Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à v��rifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉
Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
Comme tu l'as mentione, l'anglais est necessaire si l'on veut travailler dans certains secteur.
Il est indispensable si l'on veut voyager a travers le monde, car qu'on le veuille ou non, tu peux aller dans la plupart des pays du monde et de debrouiller avec quelques mots d'anglais, ce qui n'est pas le cas pour le chinois...(sourire)
Si, d'un autre cote, tu es seulement interesse par un pays ou un groupe de pays (ex: Amerique du Sud, pays arabes), il est evident que la langue parlee dans ce(s) pay(s) devrait etre ta priorite.
La popularite de l'anglais s'explique par sa simplicite (du moins a la base), evidement quand on progresse, on se rend compte que le vocabulaire est tres etendu et l'on doit egalement tenir compte des accents et des apports inherents a certain pays. Quelqu'un a dit "les americains et les anglais sont separes par la meme langue" et c'est un peu ca... tu as du t'en rendre compte en Australie !
Quant a l'apprentissage des langues, c'est un faux probleme, tout le monde peut apprendre, mais beaucoup refusent d'y consacrer le temps et l'effort necessaire. On n'apprend pas une langue en se la faisant injecter ou en se mettant un casque sur la tete pendant cinq minutes, malgre ce que certains auteurs de science fiction voudraient nous faire croire.
Il faut de l'opiniatrete et une grande envie d'apprendre. Il ne faut pas se contenter de repeter des phrases toutes faites comme un perroquet, mais egalement en apprendre la grammaire et le vocabulaire, au besoin par coeur.
Et ne pas hesiter a se rendre ridicule en faisant des erreurs.
Mais le resultat en vaut largement la chandelle !
Bonne journee
Oui en effet, il y a pas mal de différences d'un Anglais à l'autre si on peut dire, mais au final, c'est extremment simple pour un Anglais de comprendre un Américain, un Sud-Africain, un Australien, un Canadien ou un Nouveaux-Zélandais...
Mais bien sur ils ont des mots différents chacun de leur côté.
Je pense que ces différences se retrouvent à une plus petite échelle (accents régionaux en France par exemple) et ne nuises pas à son expansion, ou comme expliqué dans mon petit monologue ci-dessus, sa globalisation et sa position dominante actuelle et future.
Bonjour
Ce que tu dis est intéressant et bien argumenté.
Ceci dit je pense exactement le contraire (je précise que je parle plutot bien l'Anglais)
Pour moi celà déboucherait sur un appauvrissement culturel général, chaque langue est en soi une manière de forger l'esprit des gens, une fenètre ouverte sur l'esprit humain et a son rôle dans le modelage des mentalités de chacun.
Chaque langue et chaque patois appartient au patrimoine de l'humanité et devrait être défendue ardemment. Si tout le monde se met à l'Anglais c'est le chemin inverse que l'on prends même si c'est tres pratique. Le coté nul en langues des français, meme si c'est gonflant des fois, me plait bien, j'y vois une forme de résistance inconsciente à la mondialisation.
Avec ce raisonnement on pourrait dire que nous devrions tous écouter de la musique Anglo saxonne ou voir des films anglo saxons(puisque ce sont les plus répandus et donc les plus fédérateurs).mc donald est probablement le restaurant le plus répandu au monde au passage. Je grossis un peu le trait mais je suppose que tu voit ce que je veux dire
Désolé de ne pas avoir le temps de développer plus mais en tout cas c'est très bien d'aborder ce sujet
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Le monde est bien plus riche que ce qu'une seule langue, qui doit son expansion à la domination économique, politique, et militaire de la nation dominante du moment, peut exprimer.
Pour s'en convaincre, j'ai créé un évènement sur le net, le "tour du monde des bilingues" avec des portraits en vidéo. J'espère bien ainsi contribuer à faire passer l'idée qu'imposer la langue dominante du moment est très loin de l'idée qu'on peut se faire de l'échange et de l'égalité entre les peuples.
Plus de détails sur l'évènement ici http://blog-bilinguisme.fr/tour-monde-bilingue/
L'anglais est dominant aujourd'hui comme le français hier, le latin avant hier et le grec avant. C'est une solution pour se débrouiller mais il existe plus simple, plus rapide et plus juste.
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
Certes c'est solidement argumenté toutefois j'y vois plusieurs erreurs
1. l'anglais est, à l'origine, un dialecte des Angles et des Saxons que ne parlait même pas la noblesse dirigeante ("Dieu et mon droit", "Honni soit qui mal y pense"). Or un dialecte est sémantiquement pauvre et imprécis. Par exemple il est impossible à quelqu'un qui connait bien l'anglais de traduire un article d'informatique s'il n'est pas informaticien lui-même car le résultat est du charabia. L'allemand, en comparaison, est beaucoup plus précis. Un gag : je traduis, justement, un article d'informatique et je suis étonné de la belle construction, des mots sans équivoque, bref un plaisir alors qu'habituellement je galère. Ce n'est qu'en fin de l'article que je m'aperçois que l'auteur est allemand, même s'il l'avait rédigé en anglais... Et je ne parle pas des diverses prononciations qui avait fait un jour basculer sur "français" le sélecteur de traductions d'un colloque international, un universitaire américain quand un indien faisait une communication en anglais.
2. et puis un langage n'est pas neutre, il est choisi parce que c'est celui de l'empire (latin avec l'empire romain, anglais avec l'empire ricain). Une allégeance qui peut ne pas plaire.
3. dernier point : une langue vivante ne peut, de par son caractère évolutif, convenir comme langue d'échange universelle. Et si les ghettos noirs utilisent un anglais qui devient incompréhensible pour le reste des américains, je ne vois pas ce langage avoir vocation de communication universelle. Il vaudrait mieux se taper une langue morte et précise comme le latin (malgré ses déclinaisons "Rosa, rosa, rosam..."). De plus c'est de l'ASCII 7 bits (pas de minuscules accentuées) et ça mettrait tout le monde d'accord). D'ailleurs n'était-ce pas le cas des lettrés de la Renaissance qui communiquaient ainsi dans toute l'Europe ?
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
je comprends tout à fait l'aspect "pratique" de ce que vous exposez mais je trouve malgré tout qu'il serait dommage de réduire l'humanité à un seul langage ...
actuellement en Amérique du sud, lorsque les gens s'aperçoivent que je ne suis pas de langue espagnole (mon accent français, sans doute ...) et dans les lieux touristiques, ils se mettent à me parler en anglais : ils le font en pensant m'arranger ce qui part d'un très bon sentiment j'en suis consciente, mais çà m'agace : je préfère qu'ils me parlent en espagnol !!!
Maintenant, de part le monde, les gens pensent que si on ne parle pas leur langue, on parle forcément anglais, ce qui est encore faux pour une bonne partie de l'humanité !!!
Bon, je n'ai rien contre l'anglais, mais je préfère apprendre à me débrouiller en espagnol quand je suis en pays de langue espagnole ! Maintenant, si on fait le tour du monde, on ne peut apprendre toutes les langues, donc, on revient au point de départ, l'anglais a un côté "pratique" qu'on ne peut nier ...
Bonjour Stef,
Bien d'accord avec toi pour le côté "pratique" de l'anglais mais la diversité est bien plus intéressante, je dirais même : vive la différence !
Il arrive parfois dans la vie que ce n'est pas parce que tu es anglophone que les portes s'ouvrent mais justement parce que tu es francophone.
Dans ma province anglophone de l'Ontario (Canada) notre actualité est au contraire la suivante : "comment créer une université francophone ?" http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2013/02/10/002-forum-etudiants-sudbury.shtml
C'est juste un petit exemple que je te donne.
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
un jour nous parlerons tous anglais et le français disparaitra c'est inéluctable ;la seule chose qui me chagrine , c'est qu'ayant 60 ans , je ne le verrais probablement pas , alors qu'en tant qu'occitan j'aurais tant aimé , à titre de revanche
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉
Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
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est ce un sujet "troll" ? 🙁
1 que tout le monde se force à parler anglais c'est très "pensée unique" ; ça signifie que 8milliards de gogos vont tous se ressembler point par point....c'est déjà bien parti avec la téléréalité , Facebook, les Fast-Foods et compagnie...
2 ce qui est totalement irritant en France c'est l'emploi par les marques commerciales de termes anglais : je vais m'acheter des chaussures de trail , je vais faire mes courses dans un Drive...
3 ceci dit c'est évident qu'en voyage on est contraint de s'exprimer en anglais pour communiquer
Pour moi celà déboucherait sur un appauvrissement culturel général, chaque langue est en soi une manière de forger l'esprit des gens, une fenètre ouverte sur l'esprit humain et a son rôle dans le modelage des mentalités de chacun.
Chaque langue et chaque patois appartient au patrimoine de l'humanité et devrait être défendue ardemment. Si tout le monde se met à l'Anglais c'est le chemin inverse que l'on prends même si c'est tres pratique. Le coté nul en langues des français, meme si c'est gonflant des fois, me plait bien, j'y vois une forme de résistance inconsciente à la mondialisation.
Merci de votre réponse, mais j'avoue être un peu dérouté par le mot erreur, car ce que vous mentionnez, je n'en parlais pas vraiment, ou pas en ces termes... Mais j'entends ce que vous dites, et pour vous répondre:
1. Langue imprécise, c'est tout relatif. Vous évoquez les origines de l'anglais et vos difficultés de traduction. Certes, l'origine de la langue et sa construction font qu'un même mot peut avoir divers sens selon le contexte, informatique dans votre cas. Mais comme vous le dites à juste titre:
il est impossible à quelqu'un qui connait bien l'anglais de traduire un article d'informatique s'il n'est pas informaticien lui-même car le résultat est du charabia
Il en va de même pour de nombreuses langues, à commencer par le français. Essayez d'expliquer un concept ou des travaux d'informatique à un non-informaticien et les mots classe, réseau, carte ou même langage peuvent avoir de sens bien différents. C'est le principe même d'une spécialité: si on est novice dans le domaine, il faudra un temps d'adaptation. Je ne partage pas ici vos conclusion, même si je suis d'accord avec le constat. Le manque de précision que vous évoquez est à mon sens plus que compensé par la logique et surtout le pragmatisme de la langue anglaise, très intuitive. Ce n'est pas innocent si l'anglais s'est imposé comme langage universel informatique depuis bien longtemps.
2. J'ai un peu plus de mal à saisir votre logique ici. Qu'entendez vous part
puis un langage n'est pas neutre, il est choisi parce que c'est celui de l'empire (latin avec l'empire romain, anglais avec l'empire ricain). Une allégeance qui peut ne pas plaire.
On est bien d'accord, et c'était mon intro, les grandes puissances peuvent imposer un langage, le passé l'a montré. Quand bien même on admet que l'anglais soit la langue du pouvoir (ou une autre langue d'ailleurs, la conclusion est la même), ce que j'évoque c'est que justement dans le monde actuel, les moyens de communications sont tels que l'on est bien au delà de cette problématique. Je ne saisi pas bien ce que vous voulez dire. Souhaitez mettre en évidence qu'il y aura toujours des gens qui refuseront de parler la langue commune? Je suis curieux d'avoir plus de complément ici.
3. Absolument, une langue évolue avec son temps. Mais je ne vois pas en quoi le vocabulaire transformé par un ghetto ou un diner mondain changerai la donne. Je m'explique. En France, mettez une personne du sud (Montpelier, Marseille) face à une personne du nord (Lille) et vous ferez également face à des incompréhensions, c'est pas pour celà que les deux ne comprennent pas le JT de 20H: des dérives sont inévitables, et l'évolution du socle commun également, apparitions de nouveaux mots, disparitions d'anciens. Dans le nord comme le sud, même si les gens on leurs propres expressions, accents et même mots, cela ne les empêche pas d'évoluer ensembles autour du tronc commun français: ex: ils savent tous ce qu'est un téléchargement, même si ce mot n'était pas dans le dictionnaire il y a 30 ans.
Bonjour
Ce que tu dis est intéressant et bien argumenté.
Bonjour, Merci de ton retour.
Ceci dit je pense exactement le contraire (je précise que je parle plutot bien l'Anglais)
Excellent! J'aime les arguments contraires, ça aide à faire avancer!
La suite de ton commentaire est très intéressante, et pour te répondre, je citerai une phrase:
j'y vois une forme de résistance inconsciente à la mondialisation.
Je trouve cela très parlant. Et c'est probablement ici que ce situe notre principal désaccord. Je vais essayer de te répondre et de t'expliquer pourquoi je pense également que la différence est une bonne chose, mais pourquoi je n'arrive pas à la même conclusion.
Le mot modialisation est très souvent perçu comme négativement, il n'y a qu'à regarder les journaux à la même époque l'an dernier pour y lire les arguments des deux bords, et quand on la défend, on n'utilise pas le mot, par contre lorsqu'on la combat, on l'utilise à tord et à travers.
Mais c'est quoi au juste? Je vais pas écrire une définition ici, si vous voulez la description complète, je vous invite à visiter la page wikipedia, bien construite, ici.
Même si l'on fait souvent rimer le mot avec Macdo, Coca ou encore Microsoft (au passage, tous américain... il y a un autre mot que l'on pourrait utiliser ici je crois 😛 ), on omet souvent les autres parties de la mondialisation: l'écran que tu as devant toi, l'ampoule au dessus de ton bureau, le clavier sur lequel tu tapes, les bananes dans ta corbeille de fruits, l'avocat dans ta salade, les cacahuetes avec ton apéro, ou encore le jus d'orange bu ce matin au p'ti déj. Sans la mondialisatioin, rien de tout ça.
La mondialisation c'est "l'interdépendance des économies et l'expansion des échanges et des interactions humaines". Autrement dit, ce beau forum et son sujet phare sont le fruit de la vilaine et méchante mondialisation.
La mondialisation, quand on prend le temps d'en lire des définitions et des exemples détaillés, ça ressemble vachement au progrès, ou du moins à son principal moteur...
Je me trompe peut être, mais ce à quoi vous semblez être attaché, ce sont des valeurs. Et là où je pense qu'un certain nombre de personnes se trompent, c'est de penser que valeurs et globalisation (ce mot fait moins peur que mondialisation je dirai non?) sont incompatibles.
Pas du tout! Et j'illustrerai ça en prenant un exemple bien local: ce n'est pas parceque l'on parle tous français que l'on a enterré les ferias du sud de la France ou les quatre-quarts bretons. Au contraire. Chaque région garde certaines de ces valeurs, chaque département au sein de ces régions aussi, chaque village au sein de ces départements également.
La globalisation, qui dans l'Antiquité était vigoureusement combattue (au niveau de la France, à l'époque où les bourg sont des petits paradis indépendants), permet aujourd'hui de manger une Choucroute à Marseille ou des Huitres à Strasbourg (je trouve que c'est pratique la bouffe, ça donne plein d'exemple 😎 ).
Bref, ce que je veux dire, c'est qu'harmoniser certaines choses rend plus simple les échanges, sans pour autant détruire tout sur son passage. Le Macdo t'offre une alternative, personne ne force qui que ce soit à rentrer dedans, si les gens y vont, c'est que le produit est intelligent et bien construit (ne me crucifiez pas hein, je dis juste que commercialement ils sont efficaces les monsieurs avec un M jaune sur leur t-shirt).
Avoir une langue universelle ne veut pas dire que tu ne pourras pas parler une autre langue, ni regarder un film en Hongrois ou lire un livre en Latin. Tu auras le choix, le temps fera le reste (=sélectionnera les valeurs, pas parceque c'est bon ou moins bon, mais parceque les gens y trouvent un intérêt ou pas). Plutôt que d'avoir peur du changement, il faut l'accepter (pas bêtement non plus hein) pour mieux conserver ce à quoi on tient!
Et certains trucs traversent les millénaires, on joue encore aux sports de Jules César...
Merci de ta réponse en tout cas, ça fait réfléchir (et lire/relire wikipedia) et découvrir des choses
Votre projet à l'air tout à fait passionnant!
Je vous souhaite de le mener à bout et d'en profiter pleinement.
Pour vous répondre:
imposer la langue dominante du moment est très loin de l'idée qu'on peut se faire de l'échange et de l'égalité entre les peuples.
Pour les échanges, je suis curieux de lire/écouter comment vous les définissez et les illustrez. On pourra à partir de là échanger avec grand plaisir pour confronter nos idées. Qu'est ce qui dans le fait de tous parler une même langue pourrait être incompatible avec favoriser les échanges?
L'égalité entre les peuple est un tout autre sujet qu'une langue commune ne résoudra pas, même si elle peut contribuer à sa compréhension.
L'anglais est dominant aujourd'hui comme le français hier, le latin avant hier et le grec avant.
100% d'accord, mais contexte culturel/communicatif très éloigné comme je le mentionne plus haut dans le post initial.
C'est une solution pour se débrouiller mais il existe plus simple, plus rapide et plus juste.
Là je suis très curieux de plus simple et plus rapide à l'échelle mondiale, et surtout plus juste. Très curieux.
Je comprends ce que vous dites, et je pense que comme Penetang, vous faites référence aux valeurs des différents pays, aux différences et à la conservation de l'histoire comme le suggère Wolflarsen.
je vous invite à lire la réponse que je lui ai écrite ci-dessus.
Pas du tout. C'est le principe d'un forum. On échange, on partage, on discute, et avec un peu de chance on fait évoluer son point de vue avec le retour des autres. Le troll implique que je sois borné et pas ouvert à la discussion, et que je ne sois ici que pour me battre avec d'autres perosnne. Pas du tout. Je vous invite à lire mes posts dans d'autres sujet pour vous donner une idée de mon état d'esprits 😉
Et à en juger part les messages ci-dessus, les interactions sont plutôt posées, intéressantes et argumentées. C'est un appel à avis, et à lire ci-dessus, il y en a de différents, n'est ce pas intéressant à lire?
Pour vous répondre:
1. L'idée d'une langue commune n'a rien à voir avec une quelconque pensée unique. J'ai répondu à cette argument ici. Je vous invite à lire cette réponse. Si celà ne répond pas à votre question ou si vous aviez quelque chose de différent à l'esprit, je vous écoute.
2. C'est irritant pour quelle raison? Parceque vous ne comprenez pas les mots anglais utilisés par ces marques ou pour une autre raison? Est-ce lié à votre point 1 et serait-ce donc l'irritation de voir les langues tendre vers une harmonisation qui vous agacent? Pourquoi?
L'exemple que vous donnez existe dans de nombreuses autres langues. Les anglais disent par exemple souvent "macaron" où leur dictionnaire indique "macaroon" (prononciation bien différente), ou encore "entrée" pour dénommer le premier plat servi au lieu de "starter", ils ont adoptés certains mots français...
Comment, en toute bonne fois, demandez vous à vos amis s'ils ont prévu quelque chose samedi et/ou dimanche. Vous n'utilisez jamais d'anglissisme?
3. Dans la plupart des pays oui, en effet.
Je ne connaissais pas Mr Hagège, je vais jeter un oeil à ces écrits. Merci!
Pour moi pas besoin de Wikipedia pour trouver la définition de la mondialisation ou globalisation : comment enlever le pain de la bouche des uns pour exploiter à moindre coût d'autres bien plus vulnérables. Résultat misère et appauvrissement général sauf pour le fameux 1% car il existe bien lui le célèbre 1% qui est sans scrupules et intérêt global, il s'enrichit de façon illimitée aux dépens de tout le monde. A ce 1% il faut ajouter les banquiers qui achèvent le travail afin de bien s'assurer qu'après leur passage personne ne relèvera plus jamais la tête.
Si c'est dans ce but là que vous prônez l'anglais pour tous, vous faites fausse route, de cette misère là moi je n'en veux pas !
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
Oulala, du calme du calme, essayons de garder la discussion zen et posée.
Vous devriez vraiment lire ce que mondialisation signifie sur wikipedia, vous réviseriez peut être votre jugement, qui me parait bien arrêté, et surtout complétement embrouillé:
comment enlever le pain de la bouche des uns pour exploiter à moindre coût d'autres bien plus vulnérables
?? J'avoue je suis perplexe et ne sais pas comment tirer une conclusion ni même une interprétation d'une telle phrase.
Avez vous voyagé? Vous considérez vous hors ou faisant partie de ces 1%? Car la globalisation a tout de même permis de vous fournir l'ordinateur avec lequel vous répondez...
Reprenons calmement. Nous nous éloignons du sujet.
Je ne prone pas l'anglais pour pouvoir devenir un méchant vilain qui veut contrôler la planète et bien rigoler sur le dos de autres. Relisez le post initial et ma réponse. C'est tout le contraire. J'explique pourquoi on converge doucement vers une langue commune et pourquoi je pense que l'anglais est la meilleure candidate, rien de plus 😉
Reprenons calmement. Nous nous éloignons du sujet.
Pas du tout ! Le sujet de l'impérialisme et de son média linguistique est posé et doit l'être.
Je ne prone pas l'anglais pour pouvoir devenir un méchant vilain qui veut contrôler la planète et bien rigoler sur le dos de autres. Relisez le post initial et ma réponse. C'est tout le contraire. J'explique pourquoi on converge doucement vers une langue commune et pourquoi je pense que l'anglais est la meilleure candidate, rien de plus 😉
Voila qui est le propre de ce qu'on appelle "pensée unique" ! Pas de méchant vilain Pinochet, par exemple, subventioné et équipé par Kisinger. C'est inefficace et inutile (et ça ne séduit pas les bourgeoisies nationales de ces pays en quête de respectabilité). Il faut rendre toute opposition à l'impérialisme impossible à concevoir dans les têtes. Si tous les habitants de la planète deviennent des sous-américains (en fait les transnationales se foutent du chauvinisme étatsunien, mais l'origine idéologique est bien américaine) toute critique radicale de ce système devient impossible. L'aboutissement de la pensée unique est quand toute opposition est devenue impossible car inconcevable et se résume par l'assertion "on voudrait faire autrement qu'on ne pourrait pas". Donc une pensée formatée nécessite une langue qui la formate.
Seulement il y a un hic ! Ca s'appelle la dialectique (souvenez-vous de l'aphorisme "Deux ne fusionne pas en Un, c'est Un qui se divise en Deux"). Donc il risque de se produire une appropriation de la langue des seigneurs de la planète pour y manier d'autres concepts que l'allégeance-consommation à Coca-Cola. De même que le français a été approprié par ceux qui s'en sont servi pour faire la critique du colonialisme. Et Internet, conçu et développé par de "gentils" universitaires (avec les subventions de l'armée US) échappe aux contrôles sociaux et politiques, même s'il y a périodiquement des rassemblements pour tenter de définir une "gouvernance" d'Internet autre que la bête censure. On peut rigoler par avance sur ce qui va tenter de se faire comme "gouvernance" de la langue anglaise, y purger les vilains mots afin qu'elle soit bien une "novlangue" comme l'avait conçu George Orwell. Mais cette opération ne peut qu'être vaine car la sémantique nous apprend qu'une langue représente une pratique sociale et le sens comme la forme vont vite s'éparpiller la rendant difficile à comprendre par d'autres locuteurs anglophones, mais issus d'une autre pratique sociale.
C'est pour cela que j'ai écrit qu'une langue d'échange ne devait pas être une langue vivante et si ceux qui prônent l'hégémonie de la langue anglaise feignent de ne le pas comprendre c'est qu'ils ont d'autre desseins que la simple linguistique.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Et Internet, conçu et développé par de "gentils" universitaires (avec les subventions de l'armée US) échappe aux contrôles sociaux et politiques, même s'il y a périodiquement des rassemblements pour tenter de définir une "gouvernance" d'Internet autre que la bête censure.
c'est exact mais pire que la politique, Internet c'est devenu une véritable extension de la société de consommation...
je dirais qu'on s'en fiche de la politique et de la censure ( sauf en Chine par exemple) tout ce que veulent les acteurs internet c'est que les gens qui se connectent sur Internet soient captés par des acteurs commerciaux et provoquent l'acte de consommation.
Lorsqu'on se connecte sur le gros moteur de recherche bien connu eh bien on voit des bannières de pub et le moteur de recherche gagne de l'argent.
Il en va de même des journaux en lignes et autres sites internet concernant les "mass-media"
1. L'idée d'une langue commune n'a rien à voir avec une quelconque pensée unique. J'ai répondu à cette argument ici. Je vous invite à lire cette réponse. Si celà ne répond pas à votre question ou si vous aviez quelque chose de différent à l'esprit, je vous écoute.
2. C'est irritant pour quelle raison? Parceque vous ne comprenez pas les mots anglais utilisés par ces marques ou pour une autre raison?
je ne sais pas pourquoi mais j'ai du mal à être compris sur ce forum certainement parce que je m'exprime mal en Français mais ceci est une parenthèse
Non c'est pas du tout cela je comprends très bien l'anglais j'ai passé l'IELTS au English Council à Paris et j'ai habité à Vancouver j'ai même passé des entretiens d'embauche dans cette ville.
Ce qui est irritant dans l'emploi des anglicismes c'est qu'il y a des gens en France pour faire bien et pour faire chic qui utilisent à tout bout de champs des anglicismes pour prendre les autres pour des idiots.
Si on ne place pas quelques mots d'anglais bien choisis dans chez les gens bien on passe pour un idiot
Et pire que ça les grands acteurs de l'économie nous impose des anglicismes : Carrefour Market, Auchan Drive etc...
Comment, en toute bonne fois, demandez vous à vos amis s'ils ont prévu quelque chose samedi et/ou dimanche. Vous n'utilisez jamais d'anglissisme?
je déteste viscéralement les anglicismes dans le Français parlé tous les jours.
Je ne dis jamais "mail" pour parler je dis courrier électronique , courriel ou à la rigueur email.
Je considère que l'échange a plus de valeur si chacun fait un pas vers l'autre. Si j'apprends l'anglais et je parle anglais avec un américain. Quel effort a fait l'autre interlocuteur ? Comment peut-il comprendre que je ne comprends pas certaines notions ? La langue est une chose, la distance culturelle en est une autre.
Le fait de tous parler une langue commune est un accélérateur d'échanges. C'est le cas de l'anglais, j'aime utiliser cette langue, mais je constate aussi que certains l'ont comme langue maternelle. Ils n'ont donc aucune conscience des milliers d'heures que m'a coûté cet apprentissage.
Or, on peut obtenir les mêmes fonctionnalités à l'aide d'une autre langue qui requiert moins d'heures d'études pour certaines raisons, et en éliminant l'asymétrie entre les locuteurs, ou au moins en la réduisant drastiquement. J'ai développé cette analyse dans cette vidéo, http://www.youtube.com/watch?v=qBWXoNSZ_-4, qui paradoxalement est en anglais car on me l'avait commandée en anglais :-)
Dès que j'aurais un peu de temps, je la referai en français pour l'approfondir et corriger quelques erreurs ça et là.
Je pense que cela répond au "plus simple, plus juste, plus rapide".
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En même temps que cette publicité omniprésente est hyper pénible, l'Internet commercial est alors impossible à interdire, à censurer et à contrôler. Les enjeux financiers sont trop importants. Ce qui fait que, entre les pages de pubs, se cachent des petits sites qui ont autre chose à dire. Certes il y a de tout, du bon et du détestable mais, selon l'aphorisme soixante-huitard "La liberté est le crime qui contient tous les crimes, c'est notre arme absolue".
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Ca part un peu dans tous les sens là, on s'éloigne du sujet
Je vais essayer de répondre simplement.
Antila, le sujet ici est le concept de langue commune, pourquoi il est intéressant et pourquoi l'anglais est un des candidats. Les tentatives de provoc basée sur des idées qui sont au choix anarchistes, anti-américaines, complotistes ou les 3 ne font pas avancer le débat un instant.
Donc je ne rentrerai pas dans la polémique à 2 centimes que vous essayez de lancer, perte de temps. Pas besoin d'aller voir votre site figé dans les années 80 qui donne des conseils sur comment créer un style web (sic!) pour vous comprendre, en lisant vos posts sur d'autre sujets, on se rend compte rapidement du personnage, et vous vous décrédibilisez complètement tout seul, pas besoin d'en rajouter.
A quoi bon agir comme vous le faites sur un forum de voyage? Vous etes hors sujet. Je parie que vous pensez que l'on a jamais mis le pied sur la Lune... Je vous suggère d'aller sur les sites comme Rue89, complot.fr ou pascontent.com, vous y trouverez surement plein de gens intéressants, qui partagent vos pensées, et qui eux, ne travaillent pas pour les espions impérialistes du FBI étatsuniens sous perfusion de coca et dopés au burger.
Mathews, votre camarade(mentor?) Antlia vous attend via message privé pour créer votre alliance anti-méchants et un site au design ultra moderne pour contrer celui ci, je suggére: voyageforumrebelles.com.
Cyrilleho: je m'interroge, avec vous beaucoup échangé avec un anglophone natif? Car il vous suffit d'échanger quelques phrases pour qu'il se rende compte que vous n'êtes pas anglais natif (votre accent français est très clair sur la vidéo), et la première chose qu'il fera c'est vous dire qu'il trouve ça formidable que vous ayez appris sa langue, qu'il aimerait pouvoir lui aussi en parler une autre. La grande majorité des anglophones que j'ai rencontrés ont eu cette réaction de réelle reconnaissance.
Mais vous dites que ce n'est pas juste. Parce que vous avez appris un langage et que échanger veut dire que lui aussi le doit, que ce serait plus juste.
Là je ne vous rejoins pas. Si l'anglais était enseigné en langue numéro 1 partout, il n'y aurait pas ce problème, et quand bien même ce ne soit pas le cas, votre solution n'est pas efficace. Faire apprendre tout le monde est moitié moins efficace que de faire apprendre la moitié...
A mon sens il faut essayer d'être efficace dans l'ensemble, raisonner pour tous, et minimiser l'effort commun. N'est ce pas un peu égoiste de dire "j'ai fait l'effort d'apprendre une autre langue, donc tu dois le faire aussi", et donc vouloir que tout le monde fasse le même effort alors que l'on pourrait s'en passer?
Car en poussant votre raisonnement un peu plus loin: l'alphabet de l'esperanto est le latin, or les gens parlant chinois, indien ou autre doivent apprendre un autre alphabet pour apprendre l'esperanto. Ce n'est donc plus le même effort de chaque côté. Il faudrait alors écrire un autre langage basé sur un nouvel alphabet, un nouvelle base autre que le latin (en tant que français italien ou espagnol, les bases latines apportent un sérieux avantage, il suffit de regarder le mot bonjour: "saluton")
Au passage, la langue que vous défendez est maintenant vieille de 100 ans et parlée par 2 millions de personnes, c'est à dire 0,03% de la population. Peut on conclure à l'échec de cette tentative?
Donc :
- plus juste: non. Pas pour les pays possédant un langage non latin, pas plus juste parceque l'effort n'est pas le même pour tous (d'ailleurs, si vous apprenez moins vite que moi ou l'inverse, c'est pas juste non plus, on fait comment?)
- plus simple: même réponse. C'est peut être plus simple pour un français, un espagnol, un italien, un portuguais... Mais pas pour un indien, un chinois, un japonais, un anglais... soit pour plus de 50% de la population...
- plus rapide: vu le nombre de gens à convertir comparé à l'anglais qui couvre déjà 15-25% de la population suivant les estimations, contre 0.03%... Plus rapide? Ca m'étonnerait...
L'idée de l'esperanto était intéressante, mais c'est un échec assez magistral, et qui plus est, il ne répond aucunement aux problématiques initiales de ce post: langage commun déjà existant pour la programmation, le commerce, les normes internationales... Tout réécrire et réapprendre en esperanto serait tout sauf plus rapide, facile et juste...
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bon apparemment ça fait la deuxième fois que ce que j'ai écris n'a pas été compris...
je ne suis pas du tout un rebelle , j'essaie d'avoir l'esprit critique comme le fait Wolflarsen très bien dans un des ses messages, du 9 février 2013
Il écrit que cela conduirait à un appauvrissement culturel général
C'est pour cela que j'ai écrit qu'une langue d'échange ne devait pas être une langue vivante et si ceux qui prônent l'hégémonie de la langue anglaise feignent de ne le pas comprendre c'est qu'ils ont d'autres desseins que la simple linguistique.
et votre réaction haineuse à mon égard montre que j'ai vu juste car je ne veux pas devenir un petit perroquet de l'oncle SAM. Nous sommes déjà assez américanisés comme ça.
J'ai aussi suggéré que, quitte à prendre la langue d'un empire, pourvu qu'elle soit riche et précise, au moins que celui-ci soit mort. A ce niveau le latin me semble le meilleur candidat typographique.
Dans les Amériques, d'ailleurs, la langue la plus universelle est l'espagnol (castellano) si l'on excepte le Brésil (mais on arrive toujours à s'y faire comprendre), y compris en Californie où une voisine d'origine espagnole y va souvent sans connaître un mot d'anglais. Or nous parlons bien de voyages et de voyageurs, pas de business mans. Et je peux vous dire qu'au niveau du peuple dans beaucoup de pays d'Amérique du sud seule une poignée baragouine l'anglais (déjà quand ils parlent correctement le castellano c'est déjà bien). Idem pour ceux qui croient que tous les japonais parlent anglais. C'est complètement faux ! Dans le Japon réel les japonais parlent (et ils ont même le culot de l'écrire 😉 ), devinez quoi ? le ja-po-nais ! Mais ils sont plein de sollicitude pour le malheureux occidental qui soufre sur les idéogrammes.
Là aussi nous divergeons politiquement : si je vais dans un pays, je vais à la rencontre d'autres cultures. Francophone je suis, mais juste parce que je suis ignorant de la langue locale et je me dépêche d'apprendre quelques mots courants pour montrer que je suis bien élevé. Je ne me vois pas parlant un anglais que mes locuteurs ne comprendont que très mal et être, en quelque sorte, le représentant d'une langue (et donc d'une culture et d'une politique) qui n'est pas la mienne.
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Un petit exemple :
En catalogne Française les habitants se sont repris d'intérêt pour leur langue et leurs traditions, malheureusement des générations élevées par l'école républicaine( et avant ça la royauté avait fait de même imposant la langue parlée par le roy laquelle, au passage, à l'époque était la langue internationale de la noblesse )avaient progressivement perdu la connaissance de leur patrimoine culturel. La solution qui à été trouvée a été de faire appel à nos voisins catalans espagnols par exemple en les invitant à des fêtes locales pour faire des demonstrations de Sardagne et autres spécificités locales. Aujourd'hui les Espagnols sont toujours les bienvenus mais plus comme simples participants, la transmission s'est faite.
Si les catalans espagnols n'avaient pas maintenus leur culture de leur côté c'est tout un héritage qui aurait été perdu .
En Indonésie ce sont des centaines de langues parlées qui ont été définitivement perdues au profit du bahasa indonesia , je crois savoir qu'il en est de même aux philippines avec le tagalog et...l'Anglais
Pour le moment le sujet , comme tu l'as écrit peut se résumer à culture contre fonctionnalité peut être devrions nous réfléchir à un moyen de protéger l'une sans sacrifier à l'autre.
l'Anglais comme langue commune pourquoi pas mais alors conjointement à toutes sortes de protections des langues originales de chacun .
Merci à tout le monde de continuer à débattre sereinement d'un sujet trop intéressant pour s'égarer en querelles stériles.
PS désolé si il y a des fautes j'ecris depuis un téléphone 🏴☠️
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
L'exemple des Philippines est un bon exemple. Quand le pouvoir central a décidé que la langue officielle serait celle de l'île la plus importante, Manille, les autres îliens ont fait la grimace, ayant peu de perdre leur culture. Aussi ont-ils décidé que chacun garderait sa langue régionale et, pour se comprendre et pas seulement entre philippins, ils adopteraient l'anglais comme langue d'échange. Démarche qui me semble bonne dans le cas des "petites" langues régionales (et qu'on ne vienne pas me dire que je suis un bouffeur de rosbeefs et un américanophobe primaire) mais bien plus discutable dans le cas des "grandes".
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J'ai beaucoup échangé avec des anglophones natifs car j'ai travaillé en Angleterre et voyagé pas mal avec l'anglais en Afrique et au proche-orient.
Je parlais beaucoup mieux à ce moment mais je ne me suis pas servi de l'anglais de manière active depuis 10 ans tout en parlant tous les jours espéranto depuis 8 ans. Mon niveau et mon accent ont baissé.
L'asymétrie persiste quand bien même on enseigne l'anglais partout car certains l'ont comme langue maternelle.
Vous dites "Faire apprendre tout le monde est moitié moins efficace que de faire apprendre la moitié... "
Je ne suis pas d'accord car on ne parle pas de la moitié mais d'une minorité de 10 % des habitants de la planète, mais surtout, l'espéranto est plus rapide et économe en moyen car l'effort pour l'apprendre est considérablement plus réduit que pour apprendre une langue nationale comme l'anglais. (C'est un aspect que je n'ai pas développé dans la vidéo). Tout simplement car il a été construit dans ce but et tout est plus régulier. C'est difficile à comprendre pour quelqu'un qui ne connait même pas l'existence de cette langue car ce sont ces caractéristiques intrinsèques qui le rendent attractif.
Conclure à l'échec de l'espéranto aujourd'hui serait similaire à conclure au XVIème siècle : Personne n'utilise le zéro et les chiffres arabes, les changeurs d'argent qui ont essayé ont rencontré des réticences de la part du public et on les a bannit, donc échec. Conservons les chiffres romains et les abaques.
100 ans pour l'espèce humaine ne représentent rien du tout. Et c'est justement parce que l'espéranto est une maximisation globale et non pas locale qu'il se diffuse lentement.
Vos arguments concernant les langues latines et les asiatiques ne tiennent pas à une analyse plus poussée, que vous ne pouvez pas mener car vous ne connaissez pas la langue. Par chance, feu Claude Piron, qui était interprète de chinois, l'a faite pour nous. C'est ici http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/langueoccidentale.htm
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Le lien est intéressant, le principe de l'esperanto aussi mais je me demande si l'absence de racines le rattachant à une communauté humaine spécifique n'est pas un frein à la motivation pour l'apprendre.
Quand à l'Anglais, la culture Anglosaxonne me semble être dans une phase étrange d'expansion-regression: autant elle gagne chaque jour de l'influence en tant que culture justement autant on assiste à une forte régression sur le plan économique, c'est chaque jour plus net aussi paradoxal que ce soit mais laisse imaginer un stade où l'on arrivera à un point de rupture. Si dans le futur les étudiants se détournent progressivement de l'Anglais au profit d'une ou plusieurs autres langues devenues plus utiles pour les échanges commerciaux peut être que notre connaissance de l'Anglais sera devenue aussi désuète que le latin de nos aînés avec leur"rosa rosae ...etc ".
l'esperanto je veux bien mais quid de la précision du langage? Et en combien de temps l'apprentissage comparé, par exemple à l'Anglais?
Pour Antila-J'avoue que je ne vois pas où est la différence de dynamique entre "petites"et "grandes"langues mais en tout cas merci d'avoir corrigé mon erreur au sujet du tagalog.
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Aristote (parait il)
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Pratiquer/maîtriser l'anglais, ou le transformer en la langue unique de l'humanité ?
La première solution est envisageable (quoique … voir plus loin), la seconde demande d'ignorer qu'une langue est bien davantage qu'un moyen de se faire comprendre, elle véhicule toute une culture, une histoire et façonne la manière de penser comme celle de voir le monde.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Vous vous leurrez, bien heureusement. Le remplacement de toutes les langues par un idiome unique serait la disparition de cultures, voire de civilisations entières, un rêve pour psychopathes hégémoniques …
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte.
Que nenni. Elles ne sont plus (aussi) pratiquées telles qu'elles étaient à l'époque, mais ont évolué et donné naissance aux langues parlées de nos jours. C'est d'ailleurs pour cela que nous pouvons toujours les lire et les parler. L'anglais, l'espagnol, le français ou le mandarin, ne sont pas différents: ils évoluent, se transforment ici ou là et plus ou moins vite en fonction des évolutions des diverses sociétés, du contact avec d'autres langues et cultures, etc. Quant à savoir si l'un émergera ou l'autre comme nouvelle lingua franca universelle ou seulement régionale, restera encore longtemps semblable à ce qu'il est de nos jours ou aura le sort du latin ou du sanscrit, pour peut-être renaître comme l'hébreux … ?
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
La belle affaire ! Le fait que l'on puisse communiquer dans une langue dans un but utilitaire n'est pas gage de sa maîtrise, encore moins de celle de la culture qu'il sous-tend. Un Chinois du monde des affaires qui parle parfaitement le français ou l'anglais n'a que rarement une connaissance étendue de la littérature classique de l'occident. Pareil pour les sinisants (une amie chinoise qui tient une librairie à Genève me confiait qu'il était très difficile aux profs de langue et civilisation chinoise de l'université de faire lire aux étudiants les "4 grands livres" de la littérature classique, qui sont un peu l'équivalent de Rabelais, Dumas, Hugo et Balzac, donc des clés pour la compréhension de la pensée et de la société chinoise). Et combien d'anglophiles ont lu Shakespeare, Swift ou Dickens dans le texte ? Bref, un non-natif anglophone continuera à penser et d'exprimer dans la langue/culture de ses origines, sitôt passé la pure fonction utilitaire.
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
"Le" chinois n'existe pas. Le mandarin est actuellement imposé à tout le pays par le gouvernement de Pékin, pour des raisons politiques (et moindrement économiques - le pays a survécu et communiqué parfaitement pendant au moins 3 millénaires avec plusieurs langues - et non dialectes - reliées par l'écriture), mais la population continue néanmoins à se servir au jour le jour de sa langue régionale. Il n'est aucunement certain que le mandarin s'impose définitivement comme la seule langue de la Chine. C'est une des raisons majeures pour lesquelles le mandarin ne deviendra pas une langue universelle (les autres touchant à la politique et à la linguistique).
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots.
Vous oubliez prononciation et tons, ainsi que la plus ou moins grande complexité du système d'écriture.
L'Anglais est le meilleur candidat.
S'il s'agit d'acquérir rapidement un niveau permettant une communication fonctionnelle pour les affaires et la technologie de base, oui. S'il s'agit de véhiculer une culture, pas davantage que n'importe quelle autre langue.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Ca ne tient pas debout. Seule une minorité de personnes étudie encore les langues anciennes, et ce n'est pas tout le monde qui a besoin de comprendre tout le monde tout le temps. De plus, il n'est qu'à voir comment des gens parlant pourtant la même langue se fichent sur la figure pour se persuader que l'humanité unie n'est ni pour demain, ni liée à la pratique d'un même langage.
Pratiquer/maîtriser l'anglais, ou le transformer en la langue unique de l'humanité ?
La première solution est envisageable (quoique … voir plus loin), la seconde demande d'ignorer qu'une langue est bien davantage qu'un moyen de se faire comprendre, elle véhicule toute une culture, une histoire et façonne la manière de penser comme celle de voir le monde.
J'imagine que cette problématique fut aussi celle des "barbares" de l'Europe au temps de l'empire romain avec le latin.
Mais c'est un souhait hors de toute réalité que de croire à cette soumission linguistique et culturelle. L'anglais, pratiqué comme langue d'échange (avec des mélanges comme le pidgin) est un langage pauvre, ses locuteurs se fichent pas mal de toute la culture anglophone qu'il y a derrière, ça sera juste pour établir le meilleur prix lors d'une vente à Singapour ou de trouver un hôtel à Bangkok. On se demande alors pourquoi prendre l'anglais qui pose pour bien des gosiers (dont le mien) des problèmes de prononciation. Pourquoi pas une langue synthétique, comme l'espéranto, mais moins marqué "latin" comme elle et n'utilisant pas de minuscules accentuées afin de mettre (presque) tous les claviers d'accord ? Ceci dit le cyrillique n'est pas mal non plus (majuscule = minuscules et une lettre = un son)
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Pratiquer/maîtriser l'anglais, ou le transformer en la langue unique de l'humanité ?
La première solution est envisageable (quoique … voir plus loin), la seconde demande d'ignorer qu'une langue est bien davantage qu'un moyen de se faire comprendre, elle véhicule toute une culture, une histoire et façonne la manière de penser comme celle de voir le monde.
J'imagine que cette problématique fut aussi celle des "barbares" de l'Europe au temps de l'empire romain avec le latin.
Le latin a été assimilé, plus ou moins et petit à petit, dans les diverses cultures. Il n'a pas été imposé à tous comme l'a été par exemple le français du temps de Louis XIII (si je ne me trompe) ou dans les colonies.
Mais c'est un souhait hors de toute réalité que de croire à cette soumission linguistique et culturelle. L'anglais, pratiqué comme langue d'échange (avec des mélanges comme le pidgin) est un langage pauvre, ses locuteurs se fichent pas mal de toute la culture anglophone qu'il y a derrière, ça sera juste pour établir le meilleur prix lors d'une vente à Singapour ou de trouver un hôtel à Bangkok.
Pas nécessairement. Par ailleurs, il existe plein de langues non européennes strictement véhiculaires pratiquées dans des pays et régions multilingues tels que l'Inde ou la majorité de l'Afrique: dans ces régions, il est nécessaire de disposer d'un vocabulaire basique pour communiquer avec ses voisins, ses clients, ses fournisseurs, etc. Evidemment, la majorité des gens ne s'intéresse que superficiellement à la culture derrière ces langues, mais certains si.
On se demande alors pourquoi prendre l'anglais qui pose pour bien des gosiers (dont le mien) des problèmes de prononciation.
Et alors ? Le français pose d'énormes difficultés de prononciation - sans parler de sa grammaire - pour tous les non francophones, on se demande bien pourquoi tant de gens se donnent la peine de l'apprendre ... (haussement d'épaules).
Pourquoi pas une langue synthétique, comme l'espéranto, mais moins marqué "latin" comme elle et n'utilisant pas de minuscules accentuées afin de mettre (presque) tous les claviers d'accord ? Ceci dit le cyrillique n'est pas mal non plus (majuscule = minuscules et une lettre = un son)
Parce qu'il n'y a aucune affinité culturelle pour ces langues à une grande échelle. L'anglais, ne vous déplaise, véhicule une culture qui remonte à bien avant Disney et une soi-disant conjuration de financiers cupides nord-américains, laquelle parle à l'ensemble du monde.
Le premier avril dernier, liberafolio a publie un article en espéranto écrit en cyrillique. Passé la première impression bizarre, cela ne me posait pas de soucis. Donc, ce qui est important pour avoir une langue d'intercompréhension juste et équitable, ce n'est pas tant qu'elle ressemble à MA langue mais qu'elle soit régulière et logique. Une fois qu'on a compris sa logique, c'est sécurisant. S'il faut mémoriser plein de choses illogiques, comme l'anglais, seuls ceux qui ont baigné dedans depuis la plus tendre enfance se sentent "à la maison". Les autres seront toujours à la merci d'expressions, ce sont des anecdotes connues dans les milieux de traducteurs et interprètes, comme "I am at the begining of my period" pour dire qu'on vient de prendre son poste ou faire rire l'assemblée en parlant du Cuba au lieu de Cuba.
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Tout cela est bien beau, mais l'immense majorité des gens a un attachement affectif et culturel envers les langues, lié à une histoire tant générale que personnelle. L'esperanto est une noble entreprise mais totalement déconnectée de la réalité du monde dans son ensemble, n'en déplaise à ses promoteurs. Si ce n'était pas le cas, il ne resterait pas le projet marginal qu'il est toujours ...
Une des clés vers une meilleure compréhension/entente entre les peuples est l'amélioration de l'apprentissage des langues étrangères et des cultures qui s'y rattachent, et non une langue universelle qui sera de toutes les façons artificielle. Qu'un chinois et un ukrainien communiquent en esperanto ou en anglais sans rien savoir de la culture de l'un ou de l'autre, on n'ira pas au delà de la négociation du prix du kilo de patates (et l'éventuel contrat signé n'offrira aucune garantie - la compréhension culturelle et l'entente personnelle sont des clés bien plus importantes que l'agencement correct des phrases).
La logique ou l'illogisme d'une langue ou d'une autre n'a jamais empêché la communication ni le commerce inter- et intra-communautaire. Se réfugier derrière les difficultés de telle ou telle langue ou les pièges de la traduction n'est qu'un mauvais prétexte pour soit justifier son indolence, soit tenter de placer un agenda.
Toujours les mêmes certitudes sur ce qui est "naturel" et "artificiel". J'ai déjà lu ce genre de commentaires des centaines de fois, avec les mêmes affirmations sur le fait qu'on ne puisse pas exprimer tel ou tel sentiment en espéranto. J'ai même un ami qui, lors d'une conférence au Japon, interprétait en simultané vers l'espéranto un professeur qui déclamait qu'on ne peut pas tout exprimer en espéranto ! Cela l'a bien amusé.
Ouvrez les yeux avant d'affirmer des choses quant à un phénomène que vous ne connaissez pas. Regardez ce qu'en font les enfants par exemple.
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Si l'on parle de traduction, je vous saurais gré de ne pas me prêter des propos que je n'ai pas tenus. Je n'ai jamais contesté que l'on puisse exprimer quoi que ce soit en esperanto. Je constate tout simplement qu'il s'agit d'une langue étrangère au même titre que n'importe quelle autre, qui doit être apprise, et n'est pas reliée à une culture particulière, ce qui empêche un lien "affectif" et représente donc pour le plus grand nombre un obstacle majeur à pouvoir s'exprimer aussi finement que dans sa langue maternelle.
Sauf à l'imposer par décret à l'exclusion de toute autre, cette langue ne pourra pas davantage qu'une autre s'imposer comme unique moyen de communication international, quelles que soient ses indéniables qualités linguistiques, grammaticales ou autres.
L'espéranto n'est pas lié à une culture particulière mais je connais plein de gens qui éprouvent un lien "affectif" avec cette langue. Ce qui est également mon cas après 8 ans à m'en servir avec mes enfants, je ne peux pas dire que cette langue m'est "étrangère".
Comment ce miracle est possible ? Piron, encore lui, a longuement écrit sur ces caractéristiques propres de l'espéranto qui le rendent plus proche de la pensée. Ce n'est pas l'endroit, mais je ne peux m'empêcher d'étayer un peu mon propos :
Comment exprimer la notion d'arbre et de forêt dans une langue ? Si ce ne sont pas les mêmes racines, comme "tree" et "wood" ou "forestry", cela nécessite de la mémoire et de l'habitude.
Si la langue dans laquelle on s'exprime est logique, comme le chinois qui a un caractère pour "arbre" et en met deux pour "forêt", cela devient simple.
L'espéranto est construit sur cette logique, le suffixe "aro" exprime la collection. Un arbre, "arbo", une forêt, "arbaro". Ce qui est intéressant, c'est la généralisation du concept. Quand j'exprime la collection de n'importe quoi, j'utilise le suffixe "aro".
Ce qui est encore plus intéressant, c'est de donner à l'enfant, qui fait tout seul ce genre de généralisation assimilatrice, la capacité à s'exprimer en deux langues à l'aide de cette langue combinatoire. On obtient une très bonne préparation à l'apprentissage des langues étrangères. C'est ma stratégie pour donner des compétences hors du commun aux enfants.
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
L'espéranto n'est pas lié à une culture particulière mais je connais plein de gens qui éprouvent un lien "affectif" avec cette langue. Ce qui est également mon cas après 8 ans à m'en servir avec mes enfants, je ne peux pas dire que cette langue m'est "étrangère".
Je ne mets aucunement en doute le fait qu'il soit possible d'être/devenir suffisamment familier avec une/des langues étrangères pour s'y sentir aussi à l'aise que dans sa langue maternelle. Il s'agit néanmoins d'exceptions, pas de la norme.
Comment exprimer la notion d'arbre et de forêt dans une langue ? Si ce ne sont pas les mêmes racines, comme "tree" et "wood" ou "forestry", cela nécessite de la mémoire et de l'habitude.
Si la langue dans laquelle on s'exprime est logique, comme le chinois qui a un caractère pour "arbre" et en met deux pour "forêt", cela devient simple.
L'espéranto est construit sur cette logique, le suffixe "aro" exprime la collection. Un arbre, "arbo", une forêt, "arbaro". Ce qui est intéressant, c'est la généralisation du concept. Quand j'exprime la collection de n'importe quoi, j'utilise le suffixe "aro".
Mais avant de pouvoir s'en servir, il faut apprendre cette notion, qui n'est pas nécessairement claire pour tout un chacun en fonction de sa culture et de sa langue. Bref, on n'en sort pas. Au passage, la logique de composition des idéogrammes chinois fonctionne avec "arbre" (redoublé signifie "bosquet", triplé "forêt"), mais pas du tout systématiquement de cette façon pour les autres.
Ce qui est encore plus intéressant, c'est de donner à l'enfant, qui fait tout seul ce genre de généralisation assimilatrice, la capacité à s'exprimer en deux langues à l'aide de cette langue combinatoire. On obtient une très bonne préparation à l'apprentissage des langues étrangères. C'est ma stratégie pour donner des compétences hors du commun aux enfants.
Il y en a clairement d'autres, sachant qu'un enfant avant l'adolescence est une vraie éponge linguistique. Je connais plein de bi-tri-multilingues, dont aucun qui ait utilisé l'esperanto. Des circonstances favorables (immersion, famille) et un intérêt pour les langues et les cultures étrangères ont toujours été les conditions déterminantes (le nombre de jeunes qui apprennent tout seul le japonais grâce aux mangas, par exemple ...).
Mais avant de pouvoir s'en servir, il faut apprendre cette notion, qui n'est pas nécessairement claire pour tout un chacun en fonction de sa culture et de sa langue. Bref, on n'en sort pas. Au passage, la logique de composition des idéogrammes chinois fonctionne avec "arbre" (redoublé signifie "bosquet", triplé "forêt"), mais pas du tout systématiquement de cette façon pour les autres.
Ce qui est génial dans l'espéranto, c'est qu'on peut justement systématiser ces traits qui sont intéressants dans chaque langue. L'absence de genre du finnois, la régularité de la conjugaison des verbes anglais, l'article défini que n'ont pas les langues slaves mais présent dans les langues latines, la combinaison des suffixes "à la chinoise", l'accent tonique régulier, la régularité des corrélatifs (comme en lituanien paraît-il mais je ne suis pas compétent pour cette langue). L'espéranto, c'est ce qui permet de transformer les cas particulier en produit de masse. C'est de la démocratisation à plein régime. Si vous voulez voir cela en image, je vous conseille la série de film "esperanto estas" réalisée au Brésil par Rogener Pavinski, sous-titrée en 26 langues, et visible sur youtube, comme par exemple http://www.youtube.com/watch?v=RlftmTm8I18
L'une d'elle donne la parole à plusieurs asiatiques (Ce qui répond en partie à l'un des messages antérieurs).
Bon visionnage.
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Certes, mais ce qui n'est pas génial dans l'idée d'une langue "universelle" est le risque d'affadissement des particularités culturelles transmises par chaque langue, et c'est bien pour cela que la mayonnaise ne prend pas ... heureusement, de mon point de vue.
Tute ne, l'idée est de vivre de manière bilingue, sa langue et la langue d'intercompréhension, l'espéranto, pour lequel il n'existe pas d'indigène.
Même les enfants bilingues de naissance avec l'espéranto sont influencés par leur langue nationale, et c'est toujours amusant à constater. Un petit russe qui parle espéranto reste surtout un petit russe etc.. L'espéranto n'a pas pour but de remplacer les cultures locales, bien au contraire. Il a pu exister quelques hurluberlus qui avaient ce genre de visée, mais c'était dans les années 30 ! Et ce que l'on peut expérimenter quand on parle la langue, c'est de voir combien on se comprend quand bien même on garde chacun notre mode de pensée. Un japonais peut mettre les verbes à la fin si cela lui plait, un russe les mots dans l'ordre qu'il veut, un français dans l'ordre sujet verbe complément, mais toutes ces formes sont compréhensibles par les 3 car Zamenhof a prévu la langue pour obtenir cet effet.
A propos de la mayonnaise, c'est un tout autre phénomène, qui tout à fait naturel. Face à une idée nouvelle, les humains se moquent, puis combattent et un jour acceptent comme si cela avait toujours existé. Dennis Keefe, qui enseigne le marketing dans une université chinoise, a écrit quelques articles sur l'application de la loi de Moore, concernant la diffusion de l'innovation, appliquée au cas de l'espéranto. C'est ici http://sezonoj.ru/2012/08/215keef/ mais c'est en espéranto.
Plusieurs facteurs expliquent la lente diffusion. L'ignorance d'abord, "un français sur deux n'en a jamais entendu parler" d'après les études de mon équipe en 2008 et 2009, la peur, comme celle que vous exprimez, et enfin le fait qu'un phénomène exponentiel est totalement invisible au début. (C'est l'histoire du nénuphar qui double de surface chaque jour dans l'étang). Or les humains ne comprennent pas ce que signifie une croissance exponentielle. Si on ajoute que la langue est un outil de réseau, a forte externalité positive, cela peut aller très vite (à la hausse comme à la baisse). Le prix nobel d'économie Reinhard Selten a écrit un ouvrage sur la théorie des jeux appliquée à la diffusion de l'espéranto. Le titre est "Soll ich esperanto lernen ?". Il montre qu'il existe un point d'équilibre mais qu'une telle langue ne se diffuserait pas au delà d'un certain pourcentage de locuteurs.
Tout cela pour dire que la lente diffusion de l'espéranto est tout à fait normale. Le phénomène de transmission des parents aux enfants est relativement nouveau, donc le mouvement des locuteurs doit se recréer à chaque génération.
Lu, le spécialiste des statistiques de l'espéranto a calculé qu'au taux de croissance actuel, la masse critique sera atteinte dans 140 ans. Vous pouvez dormir tranquille :-) et je ne le verrai pas de mon vivant ! Cela ne m'empêche pas de profiter de la langue et de ses potentialités dès aujourd'hui.
Si vous voulez vous amuser et regarder la vidéo que ces jeunes polyglottes ont produit, il suffit de visiter cette page http://blog-bilinguisme.fr/seul/projet-international/ L'article est en français. Collectivement, ces 3 actrices parlent 10 langues, en apprennent 4 actuellement.
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Plusieurs facteurs expliquent la lente diffusion. L'ignorance d'abord, "un français sur deux n'en a jamais entendu parler" d'après les études de mon équipe en 2008 et 2009, la peur, comme celle que vous exprimez
Moins l'ignorance du phénomène que l'incompréhension de ce qu'il est (pareil pour la théorie de l'évolution pour un créationiste pur et dur 😉)
Pas de peur, de mon côté, simplement le sentiment que le besoin d'une totale intercommunication n'en est pas vraiment un, et que l'apprentissage d'une (plusieurs) langues étrangère basé sur l'affinité est préférable ... mais c'est mon sentiment, et je le partage ! 😉
"langage, comme outil de communication, est réducteur par rapport à la pensée qu'il représente. Mais, en même temps, les mots suggèrent toujours plus que la pensée qui les a fait naître, déclanchant chez ceux qui l'écoutent un infinité de représentations possibles". Ce sont ces représentations qui sont à la fois culturelles et personnelles.
Qu'on parle une langue maternelle et une autre langue et pourquoi pas l'anglais ( ou plusieurs ) est un enrichissement de nos images mentales. Que tout le monde ne parle exclusivement qu'une seule langue est un appauvrissement général de ces images mentales suggérées par une langue.
Par exemple en espagnol je me représente parfaitement le duende et j'ai immédiatement des images et des références culturelles qui me viennent à l'esprit. Si je voulais traduire ce mot en français il me faudrait un paragraphe plus faire appel à des références poétiques et encore la représentation que je créerait chez mon interlocuteur s'il n'en a jamais entendu parler ou ne l'a ressenti serait bien fades .
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Le message de départ de ce fil est l'un des messages les plus stupides qu'il m'ait été donné de lire sur un forum internet depuis quinze ans...
Que dire? Par où commencer? Il y a tellement d'erreurs factuelles, tellement de contresens, tellement d'ignorances...
Bon, d'abord rapidement, une langue n'est pas un moyen de communication, c'est une structuration de la pensée, une façon d'articuler celle-ci. Les neuro-linguistes l'ont montré depuis des dizaines d'années maintenant, je ne m'y étends pas.
Si vous avez disons un projet de pensée de base et que vous le faites passer par la machine de la langue, votre pensée en sortira légèrement différente selon que vous aurez pensé votre projet en français ou en anglais ou en allemand etc.
C'est bien pour ça qu'existe l'expression italienne traduttore traditore c'est-à-dire traduire c'est trahir. On ne pourra jamais traduire totalement une phrase d'une autre langue car elle recouvre une façon de penser particulière, des référents culturels différents. Un Américain aura plus tendance à voir le monde en blanc ou noir (gentils vs méchants, si vous n'êtes pas avec vous vous êtes contre nous) qu'un latin du fait de la quasi absence de subjonctif en langue anglaise. Bref, la langue structure votre pensée. Cela a été démontré par tous les linguistes ou neuro-linguistes avec des tonnes d'exemples...
Se mettre au monolinguisme (anglais) est de toute façon stupide car ça va contre le sens de l'histoire (voir après) mais c'est aussi vouloir supprimer les manières de penser différentes pour uniformiser la pensée du monde. C'est ce que vous voulez? Et vous vous dites voyageuse voulant découvrir le monde...🏴☠️
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens
Bah oui, ça explique tout... Allez débattre avec des amis brésiliens et japonais et vous penserez autrement.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Bah non, il n'est pas bien connu car le hindi (2ème) est oublié dans cette liste.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Ah? Le business doit présider à la conduite du monde?
Et puis, dans un paquet de pays, ce n'est pas la langue des affaires. En Chine, la langue des affaires, c'est le chinois.
Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard
???????
Faut arrêter la fumette Marie-Jeanne... Si les langues les plus marginales sont effectivement appelées à disparaître, les grandes langues vernaculaires ne disparaîtront pas et l'actuel expansion du multilinguisme le montre bien.
Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant.
Du grand n'importe quoi. L'anglais est en perte - relative ou absolue - de vitesse sérieuse, il faudrait ouvrir les yeux !
Le tout-anglais est mort et enterré. D'ailleurs, les grandes boîtes anglo-saxonnes, notamment dans le domaine télévisuel et médiatique, l'ont bien compris, qui vendent leurs produits en langue locale. MTV émet en une quinzaine de langues, CNN est bilingue anglais-espagnol et possède un site internet en plusieurs langues, le site de paris du bookmaker William Hill est accessible en 14 langues, Microsoft produit Windows en une soixantaine de langues (si mes souvenirs sont bons) etc. Bref, le tout-anglais est mort, et les entreprises anglo-saxones l'ont bien compris. Il est alors d'autant plus piquant de voir certains Français dans les médias ou autres, enfermés dans le formol et ne voyant pas que le monde a changé et que la mondialisation a tué le tout-anglais, nous asséner que l'anglais ceci et cela, que le monde entier parle anglais... Ces gens se drapent souvent dans les concepts de "modernité" et de "futur" alors qu'il ont justement plusieurs trains de retard.
Mais ce n'est même plus le tout-anglais qui est menacé, c'est l'anglais lui-même ! Dans un certain nombre d'Etats américains, l'espagnol le remplace à vitesse grand V. A tel point que des Etats comme la Californie ou le Nevada ont dû voter des "lois Toubon" pour protéger l'anglais !
Si les Etats-Unis remplacent l'anglais par l'espagnol dans une vingtaine d'années, vous aurez l'air maligne avec votre volonté que tout le monde parle anglais.🤪
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment.
Et?
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
Au contraire, le commerce et les technologies vont contre le tout-anglais, vous raisonnez de travers. Je vous ai parlé des grandes compagnies mondiales y compris anglo-saxonnes. Je pourrais vous parler des dernières technologies qui ont tué le tout-anglais. Il y a 30 ans, il fallait connaître l'anglais pour utiliser un ordi; aujourd'hui, c'est inutile. Il fallait connaître l'anglais pour voir un film américain; aujourd'hui, avec les DVD en plein de langues, non. Bref, je pourrais continuer comme ça des heures.
Ce qu'on appelle la globalisation et les nouvelles technologies ont tué la suprématie de l'anglais.
La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones.
Du grand n'importe quoi. La première langue internet est le chinois (à hauteur de 25% des pages internet) suivi par l'anglais (20%) et des autres langues entre 5% et 10% (espagnol, français, allemand etc.)
Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Non, je vous ai montré pourquoi auparavant.
Quant au travail, encore un exemple de la mort du tout-anglais. Il y a 30 ou 40 ans, quand vous envoyiez un CV avec, dans la rubrique "langues étrangères", "anglais", le recruteur vous souriait. AUjourd'hui, si vous n'avez que l'anglais, le recruteur vous rit au nez et vous dit ciao. Dans le monde actuel, il est nécessaire de parler trois voire quatre langues, plus une seule. Tous les systèmes éducatifs du monde se mettent à enseigner une deuxième langue étrangère voire une troisième. Pourquoi à votre avis?
Bref, tu as fait un effort d'argumentation mais tous tes arguments sont fantaisistes, basés sur une méconnaissance profonde du sujet. Renseigne-toi un peu sur le domaine des langues ou bien change d'amis 😉
un jour nous parlerons tous anglais et le français disparaitra c'est inéluctable ;la seule chose qui me chagrine , c'est qu'ayant 60 ans , je ne le verrais probablement pas , alors qu'en tant qu'occitan j'aurais tant aimé , à titre de revanche
Sans doute pour ça que l'enseignement du français est en plein boom dans le monde actuellement... Désolé de te laisser mourir dans le chagrin, tu n'auras même pas cette consolation dans ta vie prochaine 😉
3. La fin de l’anglo-américain comme langue hégémonique de la modernité : La fin de l'ordre mondial créé après 1945, dont l'actuel effondrement de l'influence des Etats-Unis est le dernier acte, supprime le principal moteur qui a porté en Europe (et dans le monde) le développement de l'utilisation de l'anglais (ou plus exactement de l'américain). Cette tendance est renforcée par l'affaiblissement de l'anglo-américain sur ses terres d'origine : aux Etats-Unis, l'espagnol est en pleine ascension au détriment de l'anglais dans de nombreux Etats; au Royaume-Uni, la montée en puissance des langues celtiques portées par les revendications autonomistes ou indépendantistes en Irlande, au Pays de Galles et en Ecosse ont déjà fait reculer l'utilisation de l'anglais dans les îles britanniques (qui n’est déjà plus que la troisième langue maternelle dans l’UE, en rapide diminution). Sur les vingt ans à venir, sur le continent européen, l'anglo-américain se maintiendra dans une niche de nature "internationale", à savoir une langue véhiculaire populaire, à base d'un vocabulaire très limité.
Je ne peux qu'approuver ce que je viens de lire dans vos commentaires : "Aujourd'hui, si vous n'avez que l'anglais, le recruteur vous rit au nez et vous dit ciao. Dans le monde actuel, il est nécessaire de parler trois voire quatre langues, plus une seule. Tous les systèmes éducatifs du monde se mettent à enseigner une deuxième langue étrangère voire une troisième. Pourquoi à votre avis ?"
Très bon message à l'attention de la nouvelle génération qui continue encore à ne voir l'avenir qu'en anglais.
La langue transmise en premier devrait toujours être la langue d'origine des parents, le soucis d'une meilleure intégration en apprenant la langue du pays habité (dans le cas des immigrants avec jeunes enfants) ne fait pas le poids face à l'acquisition et la connaissance d'une langue d'origine supplémentaire quelle qu'elle soit.
Juste à titre d'exemple, je vis en Ontario (province anglophone), comme une majorité de mes collègues de travail de la communauté francophone, nous sommes originaires d'un pays hors de l'Amérique du nord et nous avons aussi une langue maternelle autre que le français qui est notre langue de travail au quotidien. Ceci existe à Toronto, ville très cosmopolite. Nous sommes donc proches, en plus des Franco-ontariens, de nos communautés dont sont originaires nos parents (Maroc, Pologne, Chine, Roumanie, Guadeloupe, Rwanda, Ile Maurice, etc...). Toutes les communautés sont très bien organisées et possèdent tous les services nécessaires dans leur langue respective : médecins, pharmacies, avocats, assureurs etc... et une multitude de commerces. A Toronto il est tout à fait possible de ne vivre rien qu'en français et chinois, polonais, portugais, grec, etc.... Je l'expérimente tous les jours !
Il est évident que c'est la différence qui fait notre succès, si nous n'avions été qu'anglophones et non francophones, nous n'aurions pas eu les mêmes possibilités de réussite professionnelle non plus c'est certain.
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
A mon tour de vous approuver, Penetang. Ce que vous dites est frappé au coin du bon sens.
Très bon message à l'attention de la nouvelle génération qui continue encore à ne voir l'avenir qu'en anglais.
C'est le plus piquant de l'histoire. Tous ces fans du tout-anglais se présentent comme portant l'avenir alors qu'ils sont incroyablement passéistes, rétrogrades et ont plusieurs trains de retard sur l'évolution du monde. Le monde bouge et change trop vite pour eux, ils en sont restés aux années 70, époque où effectivement l'anglais était de mise. Ces néo-bobos ont plusieurs dizaines d'années de retard, ils n'ont pas compris que le monde a changé et qu'il est devenu plurilingue et multiculturel.
Réflexions de voyageurs › Afrique de l'Ouest et du Centre · 190 replies
Je vais oser vous poser cette question!!!! sommes nous tous des africains!!!!! Des dents vont grincer mais un forum c'est fait pour cela NON Merci de votre…
Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux…
Aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste:…
J'élargis le champs de discussions de ce site qui m'a l'air rempli de gens intelligents et sympas avec qui j'ai envie de partager mon sentiment sur ce terrible…
Et nous? sommes-nous responsables dans nos voyages? Je lance un petit échange sur ce theme: Nous sommes tous prompt à juger, donner des conseils, sur ce que…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/