Bonjour.
Je suis un voyageur a Velo. Je pars dans 4 mois pour 2 ans a Velo en eurasie. 25000 km de prévu.
La question que je pose ici concerne la photo. Jusqu'à maintenant jai toujours utilise du numérique mais en n'y prenant que très peu de plaisir, particulièrement sur l'aspect instantané qui fait perdre de sa magie a la photo. Je pense que je retrouverai du plaisir a la photo grâce a l'argentique.
Mais je n'y connais rien...
Voila comment je l'envisage:
-acquérir un argentique d'occasion basique et apprendre les bases avant le depart
-travailler avec les films noir et blanc 135.
-envoyer les films en France et les développer a mon retour.
Mes questions sont les suivantes:
-quel appareil me conseilleriez vous?
-peut on trouver "facilement" des films a vendre que ce soit en France ou a l'étranger hors Europe?
je pense beaucoup de bien de l'argentique mais je ne suis pas certain que ce soit le meilleur choix pour ce genre de voyage, s'il est facile de trouver des pellicules en France et j'imagine en Europe cela risque d'être plus compliqué dans certains pays, de plus le poids du matériel est conséquent en argentique alors qu'en numérique on trouve du matériel bien plus léger, d'autre part tu dis ne rien y connaitre et il te faudra passer pas mal de temps pour maitriser la technique et tirer le meilleur parti de l'argentique
si ces "défauts" ne te rebutent pas je te conseille un boitier qui a fait ses preuves, connaissant surtout Nikon j'aurais tendance à te dire de regarder du coté d'un Nikon FE : automatique débrayable, c'est à dire que tu peux l'utiliser en manuel, semi automatique ou automatique, pas d'autofocus ce qui te permet de controler ta mise au point, objectifs facilement trouvables pour pas trop cher car il ta faudra aussi penser aux objectifs. Je met le pluriel car il me semble qu'il faut un minimum de focales pour pouvoir couvrir les différents sujets que tu auras à photographier
les objectifs dépendrons du genre de photo que tu penses faire, mais disons qu'il te faudrait un objectif "de base" ( 35mm ou 50mm ) un grand angle ( 24 ou 28mm ) et un téléobjectif ( ou zoom télé genre 80X200 )
ne pourrais tu pas te faire prêter un appareil pour le tester 2 ou 3 jours et voir ce que tu en penses ?
Je ne peux que surenchérir. S'il y a bien un domaine dans lequel le numérique a apporté un progrès révolutionnaire, c'est dans la photo de voyage!
Quand seul l'argentique existait, on s'arrachait les cheveux avant de partir pour savoir quelles pellicules emporter (noir et blanc, couleurs, diapos, négatif, quelles sensibilités), car on n'était pas forcément sûr de tout trouver sur place. Ensuite, on se les arrachait pour savoir comment caser tous ces films dans de maigres bagages qu'ils alourdissaient inévitablement. Puis, venait le cauchemar des rayons X à l'aéroport: fallait-il protéger les films dans des conteneurs spéciaux, chers, volumineux, et encore plus lourds, ou courir le risque de voir ses films voilés par une machine mal réglée dans quelque pays lointain?
Puis, venaient les problèmes liés aux sensibilités: alors qu'on avait chargé une 64 ASA pour faire des photos de rue sous un soleil éclatant, s'offrait l'opportunité imprévue de shooter à l'intérieur d'un temple ou d'une pagode, lieu pour lequel de la 400 ASA s'imposait au minimum. Problème, on n'avait fait que 11 vues sur les 36 que contenait la 64 ASA. On faisait quoi? On oubliait la pagode, ou alors, pour les plus téméraires, on sortait prudemment la 64 ASA du boîtier, on la remplaçait par une plus rapide, et on notait bien où on en était resté afin de pouvoir la recharger plus tard, dans des conditions toujours hasardeuses qui conduisaient bien souvent à d'involontaires surimpressions, ou plus souvent encore à du métrage de pellicule perdu, alors que justement on en avait emporté si peu pour ne pas trop se charger...
Bref, cauchemar sur cauchemar. Le numérique a abrogé tout cela, nous a apporté une souplesse au-delà de ce qu'on pouvait espérer dans les années argentiques, et, ajouterai-je, nous procure un pouvoir total sur toute la chaîne de production, développement, agrandissement, impression, etc.
Je possède encore tous mes Nikon argentiques, ils fonctionnent tous, ils sont soigneusement emballés, je les manipule régulièrement pour le plaisir et pour les souvenirs, mais jamais je n'imaginerais revenir en arrière. Je te conseille très fortement, surtout partant à vélo, d'en rester au numérique, où s'offrent à toi plusieurs gammes de boîtiers légers, plus ou moins performants, plus ou moins résistants, à objectifs interchangeables ou pas, de telle sorte que tes besoins seront aisément satisfaits. ET la photo restera un plaisir, et ne deviendra pas un cauchemar logistique.
Complètement en phase avec toi...
Je regrette un peu l'argentique car il contraignait le photographe à soigner ses cadrages et à ne pas mitrailler comme un malade psychiatrique (à moins de vouloir dilapider son salaire mensuel en 3000 photos par voyage) donc on voyait moins d'horreurs diffusées au grand public 😛 ! (Et vider sa carte mémoire sur le Net relève de la responsabilité du photographe et de l'attraction de la grande poubelle sans fond internautique, mais pas de celle du numérique..)
Pour le reste (flexibilité, résultat immédiat donc possibilité de corriger instantanément ses erreurs, coût nul des photos ratées, sensibilité modifiable sans changer de pellicule, poids du matériel, post-traitement possible en dehors d'une chambre obscure, ...) le numérique l'emporte sans discussion sur tous les tableaux !
Le seul dernier inconvénient du numérique, c'est le risque de pollution du capteur quand on change d'objectif.. (Donc le faire le moins souvent possible et dans des conditions les plus saines possibles !)
Si j’ai bien compris, la question posée n’est pas de savoir qu’elle support photographique doit-on utiliser en voyage, mais s’il est judicieux de partir deux ans à vélo avec un boitier argentique ?
Si le voyage comprend un vrai projet photographique, tout en cherchant des sensations que le numérique ne procure plus (on commence à lire ce type de réactions sur les forums spécialisés), la réponse peut être “oui”.
Mais dans votre message vous précisez que vous êtes débutant en argentique, alors il va falloir vite apprendre à maîtriser l’appareil et les films, car contrairement au numérique, on n’a pas le droit à l’erreur. Surtout pour un voyage non-stop de 2 ans.
Avant de passer rapidement en revue les points positifs ou négatifs (sans jeu de mots) quel boîtier choisir ?
Je suis tenté de dire comme mes prédécesseurs sur ce forum, le Nikon FE (ou FE2) est un bon choix voire l’OM1 de chez Olympus. Compact (pas plus lourd qu’un numérique d’entrée de gamme professionnelle), le FE présente l’avantage de disposer d’une vitesse mécanique au 250 é/seconde. Ce qui est pratique quand la pile lâche en plein désert ou en montagne, loin de tout. Personnellement, j’ai une préférence pour son petit frère le FM ou FM 2, dont la pile n’alimente que la cellule. Il peut donc fonctionner à tous les diaphragmes et toute les vitesses de façon mécanique.
Ces boîtiers on les trouve d’occasion à des prix très raisonnables. C’est du solide. Pas de plastique. On peut s’en servir pour planter un clou ou une sardine de tente.
Pour les objectifs, je vote également pour un 35 mm agrémenté d’un 105 mm ou un 135 voire un 200 mm, mais plus volumineux. Ca aussi c’est du costaud. On en trouve d’occasion pour pas cher, mais ne disposent pas de l’AF pour les boîtiers indiqués (sinon, le Nikon F 90 accepte de objectifs AF de la première génération.
Le plus important est de vérifier l’état de la lentille frontale et de la protéger avec un filtre UV. Très utile, voire indispensable en argentique au bord de la mer ou en montagne pour supprimer le voile atmosphérique qui donne une impression de brouillard même par beau temps.
L’avantage d’un boitier équipé de tels objectifs fixes, c’est que le rapport poids-discrétion est parfait. En revanche, pas question de prendre des photos en cachette. Là, il faut donner de sa personne en allant à la rencontre des gens que l’on veut photographier. ce qui présente l’avantage de favoriser le contact. Et lorsqu’on est accepté avec son boîtier, on peut obtenir des portraits ou des scènes de rue, pleines d’humanité. Mais il ne faut pas être timide ou avoir honte de faire de la photo. Photographier quelqu’un, avec son accord, en lui plaçant un 35 mm à 40 cm du nez, ne me pose aucun problème. Surtout quand il me gratifie d’un large sourire. Je préfère ce contact franc et direct, plutôt que de lui voler son image avec un super téléobjectif dissimulé derrière un arbre. Mais je m’égare...
Ces objectifs, puisque c’est d’eux dont s’agit, fonctionnent aussi parfaitement pour le paysage.
En résumé avec un boîtier équipé de deux objectifs on peut faire le tour du monde.
Sans vouloir faire de comparaison hasardeuse, Raymond Depardon qu’on ne présente plus (enfin, je crois) a réalisé un mois durant en 1981, un reportage aux USA pour le quotidien Libération avec un seul 35 mm sur son Leica. Il en a même fait un livre.
Les avantages
C’est subjectif, mais je trouve que le grain, même léger, de l’argentique apporte plus de matière, un supplément d’âme, par rapport au numérique trop lissé. J’en vois qui commencent à s’énerver. C’est un point de vue... un point c’est tout.
Je l’ai déjà dit, l’argentique équipé de focales fixes ou d’un zoom court (valable aussi pour le numérique) favorise le contact en voyage malgré le barrage de la langue.
Le N& B peut être poussé -le négatif couleur dans une moindre mesure- dans des conditions peu lumineuses comme en intérieur. Je conseille la 400 iso (HP5 + ou Tri X) qui peut être poussée à 800 ou à 1600 iso, au prix (pour le 1600 iso) d’une augmentation raisonnable du grain. Surtout ne pas oublier de noter la correction directement sur la bobine au marqueur indélébile pour compenser au développement ou l’indiquer au laboratoire à qui on confiera le traitement.
Une fois développés, les négatifs et diapositives peuvent être numérisés avec un scanner. Il y en a à tous les prix. Il suffit de savoir à quoi sont destinées les photos pour arrêter son choix. On peut aussi les faire numériser par un professionnel, la qualité sera au rendez-vous, mais là, s’il y a beaucoup d’images, ça peut vite monter au niveau du tarif.
Enfin, l’argentique en raison de son coût évite de revenir avec 4000 fichiers en trois semaines de voyage et facilite donc le tri. Mieux vaut présenter 10 ou 20 photos de bonne tenue, que de saturer les mails de ses amis par un partage à outrance. Le numérique comme l’argentique nécessitent une sélection très rigoureuse. C’est aussi un moyen de progresser et d’exercer son oeil critique.
Les inconvénients
Pas de contrôle instantané et de correction possible comme pour le numérique. Si on ne sait pas mesurer à vue de nez la lumière en fonction de la sensibilité du film utilisé, et si le posemètre à des faiblesses ; c’est fini ! Plantade assurée. L’idéal est d’avoir toujours dans sa poche une cellule à main en secours. Encore un investissement. La Weston d’occasion n’est pas chère et ne fonctionne qu’à l’énergie de la lumière ambiante. Problème, elle est peu efficace en basse lumière. Sinon il y a d’excellentes posemètres à main, mais qui reviennent aussi cher qu’un le boitier d’occasion.
Les films coûtent un bras. Et en grande quantité ça représente un certain volume et du poids en plus. On en commercialise de moins en moins et les prix s’en ressentent. Mais même à la belle époque, le prix des films pesaient lourdement sur le budget du voyageur-photographe. On peut limiter la dépense en achetant en grandes quantité sur les sites spécialisés. On en trouve dans la plupart des capitales du monde en cherchant bien. Il y a 3 ans j’en ai trouvé à Katmandou par hasard. Mais à l’époque je n’en cherchait pas. En tout cas, il faut faire attention à la date de péremption et aux conditions de conservation. Si elle ne sortent pas du frigo bien vérifier qu’elles n’étaient pas exposées en plein soleil. Surtout pour la couleur. L’idéal pour un voyage de deux ou trois mois, est d’en prendre un stock en France. 50 ou 100 selon ses besoins. Mais pour un voyage de deux ans, il va falloir se débrouiller sur place et dans la forêt amazonienne au dans un village sur les bords du Mékong, ce n’est pas gagné.
Les scanners des aéroports peuvent aussi être fatals pour les films, s’ils sont mal étalonnés. En tout cas, ne jamais les mettre en soute. Là les scanners sont réglés pour émettre la dose de rayons et les films seront immanquablement et irrémédiablement voilés. Le pire, c’est qu’on ne s’en rend compte qu’au développement. A savoir également que l’effet des rayons sur un film est cumulatif. La dose de rayons s’additionne à chaque passage au scanner. Si le scan est bien réglé, les films jusqu’à 400 iso s’en tirent sans encombre. En revanche, les films dont la sensibilité nominale est de 1600 iso et plus, sont plus sensibles aux effets néfastes des rayons. Mais pour qui circule à vélo, ce problème n’en n’est plus un.
En résumé, à moins d’avoir un vrai projet photographique, le numérique gagne haut la main sur le duel avantages-inconvénients des différents supports photographiques en voyage. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas tenter l’aventure de l’argentique. Quitte à glisser dans son sac un petit compact numérique pour assurer.
C’est subjectif, mais je trouve que le grain, même léger, de l’argentique apporte plus de matière, un supplément d’âme, par rapport au numérique trop lissé.
Les puristes vantent encore les mérites du grain argentique (... Et des 33 tours microsillons et de la traction à vapeur !😏) mais sans vouloir totalement les désavouer (j'ai moi-même beaucoup pleuré la disparition du Kodachrome 25 🤪) je suis à peu près certain que ces mêmes puristes se tromperaient probablement très souvent aujourd'hui face à une "dégustation à l'aveugle" (comparaison d'une photo argentique et d'une photo numérique du même sujet)...
Me concernant, j'avoue avoir de plus en plus de difficulté à discerner la différence...
Et Funboard avoue humblement dans son premier message "ne rien y connaître en photo", donc ce n'est certainement pas pour lui un avantage prépondérant...
En revanche, il faut souligner la voracité électrique des boîtiers numériques...
Sur mes vieux boîtiers argentiques Nikon F801 et F100, un jeu de piles AA me permettait de survivre plusieurs semaines ou même plusieurs mois, et de me réapprovisionner aisément en piles à peu près n'importe où dans le monde, alors qu'aujourd'hui avec mon D700 numérique (et on sait ici que je ne dépasse que très rarement les 100 photos par jour, plutôt une moyenne de 50...), je dois recharger les accus dans une chambre d'hôtel à peu près tous les trois jours, ce qui est clairement contraignant 😕
Bonjour a tous, je vous remercie pour toutes vos réponses tres enrichissantes!
Grace à vous, je me rend bien compte des avantages et inconveniants de l'utilisation de l'argentique.
L'avantages que je trouve essentiel est celui qui fait que je prendrai plaisir a faire de la photo, plaisir qui m'est entierement absent en numérique.
La liste des inconvéniants est longue, prise en main, prix des films, poids...
Je devrai avoir la possibilité d'avoir un appareil argentique en pret jusqu'a mon depart, je vais donc pouvoir me faire la main.
La motivation est grande mais ce qui me freine un peu, c'est le budget que je vais devoir accorder a l'achat des films et l'envoi des photos par voix postale. Je voyage a petit budget j'aimerai avoir une idée du budget mensuel a accorder pour cette option. Certes, l'achat du matos est relatif, mais par la suite la charge semble élevé...
Meme si l'argentique n'apporte rien en terme de qualité pure de la photo, le point qui m'est essentiel est que cela permet de sortir de la consommation photographique sans âme.
ta démarche est louable, j'ai été un grand consommateur d'argentique et j'ai parfois envie d'y revenir
pour ce qui est du coût cela dépend bien entendu du nombre de films que tu comptes faire, pour le matériel j'ai un peu regardé : un boitier FE ( ou FE2 ) doit se trouver dans les 50/60€, un 28mm série E chez Nikon ( série premier prix mais de bonne qualité ) tourne autour de 20€, idem pour un 50mm série E, un zoom 80X200 ou 70X210 ca doit être dans les 70/80€, donc je pense que pour 160/170€ tu dois pouvoir t'équiper, tu peux aussi regarder du coté d'un 35mm qui peut être une bonne optique de base
le truc serait quand même de privilégier un achat proche de chez toi et de te faire aider par quelqu'un qui connait un peu le matériel pour éviter de mauvaises surprises
et si tu peux essayer du matériel argentique c'est encore mieux, tu pourras te faire un idée
bon j'ai un peu regardé les prix, puisque tu es parti sur du noir et blanc j'ai tablé sur le film T MAX 400 de chez Kodak qui reste un classique en reportage, on trouve ces films à 5,11€ pour un 36 poses, pour le développement du film deux solutions : le faire faire par un labo et il faut compter dans les 10€ par film avec une planche contact, une planche contact est en fait une photo des négatifs à leur taille normale ( 24mmX36mm ) le tout regroupé sur une photo ou tu peux choisir les photos à agrandir, il faut prévoir une loupe oculaire pour bien voir les détails des photos, c'était de cette manière que travaillait les pros en argentique
deuxième solution faire le développement toi même, pas très compliqué, il y a pas mal de site explicatif, ça prend du temps ( un peu ) mais tu auras le plaisir d'un travail personnel, regarde ce site par exemple : http://www.focale-alternative.be/blog/developper-son-premier-film-argentique-noir-blanc-introduction/
pour les tirages ( agrandissements ) tu as aussi le choix de les faire faire ou de les traiter toi même, mais là l'investissement est plus conséquent
Développer les photos moi même serait le mieux selon moi. par contre, je ne peux pas le faire en voyageant; il faudrait donc que j'envoi les films par la poste depuis l'étranger et je crois que cela peut poser des problèmes si il passe sous des rayons ou autres pour vérifications... si vous connaissez une astuce je suis preneur car je serais très intéressé pour ne découvrir ces photos qu'une fois le voyage terminé.
Donc a priori, je serais obligé de développer la planche contact et agrandissement en route. En gros, si je me trompe pas, il faut que je prévois 20 euros pour 36 photos agrandis, c'est ça? (film, développement, agrandissement)
bon, c'est pas donné...
Effectivement, il faut prohiber l'envoi de films non développés par la poste. Voile assuré, pour cause de rayons car il seront placés en soute. Je ne connais pas votre itinéraire, mais dans les grandes villes et plus facilement dans les capitales, en cherchant bien, il doit y avoir moyen de faire développer ses N&B. Il va falloir chercher un photographe professionnel (magasin ou studio) qui - si lui ne fait plus les développements argentiques - pourra probablement vous conseiller utilement.
Une fois cet obstacle franchi, vous pouvez expédier les négatifs par la poste. Un film développé ne craint pas les rayons X. Les tirages pourront être réalisés au retour.
Comme votre situation est très particulière il y a une autre solution. Mais elle est très aléatoire : confier vos films à un compatriote qui rentre en France en avion en lui demandant de les transporter dans ses bagages à main. Sans oublier d'avoir échangé vos adresses et une photocopie de vos passeports. Mais par les temps qui courent c'est pas gagné. Cette technique je l'ai utilisée une fois, mais c'était il y a plus de 20 ans et parce que je pouvais pas faire autrement, il y avait urgence. Ca a fonctionné.
Hormis un développement et éventuellement des tirages sur place, je ne vois pas d'autres solutions que de voyager avec vos films jusqu'au retour.
l'idée de Douz de faire développer ses films au fur et à mesure me semble le mieux, il faut peut être se renseigner avant le départ pour connaitre des professionnels dans les pays traversés
je me permet de te donner un lien sur un site qui a l'air pas mal, ils pourraient aussi te donner de bons conseils : http://www.danstacuve.org/
L'avantage que je trouve essentiel est celui qui fait que je prendrai plaisir a faire de la photo, plaisir qui m'est entièrement absent en numérique.
Si le supplément d'âme de l'argentique consiste à se replonger plusieurs heures dans l'atmosphère chaude et moite de sa salle de bains, baignée par la lumière inquiétante de la petite ampoule inactinique rougeâtre, en inspirant à pleins poumons les vapeurs acidulées des bains chimiques, ceci pour le seul plaisir de tomber en extase devant la petite image qui se construit doucement sur la feuille de papier immergée dans le bain de révélateur et qui promet à l'heureux photographe, dès les premiers contrastes entrevus, les surprises les plus inattendues (parfois bonnes mais souvent mauvaises).. Alors cela me parait une aspiration très saine, et une des meilleures écoles pour apprendre la photo 🙂 (j'ai encore souvent cette petite nostalgie du labo N&B de ma jeunesse !)
Si en revanche le plaisir morbide consiste à devoir attendre cinq semaines ou plus pour s'apercevoir qu'on a totalement sous-exposé les 36 vues d'un chargeur 24X36, simplement parce qu'on s'est planté dans les réglages de synchronisation du rideau du reflex avec l'éclair du flash cobra qu'on ne maitrisait pas du tout parce qu'on avait mal lu la notice (histoire vécue).. Alors là, c'est franchement du masochisme argentique ! Car avec le numérique, et à moins d'être un crétin congénital, on ne commet en général jamais 36 fois de suite la même erreur ! 😏
Et si l'exercice consiste à faire développer les négatifs par un autre en voyage (attention à la maitrise des températures , mieux vaut faire cela soi-même !), puis à les stocker plusieurs mois en attendant le labo de retour au bercail, on devra être particulièrement vigilant pour la conservation desdits négatifs, qui n'aiment pas beaucoup ni les plis ni les torsions, ni le sable, ni les rayures, ni les taches... 😕
C'est en effet pour les raisons qu'évoque Christiang que je souhaite utiliser l'argentique.
Cependant, je commence à douter sérieusement...
Peut être allez vous trouver ça dommage mais j'ai pris le choix d'un voyage à budget minimum afin de passer le plus de temps possible sur les routes, l'utilisation de l'argentique demande un budget conséquent en ce qui concerne l'achat des films, le développement des négatifs et l'agrandissement... (j'évalue ça à 20 euros les 36 photos... soit, environ 50 euros par mois...)
De plus, j'aurais trouvé un grand plaisir à envoyer les pellicules directement depuis l'etranger vers la france afin de proceder à toutes les étapes du dvlpt par moi même au retour... Impossible apparament en raisons de rayons X ou je sais pas quoi dans les aeroports... si vous connaissez des astuces pour contre carrer ce point, je suis preneur.
Enfin, je voyage à velo, alors concernant ce que dit christiang, les plis, les torsions, le sable les rayures et les taches, c'est un peu le quotidien de ce mode de transport.
De plus, j'aurais trouvé un grand plaisir à envoyer les pellicules directement depuis l'etranger vers la france afin de proceder à toutes les étapes du dvlpt par moi même au retour... Impossible apparament en raisons de rayons X ou je sais pas quoi dans les aeroports...
Pour éviter les dégradations possibles durant le voyage en vélo, tu peux toujours envoyer à la maison les négatifs développés (soit en bandes découpées, soit en rouleau, mais toujours sous enveloppe cartonnée ou boîte robuste pour éviter les dommages de la poste)
Une fois les négatifs développés, il n'y a plus aucun risque avec les rayons X (comme déjà dit par Douz... ...Après la preuve par neuf la preuve par Douz, c'est l'inflation !😏)
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This isn’t a travel journal. I’m borrowing an idea from someone else who, a few years ago, thought of starting a thread to share their archived photos of this country.
I’ll be posting here from time to time—some less old, let’s say more or less recent, images.
With little or no commentary. Just for the fun of it.
I have Magix Deluxe and I’m wondering if there are others that are easy to use where, of course, you can add your own music to the edit. If it’s free, that’s even better so I can test it out 😊
Hi everyone,
here are two (long) videos about some of Paris’s hidden gems—some well-known, others less so. Perfect for travelers or locals who want to discover the "villages" of Paris!
Hello everyone!
Photo taken at the end of August off the coast of Tasiilaq (eastern Greenland).
This is that kind of halo surrounding the top of this iceberg (it’s the only one I saw like this out of thousands).
It’s apparently a light diffraction effect combined with moisture freezing above the iceberg.
Estimated height of the iceberg: 30 m.
Have a great day!
Does anyone have recent info on the camera fee amount at Tadoba-Moharli?
We spent 8 days there in the second half of February, and the local tour operator (The Wild Cat Eyes) collected 2000 rupees per camera per safari without any receipt—totaling 240,000 rupees (~265 €) for 12 safaris (9 in core zones and 3 in buffer zones).
The signs at the park entrance listed 250 rupees, and the tour operator ignored our requests for an official park receipt.
I’d like to buy a camera to take with me everywhere while traveling and hiking. My use case: automatic mode only, for travel photos and family moments (meals, etc.).
I currently have a Lumix FZ300, which has really let me down—especially in low light. I got some pretty mediocre shots from my last trip, and I definitely won’t be going back there...
So, I’d like to replace it. Here’s what I’m ideally looking for:
A compact camera, large sensor, decent zoom, and weather-sealed if possible.
Any recommendations?
I traveled for a long time with a DSLR equipped with an 18-250mm zoom, but I gave it up two years ago and replaced it with my smartphone, which is lighter and less "intimidating" for street photography. The photo quality is good enough for nice enlargements (up to 80 cm).
Following up on my post "Dubai on a budget," here are a few photos to give you an idea of the atmosphere...
Mamzar Park
Kite Beach – Solemio section
Waterfront Market, fish side
Fruit and vegetable side
Bur Dubai... a peaceful stroll along the creek
Iranian mosque right in the city
Indian thali
Afghan bakery
It’s tough to pick what seems the most iconic, so I went with what reflects the tranquility... for a relaxing holiday, you know?!!
Yes, Dubai isn’t just a crowded place with an influencer on every corner!!!
Laurence
Since I had a fantastic week in Puglia, and it's such a nearby and easily accessible destination from France,
I invite you to check out the article I wrote about it on my blog: www.philippebasset.com/puglia.html
I highly recommend visiting this coastal region along the Adriatic Sea for so many reasons: diverse landscapes, refined and varied cuisine, a very pleasant climate, a discreet and welcoming population, no mafia (it’s sad to say, but many Italian cities are plagued by this scourge, which brings insecurity, filth, and extortion...), and apart from July-August, there’s no risk of mass tourism!
*Dolce vita* guaranteed!
I’m happy to help if you’d like tips or recommendations :)
And plenty more photos to discover—hopefully, it’ll make you want to book a flight to Bari!
I spent a couple of weeks in the Shetlands (Unst, Yell, and Mainland) last October in the north of Scotland. I’m sharing my discoveries from this rarely talked-about destination.
I’m sharing a slightly unusual travel journal with three goals. To make it work, this discussion should stay in the travel journal section so we can find it easily and keep adding info to existing posts.
This journal is meant to help "newbies" discover these magical places.
We go to Southern Africa not just for the animals, but also for that soft light, the atmosphere, and those incredible wild campsites where you feel so at home... I’d love for you all to share your favorite spots here—those we miss so much.
The last goal is figuring out how to photograph them. Honestly, I’m not happy with my photos because they don’t capture the feeling I get when I’m there or that unique atmosphere.
I’ll start with one of the first spots that, for me, is one of the most beautiful in Southern Africa: Passarge Valley 2 in the Central Kalahari.
There, you’re alone—completely alone. The next campsite is over 25 km away, and that’s a half-day of 4x4 driving. In front of you, there’s nothing but the CKGR plains with herds of springboks... absolutely stunning 😎
I didn’t know the area before, but the Camargue is packed with "experiences":
- Taking the ferry
- Walking on the beaches and watching the kitesurfers
- Crossing the dike on an electric bike
- Horseback riding along the shore
- Visiting a *manade* and attending an *abrivade* (cattle roundup)
- Exploring Les Saintes-Maries-de-la-Mer, Aigues-Mortes, or Arles
- Touring the salt flats of Giraud or Aigues
- Photographing birds at the Parc du Pont de Gau
- Watching a bull race and cheering on the *razeteurs* (bull-chasers)
- Experiencing a Gypsy evening
- Hiking "flat" among the reeds
- Tasting bull meat
- Relaxing in a peaceful haven
- Testing mosquito repellent
- ...
Needless to say, we didn’t have time to do it all in 3 days.
We’ll be back!
A few tips:
- For relaxation: a gorgeous guesthouse, *Le Mas de Bouvet*
- For *manades*: the one at Baumelles, with a *Guytou* (herdsman) as warm as he is passionate
- For tasting bull meat: *Le Chante Clair* in Les Saintes-Maries
- And for birds: the Parc du Pont de Gau
If you’re a photographer, the park lets you stay until 6:00 PM, and afterward, you’re free to leave whenever you want.
Those are the best hours for observing and photographing birds.
But it’s also where you’ll see massive telephoto lenses that’ll make you feel small if all you’ve got is a small hybrid camera (like my Lumix G80) with a 100-300mm lens.
A few photo memories—starting with the *Manade de Baumelles*:
I suggest we take a little visual trip around the world while we wait to experience some of these destinations on your future travels. 😉
The concept is simple: one country, 5 photos that, for you, capture the essence of that country. The same country can be shared by multiple participants.
Everything goes, and the thread is open to anyone who wants to join—budding photographers, pros, or complete newbies...
Bonjour les amis…on revient d’un petit voyage au Québec, le Bas St Laurent, la Gaspésie, le Charlevoix,
Le traversier, l’Isle au Coudres….etc. Je vous envoie la première partie, assez longue ( 12 min….!!! )
Si vous les avez ( le 12 min )….click sur le lien….
A la prochaine
Hello à tous,
je pars en voyage en Angleterre et envisage de remonter toute l'écosse en voiture / stop. Je suis photographe semi pro et ayant déjà eu pas mal de déboires en voyage avec mon matériel, j'aimerais bien l'assurer contre notamment les dommages accidentels etc.
deux questions:
- est ce que vous le feriez avec votre assurance maison?
- est ce que vous prendriez une assurance dédiée? et si oui, directement dans le pays concerné?
j'ai vu ce site https://hello-safe.co.uk/camera-insurance
avec des assureurs dédies comme photoguard et assetsure qui m'ont l'air bien surtout pour un voyage longue durée. vous en pensez quoi?
merci bcp
Bonjour,
Je suis allé en Syrie il y a quelques mois, et oui les touristes sont de retour !
Un peuple très accueillant, beaucoup d'histoire et des beaux paysages 🙂
Il y a quelques années, j'avais fait cette photo jointe sur l'un des monuments funéraires du cimetière du Père Lachaise.
J'avais à l'époque, posé la question de sa signification sur le forum, mais pas vraiment de réponse satisfaisante.
Reste mon interrogation, donc je "reviens à la charge " avec cette photo.
Merci à tous les chercheurs, connaisseurs...
Pour ma part, ce n'est pas le 7 en lui même qui m'intrigue, mais le quadruple sur fond de delta lumineux!
Bonne journée