Criminalité et délinquance
C'est traditionnellement le problème dans plusieurs pays d'Amérique Centrale.
Au
Mexique, le crime organisé et la guerre des cartels de la drogue fait chaque année plusieurs milliers de morts. Même si le visiteur n'est pas visé, mieux vaut cependant faire attention si on voyage dans la partie nord du pays qui est la plus concernée. Par contre, en tant que touriste, on peut être confronté à la délinquance "traditionnelle" qui sévit dans nombre d'endroits du pays et particulièrement les grandes villes. Braquages, vols à la tire, arnaques et escroqueries diverses, voire même attaques de bus ou de véhicules particuliers sont assez fréquents.
Ailleurs le
Guatemala (la capitale et les environs du lac Atitlan notamment), l'
El Salvador et surtout le
Honduras (un peu partout), le
Panama (Colon, la région du Darien) présentent aussi leurs lots de risques. À cela on pourrait ajouter à la limite les gares routières et les aéroports très prisés des voleurs.
Dans un autre domaine attention à la circulation dès lors qu'on a choisi de se déplacer avec son véhicule. À ce sujet, abstenez‑vous de circuler de nuit hors agglomération, n'hésitez pas en ville à rouler avec les portières et vitres fermées, utilisez toujours les parkings gardés et ne laissez aucun bien visible à l'intérieur du véhicule.
Si pendant très longtemps l'Amérique Centrale a dû faire face à de violents conflits internes, les choses sont maintenant terminées depuis plusieurs années. Seules exceptions (et encore) les Chiapas au
Mexique où l'Armée zapatiste de libération nationale (
EZLN
) lutte toujours contre le gouvernement pour le droit des indiens, et accessoirement le Darien au
Panama qui abrite parfois des bandes de paramilitaires ou trafiquants colombiens. Cela dit, les "risques politiques" en Amérique Centrale demeurent très limités pour le voyageur, surtout comparés aux problèmes sanitaires et avant tout de délinquance que connait la région.
Les cyclones le long des côtes Caraïbes (mai à novembre) et les risques sismiques importants dans nombre d'endroits sont les deux gros dangers naturels auxquels on peut être confronté en Amérique Centrale. À cela on pourrait ajouter des volcans toujours en activité (Costa‑Rica, Nicaragua...) plus des inondations et glissements de terrains récurrents dans certaines zones montagneuses en période de pluies. Dans une moindre mesure, il faut savoir que certaines côtes sont soumises à de forts courants rendant la baignade dangereuse.
Dans un autre domaine, même s'il existe diverses espèces d'animaux venimeux, les risques de rencontres sont faibles. À la limite on a plus à craindre des chiens errants porteurs de la rage et surtout des moustiques véhiculant le paludisme ou la dengue.