Traversée en kayak Nanortalik-Narsarsuaq via le fjord Tasermiut
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PI
Un an après notre voyage en kayak gonflable à Disko au milieu des icebergs et des baleines nous sommes décidés pour retourner au Groenland. Dans ce pays grand comme quasiment 4 fois la France le choix de la « région » est un peu laborieux tant les possibilités sont nombreuses. Le fjord d’Uummannaq où je me suis rendu en hiver il y a 6 mois nous semble être formidable. Il y a un loueur (ce qui nous permettrait d’avoir un kayak rigide), des baleines, d’immenses montagnes et des icebergs en quantité. En revanche la zone est toujours sous le risque « imminent » d’un tsunami (pour une grande partie du nord du fjord). Nous craignons également l’immensité du fjord et son exposition au vent et à la houle avec en plus, selon le parcours de nombreuses traversées entre les îles dépassant les 10 km et nous ne sommes pas des kayakistes confirmés. Pour finir les températures à nos dates de congés (fin août et début septembre) risquent d’être déjà bien froides (-5/5°C) pour la pratique agréable d’un sport nautique. Tout ceci considéré, nous continuons à imaginer des parcours avec Google Earth dans tout le pays mais les montagnes aux environs de Nanortalik sur la pointe sud du pays nous paraissent également vite idéales. Cette zone, bien desservie depuis Copenhague (vols directs !), possède de grands réseaux de fjords bien encaissés et donc protégés des caprices de la haute mer. Différents transferts en bateau proposés par la Disko Line permettent d’envisager des traversées plus ou moins longues entre les différents villages. Nous « dessinons » donc un parcours entre le village de Nanortalik et l’aéroport d’arrivée à Narsarsuaq. Le fjord de Tasermiut apparait être le joyau du coin et ne pas s’y rendre serait bien dommage. Mais en aller-retour, visiter ce fjord nous ferait faire un détour de 140 km ! Le seul moyen d’y pagayer en restant dans les temps (15 jours de kayak) est de le parcourir en aller simple et donc de s’en échapper par la terre une fois au fond. La carte au 1/100 000e montre une vallée large et plate reliant le fond du fjord de Tasermiut à celui du Sondre Sermilik par un portage d’une petite vingtaine de kilomètres. La traversée dans le sens Nanortalik>Narsarsuaq via le fjord de Tasermiut fait ainsi 240 km soit une bonne quinzaine de kilomètres obligatoires à effectuer pour les 15 jours de voyage. D’expérience cette distance est le compromis parfait entre les jours de rando, les jours d’avancée et la marge de sécurité. 3 portages jalonnent l’itinéraire pour un total de 30 km à effectuer à pied environ. Notre trajet passe par le village d’Ammasivik au kilomètre 160 où nous pourrons nous ravitailler. Nous ne sommes donc pas obligés d’emporter 15 jours de nourriture ce qui limite largement le poids et le volume des vivres à embarquer. Le sud du Groenland présente également l’avantage d’avoir des températures clémentes même en septembre, pas d’ours polaire (surtout à la fin de l’été), des côtes très vertes qui contrastent avec la mer où les glaciers et de gros icebergs qui remontent depuis la côte Est le cap Farewell parfois jusqu’à Qaqortoq.

Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.

Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.

Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.

Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.



Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.

Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.

Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.

Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…

Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.

Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.

La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.

Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.



Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.





Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.

Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.

Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.

Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.

La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.

Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.

Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.



Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.

Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.

Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.



Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.



La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.

Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
PI Pierresd ·
Mardi 27 août Nous remettons le kayak à l’eau et partons en direction de l’embouchure du fjord.

Il y a un petit vent de face qui nous ralentit bien. A 13h nous pique-niquons sur le cap Est du fjord. Nous devons traverser, mais les 5 km qui nous séparent de la rive opposée sont infranchissables par cette météo. Le vent de face est maintenant bien fort et la mer est couverte d’écume. Nous stoppons l’étape sur ce cap qui offre de beaux points de vue sur les iles des environs

Mercredi 28 août Toujours très nuageux mais le vent est tombé. La mer est calme. Nous traversons le fjord. Curieusement les kilomètres défilent plus vite que les autres jours. Peut être y a-t-il un courant invisible. Nous traversons rapidement les petites îles pour gagner le fjord Unartoq. Notre objectif est les sources chaudes sur l’île d’Unartoq. L’embouchure du fjord est soumise à la houle océanique et de belles vagues soulèvent le kayak avant de se briser sur les rochers. Elles créent une belle ambiance, pagayer des kilomètres de côtes aussi tourmentées ne doit pas être le même sport que dans les fjords encaissés. Heureusement, les vagues s’estompent rapidement à mesure que nous nous enfonçons dans le fjord. Après une traversée de 3 km nous touchons l’île en fin d’après midi bien fatigués par ces 30 km. La récompense est là: un ruisseau d’eau chaude qui sort des lichens et qui remplit une grande bassine rien que pour nous.

C’est d’autant plus plaisant que le vent est bien fort et le ciel très menaçant. Dans cette atmosphère humide et froide et après une semaine sans douche, entrer dans l’eau chaude est un vrai plaisir. Il manque quand même quelques degrés à l’eau pour ne pas être parcourus de petits frissons après une demi-heure d’immersion. Mais le fond brûlant est lui fort agréable.

Jeudi 29 août Grand ciel bleu, sur l’eau à 7h nous ramons vers le fjord de Lichteneau. Sans vent il nous faut 4h30 pour parcourir les 11 km qui nous séparent du cap c’est presque 2 fois moins vite que la veille. Cela ne fait même pas du 2.5 km/h ! Il doit y avoir un courant contraire cette fois-ci bien que ce dernier ne soit pas franchement visible. Toutes les îles et l’embouchure du fjord sont censées être une zone d’accumulation des icebergs en provenance de la côte Est. Certaines années, ils vont même jusqu’à bloquer l’accès au fjord mais nous ne voyons que de la mer bleue à l’horizon. Il n’y a pas UN iceberg. C'est un peu décevant, les icebergs c’est quand même LE pourquoi d’un voyage au Groenland en kayak !

Nous pénétrons dans le fjord que nous remontons jusqu’au village d’Ammasivik que nous atteignons à 15h sous un vent arrière très fort et une mer trop agitée. Nous filons au Pilersuisoq dont nous ignorons les horaires. Il fermait à 14h et il n’ouvrira demain qu’à10h. Il faut attendre nous n’avons pas le choix. Il fallait un petit couac horaire dans le voyage. Nous plantons la tente à l’extérieur de ce village qui mérite le détour : perdu au milieu du fjord une cinquantaine de personnes y réside. La vie doit y être quand même particulière…

Vendredi 30 août 9h50 nous sommes devant la porte du magasin avec …une dizaine d’autres locaux. Tout le monde attend l’ouverture. Nous achetons les vivres pour la dernière semaine de voyage et nous reprenons rapidement la mer car lorsqu’il fait beau, le réchauffement des fjords par le soleil crée un appel d’air avec l’air de la haute mer. Il en résulte, aux alentours de midi, un vent parfois un peu fort qui s’engouffre dans les fjords. Aujourd’hui il se lève vers 11h30 juste après la traversée de 5 km que nous avons donc effectuée « in extremis ». Le fjord est maintenant bien blanc d’écume. Nous atteignons les fermes Qagdlumiut, lieu de notre prochain portage : par un réseau de lacs reliés par des portions en terre de 500 m à 2 km nous devons rejoindre le fjord d’Igaliku 20 km plus loin. Pour ce portage, nous ne dégonflons pas le kayak puisqu’il nous servira fréquemment à traverser les petits lacs qui le ponctuent. Nous sommes par contre très chargés (nous venons de faire les courses) et tout transporter en un seul trajet est impossible. Nous portons donc d’abord les affaires puis revenons chercher le kayak. Nous commençons par 1,5 km à pied puis 2 km de kayak puis 2 km à pied. Nous essayons d’être efficaces dans les changements. Faire les aller-retour pénalise fortement la vitesse de progression globale: en 4h30 nous avons parcourus 5km….

Nous montons le camp sous le soleil sur les rives d’un grand lac que nous nous gardons pour demain. Au milieu des montagnes et sous un ciel sans aucun nuage la soirée est agréable. Porter ainsi les affaires est quand même bien physique, entre les gros sacs, le kayak à bout de bras, les aller-retour à pied et les kilomètres qui ne défilent pas, la fatigue est généralisée à tous les membres du corps !

Samedi 31 août Réveil à 6h pour une journée complète de kayak et de portage. Tous les sommets sont dans la brume mais nous savons grâce à la météo captée à Ammasivik que la journée sera belle. Nous commençons par le grand lac dont nous atteignons rapidement le bout. Ici commence une enfilade de 5 petits lacs reliés par un ruisseau avant de finir dans l’immense lac de Qanisartut (long de plusieurs dizaines de kilomètres). Pour gagner du temps nous pagayons sans les combinaisons et en basket, il n’y a parfois même pas 500 m à ramer avant de reprendre la marche pour quelques centaines de mètres. A pied le terrain n’est pas évident, il y a des saules assez hauts qui masquent les trous des tourbières ou bien des éboulis glissants. Heureusement, désormais il fait beau. L’arrivée sur le lac marque la fin des « difficultés », nous mettons le kayak à l’eau pour 10 km. Pagayer sur ce lac est bien plus reposant que sur la mer, l’eau est plus chaude, le vent moins fort et on peut s’arrêter n’ importe où. Nous voilà aux fermes de Qanisartut où il nous reste un dernier portage de 2 km avant d’atteindre le fjord d’Igaliku sur la piste carrossable ils sont avalés sans problème. Nous ramons ensuite quelques kilomètres sur le fjord pour nous éloigner de l’embarcadère des fermes et nous stoppons l’étape sur une belle pelouse d’herbe parfaitement plate au dessus de la mer.

Le soir, malgré les nuages il fait doux et nous dégustons au coin du feu une morue tout juste pêchée.

Dimanche 1er septembre Première pluie et celle-ci a duré toute la nuit, le vent souffle très fort et le fjord est bien agité. Ce n’est même pas la peine d’essayer de prendre la mer. Nous trainons dans la tente puis partons à la pêche. A 10h les conditions sont un peu meilleures et nous tentons l’étape mais dès la sortie de notre petite baie des violentes vagues soulèvent le kayak et un vent très fort nous repousse dans notre anse. Nous nous ne faisons pas prier pour y retourner 10 minutes à peine après notre départ ! Nous remontons le camp au même endroit. Après le pique-nique et plusieurs heures de pêche à la morue, le vent s’estompe largement et le fjord se lisse. Nous retentons.

Aucune difficulté, la navigation est facile. L’ambiance est très belle le long de la côte bien déchiquetée : le ciel est noir et des bancs de brouillard enveloppent les montagnes mais sur la mer tout est calme. L’après midi est bien avancé lorsque nous nous lançons dans une traversée de 5 km. Le jour décline, le vent se lève, la pluie recommence et nous ramons de plus belle pour vite atteindre la côte opposée. Sous une bonne pluie nous montons le camp à côté d’un troupeau de vaches, en face du village d’Igaliku dont nous captons le réseau et au passage les sms météos des parents.

Lundi 2 septembre Temps très couvert mais sans la pluie qui était pourtant annoncée. Nous gagnons Igaliku après 2h de navigation. Au milieu de beaux pâturages bien verts et bien plats (pour le pays) les petites maisons colorées ont leur charme. Au niveau de la centrale de panneau solaire nous accostons pour un portage de 1,5 km ponctué d’un lac de la même distance.

Nous savons maintenant qu’en transportant en deux fois nos affaires le calcul est simple : 3 km = 3h d’effort.

Nous atteignons le fjord pour le pique-nique qui est savouré sous un soleil inespéré. Il y a un petit sentiment de satisfaction : Narsarsuaq n’est qu’à 18 km de kayak, dans un fjord bien protégée et sans portage, nous considérons alors la traversée bouclée. Il nous reste donc 4 jours complets à combler d’explorations diverses à pied ou en kayak. Sans hésitation nous mettons le cap sur le fjord Qooqqut et de son front glaciaire pour rattraper un peu le manque d’icebergs plus au sud. A l’entrée de la vallée Qooqqut Kua, nous montons un camp dans une ambiance étrange : le décor est très minéral, de hautes faces rocheuses branlantes entourent le fjord, le delta de la rivière est immense et draine de l’eau grisâtre dans le fjord dont l’eau bleue charrie des icebergs d’une blancheur éclatante.

Dans ce décor irréel nous installons la tente au sommet d’une grande moraine pour s’abriter d’éventuelles chutes de pierre en provenance des pentes qui nous surplombent. Nous dégustons au réchaud les moules du jour. Exceptionnellement, comme le sol est fait de gravier, nous cuisinons dans le auvent de la tente pour gagner en sécurité, alors que jusqu’ici (et comme toujours) la cuisine était effectuée dans la chambre intérieure. Dans cet espace exigu, les flammes lèchent les parois du double toit et finissent par y faire un trou mais l’incendie est évité. C’est la première fois après des centaines de séances de cuisine sous tente qu’un incident m’arrive. Pas sûr donc, qu’utiliser le réchaud dans le auvent soit plus sûr que dans la tente en elle-même.

Mardi 3 septembre Nous partons pour une journée repos : randonner avec de petits sacs le long de la rivière. L’objectif est les deux immenses glaciers (dont nous ignorons les noms) en pied d’éléphants qui ferment la vallée. Nous traversons une petite forêt de bouleaux qui dépassent les 3-4 mètres, il serait possible de monter dans certains. Beaucoup de portions le long des blocs du lit de la rivière rendent la marche un peu compliquée.



Nous finissons par déboucher dans une gravière immense et tellement plate que nous avons l’impression qu’un rouleau compresseur est passé. Devant nous, deux immenses murailles glaciaires en arc de cercle soulèvent des grosses moraines.

Il se met à pleuvoir mais comme l’endroit est absolument atypique nous poursuivons. Nous sommes bientôt arrêtés par un grand lac rempli d’icebergs : il est alimenté par un bras mort du glacier Qooqqup. La tente n’est qu’à 15 kilomètres mais il nous faut penser à rentrer, le terrain n’est pas vraiment des plus déroulant. Le soir le mauvais temps se lève franchement, il pleut et tout est pris dans la brume. Dans les éboulis masqués par le brouillard qui menacent la tente, un animal (sûrement un logopède) émet de curieux sons assez effrayants ce qui, à la tombée de la nuit, n’est pas très rassurant !

Mercredi 4 septembre La pluie a cessé mais le ciel est très menaçant. Nous reprenons la mer en direction de la muraille du glacier mais nous sommes vite arrêtés par une multitude de morceaux de glace. Il n’empêche que cela fait plaisir de naviguer dans les petits chenaux d’eau perdus au milieu des glaces flottantes. Enfin quelques icebergs !

Vers le milieu de la matinée, nous reprenons la direction de Narsarsuaq où notre ultime portage nous attend du port de la «ville» jusqu’à l’auberge de jeunesse.

Nous nous arrêtons au Blue Ice café où Jacky , le propriétaire, nous explique qu’il n’a jamais vu aussi peu d’icebergs depuis 23 ans sur place. La faute aux tempêtes de cet hiver qui les ont tous fait dériver au large. Nous montons le camp derrière l’auberge de jeunesse tout en se préparant à une randonnée de deux jours dans les montagnes environnantes. La nuit, une grande aurore boréale traverse tout le ciel mais la lumière de la lune étant très forte, la couleur verte est plutôt pâle.

Jeudi 5 septembre Nous partons à pied avec nos sacs dans la vallée de l’hôpital. Nous visons l’extrémité de la bande de rochers au-dessus de Narsarsuaq qui est quand même à 25 km à vol d’oiseau. Le début de la randonnée est facile puisqu’il s’effectue d’abord sur un chemin carrossable puis sur un bon sentier. Ensuite dans les montagnes, la marche se complique : éboulis, tourbières, dalles moutonnées et multiples montées/descentes morainiques ponctuent le parcours. Mais à mesure que l’altitude s’élève la vue est de plus en plus grandiose sur les montagnes qui émergent de l’inlandsis. Notre chemin croise celui de 3 lièvres arctiques vraiment pas farouches.

Nous montons le camp en début d’après midi afin de continuer sans les sacs vers le point culminant de toutes ces collines. Sur la carte et même visuellement il n’est pas loin mais il nous faut 2h30 pour atteindre la côte 1102 m. La vue est alors magnifique et il s’en suit une longue pause contemplative sur les grands méandres glaciaires qui dégueulent de l’inlandsis entre d’immenses montagnes. C’est grandiose.

Long retour au camp que nous atteignons en même temps que les premières gouttes.

Vendredi 6 septembre A 6h au réveil le bruit des gouttes n’incite pas vraiment à sortir du duvet. Nous pensons alors au long retour sur Narsarsuaq qui nous attend sous la pluie. Mais à peine sortis de la tente la pluie s’arête et nous devinons que la journée sera belle au vu des nombreuses percées de ciel bleu qui apparaissent. Plutôt que de rentrer directement nous visons les falaises surplombant le front du glacier Qooqqup que nous avons presque atteint en kayak il y a 3 jours. Après une succession de ressauts plus moins raides et hauts nous débouchons sur la mer 200 m au dessus de la muraille de glace.



Quelle vue ! Cette fois, lorsque nous reprenons la marche vers Narsarsuaq, il règne alors une triste ambiance de fin de vacances. Pendant ces deux jours de randos juste derrière la ville, dans une zone cartographiée au 1/100 000, pourvue de chemins dont les descriptions sont affichées partout dans Narsarsuaq (Blue Ice cafe et à l’auberge) nous n’avons pas croisé ni aperçu une seule personne… A l’auberge nous passons notre première nuit dans un lit depuis le début de séjour. C’est aussi l’occasion de faire une activité très rare au Groenland : la conversation avec d’autres touristes.

Samedi 7 septembre Nous «visitons» Narsarsuaq le matin en attendant le vol à 12h20 pour Reykjavik. Nous nous retrouvons à l’estuaire de la rivière qui est en fait la décharge…. Mais surtout nous scrutons le ciel et ses bans de brouillard qui accrochent certaines montagnes. A l’aéroport l’avion est bien affiché à l’heure et à 12h20 nous embarquons. Arriver et repartir du Groenland sans retard avec tous ses bagages est toujours une petite victoire. En Islande, sous une légère bruine, nous parcourons à pied les quelques kilomètres qui séparent l’aéroport de Reykjavik de notre hôtel Travel Inn situé juste à côté du terminal de bus.

Dimanche 8 septembre Lever à 4h, nous prenons le bus de 4h30 pour rejoindre Keflavik. Les vols pour la France et en général pour toute l’Europe sont très matinaux : entre 7h et 9h. A Roissy, une mauvaise surprise nous attend : nous retrouvons sur le tapis le kayak mais pas 2ème sac. Heureusement que cette perte (sur un vol direct et sans retard) à lieu au retour ! Sans notre bagage nous retournons à Lyon en TGV. Enfin à 22h30 me voila à Chorges (05). Demain à 8h, il faudra aller au travail.

Vendredi 13 septembre 5 jours après l’arrivée, le second bagage arrive à mon domicile par Chronopost.

Faire du kayak gonflable dans le sud du Groenland La région est très accueillante, beaucoup de vallées sont bien vertes avec des petits arbres (bouleau rampant ou saule) il y a d’ailleurs souvent des moutons en semi-liberté. Les endroits pâturés, au pied des immenses montagnes, contrastent énormément avec la mer ou le décor glaciaire et minéral des sommets. Même si forcément on retrouve moins l’ambiance polaire des régions plus au nord, les montagnes de la pointe sud sont fantastiques. Ce sont soit de grandes tours de granit d’une pureté incroyable qui dépassent les 1000 m soit de grandes faces complexes toutes écroulées mais tout aussi esthétiques. Pagayer au milieu de ces géantes est à coup sur une expérience remarquable. Avantage ou inconvénient selon les points de vue, l’engagement dans la zone est assez limité puisqu’elle est parsemée de nombreux petits villages ou de fermes isolées. Il est donc facile de se ravitailler ou de capter du réseau (et la météo) entre deux passages un peu plus sauvages. Rares sont les jours où nous n’avons pas croisé un bateau de pêche. Malgré notre départ tardif dans la saison nous avons bénéficié de températures très clémentes bien plus agréables qu’à Ilulissat aux mêmes dates. Cette fois ci nous ne grelottions pas aux pauses pique-nique et n’étions pas cloitrés dans la tente le soir. De nombreux repas du soir ont pu être pris dehors et cela était fort agréable. Déguster son poisson et ses moules au feu sur des plages sauvages complètement seul est toujours un moment fort.

Sur ce voyage, pas la peine de tirer des comparaisons entre les kayaks gonflables et les kayaks rigides : vu le nombre de portages et puisque nous faisions une traversée, le gonflable était quasiment la seule embarcation qui nous permettait d’envisager ce parcours. Aussi, en tant que kayakiste «intermédiaire», en présence de houle ou de vent, il est très plaisant de se savoir dans une embarcation insubmersible et facile à remettre à flot. De plus, pour 20 kg dans un seul et même sac ils sont très facilement transportables. Ce poids «plume» et cette compacité pour un biplace de randonnée sont vraiment les atouts de ce gonflable. La zone de Nanortalik se prête très bien au kayak gonflable puisque du Tasermiut via des portages pas si longs il est possible de s’échapper du fjord (et d’en revenir) pour explorer les différents fjords encore plus à l’Est et qui sur la carte semblent très intéressants et bien sauvages. C’était notre premier voyage en combinaison sèche, là aussi la comparaison entre ce vêtement et le couple: pantalon néoprène + blousons de kayak est inutile. Pagayer en combinaison c’est tout simplement un autre sport : on est toujours sec, on a moins froid aux pauses, les embarquements/débarquements sont grandement facilités et on se sent un peu moins vulnérables loin des côtes. Bref une fois la facture digérée, ce n’est que du bonheur. Nous avions des Crocs™ pour protéger la chaussette de la combinaison, à refaire nous les prendrions 3 à 4 pointures au dessus de notre taille afin de pouvoir mettre plusieurs grosses chaussettes en laine sans avoir le pied compressé. Le voyage a couté 1800 euros de Paris à Paris avec notamment 1300 euros d’avion, 200 euros de bateau, 300 euros de courses et d’hôtels.

Le parcours Nous avons parcouru 270 km en kayak/portage et marché 3 journées complètes dans les montagnes à la fin de séjour.



La navigation dans cette zone très encaissée n’est pas piégeuse. La plupart du temps nous étions à plus de 50 km de la mer ouverte et de ses tourments. Evidemment pour éviter les caprices éoliens de l’après midi nous attaquions tous les jours les étapes de kayak tôt le matin (vers 7h). Cela permet également d’avoir l’après midi ou les températures sont plus agréables pour faire d’autres activités (pêches, rando, cuisine…). La principale «règle» de sécurité est d’avoir une bonne marge de temps afin de ne jamais hésiter à stopper la navigation dès que les conditions se dégradent. Viser 15 kilomètres (à vol d’oiseaux) par jour en moyenne est très raisonnable, en gonflable cela représente environ 4h à 5h de navigation effective. Il n’est pas très fatiguant d’en effectuer 20 à 25 lorsque les conditions sont bonnes et donc de prendre de l’avance (ou de rattraper son retard) du à une mauvaise météo.
LO Louxor71 Veteran ·
Bonsoir,

Bien que n'ayant pas l'intention de faire un "truc" pareil, j'ai "survolé" ce compte rendu aussi intéressant que le précédent. Donc, je vais m'y remettre dans le week end quand j'aurai un peu plus de temps, car il mérite qu'on s'y attarde. Merci pour ce partage.
louxor71
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Pierre! Ah je me suis régalée en lisant ton récit, vous avez vu des coins superbes et fait des photos sublimes! En as-tu mis d'autres qq part sur le net? Je m'étais imaginée que vous aviez fait ce parcours dans l'autre sens...mais au moins comme ça moins d'aléas à la fin avant l'avion du retour (je parle d'expérience comme tu le verras dans mon carnet...) Jacky nous a dit qu'il arrêtait de bosser cette année, je ne sais pas si qqn va reprendre la suite. Et à Rodebay, Julien a arrêté aussi cet été. Donc tu vois que ton gonflable risque de resservir! A+ Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
SH Sheepie Globetrotter ·
Merci beaucoup pour ce récit et ces superbes photos ! Nous avons découvert le Groenland cette année, façon pépère... Une dizaine de jours à Ilulissat et 3 à Nuuk. Je constate que le Sud a quand même des paysages un peu différents, de quoi donner envie d'aller le découvrir !
blog : https://www.blog-trotting.fr/voyage/1437-quatre-mamies-en-amerique-du-sud http://perou-patagonie.e-monsite.com/ Blogs : http://www.travelark.org/traveller/marie-claude.g
VA Vandfaure Regular ·
Juste incroyable! quel voyage et quelles belles photos, un vrai bonheur...
PI Pierresd ·
Merci à tous pour vos messages, ça fait plaisir. Non j'ai pas mis de photos ailleurs (j'en ai pas tellement plus à part des moins belles) Je me demande si Jacky va chercher/trouver un repreneur, vu de l'extérieur ça à l'air de bien marcher ... J'attends ton récit!!?
ML Mlefevre Globetrotter ·
Je viens de le terminer! Pour Jacky chépas, il nous a dit ça de but en blanc alors qu'on speedait pour trier nos affaires avant le bateau. A mon avis ça va continuer car en effet il semble avoir une bonne équipe...
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TO Toth Veteran ·
Superbe!

Merci.
Ma Galerie Photos
MA Marifb Veteran ·
Génial le compte rendu! Super précis et instructif! Ça donne envie d'aller aussi au sud. Il faudrait que je fasse le mien aussi mais mon temps libre passe dans la préparation de mon voyage 2020. Tu parles d'un risque de tsunami sur Ummanaq, est ce vraiment important ? A Saqqaq ils en parlent aussi mais Jeff le chti figure locale de Saqqaq nous dit que ça fait 10 ans qu'ils en parlent. On envisage toujours Ummanaq en 2021, il faudra qu'on étudie la question avec sérieux. Merci encore pour ton compte rendu c'est du beau boulot!
Marifb
MA Marifb Veteran ·
Alors vous êtes partis aussi en kayak? Vous avez loué du coup? Quel était votre tour? Vous êtes parti de Oqaatsut?
Marifb
PI Pierresd ·
Bonjour Merci pour le message c'est sympa. Il y'a selon le GEUS, l'institut de géologie danois de géologie, contacté en juin 2019 un très fort risque d’effondrement imminent de tout un pan de montagne (nommée Skredfjeld) sur la rive nord du fjord Kangigleq. Avec création d'une vague pouvant submerger une grande zone qui s’étend du nord de l'île d'Upernivik jusqu'au nord de l'île Nugatsiaq (dont le village est d'ailleurs tjs abandonné depuis le tsunami de 2017). Bon après c'est les probabilités et c'est une zone située à plus de 100 km d'Uummannaq... La partie sud-est du fjord et la rive nord de la presque île de Nugssuaq semblent protégées...
VO Voyageurdu35 Regular ·
Bonjour,

Pour les icebergs, il fallait y aller un peu plus tôt, il y en avait un peu ! 😉

Jacky m'a dit qu'il revendait ses parts à la société danoise qui détient déjà une partie de sa société. Vu qu'il travaille avec Disko Line qui utilise ses propres bateaux, je suppose que ce sont eux qui vont reprendre. J'espère qu'ils resteront aussi bien car j'ai loué un rigide et compte le refaire.

Pour le fjord de Tasermiut, les tentes sont nombreuses devant les parois car il y a aussi cette horrible société espagnole qui est si mal gérée, en sus des grimpeurs.

Marie, j'attends ton récit aussi, je vais voir sur ton site. Les messages de M. me sont parvenus trop tard pour t'être utile, désolée !
MA Marifb Veteran ·
Intéressant cette histoire. A Saqqaq ils attendent un effondrement rocheux sur l'île de Disko en face si j'ai bien tout compris... Un peu flippant en effet.
Marifb
MA Marifb Veteran ·
Ah désolée, je viens juste de voir ton compte rendu. Pas de kayak en baie de Disko... Votre périple avait l'air sympa aussi.
Marifb
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut S. Mon récit est en ligne depuis longtemps! Et toi? raconte un peu? Je ne comprends pas ce que tu dis à propos de Disko Line et Blue Ice, tu peux développer? Tu as loué un kayak à Blue Ice et l'as mis sur un bateau de Disko Line jusqu'à Nanoralik A/R? Pour nous (après toi et après les icebergs😛), ce n'était pas la foule dans le fjord de Tasermiut mais je crois qu'on est passé entre 2 fournées d'espagnols. Tu y es allée aussi finalement? j'avais cru comprendre que tu visais l'autre fjord parallèle à l'ouest?

A+ Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Marie-Flore, Oui on a fait un tour bien tranquille en kayak, on a plus marché et on s'est régalé! A défaut de récit, tu n'aurais pas mis en ligne qq photos? A+ Marie
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MA Marifb Veteran ·
Non pas encore mais tu peux les regarder là: https://photos.app.goo.gl/SWyAeMJswJD4XXS9A Notre tour était pépère aussi et on a eu un temps de folie, du bleu tous les jours. On repart en 2021 tellement cela nous a plu.
Marifb
VO Voyageurdu35 Regular ·
Bonsoir Marie,

Désolée, j'étais noyée sous le travail ce dernier mois, je n'ai pas eu le temps de faire quoi que ce soit d'autre ! Je viens de regarder, super les photos !

En fait, les bateaux de Disko Line appartiennent à Blue Ice. Si tu es passée au Blue Ice Cafe, leurs bureaux sont dans la même pièce que ceux de Jacky. J'ai effectivement loué le kayak à Blue Ice et on l'a mis sur le bateau pour Nanortalik. Ensuite, comme je comptais randonner, j'ai remis le kayak et le matériel à Disko Line à Nanortalik qui ont tout ramené à Narsarsuaq.

Je suis partie en kayak de Nanortalik, ai remonté le long du trajet des bateaux de ligne jusqu'au nord de l'île de Sermersoq, puis suis allée quasiment au fond du fjord de Sondre Sermilik avant de revenir à Nanortalik. Ensuite, j'ai voulu faire un trek dans le fjord de Tasermiut, mais j'ai eu du mal à trouver un transfert - je confirme que les voyageurs individuels n'intéressent personne là-bas - et c'est là que j'ai eu affaire à l'infect Jose de Tasermiut SG.

Je me suis fait débarquer à Tasiusaq et suis montée jusqu'à Tiningnertoq, avec une incursion dans la vallée et aussi dans celle de Klosterdalen, puis j'ai partagé un zodiac au retour avec des grimpeurs suédois depuis le fameux camp.

Je n'ai pu avoir les infos que je voulais qu'en croisant d'autres voyageurs en campant à l'auberge de jeunesse de Nanortalik au retour. Je déconseille le trek là-bas, les bouleaux sont ultra pénibles, on piétine plus qu'on marche, c'est crevant et hyper frustrant.

J'ai croisé pas mal de randonneurs dans Klosterdalen, beaucoup s'y font déposer. Et il y avait beaucoup de monde au campement de Tasermiut SG à mon retour, à l'aller, tout le monde était parti en montagne. Beaucoup de croisiéristes à Nanortalik au retour aussi, peu agréable mais je suis allée au sommet aussi, la vue est incroyable !

J'ai pas mal échangé avec la nouvelle gérante de l'office du tourisme de Nanortalik, Ellen Madsen, elle est très sympa et loue des kayaks également, mais je ne sais pas comment ils sont et elle n'a pas de combi sèche, juste des anoraks.

Voilà, j'espère que c'est plus clair.

À bientôt
ML Mlefevre Globetrotter ·
Tu es sûre que Disko Line appartient à Blue Ice? Ils ont un paquet de bateaux, y compris dans la baie de Disko et des dizaines de salariés! Tu ne crois que qu'ils se coordonnent mais que ce sont 2 entités différentes? Tu as fait une sacrée virée en kayak, seule en plus, bravo! Sur Google Earth on dirait que les glaciers qui débouchent au fond du Sermilik fjord sont encore actifs non? Pas trop dur de trouver où bivouaquer sur les rives? J'ai trouvé que le coin de Narsaq est qd même plus propice au kayak, plus découpé avec plus de possibilités de varier les itinéraires...Là c'est 50 km de fjord dans un sens, idem au retour, avec les mêmes paysages. Heureusement que les lumières ne sont jamais les mêmes! Tu es bien remontée contre "l'infect José". c'est vrai qu'on ne garde pas un souvenir impérissable de Tasermiut : on a eu l'impression de les déranger et qu'ils étaient pas mal désorganisés sans être "nuisibles" pour autant. Quant à Ellen, j'ai échangé 1 ou 2 mails avec elle et ensuite plus rien... Il y a des trucs qui nous échappent à Nanortalik...depuis que Niels a pris sa retraite j'ai l'impression que ça "grenouille" pas mal... Tu as eu du bon matos chez Blue Ice? En tout cas c'est bon à savoir cette possibilité de louer chez eux et de prendre un bateau de Disko Line avec, et en plus la possibilité de ne pas avoir à ramener soi-même le matos! Comment le kayak était-il installé sur le bateau de Disko? Cela aurait été possible pour un double? Ça en fait des questions! Mais les infos pratiques sont si rares... Marie
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ML Mlefevre Globetrotter ·
En effet, vous avez eu de superbes nuages et bancs de brume! Vous repartez dans le même coin?
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PI Pierresd ·
Tu peux aussi envisager de te rendre à Arsuk avec l'arctic Umiaq Line 150 km plus au nord ouest de Narsaq pour ensuite revenir en kayak au point de départ. Ils peuvent transporter des kayaks pour un supplément de 300 DKK. Les centaines d'îles minuscules ont l'air amusantes en kayak et il y'a des bœufs musqués à certains endroits...
VO Voyageurdu35 Regular ·
Non, je ne veux pas dire que Disko Line appartient à Blue Ice mais que les bateaux appartiennent à Blue Ice. Pour le rachat, ce n'est que spéculation de ma part. Il y a pas mal de bateaux en effet, Jacky m'a dit leur nombre mais j'ai oublié, moi et les chiffres... 😄 À son arrivée au Groenland, Jacky était installé à Disko et il n'est venu dans le sud que plus tard.

J'ai fait très très calme en kayak franchement ! J'avais prévu large en cas de problème météo et la météo a été très clémente pendant cette période. J'ai aussi une tendinite qui était assez prononcée à ce moment-là car j'ai fait beaucoup de kayak l'année dernière, donc je ne voulais pas forcer. Je compte retourner dans le coin pour faire quelque chose de plus engagé mais cela demande de la préparation et ce voyage m'a aussi permis de faire du repérage.

Le glacier au fond est séparé en deux parties, dont l'une tombe encore dans la mer, c'est super beau mais il ne faut pas trop l'éventer car c'est super calme et c'est génial. J'ai trouvé à bivouaquer mais souvent, il n'y avait de place que pour une tente, trois au maximum à certains endroits. C'est aussi pour ça que c'est calme, beaucoup plus que le fjord de Tasermiut où plein de bateaux circulent et où les groupes peuvent camper. J'ai vu plein de phoques respirer, des oiseaux, entendu des renards polaires (je pense que les empreintes que tu montres sont les leurs) et les traces des boeufs musqués que tu as vus de l'autre côté !

Je n'ai pas été lassée par les paysages, les bords sont quand même assez variés, je me suis demandé tout le long si le glacier tombait dans l'eau ou pas, et j'ai aimé les montagnes, plus quelques petites surprises.

Pour Jose, tu étais accompagnée d'un homme et crois-moi, ça fait toute la différence ! J'ai parlé à l'une des anciennes employées de la société qui m'a confirmé ce qu'il en est.

Ellen Madsen n'a pas répondu à mes mails avant non plus mais une fois sur place, elle est sympa. Il y a aussi une autre société, Tasermiut Camp, avec des Groenlandais, qui ont l'air beaucoup plus sympas et sérieux (ils ont un site Internet et ce sont les seuls qui m'ont répondu régulièrement) mais ils ne louent pas de kayaks.

Pour le matos, oui. Le kayak, un Venture Easky 15, était très bien pour des expéditions, mais beaucoup de prise au vent pour moi. La combi sèche était un peu fatiguée mais on ne peut pas le leur reprocher, c'est du matériel de location. J'avais emmené ma propre pagaie sinon et j'ai loué un téléphone satellite.

Le kayak est posé sur le pont à droite de la cabine, pas de souci pour un double, mais un soir, j'ai pris le bateau venant du sud et il était plus petit alors il faut voir avec eux avant je pense.

Pas de souci pour les infos pratiques, j'en ai récupéré pas mal sur place moi aussi, on ne parvient à rien par mail.

Pierre, désolée si je détourne le carnet, je continuerai en privé si vous le préférez. Merci pour le compte rendu d'ailleurs !

Que veux-tu dire par « grenouiller » ?

Je suis prête à partager toutes les infos dont je dispose, c'est tellement difficile d'en avoir dans le coin ! J'en ai beaucoup appris en campant à côté de l'auberge de jeunesse de Nanortalik où beaucoup d'individuels dormaient, c'était très intéressant.
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Pierre! Oui c'est une idée aussi! Il me semble d'ailleurs avoir lu un récit sur ce parcours... Et toi tu réfléchis tjs à l'île de Milne? J'ai regardé les vols, c'est encore plus cher que partout ailleurs au Groenland!
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VO Voyageurdu35 Regular ·
Ah ! L'île de Milne ! C'est dans mes projets pour les prochaines années mais attention, j'y suis déjà allée à ski-pulka avec agence au printemps et la logistique est beaucoup plus compliquée que dans le sud.
ML Mlefevre Globetrotter ·
Je comprends qu'après la quiétude du Sermilik, la "foule" du Tasermiut a du te peser... Pour les traces, chépas, je dirais que les renards n'ont pas de griffes rétractiles nan?

Okééé...donc en fait les individuelLES intéressent qd même certains membres de l'équipe...

Oui j'ai aussi eu une très bonne impression avec les gens de Tasermiut Camp mais qd je leur ai dit que j'étais déjà en pourparler avec Tasermiut Expedition, ils m'ont élégamment suggéré de poursuivre avec eux (en fait à un moment je me suis demandé si ce n'était pas la même société...mais nan!)

grenouiller (wikipedia) : (Familier) (Péjoratif) Intriguer ou manœuvrer pour obtenir un résultat à son avantage.

C'est indiscret de te demander quel est ce projet plus engagé? Tu n'es pas attirée par la région plus à l'est?
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Oui, c'est compliqué et encore plus sans agence... As-tu mis des photos qq part?
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VO Voyageurdu35 Regular ·
Je ne sais pas pour les griffes rétractiles, ou alors, ce sont des traces de lièvres ?

En fait, je ne sais pas si elles les intéressent mais ils ne veulent pas qu'elles se baladent toutes seules dans le coin, ça c'est certain ! Et ils sont prêts à raconter n'importe quoi pour leur faire peur et les traitent comme des gamines écervelées qui ne savent pas où elles mettent les pieds. J'ai passé un sale quart d'heure, en résumé. Sans compter que le tarif n'est pas toujours le même, j'ai pu comparer avec UN autre voyageur...

Oui, les noms sont très proches mais ils sont vraiment plus sympas. Je les ai croisés à plusieurs reprises et un autre voyageur avec qui j'ai échangé a fait affaire avec eux.

Je ne sais pas pour le grenouillage, rien n'est clair là-bas, j'ai posé des questions mais bon... On m'a dit qu'avant, il y avait beaucoup plus de voyageurs individuels mais que rien n'était fait pour les encourager et ça se voit. Les croisiéristes rapportent beaucoup plus d'argent sans trop se fatiguer. D'ailleurs, pour info, les jours où les croisiéristes sont là, si vous n'êtes pas présents dans le bourg depuis un moment, le musée est payant.

Pour mon projet, je voudrais passer par la mer pour explorer la région au nord du Cap Farvel. Je suis attirée par l'Est, mais j'y suis déjà allée à ski-pulka et il faut d'abord que j'apprenne à tirer, avant de voir si on veut bien me louer un kayak... J'aimerais aussi faire des expés le long des côtes, mais il faut trouver des voiliers qui vont dans le coin pour la logistique à un prix raisonnable et ce n'est pas facile. J'en connais mais certains sont à éviter et je dois aussi développer mes compétences, ce n'est pas quelque chose qui s'improvise, je précise bien qu'il ne faut pas partir seul comme moi sans avoir d'expérience, puisque nous sommes sur Internet. C'est risqué.

Je suis moins attirée par la région où tu es allée car j'aime aussi voir de belles montagnes et les plus belles sont dans le sud.

Et toi ?
VO Voyageurdu35 Regular ·
Oui, je suis allée en terre de Liverpool exactement. J'ai mis les photos sur mon Flickr mais il est privé. Tu as encore le lien ?

Désolée pour ce message perso.
MA Marifb Veteran ·
L'idée de départ est de partir de Ummanaq mais 2 choses me font hésiter : le coût du transport sur Ummanaq et ce risque d'effondrement de montagne qui a l'air assez sérieux. Il n'est pas impossible qu'on.fasse le tour de Arve Princess car on partirait a 4 personnes 2 bateaux dans un souci de sécurité.
Marifb
ML Mlefevre Globetrotter ·
J'ai regardé...ça ne ressemble pas à des traces de lièvre. On dirait vraiment des traces de chat mais il n'y a pas d'humain à moins de 25 ou 30 km de lande humide, au bas mot...Bizarre!

Ah j'avais compris que José t'avais fait du gringue...ne crois-tu pas qu'il aurait aussi mis en garde un homme seul? C'est quand même des coins où la situation peut vite devenir compliquée et je reconnais qu'il faut savoir "se vendre" pour essayer de rassurer les prestataires locaux. Peut-être as-tu été trop modeste? As-tu mis en avant tes expériences précédentes? Je crois qu'ils doivent parfois avoir à faire à des "pénibles" dans leurs tours organisés et du coup ils noircissent un peu le tableau afin de décourager les moins préparés. Quant au prix qui varie, ça dépend des navettes déjà prévues, selon qu'elles sont partagées ou non. Pour le musée, il était en effet gratuit (et ouvert qq heures/jour, grâce à de vieux pépés bénévoles) quand nous y étions. Il y a plein d'autres villages où le musée n'ouvre que pour les croisiéristes...

Moi aussi la côte est m'attire mais j'ai le physique d'une ménagère de plus de 50 ans et suis assez contemplative donc plus tentée par une balade qu'une expédition! Mais en même temps je n'aime pas être "guidée" et me voir imposer un rythme. C'est pour ça que je rassemble autant d'infos que possible pour voir ce qui est réalisable sans exploit physique tout en sortant un peu des sentiers battus. Il y a en plus le problème des ours...je suis une grosse dormeuse et j'aime dormir sur mes 2 zoreilles! Du coup j'ai quand même regardé une pub que j'ai reçu pour une "expédition" en voilier dans le Scoresbysund ($$$ en effet) et ce que tu dis à propos des bateaux à éviter m'interpelle, je veux bien en savoir plus (en privé si tu préfères)

Tiens en voilà un qui n'a peur de rien : https://www.worldwildplaces.com/tunu A+ Marie
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Nan je veux bien le lien! Merci!
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VO Voyageurdu35 Regular ·
D'accord, alors là, je donne ma langue au chat ! 😏

Pour Jose, non franchement, j'ai déjà eu affaire à des personnes qui voulaient s'assurer que j'étais préparée et ce n'était pas du tout comme ça, il n'y avait rien de bienveillant chez lui, j'ai aussi vu son comportement vis à vis d'une jeune et jolie grimpeuse et il a aussi une attitude très louche vis à vis des femmes par moments. J'ai aussi parlé à des hommes qui ont eu affaire à lui et il ne les a pas du tout traités comme ça. Je ne suis pas du genre à vendre mon expérience, je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier alors qu'on ne demande rien à un homme mais j'ai dû le faire en partie et c'était très humiliant, d'autant plus que je prépare soigneusement mes voyages et suis très prudente. Pour le prix, cela dépend de qui conduit et je peux te dire que quand le patron n'est pas là, il ne sort pas beaucoup de sa maison pour aller en mer.

Je suis aussi contemplative mais je suis sportive ! Tu fais des supers trucs, j'aime beaucoup ta façon de voyager et je trouve que faire ça en famille et le faire découvrir à ses enfants est génial.

Oui pour les ours, j'ai longtemps hésité mais je suis décidée à sauter le pas. J'ai lu des récits, donc c'est faisable, il faut juste être préparé et être prêt.

Je te raconte en privé pour le bateau.
ML Mlefevre Globetrotter ·
C'est vrai que le récit de Pierre donne bien envie, même s'il a eu bien froid et pas mal de glace!
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VO Voyageurdu35 Regular ·
Je connais ce blog, j'aime beaucoup ce que fait ce photographe et c'est l'une de mes inspirations. J'ai échangé avec lui aussi pour avoir des infos et il est sympa. Je suis d'autres blogs du même genre pour les infos.

D'ailleurs, il a fait un petit film sur Jeff qui est sur les photos de Marifb ! Il l'a rencontré plus au nord. C'était amusant.
MA Marifb Veteran ·
Jeff est un monument à lui tout seul de l'ouest du Groenland il apparait aussi dans beaucoup de bouquins. Belle rencontre en tout cas!
Marifb
VO Voyageurdu35 Regular ·
Je ne savais pas, comment l'avez-vous rencontré ? Il vous a guidés ?
MA Marifb Veteran ·
Non on est tombé sur lui en débarquant du bateau à Saqqaq. Et il nous a pas mal briefé pour la semaine kayak qu'on allait faire. Il adore voir des gens car il n'y a pas une folle activité à Saqqaq😉. On a fait une journée de kayak vers son île où il a posé des cabanes, il voulait qu'on y dorme mais on n'avait pas trop envie d'inconfort à ce moment sachant qu'on avait notre petite cabane arctique en location pour la semaine et qu'on partait en rando kayak juste après. On a passé pas mal de notre semaine à Saqqaq avec lui. C'est un gars incroyable, passionnant et bien marrant. Il connait le coin comme sa poche et a aidé Grand nord grand large à bosser dans la baie de Disko.
Marifb
VO Voyageurdu35 Regular ·
D'accord, ça devait être une super rencontre effectivement, ce genre de personnage est souvent passionnant.
MA Marifb Veteran ·
Mince je ne le trouve pas sur les vidéos. Tu peux m'envoyer le lien?
Marifb
MA Marifb Veteran ·
Génial c'est l'ile dont je te parlais! Il a tout fait avec de la récup. Ce mec est énorme!
Marifb
VO Voyageurdu35 Regular ·
Je m'en doutais ! Sacré personnage en effet. 🙂
MA Marifb Veteran ·
Je viens de lui envoyer le lien, il va se marrer!
Marifb
PI Pierresd ·
la cinquantaine c'est pile l'âge des grands champion(nnes) d'ultra trail. Parfait pour les efforts modérés pendant de longues heures. ;) Non la je suis dans le voyage d'hiver notamment les alpes de Stauning à 200 km à l'ouest ittoqqortoormiit mais bon il faut emmener la bouffe de France, avoir un permis pour entrer dans le parc qui impose du matériel que je n'ai pas (VHF, tel sat, balise PLB...), se faire transférer sur 200 km aller retour, poser quasiment une semaine rien que pour les trajets..... c'est un peu décourageant Il y'a bien une agence à Constable Point capable de s'occuper de tout ça : Tangent Expedition (qui sont d'ailleurs très réactifs et sympa...) mais on sur des budgets énormes, il faudrait pouvoir partir 5 ou 6 semaines. Peut être que en été c'est plus facile et l'île de Milne n'est pas dans le parc
ML Mlefevre Globetrotter ·
Je vais montrer ton message à Fred, ça va bien le faire rigoler! Sinon oui j'ai repéré sur Google Earth ce coin qui a l'air ultra superbe! Une balise PLB ne coute pas bien cher et tu auras l'occasion de la réutiliser... Un tél satellite peut se louer, ce qui coûte cher c'est en plus les communications (plus de 150 € pour 75 mn à utiliser sur 1 mois) A mon avis ça ne vaut plus le coût d'investir, il y a de nouvelles technologies qui apparraissent bien plus ergonomiques comme par exemple un hotspot wifi qui fonctionne par satellite -pas le temps là de retrouver les détails... peut-être garmin inreach) Restent les transports, longs, chers et qui nécessitent une marge de sécurité (j'en sais qq chose!) donc en effet ça bouffe des congés...
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
VO Voyageurdu35 Regular ·
Pierre,

La PLB peut se louer, le tél. satellite aussi je crois mais ils ne vous ont pas demandé une caution énorme surtout ? Parce que maintenant, pour traverser le Groenland à skis en individuel, c'est le cas.

Sinon, il y a la Terre de Liverpool, tu peux partir directement de l'aéroport sans payer de transfert. Tangent Expedition propose une traversée mais c'est très cher effectivement, il y a d'autres possibilités. Tu peux voir la carte et un récit sur le site de Michael Charavin aussi. Mais c'est du ski nordique, tu veux peut-être plutôt faire du ski de rando alpine ? Je pense qu'il y a des possibilités.

Pour l'île de Milne, c'est faisable, j'ai lu le récit d'un gars qui y est allé seul en envoyant son kayak par le fret maritime mais il y aussi une agence qui en loue. La grosse difficulté déjà, c'est de négocier avec la compagnie aérienne et tu n'es pas certain que tout ton matériel revienne avec toi parce que ça dépend du fret, il faut également prendre les billets très tôt.
PI Pierresd ·
Merci à vous deux pour vos réponses. Oui rien d'insurmontable mais bon, tout mis bout à bout ça commence à faire un peu lourd. C'est sur en revanche que la région et le coin ont l'air grandiose. Dans tous les récits qu'on peut trouver les photos sont sublimes. La résolution Google Earth est en plus très bonne sur la partie sud des alpes il doit y avoir de belles boucles à faire en ski nordique par les différents glaciers... Non je n'ai pas le détail pour la caution : l'agence propose un package transfert + permis + loc de matériel éventuel
BI Bidul38 Regular ·
Merci pour le récit et ces belles photos qui font vraiment envie. Cette nature, quelle splendeur !😏
PI Pierresd ·
Merci pour le message, c'est sympa

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