Entre mer et montagne, entre écologie et marketing (Costa Rica) Vaikeaiti · 11 février 2019 à 5:12 · 78 photos 34 messages · 19 participants · 8 530 affichages | | | | 11 février 2019 à 5:12 · Modifié le 20 mars 2019 à 14:22 Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 1 de 34 · Page 1 de 2 · 7 545 affichages · Partager INTRO
Nous nous sommes décidés, après moult tergiversations, à faire ce voyage au Costa Rica, repoussé depuis deux ou trois ans. Il a fallu un concours de circonstances, à savoir l' envie qu' a eu notre ami R., opérateur de tourisme à San Salvador, de tester la destination pour des clients et de nous proposer d'être ses cobayes, en quelque sorte, pour ce voyage inaugural. (il est venu par voie de terre du Salvador, via le Nicaragua). Et puis, le Costa Rica a une forte exposition touristique, ce qui n' est pas le cas de ses voisins, Panama ou Salvador ou Guatemala, ce qui, a priori, nous rebutait. C'est une destination tendance, très prisée des Américains et des Allemands en particulier, depuis des années. Les autorités costaricaines ont eu deux idées de génie. La première a été de déclarer en 1948 que le pays se passerait d'une armée, décision inédite qui a attiré l' attention sur ce petit pays et a enthousiasmé les pacifistes. Mais un pays sans armée est une pays qui solde sa souveraineté nationale. Le Costa Rica est sous la férule du grand frère nord-américain à qui il a confié sa destinée et qui, par exemple, contrôle et oriente l' agriculture du pays, et forcément influe sur sa politique étrangère. C'est cher payé.. La seconde a été de promouvoir le tourisme écologique qui attire les foules. Le Costa Rica n' a pas, comme ses voisins, de patrimoine monumental, archéologique ou architectural. Il a donc fallu trouver autre chose qui singulariserait le pays de façon pérenne. Les agents de tourisme à tous les échelons, sont dûment chapitrés, ils récitent une leçon, alors que les expressions ' Pura Vida ' et ' Todo Bien ' remplacent mécaniquement les formules de politesse habituelles. La première, marque de fabrique du tourisme local, veut tout dire et finit par ne rien vouloir dire. L' écologie est devenue un business lucratif qui permet de faire payer aux étrangers le prix fort pour visiter musées ou bâtiments anciens et iconiques tel le Théâtre National à San Jose, ou pour entrer dans les parcs nationaux, avec ou sans guide (prix fortement majoré avec guide). Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar. Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras : On ne prend pas le touriste ' gringo'' (ou assimilé = européen) pour un nigaud et une vache à lait. Certains trouveront que je polémique d'emblée, mais ils verront que j' ai su aussi trouver les mots pour apprécier ce que j' ai vu et éprouvé au Costa Rica. Ceci dit, la politique touristique demeure aberrante et injuste.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Le Costa Rica est le plus petit pays d' Amérique centrale après le Salvador et le Bélize. Il est situé au sud du Nicaragua et au nord du Panama, bordé par l' Océan Pacifique à l' ouest et par la Côte Caraïbe à l' est. Son relief montagneux est jeune et l' activité volcanique et sismique est intense. Une chaîne de montagnes et de volcans - qui appartient à la ceinture de feu du Pacifique - s'étire du nord au sud, de la cordillère de Guanacaste à la cordillère centrale à la cordillère de Talamanca au sud où se trouve le sommet culminant du Chirripo Grande. Au milieu de cette chaîne se trouve la Vallée Centrale, densément peuplée. Au centre, la capitale San Jose, dominée par les volcans Poas (2704m), Barva (2906 m), Turrialba (3328 m) et Irazu (3432 m). On n'oubliera pas les éruptions de l' Arenal au nord, volcan en activité ralentie actuellement mais potentiellement dangereux. Plus du quart du pays est constitué de parcs ou réserves nationaux, le premier parc ayant été créé en 1955. La protection de l' environnement est devenue cause nationale en 1970, avec des paradoxes dont je parlerai plus tard.
UN PEU D' HISTOIRE
Avant l' arrivée des Espagnols, le territoire était habité par trois tribus amérindiennes : les Chorotegas, descendants des Mayas et Aztèques venus du Mexique au 8ème siècle, les Borucas, installés sur la côte pacifique et originaires de Colombie, et enfin les Huetares sur la côte caraïbe, faisant partie des tribus amazoniennes. Christophe Colomb découvre officiellement le pays en 1502 et lui donne à tort le nom de Costa Rica, pensant qu'il regorgeait d'or. La colonisation espagnole se poursuit lentement au cours du 16ème siècle, alors que le Costa Rica devient en 1569 partie intégrante de la Capitainerie du Guatemala, elle même dans la vice-royauté du Mexique. Il faudra attendre presque deux siècles pour voir se construire des villes d'importance dont San Jose en 1737 et Alajuela, sa voisine, en 1782. Le Costa Rica, au départ peu rentable pour la monarchie espagnole et donc délaissé, s'enrichit peu à peu grâce à la culture du tabac à la fin du 18ème siècle ainsi qu'au 19 ème siècle. La domination de Cartago, en tant que première capitale du pays pendant deux siècles, disparait, au moment de l' indépendance, au profit de San Jose. Le pays diversifie son agriculture au profit du café, de la culture bananière, de celle de la canne à sucre, des palmeraies à huile, et depuis une cinquantaine d'années, de l' éco-tourisme. On notera - comme contradiction première - que les plantations de palmiers à huile aussi denses qu'en Indonésie et que l' on voit à perte de vue le long de la route côte pacifique (' Carretera Nacional Pacifica Fernandez ') appauvrissent et stérilisent les sols et vont à l' encontre de tout souci écologique. En outre, l' agriculture du pays utilise les pesticides nord-américains (la plupart sont interdits en Europe) pour améliorer la rentabilité aux dépens de la bonne santé des terres et des hommes. Plus positif : Un système d'aide sociale, un revenu minimum garanti et le droit de vote pour tous existent depuis 1948, également année de la disparition des forces armées, comme je l' ai dit précédemment.
FLORE ET FAUNE L' arbre iconique du Costa Rica est le guanacaste, la plante également emblématique étant une orchidée de couleur lilas, la Guaria Morada. On mentionnera aussi les colibris, les perroquets, aras et toucans, le grand papillon Morpho aux ailes bleues ainsi que le quetzal, oiseau très discret et difficile à voir malgré la couleur vert émeraude de sa longue queue (uniquement le mâle). Parmi les mammifères, les singes hurleurs, à face blanche ou singes- araignées, les singes capucins, les paresseux, les tapirs, pécaris et coatis, les pumas et jaguars.
ECOLOGIE
L' éco-tourisme tel que pratiqué au Costa Rica est depuis des décennies le fer de lance du tourisme local et plus généralement centre-américain, avec un succès certain, il faut le dire, car le CR est le pays le plus visité d' Amérique centrale, et il a une visibilité éco-touristique forte, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Le tourisme médical est aussi très en vogue en particulier chez les visiteurs nord-américains. Le pays est propre, les villes sont nettoyées et les trottoirs ou parcs publics ne sont pas jonchés de débris et de détritus comme ailleurs (excepté à Puntarenas cependant). Les poubelles ne débordent pas, et il n' y a pas d'odeurs nauséabondes de produits en décomposition. C 'est un succès incontestable, les Costaricains ont été sensibilisés à la cause écologique et au fait que le pays pourrait en retirer des bénéfices qui retomberaient sur tous. Et c'est ce qui se passe en effet. Beaucoup d'emplois ont été créés dans la sphère touristique. Les guides suivent une formation sérieuse dans laquelle un séjour à l' étranger (pays anglophone de préférence) est prévu. Cela aussi est appréciable et positif. Ensuite il y a des dérives d'un système qui n' est pas toujours aussi vertueux que cela. La ville de San Jose est la plus laide d' Amérique centrale, construite sans aucun souci de beauté, d'harmonie ou d'innovation architecturale. Un effort de ravalement serait souhaitable pour améliorer cette vitrine du pays. Que San Jose prenne exemple sur San Salvador ! La circulation y est infernale et source de pollution intense, ce qui ne va pas du tout dans le sens du message écologique officiel. Bref, il faudrait que les autorités se remettent un peu en question, clarifient le message et y rajoutent un peu d' éthique. L' exploitation financière - et outrancière - des touristes étrangers est inadmissible, dans quelque pays que ce soit, d'ailleurs.
DETAILS PRATIQUES
CLIMAT Nous avons eu un temps magnifique, chaud et humide en bord de mer, plus sec dans la Vallée Centrale, frais en altitude. La meilleure période pour visiter le Costa Rica, et plus généralement l' Amérique centrale, est de janvier à mars.
ARGENT La monnaie national est le colon : 600 colones pour 1 dollar environ. On utilise beaucoup le dollar américain pour les paiements, dans les hôtels par exemple ou les restaurants. Personnellement, j' avais emporté du liquide (en dollars exclusivement) pour éviter de trop utiliser la carte de crédit (placée systématiquement sur un sabot au CR, dont on sait qu'il écrase et abîme les cartes).
SECURITE Le Costa Rica est le pays le plus sur d' Amérique Centrale. On y circule librement sans tomber sur des barrages de police comme au Nicaragua par exemple. La police est très discrète, presque invisible, mais active pour traquer les trafiquants de drogue qui passent sur le territoire. Le trafic de drogue est une plaie qui touche tous ces pays d' Amérique centrale et latine, de la Colombie au sud au Mexique au nord, en passant par le Panama, le Costa Rica, le Salvador, le Nicaragua, le Honduras et le Bélize, ce dernier, ancien repaire de pirates, remportant peut-être la palme !
VOLS Air France a un vol direct au départ de Paris vers San Jose qui est, avec Panama City, la seule ville desservie par la compagnie tricolore. Pour d'autres destinations centro-américaines, il faut transiter par les Etats-Unis, Atlanta ou Miami. Iberia a une liaison vers toutes les capitales de la région via Madrid bien sur. Arrivant de Tahiti, nous avons voyagé de jour sur un vol AF entre Papeete et Los Angeles le 27, puis, de nuit, entre Los Angeles et San Jose sur un vol Delta Airlines, compagnie associée dans Skyteam. Arrivée à 8 heures du matin le 28.
ROUTES Le réseau routier est passable, avec beaucoup de nids-de-poule, des plaques de mauvais goudron superposées et des pistes caillouteuses qui se présentent soudainement au détour d'un virage. C ' est, à mon avis, le plus mauvais réseau routier d' Amérique centrale. Rouler sur mauvaise piste ou route bosselée et trouée doit sans doute faire partie d'une expérience écologique vertueuse... La Panaméricaine qui traverse le pays par la Vallée Centrale est une route à deux voies (on imagine une 4 voies lisse et panoramique, mais non... !) en assez mauvais état et encombrée d'énormes camions. Seule la Route Nationale Pacifique a été refaite correctement. Beaucoup de pistes dans le parc national Monteverde. Si on loue une voiture, il faut privilégier un 4X4 de style Rav4 Toyota, très prisé ici, ou plus gros si nécessaire. Pas de GPS sinon sur téléphone personnel avec applications dédiées et signalisation déficiente ou inexistante en général. Surtout là où elle serait nécessaire ! Sortir d'une ville comme SJ, bloquée en permanence dans des embouteillages énormes, est une gageure ! Pas de radars fixes sur les bords de route. Nous sommes tombés sur un unique contrôle-radar de vitesse (radar mobile) entre Fortuna et San Carlos. De toute façon, il est difficile de dépasser le 60 km/h sur des routes bombées et encombrées, donc le problème ne se pose pas !
PREPARATION DU VOYAGE Nous avons utilisé le dernier guide du Costa Rica Petit Futé 2018 / 2019. Notre ami R. avait, quant à lui, le guide Lonely Planet. Je conseille la carte routière du Costa Rica de marque IGN. C 'est la plus lisible.
NOTRE VOYAGE 1er jour : 28 janvier Arrivée à San Jose. Notre ami Rémy (je vous renvoie à mon carnet sur le Salvador) nous attend avec un fourgon Nissan qu'il a loué à San Salvador et un chauffeur, Mario, reconverti avec bonheur de la police salvadorienne au tourisme. Dès que nous serons partis, il démarre un autre circuit avec 2 couples et 4 enfants, d'où la nécessité de disposer d'un véhicule de grande taille et non d'une voiture particulière. Nous allons directement à l' hôtel choisi pour la première nuit : l' EXE San Jose Center. Nous allons être surclassés d'office et nous réjouir d'avoir choisi cet hôtel idéalement situé au centre-ville.
San Jose est une ville quelconque et sans grâce d'un point de vue architectural. Elle manque d'esthétique et est construite de bric et de broc, avec quelques beaux bâtiments ici et là, qu'il faut chercher, par exemple dans le quartier Amon. Nous commençons par la visite du Marché Central. L' architecture de la halle est sans interêt, mais l' ambiance est sympathique. Les Ticas sont chaleureux et souriants. On vend de tout dans ce marché : des fruits et légumes, de la viande et du poisson, des poteries, des herbes médicinales, de la vaisselle... Les allées sont bordées de ' sodas ', à savoir des comptoirs rallongés avec tabourets hauts, où l'on peut se restaurer rapidement, en particulier du plat de base typique costaricain : riz, haricots rouges et morceaux de viande, ce que l'on appelle le ' gallo pinto '. Après le Marché, nous partons arpenter les rues piétonnes et les places qui s'enchaînent les unes aux autres, les plus excentrées étant les plus paisibles et les plus arborées aussi : Parque Central, Plaza de la Cultura (sur laquelle donne le Théâtre National), Parque Nacional (et sa statue du héros national Juan Santamaria), et, dans le barrio Amon au nord-est de la ville, le Parque Morazan (avec, en son centre, son kiosque à musique) ainsi que le Parque Espana et ses grands arbres remplis d'oiseaux. Il faut une bonne heure pour s'imprégner de l' atmosphère bon enfant de cette modeste capitale où, je le signale, on peut circuler en toute sécurité, et où l' on fait la queue avec discipline pour prendre le bus. Ce n' est pas forcément le cas ailleurs... Ensuite visite rapide à la Catedral Metropolitana, de construction récente car ne datant que du début du 20ème siècle, toute en pierres jaune pastel et colonnes anti-sismiques. Le Gran Hotel Costa Rica, hôtel haut de gamme central, est un bâtiment classique 18ème siècle entièrement restauré, coiffé d'une verrière esthétique et de belle facture. Cette réhabilitation réussie d'un bâtiment ancien pourra servir d'exemple dans la ville où demeurent quelques édifices d' intérêt.
Après les extérieurs, nous allons consacrer la fin de matinée et le début d'après-midi à deux édifices emblématiques de San Jose, le Théâtre National et le Musée de l'Or.
1 / Teatro Nacional C' est un bijou néo-classique. Il fut construit en 1891 - et inauguré en 1897- sous l' impulsion du Président de la République de l' époque, José Zeledón, avec des fonds en provenance d'une taxe spéciale prélevée sur les planteurs de café. Au départ, les autorités locales furent piquées par le refus d'une diva italienne, Adeline Patti, de se produire à San Jose, faute d'un endroit à la mesure de son talent. C' est un théâtre à l'italienne, sur le modèle de l' Opéra Garnier, avec marbres, dorures, cristaux et bois précieux. Il fut construit avec l' aide d'architectes, de sculpteurs et de peintres européens. L' une des plus belles pièces est le foyer, au plafond superbement décoré, tandis que l' escalier est agrémenté sur l'un de ses murs hauts, d'une fresque intitulée ' Alegoria del Cafe y el Banano ' du peintre milanais Aleardo Villa. Elle représente une scène portuaire dans laquelle se glissent des erreurs involontaires du peintre. Les plantations de café et bananeraies sont sur le même plan et en bord d'océan, ce qui est aberrant et impossible dans la réalité; le régime de bananes est porté non sur le dos mais dans les bras et à l' envers; enfin, les cueilleuses de café ont le type européen et sont vêtues et chapeautées à la sicilienne ou à la calabraise, comme dans les oliveraies ou les orangeraies du sud de l' Italie ! Bref, ce tableau, même infidèle à la réalité tropicale exubérante du pays est iconique. Il a été ré-utilisé sur un billet de banque de 5 colones pendant des décennies jusqu'à ce qu' on le supprime pour coût excessif de production, dépassant de loin la valeur monétaire du billet ! C'est, parait-il, un objet de collection très convoité et très cher désormais. Le théâtre a été endommagé par un tremblement de terre en 1992, mais a été impeccablement restauré depuis.
2 / Musée de l' Or
On considère que ce musée est le plus beau après celui de Bogota (Je vous renvoie à mon carnet sur la Colombie). Il ne contient pas seulement des objets d'orfèvrerie précolombienne superbes, mais aussi des poteries utilisées de façon cérémonielle, dans des chefferies très organisées et hiérarchisées socialement entre 300 avant JC et 800 après JC. On admirera aussi des poteries en argile soulignant le rôle primordial des femmes dans les sociétés indigènes en ce qui concernait la préservation des traditions orales et du savoir-faire artisanal. Les objets en or sont arrivés de la Colombie actuelle entre 0 et 500 ans après JC. Il y a aussi des objets en jade (dit jade social car non extrait sur le territoire costaricain) dont la possession était symbole de pouvoir et qui sont arrivés via la tradition Olmeca et plus tard la tradition Maya. Ces objets ont forme humaine, mais aussi animale : alligators, oiseaux, félins, crapauds, grenouilles. Le jade a précédé l' or en tant que symbole de pouvoir. Sont exposés aussi de magnifiques ornements de poitrine, de tête et d'oreilles qui reliaient au pouvoir et à la mort. Ils étaient portés par les chefs, les guerriers, les chamans. Il est passionnant de voir l' évolution au fil du temps de la valeur de l' or en tant que métal précieux : au départ, il a une valeur symbolique, puis sa valeur devient usuelle, puis esthétique, puis marchande et enfin patrimoniale. Aujourd'hui, il y a 8 communautés indigènes au Costa Rica : les Malecu, Chrotega, Huetar, Cabecar, Bribri, Broran, Brunka, Ngobe-Buglé. Elles vivent dans 24 territoires aborigènes et communiquent en 6 langues. Comme au Brésil ou ailleurs, elles sont confrontées au modernisme et à l' appropriation illégale de terres indigènes par les puissantes associations de planteurs et l' agrobusiness en général, parfois avec la complicité des autorités. Cela a été le cas dans le passé au CR.
3 / On peut aussi aller au Musée du Jade, inauguré en 2014, qui présente plus de 7000 pièces uniques, la plus importante collection du genre sur le continent latino-américain. Le jade est une pierre précieuse aux couleurs variées dont on pensait qu'il conférait des pouvoirs magiques. Il était utilisé lors des rites religieux des Amérindiens. La présentation des objets est pédagogique et interactive, destinée en priorité aux élèves et étudiants.
4 /. La Poste Centrale (ou ' Correo Central') C'est un bâtiment monumental, flanqué de tours, édifié par l' architecte Luis Llach entre 1914 et 1917. On en peut le manquer au détour d'une rue principale au centre de SJ. En fait, c'est le premier édifice imposant sur lequel on tombe quand on commence à marcher dans le centre-ville...
Fin d'une journée très chargée, surtout après un vol de nuit de plusieurs heures, et donc une nuit écourtée. Mais nous avons survécu... ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Vaikeaiti · 11 février 2019 à 9:57 · Modifié le 18 mars 2019 à 8:45 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 2 de 34 · Page 1 de 2 · 7 526 affichages · Partager SUITE DU CARNET
2eme jour : 29 janvier : San Jose / Jardin Botanique de Lankester / Site archéologique de Guayabo / Ujarras / Orosi
Départ matinal de l' hôtel et cap à l' est vers Cartago, ancienne capitale du pays. La ville actuelle, re-construite à la va-vite et à l' économie, ne brille pas par son audace ou son classicisme architectural. Autrefois, elle abritait des palais, églises baroques et demeures patriciennes magnifiques avant d' être détruite à trois reprises par le volcan Irazu, d'abord en 1723, puis en 1841, et enfin radicalement en 1910. C'est la raison pour laquelle elle perdit son titre de capitale au profit de San Jose en 1823, le site géographique de SJ étant moins exposé aux colères du volcan. C'était le berceau culturel du Costa Rica, et il ne reste plus rien, sauf les ruines de son ancienne église, Las Ruinas de la Parroquia. Pour la remplacer, et en faire un sanctuaire religieux et lieu de pélerinage, on a construit une autre église, la Basilica de Nuestra Senora de Los Angeles, sur le lieu où une jeune Amérindienne avait trouvé en 1635 une statue de la Vierge Noire (d'où son surnom, La Negrita). Elle est de style byzantin, avec des réminiscences romanes et gothiques, ornée de plusieurs sortes de bois précieux comme l' acajou. Abîmée lors du dernier séisme de 1926, elle fut reconstruite avec amour et ferveur. Le 2 août de chaque année, elle est la destination ultime de milliers de pèlerins venant de tout le pays, voire de pays limitrophes.
Nous revenons de 5 kms environ vers l' entrée de la ville sur la route qui relie Cartago à Paraiso pour visiter ensuite le Jardin Botanique Lankester, du nom d'un botaniste anglais, grand amateur et collectionneur d'orchidées, qui créa ce jardin en 1941 sur une superficie de 10 ha. Une serre particulière abrite justement plus de 800 espèces d'orchidées. Le jardin est parcouru de sentiers divers qui permettent de passer d'un jardin japonais (avec petit étang et maison typique) à une parcelle de forêt secondaire, puis à une plantation de palmiers ou de succulentes et de cactus - simples ou épiphytes - ou encore d'héliconias, oiseaux de paradis et arbres du voyageur. Egalement des bromélias (famille dont fait partie l' ananas) et des fougères dont certaines arborescentes (celles qui portent un rhizome sur une tige) et un bosquet dense de bambous. L' exploration de ce jardin constitue une excellente entrée en matière pour tout visiteur désireux de découvrir les grands parcs du pays. Le jardin est géré par l' Université du Costa Rica et sous son patronage exclusif. Pour ceux que les orchidées passionnent, voici deux sites dédiés httplankesteriana.ucr.ac.cr httpepidendra.org
Nous avons prévu de continuer vers le site pré-colombien de Guayabo, mais en sommes empêchés par des travaux de voirie à la sortie d'un village qui coupent la route pour un temps indéfini et ont créé en pleine nature un embouteillage inédit. Nous attendons une heure puis décidons de rebrousser chemin. Découvert à la fin du 19ème siècle, le site ne fut vraiment étudié et fouillé qu'à partir de 1968 sous la direction du grand archéologue Carlos Aguilar Piedra. Les fouilles - effectuées sur un dixième seulement de la superficie du site - n'ont pas, pour le moment, permis de faire sortir du sol des vestiges significatifs de cité amérindienne, seulement quelques soubassements et plateformes. On trouve aussi des rues pavées, un réseau d'aqueducs, des tombeaux. Il reste, de toute évidence, beaucoup à faire, et on peut s'étonner, que, contrairement à d'autres pays voisins comme le Salvador ou le Guatemala ou encore la Colombie, le gouvernement n' ait pas un plan ambitieux de restauration pour ce lieu unique dans le pays. Impossible de comparer ce site, en grande partie en friche, avec l' exceptionnel site pré-colombien de San Agustin en Colombie. Cependant, les fouilles effectuées sur une vingtaine d'hectares (sur 220 ha environ pour la totalité) ont été fructueuses puisque la plupart des objets exposés au Musée de l'Or à San Jose proviennent de ce site. Son essor est associé à l' an 1000 avant JC, et il fut occupé par une population estimée à 10.000 personnes de cette époque jusqu'en 1400 après JC, pendant environ 2500 ans donc. Et puis, mystérieusement, il fut abandonné par ses habitants. Certains évoquent une épidémie foudroyante et d'autres des guerres tribales fratricides.
Nous continuons vers Paraiso, petit village très ordinaire, mais qui dispose à sa sortie d' un vaste belvédère permettant d'embrasser du regard l'impressionnante vallée du fleuve Orosi ainsi que le petit village d' Ujarras. Ujarras non plus n' attire pas le regard, mais, dès que l'on a traversé le village, on tombe, au milieu d'une vallée- écrin verdoyante, sur un endroit de grande sérénité, de beauté et de romantisme : une église datant de la Conquista, en ruines et à ciel ouvert, Nuestra Señora de la Limpia Concepcion Del Rescate, édifiée de 1681 à 1693 sous l' administration du gouverneur espagnol Miguel Gomez de Lara et dont les anfractuosités sont occupées par des couples amoureux de perroquets verts, ceux que l' on appelle inséparables. L' église a été affectée par le tremblement de terre de 1822, est restée oubliée pendant des décennies mais a été consolidée en 1975. C 'est un endroit charmant et unique qui vaut largement la visite (gratuite, celle-ci, il faut en profiter...) et un lieu de promenade pour les habitants des villages avoisinants et même de San Jose. Il faisait un temps magnifique, comme pendant tout notre voyage d'ailleurs.
Nous reprenons la route pour notre étape du jour, Orosi. C'est une petite bourgade sans attrait particulier, mais agréable cependant et tranquille, où l' on visitera, face au terrain de football, une église coloniale, la plus ancienne du pays et toujours debout malgré les tremblements de terre, dont le maître-autel est doré à la feuille. Juste à côté, l' ancien couvent franciscain San Jose de Orosi, devenu musée religieux, construit en 1753 et dont les bois et piliers intérieurs sont magnifiques. il fut construit par un ordre mendiant, donc austère et recherchant la simplicité. Sa façade aux lignes épurées rappelle le style mission. On remarquera deux autels en bois du 18ème siècle flanquant le maître-autel, également sur les murs longitudinaux un chemin de croix composé de 14 huiles sur panneaux de style baroque populaire et signées du peintre espagnol Joseph de Ovalle. Dans un coin, peut-être le plus belle oeuvre d'inspiration religieuse, un magnifique Christ sur croix en bois clair veiné et patiné du 17ème siècle. On ne s'attend vraiment pas à voir un édifice ancien d'une telle qualité dans cette bourgade.
L' entrée est gratuite (les portes étaient grandes ouvertes), il y a un petit musée religieux vite visité mais intéressant. Les extérieurs sont tranquilles, mis à part les cris des oiseaux qui cherchent déjà un endroit pour la nuit dans les arbres environnants. Nous avions réservé à la pension Orosi Lodge, décevante et bien dans la ligne rustico-écolo-bobo et très / trop chère qui prévaut dans le tourisme local. A recommander en ville, en revanche, et pour se consoler d'un mauvais choix, le restaurant COTO (sur un côté de la place centrale) et une pizzeria de qualité, Il Giardino.
3ème jour : 30 janvier Orosi / Parque Los Quetzales / Playa Baru / Playa Dominical
Cap au sud vers la côte pacifique par la route panaméricaine précédemment mentionnée. On roule lentement, très lentement, la chaussée est mauvaise et encombrée. La route monte en altitude et on finit par se retrouver dans le nuage et à l' entrée du Parque Los Quetzales, constitué d' une forêt tropicale humide. Ce parc doit son nom au quetzal, oiseau emblématique qui a donné figure au dieu Quetzalcoatl, associé, sur plusieurs sculptures pré-colombiennes, au mythique serpent à plumes. l' empereur Montezuma portait un manteau fait de milliers de plumes rouges (celles du dos de l' oiseau mâle uniquement) en signe de puissance semi-divine. Pour nous, hélas, pas de quetzals, ni même de chant de quetzal dans les arbres, un chant aussi mélodieux que celui du rossignol. Ce parc était payant jusqu' à peu, mais il est redevenu gratuit car les visiteurs se plaignaient de ne rien voir et de payer quand même ! Compliqué de visiter un parc, car l' on n' est jamais sur de voir des animaux et des oiseaux. La gratuité est donc une bonne décision, raisonnable. Belle randonnée de deux heures +, agréable, tonifiante, mais sans le moindre mouvement dans les arbres (les quetzals) ni au sol (les tapirs). Il faut, dit-on, plutôt marcher le matin ou le soir, à l' aube et au crépuscule ou la nuit, sans forcément être plus chanceux... Alors !
Nous repartons pour un trajet de 70 kms environ, d'abord en grande descente vers la côte et le soleil, puis le long de la Route Nationale Pacifique Fernandez, rectiligne et bordée de plantations de palmiers à huile (avec leurs villages d'ouvriers typiques comme en Indonésie ou en Malaisie) et de canne à sucre, sur des kilomètres carrés. Pourquoi le Costa Rica, pays qui se veut vertueusement écologique, a-t-il permis cette mainmise de l' agrobusiness sur une telle superficie de terres à l'origine sauvages et couvertes de forêt secondaire ? Notre destination finale est Playa Dominical, une petite station balnéaire comme il en existe plusieurs le long de cette côte en remontant vers Jaco. La plage est immense, plate et longue, mais de sable gris et galets plats et pas entretenue. De quoi être déçu à nouveau...Personne ne se baigne. Nous nous installons dans un hôtel de vacances à 1km du centre, qui s' avérera être un bon choix. Il est 16 heures, nous allons profiter des installations de l' hôtel (en particulier une piscine rectangulaire de natation désertée par les résidents), du bungalow confortable et d'une excellent wi-fi. Les clients sont en majorité américains et allemands (venus en groupes) + quelques français.
4ème jour : 31 janvier Playa Dominical / Parque Hacienda Baru / Parque nacional Marino Ballena / Playa Dominical
Il ne nous faut que 15 mn pour rejoindre l' Hacienda Baru, le long du Rio du même nom, petit hôtel situé à l' entrée de notre premier parc visité, en fait un modeste refuge national de vie sauvage, initialement ancien ranch dédié à l' élevage et rendu par son propriétaire américain à la vie sauvage en 1979, pour permettre une restauration du milieu naturel, et en étudier les différentes étapes. C' est cette histoire singulière qui rend ce premier contact avec une réserve, redevenue naturelle sur une durée de 50 ans environ, particulièrement intéressant. Des arbres ont cependant été plantés pour permettre le développement d'un sous-bois, tandis que les corridors biologiques - ou haies vivantes - qui séparaient les pâturages ont servi de ponts stratégiques pour le passage des animaux et des oiseaux entre mangrove voisine, forêt primaire au loin (on entend les cris rauques des singes hurleurs) et la forêt secondaire nouvellement re-créée. C' était au départ une gageure, et puis c' est devenu avec le temps un vrai succès de reconquête écologique scrupuleuse car, contrairement au parc des quetzals, on voit des oiseaux et des mammifères, également des arbres endémiques comme le figuier étrangleur par exemple. Les singes capucins à épaules blanches sont l' espèce prédominante de la réserve, des singes intelligents qui ont été observés maniant des outils tels que marteau (pierre) ou enclume (rocher) pour briser des coquilles de noix dures. Les pumas et les boas sont leurs prédateurs naturels. On tombe sur des paresseux à deux et trois doigts, animaux d'une lenteur infinie qui, comme le koala australien, dorment jusqu'à 20 heures par jour et ne sont troublés par rien. On voit aussi des toucans de Swainson jaunes et noirs dotés d'un énorme bec qui les déséquilibre et les empêche de bien voler. Nous ne verrons pas de pécaris ni de félins, petits ou grands tels le jaguarondi qui, parait-il, traverse assez fréquemment les sentiers de randonnée. Nous avons fait cette randonnée de 2 heures 30 avec un guide et ne l' avons pas regretté, car il nous a fourni beaucoup d'explications passionnantes et nous a permis d'apercevoir des animaux ou oiseaux dans les arbres. Pas si facile quand on n' a pas l' habitude... Retour à l' Hacienda Baru qui est un petit hôtel disposé en bungalows à l' entrée même de la réserve. L' interêt d'y passer la nuit est que la balade du matin suivant ou de l' après-midi précédente est gratuite. Les tarifs étant élevés, cela vaut la peine d'y réfléchir ! Tarifs : 29 dollars US par personne avec guide et 15 dollars US sans guide.
Après un déjeuner rapide dans un établissement en bord de route, nous filons rapidement vers le Parque Nacional Marino Ballena, un parc marin agrémenté de belles plages sauvages de part et d'autre de la Pointe Uvita : Playa Ballena, Playa Uvita et Playa Hermosa. Comme nous sommes officiellement dans un parc protégé, il faut payer de nouveau pour accéder à la plage. Les trois plages nommées se succèdent en un long ruban de sable et de vagues écumeuses avec la forêt tropical luxuriante en arrière-plan. A la pointe Uvita, une sorte d'îlot, densément planté d'arbres dans lesquels une colonie d'aras rouges a élu domicile. On entend leurs cris perçants et on voit des éclairs rouges passer au dessus de nos têtes. On se baigne dans une eau chaude à 30°, un peu brassée et trouble au bord, ce qui empêche de voir ce qui peut se trouver à même le sable. Toujours un problème quand on ne connait pas une plage ! Et, en fait, il peut y avoir danger, car, dans l' heure qui suit notre arrivée, un jeune américain se fait piquer par une raie pastenague dont le dard est gros et dont la piqure est hyper-douloureuse. Il sera évacué rapidement par 4X4 spécialement envoyé sur la plage le chercher, mais rien n'indique à l' entrée de ce parc marin que la baignade est aux risques et périls des baigneurs. Il n' y a pas de surveillance de la baignade, de signalisation des courants marins sur cette partie de la côte, trop sauvage sans doute, contrairement à ce qu'indique très précisément l' ICT (ou Instituto Costarricense de Turismo) adaptation du programme ' Drapeau Bleu ' européen sous l' appellation locale ' La Bandera Azul Ecologica '. Et il semble que ce n' était pas la première fois...! Les raies grises ne sont pas dangereuses sauf si on pose le pied par inadvertance sur leur corps. Elles se défendent automatiquement. Dans le sable remué et sans visibilité, elles sont aussi aveugles que nous. Retour à Dominical en fin d'après-midi et seconde soirée au même hôtel. A signaler dans la rue centrale de Dominical, un restaurant excellent et qui ne paie pas de mine : le Maracatu. Choisir en priorité les plats de poissons, dont la salade de thon (Ensalada de Atun). Une superbe tranche de thon mi-cuit, avec des légumes. A ne pas rater. A ce propos, compter environ 15 dollars US ou son équivalent en 'colones' pour une belle assiette de viande / poisson avec légumes variés + un grand verre de jus de fruit frais. En dessert, du riz au lait, par exemple, parfumé au clou de girofle. Ou un dessert équivalent appelé ' Tres Leches ' : lait en poudre, lait normal, lait concentré sucré. (Un peu sucré tout de même !) On mange plutôt bien au Costa Rica comme les trois photos jointes à la dernière partie du carnet peuvent en témoigner. C'est, à mon avis, supérieur à la cuisine mexicaine courante, et on sert moins de produits frits. Beaucoup de riz, en revanche, souvent mélangé aux haricots noirs. Cela cale l' estomac....
Tarif d'entrée dans le parc : 18 dollars US par personne.
5ème jour : 1er février Parque Nacional Manuel Antonio + plages / Jaco
Ce parc emblématique illustre parfaitement jusqu'à l' absurde la dérive mercantile de l' éco-tourisme façon costaricaine. C'est posture et imposture ! Le parc est présenté comme un paradis terrestre et aquatique peuplé d'une faune exceptionnelle que l'on découvre tout au long de magnifiques sentiers aménagés. Rien de tel à l' arrivée. D'abord il faut payer cher le parking (5000 colones). Rémy veut bien faire les choses et décide de prendre un guide pour nous quatre, histoire de profiter d'un moment privilégié dans un endroit remarquable. Les tarifs sont élevés : 16 dollars US par personne + 60 dollars US pour un guide ! Nous passons les contrôles avec notre guide qui se hâte et en a profité- en douce - pour rajouter deux couples à notre groupe. On avance sans but ni stratégie - en avant, en arrière- le long de sentiers larges mais encombrés de groupes de touristes américains, allemands et français par centaines. Nous ne sommes pas 800, le maximum toléré par jour, mais au moins 400 / 500 ! La rumeur permanente des conversations et exclamations est telle qu' elle a chassé depuis le début de la matinée tous les animaux ou presque, à part les singes qui nous regardent fixement (comme si nous étions les animaux à surprendre et photographier !) et les paresseux qui, de toute façon, se fichent de tout. On verra deux biches naines à proximité d'un sentier balisé, dont le guide, nous prenant pour des imbéciles et des ignorants, nous certifiera que ce sont des faons temporairement abandonnés par leur mère, partie manger dans le sous-bois ! Comme si ce genre de comportement était possible dans le règne animal.... C 'est la consternation et la colère dans le groupe d'autant qu'une fois la randonnée terminée auprès d'une plage, notre guide nous fausse compagnie sans crier gare et nous laisse en plan devant une belle plage, certes, mais enfin... Est-ce une façon correcte de procéder ? Mauvaise expérience que cette visite au pas de charge dans le Parc Manuel Antonio que je vous conseille d'éviter. Notre ami Rémy ne compte pas y emmener ses clients du moment, il a été échaudé. En revanche, on peut aller admirer les courbes des belles plages sauvages sur fond de nature luxuriante (Playa Galardonada, Playa Espadilla Sur). Malheureusement, une fois encore, il est plus ou moins déconseillé de se baigner à cause des rouleaux, des rochers et des courants tourbillonnants en bord de plage, du moins si l'on est pas bon nageur. Il faudra payer pour avoir accès aux plages seulement aussi, hélas...
Nous reprenons la route en direction de Quepos d'abord, une ville sans interêt architectural particulier où nous déjeunons agréablement. Retenez cette adresse : El Gran Escape. Puis on file vers Jaco, sur une route qui, maintenant, est entourée de plantations de canne à sucre et d'ananas et aussi de bananes. On arrive rapidement à Jaco, petite station balnéaire peu attrayante, et dont la plage est de sable gris, pas du tout entretenue et polluée par la rivière qui se jette dans la mer au beau milieu de la plage. On peut se demander pourquoi la rivière est polluée et par quoi exactement...Peut-être les produits chimiques utilisés dans les plantations dans l' immédiat arrière-pays !!! On a vu beaucoup mieux comme station balnéaire naissante en Amérique centrale pour attirer touristes et surfeurs. Je pense spécialement à San Juan Del Sur au Nicaragua par exemple, qui fera fureur d'ici quelques années. Il y a quelques résidences en construction - dont une vilaine tour - où des appartements vue mer sont en vente à 500.000 dollars l'unité. On croit rêver ! Nuit à l' hôtel Ibiza, tendance faussement écolo et bling-bling, mais c'est dans l' air du temps au CR ! Petit déjeuner réduit à sa plus simple expression parce c' est le we ! Inédit comme explication !
6ème jour 2 février Jaco / Puntarenas / Ciruelas / Coyolar / Guacimal / Santa Elena / Reserva Biologica Monteverde
Départ pour l'intérieur du pays à nouveau en direction de la Réserve Biologique de Monteverde. Nous faisons une première halte d'une bonne heure à Puntarenas sur le trajet. La ville est à 50 kms environ de Jaco et en bord de mer également. Elle n' est pas terrible non plus... comme tant d'autres déjà traversées ! En tout cas, rien à voir avec la description donnée dans les dépliants touristiques, la présentant comme la Perle du Pacifique. Ecologie et hyperbole ! La route menant à Santa Elena (70 kms) grimpe doucement à travers une superbe nature où tous les verts de la création sautent aux yeux : collines, mamelons, petites vallées encaissées. Route étroite mais panoramique et tranquille jusqu'à ce que l' on tombe brutalement sur une piste poussiéreuse et caillouteuse au détour d'une courbe. Aïe ! Bon à savoir pour les automobilistes : les deux accès à Santa Elena comportent environ chacun 25 kms de piste un peu tôlée et agrémentée de nids-de-poule ! Arrivée à l' hôtel Monteverde Rustic Lodge et déjeuner en ville.
Nous allons ensuite rejoindre le Curi Cancha Refugio de Vida Silvestre, refuge biosphérique naturel qui fait partie de l'aire de conservation Arenal Tilaran. L' entrée du refuge se trouve à 1 km de la célèbre réserve de la forêt nuageuse de Monteverde. La partie supérieure est une forêt de nuages, la partie inférieure est plus sèche. Ce qui caractérise cette réserve est l' épiphytisme, à savoir la croissance de plantes diverses sur des arbres: lianes, cactus, orchidées, mousses, lichens, etc... Nous sommes censés voir des quetzals de nouveau, des toucans, des trogons, des singes, mais ne verront rien du tout à part une végétation dense et ces épiphytes qui restent une merveille de la nature tropicale en forêt nuageuse. Mais c'est tout de même maigre... La balade est assez sportive à cause de pentes assez abruptes et de l' humidité ambiante. Compter deux heures environ pour arpenter les différents sentiers. Tarif d'entrée dans la réserve : 22 dollars US par personne.
Retour à Santa Elena - qui a un petit air de station d'altitude - et dîner en ville. | | | À: Vaikeaiti · 12 février 2019 à 0:36 · Modifié le 18 mars 2019 à 8:54 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 3 de 34 · Page 1 de 2 · 7 480 affichages · Partager SUITE DU CARNET
7ème jour : 3 février : Monteverde - Tilaran - Aguacaste - Fortuna - Réserve naturelle Ecocentro Danaus
Environ 120 kms à parcourir pour rejoindre Fortuna. Il nous faudra presque 4 heures, en raison des bouts de piste, d'une circulation généralement lente et de travaux intempestifs qui bloquent la circulation. Rencontre avec une bande de coatis en bord de route, curieux et effrontés qui seraient bien montés dans la voiture... Incroyable ! La route serpente autour du lac Arenal et est très panoramique, ne serait-ce que parce que le volcan Arenal- avec son cône parfait - se voit de partout. C'est un lac de retenue, donc artificiel avec, à une extrémité, un barrage hydro-électrique qui fournit en électricité tout le nord du pays. On arrive à Fortuna (appelée aussi La Fortuna de San Carlos), une petite ville dédiée au tourisme (thermal en particulier) et qui a grandi au cours des 60 dernières années. Elle n' était au départ qu'un village tranquille. On ne s'en souviendra pas pour son architecture coloniale latino-américaine, mais elle n' est pas désagréable à vivre du tout. On y trouvera hôtels et restaurants pour toutes les bourses. Je recommande une excellente pizzeria / restaurant : Anch'Io. Les clients de l' hôtel San Bosco Inn (en ville) peuvent profiter d'un après-midi aux thermes du Volcano Resort en sortie de ville lors de leur séjour. C'est un établissement sans prétention mais très correct pour le prix (55 dollars avec pd) et vraiment à recommander pour les avantages proposés.
La Réserve écologique Ecocentro Danaus est située à quelques kilomètres de Fortuna. Elle est modeste par sa taille et le réseau de sentiers est vite parcouru. Ce qui est intéressant, comme dans la réserve Hacienda Baru, est son côté laboratoire pour une régénération naturelle de plantes et arbres et la recherche d'une biodiversité toujours plus riche. Nous allons y voir des petits oiseaux multicolores comme nulle part ailleurs et une famille entière de savacous (ou hérons à gros bec) autour de leurs nids, des hiboux à lunette, des tortues leatherback, des agoutis (' guatusas ' en espagnol), des paresseux (' perezosos '). Egalement une grande serre à papillons (ou ' mariposario ' en espagnol), qui abrite des dizaines d' exemplaires du fameux Morpho Peleides aux ailes bleues (en externe) C'est la communauté autochtone Maleku qui gère cette réserve. Les Maleku (appelés aussi Guatusos) sont l' un des plus petits groupes indigènes du CR. Ils vivent à 50 kms environ de la réserve dans le canton de San Rafael de Guatuso, province d' Alajuela, et ont conservé leurs caractéristiques physiques et expressions culturelles. Ils parlent espagnol et maleku. Ce sont des agriculteurs spécialisés dans la culture du cacao. Ils fabriquent des objets en bois de balsa, notamment des figures indigènes.
8ème jour : Parque Nacional Volcan Arenal / Termales
Ce territoire est protégé depuis 1995. Il abrite une faune remarquablement variée, notamment les singes et les toucans. Mais ce parc mérite surtout le déplacement pour le volcan qui le surplombe. Après des siècles d'inactivité, il s'est brutalement réveillé en 1968, tuant plus de 70 personnes, détruisant deux villages et des dizaines de milliers de têtes de bétail. C'est un monstre géologique qui ne s'est jamais assoupi depuis 50 ans. Son ascension est strictement interdite pour raisons de sécurité. De ce fait, les sentiers de randonnée serpentent à son pied, sauf un qui grimpe vers une ancienne coulée de lave. Le volcan alimente des sources d'eau chaude (autour de 38°-39°) qui, elles-mêmes, alimentent des bassins dans plusieurs établissements thermaux apparus ces vingt dernières années.
Après-midi détente aux thermes du Volcano Lodge. Possibilité de passer des bassins d'eau chaude au sauna, à la piscine de l' établissement et aux douches froides. Dîner en ville.
9ème jour : 5 février : Safari sur les Rios Penas Blancas et San Carlos
Durée : 4 heures (avec arrêt sur trajet - restauration locale à base de fromage et de petits gâteaux + un excellent café-chaussette - dans une ferme en bois vieille d'un siècle, habitée par deux vieilles dames charmantes qui ressemblaient à mes grand-tantes...) Début du tour à l' hôtel Tilajari, à Muelle avec un guide naturaliste. L' excursion se fait en canot pneumatique sur deux rivières qui, en ce mois de janvier, étaient à leur plus bas. Très agréable, pas trop chaud, et des échassiers et oiseaux de rivière assez nombreux : hérons bleus et blancs, aigrettes, martins-pêcheurs, urubus (ou ' zopilote ' en espagnol, genre de petits vautours ou charognards). Egalement des singes curieux (singes hurleurs) dans les arbres. Et sur le deck du restaurant de l'hôtel Tilajari, un énorme iguane mâle au jabot et à la crête dorsale orangés, aux écailles ocellées et aux griffes impressionnantes. Comme quoi on n' est pas forcément obligé de s'enfoncer au coeur de la forêt pour voir des animaux surprenants !
L' hôtel Tilajari est bien situé et peut servir de base pour un séjour local de 3 jours par exemple. Magnifique terrain, belle piscine impeccablement nettoyée en permanence, belles chambres et suites junior. Nous avons été conquis et avons regretté de ne pas y avoir séjourné, ne serait-ce que deux nuits. Suite junior à 120 dollars la nuit. Chambre standard à 90 dollars.
10ème jour : 6 février Parque Nacional Volcan Poas / petits villages / Alajuela
Nous empruntons les petites routes pittoresques pour rejoindre le parc du Volcan Poas, via Aguas Zarcas, Venecia, San Miguel, Cariblanco, Varablanca et Poasito. Beaux paysages montagneux avec vallées encaissées et vue sur le volcan de loin. il fait très beau et pas trop chaud, un temps lumineux et si agréable. Arrivés à l' entrée du parc, nous sommes refoulés, les réservations devant désormais se faire en ligne à partir d'un restaurant en contrebas de la pente du volcan. Nous repartons donc dans l'autre sens, faisons halte au dit restaurant, et puis, problème ! le site de réservation ne fonctionne plus depuis la veille. Il est inaccessible même avec les bons mots de passe ! Des Suisses en bus attendent depuis 3 heures, des coups de téléphone ont été passés, mais rien ne se passe. il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur et renoncer à cette randonnée qui aurait été plus excitante que celle au pied du volcan Arenal car la route monte jusqu' à un belvédère situé sous le rebord du cratère. Le volcan est en activité depuis 1989, mais se contente de cracher (à 100 m de hauteur quand même...) des jets de vapeur et de boue. Nous repartons donc direction Alajuela, via des villages typiques, d'abord Grecia et son église métallique rouge brique, ensuite Sarchi et sa fabrique de charrettes à boeuf peintes de couleurs vives et de motifs costaricains. Celles-ci servaient autrefois à transporter le café. Elles sont devenues - en modèle réduit- des objets de collection appréciés et expédiés dans le monde entier. Une charrette modèle super-géant est exposée sur la place centrale du village en face de l' église. Celle-ci est très différente de celle de Grecia, et peinte de couleurs gaies. Sarchi contraste avec les autres villages et bourgades traversés, souvent ternes, gris et ennuyeux. Ici la couleur saute aux yeux !
Alajuela est notre dernière étape, ville natale de Juan Santamaria, le héros national, et qui prospère grâce à l' aéroport international tout proche. On y trouvera donc hôtels et pensions à tous les prix, du luxueux au basique. On y déjeune ou dîne agréablement au plus proche de la place centrale, planté d' énormes manguiers. Sur un côté de la place, la cathédrale datant du 19ème siècle. Nous avons réservé dans un hôtel proche de l' aéroport pour plus de confort en matinée.
11ème jour : 7 février Sao Jose / Los Angeles / Papeete
Départ en début de matinée pour Los Angeles le 7, et, de Los Angeles à Papeete, le même jour en soirée. Arrivée à Tahiti le 8 au petit matin. Ainsi se termine notre escapade au Costa Rica.
On ne va pas au Costa Rica pour son patrimoine archéologique qui est quasi inexistant et peu mis en valeur à ce jour : c'est tout le contraire quand on se rend au Mexique, au Guatemala, au Belize ou au Salvador. On n' y va pas non plus pour son patrimoine architectural qui, comme je l' ai souligné à plusieurs reprises, n' existe pas non plus : c'est tout le contraire aussi au Mexique bien sur (villes coloniales du nord), mais aussi au Guatemala avec Antigua, au Nicaragua avec Granada, au Salvador avec Suchitoto, en Colombie avec Cartagene et Mompox, et d'autres belles villes).
Pourquoi donc choisir le Costa Rica plutôt qu'un autre pays de la région ?
Pour sa nature luxuriante et ses parcs montagneux et marins, très certainement. Mais les tarifs d'entrée sont prohibitifs et certains parcs, comme Manuel Antonio, sont surfaits. Comme je n' ai pas tout vu, je me garderai de porter un jugement global sur ce pays contrasté. Pour qui n' est jamais allé dans un pays tropical, le Costa Rica a des charmes certains. Pour qui n' a jamais vu d'animaux et d'oiseaux en pleine nature et en toute sécurité, c'est aussi une destination de choix. Pour qui ne recherche pas du tout l' aventure mais un voyage organisé et tranquille, le Costa Rica est parfait. Mais il est des destinations plus excitantes, plus riches et diverses dans le monde, en Afrique, en Asie, dans le Pacifique, en Amérique Latine (côté Amazonie), même en Amérique Centrale, au Guatemala par exemple. S'il fallait mettre une note sur 10 à tous ces pays, je mettrais 6 sur 10 au Costa Rica, mais 8 sur 10 au Salvador, 9 sur 10 au Guatemala, 8 sur 10 au Nicaragua, et 8 également au Panama dont on ne parle jamais. Certains trouveront mon jugement sévère, mais j' ai voulu sanctionner les dysfonctionnements et les excès d'une politique éco-touristique parfois aberrante. Ce qui nous est arrivé au volcan Poas est inadmissible. Même chose pour l' accès coupé au site de Guayabo alors que les véhicules auraient pu facilement passer en alterné. On préfère faire attendre les automobilistes des heures de chaque côté ! Ce genre d' incident survient dans d'autres pays, nous le savons tous, et il n' est pas gravissime, mais la différence est qu'au Costa Rica, on se pique de vertu exemplaire. Montrer l' exemple n' est pas facile, il y faut de la persévérance et de la rigueur.
Je vous conseille pour terminer des voyages mixtes tels que Salvador + Guatemala (sud) ou bien Salvador + Honduras ou encore Salvador + Nicaragua. Recherchez mon ami R. sur Internet, il vous concoctera un beau voyage à un prix compétitif, tel que vous aurez du mal à en trouver de même qualité en ligne ou dans vos guides préférés. Bons voyages à venir | | | À: Vaikeaiti · 13 février 2019 à 0:34 · Modifié le 14 fév. 2019 à 21:56 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 4 de 34 · Page 1 de 2 · 7 428 affichages · Partager FIN DU CARNET
ADDENDUM Vous trouverez des commentaires plutôt positifs sur les hôtels dans lesquels nous avons séjourné pendant ce voyage au Costa Rica. httpbooking.com /fr http TripAdvisor.com : fr
PS : Infos de dernière minute. Le volcan Poas est entré en éruption le lendemain de notre départ (le 9 février donc). Toute ascension vers le cratère est interdite jusqu'à nouvel ordre.
Et puis quelques photos pour illustrer la fin de notre voyage (fabrique de charrettes et objets dérivés de Sarchi, centre-ville de Alajuela) et d'autres plus générales. A noter que le serpent-corail rencontré est rouge-jaune-noir (et non rouge-noir-jaune), c'est-à-dire que c'est un vrai, et non un faux !!! Dangereux donc, mais la nature étant bien faite, il mord rarement car sa bouche est minuscule. Attention cependant de ne pas avoir les orteils à l' air dans des tongs...
| | | À: Vaikeaiti · 15 février 2019 à 10:51 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 5 de 34 · Page 1 de 2 · 7 356 affichages · Partager Un grand merci Moana pour votre retour du Costa Rica. Votre compte rendu est très agréable à lire et vos photos magnifiques. J'ai apprécié vos jugements qui intéresseront tout particulièrement les candidats à cette destination. | | | À: Vaikeaiti · 22 février 2019 à 14:06 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 6 de 34 · Page 1 de 2 · 7 111 affichages · Partager Merci pour ce très beau carnet que je viens de découvrir, j’avoue par contre ne plus être trop tenté par ce pays, nous verrons peut être pour faire un mix comme vous le conseillez. Claudine | | | À: MazaBen31 · 23 février 2019 à 18:12 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 8 de 34 · Page 1 de 2 · 7 050 affichages · Partager Bonjour,
Question particulièrement saugrenue et hors propos sur un site de voyages. Je pourrais vous demander si vous -même êtes à jour de vos vaccinations...? Nous si. Et puis nous avons passé l' âge de transmettre la rougeole. Et, en outre, nous n' avions pas d'enfant nous accompagnant... Dommage d'ailleurs. Le Costa Rica est idéal pour les enfants.
Moana | | | À: Vaikeaiti · 23 février 2019 à 18:21 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 9 de 34 · Page 1 de 2 · 7 046 affichages · Partager Boooo... C'était un gag ! | | | À: Vaikeaiti · 25 février 2019 à 8:17 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 10 de 34 · Page 1 de 2 · 6 971 affichages · Partager Merci Moana pour ce carnet très détaillé. Nous avons envisagé d'aller au Costa Rica et nous nous sommes finalement décidé pour la Bolivie. Le côté très touristique du Costa Rica nous retient et ton carnet confirme ce que j'avais déjà lu dans d'autres carnets.
Carmen | | | À: Vaikeaiti · 9 mars 2019 à 2:50 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 11 de 34 · Page 1 de 2 · 6 706 affichages · Partager Bonjour, Moana
J’ai beaucoup hésité avant de participer à cette discussion sur votre compte-rendu de voyage : vous semblez animé des meilleurs intentions, vous avez certainement passé des heures à rédiger votre texte et vos photos sont belles (même si elles auraient mérité une légende) ; de quel droit je me permettrais de vous dire que, tel qu’il était organisé, votre séjour avait peu de chances d’être « parfait » ? Et puis, au vu de ce que vous avez déjà écrit (notamment sur la Polynésie française, où nous comptons bien aller dans les prochaines années...), j’ai estimé qu’il était possible de vous faire toucher du doigt comment votre ressenti du Costa Rica aurait pu être bien meilleur...
- Tout d’abord, votre ami Roger est certainement très qualifié pour faire visiter le Honduras, le Salvador, le Guatémala et le Nicaragua mais, pour le Costa Rica, il vous fait perdre deux jours (sur dix dans le pays) pour visiter des villes comme San Jose, Alajuela, Puntarenas, Jaco et Cartago, qui n’en valent pas la peine. Et je dirais même plus : d’accord pour aller aux musées de l’or et de jade... si on reste un mois ! On vient au Costa Rica pour se rendre compte de ce qu’est un pays dont le quart de la surface est protégé de la chasse, du béton, de la spéculation ; pour observer des animaux dans ce milieu naturel préservé ; pour voir des manifestations volcaniques à quelques mètres...
- Deuxièmement, il vous fait « tester la destination », comme vous dites : doit-on comprendre qu’il ne la connait pas vraiment lui-même ? j’espère qu’il ne vous a pas fait payer parce que çela avait tout l’air d’être un cadeau empoisonné ; un test, par nature, on n’est jamais sûr du résultat à l’avance. Je veux bien croire que votre ami connait vos goûts, mais quand même... pour un coup d’essai, ce ne fut pas un coup de maître. En matière de voyage, je m’en tiens à la formule « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » : se documenter, comparer les avis pour se faire sa propre idée, poser des questions « pointues » pour tenter de voir ce qu’il y a derrière l’image publicitaire qu’on veut nous vendre... aujourd’hui, Internet nous permet de faire cette approche du voyage très facilement.
Venons-en au contenu de votre carnet de voyage : il contient peu d’inexactitudes, preuve que vous avez bossé votre sujet ; je me permettrais juste de proposer un point de vue différent et deux rectifications :
- Vous connaissez certainement le taux élevé de criminalité dans les autres pays d’Amérique centrale que vous avez visités ; vous êtes pour sûr au courant des troubles en cours depuis un an au Nicaragua voisin (300 morts) : je préfère visiter les pays pacifiques.
- Le Costa Rica ayant supprimé son armée en 1948, il serait forcément « sous influence des USA » : en 2011, le Nicaragua, sous prétexte de draguer le rio San Juan, en a profité pour « annexer » (ni vu ni connu) l’île Calero ; les autorités costaricaines n’ont pas fait appel aux Marines américains ; ils ont préféré monter un dossier avec photos satellitaires (avant/après) et enquêtes policières sur place avec observateurs étrangers ; deux-trois ans après, la Cour Internationale de La Haye a donné raison au Costa Rica et a condamné le Nicaragua à réparer les dommages causés. Cette absence de dépenses militaires permet au pays d’avoir un taux d’alphabétisation et un niveau de salubrité publique comparables aux nôtres.
- Maintenant, quelque chose de plus anecdotique : les plumes rouges du quetzal se trouvent sur son poitrail (et non sur sa queue qui, elles, ont des couleurs bleues et vertes flamboyantes). A propos de l’absence de quetzals dans le Parc du même nom, vous utilisez une expression malheureuse (« mentir sur la marchandise ») : un animal sauvage va et vient comme il veut ; il n’est pas empaillé sur une étagère ; c’est ce qui donne tout son prix à la rencontre quand elle se produit. Pour observer cet oiseau emblématique d’Amérique centrale, je conseille de se rendre au Paraiso de los Quetzales (km 70 de l’Interaméricaine) et de louer les services du guide Eddy SERRANO (balade de 7 à 9h, après il fait trop chaud, l’oiseau se met à couvert).
- Les CB seraient maltraitées par des supports « sabot » : quand je suis venu la première fois en Février 2010, j’en avais remarqué quelques-uns ; depuis plusieurs années, je n‘ai pas souvenir d’en avoir vu ; si vous avez noté l’endroit, cela m’intéresse d’avoir l’info.
Pour finir, permettez-moi de vous conseiller de lire le compte-rendu de voyage au Costa Rica mis en ligne ce 7 Mars par Nancy : vous ne perdrez pas votre temps ! Elle est d’un enthousiasme contagieux.
Pierre, du blog franco-costaricain "Notre Costa Rica". | | | À: Lajtdubokl · 9 mars 2019 à 3:41 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 12 de 34 · Page 1 de 2 · 6 705 affichages · Partager Bonjour Pierre,
Non, je suis très heureux de ce commentaire sur mon carnet Costa Rica, même un peu critique ! Vous êtes le premier à écrire aussi longuement d'ailleurs. Merci encore. Je vais rapidement reprendre le déroulé de votre argumentation. En ce qui concerne la CB d'abord, un sabot a été utilisé à Fortuna et au Marriott de l' aéroport de San Jose. Autrement, j' ai tout réglé en liquide, dollars américains, hôtels et restaurants. Je me méfie aussi bien aux USA qu'en Amérique Centrale ou Latine. En ce qui concerne les villes, vous avez raison, elles sont loin d'être inoubliables d'un point de vue architectural, mais on s' y trouve parfois plutôt bien à cause de l' ambiance bon enfant et de la sécurité (que j' ai mentionnée comme un plus). Cependant, le musée de l' Or et le Théâtre national valent une visite. D' une manière générale, San Jose peut être une première étape un peu tranquille avant d'aborder le reste du pays. Je maintiens que le Costa Rica, sans armée, est sous la coupe du grand frère américain (je ne suis pas du tout anti-américain, je tien à le signaler) qui assure sa défense mais contre des avantages naturellement. Son agriculture aussi, ce qui pose problème et reste paradoxal dans un pays aussi branché sur l' écologie. J' ai vu traiter les pieds de caféier aux désherbants hyper puissants d'origine nord-américaine et je peux vous assurer qu'il ne reste aucune mauvaise herbe... Aïe !
Je sais ce qui se passe au Nicaragua actuellement, mais nous y avons fait un séjour très agréable et détendu il y a 3 ans. Idem au Panama et au Guatemala, et bien sur au Salvador. Nous retournons début 2020 pour voyager au sud du Guatemala et au Honduras. Nous n' avons jamais eu peur dans aucun de ces pays, encore moins au Costa Rica, je vous l' accorde. Ce que vous dites sur les parcs qui, à eux seuls, méritent la visite, je le conçois parfaitement. Il y faut par contre du temps et de l' argent. Le parc des quetzals est redevenu gratuit car, justement, on n' y voit pratiquement pas de quetzals (ni de tapirs d'ailleurs). Des parcs animaliers, nous en avons vus beaucoup ailleurs, le parc du W par exemple à la limite de 3 pays africains. Et là, on trouve son bonheur. Ce que j' ai voulu dire, c'est que certains parcs iconiques comme Manuel Antonio sont surfaits. Trop de touristes mal élevés et peu respectueux de la nature, trop de bruit qui fait fuir oiseaux, animaux et singes - sauf les paresseux -, des guides parfois cavaliers qui vous font prendre des vessies pour des lanternes... Cela ne m' a pas empêché de faire de très belles photos, elles font sans doute illusion... Avec le recul, nous trouvons ce voyage pas si négatif que cela, avec les réserves indiquées. Pas ou peu de richesses archéologiques ou architecturales, et cela détonne dans la région. On ne peut pas toujours accuser les éruptions volcaniques et autres tremblements de terre de tous les maux. Nous sommes férus de civilisation maya... Pour terminer, je dirais qu' en raison de notre âge, les visites ininterrompues de parcs, dans la chaleur tropicale, pendant des heures, finissent par nous fatiguer physiquement. Comme le voyage est d'abord un plaisir, il faut donc faire des choix !
Bien à vous
Moana
PS je viens de terminer 3 carnets sur l' archipel des Australes (3 îles sur 4 pour le moment). Le carnet commence par Raivavae, il suffit de dérouler jusqu'à Tubuai et Rurutu. Si cela vous intéresse... | | | À: Vaikeaiti · 9 mars 2019 à 8:30 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 13 de 34 · Page 1 de 2 · 6 638 affichages · Partager Re bonjour Moana,
Moyennement attiré, ce que je lis me conforte dans mon idée. Mais c'est toujours agréable de découvrir des pays par les yeux d'autres personnes
| | | À: Lajtdubokl · 9 mars 2019 à 11:20 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 14 de 34 · Page 1 de 2 · 6 631 affichages · Partager Bonjour Pierre
Pour finir, permettez-moi de vous conseiller de lire le compte-rendu de voyage au Costa Rica mis en ligne ce 7 Mars par Nancy : vous ne perdrez pas votre temps ! Elle est d’un enthousiasme contagieux.
C'est peut-être pour n'avoir lu que des carnets très enthousiastes que je suis revenue quelque peu déçue du Costa Rica (tout comme du Laos cette année). Je ne dis pas que je regrette d'y être allée mais là aussi, ce fut une destination en "demi-teinte". Je reconnais que la pluie (en février), dans un pays où les activités sont essentiellement extérieures, y est pour beaucoup....mais pas que  (Moana a expliqué beaucoup mieux que je ne l'aurais fait les aspects moins enthousiasmants du pays). Ceci dit, heureusement que tout le monde n'apprécie pas de la même façon toutes les destinations, ça permet de répartir la pression touristique  . Muriel | | | À: Vaikeaiti · 18 mars 2019 à 11:14 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 15 de 34 · Page 1 de 2 · 6 208 affichages · Partager Compte-rendu très précis et très complet. Nous revenons d’un périple dans ce très beau pays qui est surtout promu par une stratégie commerciale (et marketing) axée sur l’eco-tourisme. Votre titre est bien choisi car j’en suis revenu avec le même sentiment mitigé. Côté nature, paysages, plages, parcs nationaux, propreté, sécurité, animaux, vous avez bien résumé. À côté de ça, la nourriture est très moyenne et trop (à mon goût) occidentalisée (pizzas, burgers etc à tous les coins de rue d’une part, Casado et ceviche, dont on se lasse après quelques jours d’autre part...). Côté logement, c’est très abordable, pour autant que vous n’ayez pas besoin ou envie d’un certain niveau de confort. Quant à la nature, ok c’est très luxuriant, très protégé dans les parcs, (mais dont l’entrée avec guide est beaucoup trop chère), mais surtout a été extrêmement modifiée par la présence de palmeraies à perte de vue dans certaines régions (pour la production intensive d’huile de palme !), par la production industrielle d’ananas (pour des conserves comme Dole et Del Monte) ou encore de bananes (pour chiquita par exemple). Du coup, sur les routes, on voit défiler toute la journée des dizaines voire des centaines de gros camions. Et inutile de dire que la réglementation concernant l’utilisation de pesticides est « très différente » de celle en Europe. Il suffit de voir comment ils tentent de « protéger » les régimes de bananes avec des sacs en plastique (!!!) contre les pesticides éparpillés intensivement... Et c’est loin d’être fini ! Les chinois s’emmêlent et on peut craindre l’évolution dans les prochaines années... (élargissement des routes, extension des terminaux portuaires, tourisme de masse et/ou de luxe, par exemple)... Voyage à faire, mais sans naïveté ! | | | À: Vaikeaiti · 20 mars 2019 à 10:09 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 16 de 34 · Page 1 de 2 · 5 368 affichages · Partager Là où un étranger paie 12 dollars US par exemple pour visiter le Théâtre National, un costaricain ne paiera que 1000 colones, c'est à dire un peu plus d'un dollar.Insupportable et agaçant à la longue, car systématique. Et c'est unique en Amérique centrale. Au Salvador, par exemple, les personnes de plus de 60 ans ne paient rien pour avoir accès à la culture ou aux beautés naturelles du pays. Les plus jeunes paient des sommes plus que raisonnables. Et le Salvador peut s'enorgueillir de sites maya remarquables. Même chose au Honduras ou au Guatemala : On ne prend pas le touriste ' gringo'' (ou assimilé = européen) pour un nigaud et une vache à lait.
Je me permets juste de réagir à cette tendance qu'ont certains pays à faire payer différemment les étrangers et les locaux car au Guatemala, c'est la même chose. J'en reviens et j'ai remarqué ça à Antigua pour visiter certains couvents mais aussi à Tikal.
Alors certes, une partie de ce qu'ils appellent les "étrangers" ont un pouvoir d'achat bien plus élevé que les Guatemaltèques mais ce n'est pas le cas pour tous ! Certains touristes d'autres pays d' Amérique centrale/sud ou d'Asie vont avoir du mal à payer le billet ! | | | À: Schwille · 20 mars 2019 à 14:17 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 17 de 34 · Page 1 de 2 · 5 292 affichages · Partager Bonjour Pascal,
Cela me réconforte de trouver quelqu'un exactement de mon avis... J' avais un peu l' impression d'être le vilain canard au milieu des enthousiastes inconditionnels de tout poil ! Mes remarques sur les dérives de l' agro-business ne sont pas toujours bien passées, mais, à vous lire, c'est encore pire que ce que je supputais. Si les Chinois s'en mêlent, ce sera le bouquet final. il suffit de voir ce qu'ils font par exemple au Laos (entre construction de voies de chemin de fer sur la future Route de la Soie et les barrages sur l' affluent principal du Mékong) au mépris de tout souci écologique. Comment le gouvernement costaricain peut-il capituler à ce point ? pour une grosse poignée de dollars ou de yuan ????
Au plaisir de te lire
Moana | | | À: Vaikeaiti · 21 mars 2019 à 0:30 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 18 de 34 · Page 1 de 2 · 5 083 affichages · Partager Bonjour,
J'ai bien lu votre retour sur ce voyage au Costa Rica et on ne peut remettre en question les goûts de chacun par contre votre interêt semble se cristalliser sur la question de l'agriculture industrielle ainsi lorsque vous écrivez: "Comment le gouvernement costaricain peut-il capituler à ce point ?" est-ce que vous avez une référence ou bien il s'agit simplement d'une perception ? J'étais il y a trois semaines dans le secteur de Drake Bay et je constatait la présence de cette gigantesque mangrove à proximité des immenses plantations que l'on traverse en allant de Palmar Norte à Sierpe (visible en image satellite sur Google Map). Maintenir un tel équilibre doit nécessairement impliquer une gestion sérieuse de l'environnement. Il me semble aussi que les politiques du pays dans de nombreux domaines lui permettent d'éviter l'instabilité de ses voisins tout en maintenant une certaine cohésion sociale et le tout dans un pays sans budget militaire.
Également vous pouvez trouver sur Google Image en cherchant avec ces termes: Tipos de Bosque del Inventario Nacional Forestal 2013 un inventaire du couvert forestier par type de forêt. | | | À: Vaikeaiti · 21 mars 2019 à 21:42 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 19 de 34 · Page 1 de 2 · 4 797 affichages · Partager Vous avez tout à fait raison, pour nous le Costa Rica est un pays marketing. C'est d'ailleurs assez amusant de voir un pays se présenter comme écologique alors que c'est pour lui que l'on a inventé l'expression de république bananière : l'exploitation des bananes est la 2ème source de richesse du pays et ce sont rarement de petites exploitations... Vous n'avez pas parlé non plus de l'arnaque généralisée (et c'est un système validé par l'état : on ne peut donc même pas pointer du doigt une compagnie) que représente la location d'un véhicule. C'est le seul pays où je suis allée dans le monde où : - après avoir réservé un véhicule par internet en ayant validé un tarif (et je parle d'une compagnie internationale comme Avis mais c'est la même chose chez tous), l'on découvre que ce n'est plus le même une fois arrivé, - qu'une traditionnelle carte bancaire (gold pourtant) ne suffit pas en termes d'assurance, - que de l'argent est prélevé sur votre compte (1 500 € en moyenne) : prévoyez d'avoir un compte bancaire bien approvisionné ! - que cette somme vous est rendue au minimum 8 jours après avoir rendu le véhicule (sans compter, les dimanche, les jours fériés etc... qui rallongent encore le délai !)
Nous n'y retournerons pas et nous déconseillons aux voyageurs, globe-trotters confirmés comme aux autres de s'y rendre : effectivement, il y a au moins aussi bien à voir ailleurs (si ce n'est beaucoup mieux) sur le plan culturel, architectural, archéologique, gastronomique... Ne serait-ce que tout proches comme le Panama, la Colombie. | | | À: Florencelb · 22 mars 2019 à 0:13 · Modifié le 22 mars 2019 à 2:17 Re: Entre mer et montagne, entre écologie et marketing ( Costa Rica) Message 20 de 34 · Page 1 de 2 · 4 751 affichages · Partager Bonjour Florence,
Autant je suis d'accord avec le message initial de Vaikeaiti, autannt je suis d'accord avec le vôtre, C'est dire quil y a place pour relativation et modération......
En ce qui me concerne le CR fait partie des pays que j, ai bien aimé mais n, y retournerai pas.....alors que je suis allé 5 fois au Guaté et y retournerais n, importe quand..... Les costari ciens et leur president Arias ont tout misé sur l'écologie, la nature et la sécurité..... Tout le monde met l'accent sur le fait que le CR n, a pas d'arméee....par contre il a 3 fois plus de policiers que normalement nécessaire.... La richessse du pays c, est tourisme, Del Monte, United fruit etc et cela leur convient parfaitement..... So what!?
Les americains omnipresents partout cela fait leur bonheur.....des pays comme le Salvador et le Honduras* aimeraient pouvoir en dire autant.
*A Trujillo au Honduras Chiquita et Dole on construit un mur (Trump n'a rien inventé...) autour de la ville ''blanche''.Ils y ont aussi leur propre aéroport (aucune police ou douanier hondurien n'y accede....)
Au moins au CR le gouv.légal dirige encore le pays et assure la sécurité des visiteurs étrangers. Bref, ils (les costariciens) ont fait leurs choix en fonction de leur disponibilités.....A défaut de culture ce sera la nature..... | Carnets similaires sur le Costa Rica: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 738 visiteurs en ligne depuis une heure! |