag, qui raconte l'histoire d'un joyeux luron français de Nogent sur Marne qui se retrouve volontairement dans un goulag du fin dfond de la Sibérie. Forcément, il lui arrive plein d'aventures à travers l'URSS. Il y a 14 volumes, je crois. Mon frère les a tous. Dimitri semble adorer les Russes, leurs habitudes, leur travers, leurs expresssions (faire ''fik -fik'', ''karacho'', ''boljemoi'', etc.).. Je te conseille cette BD..

ciao
Ben
PL Plascassier Veteran ·
OK je note merciii
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
PL Plascassier Veteran ·
Un souvenir me revient ! Nous étions en Roumanie (Sous Caucescù, je le rappelle) Seuls les étrangers pouvaient acheter leurs cigarettes, alcools ou produits occidentaux en devises uniquement et dans des SHOPS, magasins assez particuliers ! Nous fumions encore à l'époque et un jeune roumain nous aborde sur un vélo de femme (avec un panier devant) une veste était étalée sur le panier, il nous fourgue littéralement une énorme liasse de leîs dans les mains et part en courant, aprés nous avoir énoncé sa commande, à savoir des cigarettes anglaises et américaines ! Nous étions stupéfaits de la rapidité de sa demande mais nous avons accédé ! A peine sortis du magasin, il nous a arraché des mains les cartouches sans que l'on puisse lui rendre la monnaie (ça m'a perturbé assez longtemps car le pays était vraiment dans la misère et j'avais la désagréable impression de l'avoir floué ) Le seul souvenir, c'est son dos et ses jambes qui pédalaient rapidement afin de s'éloigner d'un milicien (qui trés heureusement n'avait rien vu) qui se trouvait à proximité ! Je revois son pull blanc qui s'éloignait.... Nous avions 2O ans, 1ere confrontation d'une réalité humaine et il y en a eu d'autres dans ce pays et assez terribles ! Les souvenirs reviennent peu à peu !
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AR Aristomakos Globetrotter ·
A mon tour alors, toujours en Roumanie.

Il y a peu, chez mes parents (j'avais 10 ans losque j'ai visité la Roumanie, j'ai découvert des vieux films en super 8, que nous avions totalement oublié. je lis dessus : Roumanie, 1986 ! Imaginez un peu l'émotion qui m'a submergée ! Quels trésors ce film pouvait-il contenir ! Mon père a réparé l'appareil et on a pu visionner le film. Tout d'abord, sur la toile blanche, l'image était délimitée par une isière noirâtre qui bougeait tout le temps. Il n'y a pas de son, bien sur. Première image : des paysans roumains, sur le bord d'une route. Notre camping-car c'était arrêté en pleine campagne, dans les Carpathes, sans doute près d'Alba Julia. Ces paysans étaient en tenue traditionnelle, mais ce n'étais pas pour les touristes, c'était vraiment leur tenue quotidienne. Ils sourient tous à la caméra. Avec le contour de la caméra flou, de qualité très médiocre, on croirait voir un film d'archive du début du siècle. Malheureusement, je n'aavait aucun souvenir de cette scène, mes parents et mon frère non plus. Quelle tristesse, que de souvenirs disparus à jamais. Fichue mémoire. C'est pour cela que depuis 4 ans (javais déjà conscience de ce problème), je prends 400 photos pour un voyage de 4 jours et jusqu'à 1000 photos pour 10 jours. J'élimine les mauvaises au fur et à mesure. Ainsi, dans 20 ans, même si ma mémoire fait défaut, ces photos me permettront de revivre ces moments magiques. Dès que je le peux, je m'équipe également d'un camescope perso 😛
Ben
PL Plascassier Veteran ·
Ou le camescope aussi, c'est bien ! Pour l'instant, j'investis à peine dans un bon numérique photo ! Nous avions à l'épôque, un super 8 flambant neuf ! Dingue car on avait fait un crédit pour se le payer et je t'assure qu'il coûtait cher ! 😕 IUl y a qq mois, je retrouve de vieilles bobines de films, je ne sais + ce qu'il y a dessus, j'en fais donc transformer une en DVD et miracle, ce sont les vacances de Roumanie ! 😎 Nous les avons montré à nos fils, bouhhhhh, ils se demandaient si c'était bien nous sur les films ! Ils se demandaient aussi si nous n'étions pas immortels tant le film leur semblait ancien !

😉😏😄🙂
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
CA CatherineGil Globetrotter ·
Je te joins une image, , un dimanche d'août 2004 à Sapanta . Dans le Maramures le dimanche où les jours de fête les habitants portent leur habit traditionnel et c'est pour se faire plaisir, pas pour les touristes. La femme au premier plan, toute en noir est d'un village voisin où toutes les femmes sont en noir, ailleurs, elles portent cette jupe courte en velours vert, plus loin c'est un imprimé plissé selon des rayures verticales au repos c'est l'imprimé sombre qui domine et dès qu'elles marchent ce sont les rayures claires qui se voient très joli. Les hommes eux, portent une chemise blanche, un gilet et un pantalon noir mais c'est le chapeau qui change d'un village à l'autre.

Si cet été, tu passes par la Roumanie, ne rates pas le Maramures . C'est magnifiques et les gens sont vraiment, vraiment accueillants.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
LO Loki Regular ·
Tout d'abord merci à tous pour ces témoignages sur l'ex DDR, qui m'intéressent d'autant plus que je n'ai l'occasion d'en entendre parler que pendant des cours d'allemand ou des films !

Comme BD sur la Russie des années 70, je vous conseille à tous celle d'un Russe qui a voulu raconter sa vie en BD, sans avoir aucune expérience dans la matière.

J'ai trouvé ses deux BD très émouvantes, celle d'un beau pays déchu et agonisant, en proie à l'alcoolisme, ...

Son nom: Nikolaï Maslov Titres: "une jeunesse soviétique"; "les fils d'octobre"

Et pourtant, ce pays a tant de potentiel...
"à force d'aller au fond des choses, on finit par y rester" (Alain)
AR Aristomakos Globetrotter ·
Est-ce compliqué de transformer un super 8 en DVD ?? J'y ai pensé mais je n'ai pas encore rechercher comment faire.

Quelles scènes contiennent tes films, qu'avais-tu filmé ?

Je rappelle que chaque bobine dure seulement quelques minutes. En principe, nous, on a filmé une scène à un endroit précis pour chaque bobine. Je vous raconterai la suite de mon voyage de 1986 d'après les films restants, our la Roumanie, mais notre voyage s'est poursuivi, toujours en camping-car, en Bulgarie, en Turquie (jusqu'à Pamukkale) et en Yougoslavie (Macédoine, Kossovo). Je dois avoir 7 bobines.

A bientôt 🙂
Ben
AR Aristomakos Globetrotter ·
J'aimerai beacoup passer par le Maramures, mais j'ai peur que cela ralonge trop mon itinéraire. Je vais venir de Milan, Venise, Lubjana, Zagreb, Budapest puis, en Roumanie, je pense faire ceci : Arad, Hunedoara, Alba Iulia, Sighisoara, Brasov, bran, Ploiesti (et ses champs petrolifères), Bucarest, puis Bulgarie et apres soit Turquie, soit Grèce. Sais-tu quelles est la qualité des routes dans le Nord de la Roumanie ? sur ma carte, elles ont l'air minuscules.
Ben
CA CatherineGil Globetrotter ·
Pas très bonnes en Roumanie mais c'est bien pire en Bulgarie ! Cependant étant donné ton projet de voyage qui semble privilégier les villes et l'itinéraire que tu as prévu tu vas probablement rester sur les routes dites "Européennes " ( parce que financées par l'Europe pour privilégier les transports routiers ) qui elles sont très bonnes aussi bien en Roumanie qu'en Bulgarie, bien qu'elles te laissent un peu à l'écart du pays et des gens.
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com
AR Aristomakos Globetrotter ·
Ta BD a l'air intéressante, je vais voir si je la trouve. Tu l'as acheté où ?
Ben
LO Loki Regular ·
ces BD ne sont pas à moi, mais à un ami... Je pense qu'il les a achetées à la Fnac (je lui demanderai), mais elles sont commandables sur Amazon.fr,

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/220725738X/171-9021608-4665860

Nikolaï Maslov LES FILS D'OCTOBRE DENOËL GRAPHIC. 96 pages, ill. - 20, 00 € Parution : 17-11-2005. Poursuivant son étonnant voyage, Nikolaï Maslov a consacré un an à prolonger et à approfondir les thèmes abordés dans son succès de 2004, Une jeunesse soviétique.

Ciao !
"à force d'aller au fond des choses, on finit par y rester" (Alain)
AR Aristomakos Globetrotter ·
je note, encore merci !
Ben
PL Plascassier Veteran ·
Est-ce compliqué de transformer un super 8 en DVD ?? J'y ai pensé mais je n'ai pas encore rechercher comment faire.

Quelles scènes contiennent tes films, qu'avais-tu filmé ?

Je rappelle que chaque bobine dure seulement quelques minutes. En principe, nous, on a filmé une scène à un endroit précis pour chaque bobine. Je vous raconterai la suite de mon voyage de 1986 d'après les films restants, our la Roumanie, mais notre voyage s'est poursuivi, toujours en camping-car, en Bulgarie, en Turquie (jusqu'à Pamukkale) et en Yougoslavie (Macédoine, Kossovo). Je dois avoir 7 bobines.

A bientôt 🙂

J'ai trouvé une adresse sur le Net qui te fait des montages sympas avec musique; le film, je ne me souviens pas bien, doit durer 20 minutes environ (ce qui représente plusieurs films) Nous avions filmé les abords de la Mer Noire, les Carpates, Bucarest.....
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
AR Aristomakos Globetrotter ·
Ok, mais quelle est cette adresse ??? 😛
Ben
PL Plascassier Veteran ·
La voilà ! 😉

http://www.digitalmemory.net/fr/index.php3
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
AR Aristomakos Globetrotter ·
Merci 🙂 !!
Ben
SY Sylvie57 Regular ·
Comme BD sur la Russie des années 70, je vous conseille à tous celle d'un Russe qui a voulu raconter sa vie en BD, sans avoir aucune expérience dans la matière.

J'ai trouvé ses deux BD très émouvantes, celle d'un beau pays déchu et agonisant, en proie à l'alcoolisme, ...

Son nom: Nikolaï Maslov Titres: "une jeunesse soviétique"; "les fils d'octobre"

Excellentes BDs c'est vrai ! La vie de l'homo sovieticus de base... J'ai beaucoup aimé.
AR Aristomakos Globetrotter ·
Roumanie, Roumanie...Je viens de retrouver plein de vieux tickets datant de mon voyage de 1986. Je ne m'en rappelais plus, mais on payait l'essence en dollars !!! deux fois 28 $ pour deux pleins de gazol...

J'ai une petite question : à Bucarest, au nord de la ville, en direction de l'aéroport, y a t-il un ou deux grands campings. J'ai retrouvé un ticket avec indiqué camping Padurea Baneasa. D'après mes recherches, seul existe aujourd'hui le camping Casa Alba. Est-ce le même ??? En fait, à partir de mes docs, j'essaie de retrouver l'itinéraire exact de mon voyage de 1986 (j'avais 10 an). Donc si vous pouviez résoudre ce problème !!!
Ben
PL Plascassier Veteran ·
Oupss, je ne peux pas t'aider là ! Me rappelle pas de ces campings là ! Désolé et bonne fêtes 😉
un grand voyage commence toujours par un petit pas. ..............
CA CatherineGil Globetrotter ·
🙂,

Je ne peux pas, nous n'avons jamais été plus au Sud en Roumanie que Timisoara 🙂 Avec notre manie de trainailler en chemin, de prendre notre temps de rester trois jours ici, quatre jours là, de retourner sur nos pas pour revenir à un endroit qui nous a plu, nous sommes de bien piètres voyageurs . Nous avions bien prévu d'aller jusqu'au delta du Danube mais nous n'y sommes pas arrivés ! Il y a les touristes, qui voient tout ce qui doit être vu, les voyageurs qui organisent soigneusement leurs voyages et les flâneurs. A la maison nous sommes tour à tour touristes ou voyageurs, en route, nous sommes d'impénitents flâneurs, de telle sorte que nous sommes toujours obligés de rentrer avant d'être arrivés au bout du circuit prévu et sans avoir vu la moitié de ce qui devait être vu !
Catherine " La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char

http://www.catherinegil.com

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