Voilà quelques temps que je peux lire ici et là des avis quand à l'achat de tel ou tel vélo.
Il en est de même pour les différents loisirs que je pratique.
Il en ressort une tendance générale: Les conseils portent tous sur un ou deux modèles de "référence", accessoirement avec des prix plutôt élevés. (Je ne parle pas du poids soulevé ici même dans un autre sujet)
J'ai donc envie d'ouvrir un petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible.
En effet, puisque c'est le vélo qui nous anime ici, le conseil revient souvent sur les TXXX (voire majoritairement le T400) quelque soit l'usage de la personne.
si on part en tour du monde ou dans des contrées moyennement carrossées, je comprends que l'on veuille être tranquille avec le matériel et qu'on y mette un certain budget.
En revanche, si c'est pour faire quelques milliers de kilomètres en France ou en Europe sur route ou chemin carrossables gravillonnés, je me pose sincèrement la question, et je doute qu'un vélo moyennement équipé à 4/500 € ne convienne pas, voire, un ancien VTT révisé et entretenu comme beaucoup le font.
Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70?
Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.
Certains "osent" remettre en question la société de consommation, et les modes qui nous poussent à cette course à l'armement, d'autre préfèrent se rassurer en y croyant, tous tentent de se faire plaisir, alors pour vous, le rêve et la réalités à coût raisonné/raisonnable ont-ils encore une place dans notre société?
A chacun son expérience, pour mon cas je résonnais comme toi et j’ai acheté en décembre 2009 deux VTT dans un magasin d’usine française, le tout avec 40 % de remise 530€ les deux.
En 2011, environ 4000 km au compteur le roulement (chinois) de la roue arrière du VTT de mon épouse casse, quatre fois réparé en quatre jours en France chez des vélocistes différents plus une fois en Espagne le lendemain matin, 160€ de réparation.
Le soir même le roulement relâche en passant à Ripoll, nous avons donc décidé d’acheté un VTT de marque Treek neuf à 450€ et laissé l'autre sur place.
J’ai changé le mien qui avait pris du jeux dans toutes les articulations l’année suivante pour une gamme supérieure et nous avons fait ensuite plus de 30000 km sans aucun problème avant de nous les faire volé l’année dernière.
Pour moi vouloir faire des économies sur le matériel a été une erreur 690€ à la poubelle plus les broutilles.
On pourrait penser à un défaut de conception, à ce point non? Etonnant que plusieurs roulements cassent aussi vite et de façon rapprochée.
attention, je n edéfends pas aveuglément le pas cher, et je sais bien que la qualité a un prix.
Je me dis que le moyenne gamme doit être correcte aussi, sans pour autant viser des vélo à 1 500 € ou plus.
ton exemple va d'ailleurs un peu ce sens, avec un vélo à 450€ qui semble te satisfaire
Personnellement, et comme nombre de voyageurs à vélo Québecois, nous avons toujours privilégié les vélos de cyclotourisme favorisant davantage l'efficacité, que la solidité excessive et le confort absolu, sans cependant négliger ces deux points tout de même importants.
Ainsi, nos vélos permettent des positions aérodynamiques (poignées recourbées, pneus plus étroits), nos pneus sont plus petits et permettent des pressions plus élevées (700x28 ou 700x32, selon l'importance variables de nos charges, fonction notamment de la longueur du voyage), et les cadres, en chromoly ou en aluminium, sont souvent bien plus légers que les lourds engins souvent utilisés par les français et les allemands ...
Nous évitons aussi l'utilisation de garde-boue, de pieds pour tenir les vélos (nous les appuyons plutôt sur un mur ou sur un arbre, ou encore utilisons une branche au sol), et autres gadgets qui alourdissent inutilement nos montures.
Ces choix nous permettent une conduite plus rapide, plus efficace; Au fil des heures, nous pouvons ainsi terminer nos journées plus tôt, davantage nous reposer, ou encore allonger les kilomètres ... et nous rendre bien plus loin!
20 km de plus par jour, imparti sur le même temps, ça permet d'aller bien plus loin, quand le temps des vacances ... ou le budget sont limités!
A titre d'exemple, un vélo (et un minimum de forme physique ...) qui vous permettrait de rouler en moyenne 18 km/h, avec tous vos bagages, plutôt que, disons, 14 km/h pour un autre plus pesant et moins aérodynamique, vous permettrait 72 km par jour, plutôt que 56. Sur un voyage de 30 jours cela représente 480 km de plus; Sur un voyage de 6 mois, on parle de près de 500 km de plus! Sur bien des continents, ou peut ainsi ajouter un petit pays de plus au programme.
Et si votre cible première est des journées moins difficiles, moins longues, alors l'efficacité pourrait vous sauver une heure de vélo par jour; A titre d'exemple, 3 heures de vélo à 18 de moyenne permet presque la même distance (54 km) que 4 heures à 14 km/h (56).
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Maintenant, vous sembliez faire d'emblée un enjeu de budget et de consommation dans votre propos d'ouverture. Selon nous, bien s'outiller pour faire à vélo des voyages au long cours, pour faire du vélo et du voyage à vélo notre mode de vie, requiert un investissement initial qui durera longtemps, et qui, encore plus, contribuera au bonheur de l'aventure. Un vélo de trop basse qualité, mal ajusté ou toujours déréglé sera le pire des choix, s'il contribue négativement à votre plaisir et à ceux de vos partenaires de vie ou vos enfants.
Si d'autre part vous considérez faire un seul voyage à vélo, que celui-ci sera de courte durée, ou si vous en êtes à un coup d'essai sans savoir si vos intérêts, votre motivation ... et votre forme physique suffiront, alors je comprends que limiter l'investisssement initial puisse aussi être un bon choix. Sachez cependant qu'une monture inappropriée rend les kilomètres plus pénibles, qu'à la longue on en vient même à ne plus voir toutes les beautés qui nous entourent sur la route, quand tout devient difficile.
J'ai pour exemple un jeune couple avec qui nous avons fait un bout de route (quelques jours) en Argentine, avant de rejoindre Carrretera Austral au Chili. Lui était espagnol et avait un VTT en bon état, bien que de qualité très moyenne. C'était un jeune homme en forme, et il était l'initiateur du projet (faire l'Amérique du sud à vélo, depuis Bogota jusqu'à Ushuaia).
Sa compagne était anglaise. Elle avait un joli vélo, mais de toute évidence d'assez bas de gamme, et en état d'entretien bien insuffisant. Un matin où nous leur faisions essayé notre tandem chargé ( ils ne voulaient plus redescendre après!), ma compagne et moi avons essayé à tour de rôle son vélo. La roue avant avec peu d'inertie (roulements à bille de mauvaise qualité), les freins peu efficaces ("lourds" à les enclencher, requérant trop d'efforts aux poignets), une selle qui ne s'ajuste qu'en hauteur (maux de genoux assurés, en peu de temps ...) et des changements de vitesse mal étagés, mal synchronisés et faisant plafonner la vitesse de pointe à 25 km /h. Décevant, quand tu as devant toi une descente en pente douce sur 5 km, en ligne droite ...
Bref, cette jeune dame et son compagnon sont ensuite repartis vers Puerto Montt (alors que nous filions plein sud), pour tenter de remplacer sa monture par un peu mieux. Une démarche bien incertaine en pays étranger. Un meilleur investissement avant son départ lui aurait évité bien des tourments. Encore pire, les semaines de vélo difficiles qui ont précédé notre rencontre l'ont démotivé au voyage à vélo, qui risquait bien d'être son dernier, si d'emblée elle parvenait à tout faire malgré tout. Il nous a fallu quelques soirées de bière et de discussions pour l'amener à se donner une meilleure chance de sucès et de plaisir, d'où son détour subséquent par Puerto Montt.
Les exemples de ce type sont fréquents (sous investir au premier voyage; devoir ensuite tout remplacé pour le suivant ou les suivants). L'économie présumée du début est vite gaspillée, lors des achats subséquents. Selon moi, aussi bien mettre un peu plus de sous dès le départ; Mieux s'équiper et investir un peu plus dans la qualité vous reviendra moins cher au final.
Il faut savoir que les billes des roulements chinois sont plus petites que celles des autres roulements, en les changeant avec des billes normalisées il fallait en mettre une de moins.
Un mécanicien à même passé l'axe du vélo sur son tour et la réparation a tenue 30 km, un autre a essayé des axes différents sans plus de résultat.
Le Décathlon de Figueras a essayé de changer la roue et aucune n'était compatible.
Après toutes les factures et quatre jours de perdus je pense que j'ai pris la bonne décision.
j'ai bien mis dans mon message initial que le débat n'avait pas lieu sur de grands périples et en particulier sur tous types de terrains.
Mon propos est surtout orienté pour les utilisateurs petites distances, et sur terrains faciles, pour lesquels L'investissement peut être moins important.
Là encore, je ne parle pas non plus d'acheter du premier prix.
Nous sommes, je trouve, dans une société assez binaire visant à cataloguer le bien et le mal, le noir et le blanc, le cher et le pas cher.
Pourtant, il y a quantité de nuances qui peuvent satisfaire des besoins intermédiaires.
Effectivement, du coup, ça fait partie des questions à poser à l'achat...
soit du vélo neuf, soit des éléments qui optimiseront le vieux pour ceux qui feront ce choix
bonjour
je crois qu'acheter un vélo premier prix est une erreur que ce soit pour de courts ou de longs voyages.
Le très bas de gamme aura un piètre rendement qui ne rendra pas le voyage agréable sans compter les ennuis mécaniques qui vont se succéder.
Pour autant il n'est pas nécessaire d'investir des fortunes pour voyager, meme sur de longues distance.
concernant l'équipement par exemple un équipement Shimano déore rendra les mêmes services qu'un XT pour 3X moins cher, peut être demandera t'il un peu plus d'entretien et sera un poil plus lourd.
Il faut savoir aussi que les pièces détachées coutent infiniment plus cher au détail que sur un vélo tout monté donc il vaut mieux mettre un peu plus a l'achat et être tranquille pour longtemps que de faire une économie qui à la longue n'en sera pas une ...
Maintenant si on veux un bon vélo pour pas cher il faut regarder le marché de l'occasion , il y a pléthore de bécanes qui n'ont guère roulé et qui conviendront.
Il faut quand meme se méfier car les fabricants sont des malins et prennent un malin plaisir a changer les normes le plus souvent possible rendant des vélo anciens difficiles à réparer par manque de pièces adaptées, c'est bien sur toujours sous prétexte d'amélioration et de modernité, et pas du tout pour nous vendre leur dernière machine (ben voyons !!!)
Merci pour ton avis Passez, qui va dans l'extension de mon sujet, visiblement.
Encore une fois, je ne parle pas de premier prix.
Ta remarque quand aux changements de normes est néanmoins importante et revelatrice de ce besoin de relancer la consommation et du jetable.
Ok, pour un vélo complet moins cher qu'en kit, c'est vrai aussi et depuis longtemps.
oui et non, en fait je balayais un peu l'offre marchande en partant du bas de gamme jusqu'au vélo de luxe.
Mais pour en revenir au montant que tu évoquais (400/500€), c'est a mon avis une base suffisante pour trouver un excellent vélo d'occasion.
Nos anciens ne voyageaient pas à vélo dans les années 50-70.
Le succès des TXXX vient du fait qu'il a été le premier modèle de série pour voyageur à vélo. Il a donc permis à des centaines de voyageurs de partir à moindre coût.
Auparavant, on partait sur ce qu'on appelait la randonneuse, ce n’était que du sur mesure, de l'artisanal, donc très cher car le marché était microscopique.( une randonneuse valait grosso modo entre 2 et 3 smic)
Donc si tu bases ton raisonnement sur le principe que le T400 est un vélo cher, et que les gens partent globalement sur des vélos chers tu fais fausse route. Le monde du VTT est beaucoup plus onéreux que le monde du voyage.
Ensuite, je crois qu'on t'a quand même bien répondu.
C'est en achetant du pas cher que tu restes dans l’économie du jetable. prend l'exemple des pneus, si tu prends du bas de gamme, tu vas les changer rapidement, prend du "haut" de gamme adapté au voyage, et tu vas rouler 3, voire 4 fois plus avec, et de surcroit tu vas beaucoup moins crever.
Ce raisonnement vaut pour pour quasi tout ce qui concerne un vélo. La limite du cher et pas cher pour un vélo, concerne le poids, c'est l’allégement qui va faire grimper la facture. ( et accessoirement si on part sur les transmissions dans le moyeu).
Effectivement, un bon rapport Investissement/besoin/plaisir est du domaine du rêve ... Au moins en neuf ... Nos fabricants nous ont classé en quelques catégories, bien délimitées et classées selon notre intérêt commercial ... A nous les "coursiers" prêts à mettre qqs milliers d'euros dans un vélo tout carbone ne supportant pas des pneus de plus de 25mm de section, à nous les "voyageurs" prêts à rouler sur des machines de 17 kgs nus, à nous les "gravel" prêts à débourser 1500 ou 2000 € pour une machine montée à partir d'un cadre acier (chinois) valant, livré, 40 ou 50 € ... A nous aussi, les composants "gadgets" : boitiers de dérailleurs indexés impossible à réparer "en route", les rayonnages de roues impossibles à rectifier en cas de besoin, les roues libres à 11 vitesses couplées à un plateau unique remplaçant nos rustiques et irremplaçables triple plateaux couplés à des roue libres plus étroites de 7 ou 9 dents entrainées par des chaines quasi inusables...
En bref, ça fait déjà au moins 1 ou 2 décennies que l'on se fait avoir
Perso, j'ai retapé mon ancien course d'il y a 30/40ans : ça marche toujours et aussi bien ... et ça a m'avais déjà permis bien des virées ... par exemple (j'avais déjà mis le lien ..) http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d25271303kP156624718o2l1/cretesbriancon
Je roule, en voyage, (je pèse un quintal et je porte 18/20 kg de bagages) avec un ancien (20 ans) VTT à fourche acier "fixe", des roues de 26" lambda, et une transmission Alivio ...
Le bon rapport, pour moi, ça a donc été le vélo (occasion ou ancien) retapé .. et donc, surtout, l'apprentissage de la mécanique vélo (ce n'est pas si compliqué - et il y a de plus en plus des "ateliers coopératifs" )
A vos (nos) outils !!
Merci pour cette vision.
Je vais peut-être être insistant, mais mon propos n'a jamais été de plébisciter le bas de gamme.
Plus de dire que oui, je trouve que 1500€ pour un vélo est un budget, qui oui, il peut se justifier selon les projets que l'on a.
Toutefois, un txxx se justifie-t-elle pour randonner le long de canaux par exemple ?
Dans les réponses aux questions, je vais caricaturer, mais il y a le choix entre t400 avec pneus Schwabble et t400 avec pneus Schwabble.
Quelques rares voix se font les chantres d'autres solutions, mais ils restent rares.
La question pourrait donc être posée différemment pour ne pas axer que sur le prix qui une fois de plus semble le resultat de l'opposition cher/ pas cher. (Hormis Mazzz qui introduit une nuance)
Le t400 serait-il donc le seul vélo repondant a beaucoup ( pour ne pas dire tous) les besoins? Non à en lire certaines réponses qui le trouvent lourd.
Le principal est que vous le monde se fasse plaisir, bien sûr.
Bonne route à tous, quelque soit vos montures
J'aime bien le "petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Mon avis, c'est que pour toute personne déjà cycliste, le meilleur vélo pour le voyage, c'est celui qu'on a.
Et le meilleur investissement c'est de l'adapter au voyage, autant qu'adapter le voyage au vélo et de s'adapter soi-même à ce qu'on a et à ce qu'on fait.
Quand je faisais du VTT de loisir, je partais en voyage à vélo avec mon VTT suspendu ; quand j'ai arrêté le VTT et revendu la machine, j'ai remonté pour moins de 200 € mon ancien VTT acier tout rigide de 1990 ; depuis que je n'ai plus que mon vélo route carbone en 3*10v, je pars avec. Et ces vélos m'ont tous servi à la fois pour le loisir, l'activité sportive, le voyage et les trajets pour aller au boulot. Ni le premier ni le dernier n'ont la cote chez les voyageurs, mais ils permettent très bien de voyager sans acheter le truc à la mode par ici. Et un porte bagage et 3 bricoles se stockent plus facilement qu'un vélo en plus.
C'est trop matérialiste pour moi de vivre et de travailler dans le but de se payer du matériel destiné à satisfaire un seul besoin très court qu'on s'est créé, ou que l'industrie et les médias ont développé en nous. Et au final, de se retrouver avec 2 voire 3 vélos dont un ou deux qui ne servent que quelques jours ou semaines dans l'année, et qui demandent un habitat adapté (garage ou atelier). Dans ce cas, on est au service de ses objet plutôt que l'inverse, c'est une assuétude au matériel.
Il est plus intéressant et enrichissant de faire l'inverse : se demander ce qu'on peut faire (et comment s'y préparer) avec ce que l'on a. Quand je faisais du VTT, je trouvais idiot que cette machine ne me serve qu'à passer 2 heures dans la colline le week end (et pas toujours), je me suis donc mis à aller au travail avec, puis à partir en voyage à vélo. Et ça m'a fait évoluer, meilleure conscience de l'environnement, meilleure forme, découverte de trucs que je ne connaissais pas sur moi-même autant que sur mon environnement plus ou moins proche. Pareil quand je me suis mis au vélo de route, en cherchant à n'avoir plus que ce vélo, j'ai dû adapter, entre autres choses, ma façon de voyager, alléger les bagages mais allonger le kilométrage journalier.
Je suis donc opposé avec ce qui est parfois induit dans les discussions de certains forums de vélo, se demander quoi acheter pour faire ce qu'on ne peut pas faire actuellement, et se créer alors des besoins dans le seul but qu'ils soient une excuse à l'achat de nouveaux objets.
Je ne suis pas sûr que se payer le matos présenté comme le summum pour le voyage à vélo puis laisser ce matériel prendre la poussière pendant des mois emmène autant de satisfaction, de plaisir (de bonheur ?) que de transformer légèrement ce qu'on est et ce qu'on a déjà pour faire un voyage certes moins fabuleux mais qui enrichit durablement autant l'esprit.
Bref, pour moi l'investissement à faire est plus humain que matériel. Un petit voyage à vélo, c'est une démarche plus qu'un achat et ça devrait plus influencer ce qu'on est que ce qu'on doit acheter. C'est différent pour qui veut faire le tour du monde, mais c'est un cas particulier non abordé dans cette discussion, je pense.
Si on a déjà un vélo correct parce qu'on est cycliste de loisir ou utilitaire, on adapte légèrement son vélo, on vise un voyage adapté et on résiste aux sirènes de la surconsommation. On devrait lire plus souvent ici "J'ai tel vélo, quel voyage me conseillez-vous ?".
Si l'on n'a pas de vélo, on choisit celui qui servira à autre chose et souvent, ou alors on a la force mentale de le revendre après le voyage pour entrer dans l'économie circulaire, donc d'acheter en occasion.
Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent.
C'est à chacun de faire le choix qu'il pense le meilleur.
Lorsque j'avais 18 ans je n'avais pas de voiture et j'avais un vélo qui valait plusieurs fois le prix de la voiture de la plupart de mes copains. C'était un choix totalement irraisonnable et qui pouvait apparaître irrationnel à beaucoup. C'était le mien, je l'avais fait et je ne l'ai jamais regretté.
C'est pour cela que je ne donne jamais de conseil et que je considère qu'il faut juste apporter son expérience et la livrer aux autres pour qu'ils en fassent ce qu'ils en veulent.
C'est également pour cela que les questions du genre "quel vélo dois-je prendre pour faire ceci ou cela " m'exaspèrent !
Un vélo c'est un cadre et des roues et le reste. A chacun de sélectionner et de choisir en fonction de ses projet, de ses envies et bien évidemment de son budget, tout en gardant à l'esprit qu'une chaîne est aussi solide que son maillon le plus faible.
[...] rien n'étant jamais parfait, rien n'est jamais parfaitement désespéré [...]
Merci Wegg et 8xc, j'aime beaucoup la tournure que prend l'échange, et je dois le dire, même si je n'ai pas votre expérience du voyage à vélo, je partage cette philosophie.
Pour moi, il n'y a pas de mauvais engins, mais de mauvaises utilisations.
Je suis aussi convaincu que ce que l'on a en nous fait beaucoup dans le voyage que l'on réalise.
Bien entendu, cela traduit aussi un besoin d'entretien et de fiabilité pour ne pas subir lorsque le matériel ne suit pas comme on a pu le lire plus haut.
Il est vrai aussi que l'on peut être plus ou moins sensible au bricolage qui permet de faire évoluer son matériel. Pour moi, c'est une forme de plaisir aussi, et surtout, un façon d'être plus autonome.
On se rend aussi compte que du matériel à priori non prévu pour un certain usage arrive à s'en sortir malgré tout, et pas si mal (expériences vécues dans d'autres domaines)
8xc, j'aime aussi sortir des sentiers battus dans le respect des uns et des autres ;) ça fait du bien...
Comment tu peux trouver cher un vélo de voyage aux alentours 1000 euros, quand rien que les sacoches vont coûter quasi 300 euros de plus. Dire qu'un ensemble de sacoches à 300 euros c'est cher, peut se concevoir, mais un vélo de voyage à 1 000 euros...
Tu peux faire le même raisonnement sur les sacoches ortlieb, pourquoi tous les voyageurs sont ils si naifs pour quasi tous partir sur des sacoches Ortlieb, et Vaude, pkoi prennent ils le plus cher ? Peut être parce qu'ils ont eu vent de retour sur des sacoches d'autres marques ? Alors oui je confirme que pour rouler au mois d'aout sur le canal du midi, on peut se passer de sacoches à 300 euros. Car si le débat c'est de savoir si on peut faire le canal du midi, de bourgogne avec n'importe quel vélo taiwanais, alors, oui, on peut. Et d'ailleurs si on ne prévoit que ce type de balade, je dirais, on doit partir sur du cheap pour une semaine et 2 sacoches arrières, car claquer 1 000 euros si on ne prévoit pas d'autres voyages à vélo serait superflu.
Personne n'a dit que les vélo de chez VSF étaient les vélo ultimes pour voyager ni les vélos les plus polyvalents. Ce sont juste des vélos de voyage qui servent de base de réflexion. Evidemment qu'ils sont lourds ! sauf qu'encore une fois ce sont des vélos prévus pour du cyclocamping en autonomie, on veut pouvoir acheter un kilo de tomates, de pêches au marché du coin; aussi le poids du vélo n'a aucune importance. Tu voyages juste avec un Kway, un opinel et des fruits secs ? effectivement, tu n'as pas besoin d'un vélo de cyclocamping.
Tu parles de plaisir de rouler, mais il ya une notion de plaisir sur laquelle on va tous s'accorder : avec les galères mécaniques, la notion de plaisir va fortement diminuer.
Donc oui tu peux faire tout ce que tu veux avec un vélo qui a passé la décennie dans une cave, mais est ce que tu vas prendre du plaisir à bricoler dessus ? Est ce que tu es prêt à prendre le risque que la jante parte en cacahuète au premier nid de poule, que ton pneu se fendille parce qu'il a passé des années à ne pas rouler, et prendre des schwalbe, ce serait faire comme tout le monde, et t'en a marre du jetable. Tu as envie de régler des cantilever ? moi, j'en ai pas envie. En voyage, j'ai bien d'autre chose à faire que régler un dérailleur arrière qui couine parce que je l'ai récupéré à pas cher et qui a peut etre pris une pierre dans une vie antérieure.
On part pas forcement en voyage à vélo pour bricoler des heures avant et des heures pendant. Donc oui investir un minimum va t'apporter une certaine tranquillité coté mécanique et c'est quand même ce qu'on demande en priorité à un vélo de voyage : durabilité et fiabilité.
J'aime bien le "petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent.
Je crois que la tendance actuelle, la mode c'est plutot ce que tu prônes :
recycler ou choisir des vélos vintage acier, voyager léger et abattre du km car on a pas tout le mois devant soi et on veut visiter la suisse, l'autriche en 2 semaines chrono.
D'ailleurs toute la hype du velo gravel va dans ce sens, ainsi que ces nouveaux types de sacoche qui permettent de voyager hyper leger sans porte bagage avec juste sacoche de selle, de cadre et de guidon.
Telle est la mode actuelle du cyclovoyageur hype.
comme ce vélo choisi au hasard, on voit qu'on s'encombre ni de PB, ni de garde boue, ni de lumières, c'est la tendance actuelle, petit look année 90, léger, simple ou double plateau, (car les cadres route de ces années n'acceptent pas le triple plateau) on peut monter de pneus fins, et on emmène gros, car mouliner c'est la honte et on a 3000d+ à faire aujourd'hui.
J'aime bien le "petit débat que je souhaite respectueux et qui permette de sortir des sentiers battus autant que possible".
Le mieux alors est de remonter un VTT acier des années 90 ou un vélo de route de quelques années. Pour peu qu'on s'entraine un peu, qu'on allège le chargement et monte des pneus de bonne qualité (souples, fins, légers), on va alors plus vite, plus loin ou avec moins de fatigue que celui qui prend le dernier cri aux standards "vélo de trekking", lourd, mou et plus cher. Mais qui ne réclame aucun effort d'adaptation ou d'investissement personnel, juste un investissement pécuniaire.
Au passage, faites une recherche image avec "touring bike" sur un moteur de recherche, vous verrez que les vélo type TX machin ne sont pas les plus nombreux dans le haut de page. Et le seront de moins en moins, les modes arrivent puis passent.
Je crois que la tendance actuelle, la mode c'est plutot ce que tu prônes :
recycler ou choisir des vélos vintage acier, voyager léger et abattre du km car on a pas tout le mois devant soi et on veut visiter la suisse, l'autriche en 2 semaines chrono.
D'ailleurs toute la hype du velo gravel va dans ce sens, ainsi que ces nouveaux types de sacoche qui permettent de voyager hyper leger sans porte bagage avec juste sacoche de selle, de cadre et de guidon.
Telle est la mode actuelle du cyclovoyageur hype.
comme ce vélo choisi au hasard, on voit qu'on s'encombre ni de PB, ni de garde boue, ni de lumières, c'est la tendance actuelle, petit look année 90, léger, simple ou double plateau, (car les cadres route de ces années n'acceptent pas le triple plateau) on peut monter de pneus fins, et on emmène gros, car mouliner c'est la honte et on a 3000d+ à faire aujourd'hui.
Il y a bien des façons de voyager et certainement pas une meilleure que l'autre. Le bikepacking est une manière de voyager léger qui n'a rien de nouvelle, la preuve çi dessous.
certains préféreront le gite ou l'hôtel au camping, d'autres le bivouac.
certains pays ne se prêtent guère au camping surtout si on y trouve des gites à pas cher.
Au triple plateau que certains affirment comme indispensable d'autre préféreront un double issu du VTT comme un 40/28, ils se priveront juste du grand que les amateurs de triple n'utilisent guère tant ils sont chargés. Vitesse ou lenteur , distance importante ou pas , tout cela est affaire de choix.
étant aussi randonneur pédestre ça fait un moment que j'ai compris qu'il fallait s'alléger au maximum, mes genoux me remercient !
En vélo sur des parcours relativement plats le poids n'est pas réellement un problème , si on prévoit de traverser les alpes c'est différent, je crois aussi qu'a chaque type de voyage il faut s'adapter, soi, sa monture et ses bagages (mais ça n'impose pas d'avoir plusieurs vélos)
bonjour à tous,
Alors moi, je sens que je vais choquer, parce que le prix n'était pas le critère de choix de ma monture. Vu le temps que je passe dessus (au moins 400 heures par an si je divise le kilométrage par ma moyenne, très faible d'ailleurs), et vu que je ne suis plus fauché (mais je l'ai été) et vu encore que je n'ai guère de besoins en-dehors du vélo.... vu tout ça donc, ben je me suis fait plaisir ! et pas qu'un peu. J'ose dire le prix, mais j'ai presque honte quand je lis vos messages : plus de 4000 € !!! J'ai fait péter le porte-monnaie !!!
et je ne le regrette pas, parce que c'est ce que je voulais. Mais je reconnais que c'est un caprice et que ce n'était pas du tout indispensable.
Il y a 20 ans, je n'aurais jamais acheté un truc aussi cher.
Finalement, il n'est pas tellement mieux que les autres vélos, mais il a tout ce dont je rêvais : Moyeu Rohloff, courroie crantée, éclairage super puissant, dynamo pour le smartphone...
A côté de ça, je ne prends pas plaisir à manger dans un restaurant cher (plus de 30 €). Le rapport à l'argent est complexe, et très personnel.
Pour moi, l'argent dont je dispose doit me servir à prendre du plaisir. Simplement. parce que si on ne prend pas du plaisir maintenant, on le fera quand ?
Bien entendu, les notions de plaisir se discutent à l'infini...
et on a abandonné le matériel pour la philosophie. ça tombe bien, sur le vélo j'adore philosopher (on en a le temps !!!).
Attention, je ne défend pas le caprice sans condition. Il y a des limites, je n'aime pas le gaspillage (mon vélo me sert souvent) ; et je refuse que ça puisse nuire aux autres.
j'imagine que je vais avoir quelques réactions agacées, mais c'est bien de débattre...
Je ne crois pas avoir dit qu'il fallait partir avec un vélo sorti de grange et des pneus de dix ans qui n'ont pas roule depuis.
Le débat ne se limite pas aux canaux, c'etac' un exemple qui illustre les réponses que l'ont peut lire parfois.
On n'essaie pas de savoir ce que compte faire la personne, on lui dit simplement que le t400 est bien.
Mais mon propos n'est visiblement pas clair...
je sens que je vais choquer, parce que le prix n'était pas le critère de choix de ma m
j'imagine que je vais avoir quelques réactions agacées, mais c'est bien de débattre...
Ce serait "choquant" si tu nous expliquais qu'on ne peut pas randonner sérieusement sans investir 4000€ dans un vélo.
Mais enfin se faire plaisir sur une belle machine personnellement ça ne me dérange pas , chacun ses choix et ses priorités.
Au risque d'en surprendre certains, non, tu ne me choque pas, bien au contraire.
Je peux aussi comprendre un tel achat quand il est motive par un rêve, une envie irresistible, irrationnelle.
Mais au moins, tu l'a fait en connaissance de cause, avec les connaissances qui sont les tiennes, ton histoire.
En plus, au final, tu as l'honnêteté de reconnaître que finalement, ce n'est pas indispensable.
Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70?
Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.
Certains "osent" remettre en question la société de consommation, et les modes qui nous poussent à cette course à l'armement, d'autre préfèrent se rassurer en y croyant, tous tentent de se faire plaisir, alors pour vous, le rêve et la réalités à coût raisonné/raisonnable ont-ils encore une place dans notre société?
C'est vrai qu'on un peu du mal à voir ou tu veux en venir , mais peu importe tu soulèves je trouve des questions intéressantes et chacun exprime sa vision des choses et c'est très bien comme ça.
Concernant le passé, (les années 50 et avant) depuis que le vélo existe il y a eu des gens pour voyager avec comme il y a eu des artisans pour faire des vélos haut de gamme et des moins chers.
la fédération française de cyclotourisme est presque aussi ancienne que le vélo.
Comment faisaient nos anciens, ou moins anciens avec des vélo des années 50 à 70?
Le rêve était là, les joies aussi, et avec ce qu'on avait sous la main.
Je n'ai commencé que dans les années 70 (cf, sur mes "carnets" : https://www.lethieu39.fr/cyclotourisme/nos-d%C3%A9buts-en-cyclotourisme/ ) et, à bien y réfléchir, mes machines ne représentent pas l'essentiel de mes souvenirs de voyages ...
Par contre, j'ai toujours aimé "bricoler" mes vélos : monter moi-même les périphériques, redresser une roue voilée, puis rayonner moi-même mes roues ... il ne me manquait guère que savoir souder un cadre ... Au bout du compte, ces "bricolages", l'entretien ou les modifications à faire sur mon vélo faisait, au moins autant que de rêver le voyage ou son itinéraire, partie intégrante de la préparation de mes virées et de ma pratique cyclo !!!
en plus ça donne un peu plus de "sécurité" quant on est, en route, confronté à un problème avec sa machine ...
C'est pour cela qu'aujourd'hui j'ai un peu de mal à me tourner vers l'achat d'un vélo "tout fait", dotés de périphériques que je ne peut pas démonter, etc ... Décidément, mon meilleur investissement, ça a bien été de savoir "bricoler" et de monter moi-même mes vélos !!!
nb : je persiste à penser que mon premier vélo, celui de mon premier voyage (demi course équipé en 650 B "standard") était, aux développements près, plus efficace que les TX ... et suffisemment résistant !!! et que dire de mon second, des années 70 aussi, et qui roule encore...
[...]si le débat c'est de savoir si on peut faire le canal du midi, de bourgogne avec n'importe quel vélo taiwanais, alors, oui, on peut. Et d'ailleurs si on ne prévoit que ce type de balade, je dirais, on doit partir sur du cheap pour une semaine et 2 sacoches arrières, car claquer 1 000 euros si on ne prévoit pas d'autres voyages à vélo serait superflu.
Associer "vélo taïwanais" et cheap, c'est bizarre de la part de quelqu'un qui encense les pneus indonésiens.
Je crois que la tendance actuelle, la mode c'est plutot ce que tu prônes :
recycler ou choisir des vélos vintage acier, voyager léger et abattre du km car on a pas tout le mois devant soi et on veut visiter la suisse, l'autriche en 2 semaines chrono.
D'ailleurs toute la hype du velo gravel va dans ce sens, ainsi que ces nouveaux types de sacoche qui permettent de voyager hyper leger sans porte bagage avec juste sacoche de selle, de cadre et de guidon.
Je ne prône RIEN en matière de modèle de vélo, au contraire, je dis de garder son vélo et de s'investir personnellement plus que d'investir dans l'industrie. Relis ne serait-ce que les 2 premières phrases de mon message. Je n'ai jamais conseillé d'acheter un vélo vintage (quelle idée !), l'occasion remise à niveau, c'est mieux pour ceux qui n'ont pas de vélo, et remonter soi-même son vélo garantit d'éviter les "galères mécaniques" comme tu dis, et pour pas bien cher. Celui qui n'a jamais éprouvé le plaisir de rouler sur un vélo qu'il a lui-même remis en état ou sauvé, devrait essayer, c'est très sympa et ça permet de démystifier la mécanique vélo et les prix hallucinants de certaines technologies.
Telle est la mode actuelle du cyclovoyageur hype.
comme ce vélo choisi au hasard, on voit qu'on s'encombre ni de PB, ni de garde boue, ni de lumières, c'est la tendance actuelle, petit look année 90, léger, simple ou double plateau, (car les cadres route de ces années n'acceptent pas le triple plateau) on peut monter de pneus fins, et on emmène gros, car mouliner c'est la honte et on a 3000d+ à faire aujourd'hui.
Mon vélo de route est équipé en triple (et on peut équiper en triple un vélo plus ancien), a un porte bagage et deux sacoches (à 26€ l'unité, pas 300 le jeu), et je roule avec en autonomie, je ne voyage pas avec " juste avec un Kway, un opinel et des fruits secs" comme tu écris plus haut. Et je n'ai pas honte de mouliner. Mais je n'ai rien contre ceux qui ont un compact et des sacoches de cadre, ni contre les jeunes qui peuvent emmener de la braquasse même quand ça monte. On parle bien ici de rouler sur route en Europe en autonomie, pas de traverser les steppes d'Asie en plein hiver, et il y a plusieurs façon de le faire.
Pour moi, l'important c'est de ne pas "prescrire" un type de vélo comme archétype du vélo de voyage, et de se décentrer du matraquage des vendeurs et fabricants. Je suis donc contre la mode des TX machin, mais aussi contre celle d'autres vélos quand ils sont présentés comme les seuls adaptés au voyage à vélo. Rien ne t'empêche de penser l'inverse, qu'il y a un vélo et des pneus incontournables pour voyager à vélo, mais je pense que non et je dis pourquoi. Et ce sujet est l'endroit idéal pour parler de ça, merci à l'initiateur de la discussion.
tout à fait d'accord avec toi : il n'y a pas UNE façon de faire du vélo, mais autant que de personnes.
Moi, quand je lis des collègues qui adorent faire du kilométrage et s'allègent en conséquence, je peux comprendre, mais je n'adhère pas. Je ne vois pas pourquoi je ferai en 8 jours ce que je peux faire en quinze jours, tranquillement. Mais je comprends que certains aient envie d'appuyer sur les manivelles.
personnellement, je ne renoncerai pas à mon confort pour m'alléger. Parce que je pars pour me faire plaisir et que mon plaisir ne peut pas s'envisager sans un minimum de bagages.
Et faire un repas de fruits secs n'est pas vraiment mon nirvana. J'ai toujours ma sauce crudités et ma glacière et je prends tout mon temps pour déjeuner (si possible sur une table de pique nique parce que j'ai de l'arthrose... ben oui.).
Mais j'ai plaisir à lire les collègues qui traversent le Kirghizistan en dormant à la belle étoile et en faisant des étapes qui me laissent songeur.
c'est beau la diversité....
je viens de regarder votre film sur les crétes de Briançon, c'est magnifique, franchement chapeau
bas, c'est incroyable ce que vous faisiez, votre femme une sacrée cycliste, j'ai la même philosophie du vélo que vous
personnellement, je ne renoncerai pas à mon confort pour m'alléger. Parce que je pars pour me faire plaisir et que mon plaisir ne peut pas s'envisager sans un minimum de bagages.
Rassure-toi, quand on part avec moins de bagages et un vélo plus léger, on le fait aussi (surtout) pour le plaisir. Le plaisir de constater qu'on n'a pas besoin de toutes les béquilles technologiques de notre époque pour vivre, même si ça ne dure que quelques jours ou semaines.
Arriver à vivre sans toit, sans lit, sans canapé, sans plaque induction, sans frigo, sans table, sans voiture, sans ordinateur, sans télé, sans hifi, sans boulot, sans les gens qu'on croise tous les jours, sans les paysages qu'on a sous les yeux le long de l'année, sans armoires ou placards pleins, bref, retrouver un peu sa condition ancestrale de nomade non dépendant d'objets, ça fait réellement plaisir. Un plaisir insoupçonné par la majorité des humains de nos sociétés occidentales actuelles, victimes du bourrage de crâne des médias financées par les marchands via la publicité, mais plaisir profondément enraciné en nous. Je pense que pour se connaître et redevenir simplement humain, on a besoin de voir comme on réagit à la privation de notre confort quelques jours ou semaines. Ça peut en angoisser certains, comme un ado qu'on priverait de son smartphone une semaine.
Pour retrouver l'humain que nous sommes, il faut enlever les couches superfétatoires qui le cachent, sans se dépouiller intégralement. Une couche de technologie, une couche d'assistance, une couche de confort en moins, et on constate qu'on continue à vivre et plutôt bien. Le voyage à vélo permet cette révélation en apportant aussi la variété des paysages, des routes, des lieux, des personnes, des climats et cette impression géniale de bouger par ses propres moyens.
Le vélo est un moyen facile pour comprendre que plus on s'encombre, plus on se charge, moins on avance. L'allègement du vélo induit l'allègement de l'esprit.
Il y a aussi l'endroit où l'on place le curseur qui importe. Je ne pourrais pas dormir en forêt par tous les temps juste protégé par un tarp, et j'apprécie l'efficacité de mon vélo carbone, je pense que c'est dû à la cinquantaine et les moyens physiques qui commencent à se tasser. Mais pour se limiter à deux sacoches, et rouler sur un vélo léger et des pneus fins, pas besoin d'être un warrior. Au contraire, c'est emmener sur de longs cols un vélo lourd, bien chargé et des boudins d'un kg qui tient du parcours du combattant, qui gâche le plaisir, alors qu'il est paradoxalement choisi pour "le confort".
Le plaisir et le confort seraient donc deux notions opposées, étonnant, non ?
Je de la sympathie pour ceux qui ont besoin de transporter leur maison dans 4 sacoches, ils font le pas de se passer de leur voiture, de leur maison. Ils ont l'instinct de se débarrasser de certains trucs qui les empêchent d'être totalement eux-mêmes. Mais ils se mettent peut-être une limite trop serrée qui les brident.
Enfin, pour conclure, chacun fait ce qu'il veut, l'important, c'est bien de partir à vélo ! 😉
C'est vrai qu'on un peu du mal à voir ou tu veux en venir , mais peu importe tu soulèves je trouve des questions intéressantes et chacun exprime sa vision des choses et c'est très bien comme ça.
Tu le dis toi même, que chacun s'exprime sur le matériel qu'il estime nécessaire, voire indispensable pour l'utilisation qu'il en a, mettre un peu en lumière que la société du toujours plus dans laquelle on est , n'est pas toujours la solution à toute les réponses, mais qu'il y a bien sûr, un minimum "vital" pour que les choses se passent bien.
Mettre un peu de nuance et de hauteur sur nos choix.
Je ne cherche pas a acheter de vélo, ni même de conseil, j'ai simplement ouvert ce sujet après avoir lu plusieurs echanges qui m'ont inspiré ça.
Certains ont compris le fond, je pense. D'autre moins, mais chaque intervention enrichi le débat, soit par une vision différente, soit par les réponses qui y seront faites.
Je trouve en outre que la couleur que les échanges prennent en tournant sur des valeurs plus philosophiques vont aussi dans ce sens.
Je trouve dommage qu'on en soit encore a des reponses parfois binaires, comme je l'ai dit plus haut, mais ça fait parti du jeu aussi.
Bonjour à tous. C'est mon premier message dans une rubrique vélo. Actuellement je suis en Thaïlande, en couple et à vélo que nous avons acheté ici même , d'occase, pour une somme ridicule. On y connait strictement rien, cet achat était uniquement pour sortir des sentiers battus, principalement en ville et alentours.. mais, l'appétit vient en mangeant. De fil en aiguille nous avons traversé le nord est thaï, le Cambodge, remonté la Malaisie et actuellement la côte golfe de Siam. Cette nouvelle liberté qui nous permet de sortir du Disneyland mondialisé est magnifique. On ne se soucie pas de mécanique, les sacs tiennent avec des tendeurs, map.me traçant la route..la petite reine n'a jamais aussi bien porté son surnom..
Au plaisir de vous lire.
Merci Haizeaz, pour ce témoignage.
Rigolos, ces petits vélo pliants.
Vous semblez peu chargés par contre
Vous choisissez quel mode d'hébergement ?
Beau et bon voyage, en tout cas
On a chacun un sac à dos de moins de ,10 kgs sur le porte bagage arrière, plus un tt petit pour papiers monnaie téléphone etc.quand c'est trop dur, montagnes ou trop défoncé on les plie et dans le train ou bateau ou autres.. on ne fait que 60kms/jour en moyenne, ça nous suffit.hebergement guest house, uniquement moins de 10 €.. à ce jour on doit être à 3000kms et rien de cassé. Juste 3 crevaisons. Le tout pour 40€ chaque vélo, on va pas demandé la lune..
Pourvu que ça dure..
Excellent !! bonne et longue route ...
nb : j'ai croisé un jour, en Grèce, un couple qui revenait d'extrême orient avec / sur des vélos achetés d'occasion en Chine ... et après tout, l'essentiel, ce n'est sans doute pas la machine qui fait le rêve
Tout à fait.. plus j'avance en âge et plus je pense que le support importe peu, l'important étant l'ésprit d'entreprendre et carpe diem. C'est plus facile certainement avec du high-tech , pas forcément plus jouissif ..à mon avis.
Je pense aussi, d'autant plus que plus je lis de témoignages, plus je constate que ça se vérifié, en revanche, jusqu'à maintenant, un seul témoignage de mauvaise expérience.
Les autres avis favorables à un lourd investissement, sont souvent basés sur la crainte, mais pas sur du vécu.
Bien sûr ceci n'est que mon constat, et l'avis que je me suis fait.
A chacun de se faire le sien 😉
J'aimerai acheter un pedalier, mais pouvez vous m'expliquer la grande difference entre le 44/32/22 et le 48/36/26 et lequel prendre pour un grand voyage
Je m'appelle Kévin et j'aurai aimer a voir des réponses sur le choix de ces vélos par rapport a l'utilisation que j'en aurait. Alors voila mon utilisation…
Fin d'année, décembre, j'ai obtenu mon congés sabbatique de 6 mois. J' envisage l' Amérique du Sud, la question que je me pose concerne notamment le Salar…
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Je souhaite remplacer mes pneus, des Kenda (pas super top) qui ont bien soufferts cet été et je voudrais monter des pneus un peu plus gros. Mes jantes sont…
I’ve got my flight ticket sorted—departing in mid-November and returning in mid-March. I’ll arrive in Santiago and leave from Buenos Aires.
I’ve already been to southern Argentina, specifically Torres del Paine National Park, and I’d love to go back to do the full W trek (I only did the shorter version last time).
I also want to do some hiking and maybe even tackle a summit. I climb and occasionally do some mountaineering, so I’ll definitely be going with a guide.
I plan to start around Temuco in Chile, with the idea of heading toward the lakes, then taking the Carretera Austral.
I’m not sure if I’ll go all the way to Ushuaia—it’s supposed to not be *that* worth it, except for the bragging rights of saying you’ve been to the end of the world.
I saw there are lakes in Argentina too.
I don’t have a precise itinerary, but what I’d love is, once I reach the southernmost point of my trip, to take a mini-cruise to see some wildlife. Any tips for that?
What kind of sleeping bag did you take? Is a 0°C (32°F) one enough?
And one last question: white gas stove or can I get by with my gas stove?
Hi there,
I’ve been road cycling for several years, and I’m about to switch to gravel in the next few days—I’m waiting for my bike, which should arrive this week.
I’m planning a bikepacking trip in a few weeks along the Véloroute V81, also known as the Vélosud, from Biarritz to Le Barcarès.
Has anyone here already done this route? Any info is welcome, whether it’s about the route itself, gear, or accommodation. I’ll prioritize staying with locals as much as possible. On that note, I just signed up for the brand-new site *Guidon et Couette* ((www.guidon-et-couette.fr)), which offers free accommodation between cyclists across the country, but there’s almost no one listed along my route!
Thanks in advance.
Laurent.
I'm developing a free and open-source web app for planning walking and cycling trips (and even car trips). You can create a route by clicking directly on the map to add waypoints, and it can consist of multiple stages. The app provides tools to edit the stages and the overall route, and to display useful information (distances, altitudes, and elevation changes). A relief profile can be shown as a graph for a specific stage or the entire route.
Once the route is ready, it can be exported as a GPX file, which can then be used with a GPS or a mobile navigation app.
The app is built in JavaScript and runs entirely in the web browser. It uses the Leaflet library and several OpenStreetMap-based services. Initially developed for my personal needs (I enjoy hiking and cycle touring), I’d be happy to share it with anyone who might find it useful. It’s free to use, doesn’t require an account, and the source code is available.
After testing it for three years across various modes of transport, I’m sharing this video of a bike packing case. It’s made from recycled cardboard and shrink-wrapped, with adjustable thickness and added bubble wrap depending on the level of protection you want.
Installing spacers at the fork and chainstays makes the packaging compact. With the fifteen-odd euros for shrink-wrapping at the airport, this case travels really well.
https://youtu.be/_GDJi-GqmkM
- Low bulk (1.10m x 0.70m x 0.25m for a large frame), it fits vertically in train luggage compartments and the total dimensions (x+y+z) don’t exceed 2.40m.
- Two carrying solutions for public transport and easy handling by airport staff (no more tears in the cardboard from openings).
- Discreet packaging when dealing with bus drivers and train conductors, as it looks like an ordinary parcel.
- No need to return to the starting point to retrieve the case from your outbound trip, which you’d otherwise have to store somewhere, or deal with a bulky cover to pack in your panniers.
- You can still check tire pressure through the plastic film without damaging the packaging too much.
Drawbacks: Around 3 hours for this lengthy and meticulous process—removing the wheels, pedals, handlebars, and derailleur without misaligning them, then securing all components to the frame.
If you get a chance to test it, send me your feedback for future improvements.
Hi there, I’m planning a cross-Canada bike trip, and I’ve got a question that might seem silly, but could someone tell me how to pack a bike (in a box, with a fragile sticker... I don’t know) for a flight? Thanks in advance!
This summer, we’re planning to cycle along the EV 19 that follows the Meuse River from Langres all the way to Rotterdam.
My question is about getting back to Nantes.
Do any of you know what the best return option might be? I’d love to hear about your experiences.
I saw that FlixBus doesn’t take bikes.
By train, I think it’s possible but would involve multiple local trains.
We were also wondering if there’s a boat from Rotterdam to Saint-Nazaire that could take passengers with bikes.
Any tips or experiences you can share would be really helpful—thanks in advance!
Have a great evening
I’ve gotten used to crossing Europe by bus to return by bike.
It was really convenient to take the bike without having to disassemble it.
But FlixBus no longer accepts bikes...
What alternatives do you know about?
Thanks.
Hi there,
I’m planning to ride the Dutch section of the EuroVelo 19, from Maastricht to Rotterdam.
Since it’s too complicated to bring my bike on the train, I’m looking to rent one locally.
I’d love any tips or bike rental shop recommendations—I’m struggling to find options even in Rotterdam.
The plan is to rent in Rotterdam, take the train to Maastricht with the bike, then cycle back to Rotterdam.
Thanks in advance for any advice or suggestions!
Nath
I’m planning to cycle from Morlaix to Brest (via Roscoff and the V45 coastal route). We’ll start riding on August 16th for 13 days (with stops for island visits, surfing, etc.). Is there a lot of traffic at this time of year? I’ve got two kids, 11 and 13, and we don’t like riding in the middle of cars (we’ve already done the Vélomaritime—Caen to Cherbourg—the Loire route from Orléans to Saumur, the Vélodyssée from Nantes to Royans, and the canals like the Nivernais and Bourgogne, where there were plenty of bike-only lanes, which isn’t the case on this route).
Thanks for your help if you’ve already done this route in late August!
Virginie
I’m planning to build a new touring bike.
I want to prioritize lightness.
That said, I’m tempted by a suspension fork that could offer some comfort on rougher roads.
The recent appearance of gravel suspension forks on the market might meet my needs—at least on paper.
I’m particularly considering the RockShox Rudy Ultimate XPLR fork.
Unlike MTB forks, its travel is short: either 30 mm or 40 mm.
It weighs 1400 g, which is 400/500 g more than a steel fork.
Any thoughts or real-world feedback on this?
I’m also wondering about the durability of magnesium (lower leg) for long-distance bike touring.
And what’s the impact of skipping the manufacturer-recommended maintenance every 50 and 200 hours? That’s bound to happen on a long trip unless you carry extra gear.
More generally, how reliable are these kinds of forks?
I’m making an exception and creating a separate post this time, since it’s all about France. In May, we spent a week in Provence, specifically in the Luberon, exploring the cycling routes *Autour du Luberon à Vélo*, the *Véloroute du Calavon* (part of EuroVelo 8), and the shorter *Les Ocres à Vélo* route. Together, they gave us an amazing journey through rolling hills, vineyards, lavender fields still green in spring, and some of the most stunning landscapes in southern France.
It was, of course, the perched villages that impressed us the most. We visited Gordes, Roussillon, Bonnieux, Lacoste, Lourmarin, Ménerbes, Oppède-le-Vieux, Cucuron, and Lauris. Many of them are among the most beautiful villages in Provence, and it’s hard not to agree with that reputation.
One interesting point is the route of EuroVelo 8 in this part of the region. The official path mainly follows the old railway line of the *Véloroute du Calavon*, which is very comfortable and safe. But in our opinion, cyclists traveling EuroVelo 8 around the Mediterranean would discover even more treasures if the route passed through villages like Bonnieux, Lacoste, or Oppède-le-Vieux.
We were also pleasantly surprised by how safe cycling felt. Most of the route takes small local roads, but traffic is light, drivers are respectful, and road design really takes cyclists into account. It’s one of those places where you can ride peacefully even without separated bike lanes.
Our full story:
Around Luberon by bicycle - the most beautiful villages of Provence
You can also find all our cycling travel stories on the forum:
Cycling Thread - Europe’s most beautiful bike routes
Hi there, we’re a group of 4 cyclists looking to get from Treviso in Italy to Munich with our 4 non-folding bikes. It seems complicated! Are there any solutions? Thanks so much.
hello fellow cycling enthusiasts
here’s a travel journal of the cycling tour through the Rhône-Alpes Auvergne region by Claudio
zouli
it was the plan
http://cbandiera.free.fr/parcours/auvergne-Ralpes/
the trip was completed
story being posted online soon
1100 km in 11 days
beautiful and varied regions
Hi there, we’re planning a Munich to Venice bike trip at the end of June 2026. Getting back from Venice to Toulouse by train with 4 bikes isn’t straightforward. What return options have others who’ve done this trip chosen? Any tips or great deals would be much appreciated. Thanks a bunch! !
Hi everyone,
Happy owner of a Pegasus Estremo bike with a Rohloff hub, which is giving me trouble with the SF11-NCX-FT-E-LITE 700C TS 300/0 fork (serial number TD01329060). It’s starting to show its age, and I’d like to repair it to extend the life of my beloved bike.
The suspension is gone, and there’s an oil leak from the seals.
Does anyone know how to repair it? Where can I find parts that are about fifteen years old? Or where to find an identical replacement fork? Just to clarify, the Magura HS11 brakes are mounted using Firm Tech, meaning they’re on pivots behind the fork, facing the frame.
Hi, I'd like to know if anyone has done this route recently or has reliable info.
Does the track exist, and most importantly, is there sand (for biking)?
Any info is welcome.
Cheers,
diego ambilobe: mangaoka, manondro, ramena
vohemar sambava: masondrono, tanambao
Hi there,
New to bike touring,
I’d love to start with a section of the Via Rhona to explore and share (route to be decided).
Looking forward to exchanging tips!
I’m landing in Madagascar with a buddy before the end of April 2026. We’re planning to bike around for about twenty days or so. We don’t have a specific goal other than exploring the country and meeting the locals.
Ideally, we’d prefer a loop route starting from Antananarivo with a good chunk of it along the coast. On the bike side, we’re used to riding 6 to 8 hours a day, depending on the needs, encounters, and mood 😉 Any feedback or tips from trips around this length?
A big thank you to Lazarou for all the info you share in this forum!
I'm passionate about Morocco, which I cycled through back in 2009.
Last year, my wife and I explored the High Atlas by tandem. Completely smitten, we're heading back in April (Anti Atlas) and May (High and Middle Atlas), still on our tandem.
Do you have any info on the track between Amezri and Ali Ait Nito? Are the river crossings in the Tessaout still there? It's not easy to navigate with a loaded tandem... especially if the river level is high due to this year's heavy snowmelt!
Thanks in advance for any tips you might have, and best wishes for health in this new year!
Claudio specializes in the route of the Savoie lakes
Here are his travels
Between Bornes, Chartreuse, the Savoie foothills, and Dauphiné
Five lakes: Léman, Annecy, Paladru, Aiguebelette, Bourget, not to mention a few ponds along the way
Plenty of accommodation options: camping, hotels, and more...
A lovely route not far from his place
Rural and quite peaceful
A road cycling route created by Serge B...
First of all... happy New Year! Wishing you great roads in 2017!
I’ve been traveling for a few years now with a high-quality mountain bike, but it’s equipped with hydraulic disc brakes. I live (pedal) with the constant worry of a breakdown (leak, air bubble, heat causing the fluid to...). My bike mechanic tells me it’s impossible to switch them out for V-brakes.
What do you all think? Am I taking a big risk continuing (alone) with these brakes? Thanks in advance for your great tips!
First post here to share a quick recap of our west-to-east bike trip along Algeria’s coast in January 2025.
It was just the two of us—my partner and I—with French passports and not a word of Arabic. No friends or welcoming hosts in the country.
Under those conditions, we’d strongly advise against going.
Our original plan was to follow the coast from Algiers to Tunis. We ended up cycling from Algiers to Béjaia, then took the train from Béjaia to Annaba (with a stop in Constantine), and finally biked to the border.
We were tailed by police the whole way—whether on our bikes, on the train, or even on foot while exploring towns. On top of that, we couldn’t wild camp and were limited to the few state-approved hotels that accept foreigners. Under those circumstances, connecting with locals was especially tough.
With such an omnipresent and intrusive police presence, we’d definitely recommend against this destination for bike touring. A really sad situation that completely cuts you off from the local population...
We’d been warned, we went to check it out, and we weren’t disappointed!
Hi there,
I’m planning the route to cycle from Lille to Nordkapp with my partner.
Duration: 3 months, from May 1st to July 31st, 2026.
In the attached details below, I need to add some "non-riding" days (rest days, basically).
So I’m looking to "shorten" the trip by taking ferries or trains for some stretches. Which areas could I skip?
Thanks in advance for your great tips.
Have a good evening.
https://www.komoot.com/fr-fr/collection/4023980/-lille-cap-nord-1er-mai-au-31-juillet-2026?ref=collection
I’m planning to bike back from Poland this summer. Does anyone know a way to ship it there without having to take it apart? Otherwise, it’s a real hassle to fine-tune all the settings before departure!
Thanks in advance.
Hi, has anyone recently bought Primus or Butagaz gas, possibly puncture-style, in Dubrovnik or the surrounding area? Same question for Albania... thanks. aichatou
Just a few words about the loop I did by bike in Yunnan.
Entry and exit
I entered China through the Sino-Vietnamese border crossing at Lào Cai / Hekou under the 30-day visa exemption currently available to French nationals and others.
The process was simple and quick. A Chinese police officer even helped me complete my electronic pre-registration at a computer kiosk. I wasn’t aware this formality was required—it’s similar to Thailand’s TM6.
No issues with the bike.
I left the country via the Sino-Laotian border crossing at Mohan / Boten.
The atmosphere was a bit chaotic there, but again, no problems with the bike.
The timing
I visited Yunnan in February 2026.
Weather-wise, at higher altitudes (between 1,500 and 2,000 meters), it was around ten degrees at night and in the mornings, and around twenty degrees at the hottest part of the day.
I had two days of rain, so I took the bus to keep moving. Otherwise, clear blue skies.
Culturally, Chinese New Year fell on February 17th (and the 15 days following), right in the middle of my trip. Because of this, my take on the traffic might be off.
Accommodation and food
I always found a hotel to stay in for prices ranging from 8 to 15 €. Except in Kunming (the capital), where many hotels were fully booked (Chinese New Year). I ended up at a 100 € hotel with great value for money.
A bowl of noodles costs about 1.5 € on average.
Onboard electronics
Since my smartphone doesn’t support eSIMs, I subscribed to a China plan with my carrier. Otherwise, for much cheaper, Alipay offers eSIMs for foreigners that allow access to services usually blocked for Chinese users (WhatsApp, Facebook, etc.).
An internet connection is essential for paying with Alipay or WeChat, as this payment method is widespread.
I only managed to use Alipay.
Either way, always carry cash because sometimes there’s no signal, or the merchant only accepts WeChat.
Also, it’s best to bring a power adapter when you arrive rather than struggling to find one.
Traffic and roads
The Chinese aren’t reckless drivers. They follow traffic rules and watch out for cyclists. This is slightly less true in Xishuangbanna (the region bordering Myanmar and Laos).
In urban areas, there are almost always wide bike lanes, separated from other roads, where bikes, electric mini-scooters, and scooters share the space pretty harmoniously.
The roads are in great condition, and traffic is generally manageable—even light—except for one stretch (Eshan -> Yangwu).
Most traffic is absorbed by expressways, China’s equivalent of highways: toll roads that are off-limits to slow vehicles.
You’re never far from these expressways; sometimes you even ride alongside them, which can be noisy at times.
The climbs are usually reasonable, around 5% to 6%. From what I remember, the steepest section was between Menglun and Mengla, with gradients of 8% to 10%, sometimes more.
Riding at these altitudes—though modest—took a bit of getting used to.
The route
I didn’t plan anything in advance. My only goal was to reach Kunming. I don’t know why, but just hearing the name of that city, like Yunnan, always felt dreamy to me.