Mardi 28 Septembre
La journée commence tôt sur le rift car nous allons rejoindre une tribu Hadzabé, parmi les derniers chasseurs-cueilleurs qui pratiquent encore la chasse à l'arc, je m'étais fait une idée sur eux grâce à un membre VF qui avait répondu à mon appel en me faisant parvenir un article paru dans National Géo et qui était devenu introuvable, j'en profite pour la remercier à nouveau[:)][:)]

Dès notre arrivée le choc est énorme, après une heure de piste nous nous arrêtons le véhicule au milieu de nul part, Hossein nous dit que nous sommes arrivés, nous regardons tout autour de nous et ne voyons que des buissons et arbustes chétifs, le silence et pas de village
Après un moment, on voit sortir des buissons un homme accompagné de quelques enfants qui nous salue et nous fait signe de le suivre, nous empruntons un semblant de sentier et arrivons dans le "village" proprement dit, à savoir un endroit dégagé entouré d'épineux, là un groupe d'hommes assis autour d'un feu fume une herbe très odorante oui c'en est, une sorte de marijuana locale, ils nous expliquent que c'est pour les réchauffer et aussi pour renforcer leur acuité visuelle ça tousse et crache tant que ça peux, on se prendrait presque pour des saumons...

Ma douce et Bibi resterons avec les femmes et les enfants pendant que je suivrai les 4 chasseurs, pendant plus de 3 heures nous parcourons la région à la recherche de gibier, mais à part quelques oiseaux, pas grand chose à se mettre au bout des flèches d'autant plus que le temps passé à les retrouver après un tir stérile est assez important...
difficile de cadrer les photos, d'où certain flou de bougé, désolé

assez rapidement ils se séparerons et je me retrouve avec deux jeunes et leurs chiens, ils marchent et courent très vite et ne s'occupent absolument pas de moi, je dois donc m'adapter

Parfois on s'arrête pour en re-fumer une petite, les effets des premières commençant à s'estomper[:P]

A un moment quand même les chiens débusquent un animal dans un buisson d'épineux, les chasseurs s'approchent, cherchent et une flèche fuse à nouveau, je vois l'un d'eux entrer dans les ronces et ressortir avec....

un écureuil [:/], c'est peu, il l'accroche à sa ceinture et nous repartons, nous sommes assez haut dans les montagnes, ils décident alors de rebrousser chemin, j'ai beau essayer de me repérer avec les monts environnant, le soleil, etc; je suis perdu, je me demande comment font-ils pour se retrouver, c'est vrai qu'ils vivent et chassent ici tous les jours, c'est leur seule ressource de viande, ici pas de supermarché[:P]
Je les vois alors s'arrêter et s'accroupir, prendre leur poignard, une tige de bois, quelques brindilles et allumer un feu, oui oui comme au ciné, sauf que là c'est en vrai !

on remarque les traces laissées par les ronces sur leurs bras

après avoir coupé la queue de l'écureuil pour ajouter comme trophée sur son arc, l'animal sera jeté tel quel sur le feu avant d'être consommé, ils m'en offriront un morceau que je déclinerai car ce sera leur repas, en effet le reste de la matinée ils resteront bredouilles !

Nous retrouvons le camp, pendant ce temps Muriel et Bibi ont eu le temps de faire connaissance avec les femmes et les enfants du village et me racontent leur gêne devant tant de dénuement, elles sont quand même enchantées de leur expérience, les enfants étaient très curieux de se voir en photo et c'était très difficile de les faire poser,


les femmes nous proposerons quelques une de leurs créations, des cadeaux à offrir à notre retour,

Il faudrait bien plus de temps pour raconter ce que nous avons vécu et ressenti chez les Hadzas, loin des usines à touristes, mais comme je l'ai préciser, je ne suis pas un champion de la plume, j'aimerai quand même vous présenter les semblant de huttes dans lesquelles dorment les femmes et les enfants, les hommes s'allongeant à même le sol, et quand il pleut me direz-vous, eh bien à la saison des pluies ils remontent dans les montagnes et s'abritent dans des grottes, n'oublions pas que c'est un peuple nomade et qu'ils se déplacent en permanence à la recherche de gibier, les femmes étant chargées de cueillir des baies ou plantes, je ne saurais trop vous conseiller de lire l'article du National Géo de Décembre 2009 afin d'en savoir plus sur ces tribus.
Nous les quitterons à regret, nous aurions aimé rester plus longtemps afin de mieux les connaître[:/][:/][:/]
non sans une petite ronde improviser à notre attention !


"Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas"
Pierre Dac
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