Notre Tra Mare e Monti, Corse Mai-Juin 2009
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Depuis quelques années, nous nous sommes pris de passion pour découvrir des régions ou des pays à travers la randonnée. Le fait de se déplacer lentement permet d'apprécier à leur juste valeur toute la beauté des paysages, le fait de se déplacer à pied facilite les rencontres avec les locaux. Ainsi nous avons découvert le sud ouest Crétois et l'Islande, tous deux absoluement fabuleux. Cette année, notre choix s'est porté sur la Corse.

Dès qu'on dit qu'on va randonner en Corse, tout le monde nous demande si on fait le GR 20... Mais là n'est pas notre objectif ! De toute façon, nous partons trop tôt dans la saison pour parcourir le "must" de l'île de beauté, et puis nous ne sommes pas suffisamment affutés physiquement et il s'agit de nos vacances de l'année alors en compte bien se reposer un minimum tout de même. Après avoir épluché les forums, les bouquins notre choix s'est finalement arrété sur le Mare e Monti Nord. On ne trouve que très peu d'infos sur ce sentier sur le net, si ce n'est quelques carnets de voyage plutôt bien faits.



En pratique : L'itinéraire se fait généralement en 10 jours, partant de Calenzana (à une quinzaine de km de Calvi), où il est commun au GR 20 sur quelques kilomètres, et rejoint Cargèse. 120km de chemin à parcourir et plus de 6000m de dénivelé positif. Cela nécessite une bonne condition physique et un minimum de pratique de la rando avec un équipement correct, les chemins sont très rocailleux, relativement ombragés, mais il n'existe quasi pas de source pour se ravitailler en eau. Le chemin est assez bien entretenu et le balisage évident, même si cela demande par moment un peu d'attention. Le Topo Guide est bien détaillé et complète le balisage orange.

Nous avions choisi un hébergement en gîtes et demi pension, que nous avions réservé depuis le continent. Il faut compter 35 à 38 euros par personne en demi pension. De manière globale, les gîtes sont corrects et on y mange bien et copieusement. (voir le détail plus bas)

La période choisie (fin mai - début juin) était agréable même si nous avons un peu souffert de la chaleur les premiers jours, le maquis est encore en fleur, et les cours d'eau encore bien fournis (mais cette année il a beaucoup plu en Corse).

Remerciements : A Mimidésert qui nous a conseillé pour le très bon resto à Calenzana et le petit dej sympa au bar en face de l'église.... et au forum ! A l'automobiliste qui nous a gentillement pris en stop sur la route de Calenzana ( le stop marche très bien) Aux randonneurs croisés sur les chemins ou dans les gîtes avec une mention spéciale aux Frèrots Belges (qui dînent quand on mange, et qui on espère, ont pu retourner explorer le GR 20 sud), les 2 Groupes de Montpellier, la famille du Luxembourg avec leurs valeureux enfants :), le couple d'anglais avec qui nous avons partagé quelques étapes et repas du soir, et les Pietra !! Et aux Corses, pour le fabuleux accueil reçu dans les gîtes, pour les discussions passionnantes et les liqueurs de Myrte ! (surtout à Galéria, Serreira, Ota, et E Case)

J1 : dimanche 24 mai 2009 : Clermont Ferrand - Calenzana. Destination l'aéroport de Lyon, que nous ne connaissions pas, petit et agréable et surtout bien pratique pour nous. Nous avions trouvé des billets, en s'y prenant tôt et en décalant le retour au lundi matin, Lyon - Calvi et retour Ajaccio - Lyon pour 160 euros à 2.

Arrivée à Calvi vers 16h30, et départ sac au dos pour Calenzana (Pas de bus le dimanche hors saison). Nous aurions sûrement pu tenter le stop dès l'aéroport, mais nous avons attendu d'être sur la route de Calenzana. Ce qui nous a valu une bonne heure de marche, sous un soleil de plomb et quelques ampoules à nos pieds sûrement peu habitués à marcher sur le bitume avec des sacs de 15 et 12 kilos sur le dos !! C'est donc avec soulagement que nous grimpons dans une voiture avec clim ! pour parcourir les 8 derniers km de la route qui serpente vers notre destination du jour.

Nous dormons au gîte communal, bon accueil, dortoir de 4 avec salle de bain dans la chambre. 14 euros la nuit par personne, camping possible. Ne fait pas demi pension ni petit dej. Plusieurs resto pour diner à Calenzana et un supermarché pour se ravitailler. Le bourg est agréable et on profite d'une soirée à la température plus que clémente, attablés à une terrasse de resto. Le patron nous offre la liqueur de Myrte, que nous dégustons avec plaisir et qui nous suivra tout au long du séjour... mais nous ne le savons pas encore !



J2 : Lundi 25 mai : Calenzana - Bonifatu / durée 4h45 (de marche pure) On déjeune vers 8h sur la terrasse d'un bar, le petit dej est copieux, la vue sur l'église est sympa et autour de nous ça parle corse en dégustant un café. Nous voilà dans l'ambiance... Passage rapide à la biscuiterie de Calenzana, ça sentait trop bon et on a craqué pour d'excellents beignets encore chauds (parfaits pour notre goûter), et nous voilà parti, à travers les ruelles du village. Le chemin s'engouffre ensuite dans le maquis et prend rapidement de la hauteur, nous permettant de profiter de belles vues sur Calenzana et Calvi. Après 50 minutes de marche, le sentier quitte le tronçon commun avec le GR 20.





La rando est sympa dans le maquis en fleurs, mais il fait très chaud et nos sacs nous font souffrir au niveau des épaules et des hanches. Peut être aurions du nous enmener moins d'affaires ? On presse le pas sur le chemin forestier en plein cagnard, et faisons la pause pique nique au bord d'un petit torrent. Longue pause, pieds dans l'eau, bouquins... nous avons le temps, l'étape est courte il ne nous reste qu'une petite heure à marcher cette après midi.



Le chemin monte raide le long de la rivière et rejoint après un dernier tronçon sur la route l'Auberge de la Forêt à Bonifatu.



Le lieu est sympa, au pied du cirque de Bonifatu. Les Dortoirs de 8 sont en fait des petits chalets tout neufs dans la pinède. Sanitaires propres et possibilité de camper. Le repas est copieux et choix des plats. (fait aussi resto et hotel). ll ne faut pas hésiter à descendre au bord de la rivière : petite passerelle et possibilité de baignade.

J3 : Mardi 26 mai : Bonifatu - Tuarelli / Durée 6 heures Après un petit déjeuner copieux (avec brioche maison), nous reprenons notre rando. Aujourd'hui est une grosse étape avec 700 m de montée mais surtout 1100 m de descente, on craint donc le pire pour nos jambes et épaules pas encore habituées au poids du sac. La montée est très agréable, en lacets et dans une belle forêt et on atteint sans trop de difficultés le Bocca di Bonassa, 1153 m et point culminant du Mare e Monti. La vue est très belle sur les vallées et montagnes environnantes.





La descente est par contre très longue, bien plus que ce qu'indique le topoguide, et c'est avec soulagement qu'on atteint le 2ème petit col (le Bocca di Lucca à 589m). De là, il nous reste une grosse heure de descente un peu caillouteuse, les pieds chauffent dur mais nous sommes récompensés par la vue sur la Paglia Orba encore enneigée !! Et nous arrivons enfin à Tuarelli...

Le gîte est une maison en pierre avec une très belle terrasse, située dans un endroit exceptionnel au bord du Fango et de ses piscines naturelles. Cette année, en raison de la neige abondante, il n'y a qu'une piscine unique et suffisamment de fond pour que des gamins sautent des rochers... Nous on les observe en buvant notre Pietra, rituel habituel de fin de rando, récompense ultime après une bonne douche, et on papote avec les Frères Belges avec qui nous partagerons quelques étapes. Et puis on ne résiste pas à la baignade, la température de l'eau est bien chaude pour une rivière de montagne...



Ici, dortoirs de 8, 3 douches situées à l'extérieur, camping possible. Le lieu est fabuleux, mais malheureusement l'entretien laisse à désirer, le repas est toutefois correct. (bref c'est vraiment dommage et plus que regrettable quant on voit le lieu splendide...)

J4 : Mercredi 27 mai : Tuarelli - Galéria / Durée 4h45 Aujourd'hui journée facile (avec peu de dénivelé) et de transition pour nous amener en bord de mer. On ne se presse donc pas. La première heure et demi de rando est très chouette, le long de la rivière (le Fango), où la couleur des roches rouges tranche avec le bleu de l'eau. Nous arrivons à un vieux pont (le Ponte Vechju).





La suite se passe sur la route, puis par un sentier montant dans le maquis, nous croisons une bergerie en ruine, et après une belle grimpette en plein soleil (et il fait chaud), nous voyons la mer et le golf de Galéria.



Le gîte se mérite, il est à l'opposé du village, encore un bon kilomètre à parcourir sur la route. Nous y sommes tôt, vers 14h. Les gérants ne sont pas là, mais nos noms et chambres sont indiqués sur un grand tableau, et nous avons droit à la chambre double, avec douche privative (pour 3 euros de plus par personne !). Le grand luxe. On profite de l'après midi pour piquer une tête dans la Grande Bleue, faire quelques courses (petit supermarché assez bien fourni) et déguster une Colomba.

Le gîte est très chouette, sur un grand terrain arboré, avec possibilité de camping. Sanitaires propres. Excellent accueil avec le sourire des proprios. Repas succulent et copieux, et les gars terminent la soirée devant un match de foot et des Pietra.

(A suivre)
MI Mimidésert Veteran ·
Bonjour

Enchantée que votre rando se soit bien passée.C'est vrai j'avais oublié de vous parler de la fabrication artisanale desgateaux mais étant donné les bonnes odeurs on trouve facilement.

Pour le petit resto je vais justement manger la bas demain soir avec une amie.

On attend la suite..........

Monique
Toi désert, compagnon de ma vie Toi désert, le plus cher des amis
SE Seaufy63 Regular ·
J5 : jeudi 28 mai : Galeria - Girolata / durée 6 heures Petit déjeuner copieux pour bien entamer la journée et départ un peu avant 8 heures, histoire de faire les 750 m de dénivelé à la fraiche, même si le chemin est assez bien ombragé. Le début est plutôt tranquille, en remontant le fond d'un vallon, le long d'un ruisseau. Puis le chemin s'élève assez rapidement, quelques trouées dans la végétation nous permettent d'apercevoir le golfe de Galéria qui s'éloigne. Un promontoir rocheux nous permet d'apprécier les nuages qui se forment et donnent un air d'île de la Réunion au paysage.



L'arrivée au col est récompensé par l'ombre d'un énorme chêne et la vue sur le golfe de Girolata et les montagnes environnantes. C 'est splendide...





On papote avec les Frérots belges qui dégustent leur saucisson corse, faisons quelques photos, et entammons la descente pour se trouver un coin d'ombre pour pique niquer.



Plus on descend et plus la chaleur se fait ressentir et nous avons hâte d'arriver à bon port et de se rafraichir dans la mer. Nous gagnons Girolata vers 14h30.

Il existe 2 gîtes à Girolata, La Cabane du Berger fait aussi camping. Nous nous avions reservé au Cormoran Voyageur dont le patron Joseph est un personnage charismatique... C'est assez sommaire (notamment pour les douches) mais la vue sur la mer du dortoir est sans comparaison, et la terrasse splendide. Le gîte n'ouvrant qu'à 15h30, nous dégustons une glace. Girolata est un lieu unique, une dizaine de maisons, quelques resto et uniquement 2 gîtes pour dormir. Ici pas de route, on arrive à pied (au mieux par le sentier du littoral à partir du Col de la Croix en 2 heures) ou en bateau, ce qui explique la présence de plaisanciers qui mouillent dans la baie... bref, la vie ici est tranquille...



Nous allons donc piquer une tête dans la mer même si l'eau n'est pas exceptionnellement propre... sur la plage quelques randonneurs et les vaches...mais notre quiétude est troublée par 2 bateaux qui arrivent et déchargent pour une demi heure seulement un flot de touristes, curieux manège... Heureusement le soir, Girolata retrouve toute sa sérénité et c'est avec plaisir qu'on déguste notre repas. Ici le menu se compose uniquement de plats de la mer : soupe de poissons, parillade de "daurades" ou plutôt de pagres, pageots et autres poissons "communément appelés sur le continent Daurades" :). C'est le fils de Joseph qui tient à présent le gîte, pleins de vieilles photos de Girolata et des trésors de la mer accrochés au mur, Joseph nous montre l'album de ces trophées de pêche et nous raconte avec passion la vie à Girolata (il est né et a toujours vécu ici). C'est super interessant, mais ne chercher pas à le contredire...

J6 : vendredi 29 mai : Girolata - Serriera par la variante / durée 7h30 Petit dejeuner agréable sur la terrasse du Cormoran, avec de la confiture maison d'arbouses, excellente. Aujourd'hui pas question de trainer car nous avions décidé de doubler une étape, en prenant la variante par le chemin du littoral (aussi appelé "chemin du facteur") qui nous conduit en 4h30 à Curzu, puis de poursuivre jusqu'à Serriera (3h30). On dit au revoir à nos compagnons de route avec qui nous partagions nos diners et soirées depuis le début, certains restent une nuit supplémentaire à Girolata, d'autres gagnent Porto et y terminent leur rando, les derniers s'arrêtent à Curzu.



Le début de la balade est sympa en bord de mer, mais attention au balisage (blanc sur cette variante) pas forcément évident.





On gagne alors la plage de Tuara, puis remontons par un agréable chemin de muletiers bien ombragé, jusqu'au col de la Croix.On croise énormément de monde (ce qui nous change des derniers jours) qui vont à Girolata sûrement pour la journée. On reprend quelques forces à la buvette du col de la Croix ( Bocca à croce), car une bonne grimpette en plein soleil nous attend (500m de dénivelé positif, tout droit à travers le maquis avec un passage sur les crètes nécessitant une bonne gestion de son équilibre avec un gros sac sur le dos !! ). La descente sur Curzu est raide et caillouteuse nécessitant, comme souvent, une attention soutenue sur ses pieds. Il faut nous ravitailler en eau car la journée est encore longue et il fait chaud aujourd' hui, malheureusement l'eau de la fontaine n'est pas potable, et le seul lieu de vie est le gîte qui fait aussi snack, mais qui est tout en bas du village... Ca nous donne l'occasion de trinquer une dernière fois avec les Belges, et la patronne nous remplit gentillement nos gourdes. On pique nique un peu plus haut dans le village et reprenons notre route. Il fait très très chaud et la grimpette sur le bitume du village puis dans le maquis est dure. L'étape Curzu - Serriera n'est pas très passionnante, après la beauté des paysages de la veille et du matin. De plus on redescend dans le lit d'une rivière (à sec !) pour remonter sur la crète en face (300 m de dénivelé). Finalement la fin de l'étape est raccourcie par rapport à notre topoguide, qui date un peu, et nous évite une fin d'étape sur la route. C'est donc avec soulagement qu'on atteint Serriera.

A Serriera, 2 petits bars, une épicerie qui permet de se ravitailler et le gîte, qui a été entièrement restauré. Chambre de 4, avec salle de bains dans la chambre, propreté impéccable. Ce soir nous ne sommes que 4 ! On dine dans une chouette salle en pierre, avec le moulin à huile qui a été conservé. Très bon repas, copieux (pâtes avec Figatellu et brocciu). Du coup, on papote avec le patron, autour d'une liqueur de Myrte maison... Excellente soirée, vraiment, on a beaucoup apprécié. Si vous êtes plus nombreux, vous aurez surement le droit à la guitare !
SE Seaufy63 Regular ·
J7 : Samedi 30 mai : Serriera - Ota / durée 6h30 Les jambes sont lourdes depuis la grosse étape de la veille, nous prenons le petit dej assez tôt (miel et confiture maison) car c'est une longue étape qui nous attend encore aujourd'hui : 900 m de montée pour atteindre le Capu San Petru ! Tout d'abord, la montée est progressive sur un chemin forestier, puis grimpe dure par un sentier caillouteux. On apprécie la vue sur le village de Serriera qui s'éloigne doucement...



Mais le plus beau est certainement le point de vue du Capu San Petru sur le Golfe de Porto (petit détour de 20 minutes aller retour, à faire absoluement!)







On traverse ensuite une belle pinède où nous pique niquons, l'atmosphère est spéciale, nous sommes dans les nuages qui se forment tous les jours vers 11h. La descente est longue et caillouteuse, comme d'habitude, mais on découvre de belles parois rocheuses rouges et ocres.



On ne voit Ota qu'au dernier moment, et le village se fait attendre, tant on passe des séries de crêtes...(et on monte et on descend...) Peut être était ce la lassitude de la grosse étape de la veille, mais la fin d'étape nous a paru interminable. Nous arrivons tout de même vers 16h à Ota, le village accroché à flanc de montagne est vraiment splendide.





Là aussi, il y a 2 gîtes : "Chez Marie" et "Chez Félix". Nous ne savons pas s'il est possible de camper à Ota. "Chez Félix", dortoir de 6, avec 2 douches et 2 toilettes par chambre, propre et agréable. On mange en demi pension au resto en face. Excellent accueil, repas très bon et copieux, cuisine familiale corse exquise (la meilleure soupe corse qu'on ait mangé, un fromage macéré à l'eau de vie et un délicieux flan à la chataigne, avec une liqueur de figue offerte...) L'atmosphère du village est très agréable aussi, très chouette petite épicerie, bien tenue et très bien achalandée, avec même du pain frais le dimanche matin ! On a beaucoup aimé Ota, qui peut être une très belle étape pour aller se balader à Porto, faire les calanques de Piana ou les gorges de Spelunca.

J8 : Dimanche 31 mai : Ota - Marignana / Durée 5 heures Une journée a priori plus tranquille aujourd hui, et nous ne sommes pas mécontents.. Le petit déjeuner est à l'image du dîner, copieux et très bonnes confitures maisons (oranges amères, kiwis, cerises...)

Pour une fois, nous commençons par descendre par un agréable chemin sous les oliviers, mais des vaches pris en sandwich entre nous et d'autres randonneurs nous obligent à grimper sur des rochers pour les laisser passer ! Le sentier rejoint les gorges de la Spelunca, où se trouvent 2 très beaux ponts génois, et des possibilités de baignade.





Il y a beaucoup de monde sur le sentier et quelques chèvres, la montée (650 mètres de dénivelé) est agréable, ombragée et se fait sur un beau sentier de muletiers en lacets. On apperçoit au loin le village d'Ota, au pied du Capu d'Ota qui semble le menacer avec son gros rocher en équilibre...



On rejoint Evisa où on se désaltère avec une bonne Colomba, le plus dur de l'étape ayant été parcouru, puis pique niquons à l'ombre des tilleuls. Le chemin traverse ensuite une belle chataigneraie où nous apercevons enfin les "cochons sauvages", dont toute une tribu bien curieuse au bord de la rivière.



Rien de très difficile dans cette fin d'étape où le sentier est bien marchant, si ce n'est une passerelle un peu branlante qui nécessite un peu de gym pour la gravir.



Nous atteignons Marignana. Le gîte est en contrebas du village, avec une belle terrasse où on apperçoit la mer. Le gîte est correct mais sans plus, pas notre préféré en tout cas. Repas du soir correct lui aussi. Rien de plus dans le village, l'épicerie est au gîte qui fait aussi resto et bar. On bouquine sur la terrasse où les Corses venus pour le we à Marignana, mettent un peu d'animation (guitare, parties de cartes) et on suit distraitement la défaire de Nadal à Roland Garros. On discute un peu avec un couple du Havre et des Belfortains qui viennent du Mare a Mare Nord, et partageons nos expériences.



J9 : Lundi 1er juin : Marignana - E case (Revinda) / Durée 6h30 La nuit a été venteuse et il a plu, nous craignons le pire pour cette étape. Et effectivement après une petite heure de marche, la pluie s'invite et ne nous lachera plus. Dommage car cela gache un peu les paysages, alors que nous montons à nouveau à plus de 1100 mètres d'altitude.



La rando se fait toutefois sur un chemin assez marchant, mis à part une première partie de descente un peu raide. Un chêne vert nous abrite pour prendre un pique nique rapide. On ne traine pas en chemin, si bien que nous atteignons E case vers 15h30.

Ici c'est plus un refuge qu'un gîte mais nous le savions, il est situé à 15 minutes à pied du hameau de Revinda, l'électricité est sur batterie, l'eau chaude via les panneaux solaires... (ce qui est de mauvaise augure pour nous vu la météo de la journée :)) L'endroit est splendide, en plein milieu de la nature avec une vue imprenable sur la mer.





A notre arrivée, le gardien n'est pas encore là, mais le dortoir est ouvert, nous permettant de nous changer (nous sommes trempés), et nous discutons avec un couple qui commence tout juste le Mare a Mare Nord et est parti de Cargèse ce matin. Le gardien et le groupe de Belfortains arrivent en même temps, on profite d'une douche froide... et on se réchauffe tous autour d'un thé et café. Nous sommes 10 ce soir, et papotons avec Lucien, le gardien qui est aussi apiculteur. Chouette soirée, autour d'un excellent rôti de porc et d'une liqueur de chataigne. Sûrement une de nos soirées préférées, un lieu magique et un accueil plus que chaleureux. S'il vous plait, soyez conciliant si vous allez à E- Case, le lieu reculé du refuge ne permet pas un grand confort, mais l'accueil et l'endroit compense largement les petits désagréments...

J 10 : Mardi 2 juin : E case - Cargèse / Durée 5h Voilà notre dernière étape sur le Mare e Monti et c'est avec regret que nous quittons E case, où nous avons dégusté ce matin le bon miel du maquis (et avons acheté un pot !!) Le ciel est toujours bien chargé en nuages mais ne semble pas menaçant. Nous sommes partis tôt car nous devons attraper le bus à Cargèse qui nous amènera à Ajaccio (où nous attend une voiture pour la suite du périple). Le chemin plutôt agréable permet de belles vues sur la mer puis plonge de manière très raide dans la vallée.



On longe alors cette vallée sur un gros chemin forestier jusqu'au hameau de Lozzi. Nous attaquons alors notre dernière grosse montée, jusqu'à un petit col qui nous fait plonger sur Cargèse. La vue est alors splendide sur le Capu Rossu et les plages de Cargèse.





Finalement l'étape est assez courte et nous ne mettons que 4h30. Nous dégustons donc une énorme pizza sur une terrasse à Cargèse, où le vent s'est levé pour chasser les nuages, mais aussi fait s'envoler les parasols et les verres !



Nous avons le temps de visiter les 2 églises, et attendons un peu nostalgiques, avec les Belfortains le bus pour Ajaccio (15h15), lorsque Lucien le gardien d'E-Case nous klaxonne. Petit Clin d'oeil sympa, qui boucle ce magnifique périple. Nous avons vraiment beaucoup apprécié cette rando, la diversité des paysages et l'accueil très chaleureux que nous avons reçu. Un grand Merci à toutes les personnes croisées sur les chemins pour leur sympathie et cette belle aventure partagée.

A suivre notre fin de périple dans le sud de l'île
SE Seaufy63 Regular ·
9 jours de rando c'est tout de même épuisant pour le corps et nous avons senti une certaine lassitude sur les 2 dernières étapes. C'est avec regret mais aussi fierté qu'on termine notre Mare e Monti Nord, avec comme récompense un peu de Farniente pour les 5 derniers jours.

J10 (suite) : Nous attrapons le bus qui nous mène de Cargèse à Ajaccio où nous avions réservé une voiture, une petite voiture....et nous voilà avec un utilitaire !! Cela dit au moins nos sacs à dos rentrent dans le coffre. Nous galérons un peu pour sortir d'Ajaccio, il est 17h et nous sommes pris dans les bouchons, drôle de retour à la civilisation !! Nous n'avions pas réservé d'hébergement depuis le continent, pour nous laisser un peu plus de liberté, mais nous avions vaguement défini un itinéraire : faire la côte ouest entre Ajaccio et Bonifacio, puis aller voir rapidement les plages aux alentours de Porto Vecchio et revenir sur Ajaccio par l'Alta Rocca. La veille toutefois, nous avions appelé pour réserver une petite auberge, le long de la rivière du Taravo. Chouette adresse, avec une belle terrasse au bord de l'eau, accueil sympa, et ca fait du bien de retrouver un peu de confort (chambre double avec salle de bains :)).

J11 : mercredi 3 juin : Calzola - Pianotolli Après une nuit bien reposante et un petit dejeuner très copieux, nous avons repris la route. Au programme de la journée : Filitosa avec ses menhirs sculptés impressionnants (à faire sûrement tôt le matin ou assez tard dans la journée pour avoir une belle lumière),





Porto Pollo (petit port tranquille avec une belle plage), Campomoro (avec un vrai coup de coeur, en pleine saison c'est sûrement infernal et la route est sinueuse, mais là c'était vraiment le bonheur, la baie où mouillent tranquillement quelques bateaux et la plage sont splendides, la visite de la tour génoise est agréable et permet un chouette point de vue, malheureusement nous n'avons pas eu le temps de faire le sentier du littoral...)







Sartène, une ville qui vaut un petit détour pour sa belle place et ses ruelles enchevétrées.

Cette nuit, nous dormons en chambre d'hôtes à Pianotolli (adresse donnée par une autre chambre d'hôtes complète), nous y sommes bien, car loin de la route nationale qui traverse le village. L'accueil est sympa, notre hôtesse nous réserve une table d'hôte pour ce soir et nous décrit quelques coins sympas à aller voir dans le coin en attendant le dîner. C'est ainsi qu'on découvre une côte assez sauvage encore, les quelques maisons sont bien planquées dans le maquis (il faut 3000m² de terrain pour pouvoir construire), de chouettes petites criques et une tour génoise étonnante car entourée par de gros rochers entre lesquels il faut se faufiler.





Le soir on mange très bien (trop même), vin de myrte en apéro, veau aux olives, charcuteries et fromages corses, et liqueur de myrte pour clore le tout. Encore une soirée très sympa, partagée avec la maîtresse de maison et les autres convives.

J12 : jeudi 4 juin : Pianottoli - Bonifacio - Pianottoli Il y a eu beaucoup de vent toute la nuit et ce matin, ça souffle toujours, le temps n'est pas au grand beau et nous sommes un peu déçus car nous voulons visiter Bonifacio aujourd'hui, et la sortie en mer vers les Lavezzi semble compromise.

Nous sommes assez tôt à Bonifacio, ce qui permet de profiter en toute tranquilité de la ville et du port. Comme présentie, nous ne ferons pas les îles Lavezzi, les bateaux sortent en mer mais une des compagnies, honnête, nous dit qu'il vaut mieux revenir un autre jour si nous voulons en profiter. On traine donc sur le port, puis grimpons vers la vieille ville. A défaut de sortie en mer, on se balade sur les falaises vers le Cap Pertusato et le phare. La vue sur la ville Haute et les falaises est vraiment splendide. Puis nous nous perdons dans les ruelles de la vieille ville, allons flâner dans le cimetière marin. Nous sommes encore "hors saison", il n'y a pas trop de monde, certaines boutiques sont encore fermées, bref c'est vraiment très agréable...











Nous quittons Bonifacio vers 15h, et remontons vers Pianottoli, en profitant en chemin des quelques étapes que notre hôte nous a indiquées : l'ermitage de la Trinité (chouette vue sur Bonifacio), la plage de Tonnara, le golfe de Vintilene et ses plages et criques splendides et méconnues. Nous aimons beaucoup ce coin, bien moins touristique que vers Porto Vecchio et dont certaines plages n'ont rien à envier à celle de l'est !

Ce soir, nous décidons de pique niquer sur le Plage de Roccapina, sous le regard bienveillant du roi des lieux. Un peu de monde sur cette plage (indiquée dans tous les guides), malgré le chemin en terre un peu défoncé, mais ça reste plus qu'agréable et le sable est tellement fin... Nous tentons de monter vers la Tour génoise et le Lion mais ne prenons pas le bon chemin dans le maquis (prendre en fait celui à côté de la cabane en bois sur la plage), rebroussons chemin et rentrons à Pianottoli.





J13 : vendredi 5 juin : Pianotolli - Aullène On quitte notre sympathique hôte et décidons ce matin de profiter des plages du sud. Nous faisons un tour à Rondinara, qui se mérite après une route tortueuse, mais nous sommes déçus : parking payant (mais nous le savions) et surtout à aucun moment la vue ne permet de se rendre compte de la forme si particulière de la baie. Cela dit, on a le droit au "bonjour" de Daniel Auteuil. On traine un peu (pour rentabiliser le parking) mais le temps est brumeux, l'eau pas très chaude et pas si belle que ça finalement. Tant pis pour nos 3, 50 euros mais nous reprenons la route. Halte rapide à Santa Giulia, le golfe est splendide mais un peu trop construit à notre goût, et beaucoup de monde sur la plage aujourd'hui. C'est que nous sommes difficiles !! Finalement, on attérit à Palombaggia. Et ça reste, comme dans mes souvenirs, ma et notre plage préférée ! Du monde mais pas trop, le plaisir de retrouver ces grands pins qui procurent une ombre si agréable, et cette eau si belle si transparente. Bref, on craque, on pique une tête, on traine, on pique nique... Le bonheur total !!





Mais il nous faut reprendre la route, la montagne nous manque déjà. J'avais gardé de très bons souvenirs de l'Alta Rocca lors de ma dernière escapade en Corse, alors forcément il fallait y retourner. La vue sur le Golfe de Porto Vecchio depuis l'Ospédale est splendide, l'arrêt au lac de l'Ospédale donne un petit air canadien à notre périple.







J'aime la Corse pour ça, pour cette diversité de paysages, si rapidement nous sommes transportés de plages paradisiaques à un paysage de montagne, tantôt grandiose tantôt paisible.

On se fait la balade de la Cascade Piscia di Gallo pour se dégourdir les jambes, puis trainons sur la route : Zonza, Quenza, Serra di scopamène puis Aullène où nous passerons 2 nuits. Rencontre amusante avec les cochons sur la place de l'église et super accueil dans notre lieu d'hébergement. C'est tout simple mais propre et on en demande pas plus, la cuisine simple elle aussi est excellente et copieuse, c'est avec plaisir qu'on papote avec le chef des lieux et qu'on déguste son digestif maison !



J14 : samedi 6 juin : Balade dans l'Alta Rocca Le temps n'est pas au grand beau aujourd'hui, nous avions prévu de faire le plateau de Coscione mais finalement ça sera un petit périple en voiture dans l'Alta Rocca. Le temps se lève juste pour nous permettre quelques photos d'Aullène, puis tous les sommets sont à nouveau dans les nuages. Juste pour nous gâcher le plaisir des paysages, car nous n'aurons pas de pluie de la journée...



Direction Zonza, puis Levie, Sainte Lucie de Tallano où on traine sur la place du village... autour de nous c'est pétanque ou tournée de Pastis.



Nous ne débordons pas d'énergie aujourd'hui, mais on se décide tout de même pour aller à Cucuruzzu, site néolithique. Mais ce dernier est fermé, on peut faire la balade bien évidemment mais on ne comprend pas grand chose à cet empilement de cailloux !



Finalement, on fait un détour vers le Col de Bavella, à 1200m d'altitude ça caille un peu, le vent souffle et les aiguilles sont dans les nuages. On fait la balade du Trou de la Bombe, tranquille et bien fléchée (compter 1h30 à 2h aller retour), c'est pas exceptionnel mais ça reste sympa pour se dégourdir les jambes.



Enfin, on écrit quelques cartes postales sur une terrasse à Zonza où le soleil fait une timide apparition, avant de rejoindre Aullène où on dîne rapidement. On termine notre soirée devant la finale de Rugby, et encore une fois Clermont Ferrand a perdu... de toute façon, on y était pas pour faire la fête... RDV l'année prochaine :) Et puis on se réconforte avec la liqueur de Myrte maison de Mr Jeannot (la meilleure de toutes celles qu'on nous a offertes)

J15 : samedi 7 juin : Aullène - Ajaccio Il fait toujours aussi maussade, et même pire il a plu cette nuit... Cela dit nous sommes quand même bien décidés pour aller voir à quoi ressemble le plateau de Coscione.











On peut y accéder à partir de Quenza, par une route qui monte au foyer de Ski de fond de Buchinnera, goudronnée mais étroite. Et on ne regrette pas, c'est tout simplement sublime. Avec les nuages, on se croirait en Islande. On ne s'éloigne pas du chemin principal, par crainte du brouillard mais on a déjà un très bel aperçu des pozzines et des animaux en semi liberté... Malheureusement nous devons rejoindre Ajaccio, pour rendre notre voiture en fin d'après midi, les vacances s'achèvent pour nous demain matin de bonne heure. La pluie puis la grêle nous pressent jusqu'à la voiture. On rejoint la côte par le Col Saint Eustache, la vue sur Aullène puis sur les Aiguilles de Bavella qui se montrent enfin est splendide...



On rejoint Ajaccio par la côte où nous retrouvons le soleil et la chaleur, on profite d'un dernier pique nique sur la plage...

Nous rendons la voiture à l'aéroport vers 16h, puis prenons le bus pour Ajaccio où nous passons notre dernière nuit. Notre vol retour pour Lyon est très matinal demain(décollage prévu à 6h25 !!). On se balade à Ajaccio, et on trouve la ville plutôt agréable, entre la mer et la montagne (tiens donc :)), c'est paisible. Dernier resto et terrasse. Fin des vacances...



Il nous reste encore plein de choses à découvrir ou redécouvrir, sans les nuages et le vent ! On reviendra sans aucun doute, les mois de Mai et de Juin (lorsqu'on en a la possibilité) sont vraiment plus qu'agréables, loin de la foule estivale. Et un grand Merci, encore une fois, à nos Hôtes pour leur accueil plus que chaleureux.

Si vous avez des commentaires ou des questions, n'hésitez pas. C'est avec plaisir qu'on essayera d'y répondre au mieux.

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