Donc, je me suis retrouvée, le jour dit, dans un bus à destination d'un bled inconnu dont il m'avait donné le nom. Il était entendu qu'il suivrait le bus à moto et me récupèrerait un peu plus loin sur la route. L'heure du départ approchant, je m'inquétais de ne pas le voir arriver, mais je l'ai finalement apperçu. Nos regards se sont à peine croisés, un imperceptible hochement de tête...tout était en ordre; je n'avais pas de soucis à me faire. Ensuite, je jetais de temps à autre des coups d'oeil à l'arrière pour vérifier qu'il suivait toujours le bus... Une heure et demie plus tard, on est arrivés à l'endroit où je devais descendre. La nuit était tombée mais il y avait un marché et pas mal d'animation...je n'ai pas réussi à localiser tout de suite l'officier. Il s'était engagé dans une ruelle sombre où il m'attendait. A l'abri des regards, il allait m'embarquer à moto. Mais avant ça...il fallait que je me couvres. On ne devait pas déceler qu'une femme, à fortiori une blanche, circulait de nuit avec lui sur sa moto. J'ai donc dû revêtir: une cagoule (oui, une bonne vieille cagoule), ensuite, un bonnet russe (vous savez, une chapka, avec les languettes qui couvrent les oreilles)...une grande cape de pluie kaki et pour parfaire le tout, mettre des lunettes de soleil!...En pleine nuit! Je vous dis pas la dégaine! Enfin, bref, on est partis...
A Trichy, nos intermédiaires nous attendait. Ils n'avaient pas l'air très concernés par l'urgence de ma requête...mais cette opération me coûtait assez cher pour que leur je m'en foutisme (qui était peut-être juste un peu de fatalisme), me mette dans une colère noire!...
Les indiens ne m'ont jamais fait peur. Je ne suis pas particulièrement grande mais mon petit mètre 63 me permet d'en regarder plus d'un de haut. Alors j'ai fait un peu d'esbrouffe! Je leur ai susurré d'une petite voix doucereuse que je pouvais être très gentille mais... (et là j'ai sorti mon kiai, ma voix d'art martial ) que si je me mettais en colère, je pouvais devenir destructrice comme Kali!...
Je sais pas ce qui les a le plus effrayé: mon raffût ou ma façon de bouger dans la pièce en déplaçant malignement les objets...quoi qu'il en soit, je leur ai prouvé qu'ils avaient plutôt intérêt à se débarrasser de moi, la meilleure manière étant certainement que j'obtienne satisfaction. Ils ont promis de faire hâter les choses!...
Et nous sommes repartis, l'officier et moi, à moto, pour le long trajet de retour. Environ 120 kms...
A un moment, il m'a proposé d'essayer de conduire. Tiens, pourquoi pas?! Laissant tourner le moteur, il m'a cédé sa place à l'avant et s'est assis derrière moi. On est parti et franchement, je me régalais. Je tenais le guidon, il changeait les vitesses. Tout allait bien jusqu'au moment où, alors qu'il se tenait à ma taille, il a changé sa prise et ça me gênait pour conduire. J'ai donc ramené ses mains vers ma taille. A nouveau, il les a hissé plus haut à mon grand mécontentement. Parlant fort pour couvrir le bruit du moteur, je lui ai demandé de les poser plus bas, que ça me gênait pour conduire. Il a fait mine de ne pas comprendre et il m'a dit: "Comme ça?"... en posant délibérémment ses mains sur mes seins.Tout de go! J'étais furieuse! Et comme c'est moi qui tenait le guidon, j'ai accéléré brutalement. Surpris, il a été obligé de me lâcher pour se retenir au porte-bagages! "Attention!" m'a t'il crié! Oui! Oui! j'ai répondu...Et comme on arrivait à une portion de route où se succédaient les virages, je m'en suis donné à coeur joie, fonçant dans les lacets avec une farouche sensation de vengeance. A l'arrière, l'officier s'est mis à m'implorer d'arrêter...je l'ai entendu me dire qu'il ne voulait pas mourir, qu'il avait une femme et des enfants! Moi je ricanais...Ha! ha! C'était maintenant qu'il s'en souvenait!?...J'ai fait durer le plaisir. N'avais-je pas déclaré que je pouvais me montrer aussi impitoyable que Kali, déesse de la mort? Il fallait que je fasses honneur à la réputation que je venais de me forger! Enfin, j'ai accepté de m'arrêter et de le laisser reprendre le contrôle du véhicule.
On était en rase campagne, et j'ai pensé plus tard qu'il aurait pu simplement me planter là! Mais je lui avais sans doute suffisamment foutu la pétoche pour me croire capable de tout (et n'importe quoi...n'importe quoi étant sans doute le pire!)
Il a repris sa place initiale sur la bécane et on a fait la paix en silence.
Plus loin, aux faibles lueurs d'éclairage d'un village, il a accepté de me laisser conduire à nouveau. Il s'est mis en tête que je pourrais apprendre à démarrer. Démarrer en côte, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Je sais pas pourquoi il a choisi cet endroit? En tous cas, j'ai galéré, calant plusieurs fois. Il a insisté pour que j'essaye une dernière fois...plus énergiquement. Ah! ça..;pour l'énergie!...J'ai dû accélérer et freiner en même temps, la moto s'est cabré comme un cheval emballé, l'officier a été ejecté de son siège et je me suis étalée en dérapant avec la moto sur le sol. De mon côté, nul dommage. Ma réaction a été le fou rire.
Tout ce boucan n'a pas manqué de réveiller un pauvre hère qui dormait dans la rue. Il s'est approché pour nous observer. Il nous dévisageait d'un air absolument ahuri et je devinais à son expression que je devais ressembler d'assez prêt à une extra-terrestre. Toujours encagoulée avec ma chapka par dessus, ma cape de pluie et mes lunettes noires, parlant dans une langue étrange qui n'était ni du tamoul ni du malayalam...! Et pétée de rire par dessus le marché! Pendant ce temps, l'officier paniquait: la roue avant était voilée! Alors, là, bien fait! S'il y avait une justice divine, c'était sans doute sa punition pour m'avoir pelotté en chemin!
On a fini par reprendre la route...
On est rentrés au village en pleine nuit. Pas un chat dehors...j'ai marché jusqu'à la maison des parents de mon ami. Mais n'osant pas les réveiller, je suis restée assise sur le petit siège de l'entrée. C'est la mère qui a sursauté en m'y trouvant à son réveil au petit matin! Je m'étais endormie là, tenant toujours, sérrées dans mes poings, les pierres que je gardais en main par sécurité, pour me protéger des chiens errants.
Des mois plus tard, j'ai appris que ce fonctionnaire peu scrupuleux s'était fait arrêté...
Entre temps...on avait réceptionné le passeport, qui finalement, n'a jamais servi...mais ça, c'est une autre histoire...











L'Albanie ne faisant pas partie de l'Europe concernant la téléphonie en tout cas :-) , nous avons été obligées d'acheter une carte SIM physique (sinon facture faramineuse si vous utilisez votre forfait français!) chez l'opérateur Vodafone AL à l'aéroport. Il est possible d'acheter sur internet avant de partir des forfaits avec une SIM virtuelle (e-sim) pour les téléphones compatibles sans avoir à changer de carte sur le téléphone. Mais devant l'incertitude sur le choix d'un forfait en ligne, nous avons préféré acheter une carte directement à l'aéroport de Tirana. Coût 31 euros pour 100 Go. C'est beaucoup trop 100 Go. Pour 40 Go, c'est 27 euros. Et la durée du forfait est de 21 jours. Bon il n'y a pas beaucoup d'euros de différence. Et c'était moins cher que sur internet. Ce forfait couvre bien tous les pays traversés par la chaîne des Balkans.
Conseil pour l'argent : toutes les guesthouses et logements acceptent les euros. La monnaie locale en Albanie est le LEK. Au Monténégro, c'est l'EURO. Les frais de banque suite au retrait d'argent dans un distributeur en Albanie est assez élevé : 8 euros pour un retrait de 600-700 LEK (200 euros) ! Donc il vaut mieux retirer de l'argent liquide (euros) en France. Ah oui, nous avions réservé tous les logements avant de partir. Mais le paiement se fait toujours en espèces. Prévoir environ 400-500 euros pour 9 jours de trek.
Shköder est une ville que j'ai appréciée, notamment sa rue piétonne bordée de nombreux restaurants et illuminée la nuit. Il est très agréable de s'y promener et d'y manger. La nourriture n'est pas chère. 2 belles salades + 2 bières : 14 euros :-) . Le prix des fruits également est très abordable : 3 euros le kilo de cerises contre 9-10 euros en France.
Les religions dans ces pays cohabitent très bien. Catholiques, musulmans. De notre balcon, mon amie a entendu pour la première fois "l'appel à la prière" lancé depuis une des mosquées de la ville.


Dodo dans les hauteurs de Theth, dans une guesthouse récente, "Mountain Vista Shkafi", avec une superbe vue.






And in Kyoto, the Nishiki Market:

This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions. I ended up using another well-known site, but I don’t like its layout as much. Now that I’ve just finished my Japan travel journal and need to prepare the one for Oman (where we went at the beginning of 2026), I thought I’d squeeze in my Laos travel journal—a destination we absolutely loved.



But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).


Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.























