D'après nous, la réponse est évidente! Mais il est vrai que plusieurs paramètres peuvent vous contraindre à en utiliser un : la durée de votre voyage (très courte), votre objectif, et votre personnalité peu aventureuse. Mais cet article s'adresse avant tout aux jeunes qui partent avec comme but de découvrir un pays et sa culture. 90% des étrangers que nous rencontrons ici en Inde, ont un appareil photo dans une main et leur "lonely planet" dans l'autre... Quel dommage! Voyager ainsi c'est voyager comme avec un "tour opérateur" nommé guide! Bien sûr, les sites à visiter sont presque tous inscrit... mais à la manière d'un organisme de voyage, vous avez également les endroits où manger, les hôtels, etc... Et l'ensemble de votre voyage est ainsi planifié, avec des croix sur chaque page...
Mais le grand problème n'est pas ce manque d'aventure, le vrai problème est que chaque lieux répertoriés dans votre "bible" va attirer masse de touristes qui vont dénaturer la structure sociale et culturelle du lieux en question! En effet, le tourisme est une "mane" financière extraordinaire pour toutes ces populations qui vont très rapidement oublier que nous ne sommes pas seulement des € ou des $ mais bel et bien des humains en quêtes de rencontres humaines!
Grâce à notre travail, nous nous rendons principalement dans des endroits reculés, dans des petits villages qui ne seront jamais inscrits dans des guides. L'accueil y est totalement différent. Il y est extrêmement chaleureux! Et c'est bien cette population, qui est, selon moi, la "vraie" identité d'un pays! Je me souviens, quelques années en arrière, avoir rencontré des jeunes en quête d'aventures, parti pendant un an faire le "tour" de l'Inde avec leur sac à dos et leur guide, bien sûr! Au bout d'un an, ils en avaient totalement ras le bol des "indiens" qu'ils trouvaient beaucoup trop oppressant, malveillant! Au cours de la même période, j'avais travaillé dans une organisation locale pour laquelle j'avais réalisé des documentaires aux quatre coins du sous-continent. Quand ils me racontaient leurs histoires, j'avais vraiment l'impression qu'ils me parlaient d'un bien affreux pays que je ne voulais pas non plus découvrir... mais pourtant c'était bien du même qu'il s'agissait!
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. Nombreuses sont nos expériences extraordinaires à ce sujet! En Iran par exemple (ou plus exactement au Kurdistan), nous recherchions un endroit pour passer la nuit et la personne à qui nous avions posé la question nous a finalement emmenée chez elle! Et des expériences comme celle là, nous en avons rencontrées d'innombrables! Pour nous, c'est ça le voyage et pas autres choses! En voyageant de cette manière-ci, vous êtes beaucoup plus pré-disposés à communiquer et vous apprendrez alors un tas de chose, tant sur le plan culturel que sur le plan humain! Et si jamais vous rencontrez vraiment un problème (visa, permis, ...), il vous suffit alors d'aller vous connecter sur internet, nous connaissons une adresse qui répondra alors à presque toutes vos questions: voyageforum.com!
Nous avons débuté ce nouveau périple il y a un peu plus d'un an. Nous avons traversé de nombreux pays (Europe en stop, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde) et croyez nous, nous n'avions pas besoin de guide, bien au contraire!
En réalité, la vraie problématique n'est pas "le voyage avec ou sans guide", mais plutôt celle-ci: "le tourisme (un beau et joyeux loisirs/divertissement très prisé chez nous, occidentaux, pour sortir un temps soit peu de notre "train-train" quotidien) est-il un apport positif (sur le plan économique par exemple) ou bien néfaste (destruction des valeurs locales) aux populations traditionnelles?
Et bien, une nouvelle fois, la réponse nous parait évidente!
Retrouvez cette article sur notre site => "Manifeste..."
Prisés par nous occidentaux? Je ne pensais pas que les masses de Chinois, Japonais et Indiens qui vont au Louvre ou à la Tour Eiffel soient occidentaux ni qu'ils dénaturent le pays visité... encore que, comme ailleurs, la France est sans doute plus "authentique" en Auvergne qu'à Paris...
Lectures, voyages, musées, choses diverses et variées: www.nouvellefeuille.canalblog.com
Il n'y pas qu'une seule façon d'utiliser un guide, on peut aussi l'utiliser en évitant les hôtels et restaurants recommandés 😉
Et pour toutes les infos administratives, les cartes, etc .., un guide reste précieux quand on voyage en autonome.
L'utilisation des guides tel que décrite dans le manifeste et une des utilisation possible de ceux-ci et probablement la plus courante. Le risque étant, et j'en suis convaincue, de ne rencontrer sur son chemin que des habitants «spécial touristes» avec qui il sera difficile d'avoir un échange vrai (dénué de rapport commercial?). Mais l'utilisation des guides peut aussi, pour peu qu'ils soient utilisés avec intelligence, servir de première approche d'un pays que l'on souhaite visiter. Les pages : culture, histoire, économie, mœurs et coutumes sont des résumés à partir desquels on peu creuser. Ces guides peuvent aussi être un soutien : les cartes, horaires des bus, coût etc..La question n'est peut être pas de voyager avec ou sans guide, mais quelle utilisation faire de ses supports, pour quels voyages? Quelles rencontres?
La question soulevée dans le manifeste : «Le tourisme est-il un apport positifou bien néfaste aux populations traditionnelles?» . Quel est l'apport du tourisme pour les populations locales?
Les voyagistes surfant sur la vague Éthique, si commerciale en France actuellement, ont trouvé une réponse. Se servant de l'envie des touristes «équitables et solidaires», ils leur proposent à prix d'or des voyages d'un genre nouveau. Ces charmants touristes sont débarqués dans des villages dits «traditionnels». Leur argent servant à financer une nouvelle école primaire ou un dispensaire. Je n'ai rien, contre. Sauf, qu'une foi encore l'Homme «blanc» débarque avec son argent pour avoir du traditionnel et que même s'il le fait avec un désir honorable je ne suis pas sûre que l'échange soit vrai. Dans ce cas là, peut être que le tourisme à un apport positif.
Mais faut-il que l'apport soit positif ou néfaste? Ne faut-il pas surtout qu'il y ait un échange le plus vrai possible. Que la rencontre avec l'autre soit possible?
Le fond finalement, pour moi, est que peu importe les guides, le tour opérator ou le budget du voyageur...ce qui fera le voyage c'est l'envie du touriste. Quand je pense à un nouveau voyage, je ne me dis pas j'irais voir tel monument puis tel autre, j'achèterais tel souvenir et j'enverrais telle carte postale...non je me dis qui vais-je rencontrer? Si un dans un pays je rencontre quelqu'un qui souhaite visiter Paris, je ne lui dirais pas d'aller voir tel ou tel autre monument...Je lui dirais d'aller boire un café dans tel quartier, d'aller au marché dans tel autre...car je connais ces endroits et qu'on peut y rencontrer des Parisiens (quoique la rencontre du parisien peut être traumatisante, lol). Aussi, je ferais comme n'importe quel guide...
Nous posons nous la question de l'apport du tourisme parce qu'il s'agit de population du Sud? En France, quel est l'apport du tourisme? De l'argent, une renommée... Le voyage doit être une rencontre que l'apport soit positif s'il le peut, et le moins néfaste possible. Pour cela c'est l'éducation au voyage qui doit être faite, enfin je pense...
Finalement, je me pose encore bien des questions,
MlleB
Sur ta question de fond, je ne sais pas si on peut trancher entre tourisme néfaste ou non... on voit des deux. Ensuite, un tourisme de masse chez les populations traditionnelles, certainement que ça contribue à une perte des traditions ou quelque fois à une théatralisation de la tradition, bêtes de foire etc.
Sur les guides je partage ton avis quand tu dis "Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population!", et moi je me jette à fond dans la contrainte! C'est vrai aussi qu'un guide peut être plus utile sur un voyage court, pour gagner du temps, mais n'est pas indispensable à la préparation du voyage...
En Inde j'avais pris deux adresses, sur le lonely planet d'un touriste croisé, pour ma prochaine étape. Je ne l'ai jamais refait, c'était déjà super cher, mais en plus beaucoup de touristes ne restent qu'entre eux et découvrent le pays plus en lectures de guide que de contacts avec la terre...
En fait je crois que je vais faire comme lepiaf, je vais répertorier les adresses de guides pour ne pas y aller... 😉
je fais partie des gens qui utilisent...ou pas les guides, mais j'avoue qu'en arrivant dans une ville inconnue les épaules chargées d'un sac à dos après 3 à 6 heures de bus je n'ai parfois pas envie de partir à la chasse aux hotels...dire qu'il n'y a que des touristes dans ces hotels c'est quelquefois faux, surtout hors saison.....et je pense que je fais "du vrai tourisme" j'adore l'expression c'est vrai qu'il y a des faux et des vrais touristes, le vrai qui ne regarde pas les guides, le faux qui le regarde quel snobisme....!!! chacun fait ce qu'il veut et est suffisamment intelligent pour en tirer des conclusions : en Turquie du côté de la mer noire, les guides étaient inutiles et obsolètes, en Inde du sud cette année parce qu'hors saison, pareil mais parfois c'est sympa d'avoir une adresse où se poser sans passer deux heures à cherhcer. Et les bonnes relations avec la population se font rarement quand on cherche un hotel ou un resto....les relations mercantiles sont rarement empreintes de sincérité. perso je préfère discuter le bout de gras sur une plage, au détour d'un chemin, dans un bus ou un train.
Autre chose, nous faisons tous du tourisme de masse il ne faut pas se leurrer, ce n'est pas parce que l'on fait le choix de partir en individuel qu'on n'est pas un bon toutou...
dire qu'il n'y a que des touristes dans ces hotels c'est quelquefois faux, surtout hors saison.....
Mon anecdote s'était déroulée hors saison, et puis oui c quelques fois faux donc quelques fois vrai...
et je pense que je fais "du vrai tourisme" j'adore l'expression c'est vrai qu'il y a des faux et des vrais touristes, le vrai qui ne regarde pas les guides, le faux qui le regarde quel snobisme....!!!
Il n'y a jamais été question de vrais ou faux touristes, je crois que l'expression vient de toi... tu peux te féliciter!!
chacun fait ce qu'il veut et est suffisamment intelligent pour en tirer des conclusions
Bah voila, on y arrive, chacun fait ce qu'il veut et chacun peut donner ses expériences...
Et les bonnes relations avec la population se font rarement quand on cherche un hotel ou un resto....
Ca c ton expérience apparemment...
Autre chose, nous faisons tous du tourisme de masse il ne faut pas se leurrer
Je peux te certifier qu'il y a encore des coins sur terre où ya pas des masses de touristes mais oui tu les a peut etre pas vus...
ce n'est pas parce que l'on fait le choix de partir en individuel qu'on n'est pas un bon toutou...
Absolument rien à voir avec le fait de partir seul ou à plusieurs!! 🤪 Et je ne me suis jamais sentie chienne parce que gt touriste....
CONCLUSION: bien lire avant de répondre! ou changer les lunettes!!!
Lorsque tu dis "nous n'avions pas besoin de guide", deja c'est un "nous"...
Je ne suis pas une tres grande voyageuse de par mon age, et il ne me viendrait pas a l'esprit de partir sans infos ou cartes (sous forme de guides ou pas d'ailleurs)... tout en escomptant ne pas m'en servir. L'au cas ou c'est tres important, particulierement quand on voyage seul (et surtout seule) et qu'on a pas beaucoup d'experience de voyages. Passer une nuit dehors dans certaines villes est hors de question, et si pour telles raisons la recherche d'hotels s'avere infructueuse, il est bon d'avoir quelques ressources.
Le guide, quand on commence a voyager, c'est un peu comme quand on commence le velo, on a parfois besoin d'une assistance pour que ca roule. Apres, ca va tout seul.
Et pour ma part, j'aime beaucoup utiliser les guides lors de la preparation, il y a des images, des infos utiles ou des anecdotes sur les coutumes, c'est une sorte d'avant-gout, ca fait travailler l'imagination, et ca donne encore plus l'envie de partir! C'est un peu comme lire certains carnets de voyage sur VF.
"L'éloignement des pays répare en quelque sorte la trop grande proximité des temps"
Racine
Et pour toutes les infos administratives, les cartes, etc
Ah non malheureux ! Ou est l'aventure avec tous ces renseignements ?
Une carte, il y a pleins d'indications dedans (sites remarquables, routes, etc...) ; et les formalités administratives ? ou est passé le plaisir de se faire refouler a la douane, de passer la frontiere en rampant au travers d'une foret ? 🤪
Et la cerise sur le gateau, le conseil ultime : a la place d'un guide, consultez VF !!!
Parce que sur VF, on vous indiquera des merveilles inconnues, meme des locaux ! (enfin des gentils (pardon "ex"-gentil, bah oui, maintenant, ils habitent aussi a cote d'endroits connus🏴☠️), pas ceux qui habitent pres des sites touristiques. Beurk ceux la, tous des salopiots).
Pour nous, un guide c'est avant tout des infos pratiques. Je suis de l'avis de lepiaf (et d'autres), il y a moultes façons ensuite de les utiliser.
Alors non seulement nous "utilisons" des guides, mais nous dévorons également des revues, internet (GoogleEarth, Google images, sites GPS, VF et autres forums), bref tout ce qui peut apporter de la matière à la mise en place de notre projet.
Etre libre en voyage et dans sa tête (c'est quand même bien ça le luxe suprême non ?), c'est avoir assimilé et digéré un maximum d'infos et pris le recul nécessaire pour faire des choix qui nous correspondent.
Après, à chacun son type de voyage et son degré d'aventure en fonction du contexte du moment, de ses goûts, de ses motivations, de ses finances, de son âge, de sa santé etc, etc...
Mais je ne crois pas qu'on puisse dire "D'après nous, la réponse est évidente!" 🤪 et faire une relation directe entre "personnalité peu aventureuse" et utilisation d'un guide...
je suis entièrement d'accord. il faudrait parfois poser la question : les gens qui pertent "à l'aventure", "le nez en l'air", ok ils sont pas forcément riches, mais en tout cas ils ont pas de boulot régulier en France, alors de quoi vivent-ils en général? si ce n'est de la solidarité de ceux qui bossent 46 semaines par an? et n'ont en aucun cas la possibilité de partir sans un minimum de repère, ne serait-ce que pour être sur de revenir en temps voulu. ça s'appelle la responsabilité. pardon aux doux rêveurs.
Pour tenter (seulement tenter) de mettre tout le monde d'accord, si vous lisiez "Le voyage était presque parfait" de Jean-Didier Urbain (Payot 2008), une analyse très pointue des voyageurs (de différents types) que nous sommes...Je parie que chacun va s'y retrouver, dans un chaptitre ou un autre. Evidemment c'est une brique et il faut avoir un peu de temps. Du même auteur "L'idiot du voyage" (Petite bibliothèque Payot). Oui je dois indiquer ces livres dans une autre rubrique, et je vais le faire.
Quant à l'usage des guides, je suis de l'avis de Lepiaf, ce sont des aides pratiques dont on fait ce qu'on veut. Ce qui est amusant - dans cette discussion - c'est que les guides comme le Routard publient les tuyaux de qui ? De nous, pardi... En tout cas, ils le disent.
Je voyage seule et oui j'emporte mon lonely planet; parfois il m'aide, et parfois non; parfois l'impro apporte de bonnes surprises, et parfois de mauvaises. Tourisme néfaste ou bénéfique ? Vaste sujet... Exemples néfastes: le tourisme sexuel, les déchets dans l'Himalaya, et je peux faire une liste interminable; exemples bénéfiques: eh bien vous tous (et moi aussi), non ? Un peu d'autodérision pour ce matin.
Virginie
Je me réponds à moi-même parce qu'il me vient encore une idée. Imaginez que vous rencontriiez un Chinois (ou Japonais, ou autre, peu importe), seul, un peu crado, sac à dos fatigué, perdu à Paris... Au cas où vous accepteriez son affirmation qu'il est un touriste et pas un illégal, vous l'emmèneriez chez vous pour la nuit ? Et vous ne penseriez pas qu'il est un peu berlu de se balader à Paris sans même un plan et une adresse où se poser ?
OUI, les guides touristiques sont obligatoires pour tous, sauf pour deux catégorie de voyageurs :Les "pangloss"Les béotiens.
Les premiers savent tout sur ce qu'ils verront : plantes rares dans un parc naturel ; particularité architecturale de tel monument religieux du XVe siècle ; nom du plat rarissime qu'ils sont en train de déguster.
Les seconds non seulement sont incultes mais ne cherchent pas à comprendre ce qu'ils voient : "Oh, que c'est joli !". Sans chercher à savoir. Et en demandant à un autochtone ? Si c'est un guide (humain), ça serait insultant pour leur égo, voyons ! A un simple passant ? J'espère que vous tomberez sur l'universitaire du coin.
Dans la mesure où l'énorme majorité des voyageurs ne sont ni omniscients, ni incultes, ni en manque de savoir et de curiosité, alors OUI, le guide est impératif. Comme l'a dit Lepiaf, pas forcément pour les "bonnes adresses" (quoique ça peut être utile, à moins d'être SM et préférer perdre 6 h à galérer alors que lire une page dans un guide aurait résolu le problème). Mais pour la culture. Et si c'est en allant dormir chez deux ou trois familles que vous connaitrez la culture du pays, donnez-nous leurs adresses ! 😉
Finalement, je suis sans doute le seul à pouvoir me passer d'un guide...😎😎😎😎
Ya décidément un pb 🤪 plus profond que les lunettes...
Je n'ai jamais prétendu détenir la vérité!! (est ce possible???).
Je fais juste part de mon expérience, si tu lis bien mes phrases, elle commence par "je" et ne sont certainement pas comme t phrases affirmatives...
1. On n'agresse pas les gens
2. D'autant moins quand c pour leur reprocher des choses qu'ils n'ont pas dit...
Rompons là, on pollue la discussion!
je trouve extrêmement intéressant ton réflexe de retourner la problématique : qu'en est-il en effet des touristes étrangers en France; je gravite un peu dans la sphère des professionnels du tourisme dans une campagne auvergnate justement; donc exactement dans la situation d'être "des pauv' paysans" ou assimilés ("néo-ruraux-écolos")...le croirez-vous on en est même pas à l'équivalent inversé : on est pas à la veille qu'une quelconque agence ou un quelconque groupe ou un quelconque routard asiatique prenne la peine de nous cotoyer, ni de près, ni de loin!!! ces gens-là ( de même que quasiment tous les étrangers) semblent se suffire de la Capitale et des châteaux de la Loire. Pendant que nous ici on se crève à se remettre en question chaque année pour diversifier les propositions et sans cesse requalifier les conditions d'accueil!! savez-vous qu'il faut payer (très cher) pour apparaître dans des salons, et dans des guides? qu'il fau(drai)t payer des "dessous de table" pour que les cars viennent? etc.
Rassure-toi, les touristes asiatiques continueront à nous imiter et eux-aussi se tourneront vers le tourisme rural, écolo, car ça fait moderne...Dans combien de temps, telle est la question.
Je pense comprendre ce que tu veux dire mais je ne crois pas que ces "villages reculés" dont tu parles soient à eux seuls représentatifs de l'authenticité du pays; ils font partie d'un tout ! Mais je voudrais aussi te dire que personnellement je ne désire pas qu'on me montre ces "perles rares", je préfère mille fois mieux qu'on m'en parle et ensuite de les découvrir moi-même si j'en ai envie.
C'est la raison pour laquelle j'aime beaucoup ce Voyages Forum
Frisotine
"heureux les yeux qui n'ont pas besoin d'illusion pour voir que le
spectacle est grand." Maurice Maeterlinck
Comme disait l'autre : "Les vacances c'était bien quand on était les seuls à les prendre".
Le tourisme de masse est-il nefaste ? Vaste question! Sans réelle réponse (il ne faut pas oublier que certaines régions seraient bien en peine de s'en sortir sans les hordes de touristes).
Mais je vous en prie, montrez l'exemple : arrêtez de voyager!
On ne peut pas courir le monde soi-même et se plaindre que d'autres aient eu la même idée.
Je voyage toujours avec un guide. Pas pour m'y tenir en toutes circonstances, mais parce que c'est pratique, parce que je me dis que cela vaut la peine de se servir de l'expérience d'autres personnes qui sont venues là avant, un peu comme lorsque je demande des renseignements sur ce forum. Cela ne signifie pas que je ne laisse aucune place à l'imprévu. Il s'agit simplement d'une base pour aborder le pays et d'un outil en cas de grosse galère (je vous assure que quand vous arrivez dans une ville et qu'il fait -25, vous êtes contents de ne pas chercher un endroit où vous poser pendant 2 heures).
Le fait d'avoir un guide ne m'empêche pas de communiquer avec les gens sur place, bien au contraire. Le tout est de savoir doser.
J'apprécie également les explications sur certains monuments, des coutumes, des activités. C'est intéressant, quand vous êtes à Moscou de savoir que la Cathédrale du Christ Saint Sauveur avait été transformée, à l'époque soviétique, en piscine. Ce n'est pourtant écrit nulle part. Je suis contente que le guide me le dise. Je pourrais bien sûr demander aux gens sur place, mais je me vois mal interrompre des personnes venues se recueillir dans une église.
Il y a des lieux "touristiques", c'est certain. Peut-être tout simplement parce que ce sont des lieux extraordinaires qui valent la peine d'être vus.
Les rencontres peuvent se faire partout, en toutes circonstances. J'ai rencontré des "routards" qui pensaient vivre de grandes aventures et être de vrais voyageurs, plus étroits d'esprit les uns que les autres, jugeant sans le moindre scrupule leurs semblables . Et j'ai croisé des touristes moins pétentieux, qui abordaient le pays avec toute l'humilité nécessaire, reconnaissant leur maladresse et leur ignorance, et qui effectivement utilisaient un guide, juste pour les assister un peu. Le plus souvent, ils avaient des contacts avec la population bien plus intéressants. J'ai croisé également des routards extras et des touristes affligeants. "Quand on est con, on est con", guide ou pas guide.
je suis entièrement d'accord. il faudrait parfois poser la question : les gens qui pertent "à l'aventure", "le nez en l'air", ok ils sont pas forcément riches, mais en tout cas ils ont pas de boulot régulier en France, alors de quoi vivent-ils en général? si ce n'est de la solidarité de ceux qui bossent 46 semaines par an? et n'ont en aucun cas la possibilité de partir sans un minimum de repère, ne serait-ce que pour être sur de revenir en temps voulu. ça s'appelle la responsabilité. pardon aux doux rêveurs.
Eh voila, l'eternel cliche, l'eternelle comparaison entre le bon travailleur payeur d'impots qu'a que semaines de vacances par an et le sale voyageur au long cours profiteur du premier... Je me demande quand est-ce que cela cessera... Si tu te demandes avec quel argent partent ces gens, pose leur la question, ca t'evitera de dire trop de lieux communs qui s'averent faux dans la majorite des cas. Ceux qui partent longtemps, passent en general beaucoup de temps a travailler (et payer des impots, eux aussi, incroyable non?), a mettre de cote, a se priver meme pour pouvoir partir. Chacun-e ses choix de vie.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Nous nous en doutions lorsque nous avons écris ce "manifeste"... C'est un sujet à débat mais, d'après vos posts successifs, une majorité d'entre vous préférez voyager en compagnie de votre petit et précieux compagnon, votre guide! Vous avez sans doute raison, chaque voyage est unique, et chacun réalise sa propre expérience, riche en découvertes, rencontres et souvent en questionnements sur soi et sur sa manière de vivre. Mais ces expériences, propres à chacun, sont également plus ou moins prédeterminées par votre personnalité avant même le début de votre voyage.
Pour être plus claire, je vais prendre comme exemple notre voyage. Ce n'est pas le premier, nous avons déjà accumulé de l'expérience sur de longs périples au long cours et celui-ci, justement, est né de ces expériences antérieurs. Premier point : Notre objectif principal est la rencontre et la connaissance de ces différentes communautés des pays d'Asie (incluant le Moyen-Orient, biensûr). Nous ne sommes pas (ou très peu) intéressés par les monuments et autres merveilles du monde. Les merveilles pour nous, ce sont les hommes. Malheureusement (ironiquement), nous ne trouvons pas d'informations sur ce sujet dans les guides! :-) Notre première grande rencontre fut celle d'Ali, au beau milieu du désert Syrien. Nous avions sorti notre boussole, rempli nos gourdes et nous sommes partis dans cette immensité désertique! Et là, nous avons rencontré un homme d'une extrême simplicité, Ali, qui vivait (en compagnie de sa famille) totalement seul dans cette mer de sable! (plus d'info: Carnet de Syrie ou le film: "Allahn Wassalahn chez les badous"). Ensuite, nous avons rencontré des dresseurs de faucon en Jordanie (Carnet de Jordanie), etc...
Pour nous le voyage, c'est la rencontre avec ces différentes traditions et avec ces hommes, tellement différent de nous et pourtant tellement proche aussi! Si ils nous le proposent, nous restons un certain temps avec eux (10 jours dans le désert, plus d'un mois dans notre petit village Iranien, 15 jours dans notre magnifique petit village hindou au Pakistan, ...). Notre compagnon à nous, c'est une jolie camera, et grâce à elle, il faut l'avouer, notre désir de rencontres est énormément facilité! En effet, pour le moment, l'ensemble des populations rencontrées était extrêmement ravi que nous les filmions (même un peu trop parfois...). Nous nous débrouillons toujours pour avoir un interprête avec nous. C'est ça, je crois, la difficulté principale de se retrouver dans un endroit totalement dépourvu de tourisme de masse. Personne n'en a encore parler, mais dans la plupart des endroits indiqués dans les guides, la population est accoutumée à notre présence et a souvent appris des bases d'anglais, ce qui nous facilite la vie.
Ce qui est vraiment important pour nous, c'est donc la rencontre et l'échange humain que nous avons avec eux! Restez 10 jours avec un homme seul dans le désert et vous verrez que vous connaissez peu de personnes aussi bien qu'elle! Et c'est Ali qui voulait qu'on reste! Il était tellement heureux d'avoir de la compagnie! Et c'était la même chose dans le désert en Jordanie, dans nos petits villages en Iran et au Pakistan, impossible de partir! Il est très facile de lier des relations humaines avec toutes ces populations! Quel plaisirs pour nous!
Mais à notre grand regret, quand nous arrivions dans un endroit indiquer dans un guide (parce que nous le devions pour nos visas ou une autre raison), l'atmosphère était radicalement différente! Nous nous sentions harceler et peu respecter en tant qu'être humain! Le contraste était extrêmement frappant! Et ce "Manifeste" est simplement le résultat de cette expérience, pas plus, pas moins...
Voyager avec un guide comme le conseil Lepiaf parait très bonne en théorie, mais ce qu'il en est pour nous dans la pratique est différent : nous nous retrouvons trop rapidement la tête plongée dedans, pour des raisons de simplicité, et, même avec les plus bonnes intentions du monde, nous nous trouvons trop rapidement dépendant de lui! Pour ce voyage, nous l'avions, dès notre départ, banni! Et après un an sur la route, nous le regrettons pas du tout! Désolé pour l'industrie du livre en cette période de crise...
Et pour ce qu'il est de la préparation du voyage, s'il en faut une (c'est vrai que cela permet de se pré-dépayser, ce qui peut faire du bien), nous conseillerons plutot de surfer sur les blogs des internautes où, en plus d'informations précieuses, il y a des impressions, des émotions. Nous trouvons cela beaucoup plus enrichissant même si une fois de plus, ce n'est pas la solution la plus simple.
En tout cas, nous sommes ravis, car nous partons en début de semaine prochaine en direction du Bangladesh, un pays qui nous attire tout particulièrement et qui nous rappelera de bons souvenirs du Moyen-Orient et du Pakistan, Salam Aleykoum!
Ha ça, au Bangladesh, vous allez en rencontrer des gens sympa et accueillants.
Où que vous soyez, vous serez hors des sentiers battus.
J'espère que vous aurez le temps car vous ne pourrez quitter personne !!
Le seul guide (LP) sur le pays n'est pas à jour.
J'avais fait un genre de guide à ma façon en picorant des idées de visite et des adresses à droite à gauche via internet. Arrivés sur place, c'est l'improvisation qui nous a guidé.
Vous pouvez lire quelques unes de nos rencontres via le lien "Récit Bangladesh" qui se trouve ci-dessous.
Je vous souhaite un très beau voyage.
Balades autour de la boule : Inde, Bangladesh, Turquie, Népal, ..
Récit Bangladesh
Récit Inde 2001
J'ai un peu de mal avec le "nous" des messages, j'ai l'impression de parler a un monstre a plusieurs tetes... alors que j'imagine qu'une seule personne ecrit a la fois... m'enfin ceci est un detail.
Pour le reste, vos experiences ont l'air d'avoir ete extremement enrichissantes, et personne n'ira dire le contraire je pense.
Mais cela ne veut pas dire que c'est forcement la "meilleure facon de voyager" (je ne sais pas si vous l'avez dit, mais c'est ce qui transparait de vos messages).
Et je percois, aussi, dans vos messages, une sorte d'idealisation des gens dans les endroits paumes, qui seraient "meilleurs". Desolee, mais je n'y crois pas une seule seconde. Premierement, je ne crois pas a une vraie relation avec qui que ce soit sans langue commune de communication, et le fait d'avoir un interprete, de venir faire un film, fausse forcement cette communication. Je ne veux pas dire que ce que vous avez vecu, est faux, mais juste, je crois que vous idealisez beaucoup vos rencontres. On peut tout aussi bien faire de magnifiques rencontres ailleurs que dans le desert, dans une grande ville industrialisee, ou dans un site super touristique (bien que pour ma part, je n'aime pas la foule non plus, et j'essaie donc, quand cela m'arrive d'y aller, d'y etre hors-saison).
Vivez un an dans votre fameux desert, et je suis persuadee que vous verrez les choses bien differemment, sans le prisme deformant de la nouveaute, et en comprenant tout ce qui se dit autour de vous.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
'J'ai un peu de mal avec le "nous" des messages, j'ai l'impression de parler a un monstre a plusieurs tetes... alors que j'imagine qu'une seule personne ecrit a la fois... m'enfin ceci est un detail.'
Nous nous en doutions lorsque nous avons écris ce "manifeste"... C'est un sujet à débat mais, d'après vos posts successifs, une majorité d'entre vous préférez voyager en compagnie de votre petit et précieux compagnon, votre guide! Vous avez sans doute raison
Je ne suis pas allé plus loin que cette phrase car elle montre un parti pris et un manque d'ouverture flagrants.
La formulation "vous préférez voyager en compagnie de votre petit et précieux compagnon, votre guide!" est particulièrement signifiante : utilisés ainsi, les mots "petit" et "précieux" sont très péjoratifs, l'ajout d'un point d'exclamation après "votre guide" aussi, alors quand on arrive à "vous avez raison", on a compris que c'est "vous avez tort" qu'il faut comprendre.
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées.
Tres juste. Seulement il est des endroits ou cela ne suffit pas. Je pense notamment a la Chine (autant parler de ce que je connais un peu...). Le probleme majeur pour la personne qui ne parle pas le chinois en Chine est la communication. Et ce malgre les efforts operes des deux cotes. Je me vois mal sans guide papier en Chine, pourtant j'en suis a mon quatrieme sejour dans l'empire du milieu. Les villes sont tentaculaires, elles possedent un nombre invraisemblable de gares routieres (Nanjing en a 7 par exemple), il y a du monde partout... bref on peut vite etre noyes et paumes. Un guide comme le LP est selon moi precieux si tu te deplaces dans le pays, il te donne en effet des infos essentielles sur les trains, les bus etc... et t'evite un bon nombre de galeres. Enfin c'est mon avis.
Votre voyage m'a l'air effectivement passionnant et enrichissant. Néanmoins, je me permettrai de faire quelques remarques.
D'une part, ce n'est pas parce que l'on visite des monuments que l'on délaisse les populations. La culture d'un peuple s'exprime aussi à travers ses constructions, ses écrits, pas uniquement ses traditions ou le sourire du moment. Une construction, c'est l'enracinement d'un peuple dans un lieu. C'est toujours la marque d'un moment clé de son histoire où il lui est devenu nécessaire d'affirmer son existence au regard des autres civilisations. Ignorer cet aspect d'une civilisation, c'est comme ecrire la biographie d'un homme en ne s'intéressant qu'aux cinq dernières années de sa vie.
D'autre part, les ermites vivant seuls dans des régions reculées ne sont pas tous des anges armés d'une sagesse millénaire. Assez de ces clichés répétés à outrance. On peut faire des rencontres formidables où qu'on se trouve. Il existe des citadins tout aussi sages et des ermites imbuvables. Tout n'est qu'une question de personnes. Que savez-vous au juste des gens que vous rencontrez ? Ce qu'ils vous montrent d'eux pendant 10 jours ? Ce que l'interprète traduit ? Je ne doute pas de la beauté de vos rencontres, mais à vous lire, on pourrait presque croire que vous avez rencontré le Messie. Par ailleurs, je n'ai jamais vu de vrais liens se créer via un interprète. La donne est faussée dès le début. Parce que vous ne parlez pas la langue, parce que vous êtes en voyage, parce que vous savez déjà ce que vous avez envie de ressentir...cela n'enlève rien à la force de vos rencontres mais il ne sert à rien de les idéaliser.
90% des étrangers que nous rencontrons ici en Inde, ont un appareil photo dans une main et leur "lonely planet" dans l'autre... Quel dommage!
Je vous rétorque : " partir avec une caméra et un guide pour filmer et interroger des habitants si sympathiques ... Quel dommage et quel manque de pudeur ! "
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées.
Ah...Même avec notre guide "papier" nous nous en étions aperçu, c'est fou non ?
Finalement je trouve que vos messages "transpirent" un grand contentement de vous même; vous jugez les "petits voyageurs peu aventureux" avec un certain mépris, et ça c'est le contraire de quelqu'un qui recherche les " rapports humains " .
Permettez moi de douter de la bonne foi de votre " philosophie du voyage ... "
Je vous rétorque : " partir avec une caméra et un guide pour filmer et interroger des habitants si sympathiques ... Quel dommage et quel manque de pudeur ! "
Je ne vois pas dans quel post il est indiqué qu'ils aient un guide ou un interprète, cela ne semble pas être le cas lorsque l'on lit les aventures décrites sur leur site... Par ailleurs, les habitants ne semblent pas filmés à leur inssu et sont donc partis prenante du documentaire qui est tourné (pour cela allez voir sur leur site www.asianprojekt.com), dans ce cas là il n'est pas question de pudeur mais de partage!
Teanten, je ne comprends pas votre position sur le fait de filmer et d'interroger des habitants...vous êtes contre les documentaires? leur réalisateur?,
Je ne cherche pas à répondre à la place de Teanten, mais je me permets néanmoins d'intervenir.
"Notre compagnon à nous, c'est une jolie camera, et grâce à elle, il faut l'avouer, notre désir de rencontres est énormément facilité! En effet, pour le moment, l'ensemble des populations rencontrées était extrêmement ravi que nous les filmions (même un peu trop parfois...). Nous nous débrouillons toujours pour avoir un interprête avec nous."
Voilà, je crois que tout est dit. Pour moi la question n'est pas de savoir si il faut filmer les gens mais de savoir comment on peut ainsi dire que sa façon de voyager est plus authentique en critiquant ceux qui partent avec appareil photo et guide papier et dire ensuite qu'on voyage avec une caméra et un interprète. Honnêtement, je ne vois pas trop de différence entre les deux façons de voyager.
On peut considérer que filmer des gens est un acte de partage, pourquoi alors prendre des photos ne le serait pas ?
Personne, je crois, ne remet en cause ce que nos deux (trois? plus ? je ne sais pas) voyageurs font et la richesse de leurs recontres et de leur expérience. On se contente de souligner qu'il est un peu facile de porter un tel jugement, en prétendant faire mieux et en regardant avec condescendance ces pauvres touristes, pas aventuriers pour deux sous, qui, vous vous rendez compte!, osent partir en voyage avec le routard ou le LP!
Teanten, je ne comprends pas votre position sur le fait de filmer et d'interroger des habitants...vous êtes contre les documentaires? leur réalisateur?,
Ça me dérange un peu c'est vrai, j'aime les rapports simples et "confidenciels" entre les gens et je trouve un peu paradoxal de critiquer les guides de voyage et indirectement ceux qui les utilisent et d'un autre coté témoigner, afficher un parcours sur un site et demander l'aide de sponsors ...
Leurs messages me paraissent un peu pompeux ... Et le discours : " je voyage sans guide et les rapports humains est l'unique but " fait très "marqueting" ...
Merci pour vos réponses. Je comprends un peu mieux vos positions. La question de voyager avec un guide ou sans guide marquait un peu une scission dans le tourisme comme si une façon de voyager en valait plus qu'une autre. Alors qu'il y a 1000 façon de voyager et que chacun peut y prendre son pied! Perso, cela n'a pas grande importance pour moi. La question lancée, dans le manifeste, était surtout le tourisme est-il néfaste pour les populations locales?...et nous nous sommes oubliés dans nos guerres de chapelle.
Finalement, qu'on voyage pour avoir des relations simples et confidentielles ou pour filmer et faire connaître, qu'on voyage avec ou sans guide l'important n'est-il pas SURTOUT d'aller à la rencontre? La rencontre est-elle encore possible dans ce monde mondialisé où les opinions sont un peu près fabriquées? Moi c'est ça qui me questionne...est il encore réellement possible d'aborder l'Autre au delà des préjugés? (qu'ils soient positifs ou négatifs?) au delà des différences culturelles?
est il encore réellement possible d'aborder l'Autre au delà des préjugés?
C'est là que le bas blesse entre la philosophie affichée de " asianprojects " et le discours plutot méprisant vis à vis de ceux qui ne voyage pas comme eux ( dont eux seuls savent vraiment ce qu'il en est d'ailleurs ...)
Aborder l'autre au dela des préjugés est une philosophie de vie et non une philosophie de voyage ...
Tout ceci me semble relever plus d'une approche sociologique que du voyage !
J'ai pour ma part aussi rencontré un petit vieux dans le désert jordanien, on a passé pas mal de temps ensemble ; il nous a cuit du pain dans le sable, on l'a partagé, on s'est "compris" par des gestes.
Cette rencontre est elle plus "belle" ou plus authentique que les brésiliens rencontrés autour d'une bière à Rio ?
Non, bien sûr !! les deux sont d'excellents souvenirs de rencontres.
Plus que de hiérarchiser les voyageurs, vous hiérarchisez les amitiés, les relations humaines, fussent-elles de passage, et ca, c'est une approche vraiment tordue du voyage...
> Finalement, qu'on voyage pour avoir des relations simples et confidentielles ou pour filmer et faire connaître, qu'on voyage avec ou sans guide l'important n'est-il pas SURTOUT d'aller à la rencontre? La rencontre est-elle encore possible dans ce monde mondialisé où les opinions sont un peu près fabriquées? Moi c'est ça qui me questionne...est il encore réellement possible d'aborder l'Autre au delà des préjugés? (qu'ils soient positifs ou négatifs?) au delà des différences culturelles?
M'ouias dans tout ça y a quand même des trucs qui me laissent un peu perplexe...
Cette obsession chez certains de la rencontre en voyage. Un peu comme d'autres qui jugent leur voyage réussi au nombre de photos prises ou de villes visitées ou de kilomètres avalés, j'ai l'impression qu'ils considèrent de la même façon que leur voyage aura été un bon voyage parce qu'ils auront fait x rencontres. Avec de plus ce côté idéaliste de l'Autre détenteur de toutes les vérités, les savoirs, détaché du monde moderne, vivant dans une espèce de pureté de l'âme, etc, etc. Des fois je trouve que ça a un côté anthropologue ou missionnaire parti à la rencontre des bons sauvages...
Après la question que je me pose ou plutôt que j'aimerais leur poser est simplement : "connaissez-vous votre voisin de palier ?".
A force de prôner toujours des rencontres avec des bergers, ou des ermites, ou des moines, ou je ne sais qui encore, on en oublie qu'on peut avoir le même état d'esprit qu'en voyage avec son voisin. Ceux qui pensent que les plus belles rencontres se font forcément loin de chez nous, quelle est la dernière fois que vous vous êtes spontanément arrêtés, chez vous, pour aider un touriste cherchant désespérement son chemin sur une carte, quand avez vous invité un étranger, tout juste débarqué en ville, à venir vivre chez vous, quand avez-vous invité votre voisin à diner car vous saviez que comme vous, ce soir là, il était seul ?
Cette idée que les plus belles rencontres se font dans des coins reculés, est assez effrayante. Parce qu'on n'a pas l'electricité, on est forcément plus sage ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est que j'apprécie d'avoir l'electricité, le gaz, un supermarché en bas de chez moi et une machine à laver. Cela peut paraître terre à terre, néanmoins, je suis heureuse de ne pas avoir à chasser pour manger, de ne pas avoir à chercher du bois pour allumer un feu, de ne pas faire ma lessive à la main.
Bien sûr que cela a un côté romantique de vivre la vie des autres, loin de nos habitudes d'occidentaux. Mais on l'apprécie d'autant plus qu'on sait qu'à un moment ou un autre, on va retrouver son joli petit appartement. Passez donc plusieurs années à leur côté et je suis sûre que vous regretterez souvent votre petit confort.
C'est exactement ce que je voulais dire...
D'ailleurs pour ma part, je suis de retour en France apres un an a l'autre bout de l'Europe, et je suis extremement impatiente de retrouver ma "routine", les amis, mon bar, mes voisins, les commercants... Ah ce que c'est agreable de connaitre les gens de sa ville, les rues, d'etre chez soi, plus personne ne vous regarde, et c'est vous qui a votre tour pouvez etre un peu hospitalier... moi j'adore ca, etre chez moi 😛
Et j'aime beaucoup ta citation, m'etonne pas qu'elle soit de Boris Vian tiens 🙂
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
On s'éloigne un peu du sujet mais j'aime beaucoup ce que tu dis. Quand on voyage, on aime particulièrement rencontrer des gens qui adorent être chez eux, qui nous présentent leur ville, leur contrée, leur vie, avec passion. Pourquoi ne pourrions-nous pas, nous aussi, adorer être chez nous ? Cela n'enlève rien à l'envie de voyager. Les rencontres, l'aventure, la découverte, c'est pour moi, plus une question d'état d'esprit que de kilomètres parcourus.
Quant à la citation, c'est une de mes phrases cultes. Je l'ai sortie un jour à mon patron, quand j'ai eu le malheur, à 20h00, de lui dire que je partais et qu'il m'a répondu que si je voulais gagner ma vie, il fallait travailler plus. Ca lui a pas plu. Aucune philosophie, ces patrons!😕
Hélas, quand on aime sa région en France, on est traité de "chauvin" par ceux là mêmes qui aiment tant découvrir des gens qui aiment leur région, mais ailleurs... Allez comprendre la différence de traitement.
Sinon, Oublieuse et Bardak, vos échanges sont très intéressants, je lis sans trop participer, mais j'apprécie. ;)
Lectures, voyages, musées, choses diverses et variées: www.nouvellefeuille.canalblog.com
Je ne cherche pas à répondre à la place de Teanten, mais je me permets néanmoins d'intervenir.
"Notre compagnon à nous, c'est une jolie camera, et grâce à elle, il faut l'avouer, notre désir de rencontres est énormément facilité! En effet, pour le moment, l'ensemble des populations rencontrées était extrêmement ravi que nous les filmions (même un peu trop parfois...). Nous nous débrouillons toujours pour avoir un interprête avec nous."
Voilà, je crois que tout est dit. Pour moi la question n'est pas de savoir si il faut filmer les gens mais de savoir comment on peut ainsi dire que sa façon de voyager est plus authentique en critiquant ceux qui partent avec appareil photo et guide papier et dire ensuite qu'on voyage avec une caméra et un interprète. Honnêtement, je ne vois pas trop de différence entre les deux façons de voyager.
On peut considérer que filmer des gens est un acte de partage, pourquoi alors prendre des photos ne le serait pas ?
Personne, je crois, ne remet en cause ce que nos deux (trois? plus ? je ne sais pas) voyageurs font et la richesse de leurs recontres et de leur expérience. On se contente de souligner qu'il est un peu facile de porter un tel jugement, en prétendant faire mieux et en regardant avec condescendance ces pauvres touristes, pas aventuriers pour deux sous, qui, vous vous rendez compte!, osent partir en voyage avec le routard ou le LP!
Tout à fait d'accord avec Bardak et Teamten.
Je n'ai pas pris le temps de tout lire en intégralité (est-ce que ça en vaut la peine ?), mais ce que j'ai retenu d'AsiaProjekt, c'est qu 'ils ont eux, les moyens de voyager avec un interprète et méprisent ceux qui n'en ont pas les moyens et se contentent comme ils peuvent d'un guide papier 😏
Nous venons de terminer un tournage pour une société de production française qui veut mettre en valeur le travail des ONGs en Asie. Nous avons suivi, pendant un peu plus d'une quinzaine de jours, une petite organisation française "Montagne du Bonheur" lorsque cette dernière effectuait une mission dans la vallée du Spiti (nord de l'Inde). Nous allons effectuer le montage. Mais nous partons dans les prochains jours pour le Bangladesh pour tourner notre prochain Projekt'eur. Nous resterons 3 à 4 mois là-bas puis nous nous rendrons en Asie du sud-est.
Reponse a propos de l'interprete...
J'ai pas parfaitement saisi les reproches par rapport aux interprètes mais j'ai l'impression qu'il y a une "légère" incompréhension sur ce sujet... Cela tombe très bien, je vais pouvoir vous expliquer à quoi sert cette personne avec un exemple beaucoup plus concret: en effet nous sommes entrain de mettre en ligne notre tout nouveau film, l'Iran Projekt'eur (le trailer est en ligne et les films vont suivre au cours du w.e., Inch Allah).
Nous avons effectué le tournage des 3 parties dans un petit village qui se nomme Gahi. Il y a 500 habitants. Comment sommes-nous arrivés là-bas? C'était au début de cette année, en plein hiver. Nous étions dans les montagnes du Kurdistan... et il faisait près de -15°c... Nous avons donc décidé de descendre au plus vite au bord du Golfe Persique où il ferait probablement meilleur!! Et en effet, il y avait là-bas une atmosphère de printemps! Nous avions avec nous une carte routière que l'ambassade d'Iran nous avait donné à Damas. Nous decidons alors de rejoindre le premier village au bord de mer indiquer dessus... Il se nommait Gahi! Nous ne pensions pas rester, même pas pour la nuit... Mais une fois arrivée sur la plage, le spectacle était tellement somptueux que nous décidèrent de planter la tente ici et de profiter de cette soirée pour contempler ce magnifique panorama. Une fois la nuit tombée et notre bivouac installé, nous nous préparions à manger quand nous eumes la visite de plusieurs jeunes puis celle de l'instituteur du village, Ali. Il était venu avec un pochon plein de poissons et de légumes! Nous avons donc diné tous ensemble autour de notre feu qui était tout de même fort utile car la soirée était bien fraiche! Ali nous invita le lendemain midi à manger avec sa famille chez lui. Le matin, nous avons rencontré les pêcheurs et Ali Moharami, notre "Artiste-Batisseur". Au déjeuner, Ali nous expliquait qu'une grande célébration allait débuter dans quelques jours seulement, l'Achoura! Nous comprenions rapidement que notre destin ne nous avait pas ammener ici par hasard... Et nous débutions quelques jours plus tard notre tournage... Et pendant ce tournage, biensur, nous avons besoin d'un interprête pour que nous puissions réaliser nos interviews! C'est un point essentiel... pas d'interprête, pas d'interview! Nous avons besoin de poser des questions précises et ouvertes pour avoir des réponses longues et intéressantes, d'autant plus que nos réalisations sont basées principalement dessus. Alors, nous avons rencontré le professeur d'anglais du fils d'Ali, qui accepta aussitôt de nous donner ce coup de main! Il nous aida à trois reprises, trois demi-journée sur pres d'un mois de tournage... Notre interprête nous aide que pour les scéances d'interviews, ... il ne nous sert pas de guide... ! Serieux, vous avez pense qu'on voyageait dans tout le pays avec un guide???? Desole si je me suis mal exprime, pour moi c'est tellement logique...(un interprete dans le metier sert a effectuer les interviews, ce n'est pas un guide de voyage...), l'interprete tout le temps! lol Vous m'avez bien fait rire!!! On a deja du mal a en trouver un pour effectuer nos interviews, alors si on lui dit... "bon, bah tu restes avec nous 3 mois... et gratos en plus, car on n'a pas beaucoup de sous!!!".... pas sur qu'il existe celui-la!
En tout cas pour mieux comprendre la philosophie de l'ASIAN PROJEKT, rendez vous au www.asianprojekt.com, vous pourrez lire nos aventures et nos recits de tournage...
J'espère que ce petit récit vous permettra de mieux comprendre... Dans tous les cas, nous vous proposons de vous dépayser un peu en regardant cet Iran Projekt'eur, et nous vous rappelons que notre seul but est de découvrir toutes ces cultures afin de "mieux connaitre notre planète!"
Un petit clin d'oeil à Dharma qui a un bien jolie pseudo avec un esprit qui à l'air d'aller avec! Le film que nous sommes entrain d'édité devrait lui plaire tout particulièrement (Himalayan Projekt'eur, fin novembre 2008)... (entre monastère, Puja et Cora, ...)
Salut!
Bah en tout cas merci pour le débat!!
Du coup on a été un peu partout... ça c décliné dans tous les sens meme chez nous (le voisin 😉) pour conclure que le voyage c avant tou... intérieur...
Juste dommage que quelque fois on ne puisse pas partager ses avis, dialoguer...sans tomber dans la critique!
Mais bon s'exprimer c aussi s'exposer...aux jugements de l'autre! Ca reste drole et c toujours positif!
En tout cas moi je suis preneuse de tous les petits récits et autres qui peuvent me balader dans des "la bas"...je suivrais!
bonne continuation!
Salut, sur le fond, je crois qu'on est pas vraiment en desaccord, car pour ma part, je me rends compte que je ne voyage pas vraiment en suivant un guide, meme s'il m'arrive d'en lire.
Mais la plus ca va, plus j'ai l'impression que ce post, etait juste un pretexte a faire de la pub pour vos films et votre site.
Dharma: je n'ai pas vu de critique mal placee sur ce fil, des desaccords oui, mais les messages sont respectueux et argumentes. Si on etait tous toujours d'accord, il n'y aurait pas grand interet a discuter ici 😉.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Bon, je viens de me rendre compte que je n'avais lu que la première page avant d'écrire mon message, alors qu'il y avait deux autres pleines pages pleines de débats, d'avis et d'expériences très intéressants... Du coup j'efface tout et je recommence, mon premier message n'étant plus franchement en phase avec la discussion ! Comme disait Oublieuse juste avant moi, finalement on n'est pas franchement en désaccord !
Je voulais simplement faire remarquer deux ou trois choses qui m'ont surpris (choqué ?) :
les gens qui pertent "à l'aventure", "le nez en l'air", ok ils sont pas forcément riches, mais en tout cas ils ont pas de boulot régulier en France, alors de quoi vivent-ils en général? si ce n'est de la solidarité de ceux qui bossent 46 semaines par an? et n'ont en aucun cas la possibilité de partir sans un minimum de repère, ne serait-ce que pour être sur de revenir en temps voulu. ça s'appelle la responsabilité. pardon aux doux rêveurs. (de Cat50.)
Personnellement je ne suis pas franchement riche (envoyez vos dons à...😛), je n'ai pas de boulot régulier (enfin, d'une année sur l'autre j'essaye de reprendre les mêmes saisons), mais je n'ai pas vraiment l'impression de vivre de la solidarité de ceux qui bossent 46 semaines/an ! De toutes façons, les saisonniers sont indispensables à l'économie d'un pays qui prétend à être une des premières destinations touristiques au monde (puisqu'on en parle...) et si fier de son vignoble... Avis personnel, bien entendu. La dernière fois que je suis parti (il y a un an et demi, et mes moyens ne me permettront pas de repartir avant peut-être un an, sauf solidarité exceptionnelle de la part de ceux qui bossent etc.), c'était pour une durée de 6 semaines (d'accord, c'est plus que quelqu'un qui a un CDI, mais pendant ce temps je n'avais pas de paye), et pas plus, parce qu'il fallait quand même payer mon loyer en France ! Et même si 6 semaines c'est déjà long (ce manque de Comté et de saucisse de Morteau, au pays de la tsampa !!!), j'ai quand même un peu cavalé sur place parce que j'avais envie de tout voir. Et je vais certainement retourner (quand ?) dans cette région (le Ladakh), parce que j'ai pas tout vu et j'en ai encore l'eau à la bouche !
En tout cas, Cat remonte plus qu'honnorablement dans mon estime sur l'idée de retourner le sujet (les touristes étrangers en France) : comme quoi on ne peut pas se faire d'avis sur une seule phrase !
Voyager sans guide, c'est être "contraint" de communiquer avec la population! Et vous vous apercevrez bien vite que bon nombre de populations sont extrêmement courtoises et dévouées. (de je ne sais plus qui.)
Au Ladakh (eh oui, encore, mais c'est ma seule vrai expérience lointaine) j'ai voyagé avec un guide, et j'ai toutefois été "contraint" de communiquer. Ayant marché une semaine seul avec mes 20kg sur le dos dans une vallée peu fréquentée (surtout que c'était hors saison), le guide aurait été bien incapable de me dire si la neige bloquait ou non le col ! Par contre, le type qui m'a invité à boire le thé... très intrigué de voir un occidental seul et sans guide local ! Cette façon de trekker m'a ouvert beaucoup de portes sans que je le demande, et pour mon plus grand bonheur. J'ai même appris mes premiers mots Ladakhis comme ça !
D'une part, ce n'est pas parce que l'on visite des monuments que l'on délaisse les populations. La culture d'un peuple s'exprime aussi à travers ses constructions, ses écrits, pas uniquement ses traditions ou le sourire du moment. Une construction, c'est l'enracinement d'un peuple dans un lieu. C'est toujours la marque d'un moment clé de son histoire où il lui est devenu nécessaire d'affirmer son existence au regard des autres civilisations. Ignorer cet aspect d'une civilisation, c'est comme ecrire la biographie d'un homme en ne s'intéressant qu'aux cinq dernières années de sa vie.
D'autre part, les ermites vivant seuls dans des régions reculées ne sont pas tous des anges armés d'une sagesse millénaire. Assez de ces clichés répétés à outrance. On peut faire des rencontres formidables où qu'on se trouve. Il existe des citadins tout aussi sages et des ermites imbuvables. (de Bardak)
Zut, c'est exactement ce que je voulais écrire !!! En fait, je crois que ce qui nous attire chez le berger du désert ou l'ermite des hauts plateaux, ce n'est pas tellement sa sagesse (qu'il n'a pas automatiquement, comme dit plus haut), mais surtout la différence profonde entre sa vie et la notre. Notre désir de voyage lointain est (je crois) surtout motivé par cette envie de dépaysement total. On le retrouvera aussi bien dans l'architecture du Taj Mahal que dans une semaine de vie partagée avec un berger. C'est d'ailleurs ce qui me pousse à retourner à tout prix en Inde (et dans le reste de l'Asie. Appel à contributions 😛)
Quand à la vision du voyage de AsianProjekt, je ne jugerai pas ici. Mais le fait qu'ils en ramènent des films (que j'ai bien envie de voir, l'affiche est alléchante), me laisse penser qu'ils vivent (du moins en partie) de leurs voyages. Leur façon de voyager est donc inapliquable pour beaucoup d'entre nous, même avec beaucoup de bonne volonté. En tout cas, pour la question de vivre toute une année la vie de nos "rencontres", essayez vite de voir les deux films de Anne, Eric et Véronique Lapied : "Zanskar le chemin des glaces" et "Dolma du bout du monde". J'ai eu l'occasion de discuter avec Véronique, qui a vécu un hiver totalement coupée du monde au Zanskar avant de réaliser "Dolma", et franchement ça a été dur... Il faut dire qu'en hiver le Zanskar est réellement isolé (je précise pour ceux qui ne connaissent pas hein, je joue pas les monsieur-je-sais-tout !), et que le régime tsampa-lentilles c'est long. Personnellement j'ai tenu 8 jours en me nourissant exclusivement de tsampa (matin et midi) et de nouilles chinoises (soir), et bien à la fin je faisait des rêves très très douloureux : montagnes de gâteaux au chocolat, pics de Comté, champs de charcuterie, fleuves de vin et boissons diverses... Résultat, une turista monstre suite à une indigestion fromagère une semaine après mon retour en France ! 🤪
Bon, il se fait tard, je me suis levé (presque) tôt et je n'ai pas la motivation pour explorer le site de AsianProjekt maintenant. Demain peut-être !
Oui au désaccord! Oui au débat!
Je faisais juste allusion à un de mes premiers messages où quelqu'un m'avait jugée snob sans me connaitre et sans fondements...
Mais c loin la vie est belle!
Je suis (avec un pote) en asie du S-E depuis 5 mois (cambodge et laos) et parcours ces pays principalement en autostop, je dors 5 jours sur 6 dehors (hamac…
a ceux chez qui cette deshonorante utilisation provoque urticaire et nausee, et aux autres, qui en font une utilisation plus moderee. Pour ma part, ayant trace…
Je me permet une petite réflexion suite aux posts de plus en plus nombreux de voyageurs qui semblent être, de plus en plus, en quête d'authenticité lors de…
Je suis toujours étonné en voyage lorsque je croise un (une) voyageur solitaire à l'autre bout du monde. Quelles sont ses motivations? est-ce les circonstances…
Pensez-vous que les voyageurs francophones ont généralement une approche, des attentes, des attitudes plutôt communes en matière de voyage ou alors pensez-vous…
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?