J'aime assez l'œuvre de Kurosawa, mais alors Madadayo est vraiment, à mon sens, le pire film qu'il a réalisé. Mon préféré est "Le château de l'araignée" vraiment magique. Sur la fin, les Kagemusha et Ran sont un peu trop "superproduction"... J'aime aussi beaucoup Dersou Ouzala, même s'il s'agit finalement presque davantage d'un film soviétique que japonais...
Pour ma part, parmi mes favoris figurent Dodes'kaden, Les bas fonds et Barberousse, merveilleuses fresques d'aspects les moins angéliques du pays.
Personne n'a suggéré les films de Juzo Itami, dont seul Tampopo a été à ma connaissance diffusé largement hors du Japon et c'est bien dommage. Il s'est attaché à montrer, et moquer, avec beaucoup d'humour, les travers de la société japonaise, qu'il s'agisse de la mafia, des sectes, du mercantilisme. Tous ses films ont été des succès commerciaux au Japon et il a rassemblé une brochette d'acteurs formidables.
The taste of tea (le goût du thé) est très sympa, et un peu déjanté
Sinon, j'ai vu récemment "Nobody Knows" (Dare mo shiranai) de Kore'eda, qui a valu un prix d'interprétation masculine au jeune acteur principal à Cannes en 2004
"Shiawase no kaori" (la fragrance du bonheur) est aussi un de ces petits bijous tranquilles qui sortent régulièrement là-bas mais qu'on ne voit jamais chez nous, hélas (ne pas regarder le ventre vide).
Il existe des séries de films à succès, très sympathiques et surtout très représentatives des sujets de société que les japonais aiment à voir traiter avec légèreté et humour, les plus connues étant "Otoko wa tsurai yo" ("c'est dur d'être un homme", connu aussi comme "Tora-San", 48 films ...) et "Tsuri Baka Nisshi" (= "Journal d'un fanatique de la pêche à la ligne"), 20 films entre 1988 et 2009, tiré d'un manga du même nom, qui dépeint de façon humoristique le monde de l'entreprise et la complexité des relations sociales. Quasiment tous les japonais connaissent ces deux séries et le fait de citer les personnages principaux (Tora-San, Hama-Chan et Su-San) garantit des conversations sympa.
Je ne sais pas ce que je vais encore trouver en juillet prochain chez Ishimaru Soft (Akihabara - 5 étages de musique et de films du monde entier, miam !).