J'avoue être presque découragée par toutes les demandes de paperasse pour ce visa...
Au-delà de l'invitation et de l'assurance voyage, devons-nous prouver tous les hébergements?
mais non c'est très simple, il suffit de lire lentement les informations du site consulaire russe. La paperasse se réduit à ceci:
formulaire à remplir en ligne, imprimer, et coller sa photo dessus
une "invitation", ou "invitation-voucher" pour le visa "tourisme"
police d'assurance rapatriement avec montant minimum de couverture tel que stipulé sur le site consulaire.
il y a deux principaux types de visa pour le tourisme:
visa "tourisme"
visa "affaires"
les désignations "tourisme" et "affaires", sont absolument pro forma, un reliquat de l'administration soviétique, et de nos jours la différence entre ces deux visa est:
visa "tourisme": maximum 30 jours, invitation-vouchers fournies par des agences touristiques ou bureaux de voyages ou hotels (ces trois types de business se recoupent). Pour plus de deux semaines, les consulats tendent à demander des preuves plus ou moins certaines ou plausibles d'hébergements.
visa "affaires": plus de 30 jours. Invitation de la part d'une entreprise russe, et là une agence de tourisme en est un cas particulier, ou une "invitation" administrative (= un imprimé filigrané du ministère) sur demande d'une agence de tourisme.
dans le cas du visa "affaires", l'invitation est le seul document exigé.
Pour un premiere demande de visa, il est possible de demander un visa "affaires" de 30 ou 90 jours. C'est l'option simple même si un peu plus chère (une invitation "affaires" coûte plus cher qu'un coupon-voucher hôtelier à 10/12€).
Il y a des variations dans la coulitude ou la raiditude, des consulats, selon les pays.
Ton profile mentionne Lausanne, et si tu es suisse c'est peut-être plus relax que pour les français, pour le visa "tourisme" de 30 jours, simplement parce que la France enquiquinne la Russie comme pas possible à répétition, et la Suisse aussi est plus coulante sur les sanctions anti-russes.
Anecdotiquement, par exemple, les seuls fromages d'Europe de l'Ouest autorisés en Russie, dans le cadre de l'embargo sur les produits agricoles euro-unionistes et EEE, sont les fromages suisses. On trouve du gruyère dans les hypermarchés russes, oui, mais du gruyère suisse; camembert, chèvre Sainte-Maure, bleus, mais aussi mozarella, etc, sont russes, mais le gruyère lui est suisse.
J'étais à Moscou puis Saint-Pétersbourg la semaine dernière, et exemple d'étalage avec des petits drapeaux suisses (j'aime garder trace des évolutions de devantures, menus, etc, au fil du temps et des lieux, vu que la bouffe c'est aussi un intêret culturel):

l'Italie sans être ch**ante comme la France n'est pas gentille non plus, et par exemple là, dans ce resto à fromages de Moscou (http://novikovgroup.ru/restaurants/syrovarnya/) la carte des fromages comportent riccota, burrata, stracciatella, mozzarella, caciotta, tous faits en Russie, pas en Italie:

Mais le gruyère, comté, raclettes sont suisses [:)]
Bon, anecdocte fromagère à part, il y a bien variations dans les humeurs des consulats russes selon les pays et les villes, pour les pièces demandés du visa "tourisme".
Mais le visa "affaire" c'est toujours simplissime partout.