Itinéraire au Paraguay
by Quiestu
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Original post
Bonjour,
Je prépare un tour en Amérique Latine 😎 qui passerai donc par le Paraguay. Pouvez-vous me donnez votre avis sur mon itinéraire :
Passage e la frontière Resistencia (Argentine) direction Encarnacion. Puis les missions jésuites, Itaipu, Chutes d'Igazu (possible de passer par le Paraguay pour les voirs, et faire du côté argentin et brésilien ?), Lago Ypacarai, Asuncion, Concepcion, Loma Plata, Fortin Boqueron, Pedro Juan Caballero pour la frontière brésilienne.
😉
Apolline, future globetrotteuse
Salut
Absolument aucun intérêt pour les chutes coté Paraguay pour le reste aussi d'ailleurs..
si les missions jésuites t'intéressent c'est en Bolivie qu'il faut aller à partir de Santa Cruz!
Le Paraguay c'est plat comme la plaine Brie; ce sont des milliers d'hectares de ranchs d' haciendas et de propriétés privées pas grand chose à voir sauf dans l'extrême nord ( Gran Chaco) mais là il faut avoir impérativement un 4x4 !
Bonsoir,
Contacte jcamericasur il habite près d'Asuncion.. il est très sympa et te donnera des tuyaux..il a un hotel resto la bas!
Bonjour Quiestu.
C`est vrai, il n`y as pas grand chose a voir au Paraguay pour le touriste classique, mais si tu te donnes le temps et les moyens de rentrer en contact avec la population ``sur le terrain`` il y aura des souvenirs inoubliables dans ta besace. Passe donc chez Jean Claude au jardin d`Aregua, mange une pizza chez Roger, arrêté toi au Café Français de St Bernardino et viens nous voir a Caacupè...Oui!!! On est tous des Francophones mais très ``Paraguayenisès`` on te décriras le Paraguay tel qu`il est et comme on l`aime. Ton itinéraire est atypique, je te conseille de le garder ... Bon Voyage.
C`est vrai, il n`y as pas grand chose a voir au Paraguay pour le touriste classique, mais si tu te donnes le temps et les moyens de rentrer en contact avec la population ``sur le terrain`` il y aura des souvenirs inoubliables dans ta besace. Passe donc chez Jean Claude au jardin d`Aregua, mange une pizza chez Roger, arrêté toi au Café Français de St Bernardino et viens nous voir a Caacupè...Oui!!! On est tous des Francophones mais très ``Paraguayenisès`` on te décriras le Paraguay tel qu`il est et comme on l`aime. Ton itinéraire est atypique, je te conseille de le garder ... Bon Voyage.
Heureux qui comme Ulysse.......
Le Paraguay est nul au niveau touristique. Certes c'est un pays plat mais il y aurait des petits coins nature pas trop vilains, toutefois c'est inaccessible et non aménagé. La philosophie du pays est de te faire défiler entre deux rangées de barbelés que tu sois sur route ou sur piste en te rappelant de temps en temps, dès fois que tu ne l'aurais pas compris, "Prohibido de entrar", "Proprietad privada" par des panneaux ad hoc. Vendre du barbelé doit être un commerce lucratif car il y en a partout. Même les friches du Chaco en sont entourées.
La Bolivie sera bien plus intéressante. Si tu tiens à aller à Asunción (ville sans rien de bien intéressant en comparaison avec Buenos Aires et Montevideo), je te conseille toutefois de retourner en Argentine (Clorinda) pour faire la route qui te conduira en Bolivie, la route dite "transchaco" paraguayenne est réputée impraticable au NW.
La Bolivie sera bien plus intéressante. Si tu tiens à aller à Asunción (ville sans rien de bien intéressant en comparaison avec Buenos Aires et Montevideo), je te conseille toutefois de retourner en Argentine (Clorinda) pour faire la route qui te conduira en Bolivie, la route dite "transchaco" paraguayenne est réputée impraticable au NW.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonjour, ce sujet m'interresse car en effet il n'existe pas beaucoup d'infos sur ce pays, planifiant de même un tour d'amérique du sud je pensais passer par le paraguay. C'est justement le fait que personne n'y aille qui me rend curieux, je suis très intéressée par toutes les adresses que vous proposez.
Si vous dites que les paysages ne valent pas le coup, alors j'irais pour la population!
Si vous dites que les paysages ne valent pas le coup, alors j'irais pour la population!
Le Paraguay est nul au niveau touristique.
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
On ne voyage pas pour chercher son destin mais pour fuir l’endroit d’où on est parti. (Miguel de Unamuno)
L'homme est un dieu quand il rêve, et un mendiant quand il réfléchit (Friedrich Holderlin)
La population, malheureux ! Certes il y a une amabilité de surface et on te répondra toujours aimablement quand tu te retrouveras sur un carrefour pisteux sans savoir où aller car les panneaux indicateurs, à l'exception des grandes routes, ils ne connaissent pas. Toutefois, en comparaison de multiples pays que j'ai pu pratiquer dans mon existence de vieil aventurier, ils ont la curiosité de leurs vaches (là je suis médisant, les vaches sont plus curieuses que les paraguayens). Les adultes vont lever un sourcil, mais les enfants t'ignorent, même dans les coins paumés où tu pourrais être, pour eux, une distraction dans leur vie routinière. Il n'y a donc pas ce moteur qui incite à un contact, à des conversations, à des échanges comme j'ai pu le pratiquer au Maroc, en Afrique noire occidentale (où les bambins joyeux piaillaient en chœur "toubabou, toubabou" ce qui signifient blancs en wolof) ou au Brésil (ce que j'ai souffert avec mon très mauvais portugais brésilien, à expliquer à un muchachito de 12 ans environ la différence de fonctionnement entre un appareil photo numérique et un à pellicule, ce qui était l'interrogation du garçon).
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Le Paraguay est nul au niveau touristique.
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
Ben William va se barrer vite fait de ce pays (ma grande maison est pratiquement vendue) et Jean-Claude commence à regretter d'avoir investi tant de fric dans un hôtel, même s'il faut reconnaître qu'il est très beau, dans un tel pays.
Il y a aussi des cas bizarres : des expatriés qui n'ont rien su développer au Paraguay, vivent dans la quasi misère, et ont intériorisé la mentalité paraguayenne de base ce qui n'est vraiment pas un signe d'évolution dans le bon sens. J'ai le cas d'un italien et d'un français dans mon patelin. Ils râlent plus ou moins sur la mentalité d'ici, mais ne veulent nullement changer de crèmerie. Certes revenir en France dans l'état où ce pays se trouve ça serait du suicide économique, mais il y a des pays voisins (Bolivie, Argentine), beaucoup plus intéressants et plutôt moins chers. Ce que je vais explorer bientôt, maintenant que je suis libre, immobilièrement parlant, avec "Zuzu-la-Roja" mon pickup Isuzu 4x4 double cabine.
Pour commencer il y aura une petite visite à Nicole, une française de mon âge, qui s'est fait séduire par des bambins de l'Atacama argentin, qui vendaient des pierres décorées pour payer leur vie scolaire car, a contrario des petits paraguayens (et on peut même dire des petits français actuels), il avaient réellement la volonté d'apprendre. Du coup elle s'est investie dans cette tâche dans son petit patelin paumé à 4.000 m d'altitude que je surnomme Triffouilly-les-vigognes.

Sur l'image : Zuzu, Ramon (un des rarissimes jeunes paraguayens avec lequel j'ai pu copiner). Au fond un petit cerro (butte témoin gréseuse) qui pourrait être sympathique à escalader, mais voilà, en bas il y a toujours une rangée de barbelés qui t'en empêche.
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
Ben William va se barrer vite fait de ce pays (ma grande maison est pratiquement vendue) et Jean-Claude commence à regretter d'avoir investi tant de fric dans un hôtel, même s'il faut reconnaître qu'il est très beau, dans un tel pays.
Il y a aussi des cas bizarres : des expatriés qui n'ont rien su développer au Paraguay, vivent dans la quasi misère, et ont intériorisé la mentalité paraguayenne de base ce qui n'est vraiment pas un signe d'évolution dans le bon sens. J'ai le cas d'un italien et d'un français dans mon patelin. Ils râlent plus ou moins sur la mentalité d'ici, mais ne veulent nullement changer de crèmerie. Certes revenir en France dans l'état où ce pays se trouve ça serait du suicide économique, mais il y a des pays voisins (Bolivie, Argentine), beaucoup plus intéressants et plutôt moins chers. Ce que je vais explorer bientôt, maintenant que je suis libre, immobilièrement parlant, avec "Zuzu-la-Roja" mon pickup Isuzu 4x4 double cabine.
Pour commencer il y aura une petite visite à Nicole, une française de mon âge, qui s'est fait séduire par des bambins de l'Atacama argentin, qui vendaient des pierres décorées pour payer leur vie scolaire car, a contrario des petits paraguayens (et on peut même dire des petits français actuels), il avaient réellement la volonté d'apprendre. Du coup elle s'est investie dans cette tâche dans son petit patelin paumé à 4.000 m d'altitude que je surnomme Triffouilly-les-vigognes.

Sur l'image : Zuzu, Ramon (un des rarissimes jeunes paraguayens avec lequel j'ai pu copiner). Au fond un petit cerro (butte témoin gréseuse) qui pourrait être sympathique à escalader, mais voilà, en bas il y a toujours une rangée de barbelés qui t'en empêche.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Le Paraguay est nul au niveau touristique.
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
Certes revenir en France dans l'état où ce pays se trouve ça serait du suicide économique, mais il y a des pays voisins (Bolivie, Argentine), beaucoup plus intéressants et plutôt moins chers.
Pas sûr que les pays voisins soient plus intéressants. Je me demande bien ce que l'on peut entreprendre en Bolivie actuellement... et mois qui habite en Argentine je trouve que les prix ont grimpé énormément dans ce pays à tel point que pratiquement tout est plus cher qu'en France. L'économie argentine est artificiellement gonflée. Si on est un peu entreprenant on peut certes faire des affaires actuellement dans ce pays... mais il y a deux gros problèmes : L'argent gagné se dévalue très vite et à moins d'utiliser les combines... c'est quasi impossible d'économiser. Le second problème c'est que ce modèle économique a vocation à ne pas résister... les prix et les salaires ne peuvent pas continuer à monter de la sorte... ça va finir par exploser. Et quand ça explosera le Brésil aussi sera touché. Donc je ne suis pas sûr que la situation soit plus critique en France... bien au contraire.
Ben non... il y a deux curiosités à voir : William et Jean Claude. 😏
Certes revenir en France dans l'état où ce pays se trouve ça serait du suicide économique, mais il y a des pays voisins (Bolivie, Argentine), beaucoup plus intéressants et plutôt moins chers.
Pas sûr que les pays voisins soient plus intéressants. Je me demande bien ce que l'on peut entreprendre en Bolivie actuellement... et mois qui habite en Argentine je trouve que les prix ont grimpé énormément dans ce pays à tel point que pratiquement tout est plus cher qu'en France. L'économie argentine est artificiellement gonflée. Si on est un peu entreprenant on peut certes faire des affaires actuellement dans ce pays... mais il y a deux gros problèmes : L'argent gagné se dévalue très vite et à moins d'utiliser les combines... c'est quasi impossible d'économiser. Le second problème c'est que ce modèle économique a vocation à ne pas résister... les prix et les salaires ne peuvent pas continuer à monter de la sorte... ça va finir par exploser. Et quand ça explosera le Brésil aussi sera touché. Donc je ne suis pas sûr que la situation soit plus critique en France... bien au contraire.
On ne voyage pas pour chercher son destin mais pour fuir l’endroit d’où on est parti. (Miguel de Unamuno)
L'homme est un dieu quand il rêve, et un mendiant quand il réfléchit (Friedrich Holderlin)
Bonjour,
Je lis beaucoup de commentaires negatifs sur le Paraguay ici. rien a en dire. j ai eu cette impression de n etre qu une ame perdue au bord d une route a la recherche d un bus improbable avec des gens qui te regardent et qui te fuient. Je suis restee 3 mois la bas pour un stage. a la Fin de la premiere semaine, j ai regrette de ne pas etre partie en Argentine et puis... Et puis tu prends sur toi, t accepte le caractere des gens, leur discretion. ca on le trouve d en plein de petits pays d europe de l Est. a ce moment la tu as l impression de faire parti du paysage. c est sur tu n es pas la "chose" originale vers laquelle tous les enfants se precipitent, mais tu es la, tu es un touriste mais comme hors de la gare routiere d'Asuncion personne ne sait ce que c est...
Donc pour resumer qlq points d interets: Ciudad del Este a cote d iguacu, si on passe la frontiere la, je pense que ca vaut le coup de s arreter et humer le bordel. si passage de frontiere par le sud et encarnacion, il y a les ruines jesuites de Jesus et Trinitad. Il y a deja des sujets ici qui expliquent comment si rendre. c est sur il y a les mm en Argentine. mais ici tu es seul. et la cathedrale de trinidad seule je m en souviens comme un des moments les plus sereins de ma vie. Autour d asuncion il y a qlq villages interessants vers le lac Ypacarai et le parc d Ybucui, Aregua est accessible en bus facilement depuis Asuncion. Asuncion en soi est une "capital" qui ressemble a une ville de province des pays voisins: le centre a le charme d une ville qui fut belle mais laissee a l abandon, elle a ses buildings grisatres des grandes villes sud americaines ( presque les mm qu a Bucarest), le Zoo fait peur, le centre autour du Palais presidentiel et du pantheon est chouette avec des institutions: pren dre une soupe de poisson au Lido BAr. A noter un magniifaue shopping a l Americaine a la sortie de la ville.
Ensuite, il y a le nord du pays. et c est vrai que toute les reserves du Chaco sont cloturees et y aller par ces propres moyens va te condamner a rester bloque a Loma Plata ou filadelfia. le mieux est de prendre un guide mennonite, il a les chemins et les clefs de pas mal de reserve. il y en avait un sur le lonely plnat amerique du sud, Hanz est son prenom. il faut eviter d aborder le theme de la consanguinite. l endroit est sauvage et sublime: jacares ( des centaines), flamands roses, boeufs, des couchers de soleiul divins sur les lagunes. le syst;e des mennonites fonctionne bien. l apartheid avec les guarani est tres nettement marquee... un peu deconcertant parfois. Le paraguay est deconcertant, le nord et le sud sont completement differents, comme s il y avait 2 pays. Ensuite on peut rejoindre la Bolivie par le Nord. je pense que la route est entierement asphaltee et plus sure maintenant. A verifier...
Voila, Merci a ceux qui montre de l interet a ce petit pays qui a enoremenet de mal a se relever.
Je lis beaucoup de commentaires negatifs sur le Paraguay ici. rien a en dire. j ai eu cette impression de n etre qu une ame perdue au bord d une route a la recherche d un bus improbable avec des gens qui te regardent et qui te fuient. Je suis restee 3 mois la bas pour un stage. a la Fin de la premiere semaine, j ai regrette de ne pas etre partie en Argentine et puis... Et puis tu prends sur toi, t accepte le caractere des gens, leur discretion. ca on le trouve d en plein de petits pays d europe de l Est. a ce moment la tu as l impression de faire parti du paysage. c est sur tu n es pas la "chose" originale vers laquelle tous les enfants se precipitent, mais tu es la, tu es un touriste mais comme hors de la gare routiere d'Asuncion personne ne sait ce que c est...
Donc pour resumer qlq points d interets: Ciudad del Este a cote d iguacu, si on passe la frontiere la, je pense que ca vaut le coup de s arreter et humer le bordel. si passage de frontiere par le sud et encarnacion, il y a les ruines jesuites de Jesus et Trinitad. Il y a deja des sujets ici qui expliquent comment si rendre. c est sur il y a les mm en Argentine. mais ici tu es seul. et la cathedrale de trinidad seule je m en souviens comme un des moments les plus sereins de ma vie. Autour d asuncion il y a qlq villages interessants vers le lac Ypacarai et le parc d Ybucui, Aregua est accessible en bus facilement depuis Asuncion. Asuncion en soi est une "capital" qui ressemble a une ville de province des pays voisins: le centre a le charme d une ville qui fut belle mais laissee a l abandon, elle a ses buildings grisatres des grandes villes sud americaines ( presque les mm qu a Bucarest), le Zoo fait peur, le centre autour du Palais presidentiel et du pantheon est chouette avec des institutions: pren dre une soupe de poisson au Lido BAr. A noter un magniifaue shopping a l Americaine a la sortie de la ville.
Ensuite, il y a le nord du pays. et c est vrai que toute les reserves du Chaco sont cloturees et y aller par ces propres moyens va te condamner a rester bloque a Loma Plata ou filadelfia. le mieux est de prendre un guide mennonite, il a les chemins et les clefs de pas mal de reserve. il y en avait un sur le lonely plnat amerique du sud, Hanz est son prenom. il faut eviter d aborder le theme de la consanguinite. l endroit est sauvage et sublime: jacares ( des centaines), flamands roses, boeufs, des couchers de soleiul divins sur les lagunes. le syst;e des mennonites fonctionne bien. l apartheid avec les guarani est tres nettement marquee... un peu deconcertant parfois. Le paraguay est deconcertant, le nord et le sud sont completement differents, comme s il y avait 2 pays. Ensuite on peut rejoindre la Bolivie par le Nord. je pense que la route est entierement asphaltee et plus sure maintenant. A verifier...
Voila, Merci a ceux qui montre de l interet a ce petit pays qui a enoremenet de mal a se relever.
Sudaca!
Bien observé ! Comme je trouvais la route transchaco mortellement ennuyeuse je n'ai pas été plus loin que Filadelfia (moche, vide, même pas un supermercado digne de ce nom). J'ai préféré alors rejoindre Concepción sur une route asphaltée mais qui fait de la sclérose en plaque (pire, donc, qu'une piste). Une ville vivante et dynamique qui mérite un passage. Sans approfondir vraiment (mon jeune jardinier que j'avais débauché pour cette vadrouille avait hâte de retourner chez lui et, plus bas, j'explique pourquoi) le lacis de pistes au NE de Concepción m'a rappelé l'Afrique de l'ouest. Au contraire de la route transchaco, c'est vivant, il y a des petites boutiques tout le long. Tout cela ne fait pas une zone touristique super folliche, mais si on y passe cela mérite à être visité.
Au sujet de la mentalité paraguayenne.
Il faut y être résident pour l'appréhender vraiment. Si on est un touriste de passage on reste sur l'impression que ce sont des gens aimables qui vous renseignent bien volontiers si on est perdu. C'est vrai. Mais si on vit avec eux, ce n'est pas pareil, on se heurte à des incompatibilités caractérielles. Déjà le niveau culturel est extrêmement bas. Et quand je dis culturel, je ne pense pas seulement littérature et philosophie. Les maçons du cru auxquels j'ai eu à faire car j'avais quelques travaux à leur demander dans ma vieille maison se sont avérés incapables de faire une armature élémentaire dans du béton, de calculer une pente pour une gouttière, de faire un toit étanche aux pluies (et elles sont nombreuses et orageuses). Et comme ils sont timorés on ne peut rien leur dire. Ayant des connaissances dans ce domaine j'ai pensé alors former des jeunes qui, en un premier temps, m'aideraient dans les travaux de ma maison et, si tout se passait bien, pourraient travailler avec moi comme travailleurs qualifiés ce qui serait plus rentable pour eux que les petits boulots occasionnels. Or je me suis aperçu de plusieurs choses généralisables car, à ce jour, je n'ai pas vu d'exception - apprendre (quoi que ce soit) ne les intéresse pas - travailler ne les intéresse pas (ils préfèrent voler ou trafiquer de la drogue) - la promotion sociale ne les intéresse pas même s'ils viennent d'une famille qui vit dans des poblaciones - même gagner de l'argent ne les intéressent pas, ils préfèrent glander - voyager, comme je l'ai proposé à certains ne les intéressent pas Avec certains cela donne une impression bizarre : ils se comportent comme des gosses de riches, tout en superficialités, alors qu'ils sont issus d'un milieu très bas et ils ne se préoccupent nullement de dépasser leur condition actuelle. Pour eux je suis donc perçu juste comme un gringo à profiter (au mieux) ou à voler (au pire) mais nullement comme quelqu'un qui pourrait les aider à progresser. D'ailleurs l'amitié n'existe pas au Paraguay. Ils ne vivent qu'en famille, lesquelles fonctionnent comme de véritables petites mafias. Non seulement il leur serait très difficile d'en sortir, mais dans leur mentalité c'est inconcevable. Ce qui explique qu'un salariat les mettant en contact avec d'autres gens que leur famille ne fonctionne pas ici. Ce ne sont que des matriarchies agricoles basées sur l'autosubsistance. Tout est petit chez eux, les boutiques, la mentalité. Et aucun ne va se singulariser en faisant autre chose que ce que fait le voisin. Toutes les petites ferreterias pratiquement serrées les unes contre les autres ne vendent que la même chose (comme des pelles trop courtes et trop droites, on ne trouve pas au Paraguay une pelle normale de terrassier, idem pour les carrelages trop grands, trop minces et trop lisses qu'ils osent mettre sur le sol).
Donc "l'étrange étranger" qui intéresse tant les autochtones dans d'autres pays comme au Maroc où mes amis marocains (un pays où on se fait des amis, pas comme au Paraguay) adoraient me questionner sur la vie en France, sur ce que je pensais, sur ma culture (un garçon s'était prit de passion pour l'opéra ce qui changeait, il est vrai, des ritournelles berbères de la radio) fait flop ici. On ne les intéresse nullement car ils préfèrent mariner dans leur nullité culturelle. Le Paraguay est considéré comme le plus nul culturellement d'Amérique du sud, je confirme.
Cette partie observation ethnographique étant faite comment expliquer cela qui est, heureusement, singulier car, dans les autres pays d'Amérique du sud, ce n'est pas aussi catastrophique. L'explication-excuse de la pauvreté ne justifie pas cela. Il y a bien plus pauvre que le Paraguay (mes jeunes amis marocains du sud n'étaient pas riches) et, dans les fin fonds du Sénégal oriental, je trouvais des gamins ayant envie d'apprendre car ils étaient curieux de tout.
Il faut faire de l'histoire et de la psychanalyse (eh oui). A la fin du 19e siècle le Paraguay, à l'époque un des plus évolué de l'Amérique du sud s'est lancé dans une guerre absurde contre ses voisins qui se sont donc coalisés contre lui. Cela s'est appelé "La guerre de la Triple Alliance" (http://fr.wikipedia.org/...e_la_Triple_Alliance). Il faut principalement retenir l'énorme massacre de la population mâle en proportion pire que notre guerre de 14-18. La suite donna un énorme pouvoir aux femmes pour reconstruire démographiquement le pays. Ce qui conforta la tendance naturellement matriarche des sociétés agricoles. C'est ainsi que s'est généralisé et intériorisé la toute puissance de la famille. Epoque révolue me direz-vous, on peut passer à autre chose. Que nenni ! Cette intériorisation passa dans l'inconscient sous la forme du "surmoi" de Freud, registre tyranique des interdits, s'opposant au "ça" du principe du plaisir. Freud explique l'origine du surmoi dans les grands parents ce qui correspond bien à la situation. Ce qui explique cette société paraguayenne bloquée : le surmoi représentant la famille exclusive et tyranique s'oppose à toute avancée relationnelle et culturelle qui pourrait la remettre en cause. Nous avons donc là l'explication logique à l'illogique : refus de la promotion sociale (se fait avec d'autres), l'amitié (idem), l'activité professionnelle évoluée (idem) bref tout ce qui nécessite un contact avec des tiers et une distanciation d'avec la famille. Dans d'autres sociétés, même si la famille est importante (au Maroc que je connais assez) elle n'interdit pas une vie sociale à ses membres et, si on devient l'ami de l'un d'eux, on devient l'ami de la famille. Tout le contraire au Paraguay puisque l'amitié ne peut et ne doit exister. Pas simple, je le reconnais, et même si j'ai une formation en sciences humaines (psycho, psycha et socio à Paris-8 Vincennes) il m'aura fallu un an pour qu'enfin la logique interne m'apparaisse. "Ce qu'il m'aura fallu de temps pour tout comprendre" écrivait Louis Aragon.
Au sujet de la mentalité paraguayenne.
Il faut y être résident pour l'appréhender vraiment. Si on est un touriste de passage on reste sur l'impression que ce sont des gens aimables qui vous renseignent bien volontiers si on est perdu. C'est vrai. Mais si on vit avec eux, ce n'est pas pareil, on se heurte à des incompatibilités caractérielles. Déjà le niveau culturel est extrêmement bas. Et quand je dis culturel, je ne pense pas seulement littérature et philosophie. Les maçons du cru auxquels j'ai eu à faire car j'avais quelques travaux à leur demander dans ma vieille maison se sont avérés incapables de faire une armature élémentaire dans du béton, de calculer une pente pour une gouttière, de faire un toit étanche aux pluies (et elles sont nombreuses et orageuses). Et comme ils sont timorés on ne peut rien leur dire. Ayant des connaissances dans ce domaine j'ai pensé alors former des jeunes qui, en un premier temps, m'aideraient dans les travaux de ma maison et, si tout se passait bien, pourraient travailler avec moi comme travailleurs qualifiés ce qui serait plus rentable pour eux que les petits boulots occasionnels. Or je me suis aperçu de plusieurs choses généralisables car, à ce jour, je n'ai pas vu d'exception - apprendre (quoi que ce soit) ne les intéresse pas - travailler ne les intéresse pas (ils préfèrent voler ou trafiquer de la drogue) - la promotion sociale ne les intéresse pas même s'ils viennent d'une famille qui vit dans des poblaciones - même gagner de l'argent ne les intéressent pas, ils préfèrent glander - voyager, comme je l'ai proposé à certains ne les intéressent pas Avec certains cela donne une impression bizarre : ils se comportent comme des gosses de riches, tout en superficialités, alors qu'ils sont issus d'un milieu très bas et ils ne se préoccupent nullement de dépasser leur condition actuelle. Pour eux je suis donc perçu juste comme un gringo à profiter (au mieux) ou à voler (au pire) mais nullement comme quelqu'un qui pourrait les aider à progresser. D'ailleurs l'amitié n'existe pas au Paraguay. Ils ne vivent qu'en famille, lesquelles fonctionnent comme de véritables petites mafias. Non seulement il leur serait très difficile d'en sortir, mais dans leur mentalité c'est inconcevable. Ce qui explique qu'un salariat les mettant en contact avec d'autres gens que leur famille ne fonctionne pas ici. Ce ne sont que des matriarchies agricoles basées sur l'autosubsistance. Tout est petit chez eux, les boutiques, la mentalité. Et aucun ne va se singulariser en faisant autre chose que ce que fait le voisin. Toutes les petites ferreterias pratiquement serrées les unes contre les autres ne vendent que la même chose (comme des pelles trop courtes et trop droites, on ne trouve pas au Paraguay une pelle normale de terrassier, idem pour les carrelages trop grands, trop minces et trop lisses qu'ils osent mettre sur le sol).
Donc "l'étrange étranger" qui intéresse tant les autochtones dans d'autres pays comme au Maroc où mes amis marocains (un pays où on se fait des amis, pas comme au Paraguay) adoraient me questionner sur la vie en France, sur ce que je pensais, sur ma culture (un garçon s'était prit de passion pour l'opéra ce qui changeait, il est vrai, des ritournelles berbères de la radio) fait flop ici. On ne les intéresse nullement car ils préfèrent mariner dans leur nullité culturelle. Le Paraguay est considéré comme le plus nul culturellement d'Amérique du sud, je confirme.
Cette partie observation ethnographique étant faite comment expliquer cela qui est, heureusement, singulier car, dans les autres pays d'Amérique du sud, ce n'est pas aussi catastrophique. L'explication-excuse de la pauvreté ne justifie pas cela. Il y a bien plus pauvre que le Paraguay (mes jeunes amis marocains du sud n'étaient pas riches) et, dans les fin fonds du Sénégal oriental, je trouvais des gamins ayant envie d'apprendre car ils étaient curieux de tout.
Il faut faire de l'histoire et de la psychanalyse (eh oui). A la fin du 19e siècle le Paraguay, à l'époque un des plus évolué de l'Amérique du sud s'est lancé dans une guerre absurde contre ses voisins qui se sont donc coalisés contre lui. Cela s'est appelé "La guerre de la Triple Alliance" (http://fr.wikipedia.org/...e_la_Triple_Alliance). Il faut principalement retenir l'énorme massacre de la population mâle en proportion pire que notre guerre de 14-18. La suite donna un énorme pouvoir aux femmes pour reconstruire démographiquement le pays. Ce qui conforta la tendance naturellement matriarche des sociétés agricoles. C'est ainsi que s'est généralisé et intériorisé la toute puissance de la famille. Epoque révolue me direz-vous, on peut passer à autre chose. Que nenni ! Cette intériorisation passa dans l'inconscient sous la forme du "surmoi" de Freud, registre tyranique des interdits, s'opposant au "ça" du principe du plaisir. Freud explique l'origine du surmoi dans les grands parents ce qui correspond bien à la situation. Ce qui explique cette société paraguayenne bloquée : le surmoi représentant la famille exclusive et tyranique s'oppose à toute avancée relationnelle et culturelle qui pourrait la remettre en cause. Nous avons donc là l'explication logique à l'illogique : refus de la promotion sociale (se fait avec d'autres), l'amitié (idem), l'activité professionnelle évoluée (idem) bref tout ce qui nécessite un contact avec des tiers et une distanciation d'avec la famille. Dans d'autres sociétés, même si la famille est importante (au Maroc que je connais assez) elle n'interdit pas une vie sociale à ses membres et, si on devient l'ami de l'un d'eux, on devient l'ami de la famille. Tout le contraire au Paraguay puisque l'amitié ne peut et ne doit exister. Pas simple, je le reconnais, et même si j'ai une formation en sciences humaines (psycho, psycha et socio à Paris-8 Vincennes) il m'aura fallu un an pour qu'enfin la logique interne m'apparaisse. "Ce qu'il m'aura fallu de temps pour tout comprendre" écrivait Louis Aragon.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonjour a tous.
La vision d`un pays par ceux qui y vivent dépend de ... Ce qu`ils y vivent.
Si (comme dans ce post) tous vivent la même chose on peut alors faire des comparaisons avec notre mode de vie Europeen et en tirer des conclusions qui seront ne l`oubliez pas très Européennes.
Et là se pose la question suivante, les Européens ont ils une capacité d`adaptation leur permettant de connaitre et juger d`autre pays et d`autres choses simplement avec leur références Européennes ?¿?¿.
Je sais que beaucoup ne vont pas partager mon avis sur leur capacité de jugement avec un autre standard que celui qu`ils connaissent, mais je tiens a dire qu`un pays a obligatoirement des racines liées a son histoire et que si il existe autant de religions, de langages, de modes d`alimentations, d`habillements, de traditions différentes a travers le monde il y a forcement une raison.
Cette raison c`est que l`homme est un mutant qui s`adapte a son environnement et que cette particularité lui permet de vivre aux abords des pôles et des déserts les plus inhospitaliers de ``sa`` planète.
Je doute fort que les Européens entourés de coton dans leur quotidien soient capables de se défaire de leurs principes dictés et repris inlassablement tout au long de leur vie par les médias et l`éducation pour s`adapter a un environnement comme celui du Paraguay.
J`adresse donc mes conseils a ceux qui acceptent l`aventure et l`imprévu que peut offrir ce pays:
Voyageur si tu passes par ici sache que ce pays est un des derniers grands espace de liberté et que ses habitants valent la peine d`être connus, privilégie un itinéraire hors norme et passe par le campo et la piste plutôt que par le goudron et les villes. Regarde si un trajet vers le Nord Est du pays (Bahia Negra) te conviens et n`hésite pas a venir ``au hasard`` car il n`y a pas beaucoup de moyens de transport ni d`hotel vers la-bas malgres la réouverture de deux vols militaires par semaine.
Pour ceux qui ont des questions d`itinéraires ou de transport n`hésitez pas a poster ici ou a passer un M.P.
Suerte.
ps: Message poste en même temps et non en réponse a que celui de Antlia.
La vision d`un pays par ceux qui y vivent dépend de ... Ce qu`ils y vivent.
Si (comme dans ce post) tous vivent la même chose on peut alors faire des comparaisons avec notre mode de vie Europeen et en tirer des conclusions qui seront ne l`oubliez pas très Européennes.
Et là se pose la question suivante, les Européens ont ils une capacité d`adaptation leur permettant de connaitre et juger d`autre pays et d`autres choses simplement avec leur références Européennes ?¿?¿.
Je sais que beaucoup ne vont pas partager mon avis sur leur capacité de jugement avec un autre standard que celui qu`ils connaissent, mais je tiens a dire qu`un pays a obligatoirement des racines liées a son histoire et que si il existe autant de religions, de langages, de modes d`alimentations, d`habillements, de traditions différentes a travers le monde il y a forcement une raison.
Cette raison c`est que l`homme est un mutant qui s`adapte a son environnement et que cette particularité lui permet de vivre aux abords des pôles et des déserts les plus inhospitaliers de ``sa`` planète.
Je doute fort que les Européens entourés de coton dans leur quotidien soient capables de se défaire de leurs principes dictés et repris inlassablement tout au long de leur vie par les médias et l`éducation pour s`adapter a un environnement comme celui du Paraguay.
J`adresse donc mes conseils a ceux qui acceptent l`aventure et l`imprévu que peut offrir ce pays:
Voyageur si tu passes par ici sache que ce pays est un des derniers grands espace de liberté et que ses habitants valent la peine d`être connus, privilégie un itinéraire hors norme et passe par le campo et la piste plutôt que par le goudron et les villes. Regarde si un trajet vers le Nord Est du pays (Bahia Negra) te conviens et n`hésite pas a venir ``au hasard`` car il n`y a pas beaucoup de moyens de transport ni d`hotel vers la-bas malgres la réouverture de deux vols militaires par semaine.
Pour ceux qui ont des questions d`itinéraires ou de transport n`hésitez pas a poster ici ou a passer un M.P.
Suerte.
ps: Message poste en même temps et non en réponse a que celui de Antlia.
Heureux qui comme Ulysse.......
Salut mon Malopapy « tonton Alain »
Voyageur si tu passes par ici sache que ce pays est un des derniers grands espaces de liberté et que ses habitants valent la peine d`être connus
Putain (pardon !) que c'est bien dit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
, privilégie un itinéraire hors norme et passe par le campo et la piste plutôt que par le goudron et les villes.
Et n'oublie pas ta machette pour les branches, ton fusil pour les pumas et jaguars, ton pistolet pour les crocodiles, ton sérum antivenimeux pour les crotales et serpents-corail, et surtout ta combinaison de pêcheur pour les tiques du Chaco.
il n`y a pas beaucoup de moyens de transport ni d`hôtel vers là-bas
Si, le cheval et le hamac !
malgré la réouverture de deux vols militaires par semaine.
N'oublie pas le parachute !’ Tu as vu, récemment il y a un avion militaire qui s'est écrasé. Il a perdu une aile en plein vol, aucun survivant... Il y avait un camp de Paraguayens près de l'aérodrome, ils avaient commencé à enlever les boulons des deux ailes la veille, pour les piquer en douce le lendemain… Pas d’bol, les militaires ont eu besoin de l’avion entretemps !
Voyageur si tu passes par ici sache que ce pays est un des derniers grands espaces de liberté et que ses habitants valent la peine d`être connus
Putain (pardon !) que c'est bien dit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
, privilégie un itinéraire hors norme et passe par le campo et la piste plutôt que par le goudron et les villes.
Et n'oublie pas ta machette pour les branches, ton fusil pour les pumas et jaguars, ton pistolet pour les crocodiles, ton sérum antivenimeux pour les crotales et serpents-corail, et surtout ta combinaison de pêcheur pour les tiques du Chaco.
il n`y a pas beaucoup de moyens de transport ni d`hôtel vers là-bas
Si, le cheval et le hamac !
malgré la réouverture de deux vols militaires par semaine.
N'oublie pas le parachute !’ Tu as vu, récemment il y a un avion militaire qui s'est écrasé. Il a perdu une aile en plein vol, aucun survivant... Il y avait un camp de Paraguayens près de l'aérodrome, ils avaient commencé à enlever les boulons des deux ailes la veille, pour les piquer en douce le lendemain… Pas d’bol, les militaires ont eu besoin de l’avion entretemps !
Voyageur si tu passes par ici sache que ce pays est un des derniers grands espaces de liberté et que ses habitants valent la peine d`être connus
Putain (pardon !) que c'est bien dit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et faussement dit ! Car le "relativisme culturel" concept que je n'ai jamais aimé dans sa fausse objectivité a bon dos. Ce n'est pas de la "diversité culturelle" (concept qui me plait davantage) mais de la nullité culturelle. Ne pas confondre ! Je suis peut-être un "européen dans le coton" mais pas hydrophile ! Car la charmante coutume locale qui consiste à faire des toits trop lourds (avec des immondes tuiles canal) et qui sont des vrais passoires à flotte, ne me plait pas du tout.
Et de quels "derniers grands espaces de liberté" parle-t-il ? Jamais vu un pays autant clôturé. Il n'y a pas d'endroits "promenables". Comme je l'ai dit on défile sur routes et pistes entre deux rangées de barbelés. D'ailleurs les paraguayens ne voyagent pas, ils savent qu'il n'y a rien à voir, ils vont juste voir une famille éloignée. Et comme ils s'imaginent que le reste du monde est comme leur pays (une dame me demandait si je retournais en France avec ma camioneta ! A croire qu'elle n'a jamais mis le nez sur une carte du monde) je comprends que mes propositions de voyage ne les branchent pas outre leur absence de curiosité naturelle.
Pour la nature sauvage et la géographie, il y a mieux autour du Paraguay.
Putain (pardon !) que c'est bien dit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et faussement dit ! Car le "relativisme culturel" concept que je n'ai jamais aimé dans sa fausse objectivité a bon dos. Ce n'est pas de la "diversité culturelle" (concept qui me plait davantage) mais de la nullité culturelle. Ne pas confondre ! Je suis peut-être un "européen dans le coton" mais pas hydrophile ! Car la charmante coutume locale qui consiste à faire des toits trop lourds (avec des immondes tuiles canal) et qui sont des vrais passoires à flotte, ne me plait pas du tout.
Et de quels "derniers grands espaces de liberté" parle-t-il ? Jamais vu un pays autant clôturé. Il n'y a pas d'endroits "promenables". Comme je l'ai dit on défile sur routes et pistes entre deux rangées de barbelés. D'ailleurs les paraguayens ne voyagent pas, ils savent qu'il n'y a rien à voir, ils vont juste voir une famille éloignée. Et comme ils s'imaginent que le reste du monde est comme leur pays (une dame me demandait si je retournais en France avec ma camioneta ! A croire qu'elle n'a jamais mis le nez sur une carte du monde) je comprends que mes propositions de voyage ne les branchent pas outre leur absence de curiosité naturelle.
Pour la nature sauvage et la géographie, il y a mieux autour du Paraguay.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonjour Antlia.
Je n`ai pas le moindre doute sur le fait que tu n`aimes pas le relativisme culturel, mais j`aimerais savoir si en contrepartie tu ne te considérais pas un peu ethnocentrique…
Quant aux ``grands espaces de liberté`` dont je parle il faut juste passer derrière la clôture pour les découvrir.
Je n`ai pas le moindre doute sur le fait que tu n`aimes pas le relativisme culturel, mais j`aimerais savoir si en contrepartie tu ne te considérais pas un peu ethnocentrique…
Quant aux ``grands espaces de liberté`` dont je parle il faut juste passer derrière la clôture pour les découvrir.
Heureux qui comme Ulysse.......
Quant aux ``grands espaces de liberté`` dont je parle il faut juste passer derrière la clôture pour les découvrir.
Comme je suis quelqu'un de bien élevé (si, si !) si j'ai affaire à des barbelés et qu'on me répète à plus soif "propretad privada", "prohibido de entrar" je n'ai nullement envie d'y pénétrer. D'autant plus que ce que j'en vois n'a rien de particulièrement attrayant.
Anecdote : une fois, sur une piste pas loin de Paraguarí je me suis retrouvé sur une de ces estancias par erreur. La piste devenait privée et j'avais franchi, sans y faire attention, l'entrée qui était grande ouverte. Un peu plus loin je me suis fait rappelé à l'ordre par un gaucho poli mais ferme. Donc, désolé, mais les "grands espaces de liberté", j'irais les trouver ailleurs qu'au Paraguay. Par chance ils ne manquent pas en Amérique du sud.
Comme je suis quelqu'un de bien élevé (si, si !) si j'ai affaire à des barbelés et qu'on me répète à plus soif "propretad privada", "prohibido de entrar" je n'ai nullement envie d'y pénétrer. D'autant plus que ce que j'en vois n'a rien de particulièrement attrayant.
Anecdote : une fois, sur une piste pas loin de Paraguarí je me suis retrouvé sur une de ces estancias par erreur. La piste devenait privée et j'avais franchi, sans y faire attention, l'entrée qui était grande ouverte. Un peu plus loin je me suis fait rappelé à l'ordre par un gaucho poli mais ferme. Donc, désolé, mais les "grands espaces de liberté", j'irais les trouver ailleurs qu'au Paraguay. Par chance ils ne manquent pas en Amérique du sud.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
il faut juste passer derrière la clôture pour les découvrir.
Tu as mal lu son message, il a dit on défile sur routes et pistes entre deux rangées de barbelés.
Il ne veut pas déchirer son pantalon à cause des Paragoins qui ne font rien qu'à l'embêter !
Tu as mal lu son message, il a dit on défile sur routes et pistes entre deux rangées de barbelés.
Il ne veut pas déchirer son pantalon à cause des Paragoins qui ne font rien qu'à l'embêter !
Salut William
Un peu plus loin je me suis fait rappelé à l'ordre par un gaucho poli mais ferme. Donc, désolé, mais les "grands espaces de liberté", j'irais les trouver ailleurs qu'au Paraguay. Par chance ils ne manquent pas en Amérique du sud.
Oui, mais où ? Que ce soit en Argentine ou en Bolivie tous les grands espaces un peu plans sont clôturés. Il n'y a guère qu'en montagne que tu trouveras encore des terrains paraissant n'appartenir à personne
Un peu plus loin je me suis fait rappelé à l'ordre par un gaucho poli mais ferme. Donc, désolé, mais les "grands espaces de liberté", j'irais les trouver ailleurs qu'au Paraguay. Par chance ils ne manquent pas en Amérique du sud.
Oui, mais où ? Que ce soit en Argentine ou en Bolivie tous les grands espaces un peu plans sont clôturés. Il n'y a guère qu'en montagne que tu trouveras encore des terrains paraissant n'appartenir à personne
En France aussi, si ça peut te rassurer. A part les champs de betteraves et de blé. Mais ce qui est plus sauvage, pour nous, et qui n'intéressent pas cultivateurs et éleveurs, est accessible. Ce que je reproche aux Paraguayens c'est que ces petits coins là, dont ils ne font rien, sont délibérément interdits d'accès, la zone basse étant archi clôturée et y aménager un petit sentier de randonnée n'est pas du tout dans l'esprit des gens d'ici. Libre à eux ! C'est leur culture (ou plutôt leur sous culture) mais ça relève d'une imposture intellectuelle, pour ne pas dire un gros mensonge, de laisser croire dans les forums de voyages qu'il y a des possibilités touristiques au Paraguay. Le Paraguay, ça se traverse d'Asunción à Ciudad del Este, mais... c'est à peu près tout. Au NE, j'ai lu que la route transchaco devenait impraticable au N de Mariscal Estigarribia (tout à un nom de militaires ici, même les villes) et que rejoindre par elle la Bolivie serait très difficile même pour une toto quatquateuse. Et qu'il vaut mieux passer par son équivalent côté argentin.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Vous êtes en train de très bien me vendre le Paraguay! 🤪
Un article intéressant sur la façon dont le pays se transforme suite à la culture du Soja au Paraguay : http://lateresto.leyan.org/fr/sojatisation
Quand on lit cela on se demande ce qui va rester du pays. Mais ici, en Argentine, c'est pas mieux. Les argentins peuvent bien me dire que tout est calculé, que l'exploitation du soja est scientifiquement contrôlée... moi je n'en crois rien. En Argentine comme au Paraguay, ils vont accélérer la désertification du pays en déforestant à outrance pour planter cette plante qui n'intéresse que les chinois qui la donne à leurs cochons. Vos avez déjà manger du cochon nourri au soja ? C'est infect ! Mais en Chine on ne se pose pas de questions... il faut alimenter 1,5 milliards de personnes... alors on propose d'acheter toute la production de soja à ceux qui veulent bien le cultiver comme l'Argentine et le Paraguay qui en fait... ne gagnent de l'argent qu'avec le soja... sinon on se demande comment ils feraient rentrer les devises. Argentine, 3ème exportateur mondial de soja... Paraguay, 4ème exportateur mondial... une plante bien sûr génétiquement modifiée pour assurer le rendement... qui épuise les terres, pollue les nappes phréatiques, et accélère la désertification suite à la taille massive des forêts. Dans un sens, les touristes vont être contents... ils vont voir dans quelques années au Paraguay et en Argentine des déserts immenses... comme ceux que le Dakar Latino montre à la télé. Les locations de 4x4 vont augmenter.
Quand on lit cela on se demande ce qui va rester du pays. Mais ici, en Argentine, c'est pas mieux. Les argentins peuvent bien me dire que tout est calculé, que l'exploitation du soja est scientifiquement contrôlée... moi je n'en crois rien. En Argentine comme au Paraguay, ils vont accélérer la désertification du pays en déforestant à outrance pour planter cette plante qui n'intéresse que les chinois qui la donne à leurs cochons. Vos avez déjà manger du cochon nourri au soja ? C'est infect ! Mais en Chine on ne se pose pas de questions... il faut alimenter 1,5 milliards de personnes... alors on propose d'acheter toute la production de soja à ceux qui veulent bien le cultiver comme l'Argentine et le Paraguay qui en fait... ne gagnent de l'argent qu'avec le soja... sinon on se demande comment ils feraient rentrer les devises. Argentine, 3ème exportateur mondial de soja... Paraguay, 4ème exportateur mondial... une plante bien sûr génétiquement modifiée pour assurer le rendement... qui épuise les terres, pollue les nappes phréatiques, et accélère la désertification suite à la taille massive des forêts. Dans un sens, les touristes vont être contents... ils vont voir dans quelques années au Paraguay et en Argentine des déserts immenses... comme ceux que le Dakar Latino montre à la télé. Les locations de 4x4 vont augmenter.
On ne voyage pas pour chercher son destin mais pour fuir l’endroit d’où on est parti. (Miguel de Unamuno)
L'homme est un dieu quand il rêve, et un mendiant quand il réfléchit (Friedrich Holderlin)
Vous êtes en train de très bien me vendre le Paraguay! 🤪
Impossible, il n'y a rien à vendre au Paraguay !
Impossible, il n'y a rien à vendre au Paraguay !
Salut Alain,
Au risque de te contrarier, sur l'aspect culture je serai plutôt de l'avis de Willam...
Amuse-toi à taper dans Google « culture guaranie » pour voir. Ensuite, fais pareil avec culture maya, inca, péruvienne, équatorienne, mexicaine puis compare… Ensuite ? eh bien ensuite je t’interdis de rigoler ! Car reconnais toi-même que les peuples qui avaient une culture digne du nom en ont tous laissé des traces, des vestiges, qui font le régal des touristes. Regarde ce qu’ont laissé les Incas, les Mayas et les Aztèques ! Que nous ont laissé les Guaranis, à part quelques pagnes et quelques plumes ? Et que laissera la nouvelle génération à part un souvenir douloureux de leurs cuisantes arnaques ? Fut une époque où Assomption était la capitale d'Amérique du Sud, c'est la ville qui a eu le premier train. Qu'en ont-ils fait ? aujourd'hui c'est l'un des seuls pays à ne pas avoir de train... Voilà probablement pourquoi on parle de « civilisation » pour les peuples les Mayas et Incas, et de « tribu » pour les Guaranis ! Au sens étymologique du terme du Grand Robert les Guaranis restent un « groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou supposée, chez les peuples à organisation primitive ». Et ils nous le démontrent bien tous les jours, pas vrai ?
Tu sais bien qu'ici tu n'existes pas et tu n'inspires aucun respect parce que tu es bien éduqué, intelligent ou brillant. D'abord personne ne s'en apercevra, donc personne n'en tiendra compte. Tu peux bien venir avec ton prix Nobel de physique ou avoir inventé l'eau chaude, tout le monde s'en fout, tu es invisible, complètement transparent ! Le type respecté c'est celui qui est plein aux as, qui le montre et qui écrase tout le monde, les nouveaux riches de chez nous il y a 70 ans, ceux qui pensent que si c’est cher c’est bon, et que si c’est bon marché ça ne vaut rien et c’est pour les pauvres. Le Paraguayen l'envie, le déteste aussi, mais il l'admire et le respecte, parce qu’il a de l'argent ! Pas un seul de tous les Paraguayens que j'ai rencontrés ne s'intéresse à ce qui se passe ailleurs ou dans le monde. Je ne dis pas que ça n'existe pas, je n'en ai pas rencontré un. Pourtant j’ai cherché et j’ai laissé tomber. De toute façon il n’y a aucun livre dans la maison du Paraguayen moyen, c’est un signe.. Mais comme pour la grande majorité ils ne savent pas suffisamment lire pour comprendre ce qu'il y a dedans, ceci explique probablement cela... Oui, je sais, tu vas encore m’invoquer la pauvreté ? Va à Cuba, d’autres pauvres également, les maisons sont bourrées de livres et tout le monde capable d’en disséquer le contenu….
Pour info, il n'y très longtemps, j’étais dans un restaurant de niveau et je parlais de la Birmanie et de Aung San Suu Kyi avec deux ambassadeurs paraguayens. Quand j’ai demandé à l’un d’eux s’il avait entendu parler de Aung San Suu Kyi, il m’a répondu qu’il n’aimait pas le poisson cru. Monsieur l’ambassadeur croyait que c’était le nom d’une nouvelle recette de sushis ! Ca, ça ne s’invente pas ! Il a fallu que je vienne ici pour entendre ça ...
Bon, pas la peine de se faire du cinéma, nous vivons tous les trois ici et à 25 kms les uns des autres : Le Paraguay est un pays agréable à vivre, à condition d'y vivre de ses rentes et en semi-autarcie. Les Allemands ont compris ça depuis très longtemps, et encore, il parait que pour la première fois dans l'histoire du pays, il a eu en 2012 plus d'Allemands ont quitte le pays que d'autres qui y sont arrivés. Il y a forcément des raisons ?
Au risque de te contrarier, sur l'aspect culture je serai plutôt de l'avis de Willam...
Amuse-toi à taper dans Google « culture guaranie » pour voir. Ensuite, fais pareil avec culture maya, inca, péruvienne, équatorienne, mexicaine puis compare… Ensuite ? eh bien ensuite je t’interdis de rigoler ! Car reconnais toi-même que les peuples qui avaient une culture digne du nom en ont tous laissé des traces, des vestiges, qui font le régal des touristes. Regarde ce qu’ont laissé les Incas, les Mayas et les Aztèques ! Que nous ont laissé les Guaranis, à part quelques pagnes et quelques plumes ? Et que laissera la nouvelle génération à part un souvenir douloureux de leurs cuisantes arnaques ? Fut une époque où Assomption était la capitale d'Amérique du Sud, c'est la ville qui a eu le premier train. Qu'en ont-ils fait ? aujourd'hui c'est l'un des seuls pays à ne pas avoir de train... Voilà probablement pourquoi on parle de « civilisation » pour les peuples les Mayas et Incas, et de « tribu » pour les Guaranis ! Au sens étymologique du terme du Grand Robert les Guaranis restent un « groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou supposée, chez les peuples à organisation primitive ». Et ils nous le démontrent bien tous les jours, pas vrai ?
Tu sais bien qu'ici tu n'existes pas et tu n'inspires aucun respect parce que tu es bien éduqué, intelligent ou brillant. D'abord personne ne s'en apercevra, donc personne n'en tiendra compte. Tu peux bien venir avec ton prix Nobel de physique ou avoir inventé l'eau chaude, tout le monde s'en fout, tu es invisible, complètement transparent ! Le type respecté c'est celui qui est plein aux as, qui le montre et qui écrase tout le monde, les nouveaux riches de chez nous il y a 70 ans, ceux qui pensent que si c’est cher c’est bon, et que si c’est bon marché ça ne vaut rien et c’est pour les pauvres. Le Paraguayen l'envie, le déteste aussi, mais il l'admire et le respecte, parce qu’il a de l'argent ! Pas un seul de tous les Paraguayens que j'ai rencontrés ne s'intéresse à ce qui se passe ailleurs ou dans le monde. Je ne dis pas que ça n'existe pas, je n'en ai pas rencontré un. Pourtant j’ai cherché et j’ai laissé tomber. De toute façon il n’y a aucun livre dans la maison du Paraguayen moyen, c’est un signe.. Mais comme pour la grande majorité ils ne savent pas suffisamment lire pour comprendre ce qu'il y a dedans, ceci explique probablement cela... Oui, je sais, tu vas encore m’invoquer la pauvreté ? Va à Cuba, d’autres pauvres également, les maisons sont bourrées de livres et tout le monde capable d’en disséquer le contenu….
Pour info, il n'y très longtemps, j’étais dans un restaurant de niveau et je parlais de la Birmanie et de Aung San Suu Kyi avec deux ambassadeurs paraguayens. Quand j’ai demandé à l’un d’eux s’il avait entendu parler de Aung San Suu Kyi, il m’a répondu qu’il n’aimait pas le poisson cru. Monsieur l’ambassadeur croyait que c’était le nom d’une nouvelle recette de sushis ! Ca, ça ne s’invente pas ! Il a fallu que je vienne ici pour entendre ça ...
Bon, pas la peine de se faire du cinéma, nous vivons tous les trois ici et à 25 kms les uns des autres : Le Paraguay est un pays agréable à vivre, à condition d'y vivre de ses rentes et en semi-autarcie. Les Allemands ont compris ça depuis très longtemps, et encore, il parait que pour la première fois dans l'histoire du pays, il a eu en 2012 plus d'Allemands ont quitte le pays que d'autres qui y sont arrivés. Il y a forcément des raisons ?
Si ! Du soja transgénique ! Le Paraguay est le 4e producteur mondial de cette "culture tueuse" comme l'ont appelé les (vrais) écologistes et les ethnologues car elle détruit tout culturellement parlant et dans tous les sens de ce mot.
Pour le reste et malgré son joyeux caïman (qu'est devenu celui qui tirait une déprime ?) Jean-Claude a raison. Ceci dit il faut nuancer, comme toujours, tout n'est pas tout noir ou tout blanc. Je dis juste que, en ce qui me concerne, les points négatifs l'emportent.
Mais il y a des gens, les allemands pour ne pas les nommer, qui vivent au Paraguay, dans une belle maison (effectivement pas chère si on compare aux prix européens) qui ne sortent jamais, qui vivent entre eux, n'ont aucun contact (et ne le souhaitent pas) avec les autochtones, se payent juste des domestiques en quantité (sur le lot certains vont peut-être venir travailler) sans oublier le vigile armé devant la porte (en plus ça fait partie du standing). Si vous aimez cette vie là, le Paraguay est fait pour vous. Ajoutons qu'il est assez facile d'être résident, que la monnaie est très solide et que les comptes à terme rapportent 9,5 % net sur un an (rajouté pour faire bisquer notre argentin désargenté 😉)
Mais, pour le reste allez voir ailleurs !
Pour le reste et malgré son joyeux caïman (qu'est devenu celui qui tirait une déprime ?) Jean-Claude a raison. Ceci dit il faut nuancer, comme toujours, tout n'est pas tout noir ou tout blanc. Je dis juste que, en ce qui me concerne, les points négatifs l'emportent.
Mais il y a des gens, les allemands pour ne pas les nommer, qui vivent au Paraguay, dans une belle maison (effectivement pas chère si on compare aux prix européens) qui ne sortent jamais, qui vivent entre eux, n'ont aucun contact (et ne le souhaitent pas) avec les autochtones, se payent juste des domestiques en quantité (sur le lot certains vont peut-être venir travailler) sans oublier le vigile armé devant la porte (en plus ça fait partie du standing). Si vous aimez cette vie là, le Paraguay est fait pour vous. Ajoutons qu'il est assez facile d'être résident, que la monnaie est très solide et que les comptes à terme rapportent 9,5 % net sur un an (rajouté pour faire bisquer notre argentin désargenté 😉)
Mais, pour le reste allez voir ailleurs !
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Tiens, j'ai posté mon précédent message en réponse au tien, mais je n'avais pas reçu le deuxième, nos analyses convergent ce qui, en sciences humaines, est une présomption de véracité. L'affolant c'est le niveau culturo-intellectuel des jeunes. Comme ils ne s'intéressent à rien et ne veulent pas travailler, ça prépare une génération de gangsters. D'ailleurs Palomapy peut nous parler de tous les étrangers retraités qui se sont faits assassiner. J'ai vu, avec lui, la maison d'un couple qui a été tué avec les impacts de balles sur les meubles du patio. Du coup j'ai un 9 mm qui dort sous mon oreiller et ce n'est pas pour faire du genre. Ne pas oublier que, dans le tiers-monde, la vie n'a aucune valeur (tout comme le temps) la leur d'abord et, a fortiori, la tienne.
Je rappelle que le "il faut vivre dangereusement" de Friedrich Nietzsche n'était qu'une figure de rhétorique 😏
Je rappelle que le "il faut vivre dangereusement" de Friedrich Nietzsche n'était qu'une figure de rhétorique 😏
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Cette discussion suscite de grands et longs débats qui me laissent perplexe 🤪 J'ai envie d’aller dans ce pays déjà parce que "un tour d'Amérique Latine" c'est un tour de tous les pays et que je suis très (trop) curieuse. J'ai envie de me faire ma propre opinion sur le pays, quitte à être déçue et à repartir plus tôt que prévu (j'ai déjà un peu raccourcis le séjour). En tous cas merci pour ces avis "d'expert", qui m'aident, et j'espère aident d'autres personnes qui voudraient découvrir ce pays 😉
Apolline, future globetrotteuse
Salut Appoline,
Il ne faut pas être perplexe, le pays idéal n'existe pas. Ensuite il ne faut pas trop donner de crédit à nos délires d’expats. Nous, expatriés vivant au Paraguay ou en Argentine comme Philippe, voyons le pays d’un autre regard, de l'intérieur, sans concessions et surtout sans rêves.
Je ne veux pas te dire que le pays ne vaut pas la peine d’être visité puisque d'autres s’en chargent bien involontairement dans leur façon d’éviter très soigneusement le Paraguay. Néanmoins il faut savoir qu’à part les 2 Missions Jésuites proches de la frontière d’Argentine, il n’y a rien à voir au Paraguay sur le plan culturel. Les chutes d’Iguassu qui sont en première page de tous les documents touristiques du Paraguay n’ont jamais fait partie du Paraguay (c’est fou ça !) elles sont à 25 kms de la frontière à vol d’oiseau. D’ailleurs, à la visite, il y a le côté argentin et le côté brésilien, il n’y a jamais eu de côté paraguayen. Bon, quand on n’a rien à montrer on pique chez les autres…
Reste le décor, on va essayer de faire simple : Tout ce qui est frontalier en partant de la Bolivie et côté Pérou et Brésil (y compris le Pantanal) et en redescendant sur la frontière d’Argentine du même côté, c’est le décor d’Amazonie.
La route de Ciudad Del Este à Asuncion n’a rien de folichon, à part les cocoteros et palmiers typiques du Paraguay, le décor ressemble à ce que tu peux trouver dans le midi de la France, y compris les villages traversés, avec une végétation pas du tout tropicale. C’est tout plat, pas beau et souvent sale, l’anti plaisir des yeux !
Si l’on regarde en direction de la Bolivie, les Chacos paraguayens qui seraient d’après certains spécialistes la dernière zone réellement vierge d’Amérique du Sud (opinion que je ne partage pas, car c’est compter sans le Guyana) Le Chaco reste une région particulièrement hostile pour l’homme. Si le Paraguay t’intéresse, je t’invite à lire cet excellent article du Courrier international.
http://www.courrierinternational.com/...iliers-e...
Pour la visite des Chacos, évite les tongs et n’oublie pas ta boussole, ta gourde et tes lunettes de soleil - il fait souvent 50° - et arme-toi bien, car ce que l’article ne dit pas c’est que ça grouille d’araignées, de crotales, de jaguars, de pumas, de crocos et d’anacondas et…de tiques ! Zut, j’ai oublié les moustiques…
Par contre si tu t’intéresses à l’ethnologie ou l’éthnographie, tu vas trouver de la matière, c’est certain, et même de sacrés spécimens. Comme je l’ai dit plus haut, nous savons ici que les gens qui viennent au Paraguay ne viennent pas faire du tourisme (ou si peu…) Ils viennent parce qu’ils ont une bonne raison de venir ici, car il ne faut pas quand même se cacher la face, c’est le FarWest et les gens fonctionnent comme en 1880 avec les mêmes valeurs et la même mentalité. Certes ils ont remplacé les chevaux par les 4X4 (et encore, pas partout) et les signaux de fumée par le téléphone portable, mais ça s’arrête là. Pour visiter, faire du tourisme, pas de problème à condition de ne pas sortir des sentiers battus, car il y a des coins où il est encore dangereux de poser des questions, près de la Bolivie par exemple.
Pour nous, y vivre est tout autre chose, il faut avoir un caractère bien trempé et aimer l’aventure, mais c’est une autre affaire…
Je voudrais terminer sur une qualité du Paraguay pour que tu ne penses pas que nous sommes des détracteurs John Deere. (Si ça ne te cause pas je t’expliquerai). Le Paraguay est un pays magique dans lequel tout pousse. Tu casses une branche, tu la piques dans le sol, elle pousse, c'est magique ! Et s’il n’y a pas de végétation tropicale sur la grande majorité du territoire (à part le soja transgenique), on peut quasiment tout planter et tout pousse. Mais au départ il n’y a rien de rien (donc rien à regretter) et toutes les plantes tropicales et un peu luxuriantes que tu pourras voir ici et là, mais en dehos de la zone amazonienne, ce sont les gens qui les ont plantées. Elle ne poussent pas seules à l’état naturel. Les seuls arbres qui poussent à l'état naturel ce sont les manguiers sauvages et les pas paillés (papayes). Les agrumes, il faut les planter aussi ! Mais ça pousse bien, regarde les photos en bas, c'est chez moi !
Il ne faut pas être perplexe, le pays idéal n'existe pas. Ensuite il ne faut pas trop donner de crédit à nos délires d’expats. Nous, expatriés vivant au Paraguay ou en Argentine comme Philippe, voyons le pays d’un autre regard, de l'intérieur, sans concessions et surtout sans rêves.
Je ne veux pas te dire que le pays ne vaut pas la peine d’être visité puisque d'autres s’en chargent bien involontairement dans leur façon d’éviter très soigneusement le Paraguay. Néanmoins il faut savoir qu’à part les 2 Missions Jésuites proches de la frontière d’Argentine, il n’y a rien à voir au Paraguay sur le plan culturel. Les chutes d’Iguassu qui sont en première page de tous les documents touristiques du Paraguay n’ont jamais fait partie du Paraguay (c’est fou ça !) elles sont à 25 kms de la frontière à vol d’oiseau. D’ailleurs, à la visite, il y a le côté argentin et le côté brésilien, il n’y a jamais eu de côté paraguayen. Bon, quand on n’a rien à montrer on pique chez les autres…
Reste le décor, on va essayer de faire simple : Tout ce qui est frontalier en partant de la Bolivie et côté Pérou et Brésil (y compris le Pantanal) et en redescendant sur la frontière d’Argentine du même côté, c’est le décor d’Amazonie.
La route de Ciudad Del Este à Asuncion n’a rien de folichon, à part les cocoteros et palmiers typiques du Paraguay, le décor ressemble à ce que tu peux trouver dans le midi de la France, y compris les villages traversés, avec une végétation pas du tout tropicale. C’est tout plat, pas beau et souvent sale, l’anti plaisir des yeux !
Si l’on regarde en direction de la Bolivie, les Chacos paraguayens qui seraient d’après certains spécialistes la dernière zone réellement vierge d’Amérique du Sud (opinion que je ne partage pas, car c’est compter sans le Guyana) Le Chaco reste une région particulièrement hostile pour l’homme. Si le Paraguay t’intéresse, je t’invite à lire cet excellent article du Courrier international.
http://www.courrierinternational.com/...iliers-e...
Pour la visite des Chacos, évite les tongs et n’oublie pas ta boussole, ta gourde et tes lunettes de soleil - il fait souvent 50° - et arme-toi bien, car ce que l’article ne dit pas c’est que ça grouille d’araignées, de crotales, de jaguars, de pumas, de crocos et d’anacondas et…de tiques ! Zut, j’ai oublié les moustiques…
Par contre si tu t’intéresses à l’ethnologie ou l’éthnographie, tu vas trouver de la matière, c’est certain, et même de sacrés spécimens. Comme je l’ai dit plus haut, nous savons ici que les gens qui viennent au Paraguay ne viennent pas faire du tourisme (ou si peu…) Ils viennent parce qu’ils ont une bonne raison de venir ici, car il ne faut pas quand même se cacher la face, c’est le FarWest et les gens fonctionnent comme en 1880 avec les mêmes valeurs et la même mentalité. Certes ils ont remplacé les chevaux par les 4X4 (et encore, pas partout) et les signaux de fumée par le téléphone portable, mais ça s’arrête là. Pour visiter, faire du tourisme, pas de problème à condition de ne pas sortir des sentiers battus, car il y a des coins où il est encore dangereux de poser des questions, près de la Bolivie par exemple.
Pour nous, y vivre est tout autre chose, il faut avoir un caractère bien trempé et aimer l’aventure, mais c’est une autre affaire…
Je voudrais terminer sur une qualité du Paraguay pour que tu ne penses pas que nous sommes des détracteurs John Deere. (Si ça ne te cause pas je t’expliquerai). Le Paraguay est un pays magique dans lequel tout pousse. Tu casses une branche, tu la piques dans le sol, elle pousse, c'est magique ! Et s’il n’y a pas de végétation tropicale sur la grande majorité du territoire (à part le soja transgenique), on peut quasiment tout planter et tout pousse. Mais au départ il n’y a rien de rien (donc rien à regretter) et toutes les plantes tropicales et un peu luxuriantes que tu pourras voir ici et là, mais en dehos de la zone amazonienne, ce sont les gens qui les ont plantées. Elle ne poussent pas seules à l’état naturel. Les seuls arbres qui poussent à l'état naturel ce sont les manguiers sauvages et les pas paillés (papayes). Les agrumes, il faut les planter aussi ! Mais ça pousse bien, regarde les photos en bas, c'est chez moi !
Le Paraguay est une perle non pour le touriste mais pour le voyageur.
Remonter le Rio sur un vieux bateau fatigué et ses hamacs depuis Asuncion jusque Concepcion ou plus haut ? Unique.
Les Ruines Jésuites de San Cosme, Trinidad (j'habite à 5 kilomètres ) ? Magnifique.
Les plages d'Encarncacion et les Dunes de Yacireta ? Ou son carnaval très haut en plumes ? Repris dans le Top 15 Amérique du Sud LonelyPlanet.
Paraguari, Pirebebuy, Salto Manday, Villarica des lieux pour ceux qui ne se lassent pas de découvrir.
Ciudad del Este ? A voir pour son effervescence commerciale.
Concepcion ? Une âme simple et coloniale avec<des nuages de motos.
Asuncion ? Rien que passer le rio sur una lancha de bois est un souvenir qui , en plus , vous donnera une vue sur toute la ville.
Manger de la soupe dure ? Les chipas ? Et les gens.
Pour Pedro Juan Caballero, je suis plus réservé. Ainsi que pour le lac bleu Ypacarai qui est devenu vert pour les algues.
Mais par< rapport à l'Argentine que je sillonne également, le Paraguay a gardé cet aspect authentique et est préservé d'un tourisme de masse.
Remonter le Rio sur un vieux bateau fatigué et ses hamacs depuis Asuncion jusque Concepcion ou plus haut ? Unique.
Les Ruines Jésuites de San Cosme, Trinidad (j'habite à 5 kilomètres ) ? Magnifique.
Les plages d'Encarncacion et les Dunes de Yacireta ? Ou son carnaval très haut en plumes ? Repris dans le Top 15 Amérique du Sud LonelyPlanet.
Paraguari, Pirebebuy, Salto Manday, Villarica des lieux pour ceux qui ne se lassent pas de découvrir.
Ciudad del Este ? A voir pour son effervescence commerciale.
Concepcion ? Une âme simple et coloniale avec<des nuages de motos.
Asuncion ? Rien que passer le rio sur una lancha de bois est un souvenir qui , en plus , vous donnera une vue sur toute la ville.
Manger de la soupe dure ? Les chipas ? Et les gens.
Pour Pedro Juan Caballero, je suis plus réservé. Ainsi que pour le lac bleu Ypacarai qui est devenu vert pour les algues.
Mais par< rapport à l'Argentine que je sillonne également, le Paraguay a gardé cet aspect authentique et est préservé d'un tourisme de masse.
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