Les révélations qu'on peut avoir lors d'un voyage
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J'ouvre un nouveau sujet:

on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...

Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
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LO Loopkin Veteran ·
J'ouvre la danse.

Survol en hydravion des Laurentides en fin d'après midi, au dessus des lacs, des collines et des forêts, à l'heure où les contrastes sont magnifiques, et où la couleur du ciel est incroyable. Ca a duré vingt minuscules minutes, pour faire un trajet que nous allions mettre ensuite douze jours à reparcourir dans l'autre sens, en canoë. Mais pendant ces vingt minutes d'émerveillement absolu de tout mon être, j'ai compris que je ne mourrais pas avant de savoir faire ça moi même. Voler. C'était devenu mon objectif principal. Le virus avait frappé. J'étais foutu.

C'était en 95.

Depuis, le rêve est réalisé, et je confirme. C'est absolument génial, et ce moment intense n'était pas une vue de l'esprit, un coup de tête, une prise de psychotropes, ou une insolation. C'était une véritable révélation. J'ai pu multiplier les variantes, genre aller flirter avec les nuages, survoler de super paysages, de super édifices du patrimoine français, et repousser les limites des sensations connues de mon corps. Un super moyen de voyager extérieurement comme intérieurement.
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NU Numerobis Regular ·
Tu as toujours de bonnes idées de conversations...

mais je dois avouer ne pas avoir suffisament voyagé pour y avoir trouvé des révélations. Cependant, j'ai peut-être une petite anecdote intéressante, du moins, elle me toucha fort.

Alors que je pédalait les routes de la Nouvelle-Écosse (au Canada), j'ai vu un homme rentrer à la maison. Un pompier à en juger le camion et son habit. J'en ai conclut qu'il ne devait pas voir sa femme et son enfant très souvent, donc le calin qu'il donna à son fils (d'environs 7-8 ans) était déjà en soi un événement sufisant pour réchauffer mon coeur. Je me sentait privilégié de pouvoir assister à une telle réunion. Mais, soudènement, le père pris son fils et le retourna de côté sec. Il y avait pas très loin d'eux quelque chose de plus important encore que ce fort moment entre père et fils, quelque chose de plus extraordinaire, quelque chose qui valait la peinne d'interompre un calin... cette chose était un espèce de fou qui devait transporter un bon 20kg de bagages sur son vélo... ce fou c'était moi😊. Ça me toucha tout de même de voir que des gens pouvait me considérer plus important qu'un calin.

Je n'ai peut-être pas tout les bons mots pour décrire la scène, mais c'est comme celà que je l'ai vécu.
CH Chouette ·
Une révélation : à chaque voyage à l'extérieur du Québec !!! je réalise tout ce qu'il y a encore à faire au Québec dans le domaine de l'accueil des touristes étrangers. Nous avons un beau "pays". Tant des choses à développer (et non exploiter😐), tant de choses à montrer.

Le touriste québécois a bonne réputation à l'étranger. Çà aussi c'est une révélation pour moi à chaque fois.
NA Nancy Regular ·
C'est vrai, ce que dit Numérobis, encore une excellente idée de discussion !

Je saisis l'occasion pour partager un moment d'émotion ... je suis un peu hors sujet, mais je ne pense pas trahir l'esprit : l'important c'est le partage ...

C'était en 2000, en Inde, quelque part au Rajasthan. Nous attendions notre bus avec d'autres voyageurs locaux. S'approche de nous un petit gamin, maigrelet, au regard aussi noir que la boîte à cirage qu'il portait. D'un simple hochement de tête, il nous propose de cirer nos chaussures. Nous déclinons son offre en lui adressant un sourire amical. Il repart et continue sa quête. Après quelques minutes, un Indien, sans doute un peu plus nanti que les autres, accepte son offre et lui donne une pièce. Le gamin ouvre de grands yeux, saisit la pièce, pose sa boîte à cirage et s'accroupit devant l'homme. Et avant de commencer son travail, il porte la pièce à son front ... et prie, rapidement, discrètement. Puis, il relève les yeux, aussitôt nous cherche du regard et tout en commençant à frotter avec ardeur les chaussures de l'homme, nous gratifie d'un magnifique sourire en nous montrant sa pièce. Un sourire franc, sain, sans amertume, sans mépris, sans regret. Juste un sourire ! Il partageait avec nous son bonheur du jour : lui qui n'avait rien était encore capable de donner !
Nancy
LO Loopkin Veteran ·
C'est beau, simple, fort, émouvant.

Merci.
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AL Alan Globetrotter ·
Oui c'est super beau et là on peut voir tout ce que le voyage peut et doit apporter comme émotions, mais encore faut il savoir saisir tous ces petits moments et ne pas les gâcher, et bien souvent ce sont ces gamins des rues qui nous donnent les plus belles leçons d'humilité et de vie ....

Cool Nancy, va falloir se gratter pour trouver quelquechose d'aussi fort....😉 ou tout simplement prêter plus d'attention aux autres sur la route...😎

Bises....
CH Chouette ·
Et Nancy tu me fais penser ... en Inde aussi, cette fois a Varanasi : Je marchais vers le Gange parmi les pellerins, les vaches, les lepreux et au coin d'une rue une mere allaite son dernier mais ses deux plus vieux attendent leur tour (probablement 1 an, 2 et 3 ans). J'achete un chapati et l'offre a la mere. Je sais c'est peu mais si elle accepte mon offre je pouvais lui offrir plus. Elle prends le chapati, le coupe en deux, offre une moitie a une vache sacree et partage l'autre moitie aux trois enfants. Cet episode de mon voyage m'aura marque a vie.
TD TDM2004 ·
Salut Loopkin! :-)

Hum! :-)

Ca se passe de commentaire.

Tout a été dit.

Quelle belle expérience!

Tu veux bien m'apporter dans tes bagages, lors de ton prochain vol? :-)

En septembre ou octobre prochain? A moins que ce ne soit lors de ton voyage trans-sibérien! :-)

Au plaisir de voler avec toi un jour! :-)

Amicalement
TD TDM2004 ·
Bonjour numerobis, :-)

Merci pour cette belle anecdote!

Bonne journée
TD TDM2004 ·
Bonjour Nancy,

Hum! Ton anecdote m'a remué. J'en ai presque les larmes aux yeux de bonheur.

Milles merci, pour nous l'avoir partager.

Amicalement
JO José Regular ·
Emotion pure…

Mon deuxième périple solitaire dans l'Atlas marocain.

Fin août, environs de 15 heures, grosse cagna, un abri sous roche dans la falaise à quelques mètres de la rivière, les jambes commencent à sentir les efforts sans entraînement de ce troisième jour de rando, j'en ai encore environ pour trois heures avant d'arriver à bon port.

L'abri ne fait guère plus d'un mètre de profondeur, sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l'ombre du surplomb.

Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes, qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger car il y a aussi un emplacement de foyer, et ... me voilà dans les bras de Morphé.

Jusque là rien d'exceptionnel me direz vous; c'est vrai, mais j'essaye de planter le décor. Un "roumi" solitaire crevé et endormi au bord d'une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l'Atlas. Une proie facile pour un indélicat ...

Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m'isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant …

n'était qu'un cauchemar.

Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et …

ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est une réalité :

Sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée à posé une belle grappe de raisin et trois belles petites pêches.

Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, à dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit…

Beau geste non ? mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh (pluriel Imazighen) signifiant noble ou homme libre.

Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux Amazigh …

Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas (voir un de extrait de mes notes dans la rubrique « carnet de voyage ») et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ; et aussi combien de thés improvisés sur ces hauts plateaux parce que j’avais encore de l’eau dans ma gourde et eux le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement. Combien de nuits sur des nattes ou des vieux tapis à même le sol qui ménagent plus la dignité que le confort; C’est à chacun de mes voyage dans leur haut pays que je mesure le sacré de l’hospitalité de ces montagnards.

Un roumi (l’étranger) passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

A méditer …

Proverbe bérbère: Il n'y a d'homme véritable que celui qui tient parole.
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
FR François Regular ·
Merci à vous de votre générosité! 🙂 Vraiment à méditer!

François
AL Alan Globetrotter ·
...oui moment d'émotion pure...merci pour ça, j'ai été trés touché et rassuré que celà existe encore aux portes de l'Europe....
PE Pepin93 ·
Merci de ce témoignage.

Comme je t'envie d'avoir connu ce moment mêlé, sans doute, à la fois d'une terreur rétrospective à l'idée de ce qui aurait pu arriver (le pire) et de ce don total qui est arrivé (le meilleur).

J'espère que Capucine aura lu ce témoignage (bien écrit en plus), voila de quoi balayer toutes les réticences liées à tous les si qu'elle imagine avant de partir. Une expérience comme la tienne mérite de faire quelques concessions et de prendre quelques risques.
Philippe
TD TDM2004 ·
Bonjour José, 🙂

Hummmmmmmmmm!!!!!!!! Quel beau témoignage! J'en suis restée bouche béée.

Tu m'as donnée envie de découvrir ce magnifique pays. 🙂

Au plaisir de lire ta prochaine révélation.

D'une femme qui rêve de partager d'aussi belles expériences.

Milles merci pour cette leçon de partage.

Josée XXX (=bisous en québécois)
LO Loopkin Veteran ·
José, merci!

Tes récits du Maroc sont un pur bonheur à lire.

Comme quoi, les ordinateurs sont encore capables de transmettre des émotions...

Quand les mots qu'on y lit sont forts. Ce qui est le cas. Bravo! En plus, pas une seule faute de frappe, de français, ou d'orthographe. C'est devenu tellement rare sur Internet (ou même dans la vraie vie). Ca fait du bien à tous les niveaux. Le fond et la forme sont tous les deux présents dans tes récits. N'hésite pas à en remettre une couche!

Loopkin
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
JO José Regular ·
Bonjour à tous.

5 jours d'absence du forum et plein de messages ce matin en public ou privé. C'est touchant! D'autant plus qu'en voyant vos profils et vos voyages je me sens vraiment petit avec mes modestes randos atlastiques.

Même si (...) je sens que j'y grandis de ce que j'y dépouille(...)

Allez je ne résiste pas au plaisir de vous passer ce beau texte de Lamartine (mais peut-être l'apréciation est-elle subjective ...).

Ecrit au départ en hommage au désert, peut-être quelqu'un d'entre vous y trouvera un vécu, une émotion, un sentiment ressenti ailleurs.

Cela a été mon cas, exception faite des évocations au divin.

L’homme dont le désert est la vaste cité N’a d’ombre que la sienne en son immensité. La tyrannie en vain s’y fatigue à l’y suivre ; Etre seul c’est régner, être libre c’est vivre. C’est qu’en voguant au large au gré des solitudes On y respire un air vierge des multitudes ! C’est que l’esprit y plane indépendant du lieu ; C’est que l’homme est plus homme Et Dieu même est plus Dieu. Moi-même, de mon âme y déposant la rouille, Je sens que j’y grandis de ce que j’y dépouille, Et que mon esprit libre et clair comme les cieux, Y prend la solitude et la grandeur des lieux ! Et mon âme, oubliant ses pas dans sa carrière, Sans espoir en avant, sans espoir en arrière, Respirant à plein souffle un air illimité, De son isolement se fait une volupté. La liberté d’esprit c’est ma terre promise ! Marcher seul affranchit, penser seul divinise !

Alphonse de Lamartine
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… » Isabelle Eberhardt http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
DO Douya Veteran ·
Salut a tous,

Voici une revelation que j'ai eu au Mali, bien sur ce n'est pas LA revelation qui va changer ma vie pour toujours, mais deja ca me fait reflechir !

En Afrique, la douche est un concept bien different du notre. La douche chaude qui tombe d'en haut est tout simplement quelque chose d'inconnu dans les 3/4 du monde. L'eau qui arrive d'un robinet directement dans le verre est une science fiction pour encore trop de gens qui doivent parfois marcher toute une journee pour chercher l'or bleu.

Et pourtant, quel bonheur tout simple, apres de nombreux jours sans se laver, d'avoir un simple seau d'eau fraiche pour enlever tout le sable du desert, seau qui vaut toutes les douches et les piscines du monde!!! La j'ai compris la chance de nous autres gens du Nord, pour qui ne plus avoir d'eau chaude pour la troisieme douche de la journee est pire qu'une catastrophe humanitaire a l'autre bout de la planete (bon j'exagere, mais c'est parfois tout proche !!! )

Ca peux paraitre tout simple et tout bete, mais combien de mes amis ont hallucine quand je leur explique qu'en voyage je suis parfois dans l'incapacite de me laver pendant 15 jours et m'ont dit qu'ils n'iraient jamais en Afrique a cause de l'absence de leur deux douches chaudes "obligatoires" par jour.

Pour la belle histoire de generosite humaine, une traversee en pinasse (pirogue en bois, 50 cm de large, 5 m de long) sur le Niger pour rentrer a Gao. Journee au fil de l'eau, 2 blanches 10 africains, gamins compris. Pour le repas du midi nous n'avions prevu que des dattes, des gateaux secs et l'indispensable the touareg et pourtant nous n'etions pas malheureuses ! Une mere juste derriere nous faisais cuire du riz et du poisson pour ses enfants. Spontanement elle nous a propose le plat, avant meme que ses enfants et elle n'aient mange dedans. Elle avait moins que nous, ses enfants semblaient avoir faim et pourtant... Sans meme parler, juste un echange de regards, de sourires, de generosite.

C'est pour ca aussi qu'on part en voyage !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
ME Merlin Regular ·
C'est bon de lire tous ses témoignages pleins de chaleur humaine ! J'en ai les larmes aux yeux, et ça me donne encore plus envie de partir.

Des révélations je n'en ai eues que dans ma vie courante, malheureusement, mais généralement à côté de personnes immigrées. Quand je vivais à Londres, j'ai rencontré des gens des 4 coins du monde (Asie, Afrique, Amérique du Sud, etc, etc). Ces personnes m'ont tellement apporté car elles m'ont fait reprendre conscience des valeurs simples. Et dans mon entourages, des personnes m'ont déçue en me disant de me méfier de mes fréquentations. Le déclique a été radical, j'ai cessé de voir ces personnes qui ne voyaient que le mal dans des gens purs et trop capables de savourer les choses simples.

Et récemment (il y a 2 jours pour être précise), j'ai passé un "entretien" dans un pub pour bosser comme serveuse (je travaille la semaine, mais je veux économiser pour partir au mois de Juin à la découverte du monde pour quelques années...). Je ne vous retransmettrai pas l'intégralité de la discussion, mais elle m'a dit : "je comprends, tu vis à Paris, la vie est chère, etc. Tu as besoin d'un 2ème emploi pour pouvoir t'acheter le jean dernier cri, ton string panthère et faire la fête avec tes amis."Je lui ai répondu : non, je veux me payer mon premier billet pour commencer mon périple autour du monde". Sur ce elle a ouvert une bouche de 15 m de long ! lol et m'a répondu : "je t'engage !"

J'étais ravie car sa phrase m'avait déplu et je me suis dit "encore une matérialiste qui n'a rien compris à la vie", et au final on s'est très bien entendues. Ce n'est vraiment que dalle, mais des petits éléments comme ceux là me motivent d'autant plus pour réaliser mes projets.

Mais je tiens surtout à vous remercier pour toutes vos interventions. C'est vraiment agréable de savoir qu'il y a des gens qui ouvrent leur coeur en même temps que leurs yeux... Et si on partait tous ensemble !!! lol

A bientôt pour de nouvelles histoires...

Merlin XXX
SU Sushi Regular ·
salut à tous,

Une de mes dernière émotion forte, remonte à cet été. On été en bolivie puis on est parti au Pérou où on s'est rendu à Arequipa afin d'aller faire un petit "séjour " dans le canyon del colca.

Quand nous avons commencé à traversser les premiers petits villages où j'ai vu ces femmes aux jupons colorés et interminables en train de labouré les cultures en terrasses à la bêche entourées de lamas aux ponpoms rouges où annes, chevaux et cochons font bon ménage:ça m'a pris aux tripes et les larmes me sont venues. J'ai un moment touché du doigt une vérité: celle de la simplicité et la prise de conscience que de tel types de vies lient d'autant plus les gens entre eux. La vérité aussi de me rendre compte que ce qui pour nous est une misère devient pour eux une richesse, celle de L'homme en communion constante avec les éléments pénétrant à chaque moment des choses simples qui sont une richesse énorme.

Je crois que nous occidentaux sommes beaucoup plus pauvres que ces populations car beaucoup trop calculateur et vraiment moins simples dans nos rapports avec la vie en général...

Ouvrez les yeux...
Claire
SA Santopepino Veteran ·
C'est très très joli.

Merci
LE Lepiaf Globetrotter ·
Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais, avec le temps, ce qui me reste des voyages c'est le souvenir de rencontres. Lors de mon dernier voyage en Thaïlande, j'ai rencontré une femme avec qui je n'ai parlé que quelques heures, et pourtant, c'est un des souvenirs les plus forts de ce séjour. J'étais en famille sur la plage de Tong Naï Pan May sur l'île de Pha Ngan. Nous y sommes restés plusieurs jours. Dans la même GH, il y avait un couple bizarrement assorti, un jeune allemand d'une vingtaine d'années, beau comme un dieu et une femme thaïlandaise, au physique banal et ayant dépassé la trentaine. Nous n'avons échangé que quelques mots, bien qu'ils nous aient parus sympas. Le jour du départ, nous attendions le pickup qui devait nous emmener à Tong Sala. Cette femme nous rejoint et nous commençons à discuter, elle s'appelle Cora et part seule. Le pickup arrive, ma femme et les enfants montent à l'intérieur et je me retrouve à l'arrière avec Cora. Gentiment, elle sort un sarong de son sac et me le tend pour que je puisse m'asseoir sans me salir, me disant que pour elle, il n'y pas de problème. Je la remercie chaleureusement, et comme elle parle très bien anglais, ce qui n'est pas si fréquent en Thaïlande, je lui demande où elle a appris. Elle m'explique qu'il y a 15 ans, elle est tombée amoureuse d'un anglais qui l'a épousée et ramenée en Angleterre. Elle a eu un garçon, et tout se passait à merveille, son mari gagnait bien sa vie et ses beaux-parents étaient charmants. Puis le drame, accident de voiture, son fils et son époux tués. Les larmes lui viennent tout de suite aux yeux et elle me dit que son fils aurait l'âge de mon dernier. C'est pour cela qu'elle nous avait fui à la GH, car voir cet enfant heureux avec ses parents était trop dur. Depuis l'accident, elle a touché une grosse assurance-vie et parcours le monde seule en essayant, au gré des rencontres, d'aider les autres. En Angleterre, elle se rendait bénévolement dans les hôpitaux pour offrir de la chaleur humaine aux patients, mais depuis le drame, elle est incapable de retourner en hôpital. Alors elle a choisi d'aider les gens d'une autre façon. L'allemand qui est avec elle n'est pas son amant (bien qu'il ait essayé), c'est quelqu'un qu'elle a rencontré à l'aéroport de Bangkok, et le voyant désemparé, lui a proposé de voyager avec lui. Ils sont ensemble depuis 3 semaines. Si elle se rend à Tong Sala, puis à Samui, c'est pour lui acheter un billet d'avion car il a perdu tout son argent. Elle va donc lui avancer le prix du billet pour rentrer chez lui, il la remboursera plus tard. Elle prête sa maison en Angleterre et a donné la voiture accidentée, car il était hors de question pour elle de récupérer de l'argent. Cette attitude lui a fait perdre ses amis et seuls ses beaux-parents la soutiennent dans ses choix.

Arrivés à Tong Sala, elle avait un peu de temps avant le départ de son bateau et a aussitôt proposé de nous aider à négocier la location d'une voiture. Nous avons ensuite passé le temps qui restait à parler avec cette merveilleuse personne. Avant de nous quitter, nous lui avons donné notre adresse et nous espérons qu'elle viendra nous voir.

Cette rencontre n'a duré que 3 ou 4 heures, mais Cora reste dans mon coeur pour longtemps.
LO Loopkin Veteran ·
Cora reste dans mon coeur pour longtemps.

Ca se comprend.

J'ai les yeux qui piquent. Merveilleux. Ce récit est un cadeau de noël que tu nous fais à tous. Merci!
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
BA Bamboudasia ·
😏 Joyeux Noël à tous, Loopkin et tous les autres ...

C'etait à koh Chang, Thailande, debut novembre dernier, des italiens revenant " d' un boat trip" me racontent leur ballade avec SAO ;2 jours et une nuit à bord d'un bateau magnifique, à explorer les îles depuis le hammac ... Leur enthousiasme pour la ballade m 'avais déjà convaincue avant même de la rencontrer .... Pourtant, il faut voir l' énergie de SAO! Et tous les talents qu'elle met en oeuvre pour faire en sorte que, sur le bateau, on ne manque de rien, pour réussir une "party boat " à chaque fois differente et passionnante ! Son but, rendre chaque instant de la ballade agréable à chacun des participants ;"you must have fun, you know ?"

SAO connait bien les bons coins, où les espaces sous -marins sont incroyables, récifs de corail et poissons partout, tout le materiel est fourni, bien sûr . Le moment du départ, à bord du Blue Lagoon est aussi tres spécial, assez grand pour contenir une bonne centaine de personnes mais avec seulement quinze participants, quand toutes les provisions sont chargées, on largue vraiment les amarres ...la mer est turquoise, limpide, le soleil brûlant et la brise fraîche, "l'aventure" commence ... Et là les plaisirs de la bouche et des sens se régalent ! SAO et son équipe s'activent, veillent, assurent ! Pour ça, à boire et à manger autant qu'on veut, SAO propose des glacieres de boissons fraiches, avec et sans alcool, à volonté, sa cuisine exquise et variée et des fruits bien juteux . Des ballades en barque à travers la jungle, pour alller plonger dans les chutes immenses de l'île de KOH KOOD ...

Ce talent de convivialité est précieux ...bien sûr, c'est son gagne-pain, mais pour le prix d'une chemise en France, elle donne le meilleur d'elle-même et je trouve ça extremement genereux ...

Je voulais juste partager avec vous cette carte postale d'une ballade en mer inoubliable, bercée par le tangage du bateau, et la rencontre si riche avec madame SAO ... JOYEUX NOËL, Loopkin et tous les autres !Au plaisir de vous lire,

Bamboudasia.😏
SE Seshat Regular ·
Quel plaisir de vous lire....

Merci à Loopkin, José, Douya, Lepiaf, et les autres... pour vos récits émouvants. Ca donne envie de repartir tout de suite en votre compagnie.....

A ma modeste mesure, je vais rajouter une pierre à l'édifice de vos récits de voyage. J'ai souvent fait de belles rencontres au cours de mes voyages, et partagé des moments de fraternité inoubliables (le sel du voyageur). Pour ça, même pas la peine de partir à l'autre bout du monde, bien que dans nos contrées civilisées, ça devienne une denrée rare. La générosité et le partage viennent souvent des gens les plus simples...

Voilà, parmi d'autres, une petite anecdote :

En Turquie, au mois d'août 1986 (eh oui, ça ne me rajeunit pas) je m'en souviens comme si c'était hier....

Mon mari et moi décidons de nous rendre à Izmir, notre hôtel étant situé à 50 km dans un site isolé ; nous choisissons de prendre le bus local, pour échapper au taxi ou à l'autocar des circuits organisés. Le chauffeur n'a pas l'habitude des étrangers, mais il nous accueille avec un grand sourire et nous nous faisons comprendre en lui montrant la ville sur une carte touristique.

Nous voyageons assez inconfortablement en compagnie des paysans et ouvriers du coin, encombrés de colis divers. La chaleur monte et devient difficilement supportable. Le bus emprunte des "routes" caillouteuses et s'arrête anarchiquement dès que quelqu'un lui fait signe sur la route.

Lors d'un énième arrêt, nous sommes surpris de voir presque tous les passagers descendre, suivis par le chauffeur. Il y a un attroupement sur le côté de la route. Nous commençons à nous demander si nous ne sommes pas au terminus et si le chauffeur nous a bien compris, lorsque tout le mondre regrimpe à sa place.

Le chauffeur s'approche de nous et nous tend....................2 grosses tranches de pastèque bien fraîches, achetées à un vendeur ambulant que nous n'avons pas vu, et pas question pour lui d'accepter un paiement ou quoi que ce soit en retour.

Inutile de vous dire que c'est la meilleure pastèque que j'ai mangé de ma vie !!!

Parce que cet instant de bonheur est inoubliable, parce que la découverte de l'autre est souvent gratifiante (heureusement) parce que même les plus démunis ont toujours quelque chose à partager, parce que nous trouvons de la joie à se sentir liés par des liens invisibles mais réels quelles que soient les distances, c'est pour des moments pareils que je continue à voyager et je suppose que c'est vrai pour chacun d'entre vous.

Bon vent à tous en 2004
Seshat

Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
MI Misterbean Regular ·
salut,

je sais je sais j'ai toujours 1 (voire 2 ou 3) train de retard mais j'ai quand-même envie de raconter une anecdote qui m'a marquée:

je suis partie au burkina faso avec mon lycée il y a 3-4 ans (on va commencer à le savoir).disons que j'ai eu la chance de tomber dans un lycée international assez riche (même si on a bossé aussi) pour pouvoir se le permettre.nous avons voyagé un peu dans le pays. nous sommes allés notamment dans le village de Gorom-Gorom à la limite du désert.évidemment impossible d'échapper à la ballade en chameaux.vu le nombre que nous étions certains ont fait l'allée jusqu'à une oasis et moi j'ai fait partie du groupe de retour pendant la nuit.tout se passe bien.nous arrivons par petits groupes au village (car nous n'allions pas tous à la même allure) encadrés par des touaregs.tou se passe bien donc jusqu'au moment où on s'aperçoit qu'il nous manque un pote! ni une ni deux on va direct voir les profs (bourrés 24h/24 à l'aide de pastis dans leurs gourdes.pas besoin de plus avec la chaleur). mais ceux-ci ne trouvent pas qu'il y ait de quoi s'inquiéter, qu'il doit être par là évidemment, qu'il faut mieux regarder.tout ça sans bouger le petit doigt.et voilà qu'après quelques minutes notre pote françois réapparaît de nulle part, totalement décontracté. "mais putain t'étais où? on t'a cherché partout?" et là il nous dit qu'il s'est paumé dans la nuit car son chameau a eu subitement envie d'aller brouter un arbre hors du sentier.et personne ne l'avait vu car il était le dernier. du haut de son chameau il a aperçu un feu.il est donc descendu, et est allé voir les gens autour du feu. c'était des autochtones (désolée j'aime pas ce mot mais j'en vois pas d'autre).il demanda son chemin et sans poser de questions ceux-ci prirent son chameau et le remirent sur le sentier.ils lui ont fait comprendre que le chameau rentrerait tout seul au village.voilà comment il est rentré.

tout ça m'a réfléchir sur: la decontraction de mon pote.parce que là je sais pas comment j'aurais réagi moi... la gentillesse et l'amabilité de ces gens qui l'ont aidé tout de suite. le fait qu'on peut très bien communiquer sans parler la même langue, ou avoir le même code de communication.

bref une histoire qui aurait pu mal tourner mais vécue par des gens simples et humains fait une très belle histoire je trouve.en tout cas sur le moment j'en suis restée bouche bée. je sais aussi que je ne partirai plus avec des inconscients comme l'ont été ces "profs"...
ju

"ne demande pas le chemin à celui qui le connaît, tu risques de ne pas t'égarer." Daniel Shabetai Milo
CO Completion ·
hello misterbean,

j'ai bien aimé ton message, un ptit truc pour les habitants des pays où tu te rendras, tu peux dire les "locaux"..

et tu as raison, quand on y regarde d'un peu près, tous nos voyages nous enseignent ;-)

@+ et bons voyages

completion
Et si c'est une peur que vous voulez dissiper, le siège de cette peur est en votre coeur et non dans la main que vous redoutez KG
LE Lepiaf Globetrotter ·
Je ne vois pas ce qui est gênant dans le terme "autochtone" qui signifie "originaire du pays qu'il habite". Rien de péjoratif. Mon voisin est un autochtone.

Le synonyme "aborigène" n'est maintenant utilisé que pour les autochtones d'Australie. Quand à "indigène", il n'est plus utilisé dans le sens neutre d'autochtone, car trop marqué par notre période colonialiste.
CO Completion ·
tout à fait d'accord, qu'on utilise un mot ou un autre de toute façon ce ne sont que des mots, l'important est ailleurs, dans le respect de l'autre

completion
Et si c'est une peur que vous voulez dissiper, le siège de cette peur est en votre coeur et non dans la main que vous redoutez KG
MI Misterbean Regular ·
tout à fait d'accord avec vous mais c'est que ça faisait un peu "technique" dans un récit que je voulais surtout humain.mais merci de vos réponses.
ju

"ne demande pas le chemin à celui qui le connaît, tu risques de ne pas t'égarer." Daniel Shabetai Milo
YO Yoda ·
Lors de mon dernier voyage en Inde mon epouse et moi sommes arrives dans un petit village en Inde du Nord ou l on savait qu il y avait un temple a voir

Donc nous voila arrives nous visitons le temple et une fois la visite terminee on se dit qu allons nous bien faire du reste de cette journee au milieu de nulle part sinon perdre notre temps

Nous retournons a la guest house et nous je decide de me pencher sur notre guide et la je lis qu il y a un lac aux alentours je me retourne vers me femme et lui dis qu en penses tu ? elle me fait un grand sourire et me dit pourquoi pas nous sommes la autant aller se promener dans la nature plutot que de faire encore de la route vers une autre destination et sait t on jamais :)

Nous voila donc parti 100 m plus loin apres avoir traverse un ruisseau asseche nous entendons des appels nous cherchons d ou cela peux provenir et la nous apercevons des indiens qui nous font signes de venir. nous y allons donc et quelle est notre surprise de voir une hutte et un bout de culture au milieu de cette zone assechee. Les indiens qui nous ont fait signe ne parlent que leur dialecte et c est en se faisant des signes et en dessinant sur le sol que l on apprend qu ils habitent la. ils nous invitent a entrer dans leur hutte nous proposent des belles tomates rouges que nous ne pouvons accepter sachant que c est leur seule ressource. Ils sont vraiment intrigues de nous voir beaucoup plus que nous :) voir des gens avec un look et une apparence differente a du les etonner mais ils ont voulus en savoir plus et n ont pas hesites a vouloir nous cotoyer sans rien demander. Ce moment d echanges de sourires loin de tout au milieu de nulle part nous a vraiment bouleverse mon epouse et moi et nous savons que nous avons vecu un moment priviligie dans notre existence et que ca restera grave pour la vie dans nos memoires

Voir ses gens souriants et capables de donner tout ce qu ils ont pour des etrangers nous a bouleverse .

Nous sommes restes avec eux 3 ou 4 h et n avons absolument pas regrette cette journee merveilleuse que nous avions cru inutile. Ces moments simples avec des gens simples ont ete des moments extraordinaires

Voila la vie nous reserve des surprises auquelles on ne s attend pas au moment ou on ne s y attend pas non plus et c est ce qui fait que ca vaut le coup de VIVRE
On doit aller au bout Vivre aujourd'hui pour croire à demain Avancer malgré tout Même si...
PA Parvat Globetrotter ·
Merci, merci et encore merci!!! J'ai eu des frissons à lire vos expériences... J'en ai plein le coeur des histoires qui m'ont ensoleillé à jamais...

"Katmandu. Je termine un voyage en Inde et Népal. Une népalaise simple d'esprit et en haillon, a toujours un gigantesque sourire sur le visage. Comme mes deux panjabis dress ne me seront plus utiles, je décide de les lui donner. Des larmes de joies ont jailli de ses beaux yeux, elle m'a pris dans ses bras et m'a serré très très fort, puis riant aux éclats, a dansé de bonheur les robes serrées contre elle. Moi aussi j'ai eu les larmes aux yeux... Tant de bonheur pour si peu de choses..."

"Birmanie, lac Inlé. (extrait de carnet) En visitant le marché, je veux manger local, mais pas un ne parle anglais, rebelote le langage des signes, la main se frottant l'estomac, l'autre montrant ma bouche... Je regarde ce qu'ils ont, et choisi du riz avec du canard je crois. On m'apporte une assiette. De la viande je n'ai que le gras, que je mets de coté et mange le riz et la sauce. On s'approche de moi, "no good?" Euh, je leur montre le gras en pinçant mes poignées d’amour... 😄 L'assiette repart, et revient avec des morceaux maigres. "Very good! Djézoutinbadé!!" Et au moment de payer, pas question! J’ai pas pu ! Pour eux, c'est peut-être un honneur qu'une occidentale vienne manger chez eux, mais c'est moi qui me sens si petite à coté d'eux... Avec ma mentalité d’européenne et mes dollars en poche, j'ai honte. Je retrouve petit à petit le sens du mot "humilité". Je suis allé bien sur, remercier et prier le beau Bouddha.. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
AN Anne07 Regular ·
Cette discussion me rappelle un moment très émouvant vécu lors d’une « méharée soignante » en Mauritanie.

Nous nomadisions, avec 2 dentistes et 1 infirmière, d’un campement à l’autre pour soigner des nomades de l’Adrar, région pauvre d’un pays pauvre s’il en est. Après un bivouac où nous avions eu 3mm d’eau durant la nuit, et devant une journée qui s’annonçait orageuse, nous avons demandé à notre guide-traducteur de prévoir le prochain bivouac très proche de tentes où nous pourrions nous faire inviter si nécessaire.

Ce qui fut fait, et l’averse arrivant j’installais mon sac, ainsi que 2 autres personnes du groupe, sous une tente habitée par un couple de vieillards ne parlant que le Assanya (voir des photos sur http://libertechamelles.free.fr menu « Images de méharée – Bivouac – L’invitation »).

Notre guide vint sous la tente parler à la femme, puis nous traduisit : «J’ai dit à la vieille que j’allais dormir aussi sous sa tente. Elle est contente, car comme ça si vous avez besoin de quelque chose vous n’aurez qu’à le demander.»

A part du thé, que pouvions-nous lui demander ? Tout ce que possèdent ces braves gens est visible sur les photos, hormis leur 6 chèvres.

La nuit fut assez mouvementée, car ils l’ont passé à parler et à chasser les chèvres afin qu’elle ne viennent pas se mettre à l’abri de la pluie avec nous ! Mais l'accueil et la gentillesse de ce vieux couple font partie de mes meilleurs souvenirs.
Anne l'Ardéchoise membre actif et webmaster de Liberté par les Chamelles. http://libertechamelles.free.fr

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