pour notre voyage au Mali 2010, toujours trop court, vers le Pays Dogon, nous avons tenté un autre itinéraire depuis Bamako. la grande route nationale du Sud et le trajet depuis Ouagadougou sont déjà dans nos mémoires. et cette route qui longe le fleuve est moins connue même de nos fervents voyageurs. une semaine sur place, avec deux jours de plus cette fois-ci, c'est notre rythme habituel. reste que la densité des paysages rencontrés nous suffit presque, avant de pouvoir partir pour un vrai road trip un de ces jours.
Jour 1
le vol: samedi matin, les pelouses d'Orly sont sous la neige une fois de plus, de cet hiver qui n'en finit pas. nous avions expérimenté la fin d'Air Sénégal l'été 2008, pour notre première expérience du Mali. ils ont déposé le bilan en Avril 2009. le retour avec 36 heures d'attente à Dakar fort heureusement dans un hôtel très correct ne nous a pas découragé d'essayer les compagnies nationales. pour cette fois, billets achetés chez Air Mali, anciennement ou je ne sais pas trop quel est le nom le plus récent, Compagnie Aérienne du Mali. et franchement rien à dire, hormis le retard tout à fait limité d'une heure. dommage pour ceux qui nous attendaient sur place. pour un tarif tout à fait concurrentiel de 500 euro par personne, le service, la propreté, la nourriture, rien à envier aux autres compagnies supra-sahariennes. escale technique pour faire le plein à Madrid, l'arrivée sur la capitale castellane est magnifique, de même que le survol des Pyrénées. à Madrid, il ne fait pas plus chaud qu'à Paris. nous ne sortons pas de l'aéronef et c'est tant mieux.
Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer.
nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.
l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup.
http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Jour 2
Bamako : la nuit à la villa fût tout de même reposante et le réveil tardif. passer du stress parisien à la chaleur malienne ne se fait pas sans mal ni sans fatigue. petit déjeuner très bon avec vrai café avalé goulûment, c'est parti pour la grande ville.
c'est dimanche à Bamako et la traversée à pied du pont est faisable avec un trafic moindre. mais la chaleur en ce début d'après midi nous accable. et c'est limite défaillants que nous cherchons un point de repos arrivés à la place de l'indépendance. nos mains gonflent, nos yeux se troublent, nos esprits sont au ralenti. vite de l'ombre et à boire. tranquillement, les familles viennent faire leur lessive au bord du fleuve, les enfants jouent dans les flaques et les ados rivalisent de prouesses dans les trous d'eau. la baignade, bien que tentante, est fortement déconseillée. le fleuve est encore sauvage, les courants forts et surtout, il n'y a pas de brigade fluviale qui viendra vous réanimer en cas de noyade accidentelle. à notre retour, nous apprendrons la mort d'un jeune homme.
épuisé, un routard nous demande où tirer de l'argent avec une carte Master Card... il ne savait pas que seule la VISA a cours dans les distributeurs par ici. il lui faudra attendre lundi matin.
je me suis mis dans l'idée d'aller voir la route submersible de Sotuba... mais personne ne semble connaître. nous traversons les quartiers vrais de Bamako, sur les bords du fleuve, un peu avant le barrage des aigrettes, les jardins maraîchers sont un petit coin de tranquillité verdoyante bien appréciable.
il faut continuer à longer le fleuve pour arriver au quartier résidentiel de la Cité du Niger. d'immenses villas, surprotégées avec barrière d'accès qui ferme à la tombée de la nuit. bref, tout ce que l'on aime de cette nomenclatura qui vit là en autarcie, sans se mélanger avec le peuple. nous quittons rapidement cet endroit sinistre.
étape suivante, un marché aux bestiaux, dont je n'ai pas retenu le nom. si vous voulez voir de belles bêtes, lavées pour l'occasion, c'est le lieu, entre la cité des riches et la route de Koulikoro. une vache affolée est difficilement maîtrisée par les héros du jour. nous pouvons continuer notre boucle qui se finira au coucher du soleil au bord de la route de Koulikoro. retour à l'hôtel en taxi.
les taxis : autant ce moyen de transport est indispensable dans ces villes où seuls les résidents et les autochtones ont une chance de comprendre le maillage des transports en commun, autant la tendance à Bamako est plutôt désagréable. en effet, les chauffeurs pour augmenter leur marge n'hésitent pas à prendre plusieurs courses en même temps, et parfois même dans des directions opposées. nous en avons fait les fraîs et devant les protestations bruyantes de la femme qui nous précédait, nous avons écourté ce qui s'annonçait comme un petit cauchemar en plein jour. pour ceux qui n'auraient pas l'habitude, la course se négocie avant de démarrer. n'hésitez pas à faire franchement baisser le prix, de moitié, quitte à en remettre un peu à la fin, si votre chauffeur et sympa et si la route était encombrée. à la tombée de la nuit les tarifs prennent facilement 50%, encore une fois à l'appréciation des deux parties.
Jour 3
le départ : enfin prêts, véhicule récupéré le matin après un long trajet de la Villa au quartier Boulkassoumbougou. même le chauffeur du taxi ne se souvenait pas que c'était aussi éloigné. inspection faire, rien à signaler, hormis la fumée noire qui s'échappe du pot, mais on doit bien faire comme les autres. le réglage des injecteurs n'est pas le fort des mécaniciens locaux, de même que l'équilibrage des roues. et la titine n'a pas la clim, on aura le temps de la regretter plus tard. nous restons optimiste même après un arrêt improvisé près d'une banque, pendant une heure en attendant la réparation de fortune du contacteur de démarrage. et vas-y que retire le volant, que j'y glisse mon tournevis par ci, ma clé de douze par là, que je remonte, que je redémonte... finalement après moultes discussions, où chacun a sa version du mieux, ça repart, le volant un peu de travers. il est 16h00 et nous sommes encore au centre ville. le proprio peut souffler et nous gardons le moral.
Ségou : de la belle cité riveraine nous ne verrons que ses rues désertées. nous avons fait la moitié du trajet de nuit (oui je sais, c'est déconseillé) mais je voulais pousser au plus loin. notre objectif de Markala attendra le lendemain. la tranquillité sous les grands arbres ne fait pas défaut. c'est la pleine saison et les hôtels du centre ville sont complets. c'est finalement dans un annexe de l'Auberge, le Meriva, situé au bord du carrefour de l'An 2000, que l'on nous accepte. chambre propre, hôtel rénové pour sa partie restaurant et bar, pas encore les chambres. mais pour une nuit, le prix vaut le confort et l'accueil est très sympa. pour le repas, nous retournons à l'Auberge, un peu tard pour profiter de la piscine, mais avec un concert de jeunes musiciens locaux, on est dans l'ambiance. une adresse qui ne perd pas de sa qualité avec les années. les proprios sont ici toute l'année et ça se sent. la télévision japonaise en plein reportage n'acceptera toutefois pas l'interview spontanée du leader du groupe, qui ne se déchaîne pas moins en une danse endiablée (sous inlfuence ?). en y repensant, la bande son prise sans permission leur fera un fond sonore gratuit et ils ne risquent guère les poursuites judiciaires.
Jour 4
la clé : comme tout ne va jamais aussi bien que prévu, l'Afrique est probablement le continent des aléas, voulus ou non. ils font son charme tant que l'on est pas contraint par des nécessités de calendrier. nous étions un peu entre les deux voyant la journée s'avancer et les kilomètres encore à parcourir. au moment de partir, la clé des portières, aussi âgée que le Cherokee, me reste dans les mains. heureusement, le pène n'est pas dans la serrure. et c'est une chance que nous soyons en ville. pas de souci, le réceptionniste de l'hôtel me conduit vers un ferrailleur, serrurier à ses heures. et c'est parti pour trois bonnes heures de limage, de mesure, d'essai, finalement trop de meulage, nouvelle clé, pour obtenir un objet qui ouvre la porte mais qui devrait figurer parmi les records de la démerde toutes catégories confondues. le temps pour nous de discuter boutique avec les moutards du quartier et d'en apprendre un peu plus sur les conditions de l'élève de primaire à Ségou. que l'on soit fils de touareg ou fille de bozo, on est tous à la même enseigne. à signaler sur cette avenue, un supermarché tout à fait moderne equipé d'une caisse informatisée et de la clim.
la porte s'ouvre, et vu le prix "élevé", 3000 CFA si mes souvenirs sont exacts, ce qui rapporté au nombre d'ouvriers (3) et au nombre d'heures (3), atteint tout de même les 333 CFA brut de l'heure (quand on sait que nos ouvriers de l'automobile refusent des jobs en or à 150 euro par mois en Tunisie, de quoi se plaint-on ?), j'exige la frappe de la marque JEEP sur la nouvelle clé, modèle unique. caprice accepté avec le sourire. nous voilà repartis.
Markala : sur la route très belle, à ne pas rater à la sortie de Ségou (sinon, c'est direction Bla), nous franchissons un premier canal, celui de Tio, une longue langue verte qui mène à un village singulièrement appelé Nowere. la ville de Markala est un peu à l'écart de la route. les constructions visibles sont des anciens bâtiments coloniaux. nous avions pour projet de passer la nuit dans le nouvel hôtel de Markala, mais avec bientôt 24h heures de retard, nous ne poussons pas la visite plus loin. le barrage est une merveille de construction et la preuve que le Mali sait entretenir lorsque c'est nécessaire. en effet, hormis la production électrique, la retenue en amont permet l'irrigation des terres avoisinantes et notamment de région située entre le Niger et le Bani. les gardiens sont en poste à chaque extrêmité. il est formellement interdit de photographier l'ouvrage, mais bon, si c'est fait discrètement... toujours demander avant de dégainer l'appareil, pour ne pas froisser la susceptibilité policière.
le long du fleuve : un peu plus loin sur la route, on croise un autre barrage, plus petit, qui lui se prolonge par un autre canal, celui de Massina. il est facile de s'y arrêter et de visiter, en toute prudence bien entendu. ici pas de gardien. et c'est là qu'est le piège : la route vers Massina commence entre les deux barrages. très impressionnés par nos découvertes, nous avons filé droit vers le Nord, sur la belle route qui mène vers Niono... et ce n'est qu'une fois presque arrivé que notre bourde nous est apparue. au passage, si vous vous égarez aussi, admirez les rizières en bordure de route. la production de riz du Mali est en pleine expansion et le pays commence à exporter chez ses voisins.
coup d'oeil à la carte : il semble y avoir une piste qui rejoint la route de Massina depuis celle de Niono. et nous voilà partis dans le sable, premier village, la piste est toujours visible. puis un village de peuls, très étendu et plus rien... avis pris auprès des villageois, en tenue traditionnelle, parlant françois comme nous pulaar : la piste, c'est par là nous assurent t-ils confiants, en nous désignant une étendue sablonneuse, touffée d'herbes sèches, sans aucun signe distinctif. gloups : il est déjà 16h00 et nous venons à peine de quitter Markala...
donc retour parce que la nuit dans le Sahel avec une bouteille d'eau chaude pour tout compagnon c'était un peu trop roots pour les petits parisiens, perdus loin de tout GPS.
entre le fleuve et le canal : la route finalement retrouvée chemine entre le Niger au Sud et le canal Massina au Nord. les deux rives sont magnifiques et attention aux virages, quand on est absorbé dans la comtemplation d'une pirogue à voile. que d'arbres, de cultures, de troupeaux, de vestiges coloniaux d'une époque révolue. il y a là bien de quoi s'arrêter un jour ou deux, mais nous n'avons qu'une semaine... la route arrive à Massina ville, le soleil se rapproche de l'horizon et nous sommes encore loin de notre prochaine destination : Mopti.
arrêt obligé dans cette petite bourgade tranquille qui visiblement n'est pas habituée aux touristes. ici, pas vraiment d'hôtel. et puis la route jusqu'à Mopti, "ça passe pas bien". et pis on a pas de temps à perdre à vous accompagner, il est trop tard, et de profiter des blancs de passage pour faire un peu d'argent, ici, ça ne se fait pas. Massina en saison des pluies se referme entre le canal et le fleuve. mais en hivernage, la piste vers Mopti est trop incertaine et pour continuer notre route, il nous faudra prendre le bac.
je n'ai pas réfléchi sur le moment, mais 5000 CFA pour un véhicule et deux personnes, j'aurai du tiquer. peut-être le fleuve est-il plus large à cet endroit, peut-être y a t'il moins de clients. nous étions pressés et nous avons donné le billet sans sourciller.
de Massina à Djenné : la piste qui relie la berge Sud de Massina à Djenné est très agréable. les villages en banko sont plus authentiques les uns que les autres, le bus de nuit fait son petit bonhomme de chemin. pour quelques portions toutefois je la déconseillerais sans véhicule tout terrain. mais même de nuit (je sais, je sais, c'est pas conseillé), nous avons trouvé notre chemin. compter entre deux et trois bonnes heures jusqu'à Djenné, dans laquelle on entre par le Nord, entrée inhabituelle pour des touristes. l'hôtel Campement de Djenné nous attendait. la chambre confortable, ventilée et climatisée, une grande salle de douche. bref le grand luxe après une longue journée pleine d'incertitudes et de rencontres. accueil un peu distant mais cordial.
de nuit Djenné est encore plus mystérieuse, avec ses ruelles sombres, où l'on erre de lampadaires en boutiques encore ouvertes. "bonsoir ça va ?" et le regard un peu craintif ou interrogateur se transforme en sourire de bienvenue.
repas vite avalé, la fatigue nous prend et la chaleur fait le reste. la nuit nous passe dessus sans bruit. nous touchons bientôt au but.
Mopti
Nous sommes maintenant tout proches de notre destination préférée. Nous quittons Djenné à regret et à une heure inhabituelle pour des visiteurs. La ville a chaud sous le soleil inhabituellement intense de ce mois de février. Les ruelles n'en sont pourtant pas désertes. Selon nous, c'est le moment idéal pour visiter, alors que tous se cachent dans l'ombre. Et plutôt que de foncer vers Bandiagara, nous choisissons de bifurquer vers la cité au carrefour des deux fleuves. Le bac de Djenné est vite franchi, le niveau du Bani est bas cet année et la sécheresse menace.
La pause à Mopti s'est faite attendre dans la voiture surchauffée, avec l'embrayage qui donne de sérieux signes de faiblesse. Ne jamais s'arrêter, au risque de caler, est une pratique qui demande mesure et patience à la traversée des villages et hors de question de mettre des vies en danger. Tant pis pour la mécanique de mémée Cherokee. Somme toute une vraie virée à l'africaine, avec ennuis de voiture inclus et nous n'avons pas encore abordé les pistes du Pays Dogon.
Les rives grouillent de vie, les piroguiers sont en mal de touristes et c'est à moultes reprises qu'il faudra refuser polimment la ballade sur le fleuve. une cargaison de sel gemme est arrivée en provenance de Tombouctou et les transactions vont bon train; ce même sel que transportent les chameliers au départ du Maroc et d'ailleurs : Tombouctou 52 jours de marche pour ceux qui sont passés à Zagora. Parmi les emplettes indispensables, un kilo de noix de cola : 4000 CFA. C'est un prix d'ami, consenti après que l'on ait parlé de Baba Napo, notre guide et ami. Selon le petit rabbateur, le prix se fixe en fonction de la couleur et de la fréquence de visite des voyageurs : 10000 CFA pour un japonais qui connais pas, 7000 s'il est déjà venu ou pour un européen, 5000 sinon... et 4000 pour nous ! Une petite sucrerie avalée à l'ombre des grands arbres et c'est parti pour Bandiagara la douce.
Bandiagara
La route superbe file si vite lorsque l'on touche au but. La dernière grande ligne droite bordée de grands arbres et les premiers panneaux publicitaires nous réchauffent le coeur si besoin était. Le carrefour et l'hôtel La Falaise enfin, les mêmes têtes qu'un an auparavant, les mêmes sourires aussi et la gentillesse intacte. Un nouveau bâtiment et une terrasse ont été ajoutés, ainsi qu'une salle de réunion, des chambres plus grandes pour accueillir les groupes. La piscine, c'est encore remis à l'année prochaine, incha-L-Lah.
Et Baba est là pour nous accueillir à bras ouverts. Son bureau fraîchement construit et peint jouxte désormais le mur de l'hôtel, une place de rêve pour recevoir ses clients présents et futurs. Il a guidé notre Jack L. national il y a peu et ses clients de l'ambassade de France ne vont pas tarder. Mais pour le moment nous avons l'exclusivité. L'émotion est à son comble, d'autant que nous apprendrons qu'à la fois il porte le deuil et attend un heureux événement : la vie suit son cours, avec son cortège de joies et de peines. Il viendra nous voir à Paris et au moment où j'écris ces lignes c'est chose faite. Trois jours de visite intense fin avril, sous un temps magnifique, pour voir notre belle capitale.
Et déjà, le programme s'établit : Niongono (Niongoni sur l'excellente carte de la région de Mopti éditée par l'OMATHO), Kendié, Doganibéré, Borko, mais aussi une après midi avec les membres en action de l'Association Bandiagara Environnement Propre, qui milite activement pour le nettoyage des rues, la mise en place de poubelles, de latrines et l'éducation des villageaois en matière d'hygiène. Douentza et les monts Hombori sont décidément trop éloignés pour si peu de temps sur place, c'est à nouveau partie remise.
Que la soirée est douce si loin de notre quotidien bruyant et trop pressé. La Castel nous embrume progressivement l'esprit et nous aide descendre doucement les volées de marches qui nous séparent du rythme malien. Nous sommes enfin vraiment en vacances.
bonjour
la lectrice est toujours la ...et attendais la suite .
en effet il faisait très chaud en février d'après mes amis Touaregs , la sècheresse s'intensifie , ça va être encore plus difficile pour les Maliens , en plus du manque de touristes .
la prochaine fois j'irais certainement vers Bamako , Segou que je ne connais pas encore .
La région d' Hombori est superbe avec ses montagnes rocheuses rouges , pour 1 prochain périple , je te le souhaite .
bonne soirée
francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion!
Khalil Gibran
Jour 6
les écoles : Madame aime non seulement l'Afrique, le Mali, le Pays Dogon mais aussi l'éducation des enfants, dont elle a fait son métier. voir la réalité du monde scolaire aussi loin des salles de classe parisiennes est une étape incontournable. accompagné de notre fidèle ami, qui a grandi dans les ruelles de Bandiagara et y scolarise maintenant ses propres enfants, nous commençons par le jardin d'enfant. après l'entretien de rigueur avec le directeur qui nous reçoit en toute simplicité, nous découvrons une ambiance survoltée qui tranche avec la discipline que l'on impose à nos petites têtes, blondes ou brunes. deux maîtresses et au bas mot 50 mini-dogons, mais pas que : Bandiagara est aussi une ville multi-ethnique. rester assis par cette chaleur relève de l'exploit, surtout que les âges sont mélangés et les bancs partagés.
l'école suivante est du niveau primaire : changement radical, sauf pour la température qui continue de monter en ce milieu de matinée. les plus grands préparent leur certificat d'étude, porte d'entrée vers le second degré. et malheureusement ils n'espèrent que peu d'élus nous confie l'adjoint au directeur, également professeur d'éducation physique, qui mène la visite. malgré le surnombre, les classes sont studieuses. le discours improvisé de la maîtresse française devra être repris par le prof malien : "les élèves ont du mal avec votre accent", nous avouera-t'il plus tard...
le directeur, nous l'apercevrons un peu plus tard : il doit partir pour Bamako se faire opérer des yeux. il aura attendu jusqu'au bout. l'âge de la retraite approche, mais pas l'envie de quitter ce travail et ces enfants à qui il consacre ses journées.
Deguimbéré et Niongono : à quelques kilométres de Bandiagara, sur la route de Mopti, une piste bifurque vers la gauche. c'est l'ancienne route qui part vers Djenné, sans passer par Sévaré. la voie est assez praticable, pas de barres rocheuses comme plus loin sur le plateau et on rejoins facilement le village de Déguimbéré. en contrebas d'une colline, c'est au dessu de ce petit village tranquille, entouré de quleques champs, que disparut pendant la guerre contre les français El Hadj Oumar Tall, l'un des leaders de la résistance peule contre l'envahisseur et fondateur de l'empire Toucouleur. l'ancien qui conserve la clé de l'entrée nous accompagne et après une rapide montée, nous arrivons près d'une petite construction. c'est un lieu sacré pour les croyants, un lieu de prière et de recueillement. une toute petite grotte et beaucoup d'émotion pour Basseydou, le jeune frère de Baba : pour sa première fois en ce lieu saint, il en profite pour adresser une prière à son créateur. un peu plus haut, la prtie abandonnée du village où s'était installé le saint homme. il en reste quelques fondations en pierre et une petite mosquée toujours debout.
en poursuivant sur la piste, on arrive ensuite à Niongono, Niongoni sur la carte de l'OMATHO Région de Mopti, support indispensable pour une vue d'ensemble et suffisament détaillée du Pays Dogon. ce village a pour caractéristique d'être perché sur un éperon rocheux. un raidillon permet d'accéder au constructions. le style "classique" dogon est ici adapté à la faible surface et à l'écoulement en saison des pluies. les greniers en particulier sont intégrés à la maison, dont la forme extérieure prend des arrondis. les toits sont accessibles pour y faire sécher oignons, mil, bissap et autres récoltes. l'intérieur n'est pas sans évoquer les maisons du pays Sénoufo au Sud du Burkina Faso, ou les agadirs à flanc de falaise du moyen atlas marocain. ce village est d'ailleurs à la limite du Pays Dogon.
en redescendant, les "ça va ? ça va ?" nous accompagnent d'une lithanie répétée. le marchand de boissons fraîches est le bienvenu au bas de la colline. nous découvrons chez lui un petit trésor de sculpture, un couple posé là négligement, qui après bien des péripéties finira par orner notre salon. après expertise, le représentant de la mission culturelle à Bandiagara nous assurera qu'il ne s'agit pas d'antiquités, mais n'en prendra pas moins moultes photos. un emballage solide, ainsi qu'une boite sur mesure seront nécessaires au transport, et ne nous éviteront pas les minutes de transpiration beaucoup plus tard devant le tapis de bagages à Roissy.
bonjour
je continue le voyage ...
suis étonnée , j'ai toujours trouvé que nos "têtes blondes " étaient bien plus agités que les "têtes brunes " des petits Africains dans les écoles et ce malgré le nombre ....
belle journée
francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion!
Khalil Gibran
je reprends la route, après l'avoir délaissée bien longtemps...
Jour 7
Après une matinée paresseuse - c'est tout de même les vacances, nous rejoignons l'Association Bandiagara Environnement Propre qui a organisé le nettoyage de la rue 211. leur bureau était situé dans cette rue. Depuis, après un cambriolage qui a vu disparaître le matériel informatique et quelques déboires financiers, il a été transféré devant l'hôtel La Falaise, ce qui permet à son principal responsable, Baba Napo, de surveiller de près le matériel. les femmes d'une autre association ont été conviées pour l'occasion. dans la joie et la poussière, le plastique, les branches, les débris organiques finiront dans un feu de joie improvisé un peu plus loin. la musique accompagne les ramasseurs du jour. l'assocation envisage de promouvoir la propreté et l'hygiène de la ville et progressivement des villages du plateau, la constrution de latrines et l'organisation d'un ramassage des poubelles. le jeune maire fraîchement élu la soutient, même si les caisses trouvées vides de la commune ne permettent encore un grand effort financier.
nous profiterons de l'occasion pour rendre visite à la toute petite boulangerie située dans la même rue, qui prépare une excellente petite baguette dans un four de conception ancestrale.
Une longue journée nous attend, en direction du Nord à la sortie de Bandiagara, vers des villages moins fréquentés. Comme la Cherokee donne tout de même des signes de faiblesse sur les pistes dures et cahoteuses du plateau dogon, Baba nous confie, pour un tarif négocié, son vénérable Land Cruiser rouge passé. Le véhicule accuse plus de 500000 km au compteur qui est resté bloqué depuis. Ce qui serait considéré comme une antiquité par chez nous rend ici fidèlement des services quotidiens. confort spartiate mais résistance à toute épreuve : c'est le HJ60, une légende pour les amateurs. Au retour, un petit coup de mou dans les freins à l'arrivée sur un gué nous vaudra un décollage en règle : aucun problème, cet engin est prévu pour ça de toute évidence...
Kendié
ce petit village à 41 km de Bandiagara est perché au bord d'une dépression dans le plateau. Son impressionnante Toguna où se réfugient enfants et vieillards, et quelques moutons parfois, ne distrait pas les hommes du village dont l'activité principale est la production de pierres de construction. les murs ici sont d'ailleurs appuyés sur des fondations en dur. les femmes et les filles, elles, vont aux champs et remontent du puits situé en contrebas l'eau indispensable. une petite visite au forgeron et après quelques salutations, nous voilà repartis vers le Nord.
la palmeraie
il y a de cela certainement quelques temps prospérait ici une grande palmeraie, roniers, dattiers. nous sommes entre Kendié et Borko. la vaste étendue sableuse sépare les arbres qui subsistent tant bien que mal. la production doit être anecdotique. les sécheresses sont passées par là. une halte somme toute agréable après une heure de plus sous le soleil. la piste est assez bien entretenue. nous reprenons notre voyage.
Borko
connu pour sa mare aux crocodiles, ce village qui est à la limite Nord du pays Dogon, non loin de la nationale qui ralie Sévaré à Douentza, est surtout riche des 30 et quelques sources qui jaillissent des collines avoisinantes, comme un miracle ininterrompu. ici le vert contraste avec les tons ferrugineux du plateau. l'eau coule en abondance, assez pour s'y rafraîchir, s'y baigner. les reptiles nous ne ferons que les apercevoir. la multiplication des tickets à acquitter : pour le gardien, pour la nourriture des crocos, pour la nourriture du gardien, pour l'association, pour la commune... bref on frôlait les 15000 CFA par personne, un peu cher pour voir de loin les narines de ces prédateurs endormis.
mais l'heure avance, il nous faut rebrousser chemin. trois heures nous séparent d'une bière fraîche et d'une bonne douche, luxe de touristes à cette période de l'année où les températures dépassent allègrement les 40 degrés, alors que nous ne sommes que fin février. une petite halte en chemin pour admirer de près ces formations creusées par le vent et l'infiltration des eaux de pluie.
la faille de Nombori
cette journée est placée sous le signe de la randonnée. après une visite de village au bout de la piste, nous laissons la cherokee sur le bord et entamons la descente. une à deux heures sont nécessaires pour atteindre le bas de la falaise. ballade somme toute assez reposante malgré la chaleur, vu la hauteur des murailles naturelles que nous frolons. en bas, la village est accolé au pied de la falaise. les enclos le séparent du sable et de la grande dune. au passage, nous croisons ce qu'il reste d'un baobab après sa mort.
nous remonterons quelques kilomètres plus au Sud Est. la marche dans le sable sous le soleil de l'après midi est accablante et nous rappelle notre humble condition d'humain face à l'immensité et l'aridité de la nature. une famille de peuls a établi son campement à l'écart du village, comme à leur habitude. c'est avoir enmprunté la grande échelle sacrée et non sans soulagement que nous retrouverons le véhicule qui nous ramènera à Bandiagara.
Teriya Bugu
le moment est venu du départ. Nous serrons nos amis contre nous avant de prendre la route en direction de Teriya Bugu. sur les berges du Bani, le père défroqué Vespieren a un jour rencontré un homme et tous deux ont rêvé une utopie. à grands renforts de fonds personnels et de connaissances d'Europe et d'ailleurs, une véritable oasis a vu le jour là où auparavant l'on ne trouvait que du sable et quelques herbes. après avoir planté des centaines d'eucalyptus, des plantations maraîchères ont été développées, plusieurs écoles, une station solaire, une centrale de méthanisation, une piste d'atterrissage, un complexe touristique.
le rêve a été concrétisé mais la question de l'équilibre financier du projet n'avait jamais été réellement pensée. au décès de son fondateur en 2003, une lente déchéance a commencé. ce n'est que dernièrement que sous les efforts d'une association malienne et des amis du père Vespieren, que le projet a été relancé.
vous y verrez des animaux semi-domestiques, une piscine, des chambres d'hôtels défraichies mais confortables dans l'esprit du tourisme solidaire. on peut aller sur le fleuve en pédalo, visiter l'école, les infrastructures. des volontaires expatrisé tentent de faire vivre le projet et notamment en développant une culture d'agrocarburant et en assurant une consultation médicale en dispensaire. la restauration est correcte sans plus. le miel produit localement est très bon.
c'est une étape agréable sur la route de Bamako à Bandiagara. deux pistes praticables sans 4x4 (hors saison des pluies) y mènent à partir de la RN6 un peu avant ou après Bla, selon que l'on vienne de Ségou ou de Djenné.
la fin de notre voyage, le retour vers Bamako, le coeur lourd de devoir repartir vers nos contrées grises et froides, je vous en ferais grâce. nous n'aurons pas le plaisir de reprendre Air Mali, son dernier vol en direction de l'Europe avait eu lieu quelques jours auparavant. Tant bien que mal, un charter nous ramènera à bon port. la compagnie nationale a depuis déposé le bilan à ma connaissance.
merci à ceux qui sont arrivés jusqu'ici avec nous. en espérant que cela vous fera rêver comme nous continuons de le faire, en attendant notre prochain voyage dans ce pays magnifique et accueillant, qui ne mérite pas de souffrir des restrictions actuelles qui sont en train de tuer dans l'oeuf une industrie du tourisme naissante.
bonsoir
je viens de relire ton post , je pensais retourner au Mali en janvier et je voulais aller à Teriya Bugu , mais un heureux évènement familiale va m'en détourner , ce sera pour plus tard !😏
malheureusement pour ce beau pays , le contexte est encore bien incertain .
à bientôt sur VF ou ADM 😉
francia
le mérite d'un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion!
Khalil Gibran
Afrique de l'Ouest et du Centre › Mali · 8 replies
Nous revenons d'un voyage au Mali, effectue au mois de Novembre. Nous avons ete ravis de notre voyage et n'avons experimente aucun sentiment d'insecurite. Ce…
Afrique de l'Ouest et du Centre › Mali · 7 replies
Je voulais d'abord remercier tous ceux qui nous ont donné des informations pour préparer ce voyage de 15 jours. Le Mali nous a enchanté, surtout pour la…
Afrique de l'Ouest et du Centre › Mali · 5 replies
Après une 20taines de jours passés en terre africaine et plus spécifiquement le Mali, j'avais envie de partager avec vous ma petite expérience malienne!!…
Afrique de l'Ouest et du Centre › Mali · 34 replies
Je rentre du nord Mali ou les touristes se font rares, les populations qui ont investis dans cette activité vont avoir 1 vie encore bien plus difficile. 1er…
Afrique de l'Ouest et du Centre › Mali · 8 replies
Tous et bonne année Comme prévu je reviens du pays DOgon la falaise est toujours aussi belle et les Dogons toujours aussi gentils. Vous imaginez le lever du…
I’ve been looking for a destination for a 2-week trip early next spring, and Cape Verde has been growing on me. (The flight isn’t too long, the temperatures are more than pleasant, and it’s an unknown country for me.)
The thing is, Cape Verde is pretty complicated when it comes to inter-island transfers, and I don’t want to spend my time in airports or on ferries—especially since those transfers aren’t exactly known for their reliability...
So, I’d like to limit internal flights to just 2, meaning the island I arrive on plus one other.
I’ve ruled out the all-inclusive islands: Sal and Boa Vista.
I’m torn between combining Santo Antão + São Vicente or Fogo + Santiago.
The goal of the trip is to see beautiful landscapes, go on day hikes (nothing multi-day), swim a little—though I prefer quiet spots—and enjoy 1 or 2 days in a city, but not much more than that!
In your opinion, which option would be the best, and why?
Hi,
Have you got any recent feedback from a trip back from São Tomé?
We're heading there in a few months.
One question among others: is swimming—well, snorkeling—risky there?
Thanks for your feedback, tips, etc.
I’m heading to Abidjan, Côte d'Ivoire for a long stay from July to September 2026. Could you please recommend any apartments for rent or a real estate agency? Thanks
I’m planning a trip to Benin in July, and I saw there were a few recent discussions about this destination. Would you have any suggestions for nice places to stay in Cotonou that won’t break the bank, as well as in other cities (Porto-Novo, Ouidah, etc.)? Thanks sooo much for all your valuable tips!
Hello,
We’re two senior travelers and would like to visit Cape Verde in Feb 2027.
We don’t hike but love meeting people, culture, and nature.
Which islands would you recommend, and do you know of any local agencies?
Thanks a million!
Hello,
We’re a family of 5 (2 adults and 3 kids who’ll be 2, 7, and 10 years old) planning to visit the islands of Santiago, Fogo, and Maio this summer. We’ll have 22 full days on the ground. It’s a shame (financially, logistically, and environmentally speaking!), but we’ll be taking 4 flights: a round-trip from Santiago to Fogo and another from Santiago to Maio. We’d like to position Maio toward the end of our stay since we enjoy ending our trips with a quieter beach phase.
For now, based on flight schedules and dates, we’re thinking of doing:
23/07: Arrival in Santiago
24/07 – 30/07: Fogo (5 full days)
30/07 – 05/08: Santiago (5 full days)
05/08 – 11/08: Maio (5 full days)
11/08 – 15/08: Santiago (3 full days)
15/08: Return to France
FOGO: Of course, we want to visit Cha das Caldeiras, where we’d like to spend 3 nights. We’d love to explore the valley and are also considering hiking the smaller Pico (the taller one seems too ambitious for us with the kids). Do you have any info on that hike?
What else do you recommend doing on the other days? Where can we go for other walks? I’ve seen that it’s possible to descend from Cha das Caldeiras to Monteiros, but I’m worried it might still be too challenging. It looks amazing!! But how do we manage with our luggage? Otherwise, the north of the island intrigues me, though we’re not thrilled about São Filipe, even though we know we’ll have to spend at least one night there before returning to Santiago.
On this island, we initially thought about not renting a car, but I’m wondering if that’s a good idea for us with all the luggage. If we do rent one, is it easy to reach Cha das Caldeiras by car?
Any advice is welcome!
MAIO: Here, I think renting a car will be essential for us to get around easily. We’d like to do an excursion to observe turtle nesting. I haven’t found much info on this—where and with whom should we go? Otherwise, the plan is to do some snorkeling directly from the beach, independently, since we’ll need to take turns so one adult can stay with our 2-year-old. Any spots you’d recommend?
Which towns would you suggest staying in? All options work for us—we’re fine with settling in one place or splitting our time (e.g., 3 nights in one spot and 3 nights elsewhere).
Basically, I’m open to all tips and recommendations for this little week on Maio (short walks, places to relax, beaches, etc.)!
SANTIAGO: Nothing too original, but for Santiago, we’re considering visiting Cidade Velha, Tarrafal, and Ribeira da Prata (for the black sand beach and natural pools), as well as Serra Malagueta for a hike.
There must be so much more to do, especially with the time we have. What else would you recommend?
I’m struggling to figure out how to organize our time there since we’ll have 5 full days first, then 3 more. How would you do it?
Hello from Quebec,
I’m a French-Canadian from Montreal. I’d love to go to Senegal during the Quebec winter to shorten this long season. Two people told me it’s not worth spending a lot of money to get there from Canada because there’s not much to discover. But I’m still skeptical. I’d love to read real testimonials from travelers who’ve been there, with as much info as possible. Thanks
Hello, my wife and I are planning a trip to Cape Verde at the end of May for 20 days. We’re still unsure which islands to prioritize (they all look amazing!). Santo Antão and São Vicente seem like must-sees. Which other islands should we visit, given that we love hiking (nothing too challenging) and swimming?
Thanks
Hi everyone!
The forum has been a huge help during my moments of doubt, and since Cape Verde isn’t a destination with many discussions, I felt I had to share my trip report 🙂
First, the EASE: I could never validate it from my phone—I tried 50 times without success, and on the computer, it worked the first time.
Then, Cabo Verde Airlines: forget online check-in. I went to the airport early to get my window seat (and in the end, the plane wasn’t full—I had three seats to myself, so I could finish my night peacefully). No in-flight entertainment for those who don’t sleep on planes.
Monday 9: Flight + arrival at Antonio’s (Oia Mindelo Guesthouse). Antonio’s apartment is up on the hill, but really, it’s only a 10-minute walk to the beach and 10 minutes to the city center (depending on where in the center). He picked me up at the airport (1000$). I continued relaxing by doing... nothing on the beach. Dinner in town at Café Mindelo: a pretty place, but otherwise meh—expensive and not necessarily good (2100$ for a beer and a fish that didn’t seem freshly caught as advertised).
Tuesday 10: Antonio offered to do a tour of the island (for cheap), and we left with his other guests (a lovely English couple, 76 and 77 years old). Stops at Salamansa (I felt something special on that beach—I could’ve stayed there for an hour doing nothing), then another scenic spot, a restaurant, and Baias das Gatas (I took a quick dip, but to me, it had less charm than Salamansa). Then we crossed the island to return to São Pedro (beautiful but windy; the village looks cute). Exhausted, I went to bed early because of the ferry to Santo Antão the next day.
Wednesday 11: Antonio took me to the ferry, and we’ll see each other again since he’s hosting me at his aunt’s place during Carnival. On the ferry, I had a Booking.com reservation for what I thought was in Ribeira Grande (the town), but it was actually *in* the ribeira—specifically in Manta Velha (aluguer to Cruzinha ~600$). I thought I’d fallen into a hole, but I ended up loving it—Casa Familiar Gilda. Gilda is a divine cook (dinner for 1000$—don’t eat lunch, or there won’t be room), the village has a typical rural Santo Antão vibe, the place has great energy, and you can get around easily by aluguer.
Thursday 12: I left early by aluguer to Ribeira Grande (250$), then another aluguer to Ponta do Sol (100$)—a sleepy beauty at that hour—to do the Ponta do Sol-Cruzinha hike, finishing in Cha de Igreja. Departure at 8:22 AM from the cemetery in Ponta do Sol, passing through Fontainhas (those doing it the other way will have a fabulous climb at the end 😏), and let’s go! I loved this glimpse of rural life—past or present—the sea is stunning, and we were shaded most of the way (though it goes up and down, it’s manageable). The arrival at Cha de Mar is breathtaking, and Cruzinha is a charming little town (arrived at 12:30 PM). I’d brought my swimsuit after reading there was a beach, but I packed it back up—too many waves and big pebbles. I continued to Cha de Igreja (25 more minutes) after a short break (ask for the path that doesn’t go by the road). It’s adorable with its church square (you don’t see this layout much elsewhere). I might’ve stayed longer to enjoy the place, but a taxi driver asked if I wanted to return to Manta Velha (1000$), and like a fool, I said yes (it was 2:30 PM—I could’ve waited for the 4:30 PM aluguer for 100$, but oh well).
But since I still had energy, I decided to see if I could find a grog distillery. I ran into a French guy arriving at Gilda’s, and we ended up talking to Rodrigo, who explained everything from A to Z about how they make grog (the simple cane juice is amazingly good—but the work is clearly tough).
Friday 13: Transfer to Xoxo on Djalma’s advice 😉, where I’d booked a room at Casa Xoxo. I did the hike to Rabo Crusto... it’s tough, but I kept quiet when I saw a pregnant woman doing it with her two little ones 😄. There’s also a distillery I didn’t linger in, and I took a tea break with that wonderful landscape before heading back. I couldn’t find the path Jean-Michel had told me about (take a right at the village entrance), so I went back down to the water reservoir to turn off and take the waterfall path (anyone can point it out if needed). The bedding at Casa Xoxo was perfect, but the dinner atmosphere was less family-like.
Saturday 14: No one at Casa Xoxo could tell me when the aluguer passed, so I scarfed down my breakfast and headed down a bit. I found one (not sure if he’d planned to work, but there were three of us, so he left). Arrived in Ribeira Grande, an aluguer driver told me the coastal road to Porto Novo was closed and we had to take the Corde road—but no one was leaving, so we’d have to charter... Sometimes, you just have to say it: aluguer drivers say there’s no ride just to make you pay the private price (3500$). But this time, it was true! With another French couple, we wanted to go to Tarrafal. Our driver called the Porto Novo-Tarrafal aluguer to wait for us. The Corde road is stunning—more different landscapes (thorny forest, misty peaks...). Changed aluguers in Porto Novo and headed to Tarrafal. Another world—lunar landscape on the way. Arrived in Tarrafal and relaxed.
Sunday 15: Hike from Tarrafal to Monte Trigo, left at 8 AM, and I’m glad I did—I was in the shade until about 9:30 AM, then the sun got strong. Beautiful walk, arrived in Monte Trigo around 11:30 AM. The people weren’t particularly friendly, but oh well. Swam at the little beach in Monte Trigo (the water is *so* good). I waited for other French people who had “booked” a boat for the return. Came back with Javi (50 min—1000$ each), who lent us masks and snorkels for some snorkeling. Had grog with Ludo, Estelle’s husband, who was waiting at the bar, then filled my grog bottle at the *mercearia*. I admit, it’s delicious, but I don’t remember much of that evening 😇🤪. Except Javi put on a show saying he’d been robbed, had no money, and needed to pay the boat owner, etc. People paid again (apparently not me, since Ludo, Estelle, and I arrived at the restaurant after Javi’s drama). FYI, Javi does this often—my host had warned the couple renting the other room to watch out for him because he scams people for money. So Javi is 35 with hazel/special-colored eyes. But if you don’t repay the “service,” the day was still great.
Monday 16: Several of us were taking the late-afternoon boat, so we chartered an aluguer (7000$) to avoid the 6 AM one—trip—boat to Mindelo. Antonio picked me up at the ferry, and boom—Carnival!
I found a spot on Rua de Lisboa. My neighbor was from Santo Antão just for Carnival, spoke French, and explained that last year’s Carnival started 3 hours late because a float couldn’t fit under the power lines 😏 (like they don’t know the height by now hahaha). On Monday, it’s the teachers (nice—kind of a warm-up) and the Madingas. Once they passed my spot, I followed them along the route—I LOVED it! By midnight, they still hadn’t reached Praça Nova, and the police told them to speed up, but I loved that energy!
Tuesday 17—Mardi Gras: Beach day, then Carnival! Antonio had bought me a seated ticket just in case (300$). Ended up in front of a punch stand, where I ran into two French women I’d met in Manta Velha. Two guys from Mindelo talked to us, and we did Carnival with them. And what was bound to happen, happened: a float couldn’t pass because... it was taller than the power lines 😏😏😏. The dancers kept dancing while the crowd tried to lift the cable. Finally, a guy in a tree climbed higher and used a pole to lift it... and the parade could continue 😉. Around 12:30–1:30 AM, when the concert was supposed to start, the power went out. I went home and later learned the concert started around 3 AM.
Wednesday 18: I went home because I was taking the boat back to Santo Antão, heading to Casa Familiar Gilda. Walked the loop from Manta Velha.
Thursday 19: Left early for Ribeira da Paul to do the loop to Sandra’s House. It’s truly breathtaking! Back at Gilda’s, I chilled. I wanted to go to Sinagoga’s natural pools, but the hike had worn me out.
Friday 20: Return to Mindelo on the red company’s ferry—no comparison: way more comfortable than the blue company’s, especially for someone prone to seasickness. Beach. Exhausted, I struggled to sleep because the shop on the ground floor of my rental had a party until 3 AM (and the windows aren’t double-glazed—*hi*—but that’s common in Mindelo).
Saturday 21: Ran into Estelle and Ludo by chance (the city’s small), and we arranged to share a taxi the next day since we had the same return flight. Beach (I tried Lazaretto Beach, but nope—not great—dead fish + weird smell = bad signs). So Laginhia was fine, and in the evening, a restaurant with singers, then Caravelle (the ground-floor shop didn’t bother me since I got home when they were saying goodbye 😏). Too bad—I dance salsa, bachata, kompa, zouk, but not kizomba hahaha, but it was still fun.
Sunday 22: Took a taxi with Ludo and Estelle (1200$). Arrived *ages* before takeoff (no exchange office—get escudos in town if you have any left). Boom—CDG, boom—RER... home.
There you go—a super long trip report. Not sure if it’ll help, but the digital detox was amazing. These two islands are very different but so beautiful. I only got a glimpse, but they’re worth the trip. I was lucky to see Carnival (what joy in that city!) and happy the Cambodia ticket (my first idea) was way too expensive 😉
Hi,
Without booking in advance through an agency, is it possible/easy to organize luggage transfer from one night to the next between accommodations in Santo Antão?
Thanks.
Easily accessible from Sal or São Vicente, São Nicolau is the forgotten island of the Barlavento group. With two large villages, volcanoes, jagged peaks, lush valleys, and vast rocky expanses, it has nothing to envy its big sister Santo Antão. It’s slipped under travelers’ radar a bit (in January, there were probably fewer than a hundred European tourists on the whole island), and that’s just fine! Accommodations aren’t overrun by groups like in Santo Antão, and connecting with locals is even easier. But don’t come to São Nicolau for wild nightlife—it’s incredibly peaceful here, and on Sundays, it’s total silence!
A little favorite of mine: Pensão Jardim in Ribeira Brava, the capital; Residencial Palice in Queimadas; and especially Pousada d’Anna in Estância de Brás, where the raging sea crashes against the black lava spurs.
Weather-wise, it was chilly this year but perfect for hiking. If you’re up high (like Monte Gordo), dress warmly or wait for spring! Fog gusts can ground you completely. Trails are generally less marked than in Santo Antão; if you’re wary of apps, you can find a 1:50,000 map at the small travel agency in Tarrafal.
Those who enjoy sharing experiences with other travelers over a Strela or two in the evening might feel a bit frustrated on São Nicolau, but the island’s beauty, the resilience of its farmers in extreme conditions, and the kindness of its people make it a fantastic stop for any visitor to Cape Verde!
Hi everyone,
I’m planning a trip to Senegal in early July 2026 for a week with my teenage daughter.
We’ll be staying in a bungalow at Club Les Filaos.
I’d love to hear your advice, especially about visits and excursions. The hotel offers them directly, but I’m wondering if it’s better to go with their organized tours or hire local guides you’d recommend.
What do you think are the pros and cons of each option?
I’d also appreciate tips on currency exchange—where’s the best place to do it to avoid any nasty surprises?
Finally, if anyone’s stayed at this hotel recently, I’d love to hear your thoughts! I’ve read both glowing and terrible reviews, so I’d really value your firsthand experiences.
Which taxi app do you recommend for Senegal? Are there shared taxis from Dakar Airport to La Somone? If not, do you have an idea of the price for a taxi?
Hi everyone,
After a year where I’ve worked way too much and with a house under renovation, it’s become essential to take a breather. My contract ends on 01/30, and I’ll try to find a new client for early March, so overall, let’s go somewhere in February!
I thought Réunion with the full trek around the Mafate cirque for reconnecting with Nature would be perfect, but since it’s cyclone season, it wasn’t such a great idea. Then came the idea that Southeast Asia could fulfill the peace-and-beach vibe, especially Cambodia with its cultural past, but the flight ticket price and a chat with a friend made me change my mind—and boom, Cape Verde popped up, with Santo Antão for hiking and São Vicente for culture and the beach.
So I bought a ticket a week ago, and oh, what a coincidence—it’s during Carnival!
Except now, I don’t know if it’s reality or just exhaustion talking, but I feel like I’m making a mess of things.
I’ve traveled a lot without even booking the first night, but this time, I pre-booked 2 nights in Mindelo (though one of them ended up canceling itself).
But the main issue is that I arrive on Monday, 02/09 at 6 PM and leave on Sunday, 02/22 at 11 AM, and there’s a little hiccup in the logical organization—actually, several hiccups—since I don’t really have any organization right now, and that’s where I need help
Because Carnival is in full swing from 02/15 to 02/17, right in the middle of my trip, so the logic of my visit to Santo Antão isn’t clicking for me. Plus, I just checked, and there’s zero accommodation available in Mindelo from 02/15 to 02/18 😕
So I don’t know: should I skip Carnival, should I forget about planning and just wing it once I’m there, should I stay on São Vicente after Carnival (because I read Montaganrd’s trip report, and he made São Vicente sound like a rock !), or should I keep in mind the option of heading to Santiago afterward and buying a return flight to Paris from Praia?
I need help 🏴☠️
Hi everyone, thanks for your advice! I’m starting a new thread because it seems my first one about Senegal was deleted—or maybe it’s just my computer acting up again 😉. Anyway, I’ve decided to go to Benin instead. I’ll be there from January 5th to February 2nd—why count the days when you love traveling😄? I’d love all your tips on accommodations, restaurants, and itineraries. I’m basically starting from scratch to plan my trip.
Hi there,
We’re heading to Senegal for 4 weeks in February 2025.
We’ve booked a 7-day cruise on the Bou el Mogdad departing from Saint-Louis.
That’s all we’ve planned so far—we’re also thinking of exploring Casamance after the cruise.
Any ideas for things to do while traveling between Dakar and Saint-Louis? We’ll arrive in Dakar 5 days before the cruise sets off.
Thanks so much for your tips!
Edith
I’d planned to go to Benin in 2026, but given the recent events and upcoming elections, I’m thinking I’ll wait to see what happens after the elections.
Has anyone traveled to Benin recently or is planning to go soon?
I’m trying to find out the dates for the best parades at the Mindelo Carnival in 2026, but I’m having trouble figuring it out. When I search for "Mindelo Carnival 2026," I get different dates and no clear schedule.
I’ve found the parade on Tuesday, February 17, 2026, and the one on Sunday, February 22, with the grotesque makeup, which seem the most interesting. On the other hand, some say the São Nicolau Carnival is more authentic than Mindelo’s.
If you’ve experienced this firsthand—not just theoretically but actually been there—I’d love to hear your practical tips.
Hi,
We’re heading to Cape Verde in January. We’re scheduled to arrive in Praia on a Saturday around 11 AM.
I read somewhere that the exchange rate for Euros to Escudos is the same everywhere—110 escudos for 1 euro. Can anyone confirm this? If that’s the case, I assume there’s a currency exchange desk at the airport, and the rate isn’t too bad? So, it’s better to exchange at the airport, right? What do you think? I don’t want to use ATMs.
Otherwise, are banks in town open on Saturdays? I read they close by 3 PM?
Hi there, I’m planning a trip to Santo Antão with some hiking (for me) but not for my partner. I’d love some help figuring out if my plan is doable in terms of time and transportation:
- Day 1 – Arrival by boat from Mindelo, then aluguer to Cova (and overnight nearby)
- Day 2 – Hike to Paul / aluguer for my partner
- Day 3 – Aluguer to Ponta do Sol
- Days 4 & 5 – Ponta do Sol
- Day 6 – Hike to Cruzinha / aluguer for my partner (overnight in Cruzinha)
- Day 7 – Aluguer (or taxi) to Xoxo (overnight in Xoxo)
- Day 8 – Aluguer to Porto Novo + boat to Mindelo
Does this plan make sense with the local transport options?
For accommodations, I’d love any suggestions you might have.
Thanks so much for your help!
We’ve booked our tickets for July—there’ll be 4 of us, maybe 6 (all in our sixties). We’d like to visit 4 islands:
Arrival in Praia on July 8th
Return from São Vicente on July 29th
Between those dates, I’m not sure how to split our time across each island. We’ll definitely spend at least a week on Santo Antão. We’re planning to visit Santiago, Fogo, São Vicente, and Santo Antão.
We’re looking for easy hikes, diving, sightseeing, and a little beach time (but not too much).
How do you think we should divide the 3 weeks among the islands? Is 3 days in Fogo enough?
Are guides essential, and can we easily find them on the spot?
Should we rent a car, given we won’t just be hiking?
Thanks in advance for your advice, tips, warnings, and anything else you can share… and I’ve still got plenty more questions!
Valéry
I arrive in Fogo at 11 a.m. (if the ferry is on time) from the ferry departing Praia. From what I understand, the collectivos to Cha das Caldeiras leave late morning? Do you think I can leave the same day?
My question is: should I spend a night in São Filipe?
I don’t want to take a taxi—it’s too expensive.
Hello,
We’re a couple in our sixties and have finally decided to spend 15 days in Cape Verde from March 1 to 15, 2025, focusing exclusively on the four Leeward Islands.
We’ve planned to take the boat between these four islands and adjust our stays based on the ferry schedules. If there are any difficulties or need to adjust the route, we might take a flight instead.
Here’s our planned itinerary with the boats:
Day 1: Flight from France to Santiago Island
Day 2: Boat from Santiago Island to Brava Island
Day 3: Brava Island
Day 4: Brava Island
Day 5: Boat from Brava Island to Fogo Island
Day 6: Fogo Island
Day 7: Fogo Island
Day 8: Fogo Island
Day 9: Boat from Fogo Island to Santiago Island
Day 10: Santiago Island
Day 11: Boat from Santiago Island to Maio Island
Day 12: Maio Island
Day 13: Boat from Maio Island to Santiago Island
Day 14: Santiago Island
Day 15: Flight from Santiago Island to France.
Based on your experiences and knowledge, could you share:
- Your favorite places to visit and hikes
- Accommodations that charmed you
- Restaurants you enjoyed
Thanks in advance to all travelers and locals from these islands who’d like to share their favorite spots! !
Hello,
We’ve just returned (2 senior couples) from 18 days in Cape Verde (21/01 to 7/02) that we really enjoyed. The temperature was great—20° to 27°—admittedly a bit windy at times, but the friendliness of the Cape Verdeans made up for it.
Paris Orly, direct flight with Transavia (cheap if you book in advance). We landed in São Vicente, with a 12 € city transfer. We had a fantastic 2-bedroom apartment in downtown Mindelo—Av. Fernando Ferreira Fortes, "Casa So Morabeza"—for 58 € per night. The owner lives in France and communicates instantly via WhatsApp.
We spent 2 days exploring the (beautiful) city of Mindelo and its port activity, plus a private taxi tour of the island (6000 CVE for the day).
Then we took the Armas ferry (recommended company—1500 CVE) to Santo Antão.
From there, a collectivo (450 CVE per person) took us to Ribeira Grande, a central base for hikes.
We stayed in a brand-new, modern, and well-equipped 2-bedroom apartment—*Apartamentos Modernos*—for 6770 CVE per night, staying 6 nights. I highly recommend it for its location in town and proximity to *aluguers* and *collectivos* for hiking.
The hikes were stunning:
- The coastal trail from Fontainhas to Cruzinha (taxi for 1500 CVE)
- The route from Corda to Coculi (taxi for 2000 CVE + 100 CVE per person for the return)
- The trail from Cova to Cidade de Pombas (taxi for 2000 CVE + 100 CVE per person for the return)
- The hike from Miradouro to Ribeira Grande (taxi for 2000 CVE)
- The coastal road from Ribeira Grande to Ponta do Sol (visit and lunch at *Mini Familiar* in the city center—excellent and affordable) for the round trip.
Ribeira Grande has plenty of restaurants, but avoid *5 de Julho*—it’s loud and slow.
We loved: *Bellcanto*, *Cantinho da Amizade*, and *Boca-Fina Churrasqueria*.
Meals with drinks cost around 800–1000 CVE.
Back to São Vicente by ferry (1500 CVE), then an airport transfer (12 €) and a flight (99 €) to Santiago’s Praia. The airport-to-city transfer was 15 €.
We stayed at *Kelly’s* in Plato, Praia, which was disappointing—not ideal for two couples—but well-located.
One day was spent visiting the massive *Suspicia* market, then a collectivo to Cidade Velha (2 x 200 CVE round trip per person). We hiked up to the fort, explored *Rua Banana*, and had lunch at *Praça do Mar* by the beach.
We rented a car for 6 days (29000 CVE) from *Slimpycar* in Praia.
On Saturday, we visited the huge *Assomada* market—don’t miss it!—then hiked to *Boa Entrada* and *Poilon*, the largest and most impressive tree we’ve ever seen.
We stayed for 2 nights (138 €) in a beautiful valley in *Picos*—a spacious, lovely house with 2 bedrooms, 2 bathrooms, and a large living area, surrounded by nature and animals.
Lina, the charming neighbor, prepared dinner (8.50 €) and breakfast (4.50 €) for us.
Next, we headed to *Tarrafal*, stopping to visit the concentration camp (500 CVE)—a must-see—before arriving.
We spent 3 nights (184 €) in a fantastic house called *"Maison Familiale"*—huge, with 3 bedrooms, 2 bathrooms, 2 kitchens, 5 toilets, and a large terrace with sea views. It was absolutely stunning and very close to the beach and numerous restaurants.
We did a beautiful 3.8 km hike to the *Farol da Ponta Preta* lighthouse.
Tarrafal’s beach is lively and pleasant, with bars, restaurants, and even acrobats!
We also explored *Ribeira da Prata* to see the *Piscina Natural de Cuba* (not easy to find).
We loved discovering isolated villages like *Ponta Furna*, *Ponta Labrão*, and *Fazenda*.
For food, I recommend *Mira Mar* at *Mama’s*.
On the way back to Praia, we took the east coast route via *Calheta de São Miguel*, *Pedra Badejo*, and *Praia Baixo*—nothing extraordinary, just a rugged, wild coastline with beaches that seemed a bit tricky to access.
Our last evening in Praia was nice. The seaside esplanade was lively, and many Cape Verdeans were swimming at *Prainha* beach, which seemed very accessible and safe.
If you’d like more info—addresses, etc.—feel free to message me privately. I’ll respond.
Jacquesler.
I’d like to share our travel plans for March 2026 to get your valuable feedback...
- Arrival in Sao Vicente on Tuesday, March 3rd at 9:20 AM from Lisbon (EasyJet)
- Direct departure the same day or the next day for Santo Antao – 3 or 4 nights on Santo Antao (depending on whether we spend the first night in Mindelo or on Santo Antao)
- Return to Sao Vicente for 3 nights
- Flight to Boa Vista via Sal (Cabo Verde Airlines) on Tuesday, March 10th – 5 nights on Boa Vista
- Return flight on Sunday, March 15th (Boa Vista to Porto: EasyJet)
Given the various bits of info I’ve seen about the unreliability of inter-island transport, is this itinerary realistically doable without stress? Would it be better to just take a simple flight from Sao Vicente to Sal and end the trip there (from where it’s also possible to return to Europe or France)? I’m still more drawn to Boa Vista... but I’m worried that two flights in a row might be complicated, unless it’s the same plane that just makes a stopover and continues...
Also, I’m calling on the expertise of hikers for Santo Antao:
I’m not a big sports enthusiast—I enjoy walking when I travel, but not distances much longer than 10 km, and nothing too difficult (especially steep climbs where I quickly run out of breath)...
For the hike from Ponta do Sol to Cruzinha: can you confirm that the hike is easier in the direction from Ponta do Sol to Cruzinha (less climbing)? I’ve found info that this hike is 14 km and takes about 5 hours. Do you think it’s possible to shorten it by taking a taxi or *aluguer* to Fontainhas? If so, how long would the hike be then, and how much time would it take?
For the hike from Xoxo (starting at the Bela Vista kiosk on the Cova road), I’ve found info that it’s 12 km and takes 5 hours of walking. I think it goes to Ribeira Grande. Apparently, you can shorten the hike and find *aluguers* on the road near Café Melicia... In that case, do you know how long the hike would be? Is this the hike that lets you walk along *levadas* (like in Madeira), cross banana plantations, and pass by the Cachoeira de Vinha waterfall?
Sorry for all these questions, but I can’t find a guide with hikes and difficulty levels... I think two hikes (one along the coast and one inland with terraces, *levadas*, and banana plantations) would suit our level.
On the third free day, do you think we could rent a 4x4 to explore: take the two scenic routes on the east side and maybe venture a little off the beaten path (without taking risks, of course)... Otherwise, hire a guide for the day: do you have any recommendations and an idea of the price?
One last thing: in March, is it worth (or pointless) to choose accommodation with a pool (especially on Santo Antao)? Is the pool water warm enough? What about the ocean temperature?
Hi there,
We're on a backpacking trip, traveling by public transport/motorcycle taxis. We're in Noubou, south of Salemata in Senegal, just a stone's throw from the Guinean border. Do you know if it's possible to cross the border in this area? Where do we register? Can we cross the border without an official border post and just register in the first town we come to? We have our visas for Guinea.
Hi there,
Which island would be best for a one-week solo trip at the end of November?
I’d like to explore with a local guide who can help me discover Cape Verdean culture.
It’s still just the beginning of the plan…
Thanks to anyone who’d like to share some tips!
Which hotels offer half-board on Santiago Island?
Also, I’d love some contacts for guide-taxis—I’m traveling solo and really want to discover authentic spots.
Hi there,
I’m leaving for Cape Verde at the end of the week. I’ve heard that transportation isn’t very reliable, so I’d love your advice:
- My return flight is from Sal on the night of August 13–14
- I’ll be in São Vicente until August 10
- I found an indirect flight (São Vicente–Praia–Sal) on August 9–10 and a ferry on August 10 as well
- I’m traveling alone with two kids, ages 6 and 9
In your opinion, which option is more reliable and comfortable?