«Je ne veux plus gueuler: "Comment va le monde?" Et qu'on me réponde: «Il va comme il va»
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Dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient paisiblement. Elles parlaient d’amour. L’une de l’amour de sa compagne qui la rendait plus forte, l’autre de l’amour de son mari qui la rendait plus douce.

Elles parlaient voyages Les voyages d’autrefois où les anecdotes s’enrubannent année après année de détails sortis de leur imagination fertile et qui rendaient leurs récits plus épiques et ceux récents encore à l’état de fraîche émotion.

La bouteille de vin blanc s’embuait sur la table blanche en fer, l’herbe roussie chatouillait leurs pieds nus, elles se sentaient comblées, heureuses et libres et, sans doute pour cette raison, il leur était facile de parler du monde d’aujourd’hui, facile d’évoquer les conflits, les émeutes, les violences, les épidémies.

Epargnées, tranquilles, trempant avec gourmandise leurs lèvres dans le gewurztraminer frais, elles s’interrogeaient :

« T’as vu avec le covid on ne parle plus des guerres, c’est covid partout, encore que ça commence à ralentir, y’a le foot » « Ah oui, t’as raison, tu crois que ça pète encore en Syrie, en Lybie, au Yémen, en Somalie, au Sahel ? » « Chais pas, mais au Liban, quelle horreur cette explosion et tous ces gens morts ou sans maison » « T’as entendu les humanitaires au Niger ? » « Oui, pas les premiers pas les derniers à mourir bêtement » « Et au Brésil et en Colombie, ça c’est calmé ? » « Aucune idée » « Et à Hong-Kong et au Brésil et au Vénézuela, je me demande si ça manifeste toujours » « Chais pas, mais aux Etats-Unis entre blancs et noirs c’est pas cool, t’as vu les émeutes et ça va continuer, tu peux croire » « moi, c’qui me rend dingue c’est tous les gens dans le monde qui ont faim, qui n’ont pas de boulot ou qui l’ont perdu » « oui, c’est triste » « En tout cas, on entend plus parler des migrants, ni ceux de Lampedusa, ni ceux des jungles là-haut » « T’imagines un peu le monde entier à l’arrêt. Comment veux-tu que la terre reste en paix » « Et ceux qui se battent, qui sont en guerre, se tapent le covid en plus » « Et t’as vu en Bielorussie, pareil, ça chauffe aussi » « T’as déjà vu des révolutions pacifiques toi ? » « Ouais, c’est plus embêtant c’est pas loin d’chez nous » « Et le mec empoisonné par les russes, paraît qu’il est en Allemagne » « Chez nous ça va être chaud à la rentrée, j’te l’dis, tu verras, avec les chômeurs, le covid, les gosses à l’école, le télétravail oui et non, on va pas rire »

« Moi, j’te dis qu’il n’y a pas que les incendies de forêts qui bousillent la terre, y’a les incendies de fureur dans le coeur des hommes »

« Oh , t’as pas parlé des masques, des mesures barrières, etoussaettoussa » « Et toi de ton dada favori, l’eau, l’or du monde » « Eh ne me branche pas sur ce sujet, je suis intarissable »

« Allez, t’es pas marrante, tiens, on finit la bouteille, l’est super bon ce vin »

Ainsi, dans la tiédeur d’un soir d’été, deux amies devisaient. A l’abri sous le tilleul, comme à l’abri derrière un écran, comme sur vf, la vie défile, bouleverse, secoue, agace, exaspère ou indiffère et « passent les jours, passent les semaines.../... »

« Comment va le monde? Il est rouge sang Et à mon avis, il l'est pour longtemps Comment va la vie? Il y a des endroits Elle vaut dix dollars combien je te dois

Comment va la guerre? Elle va comme elle va Elle est planétaire, on se reverra Comment va la banque? La banque surnage Pour les grands requins y a pas de naufrage Comment va la mort? Record absolu Toujours très discrète, je n'en sais pas plus » .../… B. Lavilliers

(Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.

Euhhhh, chuis dans la bonne rubrique.)
JU Junolu Regular ·
Salut! Exercice un peu difficile mais intéressant. Pour moi l’art de bien vivre qui est indissociable du sens de la vie c’est d’apprendre à vivre en paix et joyeusement : avec ma famille, avec mes amis, avec ceux que je vais rencontrer chemin/voyage faisant, avec mon environnement. J’ai envie de partager de belles et douces choses, même si je sais que la vie n’est pas que douceur et beauté. Mais si chacun, si moi je n’essaie pas d’en donner un peu d’où est-ce que ça viendra? On ne peut pas toujours compter sur les autres. Connaissez-vous « Le conte chaud et doux des chauds doudous »? Ce n’est pas qu’un conte pour enfants de bisounours. Si certains sont intéressés je veux bien vous en écrire un résumé.
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace » Alexandra David-Neel
PO Pondy Veteran ·
Bonjour Christiane,

Je ne connais pas "Le conte chaud et doux des chauds doudous". Alors, oui, je veux bien que tu racontes... Partager la douceur, c'est un délice. Je n'ai jamais aimé entendre parlé de "bisounours". Je crois, je pense que voir la beauté des êtres et des choses est l'essence de la vie.
JU Junolu Regular ·
Un peu paresseuse (ou fatiguée) aujourd'hui j'ai fait un copié/collé d'un résumé écrit il y a longtemps... Après visualisation j'ai vu que la mise en forme du texte original avait disparu. Il est un peu indigeste comme cela, sans interlignes, je suis désolée. Je ne sais pas comment il faudrait faire pour l'améliorer sans le ré-écrire en entier

Le conte chaud et doux des chaudoudoux Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac, on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout. Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même ils mouraient. En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : " Je voudrais un chaudoudoux ". Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps. Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Mais quelqu’un n’était pas content de voir des gens échanger des chaudoudoux, la méchante sorcière Belzépha. Elle était même très en colère car les gens étaient si heureux qu’ils n’achetaient plus ses philtres et ses potions. Alors elle conçut un plan diabolique. Elle dit à tous ceux qu’elle rencontrait qu’ils ne devaient pas gaspiller leurs chaudoudoux car bientôt il n’y en aurait plus. « Ce sera fini ! » et elle s’envolait en ricanant sur son balai. Tous prirent cela très au sérieux et commencèrent à faire très attention La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux. Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils moururent du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter. Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac de chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ». Dorénavant, les gens ne mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir. Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupables, sachant que leur famille souffrirait du manque. Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien ! Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! On se souvint que tout avait commencé quand Belzépha avait fait croire qu'un jour où personne ne s’y attendrait, on trouverait les sacs de chaudoudoux désespérément vides. Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer. Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux. Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup, beaucoup d'enfants, presque autant que de grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir. Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et des enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ? D’après Claude Steiner
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace » Alexandra David-Neel
PO Pondy Veteran ·
Bonsoir

La densité du texte n’est pas un problème. J’ai lu avec plaisir ce conte de Steiner.

Comme une fable que l’on raconte aux enfants, comme une parabole pour les adultes.

Il y a beaucoup de sacs de Chaudoudoux entre les mains des gens. Ils ont souvent peur de dire qu’ils en ont en réserve parce qu’ils ont peur de paraître fragiles, faibles, doux, tendres. C’est tellement plus facile de distribuer des froids-piquants. Pourtant ce n’est jamais en humiliant, en écrasant que l’on se rehausse.

C’est bon de distribuer des chaudoudoux, merci d’en avoir proposé le récit.

Repose toi bien.
MA Masterpo Globetrotter ·
je veux bien vous en écrire un résumé.

Et un résumé du résumé, c'est possible ?
MA Masterpo Globetrotter ·
Je ne sais pas comment il faudrait faire pour l'améliorer sans le ré-écrire en entier

Sans le récrire en entier, tu pouvais juste mettre un retour à la ligne de temps en temps. Parce que là, oui, on dirait du LB...
XY Xyz999 Veteran ·
Parce que là, oui, on dirait du LB

Pour les non-initiés, c'est qui LB ?
MA Masterpo Globetrotter ·
La tête du message #4 ne te rappelle personne ? 😇
XY Xyz999 Veteran ·
J'ai compris depuis qui tu entends par LB. Par contre, je ne comprends rien à cette histoire de "tête du message". Je ne suis pas aussi observateur que toi. Mais ça finira par faire tilt.

Bon désolé pour le hors sujet. J'ai lu les deux textes. Ça me plonge dans une certaine réflexion pour essayer de comprendre certaines sensibilités. Je pense que les gens qui ont des enfants comprennent mieux.
PO Pondy Veteran ·
Ainsi devisaient les deux amies, conscientes du tohu-bohu du monde, un monde devenu fou, fou, fou où les informations quotidiennes glissaient sans les atteindre ou simplement un hoquet de surprise, une grimace de dégoût devant un évènement qu’elles savaient scandaleux, honteux, incompréhensible ou désolant entachait d’un point gris vite oublié leurs journées limpides.

La rentrée s’annonçait et la vitesse des secondes, des jours s’amplifierait les prenant de court et les laissant épuisées au terme de la journée. Il fallait préserver ce temps béni de l’été indolent, ne pas penser, ne pas réfléchir, chausser des lunettes aux verres miroitants pour chasser les ombres sur les cœurs.

Il fallait fermer les oreilles de boules de cire pour que cesse de se déverser les flots d’informations aux messages de peur, d’inquiétude, ne plus lire les sujets mille fois rabâchés sur l’épidémie, le virus, les interdictions, les préconisations, les autorisations de sortie du territoire comme pour les enfants mineurs autrefois.

Il fallait lire de beaux ouvrages ou des contes d’initiation tendre comme « Luka et le feu de la vie » de Salman Rushdie ou « Le conte chaud et doux des chaudoudoux » qui était recommandé.

Il fallait voyager immobile et lire jusqu’au vertige les livres de Tesson et relire « l’équilibre du monde » de Mistry

Il fallait vivre doucement et puissamment et montrer aux enfants que leurs vies de jeunes adultes seraient belles et que ce qu’ils entendaient aujourd’hui n’était que des inquiétudes de grands mais que beaucoup de gens intelligents et responsables travaillaient pour faire de la terre un lieu de paix. Et quand un petit demande tout inquiet : « est-ce qu’on aura de l’air pour respirer quand je serai grand ? » lui affirmer que l’air ne manquera pas, jamais, parce que c’est la vie.

Il fallait enfin cesser d’attendre Godot...
MA Masterpo Globetrotter ·
des contes d’initiation tendre comme « Luka et le feu de la vie » de Salman Rushdie

J'allais plutôt conseiller Haroun ou la mer des histoires, du même, mais en me renseignant sur ce Luka (que je ne connaissais pas), je viens de voir que c'est en fait la suite d'Haroun...

Au passage, j'en profite :

je suis intarissable

Joli...
PO Pondy Veteran ·
A l’heure où les roussettes effleurent les cheveux, les deux amies s’installèrent dans la cuisine. Demain, le séjour s’achèvera, il faudra nettoyer, fermer les volets, rentrer le parasol, plier les chaises longues et rendre les clés de cette maisonnette louée au dernier moment puisque leur voyage à Cuba a été annulé.

« Dis, tu vas encore sur ton forum de voyage ? » « Ah oui, j’ai renoué avec plaisir » « Ca fait combien de temps maintenant ? » « P’têtre une quinzaine d’années, mais j’ai arrêté quelques temps, j’avais le sentiment que nous n’étions plus désirables, tu t’rappelles, j’t’avais raconté ! Nous étions une dizaine à inventer des voyages et on se marrait bien et le patron du site nous avait demandé d’arrêter la discussion. Alors j’ai changé de forum et me suis amusée longtemps sur celui d’une super nana dissidente »

« Et c’est comment aujourd’hui ? » « Y’a plein de gens que je ne connais pas et quelques anciens, rien n’a vraiment changé, p’têtre plus de chamailleries. Non, en fait c’est surtout les mêmes chamailleries en plus caustiques et tu te fais démolir en trois coups de cuillères à pot »

« Ben pourquoi t’y vas alors ? » « J’aime bien lire les carnets de voyage et suivre les concours photos » « Les concours photos ? Tu participes ? » « Tu rigoles, je ne sais même pas insérer des photos et ça me saoule d’apprendre » « J’aime bien lire les empoignades aussi et, souvent, je suis épatée par la ténacité de certains »

« Et ils parlent de l’épidémie et du virus ? » « Rigole pas, y’a presque que ça, c’est désespérant » « T’as jamais eu envie de rencontrer les gens en vrai ? » « Parfois et avec certains, il nous arrive d’échanger par écrit en dehors du forum » « C’est quand même dingue les réseaux sociaux, je trouve que ça a changé les rapports humains » « Sûrement, mais ce forum reste immuable, c’est mieux que les facebook et autres, t’as même l’impression de voir les gens vieillir doucement »

« Dis, on s’fait une verveine ? J’ serais pas contre une tisane » « Tu ne sais encore pas que je déteste le pisse-mémé ? » « J’m’en fais une, tu fumes une clope et, au dodo, demain faut rentrer »

Ainsi se termine cette parenthèse hors du monde Covid.

Comment va le monde ? Il avance, merci.

La source est tarie😏😉
XY Xyz999 Veteran ·
Je prends toujours du plaisir à lire ces bouts de fiction. Je pense que les personnages angoissés que tu décris se laissent trop imprégner par les médias. Le covid, à part mettre un masque quand on va faire ses courses, on peut s'en tenir à distance en choisissant ses programme de télé ou de radio. "Le monde va mal". Depuis l'Antiquité au moins le monde est en permanence traversé par des guerres, des dictatures, de l'instabilité, des injustices, des famines, des épidémies, des seïsmes, et la période que nous vivons en France depuis 1945 est assez vernie. Aujourd'hui le cahos du monde est sous nos yeux en permanence gràce aux médias omniprésents. On est naturellement pas fait pour le supporter en permanence, si on est pas Bernard Lavillier ou reporter de guerre. Je conseille aux personnes sensibles de tes récits de fermer le robinet à infos, et de savoir inventer des petites vies douillettes avec le vivant qu'il y a autour d'elles, sans s'angoisser de devoir se mettre un peu en retrait, c'est tout à fait naturel.
MI MirandaMouse Globetrotter ·
Euh maintenant c'est mettre son masque même dehors dans la plupart des des villes.

Personnellement je n'ai pas peur du virus mais difficile d'échapper à la psychose ambiante à moins de ne pas sortir de sa grotte.

Et je ne parle même pas de l'impact sur les voyages.

Les mesures de restriction font plus de mal que le virus lui-même.

Et oui sympa cette petite fiction et c'est bien écrit !
http://www.lasourisglobe-trotteuse.fr/

Des milliers de photos et plein de conseils d'une souris pour voyager low-cost en Europe et hors des sentiers battus
TC Tcvoyageur Veteran ·
Quel plaisir, cette lecture ! 🙂 Et en ces temps, qu'est-ce que ça fait du bien !

Et puis c'est tellement drôle, toutes ces anecdotes et ces personnages de fiction, qu'on croirait réels, ...alors qu'ils ne sont qu'imaginés 😛

...C’est quand même dingue les réseaux sociaux, je trouve que ça a changé les rapports humains...

Mon Dieu, utiliser le terme de "réseau social" pour caractériser VF. Te rends-tu compte du risque que tu prends ? Ignores-tu que sur un post parallèle, des gens se sont entretués pour savoir s'il en fait partie ou non ? Je n'ai pas le décompte des victimes, j'ai interrompu ma lecture par fatigue visuelle, mais je crois qu'elles sont nombreuses (peut-être même plus que le COVID lui même)

Pourvu qu'ils ne découvrent pas ton post ou tu risques de te faire

...démolir en trois coups de cuillères à pot...

😛
Thierry

On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
GI Gildadesiles Globetrotter ·
Chère Dom,

Surtout ne repars pas tu es un rayon de soleil dans ce monde de brutes....

J'aime tes histoires si empreintes de sagesse et si drôles aussi....

Comment va le monde ... il tourne comme dit Billetdoux, et oui il continue de tourner avec ses joies et ses peines, ....

Merci à toi 😉
PO Pondy Veteran ·
Vraiment Sylvie et Thierry, z’êtes sympa !😏

Et devant l’engouement planétaire de ce fil sur la situation du monde, sur le j’m’enfoutisme assumé des deux amies, je poursuis sur la reprise du travail en période covid…

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Ana est chef concierge à l’hôtel Crayon à Paris à deux pas des tuileries. Elle adore son métier et elle gère les voituriers, portiers, bagagistes-groom, chasseurs ainsi que les demandes très particulières de certains clients qui à plus de 1000 euros la nuit exigent que chacun de leur souhait soit exaucé. Des demandes extravagantes aux plus glauques que le concierge en poste ne peut résoudre seul.

Il est plus fréquent de voir des hommes à ce poste prestigieux mais ses études en management hôtelier et la maîtrise parfaite des langues ont assuré son avenir. Le russe ( son père est russe), l’anglais, l’arabe ont fait la différence.

Ce matin, elle s’est préparée pour la reprise. Elle a soigneusement maquillé ses yeux, posé une touche de « Shiseido » pour un regard rayonnant (c’est écrit sur le flacon), enfilé son tailleur gris perle, attaché ses cheveux en chignon lâche et, avant de sortir mis son masque jetable lidl. Elle a ri parce qu’il est passé par erreur à la machine à laver et en est ressorti impeccable. En plus, il sent bon. Comme elle est convaincue qu’il agit comme un filet à papillon destiné à capturer un éléphant, tout va bien.

A l’hôtel, c’est le calme plat. Les touristes argentés ont déserté Paris. Pas un seul saoudien accompagné de son harem. Dommage pour les voituriers et les bagagistes parce que les femmes donnent chaque fois de larges poignées d’euros de pourboire. Pas d’américains, pas d’australiens. De toute façon, ces derniers sont coincés pour longtemps dans leur pays tant l’hygiénisme et la sécurité sanitaire sont déployés à l’excès.

Mr X. vient la saluer. Il vit à l’hôtel à l’année, c’est son choix. C’est un artiste et la vie d’hôtel lui convient. Ana est souvent agacée par ses diatribes enflammées sur la solidarité. Il est prompt à défendre les opprimés, la veuve et l’orphelin depuis son carrosse doré. Aujourd’hui, il porte un masque en tissu violet cachant la balafre sur le menton . Sa voix est un peu étouffée.

Avec élégance et doigté, Ana l’éconduit.

« Merci Mr X, oui j’ai passé de délicieuses vacances dans la Creuse, je dois vous abandonner et retrouver mon équipe, nous nous verrons plus tard et vous me raconterez Paris n’est-ce-pas ? »

Ana file rejoindre Amélie parce que même si elles ont passé leur vacances ensemble, elles ont toujours des choses à se raconter. Elles travaillent dans le même hôtel.

Amélie est sommelière .../...

(tout compte fait, ce fil devrait p'têtre se trouver dans la rubrique -divers-)😛
KO Kola Globetrotter ·
Je ne veux plus gueuler: "Comment va le monde?" Et qu'on me réponde: «Il va comme il va

Alors je préfère le mettre en gerbe, aligner les caricatures, les lieux communs. Faire s'esclaffer les conquis devant des contrastes fantasmés, Paris et La Creuse, Lidl et Shiseido, la concierge et le harem du prince saoudien, les travailleuses et les nantis... Je rassemble en divisant, en classifiant. Il est plus confortable d'ériger des murs que de construire des passerelles et puis... je sais tenir mon public : avec Le Masque, les zactualités du monde qui a peur mais pas moi ni lui (lui c'est mon public hein, pas Le Monde.) et les zatteintes à la liberté (prochain épisode ) ça se bouscule.

Peut-être que la grande ville ne me vaut rien, que je n'en perçois pas les nuances infinies. Le Crayon alourdit ma plume pourtant si légère lorsqu'elle évoque les plaisirs simples, mes aventures campagnardes ou ma joyeuse marmaille.
SA Sawadeebaht Regular ·
tu as vu la réponse de Mariecurry sur le blog de Strogoff ? que de mysteres et de spéculations n est-ce pas ???? je viens de tomber la dessus je ne sais pas comment et maintenant que je vois ton pseudonyme j ai fait le lien. Il y a des personnes imaginatives
Toujours une fois. Au moins.
PO Pondy Veteran ·
Bonjour Kola,

Je vois que ça n’a pas l’heur de te plaire. Tu n’es cependant pas obligée de prendre mon clavier et mes doigts pour écrire à ma place « Alors je préfère le mettre en gerbe », je doute que tu parles des gerbes de blés dorés. De ta part, ça semble avoir une connotation émétique.

Mon monde est rempli de lieux communs et j’écoute, je regarde, j’observe puis sur des situations réelles j’imagine des vies qui, oui, sont des gerbes d’étincelles, des vies qui ronronnent, des vies qui éructent, qui râlent, qui rient, qui s’amusent, qui pleurent, qui s’enthousiasment. Des vies communes parsemées de...lieux communs, parce que la vie est banale avec des sujets de conversation courants, ordinaires, banals.

Et quand, toujours, tu prends mon clavier pour me faire dire : « je sais tenir mon public », il n’est pas nombreux mais tu y es, alors, ne lis pas (je ne t’en voudrai pas) et reprends ton propre clavier pour écrire en termes poétiques, là où tu excelles, récit ou fiction qu’importe et tu auras tes « conquis ».

J’me demande souvent si tu n’es pas installée sur un zafu pourpre, comme tes coquelicots, comme tes emportements !
TC Tcvoyageur Veteran ·
Pfffff ! 🤪

Seulement 3 paragraphes et cela m'a obligé à aller consulter 2 fois le dictionnaire (je ne connaissais ni émétique, ni zafu 🤪😊) Moi qui pensais, assez bien maîtriser notre langue française, je me sens ignare à chaque lecture d'un de tes textes. Je me demande si tu ne le fais pas exprès 😉 Méfie-toi car, pour reprendre l'expression d'une autre, cela risque de me faire quitter la catégorie de tes "conquis", dont je suppose faire partie. A ce propos, je ne me suis pas "esclaffé" en lisant ton histoire, mais j'ai souri, et ne portant pas de masque devant mon ordinateur, cela pouvait se voir sur mon visage.

...Pas un seul saoudien accompagné de son harem. Dommage pour les voituriers et les bagagistes parce que les femmes donnent chaque fois de larges poignées d’euros de pourboire.

Ana a réellement constaté que ce sont les femmes du harem du saoudien qui distribuaient les pourboires les plus généreux ? J'avoue en être surpris.
Thierry

On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
SA Sawadeebaht Regular ·
le pourboire n est jamais pris a la légère quand on vient du desert.
Toujours une fois. Au moins.
PO Pondy Veteran ·
Presque bonsoir Thierry,

Ah oui, j’affirme que les femmes qui accompagnent leur mari dans les hôtels de luxe sont généreuses. J’ai l’exemple d’un magnifique hôtel à Lyon. Exemple réitéré à plusieurs reprises.

Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette. Cela se monte parfois à 100 euros, voire plus et tu imagines à quel point l’employé est ravi. Je peux dire aussi que c’est à celui qui descendra le premier les nombreux bagages.

En terme de pourboire, les américains sont corrects, les allemands et italiens aussi. Les plus radins, misère de misère sont les français.

Le travail dans un hôtel de luxe est rude et agréable et les voituriers apprécient beaucoup d'aller garer des Ferrari, des Jaguar, des porsches dans le garage qui n'est pas attenant à l'hôtel. Ils font un tour plus grand que nécessaire sur les quais😏.

Au départ du client, eux aussi ont de bons pourboires.
TC Tcvoyageur Veteran ·
Ne te méprends pas sur mes propos. Mon but n'était absolument pas de supposer que les femmes (d'une manière générale) sont moins généreuses que les hommes. Je réagissais juste à l'exemple donné (femmes du harem d'un saoudien).

Or ton éclaircissement correspond à ce que j'imaginais :

Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette.

Les femmes jouent alors le rôle de "trésorières" qui donnent sur instruction du propriétaire, mais l'argent appartient probablement à l'homme, qui ne va pas s'abaisser jusqu'à remettre lui-même cet argent au bagagiste (mais peut-être simplement pour respecter les gestes barrière 😄)

Simple préjugé de ma part, je dois bien le reconnaître 😊

Je clos ma parenthèse, assez délicate, je l'avoue 😇
Thierry

On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
PO Pondy Veteran ·
Voilà, tu as nettement mieux formulé la situation. Ces, ses dames obéissent !
MA Masterpo Globetrotter ·
Quand le bagagiste descend les valises le jour du départ, les femmes s’agglutinent dans le salon de la réception et le mari dit deux mots, fait un signe à ses femmes qui soulèvent leurs voilages et vident la totalité de la monnaie qui restent dans leur pochette.

C'est juste pour être sûr qu'elles n'en gardent pas...

Les plus radins, misère de misère sont les français.

Les plus logiques, plutôt. Si l'employé est déjà payé, pourquoi le faire une seconde fois ? S'il ne l'est pas (disons, autant qu'il le faudrait), pourquoi se substituer à l'employeur ? Après, s'il y a une réelle valeur ajoutée, oui, un pourboire peut être justifié... Vive le Japon.
XY Xyz999 Veteran ·
Je comprends mieux ta vision du monde. Si je devais travailler pour des nababs tels que tu le décris (on passe tellement de temps au travail), ça me ferait déprimer...courage (on a pas le choix, il faut bien bosser).
TC Tcvoyageur Veteran ·
N'oublions pas non plus que cela n'a pas la même signification en France (où le service est compris dans le prix affiché) et dans d'autres pays (où il n'est pas inclus et où le client sait, qu'il devra le payer en sus, d'une autre manière). En résumé, ce que nous appelons "pourboire" en France, est plutôt un "pour manger" ou "pour payer le logement" ailleurs. 😊

De ce fait, je me demande si les salaires des bagagistes dans les hôtels de Luxe (y compris en France) ne sont pas calculés en tenant compte de cette particularité, et que la base est donc relativement faible, car c'est surtout le pourboire qui permettra d'en faire un revenu "acceptable".
Thierry

On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
KO Kola Globetrotter ·
Alors je préfère le mettre en gerbe », je doute que tu parles des gerbes de blés dorés. De ta part, ça semble avoir une connotation émétique.

mettre en gerbe, rassembler sagement de manière ordonnée, alignée, rassurante et disciplinée les épis, les fleurs ou les gens. Une image de la vie telle qu'on voudrait qu'elle soit. Mais les gens, les épis ou les fleurs, poussent aussi de manière foisonnante, échevelée, imprévisible, sortent des clous, débordent des rangs assignés, dissonances et ressemblances (re)liés en bouquet superbe. Une image de la vie telle qu'elle est aussi. Parfois.

Tu vois, nulle salissure, aucune trace de vomi sur ton message...

Ils se font un jardin d'un coin de mauvaise herbe Nouant la fleur de l'âge en un bouquet superbe Il y a bien longtemps qu'on vous a mise en gerbes Madame, le printemps vous oublie
PO Pondy Veteran ·
Bonjour Grand Amateur du Japon,

Si au Japon, le pourboire n’existe pas, vu comme une aumône qui fait honte, ailleurs, comme en France il est perçu comme une gratification, une sorte de récompense pour la qualité du service rendu. Il y a eu plein de discussions sur ce sujet. Hôtel de luxe ou pas, les salaires ont tendance a être uniformisé dans ce secteur, à peine supérieur dans les 5 étoiles au Smic. A une époque lointaine, mon salaire (ni dans la restauration, ni dans l’hôtellerie) était supérieur de 200 euros au-dessus du smic. Un de mes enfants était voiturier les deux mois d’été et il avait gagné plus du double du mien dont la moitié en pourboire, assurant ainsi son année d’étudiant. C’était chouette.
PO Pondy Veteran ·
Bonjour Alain,

Je voulais simplement te dire que je raconte une fiction ! Mais peut-être répondais-tu à Ana ?😉
PO Pondy Veteran ·
Bonjour Kola,

Voilà qui est bien.

Et Reggiani reste intemporel même si ma fille n’a plus vingt ans.😉
PO Pondy Veteran ·
Amélie est sommelière

Quand elle était adolescente, Amélie voulait être nez. Tous s’accordaient à dire qu’elle avait un don olfactif. Son grand-père, vigneron dans le beaujolais (sa vigne enclose par des murets de pierre lui avait permis d’appeler son vin – clos des rochettes - ) s’amusait à lui faire humer le vin et même parfois le goûter , elle en était toute gaite au grand dam de ses parents. Mais Amélie était nulle en chimie. Elle choisit la voie de l’œnologie, il faut du nez aussi et elle se rapprochait des vignes de sa famille.

Lors de son voyage en Argentine, elle visita les bodegas et leurs cuves géantes en inox. Le vin argentin dont le Malbec, la faisait sourire. Faire tant d’histoires pour un simple cépage importé de Cahors est exagéré. Les argentins ont importé volontiers nos cépages européens et aujourd’hui refusent que nous exportions nos productions, paradoxal quand même.

Bref, Amélie étudie, observe et apprend avec avidité et lors de son dernier stage dans un climat prestigieux, le clos Vougeot, elle décroche la timbale. Officiellement on dit Clos de Vougeot, mais usuellement c’est Clos Vougeot. Un peu comme les gens disent Chenasse pour Chenas ou Julienasse pour Julienas, pourtant on ne dit pas Parisse. Le maître de chai recevait le chef sommelier du Crayon qui lui-même venait choisir ses vins et lui présenta son élève.

« Et bien mademoiselle, on ne tarit pas d’éloges sur vous. Pourquoi ne viendriez-vous pas à Paris, j’ai un poste d’assistant-sommelier pour vous »

Diplôme en poche Amélie arriva ainsi dans la capitale. C’était il y a dix ans. Elle rencontra ainsi Ana et leur amitié se tricota au fil des années.

Elle est aujourd’hui chef sommelière, savoure son métier, la beauté et la fraîcheur de sa cave, les voyages en France et à l’étranger pour choisir, vins, alcools et liqueurs. Voyages mis en repos forçé en ces temps incertains. Elle n’apprécie pas beaucoup de mettre en masque pour aller en salle. Un nez de sommelière masqué est un non sens pour elle, mais, comme tout le monde, elle se plie à cette obligation et, de toute façon, les clients sont si peu nombreux…

Son grand-père va arrêter la vigne, et Amélie se questionne beaucoup. Elle se voit bien reprendre les rênes. Quitter la capitale, renouer avec son beaujolais natal, entre les Monts du Charolais et du Mâconnais au nord, vivre de nouveau dans la maison aux pierres dorées entourée de vignes, à côté du village, ancien bastion des sires de Beaujeu est tentant. Elle quitterait la furie de la ville.

Elle réfléchit...
XY Xyz999 Veteran ·
Bonjour Alain,

Je voulais simplement te dire que je raconte une fiction ! Mais peut-être répondais-tu à Ana ?😉

Ben je ne sais pas à qui je répondais vraiment, ça n'a peut être pas beaucoup d'importance. Juste pour dire qu'effectivement, si on passe sa vie dans un environnement où il y a juste des domestiques et des milliardaires, on ne peut qu'être dans une colère assez binaire (ce n'est peut-être pas tout à fait le bon mot). La mienne est plus diluée. Comme je vis loins de ces grands exploiteurs, mon regard porte sur toutes les petites exploitations de son prochain à la portée de beaucoup d'entre nous. Je me focalise donc moins sur un camp comme Bernard Lavillier. @+
XY Xyz999 Veteran ·
Et ben l'univers du vin...bien agréable à lire..
TC Tcvoyageur Veteran ·
...entre les Monts du Charolais et du Mâconnais au nord, ...

Alors, on est vraiment dans le Nord Beaujolais, à la limite du Bourgogne 😛 Du St Amour ?
Thierry

On dit souvent "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais une fois la porte fermée, il fait toujours aussi froid dehors.
VO Voyajou Globetrotter ·
Autrefois Kola de ville Invita Pondy des champs, D'une façon fort civile, A un debrief non violent.

Sur un zafu de Véfie Le couvert se trouva mis...

(Contrairement à la fable originale, il n'y a pas de morale à cette histoire.)
PO Pondy Veteran ·
St Amour, le village, le vignoble le sentiment. Trois en un lors de l’union de deux familles, l’une bourguignonne, l’autre beaujolaise à la salle des fêtes sur la place ombragée, souvenir, souvenir...

T'as mis dans le mille😏
PO Pondy Veteran ·
Un p’tit battement de cil !

« Dis Amélie, selon une étude qui s’est penchée sur le regard quand on est masqué, faut que je te parle de tes sourcils et de ta glabelle » « Ma glabelle, mais qu’est-ce que tu racontes ? » « T’oublies souvent d’enlever la taroupe » « Sois claire, je ne comprends rien » Elle pose un doigt entre les deux yeux. « Ben là, les poils entre tes sourcils, on ne voit plus que ça à cause de ton masque »

« Hum, c’est délicat comme remarque » « Oui, je te l’accorde mais selon une étude, les sourcils te permettent de renforcer la façon dont tu appréhendes les clients. Tu les lèves, t’es étonnée, tu les fronces, t’es perplexe etc... et de plus, le regard de l’autre n’est plus distrait par ta bouche et ton sourire ravissant, tu comprends ? » « Parfaitement » « Et avec le masque, ton regard, tes yeux et...tes sourcils deviennent ton atout, alors ceux qui pointent tout droit, drus et noirs entre tes yeux, ce n’est pas très esthétique »

Amélie est vexée, elle a le souvenir de sa grand-mère qui épilait un à un les poils de ses sourcils, puis une fois tous éradiqués, d’un trait de crayon marron, elle se dessinait les sourcils de ses rêves. C’était laid, elle ne lui a jamais dit, à cette époque, elle était polie.

« Ben, je les laisse comme ils sont, c’est quand même pas les sourcils de Sophia Hadjipanteli » « Qui est-ce , j’vois pas? » « Mais si la jeune mannequin chypriote » « Peu importe, l’étude dit que le regard est ta relation à l’autre, ton regard est ton visage.

La vie a vraiment changé…

« C’est quand les accents graves tournent à l’aigu que les sourcils sont en accents circonflexes »

Bien covidement

PS : quand le grand-père d’Ana apprenait le français, il avait écrit en fin de courrier « Bien cardiaquement » Il voulait dire cordialement. Le coeur y était et c’était drôle.

Il existe au Portugal, une petite ville nommée Covide. A t-elle vu un afflux touristique ? Est-elle restée désertée par les touristes Le mystère reste entier.
LI LillieoneFE Veteran ·
" ce ne peut être que la fin du monde en avançant " A.Rimbaud

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