on a tous connu des moments plus ou moins marquants lors de nos voyages. Certains instants étaient même si forts qu'ils ont contribué à une révélation. Par exemple untel a compris que le plus important, finalement, était de rester en vie, un autre qu'il devait se mettre à tel instrument, un autre enfin qu'en Occident, on était quand même gâtés, par rapport à plein d'autres endroits. Il peut s'agir d'une prise de conscience sur soi, ou sur le monde, ou les deux...
Je vous invite donc à nous faire part de vos récits de "révélations". Racontez l'évènement vécu, et le déclic qu'il a produit en vous. Ces moments de forte émotions passionneront, j'en suis sûr, beaucoup de personnes du forum. Voire, les interpelleront parce qu'elles auront senti les choses d'une façon similaire.
Survol en hydravion des Laurentides en fin d'après midi, au dessus des lacs, des collines et des forêts, à l'heure où les contrastes sont magnifiques, et où la couleur du ciel est incroyable. Ca a duré vingt minuscules minutes, pour faire un trajet que nous allions mettre ensuite douze jours à reparcourir dans l'autre sens, en canoë. Mais pendant ces vingt minutes d'émerveillement absolu de tout mon être, j'ai compris que je ne mourrais pas avant de savoir faire ça moi même. Voler. C'était devenu mon objectif principal. Le virus avait frappé. J'étais foutu.
C'était en 95.
Depuis, le rêve est réalisé, et je confirme. C'est absolument génial, et ce moment intense n'était pas une vue de l'esprit, un coup de tête, une prise de psychotropes, ou une insolation. C'était une véritable révélation. J'ai pu multiplier les variantes, genre aller flirter avec les nuages, survoler de super paysages, de super édifices du patrimoine français, et repousser les limites des sensations connues de mon corps. Un super moyen de voyager extérieurement comme intérieurement.
Tu as toujours de bonnes idées de conversations...
mais je dois avouer ne pas avoir suffisament voyagé pour y avoir trouvé des révélations. Cependant, j'ai peut-être une petite anecdote intéressante, du moins, elle me toucha fort.
Alors que je pédalait les routes de la Nouvelle-Écosse (au Canada), j'ai vu un homme rentrer à la maison. Un pompier à en juger le camion et son habit. J'en ai conclut qu'il ne devait pas voir sa femme et son enfant très souvent, donc le calin qu'il donna à son fils (d'environs 7-8 ans) était déjà en soi un événement sufisant pour réchauffer mon coeur. Je me sentait privilégié de pouvoir assister à une telle réunion. Mais, soudènement, le père pris son fils et le retourna de côté sec. Il y avait pas très loin d'eux quelque chose de plus important encore que ce fort moment entre père et fils, quelque chose de plus extraordinaire, quelque chose qui valait la peinne d'interompre un calin... cette chose était un espèce de fou qui devait transporter un bon 20kg de bagages sur son vélo... ce fou c'était moi😊. Ça me toucha tout de même de voir que des gens pouvait me considérer plus important qu'un calin.
Je n'ai peut-être pas tout les bons mots pour décrire la scène, mais c'est comme celà que je l'ai vécu.
Une révélation : à chaque voyage à l'extérieur du Québec !!! je réalise tout ce qu'il y a encore à faire au Québec dans le domaine de l'accueil des touristes étrangers. Nous avons un beau "pays". Tant des choses à développer (et non exploiter😐), tant de choses à montrer.
Le touriste québécois a bonne réputation à l'étranger. Çà aussi c'est une révélation pour moi à chaque fois.
C'est vrai, ce que dit Numérobis, encore une excellente idée de discussion !
Je saisis l'occasion pour partager un moment d'émotion ... je suis un peu hors sujet, mais je ne pense pas trahir l'esprit : l'important c'est le partage ...
C'était en 2000, en Inde, quelque part au Rajasthan. Nous attendions notre bus avec d'autres voyageurs locaux. S'approche de nous un petit gamin, maigrelet, au regard aussi noir que la boîte à cirage qu'il portait. D'un simple hochement de tête, il nous propose de cirer nos chaussures. Nous déclinons son offre en lui adressant un sourire amical. Il repart et continue sa quête. Après quelques minutes, un Indien, sans doute un peu plus nanti que les autres, accepte son offre et lui donne une pièce. Le gamin ouvre de grands yeux, saisit la pièce, pose sa boîte à cirage et s'accroupit devant l'homme. Et avant de commencer son travail, il porte la pièce à son front ... et prie, rapidement, discrètement. Puis, il relève les yeux, aussitôt nous cherche du regard et tout en commençant à frotter avec ardeur les chaussures de l'homme, nous gratifie d'un magnifique sourire en nous montrant sa pièce. Un sourire franc, sain, sans amertume, sans mépris, sans regret. Juste un sourire ! Il partageait avec nous son bonheur du jour : lui qui n'avait rien était encore capable de donner !
Oui c'est super beau et là on peut voir tout ce que le voyage peut et doit apporter comme émotions, mais encore faut il savoir saisir tous ces petits moments et ne pas les gâcher, et bien souvent ce sont ces gamins des rues qui nous donnent les plus belles leçons d'humilité et de vie ....
Cool Nancy, va falloir se gratter pour trouver quelquechose d'aussi fort....😉 ou tout simplement prêter plus d'attention aux autres sur la route...😎
Et Nancy tu me fais penser ... en Inde aussi, cette fois a Varanasi :
Je marchais vers le Gange parmi les pellerins, les vaches, les lepreux et au coin d'une rue une mere allaite son dernier mais ses deux plus vieux attendent leur tour (probablement 1 an, 2 et 3 ans). J'achete un chapati et l'offre a la mere. Je sais c'est peu mais si elle accepte mon offre je pouvais lui offrir plus.
Elle prends le chapati, le coupe en deux, offre une moitie a une vache sacree et partage l'autre moitie aux trois enfants.
Cet episode de mon voyage m'aura marque a vie.
Mon deuxième périple solitaire dans l'Atlas marocain.
Fin août, environs de 15 heures, grosse cagna, un abri sous roche dans la falaise à quelques mètres de la rivière, les jambes commencent à sentir les efforts sans entraînement de ce troisième jour de rando, j'en ai encore environ pour trois heures avant d'arriver à bon port.
L'abri ne fait guère plus d'un mètre de profondeur, sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l'ombre du surplomb.
Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes, qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger car il y a aussi un emplacement de foyer, et ... me voilà dans les bras de Morphé.
Jusque là rien d'exceptionnel me direz vous; c'est vrai, mais j'essaye de planter le décor. Un "roumi" solitaire crevé et endormi au bord d'une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l'Atlas. Une proie facile pour un indélicat ...
Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m'isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant …
n'était qu'un cauchemar.
Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et …
ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est une réalité :
Sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée à posé une belle grappe de raisin et trois belles petites pêches.
Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, à dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit…
Beau geste non ? mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh (pluriel Imazighen) signifiant noble ou homme libre.
Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux Amazigh …
Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas (voir un de extrait de mes notes dans la rubrique « carnet de voyage ») et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ; et aussi combien de thés improvisés sur ces hauts plateaux parce que j’avais encore de l’eau dans ma gourde et eux le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement. Combien de nuits sur des nattes ou des vieux tapis à même le sol qui ménagent plus la dignité que le confort; C’est à chacun de mes voyage dans leur haut pays que je mesure le sacré de l’hospitalité de ces montagnards.
Un roumi (l’étranger) passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
A méditer …
Proverbe bérbère: Il n'y a d'homme véritable que celui qui tient parole.
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… »
Isabelle Eberhardt
http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
Comme je t'envie d'avoir connu ce moment mêlé, sans doute, à la fois d'une terreur rétrospective à l'idée de ce qui aurait pu arriver (le pire) et de ce don total qui est arrivé (le meilleur).
J'espère que Capucine aura lu ce témoignage (bien écrit en plus), voila de quoi balayer toutes les réticences liées à tous les si qu'elle imagine avant de partir. Une expérience comme la tienne mérite de faire quelques concessions et de prendre quelques risques.
Comme quoi, les ordinateurs sont encore capables de transmettre des émotions...
Quand les mots qu'on y lit sont forts. Ce qui est le cas. Bravo! En plus, pas une seule faute de frappe, de français, ou d'orthographe. C'est devenu tellement rare sur Internet (ou même dans la vraie vie). Ca fait du bien à tous les niveaux. Le fond et la forme sont tous les deux présents dans tes récits. N'hésite pas à en remettre une couche!
5 jours d'absence du forum et plein de messages ce matin en public ou privé. C'est touchant! D'autant plus qu'en voyant vos profils et vos voyages je me sens vraiment petit avec mes modestes randos atlastiques.
Même si (...) je sens que j'y grandis de ce que j'y dépouille(...)
Allez je ne résiste pas au plaisir de vous passer ce beau texte de Lamartine (mais peut-être l'apréciation est-elle subjective ...).
Ecrit au départ en hommage au désert, peut-être quelqu'un d'entre vous y trouvera un vécu, une émotion, un sentiment ressenti ailleurs.
Cela a été mon cas, exception faite des évocations au divin.
L’homme dont le désert est la vaste cité
N’a d’ombre que la sienne en son immensité.
La tyrannie en vain s’y fatigue à l’y suivre ;
Etre seul c’est régner, être libre c’est vivre.
C’est qu’en voguant au large au gré des solitudes
On y respire un air vierge des multitudes !
C’est que l’esprit y plane indépendant du lieu ;
C’est que l’homme est plus homme
Et Dieu même est plus Dieu.
Moi-même, de mon âme y déposant la rouille,
Je sens que j’y grandis de ce que j’y dépouille,
Et que mon esprit libre et clair comme les cieux,
Y prend la solitude et la grandeur des lieux !
Et mon âme, oubliant ses pas dans sa carrière,
Sans espoir en avant, sans espoir en arrière,
Respirant à plein souffle un air illimité,
De son isolement se fait une volupté.
La liberté d’esprit c’est ma terre promise !
Marcher seul affranchit, penser seul divinise !
Alphonse de Lamartine
« Nomade j’étais quand, toute petite, je rêvais en regardant la route, la blanche route attirante, toute droite vers l’inconnu charmeur… »
Isabelle Eberhardt
http://perso.wanadoo.fr/wihalane/
Voici une revelation que j'ai eu au Mali, bien sur ce n'est pas LA revelation qui va changer ma vie pour toujours, mais deja ca me fait reflechir !
En Afrique, la douche est un concept bien different du notre. La douche chaude qui tombe d'en haut est tout simplement quelque chose d'inconnu dans les 3/4 du monde. L'eau qui arrive d'un robinet directement dans le verre est une science fiction pour encore trop de gens qui doivent parfois marcher toute une journee pour chercher l'or bleu.
Et pourtant, quel bonheur tout simple, apres de nombreux jours sans se laver, d'avoir un simple seau d'eau fraiche pour enlever tout le sable du desert, seau qui vaut toutes les douches et les piscines du monde!!! La j'ai compris la chance de nous autres gens du Nord, pour qui ne plus avoir d'eau chaude pour la troisieme douche de la journee est pire qu'une catastrophe humanitaire a l'autre bout de la planete (bon j'exagere, mais c'est parfois tout proche !!! )
Ca peux paraitre tout simple et tout bete, mais combien de mes amis ont hallucine quand je leur explique qu'en voyage je suis parfois dans l'incapacite de me laver pendant 15 jours et m'ont dit qu'ils n'iraient jamais en Afrique a cause de l'absence de leur deux douches chaudes "obligatoires" par jour.
Pour la belle histoire de generosite humaine, une traversee en pinasse (pirogue en bois, 50 cm de large, 5 m de long) sur le Niger pour rentrer a Gao. Journee au fil de l'eau, 2 blanches 10 africains, gamins compris. Pour le repas du midi nous n'avions prevu que des dattes, des gateaux secs et l'indispensable the touareg et pourtant nous n'etions pas malheureuses ! Une mere juste derriere nous faisais cuire du riz et du poisson pour ses enfants. Spontanement elle nous a propose le plat, avant meme que ses enfants et elle n'aient mange dedans. Elle avait moins que nous, ses enfants semblaient avoir faim et pourtant... Sans meme parler, juste un echange de regards, de sourires, de generosite.
C'est pour ca aussi qu'on part en voyage !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
C'est bon de lire tous ses témoignages pleins de chaleur humaine ! J'en ai les larmes aux yeux, et ça me donne encore plus envie de partir.
Des révélations je n'en ai eues que dans ma vie courante, malheureusement, mais généralement à côté de personnes immigrées. Quand je vivais à Londres, j'ai rencontré des gens des 4 coins du monde (Asie, Afrique, Amérique du Sud, etc, etc). Ces personnes m'ont tellement apporté car elles m'ont fait reprendre conscience des valeurs simples. Et dans mon entourages, des personnes m'ont déçue en me disant de me méfier de mes fréquentations. Le déclique a été radical, j'ai cessé de voir ces personnes qui ne voyaient que le mal dans des gens purs et trop capables de savourer les choses simples.
Et récemment (il y a 2 jours pour être précise), j'ai passé un "entretien" dans un pub pour bosser comme serveuse (je travaille la semaine, mais je veux économiser pour partir au mois de Juin à la découverte du monde pour quelques années...). Je ne vous retransmettrai pas l'intégralité de la discussion, mais elle m'a dit : "je comprends, tu vis à Paris, la vie est chère, etc. Tu as besoin d'un 2ème emploi pour pouvoir t'acheter le jean dernier cri, ton string panthère et faire la fête avec tes amis."Je lui ai répondu : non, je veux me payer mon premier billet pour commencer mon périple autour du monde". Sur ce elle a ouvert une bouche de 15 m de long ! lol et m'a répondu : "je t'engage !"
J'étais ravie car sa phrase m'avait déplu et je me suis dit "encore une matérialiste qui n'a rien compris à la vie", et au final on s'est très bien entendues. Ce n'est vraiment que dalle, mais des petits éléments comme ceux là me motivent d'autant plus pour réaliser mes projets.
Mais je tiens surtout à vous remercier pour toutes vos interventions. C'est vraiment agréable de savoir qu'il y a des gens qui ouvrent leur coeur en même temps que leurs yeux... Et si on partait tous ensemble !!! lol
Une de mes dernière émotion forte, remonte à cet été. On été en bolivie puis on est parti au Pérou où on s'est rendu à Arequipa afin d'aller faire un petit "séjour " dans le canyon del colca.
Quand nous avons commencé à traversser les premiers petits villages où j'ai vu ces femmes aux jupons colorés et interminables en train de labouré les cultures en terrasses à la bêche entourées de lamas aux ponpoms rouges où annes, chevaux et cochons font bon ménage:ça m'a pris aux tripes et les larmes me sont venues. J'ai un moment touché du doigt une vérité: celle de la simplicité et la prise de conscience que de tel types de vies lient d'autant plus les gens entre eux. La vérité aussi de me rendre compte que ce qui pour nous est une misère devient pour eux une richesse, celle de L'homme en communion constante avec les éléments pénétrant à chaque moment des choses simples qui sont une richesse énorme.
Je crois que nous occidentaux sommes beaucoup plus pauvres que ces populations car beaucoup trop calculateur et vraiment moins simples dans nos rapports avec la vie en général...
Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais, avec le temps, ce qui me reste des voyages c'est le souvenir de rencontres.
Lors de mon dernier voyage en Thaïlande, j'ai rencontré une femme avec qui je n'ai parlé que quelques heures, et pourtant, c'est un des souvenirs les plus forts de ce séjour.
J'étais en famille sur la plage de Tong Naï Pan May sur l'île de Pha Ngan.
Nous y sommes restés plusieurs jours.
Dans la même GH, il y avait un couple bizarrement assorti, un jeune allemand d'une vingtaine d'années, beau comme un dieu et une femme thaïlandaise, au physique banal et ayant dépassé la trentaine.
Nous n'avons échangé que quelques mots, bien qu'ils nous aient parus sympas.
Le jour du départ, nous attendions le pickup qui devait nous emmener à Tong Sala.
Cette femme nous rejoint et nous commençons à discuter, elle s'appelle Cora et part seule.
Le pickup arrive, ma femme et les enfants montent à l'intérieur et je me retrouve à l'arrière avec Cora.
Gentiment, elle sort un sarong de son sac et me le tend pour que je puisse m'asseoir sans me salir, me disant que pour elle, il n'y pas de problème.
Je la remercie chaleureusement, et comme elle parle très bien anglais, ce qui n'est pas si fréquent en Thaïlande, je lui demande où elle a appris.
Elle m'explique qu'il y a 15 ans, elle est tombée amoureuse d'un anglais qui l'a épousée et ramenée en Angleterre.
Elle a eu un garçon, et tout se passait à merveille, son mari gagnait bien sa vie et ses beaux-parents étaient charmants.
Puis le drame, accident de voiture, son fils et son époux tués.
Les larmes lui viennent tout de suite aux yeux et elle me dit que son fils aurait l'âge de mon dernier.
C'est pour cela qu'elle nous avait fui à la GH, car voir cet enfant heureux avec ses parents était trop dur.
Depuis l'accident, elle a touché une grosse assurance-vie et parcours le monde seule en essayant, au gré des rencontres, d'aider les autres.
En Angleterre, elle se rendait bénévolement dans les hôpitaux pour offrir de la chaleur humaine aux patients, mais depuis le drame, elle est incapable de retourner en hôpital.
Alors elle a choisi d'aider les gens d'une autre façon.
L'allemand qui est avec elle n'est pas son amant (bien qu'il ait essayé), c'est quelqu'un qu'elle a rencontré à l'aéroport de Bangkok, et le voyant désemparé, lui a proposé de voyager avec lui. Ils sont ensemble depuis 3 semaines.
Si elle se rend à Tong Sala, puis à Samui, c'est pour lui acheter un billet d'avion car il a perdu tout son argent.
Elle va donc lui avancer le prix du billet pour rentrer chez lui, il la remboursera plus tard.
Elle prête sa maison en Angleterre et a donné la voiture accidentée, car il était hors de question pour elle de récupérer de l'argent.
Cette attitude lui a fait perdre ses amis et seuls ses beaux-parents la soutiennent dans ses choix.
Arrivés à Tong Sala, elle avait un peu de temps avant le départ de son bateau et a aussitôt proposé de nous aider à négocier la location d'une voiture.
Nous avons ensuite passé le temps qui restait à parler avec cette merveilleuse personne.
Avant de nous quitter, nous lui avons donné notre adresse et nous espérons qu'elle viendra nous voir.
Cette rencontre n'a duré que 3 ou 4 heures, mais Cora reste dans mon coeur pour longtemps.
😏 Joyeux Noël à tous, Loopkin et tous les autres ...
C'etait à koh Chang, Thailande, debut novembre dernier, des italiens revenant " d' un boat trip" me racontent leur ballade avec SAO ;2 jours et une nuit à bord d'un bateau magnifique, à explorer les îles depuis le hammac ... Leur enthousiasme pour la ballade m 'avais déjà convaincue avant même de la rencontrer .... Pourtant, il faut voir l' énergie de SAO! Et tous les talents qu'elle met en oeuvre pour faire en sorte que, sur le bateau, on ne manque de rien, pour réussir une "party boat " à chaque fois differente et passionnante ! Son but, rendre chaque instant de la ballade agréable à chacun des participants ;"you must have fun, you know ?"
SAO connait bien les bons coins, où les espaces sous -marins sont incroyables, récifs de corail et poissons partout, tout le materiel est fourni, bien sûr . Le moment du départ, à bord du Blue Lagoon est aussi tres spécial, assez grand pour contenir une bonne centaine de personnes mais avec seulement quinze participants, quand toutes les provisions sont chargées, on largue vraiment les amarres ...la mer est turquoise, limpide, le soleil brûlant et la brise fraîche, "l'aventure" commence ... Et là les plaisirs de la bouche et des sens se régalent ! SAO et son équipe s'activent, veillent, assurent ! Pour ça, à boire et à manger autant qu'on veut, SAO propose des glacieres de boissons fraiches, avec et sans alcool, à volonté, sa cuisine exquise et variée et des fruits bien juteux . Des ballades en barque à travers la jungle, pour alller plonger dans les chutes immenses de l'île de KOH KOOD ...
Ce talent de convivialité est précieux ...bien sûr, c'est son gagne-pain, mais pour le prix d'une chemise en France, elle donne le meilleur d'elle-même et je trouve ça extremement genereux ...
Je voulais juste partager avec vous cette carte postale d'une ballade en mer inoubliable, bercée par le tangage du bateau, et la rencontre si riche avec madame SAO ... JOYEUX NOËL, Loopkin et tous les autres !Au plaisir de vous lire,
Merci à Loopkin, José, Douya, Lepiaf, et les autres... pour vos récits émouvants. Ca donne envie de repartir tout de suite en votre compagnie.....
A ma modeste mesure, je vais rajouter une pierre à l'édifice de vos récits de voyage. J'ai souvent fait de belles rencontres au cours de mes voyages, et partagé des moments de fraternité inoubliables (le sel du voyageur). Pour ça, même pas la peine de partir à l'autre bout du monde, bien que dans nos contrées civilisées, ça devienne une denrée rare. La générosité et le partage viennent souvent des gens les plus simples...
Voilà, parmi d'autres, une petite anecdote :
En Turquie, au mois d'août 1986 (eh oui, ça ne me rajeunit pas) je m'en souviens comme si c'était hier....
Mon mari et moi décidons de nous rendre à Izmir, notre hôtel étant situé à 50 km dans un site isolé ; nous choisissons de prendre le bus local, pour échapper au taxi ou à l'autocar des circuits organisés. Le chauffeur n'a pas l'habitude des étrangers, mais il nous accueille avec un grand sourire et nous nous faisons comprendre en lui montrant la ville sur une carte touristique.
Nous voyageons assez inconfortablement en compagnie des paysans et ouvriers du coin, encombrés de colis divers. La chaleur monte et devient difficilement supportable. Le bus emprunte des "routes" caillouteuses et s'arrête anarchiquement dès que quelqu'un lui fait signe sur la route.
Lors d'un énième arrêt, nous sommes surpris de voir presque tous les passagers descendre, suivis par le chauffeur. Il y a un attroupement sur le côté de la route. Nous commençons à nous demander si nous ne sommes pas au terminus et si le chauffeur nous a bien compris, lorsque tout le mondre regrimpe à sa place.
Le chauffeur s'approche de nous et nous tend....................2 grosses tranches de pastèque bien fraîches, achetées à un vendeur ambulant que nous n'avons pas vu, et pas question pour lui d'accepter un paiement ou quoi que ce soit en retour.
Inutile de vous dire que c'est la meilleure pastèque que j'ai mangé de ma vie !!!
Parce que cet instant de bonheur est inoubliable, parce que la découverte de l'autre est souvent gratifiante (heureusement) parce que même les plus démunis ont toujours quelque chose à partager, parce que nous trouvons de la joie à se sentir liés par des liens invisibles mais réels quelles que soient les distances, c'est pour des moments pareils que je continue à voyager et je suppose que c'est vrai pour chacun d'entre vous.
Bon vent à tous en 2004
Seshat
Aimer s'instruire, être curieux, attentif, admirer, s'émouvoir, essayer de comprendre ce qui nous entoure... essayer de se coucher un peu moins con chaque soir !(Anna Gavalda)
je sais je sais j'ai toujours 1 (voire 2 ou 3) train de retard mais j'ai quand-même envie de raconter une anecdote qui m'a marquée:
je suis partie au burkina faso avec mon lycée il y a 3-4 ans (on va commencer à le savoir).disons que j'ai eu la chance de tomber dans un lycée international assez riche (même si on a bossé aussi) pour pouvoir se le permettre.nous avons voyagé un peu dans le pays. nous sommes allés notamment dans le village de Gorom-Gorom à la limite du désert.évidemment impossible d'échapper à la ballade en chameaux.vu le nombre que nous étions certains ont fait l'allée jusqu'à une oasis et moi j'ai fait partie du groupe de retour pendant la nuit.tout se passe bien.nous arrivons par petits groupes au village (car nous n'allions pas tous à la même allure) encadrés par des touaregs.tou se passe bien donc jusqu'au moment où on s'aperçoit qu'il nous manque un pote! ni une ni deux on va direct voir les profs (bourrés 24h/24 à l'aide de pastis dans leurs gourdes.pas besoin de plus avec la chaleur). mais ceux-ci ne trouvent pas qu'il y ait de quoi s'inquiéter, qu'il doit être par là évidemment, qu'il faut mieux regarder.tout ça sans bouger le petit doigt.et voilà qu'après quelques minutes notre pote françois réapparaît de nulle part, totalement décontracté. "mais putain t'étais où? on t'a cherché partout?" et là il nous dit qu'il s'est paumé dans la nuit car son chameau a eu subitement envie d'aller brouter un arbre hors du sentier.et personne ne l'avait vu car il était le dernier. du haut de son chameau il a aperçu un feu.il est donc descendu, et est allé voir les gens autour du feu. c'était des autochtones (désolée j'aime pas ce mot mais j'en vois pas d'autre).il demanda son chemin et sans poser de questions ceux-ci prirent son chameau et le remirent sur le sentier.ils lui ont fait comprendre que le chameau rentrerait tout seul au village.voilà comment il est rentré.
tout ça m'a réfléchir sur:
la decontraction de mon pote.parce que là je sais pas comment j'aurais réagi moi...
la gentillesse et l'amabilité de ces gens qui l'ont aidé tout de suite.
le fait qu'on peut très bien communiquer sans parler la même langue, ou avoir le même code de communication.
bref une histoire qui aurait pu mal tourner mais vécue par des gens simples et humains fait une très belle histoire je trouve.en tout cas sur le moment j'en suis restée bouche bée. je sais aussi que je ne partirai plus avec des inconscients comme l'ont été ces "profs"...
ju
"ne demande pas le chemin à celui qui le connaît, tu risques de ne pas t'égarer." Daniel Shabetai Milo
Je ne vois pas ce qui est gênant dans le terme "autochtone" qui signifie "originaire du pays qu'il habite".
Rien de péjoratif.
Mon voisin est un autochtone.
Le synonyme "aborigène" n'est maintenant utilisé que pour les autochtones d'Australie.
Quand à "indigène", il n'est plus utilisé dans le sens neutre d'autochtone, car trop marqué par notre période colonialiste.
Lors de mon dernier voyage en Inde mon epouse et moi sommes arrives dans un petit village en Inde du Nord ou l on savait qu il y avait un temple a voir
Donc nous voila arrives nous visitons le temple et une fois la visite terminee on se dit qu allons nous bien faire du reste de cette journee au milieu de nulle part sinon perdre notre temps
Nous retournons a la guest house et nous je decide de me pencher sur notre guide et la je lis qu il y a un lac aux alentours je me retourne vers me femme et lui dis qu en penses tu ? elle me fait un grand sourire et me dit pourquoi pas nous sommes la autant aller se promener dans la nature plutot que de faire encore de la route vers une autre destination et sait t on jamais :)
Nous voila donc parti 100 m plus loin apres avoir traverse un ruisseau asseche nous entendons des appels nous cherchons d ou cela peux provenir et la nous apercevons des indiens qui nous font signes de venir. nous y allons donc et quelle est notre surprise de voir une hutte et un bout de culture au milieu de cette zone assechee. Les indiens qui nous ont fait signe ne parlent que leur dialecte et c est en se faisant des signes et en dessinant sur le sol que l on apprend qu ils habitent la. ils nous invitent a entrer dans leur hutte nous proposent des belles tomates rouges que nous ne pouvons accepter sachant que c est leur seule ressource. Ils sont vraiment intrigues de nous voir beaucoup plus que nous :) voir des gens avec un look et une apparence differente a du les etonner mais ils ont voulus en savoir plus et n ont pas hesites a vouloir nous cotoyer sans rien demander. Ce moment d echanges de sourires loin de tout au milieu de nulle part nous a vraiment bouleverse mon epouse et moi et nous savons que nous avons vecu un moment priviligie dans notre existence et que ca restera grave pour la vie dans nos memoires
Voir ses gens souriants et capables de donner tout ce qu ils ont pour des etrangers nous a bouleverse .
Nous sommes restes avec eux 3 ou 4 h et n avons absolument pas regrette cette journee merveilleuse que nous avions cru inutile. Ces moments simples avec des gens simples ont ete des moments extraordinaires
Voila la vie nous reserve des surprises auquelles on ne s attend pas au moment ou on ne s y attend pas non plus et c est ce qui fait que ca vaut le coup de VIVRE
On doit aller au bout
Vivre aujourd'hui pour croire à demain
Avancer malgré tout
Même si...
Merci, merci et encore merci!!!
J'ai eu des frissons à lire vos expériences...
J'en ai plein le coeur des histoires qui m'ont ensoleillé à jamais...
"Katmandu. Je termine un voyage en Inde et Népal.
Une népalaise simple d'esprit et en haillon, a toujours un gigantesque sourire sur le visage. Comme mes deux panjabis dress ne me seront plus utiles, je décide de les lui donner.
Des larmes de joies ont jailli de ses beaux yeux, elle m'a pris dans ses bras et m'a serré très très fort, puis riant aux éclats, a dansé de bonheur les robes serrées contre elle.
Moi aussi j'ai eu les larmes aux yeux... Tant de bonheur pour si peu de choses..."
"Birmanie, lac Inlé. (extrait de carnet)
En visitant le marché, je veux manger local, mais pas un ne parle anglais, rebelote le langage des signes, la main se frottant l'estomac, l'autre montrant ma bouche...
Je regarde ce qu'ils ont, et choisi du riz avec du canard je crois. On m'apporte une assiette.
De la viande je n'ai que le gras, que je mets de coté et mange le riz et la sauce.
On s'approche de moi, "no good?" Euh, je leur montre le gras en pinçant mes poignées d’amour... 😄
L'assiette repart, et revient avec des morceaux maigres. "Very good! Djézoutinbadé!!"
Et au moment de payer, pas question! J’ai pas pu ! Pour eux, c'est peut-être un honneur qu'une occidentale vienne manger chez eux, mais c'est moi qui me sens si petite à coté d'eux... Avec ma mentalité d’européenne et mes dollars en poche, j'ai honte. Je retrouve petit à petit le sens du mot "humilité". Je suis allé bien sur, remercier et prier le beau Bouddha.. "
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Cette discussion me rappelle un moment très émouvant vécu lors d’une « méharée soignante » en Mauritanie.
Nous nomadisions, avec 2 dentistes et 1 infirmière, d’un campement à l’autre pour soigner des nomades de l’Adrar, région pauvre d’un pays pauvre s’il en est. Après un bivouac où nous avions eu 3mm d’eau durant la nuit, et devant une journée qui s’annonçait orageuse, nous avons demandé à notre guide-traducteur de prévoir le prochain bivouac très proche de tentes où nous pourrions nous faire inviter si nécessaire.
Ce qui fut fait, et l’averse arrivant j’installais mon sac, ainsi que 2 autres personnes du groupe, sous une tente habitée par un couple de vieillards ne parlant que le Assanya (voir des photos sur http://libertechamelles.free.fr menu « Images de méharée – Bivouac – L’invitation »).
Notre guide vint sous la tente parler à la femme, puis nous traduisit : «J’ai dit à la vieille que j’allais dormir aussi sous sa tente. Elle est contente, car comme ça si vous avez besoin de quelque chose vous n’aurez qu’à le demander.»
A part du thé, que pouvions-nous lui demander ? Tout ce que possèdent ces braves gens est visible sur les photos, hormis leur 6 chèvres.
La nuit fut assez mouvementée, car ils l’ont passé à parler et à chasser les chèvres afin qu’elle ne viennent pas se mettre à l’abri de la pluie avec nous ! Mais l'accueil et la gentillesse de ce vieux couple font partie de mes meilleurs souvenirs.
Vous connaissez sûrement le questionnaire de Proust, mais appliqué aux voyages en changeant quelques questions, ça pourrait le faire, non...Pour mieux se…
Moi j’ai une question qui m’intrigue depuis quelques temps: Que recherchez vous dans ce forum pour y passer tant de temps? Que vous apporte t-il? Je ne parle…
Voyager pourquoi? 1- Pour quitter ce pays Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe...En effet, ce pays me gonfle de…
Cela fait quelques temps déjà que j'ai découvert ce site et je dois dire que lire toutes ces discussions ca fait rêver et ca réchauffe les coeurs gelés par le…
La France (j'allais dire notre pays, c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins),…
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?