Dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient paisiblement.
Elles parlaient d’amour.
L’une de l’amour de sa compagne qui la rendait plus forte, l’autre de l’amour de son mari qui la rendait plus douce.
Elles parlaient voyages
Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.
La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.
Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :
« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot »
« Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? »
« Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison »
« T’as entendu les humanitaires au Niger ? »
« Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement »
« Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? »
« Aucune idée »
« Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours »
« Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire »
« moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu »
« oui, c’est triste »
« En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut »
« T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix »
« Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus »
« Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi »
« T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? »
« Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous »
« Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne »
« Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »
« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »
« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa »
« Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde »
« Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »
« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »
Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient.
A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »
« Comment va le monde? Il est rouge sang
Et à mon avis, il l'est pour longtemps
Comment va la vie? Il y a des endroits
Elle vaut dix dollars combien je te dois
Comment va la guerre? Elle va comme elle va
Elle est planétaire, on se reverra
Comment va la banque? La banque surnage
Pour les grands requins y a pas de naufrage
Comment va la mort? Record absolu
Toujours très discrète, je n'en sais pas plus »
.../…
B. Lavilliers
(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
Salut!
Exercice un peu difficile mais intéressant.
Pour moi l’art de bien vivre qui est indissociable du sens de la vie c’est d’apprendre à vivre en paix et joyeusement : avec ma famille, avec mes amis, avec ceux que je vais rencontrer chemin/voyage faisant, avec mon environnement.
J’ai envie de partager de belles et douces choses, même si je sais que la vie n’est pas que douceur et beauté. Mais si chacun, si moi je n’essaie pas d’en donner un peu d’où est-ce que ça viendra? On ne peut pas toujours compter sur les autres.
Connaissez-vous « Le conte chaud et doux des chauds doudous »? Ce n’est pas qu’un conte pour enfants de bisounours.
Si certains sont intéressés je veux bien vous en écrire un résumé.
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace »
Alexandra David-Neel
Je ne connais pas "Le conte chaud et doux des chauds doudous".
Alors, oui, je veux bien que tu racontes...
Partager la douceur, c'est un délice.
Je n'ai jamais aimé entendre parlé de "bisounours".
Je crois, je pense que voir la beauté des êtres et des choses est l'essence de la vie.
Un peu paresseuse (ou fatiguée) aujourd'hui j'ai fait un copié/collé d'un résumé écrit il y a longtemps...
Après visualisation j'ai vu que la mise en forme du texte original avait disparu. Il est un peu indigeste comme cela, sans interlignes, je suis désolée.
Je ne sais pas comment il faudrait faire pour l'améliorer sans le ré-écrire en entier
Le conte chaud et doux des chaudoudoux Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac, on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout. Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils mouraient. En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : " Je voudrais un chaudoudoux ". Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps. Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Mais quelqu’un n’était pas content de voir des gens échanger des chaudoudoux, la méchante sorcière Belzépha. Elle était même très en colère car les gens étaient si heureux qu’ils n’achetaient plus ses philtres et ses potions. Alors elle conçut un plan diabolique. Elle dit à tous ceux qu’elle rencontrait qu’ils ne devaient pas gaspiller leurs chaudoudoux car bientôt il n’y en aurait plus. « Ce sera fini ! » et elle s’envolait en ricanant sur son balai. Tous prirent cela très au sérieux et commencèrent à faire très attention La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux. Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils moururent du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter. Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac de chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ». Dorénavant, les gens ne mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir. Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupables, sachant que leur famille souffrirait du manque. Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien ! Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste !
On se souvint que tout avait commencé quand Belzépha avait fait croire qu'un jour où personne ne s’y attendrait, on trouverait les sacs de chaudoudoux désespérément vides. Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer. Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux. Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup, beaucoup d'enfants, presque autant que de grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir. Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et des enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ? D’après Claude Steiner
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace »
Alexandra David-Neel
La densité du texte n’est pas un problème.
J’ai lu avec plaisir ce conte de Steiner.
Comme une fable que l’on raconte aux enfants, comme une parabole pour les adultes.
Il y a beaucoup de sacs de Chaudoudoux entre les mains des gens.
Ils ont souvent peur de dire qu’ils en ont en réserve parce qu’ils ont peur de paraître fragiles, faibles, doux, tendres.
C’est tellement plus facile de distribuer des froids-piquants.
Pourtant ce n’est jamais en humiliant, en écrasant que l’on se rehausse.
C’est bon de distribuer des chaudoudoux, merci d’en avoir proposé le récit.
J'ai compris depuis qui tu entends par LB.
Par contre, je ne comprends rien à cette histoire de "tête du message". Je ne suis pas aussi observateur que toi. Mais ça finira par faire tilt.
Bon désolé pour le hors sujet. J'ai lu les deux textes.
Ça me plonge dans une certaine réflexion pour essayer de comprendre certaines sensibilités.
Je pense que les gens qui ont des enfants comprennent mieux.
Ainsi devisaient les deux amies, conscientes du tohu-bohu du monde, un monde devenu fou, fou, fou où les informations quotidiennes glissaient sans les atteindre ou simplement un hoquet de surprise, une grimace de dégoût devant un évènement qu’elles savaient scandaleux, honteux, incompréhensible ou désolant entachait d’un point gris vite oublié leurs journées limpides.
La rentrée s’annonçait et la vitesse des secondes, des jours s’amplifierait les prenant de court et les laissant épuisées au terme de la journée.
Il fallait préserver ce temps béni de l’été indolent, ne pas penser, ne pas réfléchir, chausser des lunettes aux verres miroitants pour chasser les ombres sur les cœurs.
Il fallait fermer les oreilles de boules de cire pour que cesse de se déverser les flots d’informations aux messages de peur, d’inquiétude, ne plus lire les sujets mille fois rabâchés sur l’épidémie, le virus, les interdictions, les préconisations, les autorisations de sortie du territoire comme pour les enfants mineurs autrefois.
Il fallait lire de beaux ouvrages ou des contes d’initiation tendre comme « Luka et le feu de la vie » de Salman Rushdie ou « Le conte chaud et doux des chaudoudoux » qui était recommandé.
Il fallait voyager immobile et lire jusqu’au vertige les livres de Tesson et relire « l’équilibre du monde » de Mistry
Il fallait vivre doucement et puissamment et montrer aux enfants que leurs vies de jeunes adultes seraient belles et que ce qu’ils entendaient aujourd’hui n’était que des inquiétudes de grands mais que beaucoup de gens intelligents et responsables travaillaient pour faire de la terre un lieu de paix.
Et quand un petit demande tout inquiet : « est-ce qu’on aura de l’air pour respirer quand je serai grand ? » lui affirmer que l’air ne manquera pas, jamais, parce que c’est la vie.
des contes d’initiation tendre comme « Luka et le feu de la vie » de Salman Rushdie
J'allais plutôt conseiller Haroun ou la mer des histoires, du même, mais en me renseignant sur ce Luka (que je ne connaissais pas), je viens de voir que c'est en fait la suite d'Haroun...
A l’heure où les roussettes effleurent les cheveux, les deux amies s’installèrent dans la cuisine.
Demain, le séjour s’achèvera, il faudra nettoyer, fermer les volets, rentrer le parasol, plier les chaises longues et rendre les clés de cette maisonnette louée au dernier moment puisque leur voyage à Cuba a été annulé.
« Dis, tu vas encore sur ton forum de voyage ? »
« Ah oui, j’ai renoué avec plaisir »
« Ca fait combien de temps maintenant ? »
« P’têtre une quinzaine d’années, mais j’ai arrêté quelques temps, j’avais le sentiment que nous n’étions plus désirables, tu t’rappelles, j’t’avais raconté ! Nous étions une dizaine à inventer des voyages et on se marrait bien et le patron du site nous avait demandé d’arrêter la discussion. Alors j’ai changé de forum et me suis amusée longtemps sur celui d’une super nana dissidente »
« Et c’est comment aujourd’hui ? »
« Y’a plein de gens que je ne connais pas et quelques anciens, rien n’a vraiment changé, p’têtre plus de chamailleries. Non, en fait c’est surtout les mêmes chamailleries en plus caustiques et tu te fais démolir en trois coups de cuillères à pot »
« Ben pourquoi t’y vas alors ? »
« J’aime bien lire les carnets de voyage et suivre les concours photos »
« Les concours photos ? Tu participes ? »
« Tu rigoles, je ne sais même pas insérer des photos et ça me saoule d’apprendre »
« J’aime bien lire les empoignades aussi et, souvent, je suis épatée par la ténacité de certains »
« Et ils parlent de l’épidémie et du virus ? »
« Rigole pas, y’a presque que ça, c’est désespérant »
« T’as jamais eu envie de rencontrer les gens en vrai ? »
« Parfois et avec certains, il nous arrive d’échanger par écrit en dehors du forum »
« C’est quand même dingue les réseaux sociaux, je trouve que ça a changé les rapports humains »
« Sûrement, mais ce forum reste immuable, c’est mieux que les facebook et autres, t’as même l’impression de voir les gens vieillir doucement »
« Dis, on s’fait une verveine ? J’ serais pas contre une tisane »
« Tu ne sais encore pas que je déteste le pisse-mémé ? »
« J’m’en fais une, tu fumes une clope et, au dodo, demain faut rentrer »
Ainsi se termine cette parenthèse hors du monde Covid.
Je prends toujours du plaisir à lire ces bouts de fiction.
Je pense que les personnages angoissés que tu décris se laissent trop imprégner par les médias.
Le covid, à part mettre un masque quand on va faire ses courses, on peut s'en tenir à distance en choisissant ses programme de télé ou de radio.
"Le monde va mal". Depuis l'Antiquité au moins le monde est en permanence traversé par des guerres, des dictatures, de l'instabilité, des injustices, des famines, des épidémies, des seïsmes, et la période que nous vivons en France depuis 1945 est assez vernie.
Aujourd'hui le cahos du monde est sous nos yeux en permanence gràce aux médias omniprésents.
On est naturellement pas fait pour le supporter en permanence, si on est pas Bernard Lavillier ou reporter de guerre.
Je conseille aux personnes sensibles de tes récits de fermer le robinet à infos, et de savoir inventer des petites vies douillettes avec le vivant qu'il y a autour d'elles, sans s'angoisser de devoir se mettre un peu en retrait, c'est tout à fait naturel.
Quel plaisir, cette lecture ! 🙂
Et en ces temps, qu'est-ce que ça fait du bien !
Et puis c'est tellement drôle, toutes ces anecdotes et ces personnages de fiction, qu'on croirait réels, ...alors qu'ils ne sont qu'imaginés 😛
...C’est quand même dingue les réseaux sociaux, je trouve que ça a changé les rapports humains...
Mon Dieu, utiliser le terme de "réseau social" pour caractériser VF. Te rends-tu compte du risque que tu prends ?
Ignores-tu que sur un post parallèle, des gens se sont entretués pour savoir s'il en fait partie ou non ? Je n'ai pas le décompte des victimes, j'ai interrompu ma lecture par fatigue visuelle, mais je crois qu'elles sont nombreuses (peut-être même plus que le COVID lui même)
Pourvu qu'ils ne découvrent pas ton post ou tu risques de te faire
...démolir en trois coups de cuillères à pot...
😛
Thierry
On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
Et devant l’engouement planétaire de ce fil sur la situation du monde, sur le j’m’enfoutisme assumé des deux amies, je poursuis sur la reprise du travail en période covid…
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Ana est chef concierge à l’hôtel Crayon à Paris à deux pas des tuileries.
Elle adore son métier et elle gère les voituriers, portiers, bagagistes-groom, chasseurs ainsi que les demandes très particulières de certains clients qui à plus de 1000 euros la nuit exigent que chacun de leur souhait soit exaucé. Des demandes extravagantes aux plus glauques que le concierge en poste ne peut résoudre seul.
Il est plus fréquent de voir des hommes à ce poste prestigieux mais ses études en management hôtelier et la maîtrise parfaite des langues ont assuré son avenir. Le russe ( son père est russe), l’anglais, l’arabe ont fait la différence.
Ce matin, elle s’est préparée pour la reprise.
Elle a soigneusement maquillé ses yeux, posé une touche de « Shiseido » pour un regard rayonnant (c’est écrit sur le flacon), enfilé son tailleur gris perle, attaché ses cheveux en chignon lâche et, avant de sortir mis son masque jetable lidl.
Elle a ri parce qu’il est passé par erreur à la machine à laver et en est ressorti impeccable. En plus, il sent bon. Comme elle est convaincue qu’il agit comme un filet à papillon destiné à capturer un éléphant, tout va bien.
A l’hôtel, c’est le calme plat.
Les touristes argentés ont déserté Paris.
Pas un seul saoudien accompagné de son harem. Dommage pour les voituriers et les bagagistes parce que les femmes donnent chaque fois de larges poignées d’euros de pourboire.
Pas d’américains, pas d’australiens. De toute façon, ces derniers sont coincés pour longtemps dans leur pays tant l’hygiénisme et la sécurité sanitaire sont déployés à l’excès.
Mr X. vient la saluer. Il vit à l’hôtel à l’année, c’est son choix. C’est un artiste et la vie d’hôtel lui convient. Ana est souvent agacée par ses diatribes enflammées sur la solidarité.
Il est prompt à défendre les opprimés, la veuve et l’orphelin depuis son carrosse doré.
Aujourd’hui, il porte un masque en tissu violet cachant la balafre sur le menton .
Sa voix est un peu étouffée.
Avec élégance et doigté, Ana l’éconduit.
« Merci Mr X, oui j’ai passé de délicieuses vacances dans la Creuse, je dois vous abandonner et retrouver mon équipe, nous nous verrons plus tard et vous me raconterez Paris n’est-ce-pas ? »
Ana file rejoindre Amélie parce que même si elles ont passé leur vacances ensemble, elles ont toujours des choses à se raconter. Elles travaillent dans le même hôtel.
Amélie est sommelière .../...
(tout compte fait, ce fil devrait p'têtre se trouver dans la rubrique -divers-)😛
Je ne veux plus gueuler: "Comment va le monde?" Et qu'on me réponde: «Il va comme il va
Alors je préfère le mettre en gerbe, aligner les caricatures, les lieux communs. Faire s'esclaffer les conquis devant des contrastes fantasmés, Paris et La Creuse, Lidl et Shiseido, la concierge et le harem du prince saoudien, les travailleuses et les nantis...
Je rassemble en divisant, en classifiant. Il est plus confortable d'ériger des murs que de construire des passerelles et puis... je sais tenir mon public : avec Le Masque, les zactualités du monde qui a peur mais pas moi ni lui (lui c'est mon public hein, pas Le Monde.) et les zatteintes à la liberté (prochain épisode ) ça se bouscule.
Peut-être que la grande ville ne me vaut rien, que je n'en perçois pas les nuances infinies. Le Crayon alourdit ma plume pourtant si légère lorsqu'elle évoque les plaisirs simples, mes aventures campagnardes ou ma joyeuse marmaille.
tu as vu la réponse de Mariecurry sur le blog de Strogoff ? que de mysteres et de spéculations n est-ce pas ???? je viens de tomber la dessus je ne sais pas comment et maintenant que je vois ton pseudonyme j ai fait le lien. Il y a des personnes imaginatives
Je vois que ça n’a pas l’heur de te plaire.
Tu n’es cependant pas obligée de prendre mon clavier et mes doigts pour écrire à ma place « Alors je préfère le mettre en gerbe », je doute que tu parles des gerbes de blés dorés. De ta part, ça semble avoir une connotation émétique.
Mon monde est rempli de lieux communs et j’écoute, je regarde, j’observe puis sur des situations réelles j’imagine des vies qui, oui, sont des gerbes d’étincelles, des vies qui ronronnent, des vies qui éructent, qui râlent, qui rient, qui s’amusent, qui pleurent, qui s’enthousiasment. Des vies communes parsemées de...lieux communs, parce que la vie est banale avec des sujets de conversation courants, ordinaires, banals.
Et quand, toujours, tu prends mon clavier pour me faire dire : « je sais tenir mon public », il n’est pas nombreux mais tu y es, alors, ne lis pas (je ne t’en voudrai pas) et reprends ton propre clavier pour écrire en termes poétiques, là où tu excelles, récit ou fiction qu’importe et tu auras tes « conquis ».
J’me demande souvent si tu n’es pas installée sur un zafu pourpre, comme tes coquelicots, comme tes emportements !
Seulement 3 paragraphes et cela m'a obligé à aller consulter 2 fois le dictionnaire (je ne connaissais ni émétique, ni zafu 🤪😊)
Moi qui pensais, assez bien maîtriser notre langue française, je me sens ignare à chaque lecture d'un de tes textes. Je me demande si tu ne le fais pas exprès 😉
Méfie-toi car, pour reprendre l'expression d'une autre, cela risque de me faire quitter la catégorie de tes "conquis", dont je suppose faire partie.
A ce propos, je ne me suis pas "esclaffé" en lisant ton histoire, mais j'ai souri, et ne portant pas de masque devant mon ordinateur, cela pouvait se voir sur mon visage.
...Pas un seul saoudien accompagné de son harem. Dommage pour les voituriers et les bagagistes parce que les femmes donnent chaque fois de larges poignées d’euros de pourboire.
Ana a réellement constaté que ce sont les femmes du harem du saoudien qui distribuaient les pourboires les plus généreux ? J'avoue en être surpris.
Thierry
On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
Ah oui, j’affirme que les femmes qui accompagnent leur mari dans les hôtels de luxe sont généreuses. J’ai l’exemple d’un magnifique hôtel à Lyon. Exemple réitéré à plusieurs reprises.
Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette. Cela se monte parfois à 100 euros, voire plus et tu imagines à quel point l’employé est ravi.
Je peux dire aussi que c’est à celui qui descendra le premier les nombreux bagages.
En terme de pourboire, les américains sont corrects, les allemands et italiens aussi. Les plus radins, misère de misère sont les français.
Le travail dans un hôtel de luxe est rude et agréable et les voituriers apprécient beaucoup d'aller garer des Ferrari, des Jaguar, des porsches dans le garage qui n'est pas attenant à l'hôtel. Ils font un tour plus grand que nécessaire sur les quais😏.
Au départ du client, eux aussi ont de bons pourboires.
Ne te méprends pas sur mes propos. Mon but n'était absolument pas de supposer que les femmes (d'une manière générale) sont moins généreuses que les hommes.
Je réagissais juste à l'exemple donné (femmes du harem d'un saoudien).
Or ton éclaircissement correspond à ce que j'imaginais :
Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette.
Les femmes jouent alors le rôle de "trésorières" qui donnent sur instruction du propriétaire, mais l'argent appartient probablement à l'homme, qui ne va pas s'abaisser jusqu'à remettre lui-même cet argent au bagagiste (mais peut-être simplement pour respecter les gestes barrière 😄)
Simple préjugé de ma part, je dois bien le reconnaître 😊
Je clos ma parenthèse, assez délicate, je l'avoue 😇
Thierry
On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette.
C'est juste pour être sûr qu'elles n'en gardent pas...
Les plus radins, misère de misère sont les français.
Les plus logiques, plutôt.
Si l'employé est déjà payé, pourquoi le faire une seconde fois ?
S'il ne l'est pas (disons, autant qu'il le faudrait), pourquoi se substituer à l'employeur ?
Après, s'il y a une réelle valeur ajoutée, oui, un pourboire peut être justifié...
Vive le Japon.
Je comprends mieux ta vision du monde. Si je devais travailler pour des nababs tels que tu le décris (on passe tellement de temps au travail), ça me ferait déprimer...courage (on a pas le choix, il faut bien bosser).
N'oublions pas non plus que cela n'a pas la même signification en France (où le service est compris dans le prix affiché) et dans d'autres pays (où il n'est pas inclus et où le client sait, qu'il devra le payer en sus, d'une autre manière).
En résumé, ce que nous appelons "pourboire" en France, est plutôt un "pour manger" ou "pour payer le logement" ailleurs. 😊
De ce fait, je me demande si les salaires des bagagistes dans les hôtels de Luxe (y compris en France) ne sont pas calculés en tenant compte de cette particularité, et que la base est donc relativement faible, car c'est surtout le pourboire qui permettra d'en faire un revenu "acceptable".
Thierry
On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
Alors je préfère le mettre en gerbe », je doute que tu parles des gerbes de blés dorés. De ta part, ça semble avoir une connotation émétique.
mettre en gerbe, rassembler sagement de manière ordonnée, alignée, rassurante et disciplinée les épis, les fleurs ou les gens. Une image de la vie telle qu'on voudrait qu'elle soit.
Mais les gens, les épis ou les fleurs, poussent aussi de manière foisonnante, échevelée, imprévisible, sortent des clous, débordent des rangs assignés, dissonances et ressemblances (re)liés en bouquet superbe. Une image de la vie telle qu'elle est aussi. Parfois.
Tu vois, nulle salissure, aucune trace de vomi sur ton message...
Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe
Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe
Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes
Madame, le printemps vous oublie
Si au Japon, le pourboire n’existe pas, vu comme une aumône qui fait honte, ailleurs, comme en France il est perçu comme une gratification, une sorte de récompense pour la qualité du service rendu.
Il y a eu plein de discussions sur ce sujet.
Hôtel de luxe ou pas, les salaires ont tendance a être uniformisé dans ce secteur, à peine supérieur dans les 5 étoiles au Smic.
A une époque lointaine, mon salaire (ni dans la restauration, ni dans l’hôtellerie) était supérieur de 200 euros au-dessus du smic. Un de mes enfants était voiturier les deux mois d’été et il avait gagné plus du double du mien dont la moitié en pourboire, assurant ainsi son année d’étudiant. C’était chouette.
Quand elle était adolescente, Amélie voulait être nez.
Tous s’accordaient à dire qu’elle avait un don olfactif.
Son grand-père, vigneron dans le beaujolais (sa vigne enclose par des murets de pierre lui avait permis d’appeler son vin – clos des rochettes - ) s’amusait à lui faire humer le vin et même parfois le goûter , elle en était toute gaite au grand dam de ses parents.
Mais Amélie était nulle en chimie.
Elle choisit la voie de l’œnologie, il faut du nez aussi et elle se rapprochait des vignes de sa famille.
Lors de son voyage en Argentine, elle visita les bodegas et leurs cuves géantes en inox.
Le vin argentin dont le Malbec, la faisait sourire. Faire tant d’histoires pour un simple cépage importé de Cahors est exagéré. Les argentins ont importé volontiers nos cépages européens et aujourd’hui refusent que nous exportions nos productions, paradoxal quand même.
Bref, Amélie étudie, observe et apprend avec avidité et lors de son dernier stage dans un climat prestigieux, le clos Vougeot, elle décroche la timbale.
Officiellement on dit Clos de Vougeot, mais usuellement c’est Clos Vougeot.
Un peu comme les gens disent Chenasse pour Chenas ou Julienasse pour Julienas, pourtant on ne dit pas Parisse.
Le maître de chai recevait le chef sommelier du Crayon qui lui-même venait choisir ses vins et lui présenta son élève.
« Et bien mademoiselle, on ne tarit pas d’éloges sur vous. Pourquoi ne viendriez-vous pas à Paris, j’ai un poste d’assistant-sommelier pour vous »
Diplôme en poche Amélie arriva ainsi dans la capitale.
C’était il y a dix ans.
Elle rencontra ainsi Ana et leur amitié se tricota au fil des années.
Elle est aujourd’hui chef sommelière, savoure son métier, la beauté et la fraîcheur de sa cave, les voyages en France et à l’étranger pour choisir, vins, alcools et liqueurs.
Voyages mis en repos forçé en ces temps incertains.
Elle n’apprécie pas beaucoup de mettre en masque pour aller en salle. Un nez de sommelière masqué est un non sens pour elle, mais, comme tout le monde, elle se plie à cette obligation et, de toute façon, les clients sont si peu nombreux…
Son grand-père va arrêter la vigne, et Amélie se questionne beaucoup.
Elle se voit bien reprendre les rênes.
Quitter la capitale, renouer avec son beaujolais natal, entre les Monts du Charolais et du Mâconnais au nord, vivre de nouveau dans la maison aux pierres dorées entourée de vignes, à côté du village, ancien bastion des sires de Beaujeu est tentant.
Elle quitterait la furie de la ville.
Je voulais simplement te dire que je raconte une fiction !
Mais peut-être répondais-tu à Ana ?😉
Ben je ne sais pas à qui je répondais vraiment, ça n'a peut être pas beaucoup d'importance. Juste pour dire qu'effectivement, si on passe sa vie dans un environnement où il y a juste des domestiques et des milliardaires, on ne peut qu'être dans une colère assez binaire (ce n'est peut-être pas tout à fait le bon mot).
La mienne est plus diluée. Comme je vis loins de ces grands exploiteurs, mon regard porte sur toutes les petites exploitations de son prochain à la portée de beaucoup d'entre nous. Je me focalise donc moins sur un camp comme Bernard Lavillier.
@+
St Amour, le village, le vignoble le sentiment. Trois en un lors de l’union de deux familles, l’une bourguignonne, l’autre beaujolaise à la salle des fêtes sur la place ombragée, souvenir, souvenir...
« Dis Amélie, selon une étude qui s’est penchée sur le regard quand on est masqué, faut que je te parle de tes sourcils et de ta glabelle »
« Ma glabelle, mais qu’est-ce que tu racontes ? »
« T’oublies souvent d’enlever la taroupe »
« Sois claire, je ne comprends rien »
Elle pose un doigt entre les deux yeux.
« Ben là, les poils entre tes sourcils, on ne voit plus que ça à cause de ton masque »
« Hum, c’est délicat comme remarque »
« Oui, je te l’accorde mais selon une étude, les sourcils te permettent de renforcer la façon dont tu appréhendes les clients. Tu les lèves, t’es étonnée, tu les fronces, t’es perplexe etc...
et de plus, le regard de l’autre n’est plus distrait par ta bouche et ton sourire ravissant, tu comprends ? »
« Parfaitement »
« Et avec le masque, ton regard, tes yeux et...tes sourcils deviennent ton atout, alors ceux qui pointent tout droit, drus et noirs entre tes yeux, ce n’est pas très esthétique »
Amélie est vexée, elle a le souvenir de sa grand-mère qui épilait un à un les poils de ses sourcils, puis une fois tous éradiqués, d’un trait de crayon marron, elle se dessinait les sourcils de ses rêves. C’était laid, elle ne lui a jamais dit, à cette époque, elle était polie.
« Ben, je les laisse comme ils sont, c’est quand même pas les sourcils de Sophia Hadjipanteli »
« Qui est-ce , j’vois pas? »
« Mais si la jeune mannequin chypriote »
« Peu importe, l’étude dit que le regard est ta relation à l’autre, ton regard est ton visage.
La vie a vraiment changé…
« C’est quand les accents graves tournent à l’aigu que les sourcils sont en accents circonflexes »
Bien covidement
PS : quand le grand-père d’Ana apprenait le français, il avait écrit en fin de courrier « Bien cardiaquement » Il voulait dire cordialement. Le coeur y était et c’était drôle.
Il existe au Portugal, une petite ville nommée Covide.
A t-elle vu un afflux touristique ?
Est-elle restée désertée par les touristes
Le mystère reste entier.
Ce poste va déranger, j'en suis sûr... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai…
Réflexions de voyageurs › Amérique du Sud · 286 replies
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe? C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement…
Je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute…
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Bonjour,
En septembre, avec ma femme et un couple d'amis, nous allons en Tunisie à l'hôtel Sheherasade près de Sousse.
Nous souhaiterions avoir vos avis ou conseils concernant les endroits à visiter, ainsi que sur les taxis ou autres transports.
Merci d'avance.
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?