" Il est bien naturel que les gens d'ici n'en aient que pour les moteurs, les robinets, les hauts-parleurs et les commodités. En Turquie, ce sont surtout ces choses là qu'on vous montre, et qu'il faut bien apprendre à regader avec un oeil nouveau L'admirabke mosquée de bois où vous trouveriez justement ce que vous êtes venus chercher, ils ne penseront pas à la montrer, parce qu'on est moins sensible à ce que l'on a qu'à ce dont on manque. Ils manquent de technique; nous voudrions bien sortir de l'impasse dans laquelle trop de technique nous a conduit: cette sensibilité saturée par l'Informatique, cette Culture distraite, "au second degré". Nous comptons sur leurs recettes pour revivre, eux sur les nôtres, pour vivre. On se croise en chemin sans toujours se comprendre, et parfois le voyageur s'impatiente; mais il y a beaucop d'égoïsme dans cette impatience-là."
Petite précision: ce voyage a eu lieu dans les années 50...










