Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines
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Bonjour,

Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.

Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici

Vendredi 1er juillet

Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...

Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "

Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .



Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.



Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.



Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.



Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.



Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !





Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!



Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.











Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.





Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !





Fier d'être Canadien !



C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.



On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...



Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.



Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.



Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !



Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...





Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.



Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.





Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...





Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !





Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...



... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...



Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.









Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !





Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".



La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .









La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.



Des plats copieux et roboratfs...





Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...



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LE Lescaribous Globetrotter ·
Nous avons été nombreux à te ''suivre'' pendant ton périple et c'est avec grand plaisir que nous parcourons les photos de ce même périple!! J'ose espérer que les ''futurs'' touristes regarderont tes photos!! Merci pour eux!😛
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
LI Lilevis Veteran ·
Bonjour Sylvie

J'attendais ton carnet pour connaître tes impressions. Merci de nous faire partager ton voyage. J'aime bien les photos des ratons laveurs, je ne savais pas qu'on pouvait en voir à Montréal. Prête pour la suite. Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/ Carnets de voyages et croisières http://www.carnetsdelili.fr/
RO Rouffian Regular ·
Bonsoir,

Tres tres jolies photos ca donne vraiment envie de connaitre ce pays !! Vivement la suite !
Néfer Globetrotter ·
Bonjour,

Viens tout juste de recommander ce post à un Parisien que je j'ai invité à la maison. Il en sera à sa première visite au pays.

Vos enfants sont bien et ont l'air brillant.

Bravo.
LI LiseDenise Globetrotter ·
Les ratons-laveurs (ou chats sauvages comme on les appelle ici) sont une peste, ainsi que les écureuils, on aimerait bien s'en débarrasser. Allez, ouste, retournez en forêt. Ils font toutefois de beaux et chauds manteaux.
CE Cendryon Globetrotter ·
Merci à tous pour vos commentaires. Voici la suite :

Samedi 2 juillet 2011

JOUR 2 - Montréal la joyeuse !... Les gr - andes villes ont souvent beaucoup à offrir et ce peut être parfois assez déconcertant. Pour cette journée de découverte nous avons fait des choix, calculés ou spontanés, et nous ne le regrettons pas...

Réveillée à 3h45 je mets 1h à essayer de me rendormir mais je dois jeter l'éponge vers 6h. C'est une belle et chaude journée qui nous attend et quoi de mieux pour commencer qu'un plouf dans la piscine au 11ème étage du bâtiment ?







La vue du haut de ce batiment est impressionnante. Ci-dessous le square Phillips avec, comme partout, ses poubelles qui débordent. Il n'est pourtant que 7h du matin !





On remarque tout de suite les anciennes églises enclavées parmi les buildings modernes dont l'architecture rivalise de prouesses.





Le petit déjeuner est minimaliste mais qu'importe on est bien heureux d'être là.

BIODOME Au programme ce matin j'ai prévu une visite au BIODOME situé sur le site du parc olympique des jeux de 1978 dominé par la tour inclinée.





Certains bâtiments ont été reconvertis. C'est le cas du vélodrome qui abrite désormais le BIODOME, une sorte de zoo d'intérieur reconstituant plusieurs milieux terrestres. En un saut de taxi nous voilà partis sur le site du parc olympique, à la conquête des écosystèmes, à commencer par celui de la forêt tropicale ou nous prenons tout notre temps pour photographier les singes... ou plutôt le dos des singes ! Comme je n'ai pas mon appareil reflex avec moi, les photos du petit compact ne donnent rien.









La visite se poursuit avec la forêt boréale, de grands aquariums etc... pour se terminer par l'arctique, monde des pingouins de tout poils... enfin, de toutes plumes...





Après cette sympathique visite, nous montons tout en haut de la tour inclinée par le funiculaire où le panorama s'étend à perte de vue..







Le site olympique qui servit d'écrin aux jeux de 1978 est vraiment très chouette. L'architecture est osée et le toit du Biodome ressemble à une élégante carapace de tortue ou d'insecte.



Casse croute à la cafétéria de la tour tenue par un couple belgo canadien. Patrick prendra des frites cuites à point par madame, normal, elle est originaire de Namur !

SAUTE MOUTONS http://www.jetboatingmontreal.com/accueil.html Retour au vieux port avec un chauffeur péruvien. Le saute moutons c'est vraiment l'attraction qu'il faut faire par un temps pareil car il fait soleil et chaud ! Nous avons droit au briefing de rigueur avant la distribution des cirés jaunes dont on nous dit qu'ils ne nous protegeront pas vraiment de l'eau mais plutôt de la fraicheur du vent. Nous nous changeons avant d'embarquer (maillots de bain, tongs et autres crocs) et plaçons nos affaires dans les casiers prévus à cet effet...

Embarqués dans une barge rapide à fond plat, l'aventure commence dans le vieux port, près de la tour de l'horloge, pour nous emmener ensuite sur le fleuve Siant Laurent jusqu'aux rapides de Lachine. C'est une sorte de rafting accessible à tous, une attraction de parc mais en vrai, sur un vrai fleuve avec de la vraie eau non chlorée !







L'animatrice de l'embarcation est à 200%.





Nous commençons par nous prendre un gros paquet de flotte dans la figure et on rit beaucoup avec le bain de pieds qui suit. Puis on nous a bien prévenu de baisser la tête quand ça ariive. C'est vrai que le "seau" d'eau en pleine figure ça fait très mal, surtout quand on garde les yeux ouverts ! Qu'est ce que c'est lourd l'eau !!! - On comprend mieux à quoi ressemble la dure vie des marins pêcheurs par gros temps !!!! Je ne peux pas prendre de photos tellement ça remue et surtout ça mouille !





Nous ressortons de là trempés comme des lavettes. Heureusement tout est prévu pour se sécher : vestiaires et toilettes. Une fois changés et séchés nous voilà de nouveau appentant les quais du vieux Montréal. Les promeneurs sont toujours aussi cool et les cyclistes nombreux...









Exposition « INDIANA JONES et l'aventure archéologique » à la cité des sciences. http://www.expositionindianajones.com/

Les affiches et autres prospectus promotionnles avaient déjà éveillé notre curiosité la veille.



Fans des films de Spielberg « Indiana Jones » et de Harisson Ford, Nous décidons d'entrer dans cette exposition peu banale proposée par le National Geographic qui mêle adroitement les principes de l'archéologie avec les célèbres films, les accessoires cinématographiques et de vraies pièces de musées, les nouvelles technologies et les techniques ancestrales. Doté d'un guide interactif, sorte de mini ordinateur -protégé par une pochette en cuir brut s'il vous plait - , votre « compagnon d'exploration », vous parcourez l'exposition en indiquant les numéro placés sous des vitrines ou écrans. Certains vous donne accès à du son comme par exemple les extraits de film, mais aussi à des films pédagogiques, des animations très bien faites concernant des objets présentés ou les civilisations abordées.

Les explications concernent également les scènes de tournage du film et les petites anecdotes. On apprend par exemple qu'il a fallu 7000 serpents pour tourner la scène ou Indi descend dans la tombe égyptienne dans le premier film. Cette exposition se veut comme une invitation à la découverte archéologique. Elle met en valeur le travail des chercheur et la difficile résolution des énigmes laissées par les civilisations aujourd'hui disparues. J'ai été impressionnée par les fameux symboles Nazcas !



Cette exposition n'est pas commune. Elles est à la fois instructive et ludique, plaisante et interactive. Le seul point gris c'est que nous ne sommes pas tout seuls et que le petit jeu intéractif proposé en fil rouge prend parfois le pas sur les autres présentations. Par exemple, au fond d'une petite salle, un écran montre comment les nouvelles technologies permettent le repérage de temples enfouis dans la cité d'Angkor au Cambodge mais le jeu proposé dans cette salle fait que les gens se précipitent sur les murs à la recherche des indices et que l'on arrive péniblement à suivre le documentaire tant ils s'interposent devant l'écran ! Pourtant l'entrée se fait toutes le heures de façon à réguler la foule. La solution est certainement d'y aller en semaine.

Notre impression globale est néanmoins excellente. Les enfants ont beaucoup aimé également ! Nous rentrons à l'hotel en taxi (chauffeur haïtien aux allures de vieux jazzman cool, sur musique de blues...). Finalement j'aurais discuté avec tous les chauffeurs de taxis de leurs impressions sur la vie à Montréal. Les avis convergent complètement : Ils disent que c'est un très bel endroit pour vivre mais que l'hiver est très froid !

PIZZERIA IL FOCOLAIO square Phillips Juste à côté de l'hotel : Le restaurant ne paye pas de mine mais la terrasse affiche complet et c'est bon signe. Nous prenons donc une table à l'intérieur où c'est beaucoup plus bruyant. Très bonnes pizzas au feu de bois, excellent cappuccino glacé, service efficace, rapide et souriant, bref une adresse à recommander.



FESTIVAL DE JAZZ La foule converge vers les scènes en plein air. Sur la première scène que nous rencontrons, une femme aux accents jazzy un peu trop lancinants à notre goût, même si c'est très bien chanté, ne nous incite pas à rester là, car c'est sur, nous allons nous endormir. Nous passons à l'autre scène, beaucoup plus dynamique avec un québécois joueur d'harmonica... Beaucoup plus d'ambiance ici !!! Un peu partout sur les trottoirs, nous croisons les musiciens amateurs. La rue à des allures de fête de la musique. Il fait toujours aussi chaud !!!













Avant de quitter MONTREAL voici en vrac nos premières impressions : La ville est cosmopolite, l'ensemble urbain n'a pas vraiment de cohérence avec ses bâtiments de styles mélangés et des églises plantées au milieu de tout ça. J'imagine que ce doit être le lot de nombreuses villes de la côte est de l'Amérique du Nord (sauf Québec) mais il s'agit aussi de notre première visite dans une ville de la côte est.

Points négatifs : La ville est sale, les poubelles débordent et les trottoirs ne sont pas nettoyés. De plus il y a des travaux partout.

Points positifs : Les gens sont tranquilles. Il y a beaucoup de vélos. Les gens nous parlent facilement et sont toujours pausés , souriants et prêts à rendre service.

Finalement c'est un peu comme Bruxelles : Pas joli mais sans doute très sympa pour y vivre avec de super animations et beaucoup de bonne humeur !

Autres : Les enfants ont déjà appris des mots d'ici : Breuvage pour « boisson », cellulaire pour « téléphone portable »...

Les québécois nous reprennent quand nous utilisons fdes mots en anglais mais nous ne comprennons pas toujours les mots d'anglais qu'ils glissent dans leurs conversations à eux !

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LE Lescaribous Globetrotter ·
merci pour la suite de ton carnet de voyage!! juste une petite précision, les JO de Montréal ont eu lieu en 1976 et non 1978 😛 Merci de nous faire partager tes impressions de Montréal, C'est très intéressant d'avoir un avis de ''touriste''...
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CE Cendryon Globetrotter ·
Merci pour les précisions. Alors 😉 voici la suite :

Dimanche 3 juillet 2011

Destination nature et découvertes... Aujourd'hui nous disons bye bye à la grande ville pour aller vers la forêt. C'est dimanche, il y a peu de circulation et le temps est beau. Nous allons enfin découvrir le Canada authentique comme on dit...Je parlerais plus volontiers d'immersion en pleine nature..

Nous verrons beaucoup de Harley Davidson conduites par des retraités peinards sur les routes du Canada.



Village forestier de Grandes piles Il y a peu de chose à signaler sur la route entre Montréal et cette petite étape de campagne. Nous visitons le musée des bucherons, en plein air munis de casques nous permettant d'obtenir des commentaires interessants mais peu captivants sur la vie des hommes qui exploitaient le bois par le passé.





Nous passons ainsi de cabane en cabanes retraçant les divers métiers du bois mais surtout celui des camps itinérants de bucherons.

C'est pas mal fait mais un peu défraichi.

















C'est aussi à cet endroit que nous sommes attaqués par une batterie de petites mouches noires. Nous apprendrons par la suite à nos dépend qu'elles sont très agressives car elles mordent dans la chair. Sans avoir pour autant les irritaions des piqures de moustiques, elles provoquent des saignements et les marques restent longtemps. A l'heure où j'écris ces mots, c'est à dire 2 mois et demi plus tard, j'en vois encore les marques !

Snack Pruneau patate à Grandes Piles Tous près du village forestier, nous avons repéré un snack dont le nom prête à sourire : PRUNEAU PATATE.





En fait PRUNEAU c'est le nom des propriétaires et PATATE c'est pour frite. On dirait donc chez nous "friterie Pruneau". Beaucoup de locaux s'arrêtent ici. On en déduit donc que l'endroit est correct pour un bon rapport qualité/prix. L'intérieur est nickel et l'accueil est charmant, les hamburgers sont bons et Patrick et Nicolas testent la fameuse poutine québécoise ! La POUTINE c'est particulier tout de même : Il s'agit de frites recouvertes d'une sauce, genre "jus de viande" et de cheddar en grains. Comment expliquer cela ? C'est absolument introuvable chez nous. Ce fromage ressemble à des petits morceux de mozzarella quand vous le voyez et à une substance caoutchouteuse quand vous le manger. Surprenant !



La même mais avec de la viande en plus :



Je préfère mon hamburger normand c'est à dire viande, camembert et canneberges.... chercher l'erreur... mais c'est bon !

Après Grandes piles, la route devient belle entre lacs et forêts.





En "montant" vers le nord, le ciel devient plus chargé...



Les camping-cars canadiens n'ont rienà envier à ceux de leurs voisins américains !



La pourvoirie de la Seigneurie du Triton Je dois d'abord expliquer ce que signifie "pourvoirie". Il s'agit d'un concept apparemment nord américain qui désigne un territoire bien délimité pour la chasse et la pêche. Ces territoires disposent de logements plus ou moins aménagés pour les touristes qui ne sont ni pêcheurs ni chasseurs et c'est le cas de la célèbre "Seigneurie du Triton" qui propose un hébergement de type hotellier doté de tous les services. A cette époque de l'année il n'y a pas de chasse et les eaux sont trop chaudes pour de bonnes pêches. Aussi nous croiserons très peu de pêcheurs durant le temps que nous passerons ici. Pour arriver à la pourvoirie il y a une sorte de « rituel ». Il faut d'abord quitter la route nationale qui mène du nord au sud, puis parcourir sur 30km, une route en « montagnes russes » qui mène au village du Lac Edouard. Cette route est vraiment très amusante (l'été car l'hiver ce doit être délicat ). Je n'aimerais pas devoir la faire en vélo !



Lac Edouard n'est pas vraiment un village mais plutôt un territoire dédié à la chasse et à la pêche qui comprend plusieurs pourvoiries dont la « Seigneurie du Triton ». Ensuite, en suivant les pancartes ou le GPS nous tombons immanquablement sur le « dépanneur chez Lynon ».



Lynon est assise en bout de table et visionne un épisode de la série « Josephine ange gardien » à la télévision. Son magasin fait aussi office de restaurant, poste, ... bref ici elle s'occupe de tout. Très gentiment elle compose gratuitement le numéro de téléphone de l'hotel afin que je prévienne de venir nous chercher. Elle nous indique ensuite, toujours avec le sourire, la route, ou plutôt le chemin à suivre pour arriver au parking de l'hotel.

Il nous reste donc 10km de piste nous goudronnée pour arriver à destination. C'est là que l'on comprend l'isolement du bazar !





Arrivés sur le parking nous subissons les assauts des mouches noires. C'est épouvantable !! Est-ce le temps orageux qui les attire ???



Nous sommes seuls sur le ponton...mais pas pour longtemps car un couple de marseillais vient nous rejoindre. Nous comprendrons vite que la Seigneurie du Triton est très appréciée des européens.





Le bateau vient nous chercher pour nous mener à l'hôtel et c'est au détour d'un bras d'eau que nous découvrons enfin la pourvoirie.





J'imaginais le bâtiment principal, le club house, plus grand. A l'intérieur c'est un véritable musée et les trophées de chasse sont légions.











Une jeune femme très aimable nous accueille et nous présente un historique des lieux. L’origine de La Seigneurie du Triton remonte aux années 1870, époque où les villes de Québec et de Chicoutimi furent reliées par le chemin de fer. Un ingénieur ferroviaire du nom de Alexander Luder Light devint le père du Triton Fish and Game Club qu’il fonda en 1886. C’est ainsi qu’il rendit accessible un territoire ne comprenant pas moins de 200 lacs. L’âge d’or du Triton Fish and Game Club fut durant la première partie du 20e siècle. Le Club reçut des membres éminents tels que les présidents américains Theodore Roosevelt, Harry Truman, certains membres de la famille Rockefeller et de la famille Molson, Winston Churchill, ex-premier ministre britannique et bien d’autres

Aujourd'hui le domaine est moins étendu mais représente tout de même près de 200km2.

Après l'accueil et l'historique du site nous sommes conduits à nos chambres J'ai réservé dans le bâtiment « faunique » juste à côté du « club house ». Les chambres sont petites mais agréables, toute en bois et disposent d'une salle de bain individuelle, ce qui n'est pas le cas de celles qui sont au club house.





Gênés par la chaleur et les mouches nous nous installons sur les fauteuils en bois de la terrasse afin de profiter tranquillement de l'ambiance et du calme des lieux.







L'endroit est certes isolé mais possède un accès internet en wi-fi . Ci-dessous l'un des chiens de la maison.







Après un repas tout à fait correct, nous passons la soirées avec d'autres vacanciers et l'animateur qui nous parle des expressions québécoises.



Le soir tombe sur la pourvoirie. Ce que nous pensons être des cris d'élans ne sont en fait que les étranges meuglements des crapauds buffles qui portent bien leur nom. Demain lundi devrait être une belle journée. Nous en profitons pour réserver un tour en hydravion.



Nous nous endormons très vite, fatigués mais apaisés par la nature tranquille des lieux.

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EL Ellobo Veteran ·
Salut, je n'avais pas suivi tes aventures (quelle erreur !), mais je lis avec joie ton superbe carnet qui me rappelle des lieux connus. Une petite question : Sais tu si l'expo Indiana Jones a des chances de traverser l'Atlantique et venir se faire connaître en Europe ? a+
On me l'a souvent dit, et les photos ? Ben moi je filme !!!
CE Cendryon Globetrotter ·
Montréal était la première étape de l'expo. J'ai beau chercher sur le net, sur le site officiel et les autres sites, je ne trouve rien malheureusement. 🙁
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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 4 - Lundi 4 juillet 2011

Un bien joli domaine. Une journée placée sous le signe de la découverte de la nature proche, de l'hydravion et...du canoë...

Zut de zut, ce matin il y a du brouillard. .. ou plutôt de la brume. Il reste 3h au soleil pour se lever avant l'arrivée de l'hydravion. Positivons : C'est l'occasion de faire quelques jolies photos...







La cabane des pêcheurs

La brume fini par se dissiper pour laisser place à un beau soleil qui brille sur la rivière Batiscan, c'est à dire le lac situé devant la pourvoirie.







Passage entre le bâtiment principal et celui où sont nos chambres



L'hydravion J'avais prévu de faire un tour d'hydravion au fjord du Saguenay mais comment être sur de la météo là bas ? Pour ne pas regretter nous décidons de faire notre tour ici d'autant plus que Caroline n'a pas envie de nous accompagner.









Comme je m'y attendais il y a peu de chose à voir en hauteur si ce n'est des lacs, des arbres et quelques rares bâtiments près des lacs.

Barrage de castors Des arbres et de l'eau...

On aperçoit parfois quelques propriétés totalement isolées au bord des lacs. Le seul moyen de les atteindre reste l'hydravion.



Patrick apprécie son tour en avion et la vue de la Seigneurie du Triton d'en haut est très belle.

Canoë sur le lac C'est la première fois que nous ramons dans ce genre d'embarcation. Nous avions un mauvais souvenir du Kayak sur le lac Powell (cf carnet de voyage). Ici, le canoë c'est super cool ! La petite brise qui souffle sur le lac rend l'effort moins pénible et le bateau avance vite.





De plus ici, nous ne subissons pas les assauts des petites mouches et autres insectes. Bref c'est le paradis, le grand calme, la nature, nous sommes seuls sur l'eau, seuls au monde et le site est magnifique !

Le Shore lunch A la pourvoirie du Triton, le déjeuner du midi (je précise) est servi en pleine nature, au bord du lac Charité. Nous ne pouvons l'atteindre qu'en traversant tout d'abord en bateau, le lac situé devant le bâtiment principal et suivre ensuite un sentier à travers la forêt pendant environ 15'.



Dans la forêt

Un petit pont qui invite à la découverte...



Nous sommes sur la bonne voie.

Nous arrivons alors au Shore lunch qui est un espace avec des tables de pique nique et un BBQ. Les boissons sont servies à table mais nous allons remplir nos assiettes auprès de la cuisinière au BBQ.

C'est plutôt sympa par un temps pareil !





Nous repartons en canoë pour aller explorer le site. Le canoé glisse sur l'eau. On est bien. Nous nous rendons jusqu'au village de tipis mais il est fermé (l'animateur nous avait prévenu). Il s'agissait juste d'avoir un but pour notre tour en canoë.



Les canoës sont joints deux par deux à l'aide de tasseaux ce qui assure une bonne stabilité à l'ensemble.

Ensuite, en retournant vers l'hotel, nous bifurquons vers un bras de rivière mais les petites mouches sont là et nous obligent à rebrousser chemin.





Retour à l'hotel pour un verre bien mérité pendant que certains décident de se baigner dans le lac qui est à 22°





Bilan de l'excursion : La pourvoirie offre de multiples possibilités de balades. Les touristes présents sont essentiellement européens et viennent gouter la nature pour une ou deux nuits. Nous avons vu peu de pêcheurs. Il s'agit surtout, en cette saison, d'un club familial. Malgré les répulsifs nous sommes mordus par les mouches envahissantes. Les morsures laissent s'écouler du sang qui tache les vêtements !

Patrick, qui portait un Tee shirt ample, s'est fait piquer au ventre. J'ai compter 15 morsures ! Pour ma part, j'ai pu repérer, après coup, les zones que j'avais oublié de protèger : derrière le cou, les oreilles et le dessus des mains! Chacun a son lot de morsures de mouches. Cela nous incitera à ne pas oublier le moindre centimètre de peau !

Soirée « trappe » au cours de laquelle l'animateur nous présente les différents types d'animaux piégés pour leur fourrure.



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EL Ellobo Veteran ·
Salut, les pourvoiries sont vraiment des endroits reposants. Nous n'avions pas eu la chance de pouvoir faire de l'hydravion, les 3 fois qu'on aurait pu en faire, il pleuvait 😐 La photo du barrage est sympa, on se rend bien compte du travail des bestiaux ! a+
On me l'a souvent dit, et les photos ? Ben moi je filme !!!
MA Madisson Globetrotter ·
yes!!!!!!! j attendais un peu que les travaux de la chambre soient finis pour venir vous lire ce dimanche

quelle bonne surprise , toujours d aussi belles photos

vous êtes magnifiques ; les enfants grandissent !!!

allez allez je poursuis ma lecture ............et j ouvre grand mes yeux !!!🙂🙂
7 croisières COSTA - 9 croisières MSC - 1 croisière RCI -
MA Madisson Globetrotter ·
je lis : le biodome reconverti en zoo!!!!

mais ça ne devait pas exister quand j y suis passée en .........houlà c loin y a 17 ans en arrière ! j avais tout juste 30 ans !
7 croisières COSTA - 9 croisières MSC - 1 croisière RCI -
MA Madisson Globetrotter ·
dire que le canada était si propre !!! j en reviens pas comme ça a pu changer , c est incroyable😮
7 croisières COSTA - 9 croisières MSC - 1 croisière RCI -
MA Madisson Globetrotter ·
perso j aime beaucoup la vue de la pourvoirie de l'hydravion, euhhh par contre je serai pas monté à bord ...... un bémol pour ces morsures de mouches ! 😮
7 croisières COSTA - 9 croisières MSC - 1 croisière RCI -
XF Xfg59 Veteran ·
Bonjour Cendryon,

Je viens de parcourir ton (début de) carnet fort intéressant ! Je ne connais pas du tout cette région, et à te lire, commence à avoir envie d'y faire un petit tour. Je craignais les moustiques à voir tous ces lacs... mais les mouches c'est pire on dirait !!

A quand la suite ?

Xavier
Maison à louer à Moab : http://voyageforum.com/discussion/loue-maison-moab-3-chambres-piscine-jaccuzzi-d6633799/

Carnets de voyage (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud / Ouest canadien / Moab / Afrique du Sud) : voir profil
CE Cendryon Globetrotter ·
Merci Xavier A quand la suite ....😐....quand je pourrai...😐 😉
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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 5 - Lundi 5juillet 2011

Au fil de l'eau... A la Seigneurie du Triton, même si les chemins de randonnées semblent bien indiqués, le moyen de déplacement le mieux adapté reste le canoë...

Une belle journée se lève sur la Seigneurie du Triton. Les pêcheurs sont les premiers levés et les animateurs les aident aux préparatifs



.



Ce matin nous nous partons visiter l'ancienne gare. Lorsque l'ingénieur ferroviaire avait acheté le domaine pour une bouchée de pain, il n'avait pas manqué de faire passer la ligne de chemin de fer afin d'amener des visiteurs.

Cette ligne fonctionne toujours et permet à de nombreux touristes d'accéder à la seigneurie du Triton.

C'est en canot rabaska, une embarcation qui peut accueillir jusqu'à 8 rameurs, que nous quittons le ponton de l'hotel.

Le voyage est des plus agréable au milieu des forêts et le canot glisse sur l'eau dans un silence que seuls les sifflements des oiseaux arrivent à perturber.



Nous sommes 9 à bord : Un couple de belges d'une soixantaine d'années, un jeune couple de français, nous 4 et l'animatrice nommée Page.

Nous arrivons à un ponton qui permet ensuite d'atteindre la gare.

Les belges descendent et c'est là que nous allons assister à une magnifique cascade digne d'un grand film comique.

Le monsieur (qui ressemble un peu au roi des belges) recule puis se prend le pied dans le plancher du ponton, repart en arrière en titubant sauf que l'arrière c'est le bout du ponton, et là, il bascule et s'étale carrément sur le dos, dans l'eau, heureusement peu profonde à cet endroit, les quatre fers en l'air !!!!

A ce moment là, il faut se pincer pour ne pas partir en fou rire. Trempé de la tête aux pieds, il remonte rapidement sur le ponton heureusement sans blessure (le gilet de sauvetage, obligatoire dès lors que l'on prend une embarcation, aura été utile pour amortir la chute!) et sort rapidement son appareil photo et son portefeuille de ses poches.



Mais oui Patrick, "Il a glissé...chef !"😎



Il n'y a pas grand chose à voir à la gare, d'ailleurs il n'y a pas véritablement de « gare » si ce n'est un pont de bois goudronné digne d'un vieux western. Il sagit plus d'avoir un but pour la balade en bateau. Nous allons voir une tourbière mais nous n'y verrons pas d'orignal.





Cherchez l'erreur !...

Repas au shore lunch comme hier. Très agréable.







La cabane "au fond du jardin" ou "Bécosse" en québécois, mot dérivé de l'anglais "back house".

Nous reprenons un canoé double pour parcourir la rivière situé à la gauche de l'hotel, jusqu'à des petits rapides.

Retour ensuite et je décide de me baigner dans le lac. L'eau est délicieuse, et a une température de 22° parait-il. Je soupçonne même qu'elle soit plus chaude par endroit. Je n'aurais jamais imaginé pouvoir me baigner dans un lac au Canada !







Balade en groupe en fin de journée pour aller voir les castors...mais nous n'en verrons pas et serons envahis par les mouches (toujours ces satanées petites mouches noires).





Incroyable ce que le castor abat... comme boulot (et bouleaux) !



Les mouches attaquent !!!

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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 7 Mercredi 7 juillet

Aventure au pays des caribous. Un guide sympathique, un temps superbe et des animaux à foison... Quoi demander de plus ? Un lit douillet près des caribous peut-être ?

Super petit déjeuner pris en terrasse devant le lac sous le soleil. Un délice !





ZOO SE SAINT FELICIEN – FORFAIT « Aventure au pays des caribous » En route pour le zoo de St Félicien.



Vieille grange sur la route Comme nous sommes un peu en avance sur l'horaire de notre rendez-vous, nous partons faire un petit tour proche de l'entrée dans « la forêt mixte ». Nous avons de la chance car les animaux sont bien actifs : Carcajou, renards, porc epic etc...

Le carcajou qui est parait-il un animal très agressif

De jeunes renards. Nous en verrons en liberté aux îles de la Madeleine

L'aigle à tête blanche. Nous en aperçevrons un, furtivement, perché sur un arbre au bord de la route sur le Cabot trail, au nord de la Nouvelle-Ecosse.

Un "jesaispasquoi"

Une chouette des neiges

Notre guide, Dominique, nous accueille vers 11h et nous partons pour notre forfait « Aventure au pays des Caribous ». Nous serons 2 familles pour ce forfait car un couple de français et leurs 3 enfants, d'ailleurs rencontrés à la Seigneurie du Triton, nous accompagne. Je ne décrirai pas tout mais cette visite accompagnée va s'avèrer absolument géniale. Le guide nous explique que la plupart des animaux du zoo sauvage vivent en boréalie" c'est à dire au nord des continents et que l'on peut y ainsi voir des animaux non seulement présents au Québec mais aussi en Asie. Le zoo de Saint Félicien se veut ainsi un "centre de conservation de la biodiversité boréale". Après un film multisensoriel et une petite explication devant quelques squelettes d'animaux exposés dans des vitrines, nous partons à bord d'un minibus faire le trajet qu'emprunte normalement le petit train c'est à dire « les sentiers de la nature » sauf que là, dès qu'il y a un animal intéressant à observer, le guide arrête le véhicule pour nous donner des explications et pour que l'on puisse prendre des photos.



C'est ainsi que nous croisons un troupeau de cerfs de virginie et notre premier ours noir. Ce ne sera pas le dernier !





Nous sommes maintenant accueillis par Marguerite et sa sœur pour un bon repas campagnard et convivial dans une ferme ancienne, la ferme du colon.







Nous plongeons dans l'ambiance d'une famille de pionniers du XIXème siècle. Au menu soupe et plat roboratif suivis d'une tarte aux bleuets (genre de myrtille locale). Marguerite n'est pas avare d'explications et c'est avec l'accent du pays teinté d'une pointe d'ancien français qu'elle nous explique l'histoire de sa famille, de ses ancêtres et tous les cancans du village. Les enfants apprécient l'ambiance.











Attention, nous sommes toujours au milieu des animaux sauvages et il leur arrive à eux aussi de venir visiter la ferme !



Après le repas, Marguerite nous fait faire le tour "du propriétaire". Les cochons sont nourris avec les restes du repas.









La "cabane au fond du jardin". Ici on dit "la bécosse", mot francisé qui vient de "back house".



Nous poursuivons ensuite sur les sentiers avec de nombreux arrêts.

Les wapitis sont des cervidés puissants et grands de taille. Leurs bois sont tout aussi impressionnants.



Les ours qui portent un "V" blanc sur la poitrine sont parait-il très convoités pour leur fourrure.

Mouflon



Les loups



Les outardes ou bernaches

J'attendais de les voir avec impatience ces boeufs musqués avec leurs cornes en forme de porte manteau. Ils seraient arrivés en Amérique du nord en passant par le détroit de Bering pris dans les glaces. Ce sont des animaux du grand nord. Un peu plus petits que les bisons, ils n'ont pas pour autant une tête plus sympathique. Il vaut mieux éviter de trop s'en approcher car ils chargent tout aussi facilement !.





Un ours qui semble nous sourire ! Il s'appelle CLOWN mais mieux vaut ne pas s'y fier...



Troupeau de caribous Il ne faut pas confondre LE CARIBOU avec l'élan d'Amérique (aussi appelé orignal) beaucoup plus haut sur pattes et possédant de larges bois (panache). Le "Caribou" au Québec c'est le "renne" en Europe. Il s'agit du même animal, le Rangifer tarandus. C'est un cervidé des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord.

Nous pénétrons dans l'enclos ou vit un autre troupeau de caribous, pour une balade à pied à travers la forêt, ce qui est très agréable vu le temps et la température tout à fait idéale. Le guide, Dominique, prend le temps de nous énoncer toutes les qualités des plantes et arbres que nous rencontrons. Ah, j'oubliais, ici il n'y a pas les fameuses petites mouches noires embêtantes !











Puis c'est l'arrivée au camp ; Génial !! Tout est super bien aménagé. Je ne pensais par que ce fut aussi confortable. C'est rustique, mais rien ne manque !









Rencontre avec un caribou.





Nous reprenons des forces car nous allons repartir ramer en canoë sur un petit lac... Cette jeune femmelle caribou a élut domicile au camp. Orpheline, elle a été elevée par les employés du parc et peine à rejoindre le troupeau. Le guide nous conseille de ne pas la carresser pour éviter qu'elle ne s'habitue trop aux hommes et ne rejette ses congénères.





En fait elle ne nous lâche pas, même quand le groupe quitte le camp pour une balade en canoë sur un lac.

En route nous rencontrons notre premier élan (orignal en québécois), un jeune mâle. Cet animal emblématique du Canada est très farouche.







L'embarcation est beaucoup moins stable qu'à la seigneurerie du Triton où les canoës sont joints 2 par 2. Nous nous amusons bien et nous aperçevons un bel orignal et des bœufs musqués.











Nous visitons ensuite les cabanes des trappeurs...





Retour au camp pour un diner dans « la cuisine », un abris protégé des insectes par une moustiquaire.







Le séjour au camp est un vrai grand plaisir, surtout le soir autour du feu ! Les Caribous se baladent tranquillement autour de nous, c'est vraiment très sympa ! Soirée autour du feu de camp où nous dégustons pour la première fois les fameuses guimauves grillées tant appréciées en Amérique du nord.





Cette veillée est un vrai bonheur. La température est douce et nous goutons au calme de la forêt. Puis vient le moment d'aller rejoindre nos tentes au confort spartiate, enfin pas tant que cela car le gros sac de couchage se trouve sur un petit matelas de mousse lui même posé sur un tapis de branches de pins. C'est tout à fait confortable ! Nous nous endormons rapidement au milieu des bruits de la forêt, des senteurs de sapins et fatigués mais ravi de cette journée.

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XF Xfg59 Veteran ·
Bonjour Sylvie,

Pas le temps pour beaucoup de commentaires, mais merci pour cette suite... Je te lis avec intérêt !

Joyeuses fêtes,

Xavier
Maison à louer à Moab : http://voyageforum.com/discussion/loue-maison-moab-3-chambres-piscine-jaccuzzi-d6633799/

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CE Cendryon Globetrotter ·
Merci Xavier, voici la suite :

Jour 8 - Vendredi 8 juillet - Le zoo de Saint Félicien dans tous ses états Nous sommes doucement reveillés par le tintement des gouttes d'eau sur la tente. Cela me rappelle les campements de colonies de vacances lorsque la pluie s'invitait au petit déjeuner et ne nous donnais pas envie de sortir du sac de couchage ! Pourtant l'aventure n'est pas terminée...

C'est une journée un peu particulière qui commence car je me reveille avec un an de plus. C'est aujourd'hui le jour de mon anniversaire. Après le petit déjeuner servi par Dominique, nous partons pour une initiation à la télémétrie afin d'essayer d'apercevoir la femelle orignal qui rôde dans notre secteur mais la pluie, et le sol marécageux nous contraignent à l'abandon. Nous ne verrons pas l'animal.





Nous rencontrons juste le mâle dominant du troupeau de caribous que l'on reconnaît à la taille de ses bois et un lièvre d'Amérique sur le chemin qui nous mène au minibus. "Orage" la petite cabiroute, est venue nous accompagner jusqu'au minibus pour nous dire au revoir.







Un peu d'eau sur le feu encore fumant avant de partir



En revenant sur "les sentiers de la nature" nous avons l'occasion de voir de près d'autres animaux dont un groupe de jeunes élans.





Passons maintenant dans les coulisses du zoo. A la clinique vétérinaires, on nous explique que cette outarde vient d'être débarrasser d'une sangsue qui s'était collée sur son oeil.





Nous visitons les "cuisines" du zoo, l'endroit où sont préparés les repas avec beaucoup d'attention.



Puis vient le moment d'assister au repas des stars du zoo, les ours. Ils sont habitués au public et se prêtent volontiers aux photos des touristes derrière la vitre. Dominique nous emmène voir les coulisses c'est à dire les cages situées derrière la fosse où dorment et où sont soignés les ours blancs.













Puis l'aventure se termine après le repas, toujours servi par Dominique, dans une salle de la cafétéria. Ce forfait n'est peut être pas bon marché mais il vaut son coût. Ce fut une belle expérience et un vrai plaisir. Nous poursuivons en visite libre, sous la pluie, par le secteur des montagnes où un parcours amusant fait d'escaliers et de ponts de bois à travers les arbres nous permet de voir des singes et d'admirer de magnifiques tigres. Ils sont fascinants !









Nous assistons au repas des lynx, des grizzlys qui font leur cirque, et des pumas. Nous étions passés une demi heure avant mais c'est animaux n'étaient soit pas actifs soient cachés. L'annonce de leur repas nous a fait revenir et nous avons bien fait.

Grue du Canada Lynx

Puma

Le grizzly se prend pour un panda

Nous terminons par la Mongolie et les crapauds buffles, toujours sous la pluie.



Le fameux crapaud buffle qui fait tant de boucan dans la nature

Fleur d'iris, emblème du Québec

VAL JALBERT Le trajet de Saint Félicien à Val Jalbert n'est pas très long. La pluie a cessé lorsque nous arrivons sur le site historique de Val Jalbert (voir histoire plus loin) et prenons possession de notre chambre dans une petite maison située face au magasin général, juste à côté du bureau de poste.



Il s'agit d'une très jolie chambre, la plus belle et confortable que nous ayons eu jusqu'à présent. La salle de bain est tout à fait luxueuse avec une joli baignoire jacuzzi, une douche spacieuse, une robinetterie très classe. Tout le monde en profite pour passer à la douche. Moi j'opte pour la baignoire jacuzzi.







HISTOIRE DE VAL JALBERT À la fin du XIXe siècle, le secteur des pâtes et papier connaît une croissance fulgurante notamment aux États-Unis et en Europe. C'est dans ce contexte de forte demande pour le papier que Damase Jalbert entreprend la construction d'une pulperie située sur la rivière Ouiatchouan, au pied de la chute, près de Chambord dans le Canton Charlevoix au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Sur ce terrain, il y a déjà une maison, un moulin à farine et de la machinerie. Dès 1901, les travaux de construction de la nouvelle usine et du futur village sont mis en branle. Une cinquantaine d'ouvriers s'affairent au nivelage du terrain afin d'y implanter une usine de 200 pieds (66 mètres) sur 60 pieds (20 mètres). Une voie ferrée d'un mille de long est aménagée afin de relier la pulperie du pied de la chute vers le village de Chambord. Dix-huit mois plus tard, l'usine débute ses opérations et, durant le premier hiver (1902-1903), celle-ci fonctionne rondement. Les employés s'affairent à la production de pâte de bois mécanique. Afin d'accommoder les employés, une première zone d'habitations est construite sur la rue Saint-Georges dès 1901. Le nouveau village porte le nom de Ouiatchouan. Décédé le 31 mars 1904, Damase Jalbert est considéré comme le père fondateur du village-usine qui portera plus tard son nom.Après le décès de Monsieur Jalbert en 1904, ce sont des intérêts américains qui acquerront la compagnie qui portera le nom de « Ouiatchouan Falls Paper Company ». Les nouveaux propriétaires voulant étendre leurs activités vers la production de papier et désirant poursuivre l'œuvre du fondateur, agrandiront le village de « Ouiatchouan Falls » sur la rue Saint-Georges en y ajoutant cinq nouvelles maisons doubles. Mais, en 1907, la compagnie américaine commence aussi à éprouver de gros problèmes financiers dus à des dettes accumulées afin de maintenir la production et au coût des nouvelles constructions, la menaçant de faillite. C'est alors qu'intervient Monsieur Julien-Édouard-Alfred Dubuc, directeur-gérant de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi, surnommé « le roi de la pulpe ». En 1909, la Compagnie de pulpe de Chicoutimi acquiert la majorité des titres et l'acquisition du reste des actions se poursuivra jusqu'en 1914. À son arrivée en 1907, Monsieur Dubuc veut doubler la capacité de production de la pulperie et désire aussi entreprendre la construction d'un moulin de papier de grande capacité, mais ce dernier projet ne verra pas le jour. De 1907 à 1909, il procède à une nouvelle expansion du village en y ajoutant un hôtel (maison de pension) et deux autres maisons doubles, de même que l'aqueduc et les égouts. En 1909, le nom du village sera changé pour celui de Val-Jalbert. Parallèlement aux travaux d'agrandissement de l'usine, le village, propriété de la CPC, se dotera d'un plan d'urbanisme piloté par Monsieur Dubuc, un modèle du genre pour les villages environnants. Une commission scolaire sera créée, de même qu'un couvent école. La vie quotidienne des résidents du village Sous Monsieur Dubuc, le village est doté de bornes-fontaines et de trottoirs de bois. La rue principale, bordée d'arbres, est macadamisée. Chaque rue du village bénéficie d'éclairage, ce qui fait du village un modèle de modernisme dans un milieu traditionnellement rural. Chaque famille bénéficie de l'eau courante, des égouts et de l'électricité et se chauffe au poêle à bois avec les résidus de bois de l'usine. La journée commence très tôt par la traite des vaches par la femme de maison, puis le mari débute son quart de travail à 7h00 et les enfants doivent être à l'école pour 8h00. Toutes les emplettes se font au magasin général (à l'hôtel de Val-Jalbert) de la rue Saint-Georges, la boucherie est située juste à côté de même que le bureau de poste en face. Les femmes ont peu de contacts sociaux tandis que les hommes bénéficient de plus d'activités de sport et de loisirs. Pour les soins médicaux, il faut se rendre par train ou par voiture jusqu'à Roberval. La vie à l'usine Les activités de travail à l'usine sont divisées en trois quarts de travail, six jours sur sept. L'usine est humide et bruyante. Les salaires des employés, comme les conditions de travail, sont considérés comme les meilleurs de la région. Suite à la démission de J.E.A. Dubuc et confrontée à des difficultés financières dans un marché de plus en plus concurrentiel, la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi est acculée à la faillite. La pulperie de Val-Jalbert ferme définitivement le 13 août 1927. Le 30 novembre 1927, un nouveau groupe, la Quebec Pulp and Paper Corporation, devient propriétaire de l'usine et des propriétés. Elle en assure la responsabilité jusqu'à sa faillite, le 19 octobre 1942. De 1927 à 1929, 220 personnes quittent le village puis, un an plus tard, 450 autres partent. En 1930, il ne reste que 50 familles. Le 18 août 1949, le Gouvernement du Québec se porte acquéreur de toutes les installations de Val-Jalbert pour défaut de paiement de taxes. À partir de 1960, l'Office du Tourisme de la Province de Québec assure la gestion du site. Des travaux de restauration et d'aménagement comme des sentiers, des escaliers et la consolidation des rues sont amorcés. Entre 1960 et 1986, la rénovation de plusieurs bâtiments est entreprise dont le moulin, l'hôtel, le couvent, l'église, le presbytère et des maisons. Le réseau d 'aqueduc et d'égouts, de même que l'électricité sont remis en fonction à l'intérieur du village et au moulin. En 1987, le site est cédé à la Société des établissements de plein-air du Québec (SÉPAQ) qui a comme mission d'assurer la gestion, l'exploitation et le développement récréo-touristique du Village historique de Val-Jalbert. Présentement, le site emploie annuellement une quarantaine d'employés, le double durant la saison estivale. Plus de 60 000 visiteurs s'y rendent chaque année, profitant de diverses activités d'animation, de visites guidées, de reconstitution théâtrale de la vie d'autrefois au village, d'hébergement à l'hôtel, des maisons rénovées, dans des mini-chalets et au camping. Le chiffre d'affaire annuel est d'environ deux millions de dollars. Le Village historique de Val-Jalbert est maintenant considéré comme l'un des plus beaux attraits de la région.

Pulperie en 1902



Diner au restaurant du site, le moulin près de la chute. C'est très bon et l'accueil est tout à fait charmant.







Nous risquons une petite balade à la fraiche dans le "quartier" des maisons anbandonnées. Elles étaient trop abimées pour pouvoir être restaurées. A la tombée de la nuit, l'ambiance est fantômatique...



Mais nous sommes attaqués par une horde de moustiques. Nous sommes pourtant protégés par le fameux repousse moustique acheté chez Jean Coutu à Roberval, le plus puissant... Manque de chance je me suis lavé les mains au restaurant et c'est là qu'ils m'attaquent. A l'heure ou je vous parle, j'ai des gros boutons qui grattent sur les doigts grrrrrrrrrrr !!!!

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LE Leeloo7 ·
que du bonheur de vous lire à nouveau... vivement la suite!! Bonnes fêtes à vous et votre famille
CE Cendryon Globetrotter ·
Merci 🙂 La voici :

Jour 9 - Samedi 9 juillet 2011

Val Jalbert : Retour en 1920 Val Jalbert est un endroit charmant. Non seulement il vous transporte dans l'ambiance d'un village ouvrier des années 1920 mais en plus le site est des plus agréable avec une impressionnante chute d'eau et une jolie balade permettant de bénéficier du panorama sur le lac Saint Jean...Un moment de pur bonheur !

Ce matin le soleil est au rendez-vous et présage d'une bonne journée.











Après un bon petit déjeuner pris au restaurant de la pulperie, nous avons décidé d'aller voir la chute d'un peu plus près. Que d'eau ! Puis nous empruntons le téléphérique qui permet d'accèder au panorama sur le lac Saint Jean et de faire une jolie balade pour voir une autre chute, la chute "Maligne".









Arrivés au sommet la vue sur le Lac St Jean est très étendue. Nous prenons le petit chemin aménégé vers la chute Maligne. C'est vraiment le Canada comme on le rêve : Il fait beau, pas trop chaud, eau, arbres et cabane sont au rendez-vous... et pas de « bibites » qui piquent...









Ensuite nous visitons la pulperie avec ses vieilles machines : impressionnant !















Puis nous revenons aux vieilles maisons en ruines vues rapidement la veille au soir. Ce matin les moustiques ne sont pas encore réveillés. C'est un vrai bonheur pour les photographes !





















Pour rejoindre le bas du village et le couvent/école, quoi de mieux que d'emprunter le chemin des écoliers...























Un représentation est donnée au magasin général par des villageois/acteurs. C'est vraiment très amusant. Nous prenons un petit sandwich sur la terrasse du magasin général et visitons encore quelques maisons avant de partir.





Ainsi va la vie à VAL JALBERT !



Impressions de VAL JALBERT : Décidément ce village, ce n'est que du bonheur : Une chambre magnifique, un joli village, un restaurants tout à fait corrrect et des animateurs sympathiques. Les enfants y seraient bien restés un peu plus longtemps mais nous devons reprendre la route...

Chicoutimi



Nous nous rendons maintenant vers le fjord du Saguenay car nous avons réservé une cabane dans les arbres au CAP JASEUX. Ce n'est pas donné mais nous avons la tranquilité. La cabane est neuve et très haut perchée et bénéficie d'une jolie vue sur le fjord du Saguenay. Pour la rejoindre, il nous faut laisser la voiture à un parking puis monter à pied un chemin qui monte fort, un véritable coupe mollets. Heureusement j'ai préparer un seul sac pour la nuit. Il est presque impossible de monter des valises là haut !













Pour les commodités, il y a une "bécosse" près de la cabane que nous partageons avec nos voisins de la cabane voisine (il n'y a que 2 cabanes dans les arbres). Nous avons été doté d'une lampe à leds pour laquelle il suffit d'actionner la petite manivelle pour l'activer... seulement elle est bien déchargée... heureusement là encore, j'ai prévu le coup : j'ai pris 4 lampes torches à dynamo de chez Decat....

Vue du balcon sur le fjord

Ma déception du jour : Je n'avais pas retenu pour un parcours en accrobranches, la spécialité du parc, pensant que nous pouvions en faire un dans l'après-midi. Or les parcours démarrent à 13h30 et nous sommes arrivés à 15h. Je ne savais pas que tout se faisait en accompagné ici. Malheureusement pour le lendemain matin c'est aussi complet pour le parcours familial. Il reste le parcours des tyroliennes où l'on me dit qu'il y aura peut-être de la place.
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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 10 - Dimanche 10 juillet 2011

Découverte du fjord de Saguenay Une journée en demi-teinte sur le fjord du Saguenay ...

Après une bonne nuit sur notre perchoir, nous nous présentons vers 9h à l'accueil mais on me dit qu'il faut attendre 10h pour les tyroliennes ! Bon cette fois ce sera sans nous. Nous reprenons la route déçu de n'avoir pu jouer les singes...



Nos impressions : Les cabanes dans les arbres sont un logement original mais cher pour ce que c'est ! M'enfin, nous aurons tenté l'expérience ! De plus, comme on est sur le même site que le camping, je cherche la glace... Il faut aller au bureau d'accueil et c'est 4$ pour un sac de glaçons. Décidément tout est payant dans ce pays, ça change des USA où il y a de la glace dans pratiquement tous les hotels. On m'expliquera plus tard que l'usage veut qu'il y ait des glaçons à disposition dans les hotels mais qu'ils coient vendus dans les campings... Saleté de bestioles. On se protége de partout avec la super crème de chez Jean Coutu ( Great outdoors, j'en ai pris une bouteille de 240ml !) mais on est tout de même piqués . J'ai l'impression que les « bibites » comme disent les québécois, remontent sur les jambes sous le pantalon, passent sous les tee shirt en évitant la zone protégée... bref, j'ai beau m'enduire les mollets, les bras, la figure, le cou, je me retrouve piquée derrière les genoux et sur les épaules.... c'est désespérant. Nous en sommes tous les 4 à entre 20/30 piqures chacun ! Comme nous avons vidés les 2 tubes de lotion apaisante qui restaient, nous avons du en racheter ici aussi ! Ste Rose du Nord Nous avions envie de nous arrêter voir le village qui a servi de décor au film « le bonheur de Pierre » Sous le soleil, ce village est tout petit et charmant mais vraiment... tout petit !



Le quai de Ste Rose du Nord



Le film raconte l'histoire de Pierre (Pierre Richard) qui hérite d'une auberge à Sainte Rose du Nord, au Québec, rebaptisée pour la circonstance en Sainte Simone du Nord. L'action tourne autour de l'auberge et du dépanneur du village tenu par le maire qui ne voit pas d'un bon oeil l'installation d'étrangers dans sa commune mais souhaite surtout récupérer l'auberge...

Le panneau utilisé dans le film est à l'intérieur de la boutique de souvenirs du village...

Le restaurant qui a servi de décor à la salle communale dans le film

Jolie moto sur la parking



Dans le parc national du SAGUENAY, secteur de Ste Marguerite, après avoir visité le centre d'accueil des visiteurs, nous entreprenons une belle balade sur le sentier du fjord (6km A/R) qui mène à l'obervatoire des belugas.







Le sentier est très bien aménagé et la température est idéale mais il y a peu de chose à voir sur le sentier et la route paraît longue. Malheureusement nous ne verrons pas de Belugas.







Nous prenons notre pique nique sur la terrasse du centre d'accueil, près de la baie.



Nous arrivons à TADOUSSAC sous la pluie. Ici c'est la ville touristique par excellence, la ville où tout est payant ! Pour commencer le parking (6$) Le centre d'interprétation des animaux marins (35,99$ pour 3 - gratuit pour Caroline) Ce musée est tout petit et le film date de 10 ans. Nous sommes déçus.



Maisons près du port

Grand hotel de Tadoussac

Nous marchons jusqu'à la Chapelle que nous ne visitons pas. C'est vrai que j'avais oublié que l'entrée des églises est payante ici ! (3$/pers)







Nous passons devant une vieille maison qui fait musée (4$/pers). Vu la taille de la maison, et échaudés par le CIMM, nous ne nous risquons pas non plus !



Nous avons réservé un condo, c'est à dire un appartement en location Dans la réserve amérindienne ESSIPIT aux ESCOUMINS Alors là, que du bonheur ! L'accueil par une très aimable autochtone est des plus agréable. Les condos sont neufs, propres, superbement équipés et bénéficient d'une vue sublime sur le Saint Laurent puisqu'ils sont directement au bord de l'eau.













Les pelouses et les massifs de fleurs sont super bien entretenus et l'on peut se balader sur les rochers de granits roses qui rappellent la Bretagne. Vraiment ici il y a tout et même un service à fondue !!!! Tout est superbe sauf le temps car il pleut et ce soir les moustiques sont encore et toujours à la fête!!! grrrrrrrrrrrrrrr





Le restaurant BELGE (eh oui !) des escoumins. En fait il y a peu de choix et il semblerait que beaucoup de monde dine ici, et pas seulement des belges, même si la table voisine est aussi belge ! Ce n'est pas par hasard : Carte présentant un grand choix de plat et portions généreuses. De plus, c'est bon alors que demande le peuple !!! Le restau fait aussi pâtisserie boulangerie alors on se régale de gâteaux en dessert et on emporte avec nous quelques viennoiseries pour le petit déjeuner de demain qui sera matinal vu que nous avons rendez-vous avec les baleines !





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XF Xfg59 Veteran ·
Bonjour Sylvie,

Toujours un plaisir de lire ton carnet, chapeau pour le travail, je sais le temps que cela représente et merci de partager avec nous vos souvenirs et vos expériences. Et à te lire, j'imagine la TRES grosse préparation que tout ceci a nécessité en amont...

Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là 🤪😉 : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.

Xavier
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CE Cendryon Globetrotter ·
Une question me brûle, que je t'aurais volontiers posée à la toute fin du carnet, mais je ne suis pas sûr de patienter jusque là 🤪😉 : vous avez fait un magnifique voyage, encore une fois, riche et superbement préparé. Néanmoins, le Québec parait nettement moins "sauvage" et la nature plus encadrée que l'ouest américain. Cela vous a-t-il manqué ? J'aurais peut-être dû attendre avant de te poser la question, puisque nous n'en sommes pas encore aux provinces maritimes, et là ce sera sans doute différent.

Xavier

Je n'ai pas eu le sentiment que la nature était plus "encadrée" qu'à l'ouest, au contraire. Elle est très différente. Ici il y a des forêts, des forêts et surtout des forêts... A la Seigneurie du Triton, la forêt est intacte, vierge de tout entretien. Les québecois disent qu'au nord on est en plaine "sauvagerie". Il est parfois difficile de se frayer un chemin dans cette forêt dense, par exemple quand on est aller voir l'habitat du castor. Ce qui donne l'impression des grands espaces c'est surtout les paysages désertiques de l'ouest des USA. Au Québec, quand on survole (voir survol hyfravion) on se rend compte aussi de l'étendu du bazar ! Evidemment, j'aurais aimé aller dans le grand nord, au Nunavut, mais c'était trop onéreux. Là bas ce doit vraiment être très très sauvage et beaucoup plus désertique !

Voici la suite :

Jour 11 - Lundi 11 juillet 2011

A la rencontre des baleines dans l'estuaire du fleuve St Laurent A force d'entendre tout le monde parler de la "croisière aux baleines" dans l'estuaire du Saint laurent, je n'en attendait pas grand chose si ce n'est un attrape touriste. En réalité cette expérience c'est avéré être un réel moment d'exception car même si les baleines ne faisaient pas de saltos devant le bateau, leur présence avait quelque chose de magique...

Un soleil timide carresse la rive de Natakan, jsute assez pour prendre encore quelques vues de ce bel endroit. Nous nous sommes levés tôt car nous avons rendez-vous pour aller voir les baleines...











Déception d'hier mais j'en parle aujourd'hui : J'avais réservé par internet pour la croisière aux baleines avec les Ecumeurs du St Laurent basés aux Escoumins car ils me confirmaient un départ à 7h30 du matin (on est matinal nous autres!!). Ils m'avaient juste demandé de reconfirmer ma venue 24h à l'avance. J'ai donc téléphoné et là, deception, la dame me dit que nous ne sommes que 4 pour 7h30 et qu'ils ne feront pas de départ. Elle aurait tout de même pu me prévenir avant, soit par mail soit par téléphone. La moindre des choses aurait été de mettre une condition dans son message lors de ma réservation au lieu de me dire qu'il était possible de faire l'excursion à 7h30. J'ai donc du me rabattre sur une autre Sté en espérant qu'il y ait de la place. J'ai téléphoné directement à ESSIPIT, la même Sté que notre hébergement et heureusement il restait de la place pour 9h. Ca sera un peu la course pour arriver à Forestville (on doit être en avance pour le traversier).

Nous nous présentons donc au quai des Bergeronnes. Il fait beau, la mer est calme. Il y a juste une petite brume de chaleur par endroits sur l'eau.







On nous équipe soigneusement d'un sur-pantalon de toile cirée, d'une veste flottante. Il y a également des bonnets à disposition et des gants.



Le Zodiac est bien conçu avec des bancs au mileu qui permettent d'être vraiment très à l'aise pour observer les mammifères. Le pilote est sympa et nous sommes juste 2 familles à bord, 3 suisses et nous 4. La petite brume flotte toujours au dessus d'une mer d'huile. Le soleil n'est pas loin et éclaire le tout créant une ambiance particulière, presque mystérieuse... Le bateau vogue à travers la brume puis s'arrête dans un trou de lumière. Nous n'avons pas froid. C'est le grand calme...puis tout à coup, un phoque vient à notre rencontre, puis deux et enfin on entend le souffle des baleines, une sorte de pchittt !





Nous croisons d'abord quelques petits roquals avant de nous approcher d'un troupeau de roquals commun... des géants des mers !!! (pas de baleines bleue à cette époque). Ils se déplaçent en groupe de 10/12 ou peut être plus, difficile à dire !





Tous les autres bateaux arrivent, du plus petit aux plus gros. Il y a des baleines partout. Une fait surface à quelques mètres de notre bateau et son « pchitt » nous éclabousse. Surpris on se met tous à rire !











Nous sommes ravis de notre tour. Je pense que tout le monde n'a pas la chance de voir autant de baleines. C'est un peu au petit bonheur la chance et ce matin, la chance était au rendez-vous. Je ne regrette pas d'avoir réservé sur un petit zodiac. Le pilote peut vraiment arriver rapidement sur les lieux alors que les gros bateaux (nous les avons vus) ne peuvent pas bouger aussi vite. Les gens à bord voient forcément moins bien. Lorsque nous arrivons au port, le ciel est totalement dégagé et il fait un beau soleil.









Les Escoumins

Nous prenons la "traverse" à Forestville pour passer sur l'autre rive du Saint Laurent. C'est rapide mais le bateau ne tient pas son horaire et nous partons à 14h au lieu de 13h30.

PARC DU BIC : Vu que nous passons peu de temps ici et que j'aimerais avoir un aperçu du parc, j'ai réservé le tour guidé en minibus. En cet après-midi la chaleur est éprouvante. Il fait lourd et orageux. Nous sommes 12 + la guide entassés comme des sardines dans un minibus dont les fenêtres ne s'ouvrent pas. Il fait une chaleur à crever à l'intérieur, un véritable sauna. La guide commence le tour et la clim est la bienvenue mais après 5 minutes, elle arrête le véhicule pour faire un commentaire sur le paysage… et le moteur aussi si bien que nous n'avons plus de clim, plus d'air... Les gens râlent à l'arrière.. Le sauna devient Hammam !... Le minibus repart. Patrick demande à descendre car il ne tient plus. Il préfère rentrer à pied jusqu'à l'accueil du parc. Caroline l'accompagne. Je reste avec Nicolas. Le reste de la visite permet de voir la ferme Rioux et d'atteindre le sommet du Pic Champlain pour une jolie vue.







Impressions sur ce tour : Je déconseille. Le minibus n'est pas adapté et il n'y a vraiment pas grand chose d'exceptionnel à voir. Ce parc au relief particulier avec ses hauts massifs mérite certainement quelques balades mais autonomes. Il faudrait donc y séjourner plus longtemps.



Maisons du Bic



J'ai réservé à l'AUBERGE DU MANGE GRENOUILLE pour son ambiance et sa déco. Nous ne sommes pas déçus car cela correspond bien au site (allez voir le site, ça vaut le coup d'oeil). J'adore l'a déco!!!! Nous occupons les 2 chambres du haut, La chambre du peintre et la chambre de l'écrivain, si bien que nous avons le palier pour nous tout seuls. En revanche je trouve la réputation du restau un peu surfaite... Nous prenons la table d'hote. Cuisine type « nouvelle cuisine ». Je savais que ce n'était pas donné, c'est pas mal mais je m'attendais à plus d'audace. L'originalité du lieu ne suit pas toujours dans l'assiette. Que dire d'autre sinon que la clientèle assez snob. Il n'en reste pas moins que cet endroit est un plaisir pour les yeux... et les photographes !











Jardin

Spa Vue sur le fleuve

La chapelle à côté de lauberge a été transformée en boutique et à l'intérieur c'est un vrai cafarnaüm !













Hall d'entrée. L'auberge est "mise en scène" dans tous ses recoins...











Une des salles à manger

L'autre...

La chambre de l'écrivain





La chambre du peintre







Sur le palier
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry

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MA Madisson Globetrotter ·
bonjour cendryon!😄 je suis à jour dans la lecture et je me dois de vous dire ici que vous avez fait un travail remarquable je suis admirative dans la construction d un tel voyage meme ce qui était prévu de faire et meme quand il y a obstacle ; vous arrivez à faire quand meme bravo pour la balade avec les baleines! c est vraiment merveilleux, j attendais pour la cabane dans les arbres ... quel régal de vous suivre ; je pourrais vous faire des éloges toute la journée .... UN GRAND MERCI 😇
7 croisières COSTA - 9 croisières MSC - 1 croisière RCI -
CE Cendryon Globetrotter ·
Merci Madisson, Voici la suite :

Jour 12 : Aux frontières de la Gaspésie Avant de quitter le Québec, nous ne regrettons pas notre incursion en Gaspésie pour visiter les jardins de Métis. Sous un soleil radieux, nous pouvons admirer de jolies fleurs fragiles au sommet de leur épanouissement dans ce parc floral d'exception situé sur la route qui nous conduit vers le Nouveau-Brunswick ...et l'Acadie !

Après un bon petit déjeuner et quelques photos de l'auberge du Mange grenouille sous le soleil du matin, nous prenons la route du Nouveau-Brunswick avec cependant un petit détour à Grand Métis pour visiter les jardins du même nom. LES JARDINS DE METIS : Nous avons la chance de visiter ce très beau jardin au petit matin, à la lumière et température idéale. Il n'y a pas encore beaucoup de monde. Dans certains endroits nous serons même seuls. On reconnaît directement la " patte anglaise ". D'ailleurs le jardin rend hommage à Russell Page, célèbre paysagiste anglais.













Après la partie " sous-bois " et ses collections de plantes de bruyère dont les fameux pavots bleus de l'Himalaya, plante fragile que nous avons l'occasion d'admirer dans les jardins des hautes terres d'Ecosse, nous atteignons les collections de pivoines. Ce jardin est réputé pour ces fleurs et nous avons de la chance car la floraison est à son apogée.

















En revanche nous restons très dubitatifs concernant la partie consacrée au « festival des jardins » où des artistes contemporains présentent leurs créations de jardins, autant dire « du grand n'importe quoi » pour qualifier ce qui va du plantage de bâtons bleus à la tranchée en bois surmontée de barbelés....et que dire du jardin de la connaissance avec ses murs de livres ! Vous imaginez ce que cela peut donner avec la pluie qui est tombée ici depuis le printemps !







Une très belle maison cossue trône au milieu du parc. Nous prenons un déjeuner léger au café attenant à la maison et qui propose des sandwichs originaux, gouteux le tout sur des tables disposées à l'ombre des tonnelles. Nous avons préféré déjeuner ici plutôt qu'à la cafétéria impersonnelle située près de l'entrée. Bref ces jardins ce n'est que du bonheur !!











Nous reprenons la route de l'Acadie. Petit comparatif sur les "élans (orignaux) des routes" : Que faire sur les longues routes du Canada ? Regarder les paysages ? les habitations ? Ici j'ai choisi les panneaux signalant les élans, car bien qu'ils soient très timides et peu enclins à se montrer , c'est pourtant d'eux que préviennent la plupart des panneaux de signalisation ... On remarque cependant d'ostensibles différences dans chaque province : L'orignal du QUEBEC, le menton en avant, un brin fier de lui ou bien "tête en l'air", c'est selon :

L'orignal du NOUVEAU BRUNSWICK semble nous regarder, un brin espiègle :



L'orignal de la NOUVELLE ECOSSE est plus trapu, un brin frondeur...



La route est longue pour arriver jusqu'au Nouveau-Brunswick, une province maritime du Canada qui fait la taille de la Belgique et des Pays-Bas réunis ! On voit pas mal de maisons abandonnées mais aussi de petites églises anglicanes bien proprettes, ce qui marque bien la différence avec le Québec tout proche.



Cette province est officiellement bilingue. On y trouve 1 tiers de francophones pour 2 tiers d'anglophones. C'est ici que ce sont installés certains des Acadiens expulsés de Nouvelle Ecosse par les anglais. Caraquet en est la ville la plus représentative. C'est là que se situe le village historique Acadien.

Nous arrivons en territoire Acadien. On ne peut s'y tromper tant les symboles visibles sont nombreux à commencer par le drapeau. Inspiré du drapeau français et symboliquement associée à lamer et à la foi catholique (avec la "Stella Maris", l'étoile de mer et aussi la vierge Marie), le drapeau fut proposé par Marcel-François Richard comme compromis entre les différentes factions nationalistes, influencées à la fois par la France, le Québec et le clergé et divisés entre la modernité et la tradition et entre l'ouverture à la Francophonie et l'identité acadienne. Il est le symbole national acadien le plus populaire, utilisé tant par les gouvernements que par les institutions et la population.





Je dois dès lors faire un point sur l'ACADIE pour permettre de mieux comprendre cette culture :

L’Acadie est une région nord américaine comptant environ 500 000 habitants, majoritairement des Acadiens, dont la principale langue est le français. L'Acadie comprend grosso modo le nord et l'est de la province canadienne du Nouveau-Brunswick ainsi que des localités plus isolées à l'île-du-Prince-Edouard, en Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Au sens large, l'Acadie fait aussi référence aux communautés de la diaspora acadienne, notamment au Québec et aux Etats-Unis. Par son territoire, sa langue, sa culture, ses institutions et ses symboles, l'Acadie serait une nation sans reconnaissance explicite. Plusieurs villes se disputent d'ailleurs le titre de capitale, dontCaraquet et Moncton. L'Acadie est fondée en 1604 en tant que colonie française, sur des territoires micmacs, et peuplée par des personnes surtout originaires de l'Ouest de la France. L'Acadie est conquise en 1713 par les Britanniques, qui déportent ensuite une partie des Acadiens entre 1755 et 1763. Les survivants reconstruisent graduellement la société par la suite. Entre les années 1840 et 1880, les Acadiens redécouvrent leur culture et s'opposent puis s'intègrent dans la Confédération canadiennes. À partir de 1881, ils se dotent de symboles et d'institutions tandis qu'ils s'impliquent davantage en politique et développent leur économie, alors que l'éxode rural s'amplifie. Les Acadiens participent activement aux deux guerres mondiale et sont durement touchés par la grande dépression; la partie néo-brunswikoise de l'Acadie fait sa place comme chef de file dans la communauté. La seconde moitié du XXe siècle est une période contestataire. Au début du XXIe siècle, la population tente surtout de préserver ses droits acquis. L'exode rural et l'anglicisation influencent toujours la démographie de l'Acadie. Le rejet de l'assimilation a d'ailleurs un impact important sur la politique acadiennes. L'Acadie n'a toutefois pas d'organisation politique propre, excepté au niveau local et régional, tandis que la Société Nationale de l'Acadie en est la représentante officielle. Léconomie de l'Acadie ne repose plus uniquement sur des activités traditionnelles comme la pêche et est en croissance depuis la fin du XXe siècle. La culture de l'Acadie, fruit d'une tradition orale d'influences diverses, est mise en valeur et s'est diversifiée depuis les années 1960. L'Université de Moncton, qui a joué un rôle important dans son épanouissement, est également le principal établissement d'enseignement et de recherche. La population dispose en effet d'un vaste réseau de services publics en langue française, quoique peu accessibles dans certaines régions. L'ACADIE NOUVELLE est le principal média. Les liens entre les différentes régions et la diaspora restent forts et sont favorisés par des événements comme le Congrés mondial acadien et les Jeux de l'Acadie.

Symboles acadiens :





Nous arrivons donc à la ville de CARAQUET. C'est ici que les acadiens ont décidé de construire un village historique rassemblant de vieilles bâtisses issues de toute l'Acadie. Une voiture vient nous chercher avec nos bagages sur le parking, et pas n'importe quelle voiture, une FORD T de 1925 s'il vous plait!





Le chauffeur nous dépose devant l'hotel château Albert, notre hébergement pour la nuit qui va nous faire replonger dans les années 1900.. Les chambres sont très vastes, décorées à l'ancienne mais avec tout le confort. Ici, il n'y a ni télévision, ni téléphone, ni wifi mais ce n'était pas prévu à cette époque !













J'ai réservé le forfait avec le repas animé. On évacue de suite la question du repas : juste correct. L'animation en revanche est sympathique. Il s'agit d'un conteur accompagné d'un musicien. Il raconte des histoires de personnages des villages acadiens d'antan entrecoupés de chants. Il y a parfois quelques mots qui demandent des explications mais le conteur à l'habitude et il nous fait la traduction. Je n'ai pas trop de difficulté à aborder ce type de « parlure ». Les « j'va vous dire » ou « c'est ti tout », je les ai entendus dans mon enfance lors des repas de ferme en pays cauchois (pays de Caux en Normandie). De plus je me suis habituée à entendre les chti causer (Nord de la France) ! Même dans la façon de conter, dans les intonations, je crois reconnaître un peu de la façon dont un curé conteur venait animer les soirées dans nos villages normands. J'ai un peu plus de mal à identifier les mots d'anglais francisés à la sauce acadienne... Très drôles d'ailleurs... Bécosse (pour back house) c'est à dire la cabane au fond du jardin), Bésénousse (pas sure de l'ortho) pour business, etc.... Le monsieur me confirme après le spectacle que les racines de ce patois seraient ...picardes...

" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry

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MA Madisson Globetrotter ·
Quel patrimoine de richesse, nature et culture pour vos enfants!!!!! suffisamment grands pour se souvenir dans les moindres détails et grâce aux comptes-rendus, et photos

bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille , juste entre nous ....vous....vous avez bien une idée du prochain voyage!?? siiiii je suis sûre que oui ........

bonne continuation à bientôt

la madi 😄😄😉
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CE Cendryon Globetrotter ·
bon.........dîtes moi ; si si là à l'oreille , juste entre nous ....vous....vous avez bien une idée du prochain voyage!?? siiiii je suis sûre que oui ........

Juste à l'oreille : oui..... j'ai bien une idée...😉
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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 13 - Village acadien de Caraquet

Le village Acadien de Caraquet est un site enchanteur où les employés, issus des villages avoisinants, donnent vie aux bâtisses d'époque en reproduisant à l'identique les gestes de leurs ancêtres. C'est très sympa et en plus c'est beau comme un tableau de Vermeer !

Après un petit déjeuner juste correct, nous traversons le village pour rejoindre l'entrée. Il est en effet plus judicieux de commencer par les maisons les plus anciennes et de remonter ensuite le temps...Les figurants ne sont pas encore arrivés et le village paraît endormi...









Nous visitons les maisons une à une à partir de 10h du matin et prenons tout le temps de nous attarder dans chacune. Là, des figurants exécutent des tâches d'autrefois tout en les commentant. Comme il n'y a pas encore beaucoup de touriste à cette heure, nous pouvons nous entretenir à notre aise avec chacun d'entre eux. La lumière est belle. Nous sommes vraiment comme dans un tableau composé avec la minutie des peintres flamands... Que du bonheur !





Nichée au fond des bois, cette maison est la plus vieille du village. " C'est un homme seul qui vivait là" précise le monsieur qui porte des sabots , tout en nous montrant comment les indiens micmacs aaient appris aux colons à confectionenr des balais...







Autre maison autre époque :



Entrez donc !





Dans la maison du pêcheurs. Nombre d'acadiens déportés par les anglais de Nouvelle Ecosse et qui avaient trouvé refuge au Nouveau-Brunswick avaient interdiction de cultiver la terre. Beaucoup d'entre-eux sont devenus pêcheurs. Aujourd'hui ils pêchent essentiellement...le homard ! Juste revanche .



























L'incontournable magasin général







La forge



Le lieu de perdition : la taverne





Le local du journal local : Le moniteur acadien





Nous déjeunons à la maison DUGAS, la table des ancêtres. Repas à l'ancienne avec des produits bio...





Entrez, entrez ! Vous ne nous dérangez pas !













A l'école



Une fois passé le pont couvert en bois, nous arrivons dans un quartier plus "moderne". Nous sommes au début du XXème siècle... Il y a même des automobiles !



La scierie





La gare



Le tonnelier





La station service



Le pompiste au noeud pap et chemise blanche, la classe non ?







Un autre magasin général





Une maison de notable



Donnez-vous la peine d'entrer...





Ici la dame nous a offert un morceau du gâteau qu'elle venait de cuisiner







Là, le monsieur, un artisan du métal avec un très fort accent de Tracadie-Sheila (si si ça existe) nous a offert le sifflet qu'il venait de confectionner devant nous...



Des planchettes pour protèger les plantations







Le cordonnier







Nous quittons en fin d'après-midi cet endroit sympathique. Pendant de ce voyage nous aurons eu l'occasion de visiter plusieurs lieux historiques avec des figurants car les canadiens tiennent particulièrement à la mémoire de leur proche passé, mais aucun n'aura égalé le village historique de Caraquet car ici, les figurants sont totalement investis par leur rôle et ont le soucis de ne faire apparaitre aucun anachronisme. De plus ils sont véritablement charmants et accueillants. On peut entrer dans les maisons à tout moment, même quand ils déjeunent avec les produits cultivés et cuisinés par eux-même, comme le faisaient leurs ancêtres. Ainsi, la vie suit son court paisiblement à Caraquet, selon des habitudes ancestrales et les touristes sont invités à partager ces moments de grâce. Notre premier contact avec les Acadiens est plutôt positif !

En quittant Caraquet, on ne peut ignorer le phare aux couleurs de l'Acadie. Même si le village historique est légèrement à l'intérieur des terres, la mer n'est jamais loin !



Nous arrivons à BOUCTOUCHE, un autre bastion acadien car demain matin nous irons visiter " Le pays de la Sagouine ", un lieu aminé et emblématique de la région. Ici, le ton est donné : C'est le festival des mollusques !. Ce soir nous testons notre première chambre d'hôte au Canada au gîte de la SAGOUINE justement. Un vrai petit bonheur que ce gîte situé au centre du village. Nous avons 2 chambres contigües, élégament décorées et très confortables. Il y a tout : frigo, micro onde, cafetière, wifi, TV... L'accueil est adorable. Que demander de plus ?...







Le restaurant d'à côté appartient au même propriétaire. Nous y prenons notre repas du soir : Notre premier sandwich au homard car nous sommes en plein pays du … homard : Excellent ... et en plus un très bon rapport qualité/prix car ici le sandwich au homard est au même prix que le jambon beurre de chez nous !



La propriétaire du gîte nous a signalé un concert gratuit à la salle des fêtes. Tout le village est là pour écouter un concert de musique acadienne moderne. L'identité culturelle est très forte ici !



L'église catholique de Bouctouche est colossale, comme s'il fallait montrer de loin aux "anglais" que les francophone sont bien présents.



La SAGOUINE est le personnage emblématique du village. Cette femme de ménage est l'héroïne d'un roman acadien d'Antonine Maillet qui a été adapté à l'écran. Aujourd'hui, un site animé lui est consacré. Il est situé sur l'île aux puces, une île minuscule au milieu d'un plan d'eau qui fait face à la ville. Ce sera le but de notre visite de demain... Ci-dessous : La façade d'une galerie d'art qui fait référence à "la Sagouine", le personnage d'Antonine Maillet

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MA Madisson Globetrotter ·
😎... J 'en étais sûre !!!!

vous prenez exactement toutes les photos qu il faut et des détails photographiques absolument sur le vif; bien joué! 😉 tout est authentique ........ franchement c'est superbe, je me régale.........

😛😏😏
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CE Cendryon Globetrotter ·
Voici la suite :



Jour 14 - Au pays de la Sagouine...

Les gens de ce pays sont enjoués et plein d'énergie. Il aiment l'Acadie et la défendent avec fierté. Ils s'efforcent de préserver leur langue et leurs traditions, fruits d'un héritage qui participe à l'unité culturelle de cette minorité pourtant dispersée aux quatre coins du pays et même au-delà...

C'est sous un beau soleil mais avec beaucoup de vent que nous abordons le fameux "Pays de la Sagouine". Cette "Sagouine" est l'héroïne d'une pièce écrite par Antonine Maillet en 1971, figure du pays acadien. L'auteur s'est inspirée d'un personnage ayant réellement vécu, une certaine Sarah Cormier. La Sagouine a ensuite été adaptée à la télévision de Radio-Canada en 1977 et en 2006. La Sagouine est une Acadienne qui monologue devant la caméra et nous raconte les histoires de son bout de pays dans la langue du pays. C'est une fille de pêcheurs de morue, devenue fille à matelots, qui s'est ensuite mariée à un pêcheur d'éperlans et est devenue, à 72 ans, laveuse de plancher. Elle incarne la classe moyenne et populaire de l'Acadie. Le parc de la Sagouine à Bouctouche a été créé en 1992 sur l'île aux puces. C'est un lieu joyeux de théatre et de musique où les acteurs locaux interprètent des scénettes en prenant souvent à parti les spectateurs. Nous sommes d'abord accueillis par un violoneux. Puis une employée nous conduit jusqu'à l'île aux puces par le fameux pont en bois tordu.







Les « habitants » nous invitent à nous répartir autour de la place principale. Et c'est parti pour une introduction en chansons...







Nous sommes invités à suivre Marguerite dans sa cuisine. La scène est très amusante car Marguerite sait vraiment bien jouer avec le public !



Puis c'est Mathilda qui nous conte des histoires à propos de la maison d'à côté.



Comme il y a beaucoup de monde dans cette maison, nous en profitons pour aller dire bonjour à Mac Farlane qui nous invite à venir dépenser notre argent dans sa boutique.







Nous visitons ensuite le bout de l'île avec son phare et le barbier coiffeur où une jeune fille propose à Patrick de tester le casque. Mais celui si, au lieu de propulser de l'air chaud, aspire les cheveux et Patrick ressort les cheveux tout dressés ce qui amuse beaucoup les enfants !















Les musiciens donnent un concert sur la scène centrale mais il fait très froid à cet endroit car l'air circule de partout.





Nous nous rendons dans la maison de Rose, la dynamique jeune fille en rouge qui nous raconte beaucoup de choses sur sa maison, ses amis et son amour pour Citrouille, un gars du village.



On nous invite à venir prendre place au théatre central où une représentation va avoir lieu avec Mariagelas. Malheureusement cet endroit est plein de courant d'air et il y a nulle part où s'abriter du vent froid. De plus nous n'avons pris ni polaire, ni coupe vent. Nous décidons donc de quitter la place.



Nicolas est un peu déçu mais je ne tiens vraiment pas à ce que tout le monde attrape la crève.

Cet endroit est franchement sympathique et joyeux.Pour bien faire il aurait fallu nous imprégner avant du roman d'Antonine Maillet. Le point noir c'est vraiment l'inconfort de la scène principale, c'est à dire les sièges en plein courant d'air qui n'engagent vraiment pas à rester écouter les pourtant excellents acteurs et musiciens où bien alors il ne faut pas comme nous, oublier sa petite laine.

Nous repartons en direction de Bouctouche car un établissement a retenu notre attention, « la poutine à Léa ». Nous entrons mais là, près du comptoir, nous nous aperçevons très vite de notre erreur : ici on ne sert pas de la poutine québecoise mais de poutine acadienne (un peu normal aussi). La poutine Acadienne c'est ce que nous a décrit en gros Marguerite dans sa cuisine sur l'île aux puces : « des patates rappées mélangées à de la purée roulée en boule autour de viande et cuite longtemps dans l'eau ce qui lui donne un aspect grisâtre et visqueux comme de la morve de nez ».







Nous confirmons : Nous qui avons une grosse envie de frites, l'aspect répugnant de la chose nous incite immédiatement à faire demi-tour pour nous rabattre dans la pizzeria voisine où l'on sert de la nourriture "normale" et c'est très fréquenté par les locaux qui parlent le "chiak", un dialecte local mélangeant allégrement le français et l'anglais... de quoi y predre son latin ! Sur la route, nous nous arrêtons à SHEDIAC. La ville est réputée comme le plus grand port de pêche au homard. D'ailleurs une statue géante a été érigée à la gloire de ce crustacé.













Nous stoppons également près du pont de la confédération, histoire d'avoir une belle vue sur l'ouvrage qui relie le continent à L'Ile du Prince Edward. Le temps est maussade...







Notre étape de ce soir se situe dans la petite ville de SOURIS car c'est ici que nous prendrons le bateau demain pour les îles de la Madeleine. Le LIGHTHOUSE MOTEL est notre première déception côté hébergement. L'accueil tout d'abord : Je commence à m'exprimer dans mon meilleur anglais mais la dame ne relève pas la tête et ne nous adresse pas un mot. Seul le monsieur, son mari je présume, parlant un français parfait, s'adresse à nous de manière fort courtoise. Lorsqu'elle cherche notre réservation sur son cahier, la dame demande à son mari de lui épeler le nom en anglais. On en pense ce que l'on veut mais cela jette un froid. .. et même quand le monsieur essaie de rattraper la situation en nous indiquant un restaurant pour le soir, on sent vraiment que l'on dérange madame !!!! Le motel : Un mot résume assez bien son état : défraichi, miteux ! J'ai bien compris qu'il n'était ouvert que l'été mais un coup de peinture ne suffirait pas à lui donner du charme. La chambre : La première chose que tu remarques c'est que dès que tu fais un pas, tout bouge ! On a l'impression d'être dans un mobile home. Ensuite ce qui te surprend c'est ce que tu entends, c'est à dire que l'isolation phonique entre les chambres est inexistante, les cloisons ont vraisemblablement l'épaisseur d'une feuille de papier ! La porte du fond m'intrigue, je la pousse et me retrouve dans une cuisine... partagée avec la chambre d'à côté... et comme les voisines bruyantes ont laissée ouverte leur porte de chambre, je peux les voir vautrées sur leurs lits. Imaginez l'intimité des lieux ! Le plancher léger, la déco sommaire, la salle de bain minimaliste, tout cela tranche singulièrement avec le gîte de la veille ! Heureusement qu'il y a un radiateur à huile... qui fonctionne car nous avons froid. Bon je ne sais pas si c'est à cause de ca mais nous devons à présent faire la chasse aux araignées ... Nous sommes d'autant plus déçus que nous avons remarqué un autre hotel à 2 pas d'ici qui a l'air nickel et aussi un gite dans le village. Bref je n'ai pas été bonne sur ce coup là.





Il n'y a pas grand chose à Souris pour se restaurer à part le BLUE FIN. La façade de ce restau n'est pas engageante. Elle aurait besoin d'un bon coup de peinture. Heureusement l'intérieur est chaleureux et il y a du monde. Le choix, la nourriture et le service sont tout à fait correct.





Encore un petit tour sur la plage de Souris avant d'aller rejoindre notre " palace "...





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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 15- Vendredi 15 juillet

Une traversée mouvementée vers les îles de la Madeleine Au départ de Souris, sur l'île du Prince Edouard, la traversée dure 5 heures. C'est déjà beaucoup, surtout quand la mer est agitée !...

La pluie au réveil n'arrange pas notre mauvaise impression du motel. Après le petit déjeuner sommaire (attention à la marche cassée avant d'entrer) nous décidons comme prévu d'aller faire le tour nord-est de l'île jusqu'au phare. Arrivés là bas, le vent est si fort que nous sortons les imperméables et ne nous attardons pas à l'extérieur. Direction donc la boutique. A la vue de la mer démontée (c'est comme ça que l'on dit en Normandie quand il y a de la tempête en mer), nous décidons de nous rendre dans une pharmacie de Souris pour acheter des anti-nauséeux. Je suis particulièrement sensible au mal de mer.







Nous retournons ensuite déjeuner au restaurant de la veille, le BLUE FIN et j'avale une bonne dose de cachets pour le voyage qui promet d'être agité.

Traverse pour les ILES DE LA MADELEINE L'année passée, lors de la fameuse randonnée des coyote buttes du nord, notre guide nous disais pendant la dernière montée "The wave se mérite" ! Aujourd'hui, vu l'état de la mer je serais tentée de dire "Les îles de la Madeleine se méritent", surtout pour moi qui ai si facilement le mal de mer !



Attente à l'embarquement







J'ai bien fait de prendre les cachets... c'est drôle, tout le monde m'a suivi. Le bateau bouge de partout. Je déteste ça. Nous allons voir le film dans le cinéma et là je m'endors... Nous allons ensuite faire un tour dans le café ou un groupe de musiciens locaux mettent une sacrée ambiance avec leur musique country à la sauce francophone. Les enfants s'endorment à leur tour.









A son réveil Caroline ne se sent pas très bien. Comme je ne me sens pas bien moi même je propose que l'on se rende au lounge du pont supérieur et que l'on se cale dans un fauteuil au centre du bateau pour dormir jusqu'à l'arrivée (les pilules contre le mal de mer donnent toujours envie de dormir). C'est ainsi que nous terminons enfin le voyage.

Je suis bien contente quand nous arrivons enfin à l'île du Cap aux meules. Il ne pleut plus mais il y a toujours du vent.

Nous laissons bientôt la foule pour nous retrouver tout seul sur la route de l'île de la grande entrée située à une cinquantaine de kilomètres. L'ïle du havre aux maisons est telle que je l'avais imaginé avec ses petites maisons de toutes les couleurs.



La partie nord est plus sauvage. Nous atteignons enfin notre chaleureuse auberge.

Une bonne table d'hôte aux accents maritime nous attend ainsi qu'une chambre coquette et un lit douillet....



" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry

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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 16 - Samedi 16 juillet Découverte des îles... C'est sous un ciel peu engageant que nous partons à la découverte des îles. Malgré le ciel gris, nous allons nous rendre dans des endroits sympathiques comme la Grave où les routes de l'Etang du Nord...

L'auberge de la Salicorne est un lieu d'hébergement associatif qui permet de faire vivre les habitants du coin (perdu de cette île). Ainsi les serveuses ne sortent peut-être pas de l'école hotelière mais elles font de leur mieux et sont plutôt "authentiques", entendez par là qu'elles ont bien l'accent du coin et ne font pas de manières. L'auberge propose des activités comprises dans le forfait en demi-pension. Ainsi chaque jour, matin et soir, on vous propose des balades et le soir il y a parfois des animation près du bar de l'hotel. La Salicorne est située sur une hauteur de l'île de Grande entrée, c'est à dire à l'extrémité des îles, l'endroit réputé le plus "sauvage". Notre chambre bénéficie à la fois de la vue sur l'étendue d'eau intérieure, côté eglise et sur l'océan, côté "Ile Boudreau".



Je me suis réveillée de bonne heure dans notre chambre douillette. Hélas, le soleil ne s'est pas levé de bon pied aujourd'hui. On entend le vent qui souffle dehors ce qui n'incite pas à quitter la couette. Pourtant, j'en profite pour passer à la laverie faire une première tournée de linge. Hélas, après ce lavage, des tas de petites tâches noires apparaissent sur les vêtements. Patrick est désespéré pour son pantalon Columbia qu'il adore porter en rando et son Tee shirt lacoste. Je m'abstiens donc de remettre le reste à laver et j'informe aussitôt la réception. La fille me dit que c'est déjà arrivé à cause de la pompe qui peut refouler... de huile ! On me propose de venir laver mon linge dans la laverie réservée au personnel mais attention comme ils lavent les serviettes ici il est possible qu'il y ait de l'eau de javel...On m'indiquera donc quelle machine utiliser ce soir. Le soir venu je remets donc les vêtements tachés mais la fille de la réception ne sait pas quelle machine je dois utiliser. A la sortie, les tâches noires sont un peu atténuées mais toujours présentes avec en plus quelques tâches blanches...dues à l'eau de javel... Pas de chance donc... Je termine le lavage à la main dans le lavabo de la chambre …

Les îles Mais revenons aux "îles", c'est comme cela que les québecois parlent des îles de la Madeleine puisque ces îles appartiennent à la belle province, même si elles sont habitées par des ... acadiens. Sur cette des îles j'ai placé des vignettes indiquant les principaux sites que nous avons visité. Côté communications, il y surtout une route principale (ici en orange) qui traverse les îles. Les îles sont au nombre de 5 dont quatre sont reliées entre elles par des bans de sable consolidés par l'asphalte de la route: De bas en haut : Havre Aubert, Cap aux meules, Havre aux maisons, Grosse île, Grande entrée, là où nous séjournons. L'île d'entrée, le petit pois au milieu de la mer devant Cap aux meules, est totalement dissociée des autres. D'ailleurs, c'est une communauté anglophone qui y réside, toute comme à Grosse île.



Comme il pleut et vente ce matin, nous déclinons l'invitation pour randonner à la plage de la Bluff et prenons l'auto pour partir à la découverte des îles. Direction donc l'île du Havre Aubert, la plus éloignée de l'île de la grande entrée. Sur Cap aux meules nous nous trompons de route et atteignons malgré nous la fameuse statue des pêcheurs de Roger Langevin.









La boutique qui jouxte le site, le flâneur", mérite le détour. Des personnages féériques sortis de l'imagination de l'artiste sont disposés au milieu d'un incroyable bric à brac et le jardin n'est pas en reste...







Nous découvrons ensuite avec grand plaisir le site de la GRAVE. Il y a plein de boutiques... Caroline et moi adorons ! Les hommes aussi car il y a devant chaque magasin un banc pour leur permettre d'attendre.





Mais c'est au CAFE DE LA GRAVE que nous trouvons notre salut, un endroit très chaleureux qui permet à Patrick d'essayer le burger de loup marin (phoque) ! Ce café est implanté dans un ancien magasin général et donc décoré de bric et de broc comme on les aime ! Il y a aussi là un piano. Un monsieur s'assoit. Il se met à jouer un air de Felix Leclerc, puis la mer de Trenet... l'ambiance est là. Tout est parfait !







Nous parcourons la Grave jusqu'à la boutique des artisans où tous les objets sont faits...en sable ! Très original. Nous avons de la chance car le soleil fait une timide apparition pour devenir plus franc en fin d'après midi.





















L'après-midi se prolonge par la route panoramique de l'île de BASSIN, puis retour vers l'île de la Grande entrée. Les petites maisons colorées sont plus charmantes les unes que les autres. Comme Patrick ne s'arrête jamais je dois essayer de "shooter" à travers le pare brise et les vitres... La seule difficulté reste d'essayer d'éviter les fils électriques très présents sur les îles. Seules les nouvelles bâtisses ont enterré les fils ce qui leur donne beaucoup plus de charme.





Ancien bâtiment des douanes reconverti en auberge :



Derrière la dune sur la longue route entre le Havre aux maisons et Grosse île :



Ce soir à l'auberge de la SALICORNE, on nous propose de visiter le centre d'interprétation du loup marin. Très intéressant avec de magnifiques photos des petits blanchons.





Après nous partons faire un tour vers la mer mais il nous faut traverser un petit bois infesté de moustiques avant d'atteindre le centre nautique. Heureusement, ça vaut le coup pour les photos !







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Jour 17 - Dimanche 17 juillet Un grand bol d'air pur ! Les îles sont un peu hors du temps, le temps qui s'arrête, le temps de vivre, le temps qui suit le rythme d'une météo capricieuse. Laissons nous porter...

Aujourd'hui à la Salicorne, on nous propose une randonnée guidée sur ILE BOUDREAU. Il fait beau avec un peu de vent, une température idéale pour une balade "nature" avec des explications sur la faune et la flore d'une petite île située face à l'auberge. C'est Catherine qui nous accompagne. La balade est vraiment très belle, entre dunes et mer, fleurs et coquillages. Un grand bol d'air frais et de soleil qui nous met en pleine forme...

Cette petite maison jaune face à la mer n'est pas n'importe quelle maison. Elle appartient à Mario CYR, cameraman et photographe sous-marin et spécialiste de l'Artique. Il réalise notamment des documentaires pour National Géographic.

















Nous retrouvons les roches rouges de l'ouest des USA !....









Au loin, la Salicorne :





Pour déjeuner, nous nous rendons au restaurant ALPHA au port de la grande entrée, un petit snack qui est aussi un club de plongée et QG de Mario Cyr, cité précédement. Le restau est vraiment tout petit avec une seule grande table haute qui permet de tailler une bavette avec les voisins.... D'excellents sandwichs... au homard ! Normal on est dans le port qui en pêche le plus de toutes les îles !







De retour à la Salicorne, nous repartons aussitôt en groupe pour OLD HARRY, GROSSE ILE et la plage de la GRANDE ECHOUERIE

Il s'agit de la partie anglophone de l'île et nous sommes toujours accompagnés de la sympathique et dynamique guide Catherine.

Un petit tour sur le port de Grosse île nous permet de savoir comment fonctionne la cage qui piège les homards. Ici, chez les anglophones les cages sont rectangulaires alors que chez les pêcheurs francophones elles sont arrondies....





Elles sont très lourdes ces cages, n'est-ce pas Nicolas ? Elles sont lestées pour tomber dans les fonds marins.



Ensuite nous arrêtons dans une petite église anglicane ou les vitraux rappellent la vie des pêcheurs.





Les événements heureux ou malheureux sont notés sur des coquillages...



Puis nous terminons l'après-midi sur la plage de la grande échouerie, une très belle plage où nous risquons nos pieds dans l'eau de la mer...glaciale !

















On s'amuse bien mais le temps passe vite et il est l'heure de rentrer.

En fin d'après midi nous retournons au port de l'île de la grande entrée pour voir les bateaux qui sont si nombreux ici et prendre des photos en profitant de la belle lumière du soleil de cette fin de journée.









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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 18 - Lundi 18 juillet 2011

Pour une poignée de dollars... Ici nul besoin de courir pour ammasser fortune, il suffit juste de se baisser pour ramasser les quelques dollars que les vagues viennent généreusement déposer sur le sable...

Aujourd'hui les activités proposées sont "visite du port de grande entrée avec un vieux pêcheur de homards" ce matin et "Bains d'argile" cet après midi. Vu le temps, nous déclinons l'invitation pour les bains d'argile...

Il fait bien mauvais ce matin. Nous nous décidons tout de même pour la visite guidée du port. Une fois sur place, le vieux pêcheur nous explique toutes les subtilités de la pêche au homard. Il a un accent parfois difficile à comprendre pour nous car il "mange" quelques sons comme les "r" par exemple.









Malgré la pluie, la visite n'est pas si désagréable mais quand le temps se gâte, le groupe se réfugie très vite à l'Alpha, le petit snack où nous avons déjeuner hier midi, pour prendre une bonne boisson chaude.



La pluie n'arrête pas un vieux pêcheur de homard passionné...



Dehors, le port sous les pluies diluviennes et les lampadaires, prend des allures de ville du pôle nord où quelque chose du genre...



Quand la pluie s'en va, nous profitons encore de ces quelques instants sur place pour visiter la boutique de "Marie Marto", une artiste locale un peu "décalée". Même impressions qu'hier dans la boutique du "flâneur"...

Nous partons ensuite du côté de Cap aux meules pour déjeuner. J'arrête prendre quelques photos car le paysage me semble quelque peu surréaliste avec ce temps. On se croirait quelque part dans le grand nord ou bien en scandinavie...







Nous avions prévu aller manger un homard "dans sa coque" comme disent les gens d'ici, mais le restaurant indiqué étant fermé, nous nous rabattons sur le café des PAS PERDUS, un établissement jeune, branché, sympa. On y mange bien et l'ambiance est bonne. Quand le soleil revient, on ouvre de suite la grande fenêtre et l'on se retrouve presque à la terrasse !







Nous loin de là, en allant vers la Grave, on nous a parlé de la plage de la MARTINIQUE où l'on trouve beaucoup de coquillages et notamment des dollars de sable... Intrigués par ces drôles de petites choses que nous avons déjà vues dans les boutiques où à l'hotel, nous voilà transformés en "chasseurs de dollars" !











Sur la route : une petite boutique sympatoche de cerfs-volants et autres machins qui bougent au vent !









Petite église face à la Salicorne





La montée à la Salicorne :



La croix multicolore qui surplombe le site, près de l'auberge, a été érigée en 1985 par les Chevaliers de Colomb, une organisation catholique de bienfaisance



Ce soir à la Salicorne, c'est chansons francophones avec un chanteur guitariste local. Sa famille est venue le voir... Beaucoup d'ambiance !

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CE Cendryon Globetrotter ·
Le chemin des écoliers... Quand on réside à la Salicorne, on peut, si on le désire, participer au grand tour guidé des îles. Alors même si le jour de l'excursion tombe le dernier jour du séjour cela n'a pas d'importance tant il y a de découvertes à faire sur ces petits bouts de terre où, il faut bien l'admettre, les habitants ont intégré depuis longtemps l'attrait du tourisme...

C'est sous un soleil radieux que nous embarquons ce matin à bord d'un joli bus scolaire jaune. Nous sommes une vingtaine dans le groupe et notre guide est un jeune garçon des îles.



Sur notre circuit, plusieurs arrêts sont prévus. Tout d'abord une verrerie d'art, l'atelier de la MEDUSE, puis la fromagerie du PIED-DE-VENT qui fait du fromage au lait cru. Jusque là rien de très original. Puis nous nous arrêtons pour admirer la côte et les falaises ocre qui donnent la réplique aux falaises grises qui lui font face.











Voyons maintenant quelque chose de plus typique : le FUMOIR D'ANTAN où sont fumés les harengs...









Chez LE BARBOCHEUX, on nous propose des apéritifs (Bagosse) et des digestifs.





Nous retrouvons avec plaisir le site historique de la GRAVE sous le soleil : Nous y étions venus samedi. Le groupe se précipite vers le café de la grave mais comme nous y sommes déjà allés, nous optons pour un endroit plus calme, le restaurant VENT du LARGE.

Nous bénéficions d'une superbe vue sur la mer et le site. Sur la terrasse couverte nous consommons d'excellents tapas dont certains très « régionaux » (pétoncles fumées au fumoir d'antan au fromage pied de vent, brie aux airelles et amandes, saucissons de loup marin, brandade de morue, etc... Bref un très bon moment même si le service est un peu long.



















Nous avions remarqué la boutique qui vendait des bandes dessinées locales; Cette fois nous entrons et, quelle chance, le dessinateur, Hugues POIRIER, est présent pour dédicacer les ouvrages ! Nous nous faisons donc dédicacer la BD "Les aventures de Nicephore aux îles de la Madeleine" et nous repartons également avec l'album "Les aventures de Winnyfred, la grande virée acadienne"... tant qu'à faire !



Arrêt à l'église de l'Etang du Nord



A la MICRO BRASSERIE, "A l'abri de la tempête" on trouve un bon choix de bières régionales légères à la pression et quelques unes plus élaborées et embouteillées.



Des micor-verres pour une micro brasserie !



C'était notre dernier jour aux îles, snif ! Cette étape aura été des plus agréable. Nous ne regrettons pas d'y avoir séjourné au moins 4 jours pour déjouer les caprices du temps.

La Salicorne est vraiment un endroit convivial à recommander. Aujourd'hui lors de notre tour, nous avons croisé les tours guidés venant du CTMA vacancier. Il y avait beaucoup de personnes âgées à bord. Ce n'est pas le cas de la Salicorne. Nous étions 22 dans notre autobus et il y avait des gens de tous les ages mais la moyenne devait être plus proche de la trentaine. L'ambiance était très sympa. Beaucoup de gens riaient sur le chemin du retour, certains même beaucoup.. l'effet de la bière sans doute !!!! A la Salicorne il y a aussi pas mal de gens du coin qui viennent diner au restaurant. Ils sont facilement reconnaissables à leur accent. J'ai maintenant l'habitude de cet accent dont les intonations me deviendraient presque familières... Ce soir c'est rangement, douche et brushing (Ils ont acheté des sèches cheveux à l'accueil!!). Nous avons décliné l'invitation à la soirée « pêcheur de homard »... nous en avons assez vu et entendu sur le sujet. Maintenant nous savons que c'est à Grande entrée qu'est pêché « le meilleur homard du monde » dans le respect de la préservation de l'espèce !

Quelques mots sur l'auberge de la SALICORNE Le personnel est très gentil et infiniment serviable. Une employée nous a fait une présentation du site et des activités rien que pour nous. Les chambres sont chaleureuses et bien équipées. Nous avons même une baignoire « sur pattes » dans la chambre mais à quatre ici, nous ne nous en servirons pas. Nous préférons la douche. Nous avons la vue sur la mer des 2 côtés vue que la mer est... des 2 côtés de l'auberge. Nous avons le wi fi mais impossible avec nos téléphones portables de capter un réseau (portant il y a une grande antenne juste à côté mais ce doit être pour des réseaux concurrents). Ce n'est pas bien grave, nous irons téléphoner à la cabine. Les repas en table d'hôte sont copieux et très bons. Les serveuses sont aux petits soins. Le petit déjeuner est également bien copieux. Bref, le seul point noir, ou devrais-je dire, les seules tâches noires sont celles que j'ai retrouvées sur les vêtements après le passage en machine !

Maisons des îles :

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Jour 20

Jour 20 -Mercredi 20 juillet

Traversées vers la nouvelle Ecosse Journée de transition, journée "bateaux". Aujourd'hui nous disons adieu aux îles de la Madeleine, traversons l'île du Prince Edward et prenons un second bateau de Wood Island vers PICTOU en nouvelle Ecosse, soit 6h15 de bateau en tout !

C'est par une belle matinée que nous quittons les îles, non sans une pointe de nostalgie. La mer est calme. Nous n'aurons pas besoin d'avaler des pilules contre le mal de mer !









Arrivés à Souris, il nous faut encore traverser l'île du Prince Edouard afin de gagner Wood Island pour prendre un autre traversier vers la nouvelle Ecosse. J'avais réservé le traversier de 16h30 mais nous arrivons plus tôt que prévu si bien que nous demandons à changer pour le traversier de 14h45. Chouette, on peut embarquer... Le traversier est en retard et nous ne partons qu'à 15h20. Ca fait tout de même 1h10 d'attente de gagnée !







PICTOU est un petit port de la nouvelle Ecosse reconnu comme étant le lieu de naissance de la Nouvelle-Écosse qui s'appelle NOVA SCOTIA...en anglais ! J'ai demandé à une dame du coin pourquoi Nova scotia et pas New Scotland... elle n'a pas su me répondre autrement que "Nova Scotia" est le nom latin mais pourquoi avoir choisi le latin, ça elle n'en savait rien... PICTOU est donc reconnu comme le berceau de la Nouvelle Ecosse et fondé par les premiers colons écossais arrivés à 200 sur l'Hector le 15 septembre 1773 dont une réplique occupe fièrement le port de la petite ville.

Le STONE CORNER B & B est une charmante maison blanche à la déco soignée. Il est situé à 500 mètres du port. Nous sommes reçu par le propriétaire, un type de notre age un peu bobo, un musicien qui joue de la guitare électrique.





Je dois tout de même dire que entre la maison et le port, beaucoup d'endroits sont à l'bandon. Bref, c'est un peu la « zone » dans le coin... J'imaginais cette ville de Pictou ayant plus de charme. Cette impression, nous l'avons déjà eu à SOURIS, sur l'île du prince Edward. Des maisons abandonnées, des terrains en friche avec du bazar dessus... cela ne ressemble pas trop à l'Ecosse par exemple. Nous n'avons pas eu cette impression de « laisser aller » au Québec ou aux îles... Les îles que nous avons tous aimées... Séquence nostalgie...

Sur le port nous retrouvons l'Hector (ou plutot sa copie). Le bateau est visitable. Nous sommes seuls maîtres à bord !















Le SALT WATER CAFE situé en front de mer fait face à l'Hector. La cuisine est familiale et l'ambiance amicale. On se prend du homard "avec carapace"... Le seul endroit on l'on pouvait en trouver entier sur les îles était le restaurant "La factrie" situé au dessus d'une poissonerie à Cap aux Meules car la saison était terminée depuis 15 jours. Malheureusement il était fermé lorsque nous avons voulu y aller lundi. Nous nous étions alors rabattus sur le restau "les pas perdus". Nous nous attaquons donc chacun (Patrick et moi car les enfants n'en veulent pas) à notre bestiole... Bon, c'est en voulant casser la première patte que j'ai « ripé » et envoyé le pot de sauce en beurre sur mon pantalon... Pour terminer la patte j'ai ensuite brisé en deux la fourchette à homard... Faut dire que le plastique n'est pas forcément adapté ! Bref ce n'était pas mon jour mais la bête y est passée. Il y avait pas mal à manger là dedans !



La voiture du Shériff de la ville. Les 2 photos ensemble : Homard + Sheriff

Personnages locaux

Nous sommes bien en Nouvelle-Ecosse
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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 21 - En route vers le cap Breton – Musée Graham Bell et Chéticamp Le parcours d'aujourd'hui nous emmène vers Baddeck, une petite ville animée où vécu Graham Bell, l'inventeur du téléphone. Un musée y est d'ailleurs consacré...

Le petit déjeuner au stone Corner est des plus agréable. Notre hôte est disponible et nous fait la conversation ainsi qu'une autre cliente américaine. Nous prenons la route vers Baddeck où se trouve le musée GRAHAM BELL, l'inventeur du téléphone. Avant la visite, nous profitons du site idéalement aménager pour le pique-nique. Le musée n'est pas très grand mais bien aménagé avec de nombreuses vidéos.





Nous voici maintenant sur le fameux " Cabot trail ", une route qui fait le tour du Cap Breton, l'endroit le plus au nord de la Nouvelle-Ecosse et considéré un peu à la manière des hautes terres d'Ecosse. Nous aperçevons un aigle à tête blanche juché au sommet d'un arbre mort mais c'est trop tard pour la photo. CHETICAMP est un bastion acadien, donc francophone. Cela se remarque de suite par son église imposante. La ville est sympathique et les gens y parlent un français avec un accent plus proche du notre que les québécois.











Nous avons retenu au OCEAN VIEW MOTEL . Cet hébergement nous réconcilie avec les motel (voir notre déconvenue à Souris). L'accueil est agréable, la chambre coquette et bien équipée avec en plus des DVD en prêt à l'accueil et belle vue sur la mer.



Nous jetons notre dévolu que le restaurant familial " LE GABRIEL ", situé en centre ville . Il y a un bon choix de mets et la facture est allégée. Patrick et moi prenons une assiette du capitaine : Divers poissons, coquille St Jacques, crevettes + homard pour lui et crabe des neiges pour moi. Très copieux et bien gouteux !













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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 22 - Découverte du cap Breton – Cabot trail & Randonnée du skyline Il faut parcourir beaucoup de kilomètres avant d'atteindre les hautes terres du Cap Breton et il faudrait plusieurs jours pour découvrir tous les chemins du parc national. Le plus célèbre d'entre eux est certainement celui qui surplombe l'océan, le majestueux sentier dit du " Skyline "…

Ce matin à CHETICAMP est dans la brume mais on sent bien que ça ne demande qu'à se lever comme on dit ! Nous voilà donc partis pour la randonnée du SKYLINE au parc national du cap breton. Le départ se fait donc dans la brume, où plutôt dans un nuage car nous sommes en hauteur.



Nous entrons sur le sentier dans une ambiance à la Harry Potter d'après mon fils, seuls dans la nature, l'aventure peut commencer ...







Puis le temps se dégage lorsque nous atteignons la pointe du skyline c'est à dire la vue sur la mer, d'une hauteur impressionnante ! Ici bizarrement la mer est bleue, très bleue !!!









Ensuite nous empruntons le chemin qui n'est pas aménagé, une sorte de "primitive trail", très long mais pas très beau car les arbres sont en mauvais état.





Cela est du, parait-il, aux orignaux qui mangeraient leurs racines car ici nous sommes en plein territoire des orignaux... et là, nous apercevons un, ou plutôt une...une grosse femelle orignal (élan)!!!



Nous sommes ravis !!! Cette randonnée est vraiment magnifique. Si on a la chance, on peut voir des orignaux, des ours, des coyotes et des tas de petits animaux... Une de nos plus belles balades ! Nous avons eu de la chance en haut du " Skyline " car le ciel se couvre à nouveau. Nous déjeunons d'un sandwich dans un snack sur le bord de la route près de Pleasant Bay, à la sortie du parc, avant de faire une petite balade en forêt près d'une habitation ancestrale de bucheron.





Pour revenir au temps, ici c'est incroyable ce que ça peut changer vite... mais il ne fait pas froid, c'est le principal. Ce soir nous dormons dans un minuscule petit port, WHITE POINT, situé au nord du parc national du cap breton, un vrai trou perdu mais plein de charme Le TWO TITTLE B&B est une tout petite maison tenue par un couple de retraités. Les enfants dorment dans le " cottage ", c'est à dire " la cabane au fond du jardin... " !.







Le chien de la maison d'en face : Je l'ai trouvé comique avec son oreille droite et l'autre cassée.









Nous dinons à la " chowder house " à NEIL'S HARBOR, autre petit port voisin. Il n'y a pas beaucoup de choix de restos dans le coin. Il s'agit d'une sorte de snack de fruits de mer. La commande se passe au comptoir et on vient nous livrer les plats à table. Bon, on oublie car peu convivial et vraiment moyen.

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CE Cendryon Globetrotter ·
Jour 23 - En route vers Louisbourg Il y a bien peu de touristes dans ce coin de monde perdu. Seules quelques automobilistes se risquent sur le Cabot trail qui fait le tour du parc national du Cap Breton...

Il fait beau soleil ce matin et je m'autorise une balade matinale à 6h30 vu que nous nous sommes couchés hier soir " comme les poules!! " Un petit tour sur le chemin qui jouxte le B&B, une montée au sommet de la colline et derrière il y a un magnifique cap avec des colonies d'oiseaux.





Je recommande cette balade. La marche est courte pour arriver au bout de ce WHITE POINT. A posteriori, je regrette de ne pas être allée jusqu'au bout à pied pour observer les oiseaux... Le petit port est baigné de soleil ! Un vrai plaisir pour les photographes.























Nous voyageons maintenant vers la partie atlantique du Cabot trail. Ouvrez l'oeil : J'ai vu une baleine car la mer longe la route ! Malheureusement je n'ai pas été assez rapide pour la photo et il n'y avait pas moyen de s'arrêter là ! La randonnée près de Keltic lodge : Un long chemin ardu (beaucoup de racines d'arbres) serpente le long des falaises pour arriver à un cap avec quelques mouettes. Beaucoup de marche pour un paysage au bout qui ne vaut pas tant que ça.





Nous prenons le dejeuner sur la route, au CLOAKING HEN, une boulangerie patisserie qui fait aussi café. Bonne pioche : Les sandwichs sont délicieux et le service aimable. Le B&B FOGHORN à LITTLE LORRAINE est situé à environ 15' de LOUISBOURG. Cette maison tenue par une vieille dame charmante se trouve dans un petit village perdu au milieu de nulle part, près d'un tout petit port naturel. Ce joli gîte dispose de jolies chambres décorées avec goût, d'un salon de télévision pour les clients ainsi que d'une TV et petite cuisine.









Le LOBSTER KETTLE à LOUISBOURG est un resto sympa dans une ville bien animée. Bon accueil, prix doux et beaucoup de légumes !



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MI Mikalkwin Regular ·
Merci de partager encore une fois ce magnifique carnet de voyage. Néanmoins, la partie préparation est tout autant (voire plus) intéressante et j'ai hate de découvrir celle concernant votre prochaine destination (je me rend régulièrement sur ton site pour voir la publication...).
CE Cendryon Globetrotter ·
🙂 Merci beaucoup. Le prochain voyage n'est pas du tout dans le même secteur puisqu'il s'agit du Vietnam. Il y a moins de préparation puisque nous ferons un tour guidé, mais privé, dans le nord du pays à la rencontre des ethnies minoritaires des montagnes du Tonquin. Nous terminerons par une semaine de repos au bord de la mer, à Hoi An.

Voici la suite avec des photos de cette ville reconstituée au bout du monde ....

Jour 24 Forteresse de Louisbourg : Une immersion en plein XVIIIème siècle.

Qui aurait pu croire que dans ce bout du monde livré à l'océan, se trouvait un des plus beau joyaux du Canada ? La forteresse de Louisbourg est plus qu'une attraction. C'est un monde rude et venteux où le temps s'est arrêté et où les habitants, tout comme leurs ancêtres, paraissent devoir survivre avec un sentiment d'abandon et de grande solitude... Pathétique !

Je vais encore profiter d'un réveil matinal et d'un beau soleil pour aller me promener du côté du petit port de Little Lorraine consacré à la pêche au homard... encore et toujours !







Après un bon petit dej au Foghorn B&B avec du yaourt, des fraises et des pannecakes aux bleuets, nous prenons la route vers la forteresse de Louisbourg car c'est ici que nous allons passer la journée. Mais pourquoi avoir restauré un tel site touristique au fin fond de la Nouvelle-Ecosse ? Un regard sur l'histoire s'impose : Les Français débarquent à Louisbourg en 1713, à la fin de la guerre de la Succession d'Espagne, après avoir cédé l'Acadie et Terre-Neuve aux Britanniques aux termes du traité d'Utrecht. Il ne reste plus à la France, dans ce qui est aujourd'hui le Canada atlantique, que le Cap-Breton et l'Île-du-Prince-Édouard, appelés à l'époque l'Isle Royale et l'Isle Saint-Jean. Ces dernières servent de base de pêche aux Français, qui continuent la pêche de la morue dans les Grands Bancs, activité alors fort lucrative. C'est en 1719 que les Français entreprennent la construction à Louisbourg d'une place forte, qui ne sera vraiment terminée qu'à la veille du siège de 1745. La ville et l'établissement qui s'est développé le long du port deviennent rapidement une colonie florissante. L'Isle Royale tire sa prospérité de la pêche de la morue. Avant d'être exporté, le poisson est salé puis séché sur des claies, sur les plages de Louisbourg et de ses alentours. La colonie devient un important centre d'activité commerciale, recevant des produits fabriqués et des matériaux divers de la France, du Québec, des Antilles et de la Nouvelle-Angleterre. Tout laisse à penser que la place forte serait prête à soutenir le moindre assaut. Pourtant, si le port est bien protégé, il en est autrement à l'intérieur des terres où les principales défenses dominent une série de collines de faible altitude, dont certaines sont dangereusement proches des fortifications. Toutes offrent un emplacement stratégique idéal pour l'installation de batteries de siège. Le premier assaut survient en 1745, après la déclaration de la guerre entre la France et la Grande-Bretagne. Poussés par leur ferveur religieuse et informés de la situation désespérée dans laquelle se trouve la forteresse dont les troupes, mal approvisionnées, menacent de se mutiner, des soldats de la Nouvelle-Angleterre partent à l'assaut de Louisbourg. La place forte est conquise au bout de 46 jours de siège. Au grand dam des soldats de la Nouvelle-Angleterre, la ville passe de nouveau aux mains des Français aux termes du traité d'Aix-la-Chapelle, trois ans seulement après le siège. La ville est de nouveau assiégée en 1758. Il est impossible de défendre Louisbourg sans la présence d'une marine forte pour patrouiller les eaux au-delà des défenses du port. Les forces anglaises, composées de 13 100 soldats, appuyées de 14 000 marins sur 150 navires, capturent la forteresse en sept semaines. Pour que Louisbourg ne redevienne jamais plus une ville fortifiée française, les Britanniques démolissent les remparts de la forteresse. La reconstruction : Le gouvernement du Canada entreprend en 1961 un vaste projet, d'une valeur de 25 millions de dollars, de reconstruction d'un quart de la ville et des fortifications originales. À l'intérieur de la zone reconstruite, soit seulement un quart de la ville initiale, on a reconstitué les bâtiments, les rues, les courettes et les jardins tels qu'ils étaient dans les années 1740, juste avant le premier siège de la place forte. Le travail accompli à Louisbourg est le fruit d'une recherche pluridisciplinaire. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour, outre les vestiges des fortifications et des bâtiments de l'époque, des milliers d'objets façonnés. On a également copié quelque 750 000 pages de documents et 500 cartes et plans d'archives en France, en Angleterre, en Écosse, aux États-Unis et au Canada. Les témoignages de l'histoire que nous possédons nous apprennent beaucoup sur la vie à Louisbourg et servent de fondement à l'étude de la présence française en Amérique du Nord.

* ** Revenons à notre visite. Le ciel de ce matin, avec ses gros nuages noirs, joue avec le soleil, ce qui donne une ambiance très particulière. C'est beauuuuuuuuuuuuuuu !



A l'entrée du site nous devons laisser la voiture au parking et embarquer à bord d'un autobus. Il n'y a pas de voiture dans la forteresse.

L'autobus nous laisse près d'une maison de pêcheurs au toit recouvert d'herbe, située à l'extérieur de la ville. La dame nous accueille de suite car nous sommes ses premiers touristes de la journée. A l'intérieur de la bâtisse, sur la table, sont exposés les principaux ingrédients alimentaires de l'époque...











A l'entrée de la forteresse la coutume veut que le soldat de garde questionne les visiteurs afin de détecter les éventuels espions anglais. Nous n'échappons pas à la règle.







Pour l'instant les rues sont presque désertes, en tout cas les touristes ne sont pas nombreux ce qui fait notre bonheur ! Le vent agite les costumes des habitants...



Dans le groupe de la visite guidée une acadienne me fait remarquer que « quand ce sont des bilingues, ce sont des francophones... les anglophones ne sont quasiment pas bilingues ».... Tout le contraire de la Belgique où l'on trouve beaucoup plus de néerlandophone bilingues que de francophones ! Le tour guidé est un peu longuet surtout qu'on entre nulle part. On reste juste dans les rues et ce matin c'était venteux, très venteux !!!













Dans le bastion on va tirer des coups de canon !





Poste de garde :









En présence de Monsieur le gouverneur !







Dans le bastion, les appartements du gouverneur sont luxueux...









... et les chambres des soldats, nettement moins luxueuses !







On entre dans les maisons et les personnages interprètent des personnages ayant réellement existé et vécu à Louisbourg. Ils vous racontent l'histoire des lieux, montre des objets, tout comme au village acadien de Caraquet.















Monsieur l'architecte dans sa maison

Nous prenons le repas dans une auberge où une charmante jeune fille nous sert une cuisine d'époque (beaucoup de légumes) dans des assiettes en etain.



Le trombadour pousse la chansonnette...une chanson sur St Malo qui se termine par « ..Vive le roi de France ...et merde pour le roi d'Angleterre qui nous a déclaré la guerre »...Oh, mais il est parfaitement bilingue!...Normal, « je suis de Cheticamp ».. Encore un fier musicien acadien !! Très sympa tout ça !



Dans un bâtiment éloigné se trouve les maquettes et archives du site.

























le magasin général



Cette forteresse de Louisbourg est un superbe endroit qui vaut bien qu'on lui consacre la journée. Il y a vraiment beaucoup de personnages en costumes d'époque réalisés entièrement à la main. C'est encore un endroit où l'on remonte le temps et l'on se retrouve face à des " tableaux du XVIIème ". Ici plus qu'ailleurs, on a ce sentiment indescriptible de solitude et de survie dans un monde hostile que pouvait connaître les courageux colons et les malheureux soldats qui s'étaient installés ici. Les figurants sont tous bilingues.. enfin sont sensés l'être, histoire de rappeler qu'au XIIIème siècle, LOUISBOURG etait bel et bien une ville française !

Après avoir quitté la forteresse de Louisbourg et cette sensation de ce trouver au bout du monde, sans doute un peu comme les colons qui débarquaient ici au XVIIIème siècle, nous amorçons notre "remontée de la nouvelle Ecosse. Sur notre route, le B&B CANAL HOUSE à ST PETER'S sera notre étape pour la nuit. Le gîte a été récemment rénové par un jeune couple. Nous sommes accueillis par le patron, un jeune allemand fort sympathique. Les chambres sont petites mais "nickel chrome" et tout confort.

Nous dinons au LAKE BRAS D'OR INN, un restaurant indiqué par notre hôte. Le chef est français et les plats sont un peu plus cher qu'ailleurs mais valent leur prix. Cela fait 3 soirs de suite que je commande des coquilles St Jacques (enfin plutot des pétoncles car je trouve les coquillles St Jacques de chez nous beaucoup plus gouteuses) dans l'espoir d'en trouver de mieux cuisinée. Avant hier elles étaient juste poêlées mais fades. Hier soir il y avait une bonne petite sauce un peu crémeuse. Ce soir elles étaient flambées au brandy (genre de cognac) c'était relevé avec des tomates, un bon petit risotto... quelques légumes grillés...Parfait.!
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry

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Jour 25 - Halifax, reine de la nouvelle Ecosse. La ville de Halifax n'est pas vraiment jolie car son urbanisation est loin d'être homogène et elle paraît toute petite pour une capitale de province, coincée entre la colline de la citadelle et l'océan. L'océan ! c'est justement de là que vient toute son animation qui la rend accueillante et chaleureuse : Elle est un port de pêche, de plaisance, de commerce et militaire de surcroit...

Après un bon petit dej au Canal House, nous traversons la Nouvelle Ecosse : Bof, l'autoroute est longue et monotone avant d'arriver à HALIFAX, la capitale de la nouvelle Ecosse Le WAVERLEY INN à HALIFAX est le genre d'hotel que j'aime bien. Le style est résolument antique, un peu victorien. La chambre est décorée avec 2 hauts lits monumentaux et de vieux meubles. Ca ne plait pas trop à Patrick ni aux enfants qui y voient une sorte de manoir hanté, surtout qu'il y a des portraits au mur datant du XIXeme siècle ! Bref cela est peut être un peu trop impressionnant pour eux !





Comme nous sommes arrivés à midi, après un déjeuner sur le pouce nous partons visiter la CITADELLE de HALIFAX Le monument est animé avec des soldats en costume fin XIXeme. Ce sont des étudiants pour la plupart qui font là un job d'été. La Citadelle n'est pas très grande et nous assistons à des exercices militaires ainsi qu'au traditionnel air de cornemuse. Très sympa !



Les canonniers











La poudrière :

Le maniement des armes à feu



A partir de là nous nous séparons en 2 groupes car Caroline veut faire du shopping. Pour les filles ce sera shopping Pour les garçons ce sera musée maritime. Apparemment un endroit très instructif où je n'ai malheureusement pas pu me rendre. On y apprend beaucoup sur le rôle du port et des bateaux à Halifax mais aussi sur le naufrage du Titanic, cette ville était la plus proche du lieu où repose l'épave du navire. Il y a pas mal d'objet exposés qui proviennent du bateau. Après avoir cherché vainement les boutiques (pas grand chose en centre ville), nous atterrissons finalement sur les quais pour notre plus grand plaisir car là il y a des tas de boutiques de tee shirts originaux. Les quais sont également très animés. On y trouve des restaurants, des terrasses, des musiciens de rue et c'est de là que partent les tours du port en bateau.













Nous retrouvons les hommes et decidons d'entrer au SALTYS. Il y a beaucoup de monde et c'est plutôt bon signe, d'ailleurs la nourriture et le service sont très correct. De plus, nous bénéficions d'une superbe vue sur le port.



La dernière balade sur les quais avant de rentrer à l'hotel nous donne le sentiment qu'on se sent bien à HALIFAX et que cette ville doit bien "bouger" avec tous ses étudiants, ses pubs et son ambiance sympathique.
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Jour 26 - La route des acadiens Ils sont arrivés ici, ont cultivé la terre mais les anglais les ont chassés. Ils se disaient neutres, mais comment peut-on résister quand les grandes nations se querellent pour se diviser le monde ? Nous poursuivons notre route avec un détour par GRAND PRE, l'endroit où la déportation des acadiens a commencé.

Notre route nous conduit aujour'hui de la Nouvelle-Ecosse au Nouveau-Brunswick. Nous quittons Halifax et le Waverley Inn. Le petit déjeuner est correct sans plus. On a beau dire, le petit déjeuner dans les hotels ne vaut pas les petits déjeuners personnalisés des B&B … Le site historique de GRAND PRE rend hommage aux acadiens déportés à travers le monde. C'est d'ici qu'ont été déportés les premiers acadiens. Une vidéo nous est tout d'abord présentée. Elle comporte surtout des extraits de films. Le montage est très bien fait. On y apprend que les acadiens se déclaraient neutres c'est à dire qu'en tant que fermiers ils ne voulaient être ni assimilés à des français, ni à des anglais. Jusqu'à présent je ne connaissais pas bien cette histoire, sauf la partie "larmoyante" où l'on voit les familles séparées puis expulsées sur des navires vers l'inconnu... Dans la video, les français sont présentés comme des méchants qui "obligent" les acadiens à rester à leurs côtés.... et les anglais sont aussi des méchants puisqu'il assimilent les acadiens à des français et les expulsent. S'affranchir de la France à cette époque en se déclarant neutre était donc bien risqué. Je comprends mieux pourquoi on parle peu de l'Acadie en France. Mais que dit l'histoire acadienne ?

Extrait du site "cyberacadie" : La plus importante migration de Port-Royal s'est produite en 1680 et en 1690. Pierre Melanson et sa jeune femme, Marguerite Minus d'Entremont, ont fondé le village de Grand-Pré en 1682. Les colonies de la région du bassin de Minas ont connu une croissance rapide, la population étant composée de jeunes couples féconds. Les Acadiens avaient avantage à s'établir dans des endroits qui, comme Grand-Pré, garantissaient l'accès au marché de la fourrure et aux voies de transport. Ils y ont été à l'abri des interventions des autorités. Sur la Rivière Canard, les Acadiens ont construit des digues pour éviter que les eaux n'inondent leurs petits villages. On peut encore aujourd'hui voir des vestiges de leur œuvre en certains endroits. La population en pleine croissance a accueilli avec plaisir son premier missionnaire à Grand-Pré, soit le père Claude Mireau. En 1693, la population continuait de croître, on avait atteint 297 colons, qui habitaient sur 360 acres de terre cultivée et possédaient 461 bêtes à cornes, 390 moutons et 314 cochons. Dès 1730, les Acadiens sont reconnus comme un peuple neutre au plan politique. C'était un fait connu des premiers Lieutenant général britanique qui ont tenté de leur faire prêter serment d'allégeance aux Acadiens, au nom de la couronne britannique. Pendant plusieurs années, la couronne britannique a tenté de faire signer aux Acadiens le serment d'allégeance. Les Acadiens n'ont pas signé et sont demeurés sur les terres qu'ils avaient colonisées. La déportation est sans aucun doute l'événement le plus tragique de l'histoire des Acadiens. Puisque Grand-Pré était l'établissement le plus peuplé en 1755, c'est là que la déportation des Acadiens a commencé.C'est le colonel John Winslow qui a ordonné aux hommes de la communauté de se rassembler à l'église Saint-Charles des Mines le 5 septembre 1755 à 15 heures. À Piziquit (Windsor), c'est le capitaine Alexander Murray qui a donné les ordres, au Fort Edward. C'est là qu'on a dit aux hommes de Grand-Pré que leurs terres, leurs maisons et leurs animaux allaient être confisqués et leurs familles chassées de la province. Plus de familles ont été déportées de Grand-Pré que des autres régions acadiennes, non seulement parce qu’il s'agissait de la région la plus peuplée, mais aussi parce qu'il s'agissait du centre agricole et commercial le plus important. La population de la paroisse de Saint-Charles a été déportée dans un endroit situé entre les villages de Horton Landing et de Wolfville. Environ 2 200 Acadiens ont été déportés de Grand-Pré entre les mois d'octobre et de décembre 1755. Peu de temps après, les maisons et les granges étaient brûlées. On estime que 6 000 Acadiens ont été déportés de la péninsule de la Nouvelle-Écosse en 1755. Beaucoup sont morts sur les navires. Les survivants de la déportation ont été répartis par groupes dans les colonies anglo-américaines, du Massachusetts à la Caroline du Sud: 900 au Massachusetts, 675 au Connecticut, 200 dans l’état de New York, 700 en Pennsylvania, 860 au Maryland, 1150 en Virginie, 290 en Caroline du Nord et 320 en Caroline du Sud. Les déportés qui sont revenus plus tard dans les Maritimes n'ont pu s'établir de nouveau sur leur ancienne terre. Dès le milieu des années 1760, le gouvernement avait déjà redistribué toutes les terres acadiennes fertiles de Grand-Pré et de la vallée d'Annapolis aux colons protestants de la Nouvelle-Angleterre, connus sous le nom de Planters. Les Acadiens ont dû s'établir sur des terres moins fertiles et ont dû apprendre à pêcher au lieu de cultiver. En l'espace d'une dizaine d'années, la région la plus prospère de la Nouvelle-Écosse a été vidée de sa population et repeuplée par une autre population. Aujourd'hui, une grosse croix de fer forgé indique l'endroit où les Acadiens de Grand-Pré ont été embarqués sur les navires et emportés sur le bassin Minas. Au parc national historique de Grand-Pré, on trouve également une réplique de l'église St-Charles. *** Reprenons notre visite de Grand Pré







Statue d'Evangéline, symbole du drame Acadien



La déportation des acadiens

HOPEWELL ROCKS est le fameux "Etretat" canadien où les marées à forte amplitude de la baie de Fundy ont façonné les falaises en éparpillant les roches. Ce qui est amusant c'est que ces hauts rochers conservent leur Flore en surface et surtout des arbres, ce qui leur fait un chapeau de verdure. Des employés du parc sont présents en bas sur la plage (dire plutôt les fonds marins lorsque l'on parle de ce site) pour veiller à faire remonter les touristes dès que la mer devient trop haute. Il y a beaucoup plus à voir en marchant sur le sable que la traditionnelle photo que l'on nous présente souvent. C'est donc une bonne surprise même si le temps n'est pas de la partie !















Non loin de là, nous avons réservé au MAPLEGROVE INN, un très beau B&B tout jaune vif, charmant. La chambre est vraiment jolie et décorée avec goût. L'accueil est très chaleureux. Nous avons pris la table d'hôte et c'est bon et soigné. Un endroit à recommander.





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Jour 27 - Retour vers le Québec Ce qui est bien quand on a une journée de transition avec une très longue route sans visites de prévues c'est de pouvoir se dire que de toute façon la météo n'yaurait pas été favorable !

Aujourd'hui c'est une journée de transition vers le Québec, un retour à travers le Nouveau-Brunswick et environ 700 km de route et autoroute où il n'y a vraiment pas grand chose à voir ! Alors ce matin, s'il tombe des cordes, ce n'est pas bien grave sauf pour le chauffeur ! Mais avant cela c'est dans le brouillard que nous traversons le parc de Fundy. Il faut bien varier les plaisirs ! J'ai tout de même prévu une petite pose casse-croute en route, à Hartland, petit village situé au milieu du pays des pommes de terres et qui possède le plus long pont couvert du monde. J'ai dû mal regarder le plan sur Googlemap. Nous arrivons du mauvais côté du pont pour nous restaurer. Allez hop, nous voilà traversant le pont !









Pas grand chose de l'autre côté pour se restaurer. Nous essayons le Tim Hortons... No comment...



A 16h30 nous sommes à Rivière du loup pour prendre posséssion de notre chambre au DAY INN, un hotel de chaine, sans âme mais confortable.





A notre grande surprise, nous passons une excellente soirée dans un resto de la ville. Il y a beaucoup de monde et l'endroit est chaleureux, même s'il est bruyant car la musique est au max. Il y a beaucoup de choix de plats. Au beau milieu du repas, une coupure d'électricité plonge l'établissement dans le calme et accessoirement dans le noir. Nous terminons notre plat principal à la lueur des bougies.
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Jour 28 - Belle journée dans Charlevoix On dit que Charlevoix est une des plus jolies régions du Québec. Avec une météo parfaite, comment pourrait-on ne pas apprécier ces charmants villages adossés à des collines de bonne hauteur ?

A partir de Rivière du Loup, nous prenons le traversier de 8h. Aussitôt arrivés de l'autre côté du fleuve, nous nous rendons dans le joli petit village (minuscule village) de PORT AU PERSIL. Malheureusement il n'y a pas grand chose à voir. Nous descendons à pied jusqu'au quai depuis le parking mais l'église n'est pas accessible, en tout cas nous n'avons pas trouvé l'accès. Nous n'étions pas les seuls !







Sur la route : Jolie triplette bleu/blanc/rouge. Des acadiens, des français ou tout simplement le fruit du hasard ??? !!

Sur la route j'ai prévu une visite des jardins du CAP A L'AIGLE. C'est le FLOP de la journée. Heureusement qu'il fait beau et que la petite rivière « cascadante » chante car côté fleurs il n'y a rien à voir ! C'est plutôt "plate" comme disent les cousins québécois.





La visite de la maison du BOOTLEGGER rattrape la déconvenue du matin. Elle se trouve non pas au bord du fleuve, mais plutôt en forêt, à l'intérieur des terres. Elle fut démontée et reconstruite ici en 1939 puis transformée en un véritable laryrinthe à une époque ou l'alocool était interdit. Nous arrivons dans cet endroit très particulier, un café installé dans le grenier de cette maison forestière. Ici tout est de bric et de broc. Il y a des tas de détails à observer.







Tout est prêt pour la fête !

Veillez à bien emjamber la grosse poutre au milieu de la pièce !



Nous faisons la visite guidée de la maison "labyrinthe" où il ne faut pas être trop "large" pour pouvoir passer...



A l'époque de la prohibition de l'alcool, tout est prévu pour se cacher

...et frauder le fisc puisque l'on est dans une maison de contrebandier





Tout ceci est étonnant et amusant. Nous terminons par une bonne grillade au restaurant (c'est leur spécialité). Vraiment un endroit qui nous plait beaucoup et à en croire les photos et les accessoires pour faire la fête, il doit y avoir une sacrée ambiance ici en soirée !!!!



Sur la route en allant vers le traversier :



La file d'attente pour le traversier de l'ïle aux coudres est impressionnante. Nous avons bien fait de nous y prendre à l'avance. Nous atteignons la file à 14h50 mais ne pouvons prendre que le traversier de 15h30, soit le 2ème, ce qui n'est parait-il pas trop mal pour la saison.









Sur le fleuve, côté Charlevoix :



Auberge des EGLANTIERS B&B :La maison est charmante avec une jolie vue sur le fleuve. La maitresse de maison nous fait mille recommandations. La chambre est impeccable et chaleureuse. Sur le terrain, les chaises et autres meubles bleus invitent à la relaxation.













Ce soir nous recherchons quelque chose de simple et rapide, vu que le repas du midi était assez "chargé". La propriétaire du B&B nous conseille le casse croute du camping Leclerc. C'est proche et sur la route de notre spectacle du soir. Bonne pioche. Ce sera poutine pour 3 d'entre nous sauf moi car j'ai pris des kg depuis que je suis ici !. La poutine est apparemment excellente et le fromage fait bien "couic couic", j'ai gouté !!



Sur l'île au coudres se jouent 2 spectacles : Une pièce de théatre de boulevard à l'auberge de la coudrière et une comédie musicale rock'n roll des années 60 à la Roche pleureuse. Les enfants ayant opté pour la 2ème, nous voici installés sous le chapiteau pour assister à la représentation de "un mariage rock'n roll". Les comédiens amateurs sont tous des jeunes et malgré quelques petites imperfections, l'ambiance est survoltée dans un spectacle qui bouge beaucoup et où l'on ne s'ennuie pas une minute ! Vraiment un très bon moment !

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