salut
eh oui, ce sujet m est venu a l esprit, j ai constate qu il n y avait, bizzarement, aucune discussion sur cet immense aventurier, un de mes preferes...
Alors voila, j aimerais avoir vos impressions, vos remarques sur son oeuvre, sa vie en general, des critiques...
hasta pronto
Si tu pouvais montrer l'exemple en nous parlant d'Henri de Monfreid, en nous disant qui il est, ce qu'il a fait etc.
Pour ma part, je n'ai fait que feuilleter ses bouquins et je n'ai jamais franchi le pas, sans doute en raison de leur nombre et de leur épaisseur sur étagères des librairies.
Les voyages améliorent les sages et empirent les sots.
Né en 1879, il est l un des plus grands aventuriers du debut du 20eme siecle...Il est l auteur d une soixantaine de bouquins qui retrace sa vie de son enfance dans les corbieres a sa vie dans la corne de l afrique...
Lasse par la vie francaise, il s echappe d abord en abyssinie avant, frustré par la mentalite coloniale, de commencer une vie hallucinante, entre piraterie, trafic d arme sur la mer rouge, transport de charras vers le nord, avec un credo:la liberte d agir...
Ses bouquins sont a lire, vraiment, pour qui est interresse par la litterature d'aventure: les secrets de la mer rouge, la croisiere du hashish, la poursuite du kaipan, lettres d abyssinie, lettres de la mer rouge....
Pour plus d info sur cet aventurier hors du commun, http://www.henrydemonfreid.com
mouais, çà à l'air pas mal vu comme çà.
J'ai pas lu Monfreid par contre j'ai lu Rimbaud, et plutôt 2 fois qu'une ! Et quand tu dis que Monfreid était l'ami de Rimbaud, çà colle pas trop. Parce que quand Arthur est mort, Monfreid avait 11 ans, un peu jeune pour nouer une amitié avec un type qui errait en Orient.
Les voyages améliorent les sages et empirent les sots.
merci et bravo Alban de présenter Henry de Monfreid sur ce forum
il symbolise l'esprit d'aventure et de liberté si précieux dans la démarche de tout voyageur.
J'ai juste une anectode à raconter sur lui. La soeur du grand père de mon épouse avait décidé
suite à une fortune de famille d'entâmer un tour du monde seule dans les années 30. Au grand désespoir de sa famille, elle a donc embarqué seule sur un paquebot à Marseille. Malheureusement les choses ont tourné court en Mer Rouge et sa famille n'a plus jamais reçu de ses nouvelles. Fou de douleur, son père a fini par rencontrer H de Monfreid et l'a mandaté pour enquêter sur la disparition de sa soeur dans l'espoir de la retrouver prisonnière dans une tribu. Il avait été très impressionné par le courage physique de l'homme qui disposait de nombreux réseaux dans les tribus de la mer rouge avec qui il trafiquait des armes.
Finalement la pauvre fille aurait été violée sur le bateau par des officiers de la cie maritime et jetée par dessus bord. Cette histoire et le procès de l'époque on fait l'objet d'un récit dans un ouvrage par H de Monfreid.
c'est vrai qu'il est dans la filliation de Rimbaud, une vie d'aventure, libre et dont la moralité se situe sur une autre échelle dans une vie d'érrance. Rimbaud avait été lui aussi trafiquant d'armes et avait flirté avec le trafic d'esclaves (ex entre autres, lettre où il demande à un ami de lui fournir un couple d'esclaves pour son usage domestique). H de monfreid possèdait aussi des fréquentations plus que douteuses dans certains ports comme Marseille qui se chargeait parfois de faire le ménage.
Enfin c'est certain, la vie d'un aventurier, d'un gd écrivain, d'un poète c'est autre chose que celle d'académicien!...
bien à toi
meci d avoir fait remonter le post...
Pas grand monde a l air de connaitre monfreid ici, ca m etonne ca...
on attend d autres reflexions, commentaires sur cet aventurier hors du commun...
Dans les années 1968 à 1975, une série d'épisodes télévisés fut consacrée à Henry de Monfreid, intitulés "Les Secrets de la Mer Rouge"...
L'acteur Pierre Massimi incarnait le héros dont on suivait les multiples aventures...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
salut
merci pour l info, tu ne sais pas par hasard si ces episodes se trouvent encore en cassette?
au pire, je peux peut etre me renseigner, je connais bien le petit fils d henry, alors si il y a moyen de mettre la main sur ces vieux films...
Bonjour à tous et bravo pour cette idée de discussion sur Monfreid.
Concernant la différence qu'il existe entre Monfreid et Rimbaud : Elle est phénoménale en tant qu'Homme.
Monfreid est un actif, intégré qui parle l'arabe et probablement de l'Afar et du Somali. Il connait la Mer Rouge et les Côtes Somalies mieux qu'aucun occidental ne les a jamais connues. Il traverse durant des semaines des territoires inhospitaliers dans des conditions où certaines personnes non habituées d'aujourd'hui mourraient en quelques heures. Il refuse les compromis, c'est un dur, "un pur" comme on dirait à Djibouti, qui inspire le respect des gens qu'il cotoie hors les hommes corrompus. Il déteste la faiblesse, ne demandant pas plus aux autres qu'il ne se demanderait à lui même. Jamais les 2 pieds dans le même sabot, il a choisit sa vie, il ne l'a pas subie et nous avons la chance qu'il nous ai légué son expérience à travers ses livres où beaucoup de choses sont vraies, même si elles nous parraissent incroyables. Si lui ne les avait pas écrites, qui l'aurait fait? Qui nous aurait décrit cette région comme lui l'a connue? Et surtout à cette époque? Personne! Car personne n'a fait ni connu ce qu'il a connu. C'est un aventurier, quoi!
Kessel que tout le monde connait de réputation comme un grand journaliste et écrivain voyageur a recherché Monfreid pour comprendre cette région. Les occidentaux de cette région était incapable de comprendre Monfreid car il ne connaissait ni les gens, ni le lieu où ils vivaient. Ils en profitaient seulement. Je suis convaincu que Rimbaud faisait parti de ces derniers : oisif, drogué, fêtard, subissant le climat et les gens, et n'ayant aucune notion du temps qui passe et de la vie qui s'enfuit : un poête, quoi! Tout le contraire de Monfreid.
salut
très bonne definition de Monfreid...Bien résumé, je partage entierement ta vision, pour un de ces intrepides (celui?)qui me font(fait) le plus rever...
Bonjour,
né dans la meme commune que Henry de Monfreid, Leucate, je suis passionné par le personnage...et bravo pour ce forum.Malheureusement Leucate ne possède pas de Musée alors qu'Henry est né et enterré sur la commune.Par contre, Ingrandes en pays Berrichon en possède un, petit, certes, mais présent et interressant.Henry est né à Leucate car sa grand mère avait acheté un "chateau" en pays catalan, Corneilla de conflent, pour que son fils Georges Daniel puisse "se changer" de l'air parisien.
Le médecin catalan qui soignait Georges Daniel à Corneilla lui prescrit des bains de mer....et Georges Daniel se retrouva à La Franqui à "l'hotel" de la famille Bertrand, laquelle famille avait entre autre, une fille Amélie......qui devint la femme de Georges Daniel et la mère d'Henry......
A bientot, Serge
Bonjour,
on peut trouver assez facilement des bouquins d'occase chez des bouquiniste, bien sur peut etre pas les éditions originales de Grasset..quoique?
On peut encore trouver un livre qui relate la vie d'henri de Monfreid en poche qui s'intitule le feu de Saint -Elme;il y a aussi un bouquin de georges Kessel ami de Henry qui relate certaines aventures de Monfreid dans fortune carré toujours en livre de poche.
Bonjour à tous.
Au sujet de livres de Monfreid, vous en trouvez d'occasions partout en versions originales: Ebay, Abebooks, Chapitre.com, Livre Rare Book, ... Actuellement, vous avez des soldes de livres de Monfreid à moins de 10€ sur Chapitre.com avec une livraison à 1€.
Vous avez tout les prix mais je vous conseille de ne pas acheter au dessus de 10€ plus le transport pour les plus courants, 20€ pour les moins courants, sauf lorsqu'il s'agit de livre avec signature de l'auteur ou numéroté. Prenez les dans les éditions avant 1945 si vous souhaitez voir les photos que Monfreid prenait lors de ses périples.
Cliquez sur http://www.henrydemonfreid.com/Passions/Ecriture/Bibliographie.html pour connaître son oeuvre.
Bonne lecture et à bientôt.
Je suis un très mauvais lecteur je ne lis que très rarement et pourtant j'ai lu tous les Henry de Monfreid (ou presque). quee dis je les ai dévoré. En fait je regrette que l'on ne puisse plus vivre comme lui de nos jour. Pour moi c'est un des derniers grand aventurier.
Et le livre "Les secrets de la mer rouge" par Henry de Monfreid est épuisé.
Il reste les bibliothèques... Mais il est vrai qu'on aimerait posséder les livres de Monfreid et non pas se contenter de les emprunter. Je suis en train de relire les "Aventures en Mer Rouge". Quel régal... Vivement qu'un éditeur pense à en lancer une nouvelle impression!
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
J'ai lu les livres d'aventures de Monfreid quand j'étais adolescent et ils m'ont fait complètement partir.
C'est pourquoi je n'ai pas envie de les relire, par crainte d'être déçu.
Oui, j'en ai moi aussi lu quelques-uns lorsque j'étais bien plus jeune.
Mais peut-être qu'à l'âge adulte ils apportent davantage du côté de la dimension de l'homme plutôt que du côté de l'évasion...
C'est le cas pour ce qui me regarde![:)]
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
J'ai bien aimé lire ton anecdote.
Est-ce que cette histoire familiale t'a poussé à dévorer les livres de Monfreid?
Tout à l'heure, à la discothèque de la bibliothèque je suis tombée par hasard sur un CD, enregistré en 1965, de chansons de marins Bretons interprétées par Monfreid. Le gaillard avait alors 86 ans.
Je suis en train de l'écouter; c'est amusant sans plus. Curieusement, la voix est de style radiophonique de la fin des années quarante.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
A vrai dire non, à part les très classiques secrets de la mer Rouge.
Ma femme a une connaisance plus approfondie de l'oeuvre de H. de Monfreid
elle possède une correspondance privée entre son grand père et l'écrivain aventurier ainsi qu'une aquarelle de style naif des paysages de cette région.
J'imagine que tout est contenu dans son oeuvre écrite. Une biographie et -mieux encore - une correspondance privée n'en livreront que des ponctuations, à la saveur certes fort privilégiée.
Comme dit plus haut, pour ce qui me concerne c'est la dimension de l'être humain qui est intéressante au travers d'une oeuvre.
L'introspection à velléité d'universalisme (sous couvert ou non de fiction) semblerait actuellement très à la mode et à destination d'un possible chemin de vie. Mais elle ne résiste pas à l'épreuve d'une des ces personnes qui ont livré bien plus d'elles-mêmes en racontant - ou examinant à la loupe de l'entomologiste - des anecdotes de vie courante, tout simplement.
Le "j'voudrais ben mais j'peux point!" semble présider à bien des écrits actuels!
Le résultat en est une supercherie.
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Pour ceux qui ne connaissent pas, j'ai trouvé cette note:
"Les grandes aventures d'Henry de Monfreid"
Grasset Editeur
Préface du livre
Que reste-t-il d'un aventurier une fois disparu? Rien, ou si peu… Que reste-t-il de l'odeur de poudre ou de toutes ses actions?
On ne retrouve souvent de ses folles audaces qu'une collection poussiéreuse de masques ou de flèches empoisonnées, quelques vieilles pièces de monnaie, un petit paquet de lettres griffonnées à la va-vite, trois photos et dans le meilleur des cas, une histoire racontée au coin du feu ou le témoignage d'un compagnon d'infortune.
Pierre Mac Orlan qui analyse le phénomène ne s'y trompe pas. Son Petit manuel du parfait aventurier décrit cet être étrange dans sa grande nudité. Il le radiographie méthodiquement et sans ménagement. Qu'on en juge : jeune, il a du " mépris pour les choses de l'art et les livres (avec une) grande admiration pour les imbéciles de l'âge du futur aventurier ". Viendront rapidement les " gémissements de toute la famille (…) ". Que dire de la suite qu'on pressent face à un homme dont " les traits essentiels sont : l'absence totale d'imagination et de sensibilité. " ?
C'est à se demander si toute cette énergie aventurière dépensée contre vents et marées à poursuivre une chimère - la fortune ? - a un sens, car notre analyste affirme qu ’ " il est nécessaire d'établir comme une loi que l'aventure n'existe pas. Elle est dans l'esprit de celui qui la poursuit (…) ". Les vies d'aventurier passent donc en général " à la trappe ". Si personne n'est là pour les attester ou les romancer, qui s'en souciera ?
Rimbaud lui-même, aventurier près du tiers de sa courte vie, n'a ramené d'Abyssinie que des lettres désabusées et un bas rempli d'or qui l'a rapidement tué.
Il y a pourtant une exception : Henry de Monfreid.
Après une jeunesse rebelle et libre, un échec à Centrale et divers métiers pratiqués sans passion (vendeur de café, ingénieur chimiste chez Maggi ou chauffeur de maître), le voilà tout à coup écœuré de lui-même et de la vie médiocre qu'il mène en France. Se relevant tout juste d'une grave maladie, il embarque sur l'Oxus qui fait escale à Djibouti en août 1911 pour aller faire fortune sous d'autres cieux, en l'occurrence en Abyssinie. Dans le contexte d'expansion coloniale de l'époque, il n’y avait rien de plus banal ? Bien d'autres sont partis au même moment en Indochine, à Madagascar ou en Afrique du Nord pour tenter une nouvelle vie ! À 32 ans Henry de Monfreid, lui, découvre la vie libre, celle qui lui convient enfin.
Joseph Kessel qui ne se trompait guère en matière d'homme avouera en 1933, vingt ans plus tard : " j'avais très peur en me rendant chez Monfreid. Peur de l'objet de ma rêverie, pour l'image de lui qu'il allait peut-être ruiner ". Il ne fut pas déçu. Ni par l'homme, ni par le voyage qu'ils firent ensemble à ce moment-là, encore moins par l'amitié qui allait les lier pour longtemps. Où donc est-elle cette différence qui fait de Monfreid un aventurier pas comme les autres ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Monfreid est un artiste, dimension inattendue faisant de lui un être unique parmi ces confrères. Au début il l'ignorait ou la refusait, tout à son action et à ses rêves de fortune. Mais a-t-on déjà vu un aventurier planter son chevalet entre deux livraisons d'armes (ou de haschich) et sortir sa boîte d'aquarelle ? En a-t-on déjà vu faire des pieds et des mains pour faire venir son piano au fin fond de l'Afrique, à dos de mulet?
En bon fils de famille, il donnait aussi régulièrement des nouvelles, écrivant quantité de lettres. Peu à peu les attraits de sa vie en brousse ou de ses courses en mer les transformèrent en journal de route, puis en journal de bord détaillé. Cela dura des années à raison de deux lettres par semaine, quelquefois plus !
En France, on lisait avidement tous ces écrits, on se les passait entre amis, on les commentait, on les admirait et on les rangeait soigneusement.
Mais que d'angoisses pour les siens ! Armgart, sa femme, confie à son journal : " (…) Comprendras-tu la tristesse d'une femme qui t'aime et qui t'attend, qui prend une laine blanche, une mouette, un rien du tout, pour la mâture de ton bateau, qui voudrait voler sur la pointe du Ras Bir, pour voir si tu n'es pas derrière, en vue ! (…) Comment ai-je fait pour garder là mon courage ? Comme une petite fille, j'ai tant de fois marmotté cette prière, ce vœu insensé : " Bon Dieu, laisse le revenir mon mari, cette fois encore, cette fois seulement ! " Comme si je lui abandonnais son âme ensuite et il est revenu, du large, là, en face de ma maison, et c'était moi qui le voyais la première, vent arrière, les voiles pleines de vent d'est ".
Lorsque Kessel découvrit la vie fabuleuse de Monfreid lors de leur rencontre à Paris, il prit conscience de la richesse de ces premiers écrits, et il réussit à le convaincre d'en faire lui-même un livre. C'est à ce moment-là, sans y croire un seul instant au début, qu'Henry de Monfreid devint à 52 ans un écrivain. Mais il ne le devint pas seul.
Quelqu'un qui l'aimait sans relâche depuis des années veillait dans l'ombre et corrigeait patiemment son style, ses fautes et ses trop grandes facilités d'écriture, malgré les orages que cela pouvait provoquer. Et il y en avait ! C'était sa bonne étoile : son épouse Armgart, en qui il croyait profondément. Déjà, bien avant d'intervenir sur son écriture, c'était elle qui canalisait son diable d'homme en sachant exactement comment le prendre pour lui éviter d'aller trop loin.
Exubérance dans l'action, parfums d'Orient, embruns, tempêtes et coups d'audace incroyable ont été rassemblés en un gros volume pour former le plus fort de ses textes. Ceux où l'action, le rêve, l'amour et l'écriture ne font plus qu'un. De quoi découvrir et partager ce vent de liberté si cher au cœur des vrais aventuriers.
Guillaume de Monfreid"
Egalement, la bio de Daniel Grandclément: " L'incroyable Henry de Monfreid".
Je viens de trouver cette discussion et souhaite rajouter une mise a jour. La Bibliotheque Nationale de France vient d'inaugurer une exposition sur Henry de Monfreid avec une partie de sa correspondance:
http://www.valeursactuelles.com/culture/actualit%25C3%25A9s/monfreid-homme-libre20110317.html
Trouver les livres devrait etre plus facile maintenant. Les editions de poche avec illustrations de Corto Maltese sont disponibles neufs sur les sites classiques de vente de livres. Mon prefere est "A la poursuite du Kaipan" mais j'aime aussi beaucoup "Abdi l'homme a la main coupee." Pour les films de television, la deuxieme saison avec Massini (1975) est disponible en DVD: http://www.amazon.fr/secrets-Mer-Rouge-Coffret-DVD/dp/B000GUJX16/ref=sr_1_17?ie=UTF8&qid=1300918407&sr=8-17
Malheureusement pas la premiere saison de 1968.
Ca m'a donne envie de les relire toute cette discussion. Merci a celui qui l'a commencee.