"Les tribus cachées du Vietnam" sur France Inter le dimanche 18 juillet 2010
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dimanche 18 juillet 2010Les tribus cachées du Vietnam

Quatrième volet consacré aux minorités vietnamiennes. Au nord ouest du pays, près de la frontière chinoise, un rempart de montagnes inaccessibles abrite une poignée d’ethnies minoritaires, véritable miracle ethnologique. Sur quelques milliers de km2, 30 ethnies sauvegardent leur mode de vie sans folklore et en toute beauté. Dans ce col perdu, à flanc de coteau, le village des Pat Hen, qui ne sont plus que 4000 dans le monde, fait songer à un village de gaulois retranché derrière des palissades de bambou. Quelques familles rustiques y survivent dans des huttes de torchis sous un toit de paille.. Les Pat Hen perpétuent une tradition ancestrale en revêtant chaque semaine leur costume, le portant fièrement comme un drapeau pour se rendre au marché d’altitude de la région, posé sur un alpage au cœur d’une foret de pierres. Tout au long de la piste, dès 5h du matin, des milliers de silhouettes bariolées, harnachées d’immenses hottes remplies de produis de la terre : feuilles de moutarde, riz, thé, convergent ainsi des collines avoisinantes vers ce lieu de distraction et d’échanges. On s’y précipite pour commercer et oublier pendant quelques heures le labeur quotidien. Aujourd’hui la politique gouvernementale navigue entre une tentative de sauvegarde de ces traditions et une volonté d’intégration, facteur d’unité nationale. Difficile équilibre à trouver. Deja les minorités Thai ou les Mong sont devenues des attractions touristiques, la tradition des dents laquées noires est vendue comme gadget aux voyageurs de passage, et les villages deviennent parfois des centres de vacances avec soirées d’animation folkloriques. Gageons alors que la minorité Pat Hen, grâce à son isolement, puisse conserver longtemps son identité dans un pays où le tourisme est la première richesse.

Pour écouter cette émission :

http://sites.radiofrance.fr/...e/index.php?id=93617
Doc.Bedel
LA Larsay Globetrotter ·
Merci du tuyau ! Vous avez le nom du col ? J'aimerais bien aller voir !

A bientot j'espere Cordialement Jacques
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
DO DocBedel Regular ·
N'est ce pas "la porte du Paradis" (Cong Troï) entre Ha-GIANG et Yen Minh ?
Doc.Bedel
LA Larsay Globetrotter ·
Je ne sais pas, ils ne le disent pas. En plus, il y a 2 Cong Troi, une entre HG et Yen Minh et une entre Hoang Su Phi et Ha Giang.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
AB Abalone Globetrotter ·
Les Pat Hen perpétuent une tradition ancestrale en revêtant chaque semaine leur costume

Mort de rire🙂

La photo qui illustre l'article est fausse, ce ne sont pas des "Pat Hen"!

La journaliste y a-t-elle mis les pieds pour écrire son article?
http://www.maison-chance.org/

Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,

W've got home;
DO DocBedel Regular ·
A ABALONE Effectivement la photo ne correspond pas au commentaire dans l'émission. Nul doute que la présentatrice de l'émission n'est pas la même que celle qui a enregistré le reportage. Exotisme facile........

La photo ne représenterait elle pas des "Phu La " ?

LES PA THEN Les ethnies minoritaires du vietnam THEGIOI Hanoi 1993

• Nom de l'ethnie: Pà Thèn. Autres noms: Pà Hung, Man, Pa Teng, Tong · Groupuscules 'locaux: Tong, Mèo Lai · Population: 3.700 · Langue: hmông-dao • Aire d'habitat: le district de Bac Quang (prov. de Hà Giang), Chiêm Hoa et Yên Son (prov. de Tuyên Quang). Les Pà Thèn, originaires de la Chine, ont émigré au Vietnam à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. • Vie matérielle: Les Pà Thèn s'établissent de préférence près des rivières dont l'eau est amenée par des conduites jusqu'à leur habitation. Les villages de la rive gauche du fleuve Gâm semblent être les plus riches et les plus populeux, chacun comptant de 30 à 40 toits. Dans d'autres régions, la population est beaucoup plus clairsemée. Leurs habitations sont disséminées au pied des montagnes, au bord de grands ruisseaux. Les maisons pà thèn sont construites soit sur pilotis, soit à même le sol, soit mi sur pilotis-mi de plain pied. Chez les Pà Thèn sédentarisés de longue date, on ·rencontre des maisons spacieuses, bâties à même le sol avec de grosses colonnes de bois posées sur des blocs de pierre. Autrefois, quand les Pà Thèn menaient encore une vie nomade, leurs habitations temporaires étaient souvent rudimentaires. Le costume féminin pà thén se compose d'une longue jupe et d'une tunique, La femme pà thén porte les cheveux enroulés dans un turban enveloppé lui-même dans un autre turban. Jupe et tunique sont décorées de différents motifs, chien, losange croix gammée. , semblables à ceux qui décorent le costume féminin dao. Les bijoux dont elle se pare volontiers sont des grandes boucles d'oreille et des colliers souvent formant un ensemble de trois ou quatre pièces. Autrefois, les Pà Thén pratiquent la culture du riz ou du maïs sur brûlis, Ils connaissent différentes variétés de riz ordinaire et de riz gluant et savent par expérience choisir la variété la plus appropriée. Le temps de jachère est aussi déterminé avec soin, Le sol des taillis couvert d'humus et en pente douce fournit après débroussaillage d'excellents champs pour la culture de riz, Les champs de moins bonne qualité, souvent caillouteux, sont réservés à la culture du maïs, A part le riz et le maïs, on cultive aussi les patates douces et les haricots, L'outil qui sert à moissonner est une petite pince qui coupe les épis de riz un à un. Ceux-ci sont liés en botte, séchés sur le champ même et enfin portés à la maison et serrés sur des étagères au dessus du foyer. Basée sur cette agriculture entièrement tributaire des conditions naturelles, la vie des Pà Thèn était précaire et dominée par des pratiques superstitieuses, Cependant, depuis quelques dizaines d'années, les Pà Thèn se sont sédentarisés, Ils pratiquent aujourd'hui la culture intensive et élèvent des vo1aiIles et des animaux domestiques, Les bovidés élevés autrefois uniquement pour leur viande servent maintenant comme force de trait. Pour améliorer leur quotidien, les Pà Thèn pratiquent la chasse, la pêche ou la cueillette des produits forestiers dans les moments de loisir. Les femmes Pà Thèn sont par tradition de bonnes tisserandes. Leurs tissus sont très recherchés par les commerçants et servent d’article d’échange avec les ethnies voisines. Les hommes sont habiles à fabriquer des objets ménagers en bambou et en rotin. • Vie familiale et sociale: La société Pà Thèn a atteint le stade de différenciation en classes. Sous le régime colonial français , les Pà Thèn étaient gouvernés parun chef originaire d'une autre ethnie. Aujourd'hui, ils sont maîtres de leur village et sont administrés par des autorités Pà Thèn auxquelles incombe aussi la gestion économique, sociale, culturelle, Dans chaque village, il y a en général plusieurs lignages dont l'un prédomine: celui sans doute qui a participé à la formation du village. Les Pà Thèn considèrent comme des descendants de huit anciens clans, d'où le nom de Pà Thèn qu'ils se donnent et qui signifie "8 clans". En réalité, le nombre actuel des familles est beaucoup plus grand. Les Vestiges de la consanguinité et du totémisme sont encore assez visibles dans les relations entre divers lignages Pà Thèn: entre membres d'un même lignage, le mariage est interdit et en outre dans leur comportement les uns envers les autres , ils doivent observer un certain nombre de tabous. La famille Pà Thèn est la petite famille patrilinéaire, La monogamie est de règle chez les Pà Thèn. Après le mariage la femme habite chez le mari. Les enfants prennent le nom du père. C'est au fils aîné que revient l’héritage des parents. En cas de divorce, les enfants du couple restent sous la garde du père. La femme divorcée doit revenir chez ses parents les mains vides sauf quelques modiques effets personnels. Dans certains cas de plus en plus rares, le jeune époux doit vivre chez ses beaux-parents pendant 12 ans comme le prescrit une vieille coutume. Mais au bout de 6 ans, avec l'accord de sa belle-famille, il peut rentrer chez lui moyennant un dédommagement symbolique. Les Pà Thèn ne donnent pas de nom à l'enfant qui vient de naître mais l'appellent par un adjectif numéral correspondant à son rang dans la famille. Quand il atteint sa majorité, il reçoit un vrai nom au cours d'une cérémonie de présentation aux - ancêtres. Ce vestige de l'antique rite d'initiation n'est cependant applicable qu'aux enfants mâles. Les Pà Thèn, croient que chaque personne possède 12 âmes, c'est pourquoi au moment de mettre le corps en bière, ils tapissent le cercueil fait d'un tronc d'arbre évidé de 12 mesures de riz grillé et y déposent 12 bols de grès renversés. • Vie spirituelle: Sans compter le culte des ancêtres, les croyances agricoles primitives constituent l'expression la plus marquante de la vie spirituelle et culturelle des Pà Thèn. Le culte de l'Eau et du Feu qui sont à l'origine des concepts mâle et femelle (Yin, Yang) laisse ici des vestiges encore bien distincts. La culture traditionnelle se traduit notamment dans le culte des ancêtres ou dans certains rites et cérémonies. Sur l'autel de chaque famille se trouve en permanence un bol d'eau bien couvert -à côté d'un vase de baguettes d'encens. Devant l'autel, on colle un papier rouge sur lequel sont dessinés des épis de riz, fleurs et animaux qui doivent symboliser l'âme du riz, _l'âme des végétaux et des animaux auxquelles on rend un culte. Avant de s'installer dans une maison nouvelle, le chef de la famille apporte un peu de cendres venant du foyer de l'ancienne demeure, l'autel des ancêtres et un certain nombre d'objets de caractère symbolique comme le riz, le maïs et les animaux domestiques ... Avant les semailles, est organisée une cérémonie dédiée au génie du sol et selon le cycle de production, la cérémonie du riz nouveau est célébrée chaque année. Parmi les offrandes, on note, en plus du riz gluant coloré, des courges et des courgettes, des légumes et des tubercules trouvés dans les forêts. Un vestige des rites relatifs à des croyances agricoles primitives. Les Pà Thèn ont conservé un fonds culturel oral. Des chansons populaires lyriques, les chants alternés pà dung, semblables au hât vi des Viet, qu'on peut toujours entendre dans les cérémonies de mariage ou autres grandes occasions. Les contes relatant l'émigration des ancêtres pàthén, les légendes et les fables que retient encore la mémoire populaire dénotent les relations étroites et les échanges culturels entre les Pà Thèn d'une part, et les Dao et Tày d'autre part au cours de l'histoire . L'art populaire pà thèn est réaliste, évoquant la nature, les instruments aratoires ou le mode de vie; les motif\ sont reproduits de manière vivante dans les broderies qui ornent le costume féminin. Les ethnies minoritaires du vietnam THEGIOI Hanoi 1993
Doc.Bedel
OL Oliviersapa Regular ·
De visage j'aurai plutot penche pour une ethnie du groupe H'mong-Mien. Voire meme franchement un sous-groupe de l'ethnie Mien (Yao.)
AB Abalone Globetrotter ·
La photo ne représenterait elle pas des "Phu La " ?

Les Phu La ont des costumes avec un col carré🙂
http://www.maison-chance.org/

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DO DocBedel Regular ·
Pour OLIVIERSAPA & ABALONE

Aux spécialistes : pouvez vous m'identifier l'ethnie de ces photos (Marché de Lung Phin 2009) ?
Doc.Bedel
DO DocBedel Regular ·
Pour OLIVIERSAPA & ABALONE

BIS Aux spécialistes : pouvez vous m'identifier l'ethnie de ces photos avec cette étrange coiffe métallique ? SAPA & TAM DUONG 2009
Doc.Bedel
AB Abalone Globetrotter ·
pouvez vous m'identifier l'ethnie de ces photos avec cette étrange coiffe métallique ?

C'est l'ethnie Lu (le u comporte un accent d'interrogation sur la deuxième branche montante et un point en dessous de u).

Les Lu sont localisés dans les districts de Phong Thô et Sìn Hô à Lai Châu.

Agriculteurs de métier, mais le tissage fait partie de leur activité secondaire.

PS: les autres photos ne sont pas de face, difficile de voir comment sont les formes des cols, le boutonnage de la veste...

Quant à la photo de la journaliste, je me demande si ce ne sont pas des Giáy tout simplement.
http://www.maison-chance.org/

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LA Larsay Globetrotter ·
Oh la la, nous avons le meme livre, tres bien fait d'ailleurs !

Je n'avais pas trop lu cet article. Effectivement, c'est à se demander si la personne qui a ecrit cela y a mis les pieds : montagnes inaccessibles -je n'en connais pas ici- , une poignee de minorites -alors qu'il n'y a que ça - miracle ethnologique -il n'y a pas de miracles, ils y sont depuis des siècles, bien protégés par leurs montagnes- et c'est demain la veille qu'il va y avoir des danses folkloriques pour touristes dans les villages des h'mongs noirs du col de Ma Pi Leng, bien qu'avec les TO viets et autres, on peut s'attendre à tout pour faire cracher les gogos (il n'y a qu'à voir le spectacle minable "garanti" aux rares petits groupes qui s'aventurent à Bac Ha en y passant une nuit : un feu de bois dans la cour de l'hotel, de la musique enregistrée et passée dans un haut-parleur déglingué, avec 2 viets qui tapent la mesure sur une jante de roue pour le "rythme", et des soi-disant danses de h'mongs fleurs meme pas en costume tribal 'et je ne suis meme pas sûr que ce soient des h'mongs !!!!). C'est bien du sensationalisme de journalistes.

Ceci dit, au moins, l'émission a au moins le mérite d'expliquer -mal mais c'est mieux que rien- l'extraordinaire richesse ehtnologique de la Haute Region. C'est mieux que de parler de Sapa ou de la baie d'Halong, ou de seriner une fois de plus les beautés de la Thailande !!!!!
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
32 321 Veteran ·
Aux spécialistes : pouvez vous m'identifier l'ethnie de ces photos (Marché de Lung Phin 2009) ?

Salut Doc',

Je ne suis pas spécialiste et je n'ai jamais mis les pieds au Vietnam mais les "blouses" de ces femmes sont vraiment similaires à celles des femmes Hô de l'extrême nord Laos (dans la province de Pongsaly).

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
32 321 Veteran ·
Re,

Toujours pas plus spécialiste que tout à l'heure mais là il n'y a pas de doute : les liserés des cols, les "cravates" de fils de soie rose fuchsia ainsi que leur attache de métal et les boucles d'oreilles sont des caractéristiques exclusives des groupes Yao.

Le "problème" est qu'il existe des dizaines de groupes Yao différents. Ils sont très nombreux en Chine (provinces du Guangxi principalement, et aussi le sud du Quizhou). Les coiffes puis d'autres parties des costumes diffèrent alors parfois énormément d'un groupe à l'autre.

A + 321
200 jours à pied, seul, sans guide, aux confins du Laos : CLIC
DO DocBedel Regular ·
A 321

J'aurai bien tendance à aller dans ton sens au vu de 2 autres photos Les bijoux sont bien semblables La coiffe aussi le col ainsi que la "cravate" fuchsia

A ABALONE Ces dames ont été photographiées prés de TAM DUONG (actuel) (ex :BINH LU) c'est à dire plus à l'est de LAI CHAU (actuel) (ex: TAM DUONG) et non pas du coté de Phong To et de Sin Ho. Notre guide les identifiais comme "DZAO à Sapèques" Ils habitaient dans des "fermes" isolées les unes des autres et pas en villages Cultivateurs de riz en rizières en terrasses. Par ailleurs au nord de LAI CHAU (actuel), nous étions allés dans un village THAÏ LU (j'ai pas les accents vietnamiens) au costume très différent : voir la 3e photo

j'aimerais bien avoir l'avis de OLIVIERSAPA.
Doc.Bedel
AB Abalone Globetrotter ·
Ces dames ont été photographiées prés de TAM DUONG (actuel) (ex :BINH LU) c'est à dire plus à l'est de LAI CHAU (actuel) (ex: TAM DUONG) et non pas du coté de Phong To et de Sin Ho.

Elles habitent aussi à Tam Duong où il y a une école où leurs enfants fréquentent et aussi à Dien Bien Phu🙂
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OL Oliviersapa Regular ·
Hello :-)

Je ne suis pas sur de la 1ere et 3eme photo mais pour la seconde ce sont des Kim Mun Lantien Shanzi Yao (d'apres l'excellent livre de Jess G. Pourret.) Ils vivent dans la province de Ha Giang.
OL Oliviersapa Regular ·
Ici ce sont les belles Kim Mun Lantien, generalement confondues avec les daos noirs... Qui habitent dans la meme province (Lai Chau.)
OL Oliviersapa Regular ·
1 et 2 : Kim Mun Lantien. 3 : Lu.

Voila pour l'avis de Oliviersapa ;-)
LA Larsay Globetrotter ·
Ici ce sont les belles Kim Mun Lantien

T'aurais pas leur numero de telephone par hasard ? 😏
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DO DocBedel Regular ·
Merci à oliviersapa

Effectivement ci-dessous voila ce que j'ai trouvé dans "Les ethnies minoritaires du vietnam THEGIOI Hanoi 1993" Je suppose que Dao Làn Tièn sont le même appellation que "Kim Mun Lantien" Le texte décrit des coiffes particulières mais pas identifiables à celles des photos.

Quand au livre de Jess G. Pourret, je serai curieux de lire ce qu'il écrit sur cette "minorité".

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Les ethnies minoritaires du vietnam THEGIOI Hanoi 1993

LES DAO

• Nom de l'ethnie: Dao. Autres noms: Man, Trai, Dông, Diu Mièn, Kièm Mièn, Kim Mùn • Groupuscules locaux: Dao Lô Gang, Dao DÔ (Dao rouge), Dao Tièn (Dao aux sapèques), Dao Làn Tièn, Dao Quàn Chet (Dao à pantalon serré), Dao Ào Daï (Dao à tunique), Dao Dai Bàn, Dao Côc Ngang, Dao Côc Mùn, Dao Tam Dào ... • Population: .474.000. • Langue: hmông-dao .Aire d'habitat: \cs provinces de la moyenne et haute région au Nord Vietnam. Les Dao occupent des terres à toute altitude et vivent en bons voisins avec d'autres ethnies, Hmông, Tày, Thai, Mlltlng, Viçt, Hoa ... La même ethnie est présente encore en Chine, en Thaïlande et au Laos. L'émigration des Dan à partir de leurs provinces d'origine de Fukien, Guangdong, Guangsi (Chine) s'effectue depuis le XIIIe Jusqu'au. XXe siècle. ' • Vie matérielle: Les Dao vivent dans des villages populeux ou se dispersent en petits hameaux isolés. Les cultivateurs des rizières irriguées ou ceux qui pratiquent la rotation des cultures sur brûlis déjà sédentarisés, forment des villages au flanc des collines ou au pied des montagnes près d'un point d’eau. Les habitations dao sont soit bâties à même le sol, soit sur pilotis, soit à moitié sur pilotis, à moitié bâtie sur le sol. La maison bâtie à même le sol semble être le modèle préféré des Dao, surtout les Dao sédentarisés qui y trouvent une place appropriée au culte de Bàn Vuong, ancêtre des Dao. La maison sur pilotis est aussi fréquente chez les Dao sédentarisés qui pratiquent la riziculture irriguée et vivent dans voisinage des Tày, Nùng et Viet. Ou encore chez les groupuscules "Tunique verte", "Tunique longue", San Chi (Bâc Can[1]) (1) qui pourtant pratiquent la culture sur brûlis. La maison moitié sur pilotis - moitié bâtie sur le sol a fait son apparition dans les hameaux des Dao itinérants. Elle est construite au flanc de montagne à pente raide, et grâce aux pilotis on n'est pas obligé d'aplanir de sol. La technique d'assemblage de la charpente est rudimentaire, les pièces étant liées les unes aux autres par des lianes. La disposition intérieure suit un ordre commun. Au fond de la travée principale, on aménage un petit compartiment où sont rangées les jarres d'alcool et de viande marinée grâce à une cloison placée à quelque distance de la paroi postérieure. Devant cette cloison, on dresse l'autel des ancêtres. Ce détail ne se rencontre chez aucune autre ethnie vivant au Nord Vietnam. Le costume masculin dao est le même pour tous les groupuscules. Un pantalon en cotonnade teinte à l'indigo, noué à la taille à l'aide d'une large ceinture en coton écru ou quelquefois teint à l'indigo. D'ordinaire, les Dao portent une veste courte, sur laquelle ils enfilent pour les grandes occasions une tunique qui descend jusqu'aux genoux, laquelle est teinte à l'indigo foncé et boutonnée sur le devant. Les cheveux sont relevés en chignon sur la nuque ou rasés sur le pourtour à l'exception d'une touffe au sommet de: la tête comme chez les Hmông. Les Dao portent souvent un long turban noué sur le devant.

En général, les femmes portent un pantalon et une longue tunique fendue sur le devant. Seules les femmes dao aux sapèques portent un pagne enroulé autour du corps. Pantalon ou pagne est également en coton indigo foncé. Les femmes dao à pantalon blanc, comme leur nom l'indique, portent le jour du mariage un pantalon blanc, noué à la ceinture et dont les jambes sont particulièrement étroites. Les femmes du groupe dao à pantalon serré portent des pantalons franchement collants. Sauf chez les Dao à tunique dont le pantalon est uniformément indigo, les bordures des pantalons dao décorés d'une bande de motifs. Le costume des femmes dao est caractérisé par une longue tunique ouverte sur la poitrine qu'elles recouvrent d'un cache-seins ou d'un sous-vêtement. Elles portent leur tunique avec les deux pans noués sur le devant ou serrés à la taille par une ceinture comme chez les Dao Làn Tièn. La tunique a un col genre officier et est teinte à l'indigo. Les femmes dao rouges brodent sur l'épaule de leur tunique le cachet de Bàn Vuong. A ce même endroit, les Dao aux sapèques fixent 7 ou 9 sapèques. La tunique des femmes dao à tunique verte est la plus longue et pourvue de manches flottantes, de poignets décorés d'une bande de tissu rouge. Les femmes dao se coiffent de diverses façons: cheveux longs enroulés autour de la tête comme chez les Dao rouges, cheveux partagés par une raie au milieu de la tête et relevés en chignon sur la nuque comme les Dao à pantalon blanc, les Dao à tunique, cheveux coupés courts et enduits de cire d'abeilles, comme chez les Dao aux sapèques, les Dao Lô Giang, les Dao à pantalon serré. Les Dao se promènent rarement tête nue. Les femmes portent un fichu indigo, à part les Dao aux sapèques, au Cao Bàng, Làng Son, Bac Thai, Hà Giang, Tuyên Quang, qui portent un turban blanc. En plus du turban, 1es Dao ont cou tu me de porter un chapeau de forme carrée, arrondie ou conique. L'armature du chapeau est constituée par des cheveux englués de cire ou des fibres de courges séchées cousus ensemble, le tout recouvert d'un carré brodé paré d'ornements en argent. Chez les Dao Làn Tièn, on remarque que les vieilles femmes portent un chapeau plat "discoïde". Chez les Dao rouges et Dao à pantalon blanc, seule la mariée porte un chapeau de forme conique. Chez les Dao aux sapèques, le chapeau n'est de rigueur que dans les cérémonies ou les grandes occasions, mais les Dao à tunique portent toujours un chapeau semblable à un boisseau. Le costume de tous les jours des femmes dao rouges comprend aussi un fichu rouge et l'ourlet supérieur de droite et de gauche de leur tunique est décoré de motifs floraux d'un rouge vif. , Le cache-seins des Dao rouges, Dao à pantalon serré ou des Dao à pantalon blanc est un plastron orné de motifs brodés sur lequel sont fixées en outre des parures d'argent. Les femmes des groupes Làn Tièn, Là Gang et des Dao rouges portent encore des jambières blanches; celles des Lô Gang sont décorées de motifs traditionnels. Les Dao, hommes et femmes, aiment se parer de bijoux en argent ou en bronze: bagues, boucles d'oreille, colliers, bracelets ...

[1].. Les San Chi de Bàc Can (prov. de Bàc Thâi) et de Bào Lac (prov. de Cao Bang) ne sont pas classés dans la communauté san chay, mais forment un groupuscule régional de l'ethnie dao.
Doc.Bedel
DO DocBedel Regular ·
Demande à OLIVIERSAPA car elles se promènent dans SAPA ......avec parfois un téléphone portable !
Doc.Bedel
MO Mong1 Globetrotter ·
Bonjour,

Voici un site où j'ai trouvé l'ethnie avec la coiffe en métal.

Il s'agirait d'une ethnie faisant partie des "H'mongs rouges"..... http://www.terragalleria.com/vietnam/picture.viet7854.html
DO DocBedel Regular ·
Effectivement l'image correspond mais pas l'attribution : Ce n'est pas une "H'mong rouge" il s'agit bien de DAO/Yao sans doute Làn Tièn. Bien que les Dao/Yao et H'mong parlent la même langue
Doc.Bedel
HA Hathuamica Regular ·
C est une Lanten 🙂

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