Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Toute proportion gardée, il se passe la même chose en France et en Occident --> enrichissement des riches et paupérisation des pauvres et de la classe moyenne. Ce phénomène n'est donc pas spécifique à l'Inde. Ce n'est bien sûr pas une "consolation" que de constater cela 🤪
🤪Même constat qui est simple à formuler................On peu tout dire mais bizarrement on ne fait rien!!!.
Ce texte est un billet d'humeur. En le publiant ici, je cherche juste à partager mon sentiment et à savoir si d'autres constatent cette évolution ou si c'est le fruit de mon imagination ! ;-)
Je voyage en Inde depuis la in des années 70. Déjà à cette époque ce constat était identique.
Rien de nouveau sur la planète.
Je viens de terminer un livre qui relate justement la fin de cette période. C'est la Chrysalide et le Papillon ou Candide au pays des Maharadjas. Ce pays n'en reste pas moins terriblement fascinant.
En voila un extrait ou on peut s'apercevoir que déjà .......
C’estaprès avoir changé de bus à Ajmer, grande ville musulmane, sans réel intérêt, quePushkar apparu.
Cetteville calme et sereine, construite autour d’un lac sacré est la seule en Inde àabriter un temple dédié au Dieu Brahma. Ville de pèlerinage pour les indienselle est aussi un havre de paix pour occidentaux paumés. Beaucoup de Hippies, en route pour Katmandou, se donnaient rendez-vous à Pushkar, la consommationautorisée de certaines substances comme l’opium ou le cannabis y était pour beaucoup. Les hôtels bon marché nemanquant pas, il fut aisé de trouver une chambre à louer, non loin du lac, dansla rue principale qui traversait la ville du nord au sud.
Desjeunes gens à la dérive, les yeux rougis par la consommation assidued’opiacées, trainaient leurs guêtres, rasant les murs à la recherche d’un peud’ombre. Beaucoup de Hippies erraient dans la ville, allant d’un bar à l’autre, s’asseyant parfois à une terrasse pour écouter de la musique psychédélique ou des vieux airs de pop rock, nostalgiques à souhait.Certains, qui étaient sur la route depuis si longtemps, restaient là, fatiguéset désabusés, à rêver à l’impossible étoile qu’ils n’atteindraient jamais.D’autre ne faisaient que passer, comme ce couple d’espagnols qui ne pensaitqu’à faire la fête le plus possible avant de reprendre son chemin.
Jecompris à quel point Puskhar était devenu un point de rendez-vousincontournable sur les chemins de Katmandou, comme l’étaient les villes deMatala en Crète, avec ses grottes creusées dans la falaise, ou d’Istanbul enTurquie, la mystérieuse porte de l’Asie.
C’était un vrai réseau qui s’était tissé ainsi, emmenant plus surement qu’il n’yparaissait les jeunes routards jusqu’à leurs paradis artificiels au pied del’Himalaya.
Ilfallait reconnaitre que l’Inde était une halte idéale pour tous ces fuyardsoccidentaux, halte qui pour un certain nombre d’entre eux deviendrait finalementdéfinitive.
Mais c'est aussi ça :
L’après-midiétait déjà bien avancée et les rues de Puskhar semblaient de plus en plusanimées. Des Sâdhus, en quête d’un peu d’argent ou d’un peu de nourriture tendaient leurs petits pots demétal, bénissant les âmes compatissantes. L’un d’entre eux, saisissant vivementla main de Claudia, lui attacha un fil de coton orangé au poignet tout en luiapposant sur le front le Tika, signe distinctif des adorateurs de Shiva. Il enfit de même pour moi, je lui glissai dans la main quelques roupies en remerciement.
Beaucoupd’occidentaux s’étaient déjà installés au bord de l’eau. La chaleur diminuait sensiblement.
Lecoucher de soleil était magnifique, la ville semblait émerger du bassin, accompagnant un brouillard qui doucement effaçait ses contours. Nous nousassîmes, en position du lotus, comme beaucoup d’autres l’avaient fait, pourcélébrer le crépuscule.
Quelques pèlerins, le corps à demi plongé dans l’eau, pratiquaient les ablutions du soir. Ils disparaissaient sous la surface, l’espace d’un court instant, s’ébrouaient brièvement, replongeaient de nouveau, répétant ce rite trois fois de suite.
Jeme disais que si le paradis existait quelque part, il devait ressembler un peuà ça. Rarement je ne m’était senti aussi bien. Claudia, les yeux mi-clos, semblait elle aussi apprécier ce moment magique.
Desmusiciens indiens s’étaient installés tout à côté et, bientôt, une mélopéeenvoutante monta doucement dans l’air calme du soir. L’agitation environnante s’apaisait enfin, tandis que Pushkar s’éclairait doucement. C’était le moment préféré de laplupart des voyageurs occidentaux. Le soleil disparaissait progressivement àl’horizon teintant, brièvement, le ciel et le lac d’une superbe couleur dorée.
Toute proportion gardée, il se passe la même chose en France et en Occident --> enrichissement des riches et paupérisation des pauvres et de la classe moyenne. Ce phénomène n'est donc pas spécifique à l'Inde. Ce n'est bien sûr pas une "consolation" que de constater cela 🤪
Ce phénomène n'est pas spécifique à l'Inde mais bien plus flagrant qu'en France et surtout, nouveau... Sans compter que voyager en Inde ne sera dans un temps pas si éloigné plus accessible à la classe moyenne française. Après des siècles de colonisation, la roue tourne ?
Je voyage en Inde depuis la in des années 70. Déjà à cette époque ce constat était identique.
Rien de nouveau sur la planète.
Je viens de terminer un livre qui relate justement la fin de cette période. C'est la Chrysalide et le Papillon ou Candide au pays des Maharadjas. Ce pays n'en reste pas moins terriblement fascinant.
Ah excellent ! Je ne connais pas ce bouquin. Dés que je rentre, j'essaie de me le procurer. Merci !
J'imagine que depuis les années 70, tu as dû constater bien des changements effectivement... ce texte m'a été inspiré directement par mes potes indiens du tourisme qui se sentent vraiment de plus en plus lésés. Qu'ils soient plus pauvres que les occidentaux, c'était acquis mais que des indiens dépensent plus que les occidentaux, cela les laisse songeur...
Toute proportion gardée, il se passe la même chose en France et en Occident --> enrichissement des riches et paupérisation des pauvres et de la classe moyenne. Ce phénomène n'est donc pas spécifique à l'Inde. Ce n'est bien sûr pas une "consolation" que de constater cela 🤪
Ce phénomène n'est pas spécifique à l'Inde mais bien plus flagrant qu'en France et surtout, nouveau... Sans compter que voyager en Inde ne sera dans un temps pas si éloigné plus accessible à la classe moyenne française. Après des siècles de colonisation, la roue tourne ?
😏tu te trompes complètement, cela n'a rien de nouveau et de plus flagrant que chez nous.
C'était déjà le cas dans les années 90, mais avec le temps cela prends de l'ampleur, comme en chine qui est un pays totalement différent.
Oui, la vie citadine est devenue beaucoup plus speed, par contre pour le reste c'est encore ça : Un départ en train ...la loco est diesel maintenant.
Ilfallait maintenant trouver le bon convoi et surtout la bonne voiture. En Indeles réservations sont écrites à la main sur un bout de papier collé contre laparoi du wagon concerné. Il est donc nécessaire de remonter tout le convoi endéchiffrant un à un ces fameuxhiéroglyphes. Il faut imaginer des centaines de personnes courant d’un bout àl’autre du long serpent à la recherche de leur fameux sésame. C’est l’incontournablecourse à l’échalote, stressante et épuisante comme il se doit, dans ce pays surprenant.
Entête de file, un monstre de fer et d’acier chuintait et soufflait comme unénorme cétacée échoué sur une plage. C’était la première fois que je metrouvais face à une locomotive à vapeur aussi impressionnante. La beauté de lamachine était surprenante. De fins lisérés jaunes courraient le long de sesflancs frémissants soulignant une grâce à laquelle je ne m’attendais pas. Accrochéesur son nez, une grande étoile rouge lui donnait un air de star révolutionnairequi me plaisait beaucoup.
Desrangées de ventilateurs étaient alignées au plafond des wagons. La chaleur étaitdevenue accablante et l’embarquement imminent. Les voyageurs s’installèrenttranquillement dans un joyeux brouhaha de départ en vacances. Un coup desifflet bref mais puissant venu du plus profond de ses entrailles se fitentendre. La locomotive s’ébroua, expectorant bruyamment un épais nuage de fuméenoire. Le train s’ébranla, telle une grosse chenille fumante que l’on aurait dérangéepar mégarde. Nous étions enfin partis.
Penchésà une fenêtre dont les solides barreaux garantissaient certainement quelque chose qui nous échappait, nousrespirions à plein poumons un air chargé de fumée et de scories qui s’invitaitinsidieusement à l’intérieur du compartiment.
Lacampagne défilait lentement devant les yeux attentifs et curieux d’une foule depassagers bigarrée et bruyante, que j’observais d’un œil perplexe. Christiansomnolait, allongé négligemment sur son inconfortable banquette de bois. Nous avions traversé, en quittant la gare, d’immenses bidonvillesqui ne semblaient jamais devoir finir. C’était ici, un condensé de misèrehumaine, ou nous pouvions confesser sansaucun doute, la futilité de la vie que nous avions laissée derrière nous.
Desfemmes marchaient nonchalamment sur le bord des routes portant sur la tête despaniers remplis de pierres. Elles déversaient leur chargement un peu plus loin, comblant ainsi, autant que faire se peut, les trous innombrables quiparsemaient la chaussée. D’autres, accroupies, cassaient en petits morceaux lesblocs ainsi déposés. La poussière les enveloppait dans un halo jaunâtre au seinduquel leurs minces silhouettes se diluaient parfois. La dureté de leur travailn’avait d’équivalent que la grâce deleur démarche. La beauté de leur port de tête rappelait l’élégance innée de cesprincesses indiennes que l’on aurait pu croiser dans un roman de Rudyard Kipling.Nous devions souvent revoir ces femmes, laborieuses, travaillant durement surles chantiers de construction, transportant toute sorte de matériaux dans cespaniers posés sur leur tête. Leur difficile labeur était rétribué par leversement journalier d’un salaire de misère, permettant à peine la survie d’unefamille souvent très nombreuse. La plupart appartenait à la caste desintouchables, comme le voulait encore la tradition millénaire du pays.
et heureusement ça :
Laveille de notre départ, le patron de l’hôtel nous annonça, avec un grandsourire, que la nuit allait être musicale. En effet, un groupe d’instrumentistesallait donner un concert sur la terrassedu bâtiment.
Aprèsun repas plutôt léger nous grimpâmes quatre à quatre les escaliers menant auspectacle. Le crépuscule venait de tomber et la ville s’allumait de mille feux, juste en dessous de nous. La vue était très belle et l’air si doux.
Un publicassez important attendait là, depuis un moment semblait-il, installés confortablementsur des coussins moelleux. Leurs chuchotements cessèrent subitement quand nousarrivâmes sur la terrasse. La majorité des visages se tournèrent prestementdans notre direction, nous démontrant avec certitude que la curiosité étaitaussi un vilain défaut indien. C’était à celui qui nous dévisagerait le plusfixement et le plus longuement possible. Après nous être assis en tailleur dansun coin plutôt discret, nous attendîmespatiemment le début du concert.
Troispersonnages, habillés tout de blanc, arrivèrent subrepticement ets’installèrent sans faire de bruit. Un premier musicien pinça les cordes d’unecithare, libérant dans l’espace, des sons d’une beauté inconcevable. Il futrapidement accompagné par un joueur de tablas virevoltant et un guitaristevirtuose. Alors, l’instant fut magique. Le temps avait suspendu son vol et nous, nos respirations. Le ciel, merveilleusement étoilé, s’était mis àl’unisson. Ce fut, sans nul doute, l’undes concerts les plus marquants de ma jeune vie d’adulte.
Jedevais apprendre à l’aube, que le joueur de cithare était un grand ami de RaviShankar et qu’il avait souvent accompagné le « Maitre » dans sesconcerts autour du monde.
je conseille aussi un autre livre de pavan karma, le defi indien
bonjour a tous de varanasi!si vous voulez etre dans des lieux plus eloigne de ces constat, faut aller au laddakh...
Il est en effet possible que dans 20 ou 30 ans la classe moyenne française ait en grande partie disparu pour rejoindre la classe des gens qui travaillent pour survivre. Mais le pire n'est pas toujours sûr 😉 Nous pourrions être mangés "à la sauce grecque" bien sûr. 😕 Mais cela dépend aussi de nous (individuellement et collectivement).
Il est aussi possible que l'Inde continue de s'enrichir (même avec de très grande disparités) et redevienne plus riche que les pays européens (ce qu'elle était avant d'être colonisée par les européens). Mais ce n'est pas non plus certain, il peut y avoir des revers de fortune.
En tous les cas je trouve intéressant d'observer l'évolution de l'Inde en y voyageant, cela nous permet de nous questionner aussi sur notre mode de vie en France.
Globalement je pense que si la "mondialisation" de l'économie continue sur sa lancée, s'il n'y a pas un retour du balancier, la "fracture sociale" ne sera plus entre pays riches et pays pauvres, mais dans chaque pays (France, Inde, etc.) entre une minorité très riche une majorité de pauvres (ceux qui travaillent pour survivre) et au milieu une classe "moyenne" (ceux qui travaille pour acheter le superflu) soumise à une compétition effreinée et épuisante pour conserver son niveau de vie. En fait c'est ce que nous observons en Inde, notamment la compétition de plus en plus grande, la course à l'argent, à laquelle se soumettent les gens de la nouvelle classe moyenne c'est à dire ceux qui sont sortie de l'économie de subsistance pour entrer dans la société de consommation.
bonjour et ... merci pour ces lignes ...
ces moments au bord du lac à Pushkar ... mon compagnon et moi les vivons chaque année ... j'y trouve la paix, la sérénité et je m'y pose 3 mois avec bonheur ...
tant de rencontres, des belles et des tristes, c'est vrai !
peut-être nous y croiserons nous un jour ?
Janick
Qu'il s'agisse d'un individu, d'une famille, d'une petite communauté ou du milliard d'âmes de l'Inde, chacun trace son parcours. Nous prenons conscience que celui que nous avons choisi d'emprunter en occident ne mène pas à une douce prairie verdoyante. Nous nous rendons compte que nous sommes peut-être allés trop loin dans la voie du toujours plus (de facilité, de rapidité, d'images, d'analyses chiffrées, de produits de synthèse, ..) au détriment du bien être, de nos valeurs et traditions. Nous aimerions parfois revenir quelques pas en arrière et nous voudrions aiguiller de part notre expérience ceux qui sont encore la croisée des chemins pour qu'il empruntent la voie d'un développement plus réfléchi, équitable et mesuré. Mais la vitrine de notre société est tellement belle et nous sommes si peu enclins à montrer l'exemple qu'il est tout à fait logique de voir le schéma se répéter. Ils sont libres de vivre leur aventure humaine et nous ne sommes pas impartiaux dans ce monde pour porter un jugement de valeur.
Nous aimerions parfois revenir quelques pas en arrière et nous voudrions aiguiller de part notre expérience ceux qui sont encore la croisée des chemins pour qu'il empruntent la voie d'un développement plus réfléchi, équitable et mesuré. Mais la vitrine de notre société est tellement belle et nous sommes si peu enclins à montrer l'exemple qu'il est tout à fait logique de voir le schéma se répéter. Ils sont libres de vivre leur aventure humaine et nous ne sommes pas impartiaux dans ce monde pour porter un jugement de valeur.
Exactement ! 😛
Effectivement, il n'est pas de notre ressort blablabla malgré notre expérience : je ne me vois effectivement pas bien expliquer les bienfaits de la décroissance à un fermier indien... mais me suis faite un plaisir de l'expliquer à un nouveau riche indien ! 😛
(dans la même veine, je ne dis jamais rien quand ils balancent leur gobelet en plastique n'importe où... pas d'ingérence même si objectivement, il est prouvé que l'incinération du plastique pollue l'air, l'eau et le sol. Sans compter les ressources pétrolières)
Tout comme tu le dis, je ne veux pas porter de jugements et ne glorifie absolument nos valeurs occidentales... Bien loin de là ! Je ne veux juste plus être le témoin direct de leur nouvelle aventure humaine... et je me demandais si d'autres amoureux de l'Inde se posait la même question : sur Facebook, l'un de mes amis qui travaille beaucoup avec des indiens me dit être de plus en plus déçu et une femme qui vit depuis 25 ans en Inde se pose la question d'un retour...
(peut être suis-je un peu trop sensible car toujours en Inde, à observer mes amis se démener plus que d'habitude...)
MERCI à tous pour vos commentaires !
Quant à Pushkar, je ne l'aime que de 5h à 8h du matin... ;-)
Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres
C'était déjà le cas avant...
où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies.
Ce sont les mêmes .
En revanche, la mode vestimentaire a changé...
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006
En 2012, j'ai trouvé l'Inde dans le même état que lors de mon premier voyage en 1994.
Le pays est un peu plus "moderne" mais les fondamentaux restent les mêmes.
les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres.
Ceci est d'ailleurs un des fondamentaux de l'Inde.
Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens.
Je vois plutôt ça comme un point positif mais bon...
la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas
L'Inde est le pays long courrier le plus économique pour les bourses plates.
Il y a donc une autre explication.
L'Inde n'attirerait-elle plus nos concitoyens comme elle les attirait dans les seventies ?
O tempora , o mores !
Nos concitoyens ont peut être un peu plus (trop...) les pieds sur terre que leurs aînés et ne sont plus attirés par les faux gourous et autres paradis fumeux.
La Thaïlande, les Etats Unis semblent désormais avoir la préférence de la jeunesse.
je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai,
L'émergence d'une classe moyenne est là encore une bonne nouvelle, non ?
ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ?
Ce trait de caractère n'est pas propre aux Indiens. J'ai souvent eu à affronter le même type de questionnement dans d'autres pays émergents.
En revanche, l'indiscrétion est un trait de caractère typiquement indien. 😄
Ceux qui ne parlent pas ou plus d'argent sont ceux qui n'ont jamais eu besoin de compter.
Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse
C'est encore un point positif. Ces touristes indiens fréquentent dans ces hôtels des personnes qui ont une autre vision du monde que la leur et cela peut les entraîner sur le chemin d'une plus grande tolérance non seulement envers les occidentaux mais aussi envers leurs propres compatriotes.
Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ?
Nous arrivons enfin au coeur du sujet.
La nostalgie du temps qui passe ...
Le fameux "c'était mieux avant" !
Allons allons...
Ne sais-tu pas que le changement c'est non seulement maintenant mais partout ?😉
Tout d'abord, je voudrais te dire le grand, l'immense plaisir que j'ai eu il y a 20 minutes à lire / découvrir ton texte initial,
si bien exprimé.
je le souligne car c'est une rareté sur VF.
Je voudrais t'annoncer ensuite que je te ferai une meilleure réponse, plus longue, plus fouillée que ce petit mot actuel; je prendrai mon temps aussi .. je le ferai pour être digne de ce que tu ressens, évoques, qui est si important, si bien observé,
qui touche l'Inde, mais comme Attila je crois le souligne, touche sans doute tous les pays qui bougent, se développent, ou encore changent tout simplement, sans qu'il soit pour ces derniers question de développement.
La France fait partie de ce tiers-lot.
Ce que tu dis est VRAI, tellement vrai ! une partie de ce qui t'a été répondu est aussi vraie (j'y reviendrai en détail).
En l'espace de six ans, j'ai vu l'Inde terriblement changée. De façon à nuancer ce premier commentaire net, j'ajouterai que moi aussi j'ai changé .. j'ai même vieilli .. et ce phénomène identique pour tous et partout me conduit à deux constats :
- j'ai plus de recul et de "bouteille" pour des analyses plus pertinentes, mais pas forcément souriantes
- ce recul et l'âge rendent la distance avec les autres, indiens d'abord, plus grande. La communication, le partage en sont ainsi réduits, ce qui m'attriste. La jeunesse est au premier titre concernée, je pense désormais qu'elle appartient à une autre humanité, elle se réfère à une autre culture ..
Mais surtout, indubitablement, les indiens changent eux aussi ! tu le dis, tu l'as vécu.
J'ai observé le début du mouvement d'une classe moyenne ou sous-moyenne voyageuse en son propre pays. Premier phare.
Elle devient touriste pour des trajets inférieurs à 250 km, pour des WE, des transhumances limitées dans le temps et l'espace pour des raisons professionnelles et de moyens (argent certes, mais en quantité encore limitée). J'ai imaginé que dans cinq ans, cette catégorie socio-"culturelle" ? aura doublé, puis elle aura quadruplé en dix ans. Conséquences ???????......
J'ai bien observé aussi, comme toi et d'autres qui t'ont déjà répondu, que demain, parfois dès aujourd'hui, nous les touristes occidentaux, ne faisons (ferions) plus le poids, en terme de pouvoir d'achat, de CONSOMMATION.
Car là est/sera le noyau de ma prochaine réponse : les uns (du dessous) veulent s'enrichir et les autres (du dessus) veulent consommer !
et ceci d'une manière virulente et presque folle ... "à tout prix" serait l'expression la plus exacte !
le phénomène, enclenché il y a moins de vingt ans en Inde, est en seconde phase d'accélération : la sur-multipliée ..
- L'argent devient le langage universel (second phare) et tous s'y conforment (pas d'argent : pas d'existence, pas de langue, pas de voix pour se faire entendre)
- Les dieux traditionnels, ancestraux ou dominants, à cette aune aurifère, vont être tout simplement balayés ! (troisième phare)
les trois religions monothéistes comme l'hindouisme aux 4500 dieux et saints vont mordre la poussière. Je m'inscris en faux absolument devant la phrase de Malraux "le XXIème siècle sera religieux". Au contraire ...
- les modes de vie traditionnels ayant disparu bientôt, ils laisseront la place à des cités ou régions "invivables", cf. la pollution désormais observée en 50 lieux surpeuplés de la planète. L'Inde, dans cette optique, va se retrouver en première ligne sur le plan mondial (quatrième phare).
L'Inde ne sera donc plus dans cinquante ans visitable (intéressante), puisqu'elle ne possèdera plus ni lieu de méditation/repos/tranquillité sain, ni par ailleurs de religion hindouiste originale.
Je garde pour l'instant pour moi mon phare numéro cinq. Il est situé à la croisée de deux cataclysmes : social et climatique.
Les castes n'ont jamais disparu en Inde. Ni ailleurs dans le monde !
Ce qu'un voyageur averti de l'Inde ayant passé la soixantaine découvre, c'est l'exact "moment" (physique) dont l'humanité doit se détourner à tout prix, sous peine de disparaitre.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
"La nostalgie du temps qui passe ...
Le fameux "c'était mieux avant" !
Allons allons..."
Chère Attila,
Je ne suis absolument pas passéiste et ne regrette absolument le temps des colonies !😛 Bien au contraire, j'aime rencontrer la jeunesse qui a les moyens de faire évoluer les mentalités dans les pays émergents où je voyage via le couchsurfing, des sorties dans des bars branchouilles à Mumbai notamment ou un verre de vin me coûte le même prix qu'une nuit dans ma guest house, en allant à des festivals de ciné/musique, à la cinémathèque de Calcutta, en faisant un stage avec des documentaristes, etc. L'Inde n'est pas, pour moi, juste un pays de pauvres fermiers forts sympathiques. Dans le relevé de tes phrases qui t'amènent à ta conclusion, tu as oublié celle-ci :
"Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais."
Quant au sentiment d'indianité dont je parle, je pense mais effectivement peut être ai-je tort, que dans un pays où tant de langues, de traditions, de croyances sont disparates, un sentiment d'indianité qui soude la nation doit persister au risque qu'à terme des états se battent pour leur indépendance et mettent le pays à feu et à sang (et isolent les plus pauvres). Pour moi, l'Inde, c'est Goa et l'Orissa, le Madyah Pradesh et le Kerala, le Punjab et le Bengale Occidental... Un joyeux bordel comme chez nous à l'échelle européenne.
Je me retrouve dans ton Topic , j'en avais fait un du même genre il y a quelques années .
Je connais l'Inde depuis la fin des années 80 mais avec les enfants ont avait zappé de 94 à 2009 .
Quand j'y suis donc retourné , le choc fût violent , je ne me retrouvais plus du tout dans ce pays .
J'étais même assez vénèr 😐 et j'ai failli écourter mon voyage , ça ne collait plus .
Maintenant , une fois ce ressentiment passé , j'y retourne avec plaisir .
Bien sur , je garde précieusement mes souvenirs en sachant que la vie avance et qu'elle ne nous attends pas .
Et puis je ne suis pas mécontent de ne plus me demander si la dernière horreur que je viens de voir , ne sera
pas supplantée par une plus terrible encore .
Il y a , malgré tout , une certaine amélioration même si elle part dans tout les sens et qu'il y a (toujours ) un prix à payer .
Comme avant , il y des indiens qui me saoulent mais ceux que je connais depuis longtemps sont restés dans le même
état d'esprit en gardant une bonne partie de leur intégrité et sont parfaitement conscient des dérives liées à cette mondialisation de l'Inde .
Quand aux touristes , il est certain que ... , il faut faire avec et il y a encore de belles rencontres .
Bien que je me protège certainement plus qu'avant et que je choisis mes endroits en sachant que la vraie aventure
du voyage est de plus en plus difficile à trouver .
Ce sentiment est de plus en plus récurrent , nous ne sommes ni les premiers , ni les derniers à le ressentir .
Mais c'est comme ça et il difficile d'empêcher le vent de souffler .
Je viens de terminer un livre qui relate justement la fin de cette période. C'est la Chrysalide et le Papillon ou Candide au pays des Maharadjas. Ce pays n'en reste pas moins terriblement fascinant.
Bonjour Michel,
Le titre de ton livre me donne envie de le lire et je n'arrive pas à le trouver.
As-tu des références plus détaillées, comme son éditeur ou le code ISBN ?
Bonsoir,
J'ai lu tous les messages consequent a ce premier post et suis epatee de voir qu'en si peu de temps, tellement de personnes se sont exprimees de facon intelligente sur l'Inde, actuelle et passee. Ca change des 'comment je fais pour reserver mon billet de train depuis la france ?'
Merci infiniment Celine d'avoir ecrit ce que tu as ecrit.
Il y a bien sur du vrai et du faux, mais ces deux notions aussi basiques soient-elles, que veulent elles dire ? Qui connait le vrai, qui connait le faux ? Un voyage, un pays, des gens, une culture...tout cela est ressenti differemment par chacun d'entre nous, en fonction, de l'humeur, du moment, de notre age, des circonstances... bla bla bla
Bien sur aussi , il y a les PIB et tous les indices du monde qui veulent dire ce que l'on veut bien leur faire dire.
Je frequente l'Inde depuis plus de 10 ans et ai meme fini par m'y installer, tout simplement parce que je la sens vivante, vibrante et energique.
J'aurai des millions de choses a dire la dessus, mais ne suis pas assez ferue d'ordinateur pour y passer trop de temps (surtout apres une journee de travail sur ledit ordinateur...)
L'Inde change, mais tout change partout et je peux vous dire que quand je rentre en france je ne reconnais plus mon pays...
Aujourd'hui c'est la pleine lune la plus impiortante de l'annee dans le calendrier hindu, et toutes les femmes de mon entourage (riches, pas riches, vieilles, jeunes, citadines et paysannes...) jeunent pour 24 heures. Quand la lune apparaitra cette nuit, les maris de ces dames viendront les liberer de leur jeune en leur donnant un verre d'eau... avec la lune pour temoin.
J'oublie de preciser que ces femmes jeunes pour que leur mari vive le plus longtemps possible et prenne bien soin d'elle.
On aime ou on n'aime pas, on est d'accord ou pas, la n'est pas la question
Chacun son chemin
Mais je m'egare....
tu as oublié celle-ci : .....tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais
Je reprends donc.
Tu parles de mimétisme alors que ton premier exemple n'a rien d'un mimétisme. La blancheur du teint a toujours été un critère de beauté essentiel chez les Indiens car c'est un symbole de richesse. Est blanc, celui qui n'a pas besoin de travailler la terre pour survivre...
Si les Indiennes voulaient nous imiter, elles achèteraient plutôt de l'autobronzant ou bien se doreraient la peau au soleil... En occident, le blanc est synonyme de pauvreté. Reste blanc, celui qui n'a pas les moyens d'aller à Courchevel ou aux Antilles en Hiver et à St Tropez en été...
Pour les garçons, je n'ai pas bien remarqué qu'ils ressemblaient à des rappeurs ou des minets. Mais quand bien même aimeraient ils une musique différente de leurs parents, je ne vois pas où est le problème.
Les styles musicaux (ou autres) importés sont d'ailleurs souvent remixés à la sauce du pays et finissent par devenir tout autre chose...
Par exemple, le Mac Do.
Quel symbole de mondialisation, d'uniformisation !
Et pourtant, tu ne trouveras pas en Inde le même hamburger (et pour cause..😄 ) qu'à Paris ou qu'à New York. De la bouffe industrielle et pas tip top pour la santé certes mais adaptée à chaque pays...
un sentiment d'indianité qui soude la nation doit persister
Ce sentiment d'indianité se construit contre les voisins comme le sentiment d'être Français avant tout peut entraîner certaines dérives xénophobes.
Il serait préférable que chacun développe un sentiment d'humanité. 😕
Quelle surprise ! Dans les années 60 ... un bon cru ... un certain Dylan, Bob de son prénom avertissait déjà:.. Sur nos routes anciennes les pavés sont usés... La roue de la fortune est en train de tourner... Les perdants d'hier vont peut être gagner... Les temps changent ... inéluctablement.
Je ne me retrouve plus dans ce pays (...) où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies.
Et bien, c'est un progrès non ? Préférais-tu y côtoyer des hordes de touristes en fripes cradingues (et porteurs d'une "philosophie" de pacotille) plutôt que des touristes qui se respectent ?
Tu as l'air d'avoir une dent contre les touristes "bien propres sur eux" (comme tu dis). C'est pourtant la meilleure façon de commencer à bien respecter les populations locales, que de se présenter devant elles proprement, non ?
Je ne me retrouve plus dans ce pays (...) où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies.
Et bien, c'est un progrès non ? Préférais-tu y côtoyer des hordes de touristes en fripes cradingues (et porteurs d'une "philosophie" de pacotille) plutôt que des touristes qui se respectent ?
Tu as l'air d'avoir une dent contre les touristes "bien propres sur eux" (comme tu dis). C'est pourtant la meilleure façon de commencer à bien respecter les populations locales, que de se présenter devant elles proprement, non ?
Salut .
Je vais essayer de ne pas rire trop fort pour ne pas réveiller mon chien 😛 .
Bon allez , sérieux , qu'elle est la différence entre quelques zonards qui ne demandent qu'à être peinards .
Jamais vu de hordes de fripes "pourrites" et pleines de maladies dont le sida ( pourquoi pas tant qu l'on y est ) .
Mais des hordes de popofs et autres spécimens extrêmement désobligeants , des villages , genre Pierre et Vacances d'où sortent tes hordes de je ne sais pas quoi , tellement ils sont vilains .
Et quand à voir les hordes de vieilles cougar à péage , je me demande comment respecter les populations locales , comme tu dis si bien .
Mais en fait ce que tu veux peut être dire , c'est que tant que l'on est propre sur soi , ça roule 😉 .
Tu vis dans le passé.
Tu souhaites que tout reste figé à un instant "T", et choisi par toi bien sûr (au fait, t'es sûr que c'était pas encore mieux, avant toi ?😏, on peut remonter loin comme ça🏴☠️).
Tu souhaites trop que tout(s) te ressemble(nt) (brrrr j'en tremble)
Tu souhaites trop imposer à autrui tes désidératas (y'a pas un courant d'air ?)
La preuve que le pire cauchemar des hippies n'est pas encore en train de se réaliser, c'est qu'il n'y a pas de villages Pierre et Vacances ou horreur de Club Med en Inde !😇 😄 😏
Tu vis dans le passé.
Tu souhaites que tout reste figé à un instant "T", et choisi par toi bien sûr (au fait, t'es sûr que c'était pas encore mieux, avant toi ?😏, on peut remonter loin comme ça🏴☠️).
Tu souhaites trop que tout(s) te ressemble(nt) (brrrr j'en tremble)
Tu souhaites trop imposer à autrui tes désidératas (y'a pas un courant d'air ?)
C'est pas bien, tu auras un gage.
Tiens pour une fois je vais répondre , bien que ton analyse de comptoir me semble un peu légère .
Je vis à tel point dans la passé que j'étais avant hier au concert de "Punish Yourself"
Et j'ai fait de belles photos du passé .
Crois moi cela ne me ressemble pas , je pense que intrinsèquement , c'est la différence entre nous .
Mais tant que l'on est propre sur soi , ça roule 😎 .
Je ne voudrais pas apporter de l'eau au moulin de notre agitateur mais écouter ce style de musique n'est pas forcément un gage de modernité ou d'ouverture d'esprit.
Je serais brève, je suis tout à fait en accord avec toi, j'ai commencé mes voyages en Inde 2007 et j'ai constaté ces changements qui m'ont semblé très rapides, la globalisation à envahie l'Inde pour son malheur, avec une perte d'identité évidente!! Oui c'est bien triste et je ne sais pas comment ils se sortiront de cette impasse....et cela me rend nostalgique car j'aime beaucoup ce pays, mais tel qu'il fût....
Que de message en si peu de temps .... le sujet est sensible !!!!!!
Et je rajoute un comentaire de plus .
Oui l'Inde change, a chacun de mes voyages je le vois et ça m'interoge. Mais de quel droit nous nous permettons de juger, de donner des conseils ? A lire certain commentaires j'ai l'impression que certains ont la nostalgie de l'époque coloniale, un besoin de se sentir supérieur et de décider pour les indiens ce qui est bien ou pas bien pour eux. ....
Il faudrait que rien ne change dans ces pays ? c'est sur l'exotisme de certains pays, ça nous fait un bon terrain de jeu pour nous défouler de notre stress , s'extasier devant des traditions dont on voudrait surtout pas chez nous...
De toute façon cette évolution nos pays occidentaux l'ont connue il y a une cinquantaine d'années, bien sur il n'était pas question de mondialisation mais c'était bien une forme d'uniformisation, d'aspiration à consomer, bousculer les traditions, ce qui reviens au même !
La classe moyenne indienne part en vacances ... s'ils se paient ce "luxe" c'est qu'ils n'ont plus a se poser la question " comment je vais acheter le riz pour aujourd'hui" c'est super ! non?
c'est vrai Brigitte, c'est le changement
c'est tout simple ...
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
ça ne serait pas plutôt "Candide au pays des gourous", de Daniel Roumanoff ... chez Dervy
pour "la chrysalide et le papillon", Google ne donne rien (ou trop et à coté).
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
Alors là, je suis un peu surprise. Tu l'as pourtant bien lu, non ???
Comment peut-il être en cours d'édition ?
Je viens de relire ton message et je réalise que lorsque tu écris "je viens de terminer un livre" peut vouloir dire "terminer de lire" ou "terminer d'écrire". En es-tu l'auteur ??? 😉
En tout cas, merci d'avance de me signaler sa sortie 🙂
Bonjour, le monde change plus vite maintenant, mais déja lorsque j'étais dans cette zone, mes interlocuteurs indiens sortant d'études a Oxford ou Cambridge me disaient que pour eux les intouchables étaient des animaux domestiques, et c'était dans les années 1978/80. Quand a ètre lassé de cotoyer la misère (qui s'accroit) je suis aussi dans ce cas, et malheureusement le nombre de pays fréquentables pour des objectifs touristiques se réduit d'année en année, plus grande misère et plus grande insécurité vont de pair ( ce qui n'était pas le cas autrefois).
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Meme si je suis d'accord la majorité des points de ton texte, ce paragraphe m'a irrité
Quel dédain... Je ne comprends pas ce regard condescendant que beaucoup de voyageurs ont sur les autres voyageurs..."moi je fais ca mieux, eux ils sont ignorants" La barbe.....
Ce n'est pas du dédain, juste de la dérision vis à vis d'une forme de comportement ridicule, que chacun de nous d'ailleurs peut porter en lui, que ce soit en ce domaine ou un autre ...
Ce n'est pas du dédain, juste de la dérision vis à vis d'une forme de comportement ridicule, que chacun de nous d'ailleurs peut porter en lui, que ce soit en ce domaine ou un autre ...
😛désolé, je te laisse porter le ridicule tout seul, de rien.
J'aurais même envie d'ajouter que lorsqu'on n'avance plus, on aimerait que tout les autres restent à leur même niveau question d'avoir l'impression d 'être toujours devant.
Ca fait des années que nous votons pour les mêmes crétins qui bloquent et figent le pays alors que tout les pays du monde, même ceux d'Afrique bougent et que fait le français lanbda : rien, si ce n'est se plaindre, revoter pour les mêmes crétins et s'émouvoir de ces pays en plein changement.
Quand je suis en Chine, en Inde, en Thailande, en Indonéesie ect.. je suis content de voir que les gens de ces propres pays voyagent de plus en plus dans leur propre pays et continent, que eux aussi partent à la découverte du monde, que certains d'entre eux réalisent aussi leur rêve de voyager car il n'y à pas qu'en France, qu'en occident qu'on rêve de voyager. Nous le faisons bien alors pourquoi pas eux ?!
Meme si je suis pour une certaine décroissance personnelle, je reste conscient que j'ai encore les moyens de voyager, j'ai encore ce choix. Néanmoins, dans des pays je comprend parfaitement ceux qui ont été dans le besoin, ceux qui ont été cantonnés dans leur condition de pauvre, qui ont été frustrés pendant des années de voir des européeens comme nous se pavanner dans leur pays leur montrant ce qu'est la réussitte, pouvoir enfin à leur tour accéder aux meme plaisirs du voyage. C'est facile de penser qu'ils devraient raisonner leur évolution ou leur changement quand pendant des decennies l'Occident c'est à dire Nous, n'avons fait que profiter à fond !
Chaque pays est amené à évoluer, nous avons eu notre tour, et en avons pleinement profiter avec toute les dérives que cela à entrainer. La roue tourne, alors place aux autres ou en tout cas qu'ils se fassent eux aussi leur place au soleil sur leur propre plages.
Si nous voulons retrouver de vrais valeurs, celles que nous avions et que nous avons laisser filer au profit de cette société de consommation, nous n'avons qu'a faire un travail d'instrospection sur nous même au lieu d'aller les chercher ailleurs! Un exemple tout bête, combien de français réclament des sourires aux atochtones en voyage, s'en offusquent même quand ils n'en recoivent pas, alors qu'a leur retour en France, dès la descente d'avion ils sont les premiers à tirer la tronche ! chercher l'erreur, ou le paradoxe!
Si tout ceux qui s'emeuvent des changement du monde pouvaient s'émouvoir avec la même force de ce qui se passe dans leur propre pays la France, on sortirait peut être de cet immobilisme qui nous fige comme une carte postale jaunie vieillissante!
Mais au final, c'est peut etre plus facile de changer les autres que de se changer sois même!
N'en déplaise à beaucoup, et j'entends déjà la déferlante de remarques qui va suivre, mais je parcours ce forum depuis quelques temps et je m'étonne de ces…
Pour le voyageur en Inde, triste sort: il n'a de contact, en general, qu'avec des hommes! Dans les restaurants, les trains, les bus, il n'y aura d'indiennes…
Connection perpetuelle avec le sacré Présence cote à cote de l’éternel et du temporel Mythology originelle participe à la vie quotidienne Repulsion et…
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels, nos déplacements, ou n'importe. Surpris…
Je reviens tout fraîchement d'Inde et je prends plaisir aujourd’hui à vous partager mon vécu et mon expérience. Certaine que d'autres topics, blogs et articles…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/