Six mois après le Tsunami d'Asie, une faible part de l'aide internationale a été utilisée
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ix mois après le tsunami d'Asie du Sud et du Sud-Est, qui a coûté la vie à environ 180 000 personnes (quelque 50 000 sont toujours portées disparues), le bilan de l'exceptionnel élan de générosité internationale fait apparaître un constat troublant : le taux d'utilisation des fonds mobilisés est faible. Les évaluations émanant de plusieurs sources se recoupent. Si l'on en croit Interaction, une coalition d'ONG américaines, 20 % seulement de l'aide privée mondiale récoltée après la catastrophe ont été effectivement dépensés. En France, les ONG fournissent une fourchette comparable : entre 10 % et 30 % des sommes reçues ont été consommées sur le terrain. Pour sa part, l'ONU estime que ses différentes agences ont utilisé 35 % des dons, mêlant contributions d'Etats et privées... Pour plus d'infos : lemonde.fr
TA Tanss Globetrotter ·
Ceci est une information brute qui ne signifie rien sans une explication. Une grande partie de ces sommes sert à la reconstruction. Une telle entreprise ne se fait pas en quelques jours. Car reconstruire est soumis à des règles et à des lois. En France est-ce que vous construisez une maison n'importe où et sans autorisation ? Non. Avant de monter les premiers murs il faut passer par le parcours administratif pour obtenir les autorisations nécessaires; et parfois ce parcours est un parcours du combattant. Nombre des organisations qui ont collecté des fonds n'étaient pas implantées dans les pays concernés et n'avaient aucun relais local. Il est bien difficile de travailler dans ces conditions, car il n'y peut y avoir de travail efficace sans s'appuyer sur des structures locales. Beaucoup de fonds ont été collectés par organisations médicales. Or les besoins dans ce domaine étaient finalement assez faibles, car il y a eu peu de blessés. Des urgentistes ne peuvent pas devenir du jour au lendemain des bâtisseurs.

Il est aussi bon de signaler, puisqu'il y avait beaucoup de personnes qui souhaitaient partir comme bénévoles, que l'afflut de petites organisations et de nombreux volontaires a été plus une source de caos que d'aide. Seuls des gens formés ont pu agir efficacement.

Pour pouvoir faire un véritable bilan de cette opération il faudra attendre quelques années, quand le travail de reconstruction aura été réalisé.

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