En parcourant dernièrement la version électronique du canard local que je me contente d’ordinaire de survoler distraitement, mon regard est resté accroché à un titre qui m’a poussée à cliquer sur le lien et lire l’article dans son intégralité : Le clochard le plus connu du Luxembourg est mort. J’ignorais que, dans le pays qui doit avoir le taux le plus insignifiant de sans-abris d’Europe, il existait un classement de notoriété, genre gotha de la rue. L’article nous apprend que le misérable en question a cassé sa pipe trois ans auparavant. Il aurait fêté ses 85 printemps le 18 de ce joli mois de mai (enfin joli, c’est pas ce que dit le mercure qui, ici, monte rarement au dessus de l’ennui…)
« Albert était un clochard, un SDF ou un "Strummert", comme on dit en luxembourgeois. Il était surtout le plus connu de tous les "Strummerten" du Luxembourg, le plus emblématique. C'était une personnalité, un homme intelligent, cultivé qui avait un bon travail... avant ce jour où il a cessé de se battre et qu'il a choisi de devenir un outsider de la société, un marginal.
Adalbert Boros est né le 18 mai 1931 en Hongrie. Il est arrivé à l'âge de 24 ans au Luxembourg, soit en 1955, diplôme d'ingénieur en poche. Il a aidé à la réalisation du pont Grande-Duchesse Charlotte, la roud Bréck, dont le projet est issu d'un concours international lancé par le gouvernement luxembourgeois en 1957 et qui a été mis en service en octobre 1966. Il a également travaillé en tant qu'ingénieur sur le barrage du lac d'Esch-sur-Sûre, lequel a été inauguré en 1957.
Personne ne peut dire exactement quand Albert s'est retrouvé à vivre dans la rue, "op der Strumm". Son nouveau domicile était la gare de Luxembourg-ville. Il y dormait et passait la plupart de son temps. Ce n'est que vers la fin de sa vie qu'il a intégré le centre Ulysse, où il pouvait passer les nuits au chaud. »
Selon l’article, Albert devait sa notoriété aux étudiants auxquels il filait un coup de main en maths (matière dans laquelle il excellait) contre clopes et autres monnaies diverses. Mais en revanche, il restait évasif, voire se renfermait comme une boîte de sardines* dès qu’on le questionnait sur sa vie passée et la raison qui l’avait fait disjoncter et poussé à troquer le confort matériel pour un carton détrempé et des courants d’air.
Légende ou réalité ?
« Certains racontent que c'est parce qu'il n'aurait pas supporté le fait que des gens se soient suicidés du pont qu'il a aidé à construire, qu'il avait tourné la page et tout laissé tomber. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aimait pas qu'on lui rappelle son passé. »
Pour les ceusses qui ne connaissent pas le Grand-Duché, le pont en question, le Pont rouge (rouge non pas rapport à l’hémoglobine des malheureux qui pratiquaient le saut à l’élastique sans élastique, mais parce que le pont est vraiment rouge) qui enjambe la vallée de l’Alzette et le quartier du Pfaffenthal et relie le centre-ville au quartier européen des affaires de Kirchberg, est un des symboles architecturaux de la ville. En temps normal, il est pris d’assaut aux heures de pointe, ce qui occasionne des bouchons monstres, mais a fortiori depuis quelques mois puisqu’il fait l’objet d’une remise en beauté doublée d’une extension, afin que les troupeaux de cols blancs puissent accéder plus facilement aux bergeries de verre et d’acier. Sans compter que, sous le même pont, un funiculaire ultramoderne est en cours de construction, qui devrait être terminé l’an prochain, et qui permettra d’accéder au Kirchberg depuis la ville en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
Dans les années 90, le pont a été doté d’une protection en plexiglass, après que bon nombre de kamikazes soient passés à l’acte et surtout qu’un film documentaire belgo-luxembourgeois** ait été tourné sur le sujet, glauque s’il en est, dans le quartier de Pfaffenthal, laissant la parole aux résidants qui commençaient en avoir ras le scalp de recevoir « sur les toits de leur maison, dans le jardin ou le bac à sable des gamins les cadavres des suicidés ». Alors qu’un jour, je traversais le fameux pont à pied avec un de mes collègues qui ne l’évoquait jamais autrement qu’en l’appelant « le Pont des Suicidés », il me racontait, non sans un certain sarcasme et un penchant douteux pour la nécrophilie, qu’à une certaine époque, l’hécatombe avait pris une telle ampleur que les compagnies d’assurance refusaient d’assurer les baraques dans le contrebas. Il ne restait plus qu'aux propriétaires, pour toute consolation, à arborer des cadavres empaillés en guise que de nains de jardin.
Mais revenons-en à ce pauvre bougre d’Albert, dont je trouve non seulement l’histoire remuante, mais également peu orthodoxe le fait qu’un canard, entre les nouvelles déprimantes des crashs aériens, des crashs politiques etc., décide de rendre hommage à un clochard passé dans l’au-delà trois ans plus tôt.
Ceci dit, on ne me fera pas croire qu’on puisse foutre sa vie en l’air du jour au lendemain tout bonnement parce qu’on a participé à la construction d’un pont dont certains décident de se servir comme tremplin de plongeon. Parce qu’imaginer qu’un deux de tension, en profonde désespérance, va trouver la vie trépidante, le jour et la nuit souriants, et le moment propice à l’ouverture d’un millésime de Champagne, à partir du moment où il accède au Kirchberg par la montée des Bons Malades ou par l’autoroute A1 plutôt que par le Pont Rouge, relève soit de l’utopie soit de l’autisme profond. Ou équivaudrait à croire que Michael Jackson pourrait ressusciter, que Sarko ne la ramènerait plus ou qu’Almodovar*** se mette à faire des films en noir et blanc et exclusivement masculins… Le con continuera à dire des conneries et l’artiste à commettre de l’art. J’ai la faiblesse de penser que le pauvre hère qui broie du goudron et qui a décidé d’en finir, s’il n’a pas de pont sous ses fragiles semelles, trouvera une terrasse de gratte-ciel, une poutre et de la corde, une voie ferrée, merde les occasions et les moyens ne manquent pas pour un peu qu’on ait un minimum de sens pratique !
Peu importe, c’était en tout cas l’histoire d’Albert, l’anti-héros, dont il me plait de penser qu’elle puisse franchir les frontières du petit pays.
*Après relecture et à bien y réfléchir, c’est peut-être pas le meilleur exemple, vu qu’une boîte de sardines, ça s’ouvre…
** Le Pont Rouge (Geneviève Mersch)
*** Julieta, à voir absolument !
PS. « Aussitôt, le malheureux se jettera dans le vide, les bras en croix, en imitant le cri du chasseur-bombardier équipé d'un moteur de 960 CV, et en hurlant : Banzaï !, ce qui signifie littéralement : Hop ! La femelle du kamikaze s'appelle la kamikazette. Plus fluette que le mâle, il suffit de la pousser du haut d'un tabouret pour qu'elle plonge sur la moquette en imitant le cri de l'ULM et en hurlant les mêmes conneries, mais un ton au-dessus. »
Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis (Pierre Desproges)
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
Le pont comme lien, dans ton histoire entre les deux états auxquels nous sommes réduits.
"La différence entre l'Orient et l'Occident c'est la Turquie... Qu'il est un pont de 1565 mètres sur le Bosphore, un pont géant infligé aux habitants de ce pays. Un vieux pont entre l'Orient aux pieds nus et l'Occident bien chaussé, sur lequel passe tout ce qui est illégal. Tout cela me chiffonnait. Et en particulier ces gens que l'on appelle les clandestins... "
Le pont comme lien, dans ton histoire entre les deux états auxquels nous sommes réduits.
„Il lui apparut alors : le gouffre de l’effroi.“ (le Palais de glace, Tarjei Vesaas)
Je partageais l'autre soir un curry dans un petit restau fameux, situé à quelques encablures du Pont rouge, avec une amie luxembourgeoise qui m'expliquait les raisons de son mutisme depuis notre dernière rencontre.
P. est une quadra au parcours jonché de bosses et de barbelés. Or depuis quelques années, elle file le grand amour avec un costaud qui l'a épousée après un divorce plutôt tourmenté. Ensemble ils ont eu une fille. La stroumpfette a 14 ans maintenant. Elle dépasse sa mère d'une tête et demi. C'est pas difficile car, même hissée sur escarpins, je risque le torticolis en me pliant avec elle au rituel des trois bises en vigueur dans ce pays.
La stroumpfette est vivante, énergique, décapante, brut de décoffrage. Et bon élève de surcroît. Jusqu'à l'hiver dernier, tout allait comme sur les roulettes de ces planches nouvelle génération, tu sais, celles sur lesquelles les stroumpfs chébrans paradent, un casque vissé sur les oreilles, tout en consultant leur téléphone avec le même détachement que James Bond au volant de son Aston Martin (alors qu'il vient d'arracher un bras à son ennemi), même qu'on sait plus si ces engins sont des skateboards, des scooters ou des hybrides... Un des stroumpfs de sa classe, qu’elle avait pris en sympathie (élevé dans une famille de Mormons, me précise sa mère, et que j'imagine donc moins hipster que ses congénères), s'est pendu dans son jardin. Une cellule psychologique a été mise en place au sein du collège, mais pour n'assurer finalement que le minimum syndical.
Et puis le temps est passé, d'examens scolaires en congés de Noël. En écho de ce drame, un silence pesant s’est installé pour combler le vide (« le gouffre de l’effroi ») et palier à la détresse des stroumpfs. La stroumpfette quant à elle devenait de plus en plus casse-bonbons, sa mère mettait ses sautes d'humeur sur le compte de ce fameux cap pubertaire, si délicat à passer, et son lot de bouleversements corporels et psychologiques… Puis elle s'est peu à peu refermée sur elle-même. Elle ne partait plus en goguette, alors qu'avant, il lui fallait une paire de Converse par robe et par teuf, elle a laissé tomber le peu de gym qu'elle faisait, un repas normal équivalait à deux sushis et une canette de coca, ses notes ont commencé à plonger.
Elle s'est mise à développer un rapport assez compliqué à la propreté, et que je change de string trois fois par jour, et que je me lave les mains et leurs extrémités rongées toutes les cinq minutes... jusqu'à un mémorable pétage de câble qui a eu lieu un matin dans la voiture, avant que sa mère ne la dépose au collège. A force de désinfecter sa ceinture de sécurité, ses stylos, ses cahiers, elle avait pris du retard. Sa mère se consumait comme un réacteur nucléaire alors qu'une longue journée de boulot l'attendait.
La stroumpfette ne sortait plus sans son stock de lingettes anti-bactériennes, menaçait de tomber en syncope si sa mère ne récurait pas l'appart à longueur de journée et ne changeait pas ses draps quotidiennement. Elle dormait en position assise, de peur de poser sa tête sur l'oreiller.
Très vite, c'est devenu l'enfer, les clashs à répétition. Elle rêvait de bactéries, les voyait voler, essayait de les esquiver, bref la fixette est devenue compulsive, puis obsessionnelle.
Maman Stroumpf a couru de généralistes en cliniques, jusqu'à ce que sa fillette soit prise en charge pour quelque temps dans un service psychiatrique. D'où elle est ressortie plus esquintée qu'elle n'y était rentrée.
Elle criait son mal-être, se scarifiait, envoyait toutes sortes de signaux pour le moins alarmants. Ses parents se relayaient alors la nuit, à tour de rondes, pour veiller sur elle. C'est ainsi qu'ils ont pu l'empêcher de partir rejoindre le stroumpf mormon dans sa froide nuit noire, alors qu'elle venait d'avaler le stock de calmants du mois.
Devant le constat d'échec de la médecine classique, maman stroumpf a testé les thérapies alternatives, couru d'homéopathe en marabout. Au bout du compte, seul un hypnotiseur a aidé la stroumpfette à échapper « au peuple muet d’infâmes araignées ». Maman Stroumpf se saignait en consultations non remboursées. Ramant en CDD, le moral plombé par divers crédits, elle était fichtrement à la fête au début de l'année...
Je précise que, pendant qu'elle causait, il a fallu refaire deux ou trois fois les niveaux de Gewürztraminer. Oui Monsieur, être à l'écoute assèche autant le gosier que tenir le crachoir. Fin de ce petit intermède.
Bref, il a fallu du temps et de la persévérance pour que la stroumpfette retrouve un semblant d'équilibre, même si aujourd'hui, celui-ci semble aussi fragile et friable que la gaufrette accompagnant la boule de glace caramel beurre salé qu'on s'est envoyée en guise de dessert.
D’ailleurs, étrangement, depuis quelques semaines, le rapport à la propreté s'est inversé. Un bordel indescriptible règne dans sa chambre, la stroumpfette ne s'épile plus les poils qui n'ont pas le temps de repousser, ne s'use plus l'épiderme à coups de gant de crin sous la douche et, ô sacrilège, ne change pas de dessous tous les jours, ce qui met sa mère… sens dessus-dessous.
Bref, papa stroumpf et maman stroumpf aimeraient tellement que leur stroumpfette se stabilise, revoie la vie comme un espoir et surtout (ben oui) qu'elle se concentre sur les cours qu'elle a négligés et sur le sacro-saint bulletin scolaire qui en a pris un coup.
Tu dois penser que c'est plus un pont, mais un aqueduc qu'il va falloir pour faire un lien quelconque (si tant est qu'il y en ait un qui nous relie encore à quoi que ce soit dans cette rubrique), et t'en connais un rayon sur l'arachnéen labyrinthe qui me sert de cervelle, hein... Figure-toi, toi qui aimes lire, décrypter, piger, que tu t'es pas fadé toutes ces lignes pour des clous. Le lien, la passerelle, le pont, comme tu voudras, est un roman, Le Palais de glace, commis par un auteur norvégien, Tarjei Vesaas, et pris au hasard au rayon nouveautés*chez mon libraire. L'autre soir, l’histoire de la stroumpfette, contée par sa mère avec tant d’humanité m'a ramenée en un éclair à cette lecture.
Des ponts enneigés, c'est le titre du deuxième chapitre. Le bouquin décrit l’amitié naissante et troublante entre deux stroumpfettes, Siss et Unn, dont l'une, aussi introvertie qu'une huitre, ne rentre pas d'une promenade nocturne dans l'immensité glacée après que les deux fillettes aient partagé la soirée précédant la disparition, ainsi qu’un profond secret.
L’immensité glacée des paysages nordiques, les non-dits qui se profilent telles des ombres malveillantes, le mutisme pétrifiant, le repliement sur soi, la fidélité d'une amitié, si fragile soit-elle car liée à une promesse, une promesse tenue envers et contre tout, l'entrée dans l'adolescence, les allées et venues entre la vie et la mort, la force symbolique, la syntaxe parfois désuète, l'écriture sobre, lumineuse, poétique (j'arrête là les énumérations, hein) rendent ce livre assez difficilement étiquetable. Tout ça donc pour te dire que le bouquin vaut le détour. Et question détours (ocv…), j’en connais un rayon...
* Nouveauté, pas vraiment, le roman est de 1963, a été traduit une première fois en français dans les années 70, et vient de faire l'objet d'une nouvelle (très belle) traduction
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
Pin Pont...
Suis déjà scotché en Islande, z'ont pas de la neige qu'au dehors là-bas, avec D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds. Autant te dire que si je m'en sors, je suis pas prêt de remettre les pieds, ni même les raquettes, au-delà du 50è Nord.
Le Luxembourg c'est en dessous dessous, non?
Un bon exemple. Au Grand Duché Du Luxembourg a partir de demain les transports en communs sont gratuit. Si vous aller dans la rubrique vélo vous verrez qu'ils…
Jeudi matin j'ai pris un vol a l'aéroport du Luxembourg pour rentrer chez moi (Barcelone). Sauf qu'une fois dans l'avion, je m'aperçois que j'ai oublié de…
Travailler, étudier et vivre à l'étranger › Luxembourg · 4 replies
J'ai un projet de partir au Luxembourg au moins de décemre 2025 ou janvier 2026 prochain. je vais pour essayer de trouver un travail et m'installer sur place.…
Europe de l'Ouest › Allemagne / Luxembourg · 1 reply
Avec mon amie nous partons pour un road trip en Norvège en septembre. Pour se faire nous allons traverser l'Allemagne en diagonale du Luxembourg à Copenhague.…
We’re planning a short trip at the end of July to explore the legendary mountains and valleys of the Bernese Oberland: round trip from Nancy (Swiss highway vignette planned), 2 nights in a room with a small kitchen in Adelboden, then 2 nights in a hotel at the Gletscherblick in Grindelwald, both with half-board included.
Could you share some tips on the best road routes to take, as well as some walking hikes (we’re not as fit as we used to be, so nothing longer than 2-3 hours)? Maybe also 1 or 2 cable car rides—I was thinking of Oeschinensee Lake above Kandersteg and the First gondola above Grindelwald for better panoramic views of the Eiger, Mönch, and Jungfrau... all while keeping it doable with our schedule. We’ve ruled out the "premium" trip up to the Jungfraujoch for this time.
I’m also guessing that paying to access Wengen or Mürren only makes sense if we’re staying there for a few days, right?
- Is the road through the narrow valley of the White Lütschine toward Lauterbrunnen and beyond still worth it in terms of views and scenery?
On the way back, if we have a little time to explore Bern’s historic old town, what’s the best parking plan for a 1- or 2-hour stop?
Thanks in advance for your advice, fellow travelers familiar with this beautiful region! 😉
Bonjour, avec mon mari nous envisageons de partir en Islande mi octobre 2026.
Auriez-vous un conseil sur les lieux à privilégier pour un premier voyage sur cette destination ? Merci
Voyage fabuleux en Mai 2026 : paysages fantastiques, ambiance si différente de nos autres périples , merveilleux souvenirs, mais….
- la découverte de la population : très peu d’Islandais « native »,
et, une discrétion exceptionnelle des services de police qui ont brillé par leur absence dans le véhicule blanc arrêté au bord de la route et qui nous a flashés à la mi-Mai …
A ce jour , seule notre requête auprès du loueur de véhicule nous permet d’ être au courant d’un message « speeding ticket » .Nous ne connaissons toujours pas, plus d’un mois après , « la gravité « de l’infraction, ni le montant de l’amende qui nous sera « infligée »
Voilà, voilà, un retour d’expérience administrative islandaise…
I’ve found some great deals on flights to two destinations: Menorca in the Balearic Islands and Alghero in Sardinia.
The flights would take us from Bordeaux to Menorca on the evening of 9/07 and return to Bordeaux in the evening on 13/07.
Or to Alghero very early on 10/07 (departure at 6 AM) and return in the mid-afternoon on 13/07.
We love beautiful landscapes, the sea, snorkeling, walks (hiking), and the charm of villages.
We want to spend some quality time as a couple without our kids and mix discovery with relaxation.
I can’t make up my mind. The transport costs are roughly the same when you factor in parking for Sardinia since the early departure means no public transport from home.
We’ve never been to Menorca, Sardinia, or Italy at all. I’ve been to Majorca, though.
Menorca would be 4 nights and 4 days, while Alghero would be 3 nights and 2.5 days.
Also, what itinerary would you recommend for Alghero and Menorca?
Where to stay?
Thank you so much for your insightful traveler tips.
Hi,
I’ll be in Barcelona at the end of October.
I can choose to be there over the weekend or during the week. Probably 4 nights.
Is there a big difference in terms of crowds in the city and in the museums?
Little or no difference would simplify my itinerary on the way.
Hi there,
I’ll be in Rome from April 1st to 13th, 2026—it’s coming up fast!
I’ve been searching online for tickets to visit the Borghese Gallery, but either there’s no availability or the tickets offered are ridiculously expensive.
Could someone guide me to a website where I can book 2 skip-the-line tickets (I’ve heard you have to reserve in advance online)?
Hi everyone,
I rented a car through Klaus Wagen, picking it up in downtown Porto and returning it in downtown Lisbon.
After paying, I read some pretty negative reviews about them.
So, can anyone reassure me with positive experiences they’ve had with them?
Thanks in advance!
Hello, VoyageForum friends, and happy holidays!
I’m planning a trip with my 19-year-old grandson to Milan for Easter Saturday, Sunday, and Monday in 2025.
I’d love your insights on what we can visit in Milan that would interest both my grandson and me (I’m 75). Of course, I’m thinking of the must-sees, but not just those—cozy little restaurants, trendy neighborhoods, and anything else you’d recommend. I’m also looking for a comfortable hotel in the city center that isn’t too expensive!
I’m sure the VoyageForum community will help me uncover some hidden gems! Looking forward to your replies.
Hi there,
I’m heading to Setúbal at the end of June with my granddaughter, and I can’t seem to find clear info on the best way to get from Lisbon Airport to Setúbal. It looks like there’s a train or bus, but I can’t find the exact names of the bus (or train) companies or the precise departure points. Thanks if anyone can help me out! 😉 Just to clarify, I’m on a tight budget and have already ruled out taxis or similar options.
Hello,
We’re heading to Puglia at the end of May. We’re a senior couple. We arrive in Bari, where we’ve booked accommodation for 2 nights. We’ve rented a car.
Day 1: Bari
Day 2: Polignano a Mare – Monopoli
Day 3: Ostuni – Brindisi
Day 4: Lecce
Day 5 & 6: Exploring the coast from Otranto to Santa Maria di Leuca
Day 7 & 8: Gallipoli area
Day 9 & 10: Matera
We’re considering renting a place near Lecce for 5 days and using it as a base to explore the region.
Hi there,
I visited the Faroe Islands in late March 2026 for about ten days. I was invited by a friend who lives near Tórshavn, so I don’t have any info on tourist accommodations or car rentals. Still, I’d like to share a few thoughts about my trip:
- Before leaving, I consulted travel guides and blogs. I was surprised by how repetitive and unoriginal the featured sites were. This leads hurried travelers to follow the same overcrowded routes, which can annoy locals. I found that all Faroese villages were interesting—they reflect the country’s identity, even without the iconic grass-roofed houses. Those are indeed harmonious and beautiful, but they feel like an exotic cliché. For activities, I loved the lively ports that keep the country running.
- I was annoyed by the paid trails in tourist spots. Locals explained that these paths cross private land, and owners are responsible for maintenance and safety. There are plenty of free trails, too—signs at the start detail their features. While not alarmist, the extreme and unpredictable weather is a key factor to consider before setting out.
- The wind’s strength really impressed me. The architecture, with doors and windows opening outward to prevent gusts from blowing roofs off, speaks to the harsh climate. Some days, relentless rain and squalls made going outside unappealing. I realized that in this country, it’s best to plan for flexible indoor days.
- Distances are relatively short. I was happy to be based near Tórshavn because it was easy to explore one or more places in a day. The roads are in great condition. In late March, diesel was 2 €. Tunnel tolls can add up (~26 € per crossing), making a fixed base less practical than I’d thought.
- Everyone agrees: the landscapes are breathtaking. Nature feels untamed here—except for the short grass, thanks to all the woolly sheep.
- The flight from Paris to the Faroe Islands (and back) was long in March—11 hours with three legs: Paris-Amsterdam, Amsterdam-Copenhagen, Copenhagen-Vágar. In bad weather, Vágar Airport can close, causing delays. During tourist season, Atlantic Airways offers a direct Paris-Faroe Islands flight, which is more comfortable and cheaper.
- I found a book recommendation in a guide that fascinated me after my trip: *Les collectionneurs d'images* by Joanes Nielsen. Through its sometimes caricatured characters, it offers a glimpse into Faroese mentalities from the 1950s to 1970s—attitudes that likely persist today.
In conclusion, I’ve traveled a lot and I’m tired of destinations that all start to look the same. The Faroe Islands were a delight—a country stunning in its landscape, climate, and culture, where tourism has barely altered its authenticity.
Hi there,
We’re planning a trip for October to visit Naples (6 nights) and the Amalfi Coast (5 nights). We’ve already got the historic center and the Lapis Museum in Naples, Pompeii, Herculaneum, Procida, Sorrento, and Ravello on our list. Any suggestions, addresses, or tips?
Thanks for your help.
Hello,
We’re heading to Rome from 21/09, arriving in the early afternoon, and returning on 28/09, leaving in the morning. We’ve already booked our flight tickets and our accommodation in the city center: Via Ezio.
I’d love to get your feedback on our itinerary and if there are any visits we should book right now:
Monday 21 afternoon:
Largo di Torre Argentina: a sacred spot for cats.
Tuesday 22:
The Vatican: Vatican Museums and Sistine Chapel in the morning. Afternoon: St. Peter’s Basilica, the dome, and if possible, the necropolis.
Wednesday 23:
Morning: Colosseum, Roman Forum, and Palatine Hill. Afternoon: Trastevere neighborhood and the Monumento a Garibaldi.
Thursday 24:
Piazza Navona, Church of St. Louis of the French, the Pantheon, Campo de’ Fiori, Piazza Venezia, Piazza Santa Maria Maggiore, Trevi Fountain.
Friday 25:
Villa Borghese, Piazza del Popolo, Spanish Steps, Quirinale, Piazza della Repubblica, and Santa Maria degli Angeli.
Saturday 26:
Aventine and Testaccio neighborhoods, the Capuchin Crypt.
Sunday 27:
Ostia.
Monday 28:
Departure.
Are any days too packed, or should we add more visits?
Thanks for your input and help!
Cheers!
Anne
Summer 2027 is going to be Norwegian for us!
We’re heading to the Lofoten Islands first, then Senja, near Tromsø, and finally the North Cape.
We’ll likely start from northern Finland (flight tickets and car rentals are more affordable there).
I’d like to book accommodations early to have more options.
Good value-for-money places go fast in these pricey Nordic destinations...
But where should we book?
We’re planning to stay around ten nights in the Lofoten Islands.
What’s the best approach?
One place in the central part and explore from there?
One place in the south and another in the center?
Or one in the south, one in the center, and one in the north (3-4-3 nights)?
Hi there,
I’m looking for some great tips for a stay in Palma de Mallorca this summer.
I need cheap flights departing from Toulouse and affordable accommodation for 4 people.
What do you recommend?
Best regards,
I’d love to get your thoughts on the following itinerary (late May). I like to take my time in ruins and museums, and beaches don’t interest me. I’ll be staying in hostels and using public transport. Do you see any major omissions or things that aren’t worth it?
Thanks!
Day 1: Arrival in CATANIA
Day 2: Catania – visit (fish market, cathedral, Biscarri Palace, etc.)
Day 3: Mount Etna (day trip)
Day 4: Morning trip to TAORMINA, visit the town
Day 5: Alcantara Gorge (day trip) + more time in Taormina
Day 6: Trip to SYRACUSE, visit Ortigia
Day 7: Ortigia
Day 8: NOTO (day trip) (or another Baroque town?)
Day 9: Syracuse Archaeological Park + more time in Ortigia (or leave for Enna?)
Day 10: Transport via Enna? TO BE RESOLVED (long, 2 or 3 changes, limited accommodation in Enna...)
Day 11: AGRIGENTO: town and Scala dei Turchi (optional)
Day 12: Valley of the Temples + archaeological museum
Day 13: Departure for TRAPANI (4h), afternoon: town (+ salt flats?)
Day 14: Segesta (day trip) + town/Erice
Day 15: Monte Cofano Nature Reserve (hike + summit) (day trip)
Day 16: Zingaro Nature Park (coastal route out, ridge route back) (day trip)
Day 17: Departure for the AEGADIAN ISLANDS: Levanzo and Favignana (bike), overnight if possible
Day 18: Egadi Islands
Day 19: Departure for PALERMO + first visits
Day 20: The city
Day 21: The city (Monreale?)
Day 22: Options:
- Capo Gallo hike (3.5h round trip) (via Mondello)
- Cefalù (45 min by train)
Day 23: Return flight
Hello,
We’re heading to Bavaria from May 13 to 23, with a side trip to Austria.
Here’s our itinerary:
Day 1: Brussels-Munich
Day 2: Munich
Day 3: Munich and departure for Salzburg
We’ll be staying three nights in Salzburg.
Then we’ll head to Garmisch-Partenkirchen, where we’ll stay for five nights.
Visiting Munich and Salzburg isn’t too tricky.
Once in Garmisch, we’re planning a day in Innsbruck, a day for Neuschwanstein Castle, and the rest is still up in the air.
What’s really got me stumped is that we’d love to see Königssee Lake—everyone says it’s a must-see.
We’d also like to visit the Eagle’s Nest (Kehlsteinhaus), where the landscapes are supposedly stunning.
This would either be a round trip while we’re in Salzburg or on the way between Salzburg and Garmisch, but I’m guessing it’s impossible to do the drive from Salzburg to Garmisch, the Eagle’s Nest, *and* Königssee Lake all in one day.
Plus, the Alpine route between Salzburg and Garmisch seems prettier than the highway.
But honestly, I’m feeling a bit overwhelmed with the planning.
We should’ve added a stop between Salzburg and Garmisch, but the hotels are already booked.
Thanks for any advice on the itinerary and visits!
Another question: How far in advance should we book Neuschwanstein, Königssee, and the Eagle’s Nest in May?
Thanks so much in advance for your tips and ideas!
hi
I’m wondering if anyone can give me some info on how to get from Mallorca to Menorca.
Since flights are cheaper to Mallorca, I’d like to go that way.
Thanks so much for your help!
We’re planning a trip to Finland and Norway this summer, starting in Oulu to explore Lapland, heading up to the North Cape, and then making our way down to Bergen.
This route means renting a car in Finland and dropping it off in Norway. My initial searches are showing rental rates that are... astronomical—about three times the price compared to returning it at the starting point.
I’m guessing I’m not the only one wanting to visit both countries. Are there any great tips to drastically reduce the cost of renting a car?
Hi there, we’re a couple of bikers planning a trip to Majorca in June 2026, and I’d love to organize a half-day or full-day boat or catamaran outing. Which coast do you think is the nicest for this, and do you have any suggestions or personal experiences to share? Thanks in advance!
Hi there,
Does anyone know if there are any works in progress at Torcello, and if so, what type of works and how long they’re expected to last?
Thanks in advance
Hi everyone,
I’m sharing my draft itinerary with you because I just booked our flight tickets, and I feel like it’s quite late in the season. So, I’d like to be sure about my stops before reserving the hotels. I’ll be traveling alone with my two adult children. We want to prioritize outdoor walks, avoid too many indoor visits (both for budget and preference), and not spend too much time on the road.
D1: Arrival at 9 AM in Malaga, day in Malaga and overnight stay
D2: Head straight to Nerja (1-hour drive) and spend the night there
D3: Head straight to Granada (1.5-hour drive), spend the day and night there
D4: Granada. Visit the Alhambra (Nasrid Palaces tour at 5 PM) and spend the night
D5: Head to Ronda (2.5-hour drive) and spend the night
D6: White Villages and overnight in Ronda
D7: Head straight to the Costa del Sol (e.g., Estepona), spend the day and night there
D8: Return to Malaga to catch our flight
There you go! This itinerary takes into account that we’d like to do a circuit starting from Seville in a few years. That said, it’d be a shame to miss something doable from Malaga.
Questions:
Since the Alhambra visit is only at 5 PM, and we’d already have the day to explore Granada, would arriving the day before be a mistake? Or should we skip this day and dedicate it elsewhere (Costa del Sol? Head toward Tabernas?)? The old town appeals to me, but maybe the Sacromonte neighborhood isn’t essential...
Same question for Ronda: should we dedicate a full day to it, or combine Ronda and the White Villages in one day?
Note that we love wandering around villages outside, so that might answer my question! :)
Final question: Is it better to rent the car at Malaga Airport or in the city? If we rent at the airport, we’d need a hotel with parking, which doesn’t seem easy. Or stay outside the city and park for free near the center if possible? I’ve read comments about taking a taxi to Malaga and then picking up the rental car at the airport the next morning. The taxi would really need to be affordable...
Thanks so much for your feedback and suggestions for visits during this little circuit.
Have a great day, everyone!
Christine
Hello,
we’re a couple planning a 2-week road trip this August, with a must-stop (about 3 days on Skye). Any route suggestions? Hotel recommendations? Photo spots?
My husband and I are planning a trip to Ireland in September 2026.
We’ll be flying from Montreal to London, where we’ll spend three nights.
After that, we’ll head to Dublin for a few days and take trains to visit the main attractions.
Our ideal plan would be to choose hotels near train stations and take tours to the interesting spots.
Would 8 days in Ireland be enough for this kind of trip?
We’re a group of 4 heading out at the end of June for 11 days.
I’m just starting my research.
We’ll be renting a regular car, not a 4x4.
I’m not finding a ton of info on the North.
Would love your take on all those kilometers—is there a route that lets us cut out a section?
Thanks
Hi there,
Can you share your experiences about Bilbao with us? We're planning to go during the last week of April, with our main goal being to visit the Guggenheim Museum. Despite our research, we're not sure if a week is too long or what there really is to see and do in Bilbao. Should we rent a car to explore the surrounding areas? For San Sebastián, it seems there are pretty convenient buses. Would a day trip there and back be doable?
Any advice would be welcome regarding the itinerary, local transportation, hotels, and how long to stay.
Thanks in advance!
Maevita