Corserandos · 7 novembre 2019 à 16:36 · 452 photos 31 messages · 3 participants · 5 210 affichages | | | | Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres. - Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.
- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles- les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo ( La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises- l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions :- ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie- La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan- Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuanaa.m. : - train pour Paris CDGp.m. : - vol Paris – Mexico- vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45)a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenadap.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.
Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte... mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’ Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.
Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’ Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.
On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’ Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.
On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.
Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.
Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.
On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.
Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.
Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.
Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.
Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.
| | | Annonce · Sponsorisé | | | Jour 3 : San Quintin - Vallée de los Cirios – Catavina - Bahia de los Angeles (6h45)
a.m. :- route vers Catavina par la vallée de los Cirios - déjeuner à Catavina p.m. : - route vers Bahia de Los Angeles- nuit à Bahia de Los Angeles
L’hôtel ne propose malheureusement pas de petit déjeuner et on est loin du centre. En plus, c’est jour férié et tout est fermé du côté de Viejo Molino. On prend donc la route le ventre vide. Il fait tout gris. On fait préventivement le plein d’essence car il ne semble pas y avoir de pompe jusqu’à Bahia de Los Angeles, à part à El Rosario. La route n’est pas belle ici. Beaucoup de cultures dans des énormes serres. Bien qu’on longe la mer, le paysage est très désolé. Beaucoup de cactus et d’agaves par endroits. Le sol est souvent couvert d’un tapis de fleurs rousses. Quelques dunes. Quand on quitte la côte, le paysage devient plus beau. On s’arrête un endroit magnifique avec vue sur les montagnes, très spécial, avec cactus et plantes diverses.
Arrêt à El Rosario dans un petit supermarché OXXO où on peut avoir du café chaud et des petits pains en tous genres. Bonne adresse. Le ciel s’est dégagé et il fait magnifique. Plus de cultures mais un paysage de plus en plus désertique, avec différentes sortes de cactus qui commencent à apparaître. Et des montagnes au curieux relief dans le fond, certaines au sommet tout plat, les mesas. Par endroits, le sol se tapisse de fleurs jaunes.
On entre dans la vallée de Los Cirios, ces curieuses longues tiges qui peuvent atteindre 18 mètres de haut.
On traverse des zones moins intéressantes et sans cactus avant d’arriver dans une zone de gros rochers ronds, très spectaculaire. Des amas rocheux au milieu desquels on trouve toutes sortes de variétés de cactus. Sur la centaine d’espèces de cactus présents en Basse Californie, 80 sont endémiques.
On s’arrête au niveau du musée El Palmerito, en forme de dôme géodésique, censé présenter l’histoire de la péninsule... mais totalement détruit. On arrive vers 12h à Catavina. Comme il n’y a pas de pompe à essence sur +/- 200 km, plusieurs marchands vendent de l’essence en bidon le long de la route. On demande à différentes personnes où se trouve le site archéologique mais tous veulent nous envoyer sur de mauvaises pistes. Il semblerait que le site soit peu intéressant mais qu’en y grimpant, on ait une superbe vue sur la région. On ne le trouvera jamais et, à vrai dire, ce n’est pas la meilleure heure pour y grimper. Il fait très chaud et le soleil cogne sérieusement. On décide alors de déjeuner dans l’unique bar/restaurant, un petit établissement fort sympathique en bois et assez pittoresque, très western, où on mange bien (tacos délicieux).
On reprend la route vers 13h15 en traversant encore de belles zones de rochers. Des palmiers se mêlent aux cactus. Le paysage devient de plus en plus désertique.
S’il faisait frais et couvert sur la côte pacifique, ici il fait vraiment très chaud. On longe une lagune toute sèche qui offre de beaux contrastes de couleurs entre le sable, les montagnes en dégradé de brun et la végétation. Puis, c’est une zone assez plate mais pleine de cactus divers et variés, agaves, yuccas et arbres éléphants, sortes de baobabs miniatures.
| | | Jour 3 : San Quintin - Vallée de los Cirios – Catavina - Bahia de los Angeles (6h45) (suite)
On quitte la route principale pour partir à gauche vers Bahia de Los Angeles. La route passe entre des montagnes dans des tons de dégradés d’ocre. Ici, ce sont les arbres éléphants qui dominent.
Elle aboutit à une énorme lagune, sèche, elle aussi.
On aperçoit alors, tout d’un coup, la mer de Cortez, bien bleue et contrastant avec les montagnes ocre, puis on découvre toute la baie avec, à gauche, le volcan Coronado. Assez spectaculaire mais peu aimable. On dirait un peu un lac de barrage.
Si la baie est magnifique, l'agglomération de Bahia de los Angeles est tout aussi horrible que les autres que nous avons traversées. Arrivée à l’hôtel Los Vientos vers 16h30. Aucune voiture dans le parking. On a l’air tout seuls. On sent que c’est la basse saison, avec ses avantages et ses inconvénients. On va faire un tour sur la plage où des vautours déchiquètent un pauvre cormoran mort. Quelques pélicans volent au-dessus de l’eau.
L’endroit est assez extraordinaire et on se trouve aussi très bien installés, assis sur notre terrasse. La saleté de la piscine et le fait qu’on nous mette en garde contre la présence de sting rays dans la mer ne nous poussent pas vraiment à nous baigner. C’est bien dommage.
Apéro et dîner à l’hôtel, dehors sous une paillote (poisson plein d’arêtes et pas très savoureux). Coucher à 21 h ! Nuit à Bahia de Los Angeles. Hôtel Los Vientos : belle entrée, joli bâtiment de réception de couleur ocre jaune et orange, sculptures originales. Chambre sobre et grande, excellente literie, terrasse avec vue sur mer... mais tout est sale et mal entretenu, des canettes et bouteilles trainent sur la terrasse, la piscine est verte (à cause de la basse saison peut-être).
| | | Jour 4 : Bahia de los Angelesa.m. : - excursion en bateau dans la baie p.m. : - déjeuner au village - promenade à la Gringa - nuit à Bahia de los Angeles
7h30 petit déjeuner sous la paillote. Il fait très couvert. Nous avons le projet de faire un tour en bateau mais le tour que l’hôtel propose est à 40.000 pesos/pers., soit 400 $ à deux ! Ça nous refroidit sérieusement (mais peut-être avons-nous mal compris). Le réceptionniste a la bonté de nous conseiller Ricardo qui propose ce genre de service au village, une adresse que nous ne regretterons pas. Le tarif est de 180 $ en tout. Nous sommes seuls avec un guide très sympa, Jonathan. Comme ce centre nautique n’est pas en bord de mer, il faut tirer le bateau avec un gros pick-up. Nous croyions monter à bord du pick-up ou aller au port dans notre voiture, mais pas du tout, nous montons à bord du bateau pour faire la route ! On devait avoir fière allure ! Et nous restons à bord pour la mise à l’eau.
Départ vers 10h30 pour un tour de 4h normalement pendant lequel on peut aussi se baigner et descendre sur une plage, ce que nous ne ferons pas. Il ne fait pas très chaud et l’eau est assez froide. On passe entre les différentes îles et on observe quantités d’oiseaux.
Dès le début, on aperçoit des balbuzards pêcheurs, un dans un nid et un au sommet d’un cactus. Et oui, même sur les îles désertiques, il y a des cactus ! Sur certaines, ce sont des arbres éléphants. On verra encore beaucoup d’autres balbuzards, à faire pâlir d’envie les conservateurs de la réserve de Scandola en Corse qui tentent, avec un succès relatif, de les élever.
Beaucoup de pélicans bien sûr, des hérons, cormorans, sternes, fous, fous à pattes bleues, frégates, goélands, mouettes, un butor, des espèces de petits canards très comiques qui courent sur l’eau.
On aperçoit quelques otaries solitaires mais aussi plusieurs groupes avec un gros mâle ou avec des petits très jouettes qui tournent autour du bateau, passent en-dessous et fond des sauts.
Le soleil va et vient. Quelques ilots sont couverts de guano.
Dommage que notre guide ne respecte pas plus les oiseaux qu’il approche de trop près pour les faire voler. C’est évidemment très beau à voir mais inutile.
| | | Jour 4 : Bahia de los Angeles (suite)
Pélicans
Frégates
Balbuzard pêcheur
Fous à pattes bleues
Retour au port vers 14h et nouveau trajet sur la route à bord du bateau. La boutique du centre nautique est fort bien approvisionnée et nous ne pouvons nous empêcher d’y faire quelques achats (T-shirts). Nous allons déjeuner dans un petit établissement au bord de la route, Las Hamacas, conseillé par Jonathan, excellente adresse (spécialité de pollo a las hamacas, poulet en papillote avec du lard, très bon). Jonathan nous avait aussi recommandé la visite du musée de la nature et de la culture mais il était fermé. Nous allons alors en voiture jusqu’à la pointe de la Gringa et y marchons un peu. La route qui y mène est très belle avec de beaux arbres éléphants, bien gros et trapus.
Retour à l’hôtel vers 16h45 où nous nous installons sur notre terrasse avec grand plaisir. Dîner à l’hôtel (tacos de poisson, nettement meilleurs que le poisson de la veille). Le ciel est maintenant tout dégagé. Que d’étoiles bien brillantes !
Coucher à 21h ! Calme absolu. Nuit à Bahia de Los Angeles (hôtel Los Vientos) | | | Jour 5 : Bahia de los Angeles – Guerrero Negro (2h45)
a.m. : - route vers Guerrero Negro - organisation de la visite des salines p.m. : - déjeuner à Guerrero Negro - visite de la réserve ornithologique et du vieux phare - nuit à Guerrero Negro
Il fait magnifique mais il y a un vent à décorner des bœufs qui a soufflé comme ça une bonne partie de la nuit. La mauvaise humeur passée à cause du mauvais entretien de l’hôtel, c’est avec regret que nous quittons ce très bel endroit. Nous reprenons la route dans l’autre sens, toujours avec ses cactus, ses beaux arbres éléphants et ses montagnes aux dégradés de couleurs. Nous sommes seuls sur la route !
En un peu moins d’une heure, nous rejoignons la route principe et nous dirigeons cette fois vers le sud et Guerrero Negro, sur la côte pacifique. Toujours des cactus et des montagnes aux belles couleurs ocre. Un peu plus de monde sur la route mais ça reste toujours une conduite très cool. Petit à petit, les paysages deviennent plus désertiques et certains font penser à Monument Valley.
Paysages contrastés.
On aperçoit les dunes le long du Pacifique.
Quelques dizaines de km avant Guerrero Negro, on aperçoit des nids de balbuzards habités sur des poteaux installés pour eux ou sur des pylônes électriques.
Le décor n’est vraiment pas aimable et il fait tout gris. C’est sinistre ! Arrivée à Guerrero Negro à 11h30 sur notre montre mais en fait à 12h30 heure locale car nous avons changé d’heure en passant en Baja California Sur. Installation à l’hôtel Malarrimo, drôle d’établissement qui ne manque pas de caractère. Nous allons directement à l’agence de tourisme voisine pour organiser un tour dans les salines. Malgré toute la bonne volonté de l’employée, il n’y a pas de possibilité ou plus, on n’a pas bien compris. Nous allons alors directement aux bureaux des salines, le ESSA, où nous arrivons à obtenir une visite individuelle pour le lendemain matin à 9h avec un guide dans notre voiture. Nous aurions préféré le faire cet après-midi pour pouvoir aller demain matin tôt à la réserve d’oiseaux où ils sont évidemment beaucoup plus nombreux tôt matin. Mais nous préférons privilégier la visite des salines, nettement plus originale. On retourne alors déjeuner à l’hôtel, sur la terrasse, très agréable, dont le restaurant est réputé. Visite alors de la réserve d’oiseaux où nous ne voyons que des espèces déjà vues et en petites quantités.
A part des balbuzards pêcheurs en activité, ce n’est pas d’un grand intérêt et un vent glacial souffle très fort.
Nous prenons alors l’autre route qui mène au vieux phare, 11 km de tôle ondulée avec quelques portions macadamisées. On longe des marais qui font penser à la Baie de Somme.
La zone du phare et ses quelques bâtiments abandonnés ressemblent à une ville fantôme. Des pêcheurs y habitent encore dans des abris de fortune. Ils y font visiblement l'élevage de coquilles Saint-Jacques. Curieux endroit !
De l’autre côté du bras de mer s’étendent des dunes interminables, les Dunas de Soledad, très blanches, qui ont l’air magnifique.
| | | Jour 5 : Bahia de los Angeles – Guerrero Negro (2h45) (suite)
Retour dans le centre de Guerrero Negro dont les descriptions étaient tellement horribles que nous sommes encore heureusement surpris. Ce n’est pas plus moche que les autres villes que nous avons traversées, seulement beaucoup plus poussiéreux. Quelques façades de magasins assez pittoresques, d’amusantes fresques publicitaires ou autres...
Apéro dans le patio, bien agréable, et dîner à l’hôtel sur la terrasse. Même si la situation et la chambre ne sont pas très excitantes, on aime bien cet hôtel. Nuit à Guerrero Negro. Hôtel Malarrimo, petites allées extérieures très fleuries qui mènent aux chambres, chambre sombre un peu tristounette mais propre et décoration locale, salle de bain misérable mais douche bien chaude, agréable accueil, joli patio fleuri à l’arrière et terrasse à l’avant, une vraie brocante.
| | | Merci pour votre carnet très intéressant : il y en a si peu sur cette destination.... | | | Merci Anna. C'est vrai qu'on trouve très peu d'informations sur cette région. C'est pourquoi je vais essayer d'être la plus complète possible... mais il me faudra encore quelques jours. Bonne journée. Françoise | | | Jour 6 : Guerrero Negro – San Ignacio a.m. : - visite des salines de Guerrero Negro - route vers San Ignaciop.m. : - visite de la Sierra de San Francisco- visite du village de San Ignacio- nuit à San Ignacio
A 9h, rendez-vous aux salines pour la visite de 1h30 dans notre voiture avec notre guide, Roberto, un ancien ingénieur-chimiste des salines de +/- 80 ans. C’est lui qui conduit la voiture. Nous entrons dans les plus grandes salines du monde, en activité 24h/24 et 365 jours par an.
Elles sont détenues à 51 % par les Mexicains et à 49 % par les Japonais. Au départ, en 1950, ce sont les Américains qui ont commencé la production de sel ici et, en 1954, les Japonais sont entrés dans le capital. En 1972, le gouvernement mexicain a racheté 51 % des Américains. La production de ces salines représente 50 % de la production mondiale. La moitié de la production de Guerrero Negro est envoyée au Japon. L’eau de mer est pompée à 170 km d’ici, puis pompée de bassin en bassin pour que l’eau s’évapore au fur et à mesure principalement par le soleil et le vent jusqu’à l’obtention du liquid salt, la saumure. Ce processus prend 1 ½ an.
La saumure est amenée dans un grand canal avant d’être distribuée dans les bassins de cristallisation. C’est uniquement le vent qui provoque l’évaporation de l’eau qui mène à la précipitation du chlorure de sodium. Cela met un an. Quand c’est cristallisé, une première machine racle le sel sur 1 m de profondeur, le ramasse et le monte sur un tapis roulant pour être versé dans les bennes d’énormes camions.
Il est alors amené dans la zone de nettoyage et déversé en quelques dizaines de seconde par des trappes sous les bennes.
Il est nettoyé deux fois, puis séché et envoyé sur une grande montagne de sel avant d’être conditionné dans des sacs de 1,5 T pour être transporté sur des grandes barges et envoyé dans le monde.
Ce sel est utilisé à 50 % pour la cuisine et à 50 % pour l’industrie. Pendant le circuit, nous manquons mourir deux fois, tellement Roberto est pris par ce qu’il raconte sans se soucier des camions qui circulent. A la station de lavage, il nous donne un beau bloc de sel comme souvenir.
C’est une visite très intéressante et impressionnante.
On a l'occasion d'apercevoir un balbuzard pêcheur avec le fruit de sa pêche.
Au retour, Roberto nous fait faire un petit détour par le cimetière des bébés installé dans une zone totalement désertique. La médecine étant peu développée, le taux de mortalité infantile était très élevé. Bien triste spectacle que toutes ces petites tombes, avec des croix minuscules, des peluches, des coquillages...
Après cette visite, nous nous arrêtons quelques fois pour prendre des photos des façades de magasins colorés et pittoresques de Guerrero Negro. | | | Jour 6 : Guerrero Negro – San Ignacio (suite)
Nous reprenons la route à 11h15 vers San Ignacio, après avoir fait le plein d’essence par sécurité. Comme San Francisco de la Sierra est sur la route de San Ignacio, nous décidons d’y aller aujourd’hui, tout en sachant qu’il faut normalement réserver un guide à San Ignacio pour nous faire visiter les peintures rupestres très nombreuses dans la Sierra autour de San Francisco. Nous traversons des zones extrêmement désertiques et plates, pas très excitantes. Et puis, revoilà des cactus et des montagnes au loin.
Excellente route entre Guerrero Negro et l’embranchement vers San Francisco de la Sierra (à 12h30). Après 1/2h de bonne route, on se retrouve sur une piste. Les paysages et la végétation sont magnifiques. 1/2h de piste laborieuse avec des vues splendides dont seul le passager profite car la conduite nécessite une attention soutenue et génère quelque stress.
Il faut faire attention aussi aux chèvres qui se baladent sur la route. La végétation est variée et plus en avance qu’au nord. Les cirios sont en fleurs et les petits cactus à fleurs rouges aussi.
Jolis arbustes à fleurs jaunes. On surplombe des canyons spectaculaires.
On dépasse la Cueva del Raton (grotte avec peintures rupestres) et on arrive au village de San Francisco de la Sierra. Grosse déception ! Il n’y a strictement rien à voir. La mission est totalement en ruine, les maisons sont misérables, seule une église aux tons ocre est en bon état mais n’a aucun intérêt. Rien à manger non plus.
On redescend la piste et on s’arrête à la Cueva del Raton.
Malheureusement, le site est fermé car il faut un guide pour y entrer. On apprendra plus tard qu’on peut s’adresser au bureau de l’INAH à San Francisco pour demander un guide mais nous n’avons rien vu de ce genre. On continue à descendre la route en profitant un peu plus du paysage et on rejoint la partie macadamisée sans encombre. Gros soulagement ! Les paysages à la descente sont assez spectaculaires aussi, avec des canyons et la vue sur la plaine, ses lagunes et ses curieuses montagnes dans le fond.
Nous nous arrêtons au pied d’étranges rochers avec des niches contenant des petites madones. Il faut monter quelque peu pour voir la vue de l’autre côté de la crête. Grandiose ! On domine complétement un canyon d’un côté et on a la vue sur la plaine de l’autre.
On est bien contents d’avoir eu l’idée le premier jour d’acheter des avocats et des limons au cas où il n’y aurait pas de quoi manger sur notre route. On les déguste avec délice devant cette vue incroyable. On rejoint la route principale en direction de San Ignacio et on retraverse le désert. Il fait de plus en plus chaud (30°). Quelle surprise alors et quel contraste d’arriver à San Ignacio au milieu des palmiers, mais surtout à notre hôtel, Ignacio Springs B & B, dans une oasis au bord de la rivière. C’est la première fois que nous voyons de l’eau en-dehors de la mer et de l’océan. Au bord de la rivière, des fauteuils et des hamacs et un accès à l’eau où il n’y a aucune bestiole redoutable. Bref, le paradis ! Nous nous baignons pour la première fois avec délice. Quel endroit magnifique !
Nous partons en voiture au village pour une petite visite et dîner. Quelle belle surprise ! Enfin un joli village typiquement mexicain avec des maisons basses colorées autour d’une place dominée par la superbe mission San Ignacio et d’énormes arbres feuillus, des ficus indica. Ça nous change !
Le centre est minuscule et on en a vite fait le tour. On va alors prendre l’apéro et dîner au resto/bar le plus coloré de la place, avec des nappes en tissu mexicain, El Rancho Grande (spare-ribs délicieux).
Les vautours tournent en permanence au-dessus du village. Retour à l’hôtel vers 20h15. On prend encore un verre au bar avec les proprios notamment, un couple d’Américains installé ici depuis deux ans. On s’installe encore un peu sur notre terrasse pour lire et écrire mais la présence de nombreux moustiques ne nous incite pas à rester longtemps. Nuit à San Ignacio. Ignacio Springs B&B, un ensemble de yourtes situées dans la palmeraie au bord de la rivière, yourte très confortable et joliment décorée, lit un peu étroit, bonne salle de bain, air conditionné, terrasse. Agréable bar avec grandes tables sous les palmiers et Wi-Fi. Accueil très chaleureux de Mario.
| | | Jour 7 : San Ignacioa.m. : - visite de la mission - balade de la Mesa del Rincon p.m. : - farniente, baignade, kayak - nuit à San Ignacio
Petit-déjeuner à l’hôtel servi malheureusement à l’intérieur mais il faut dire qu’il ne fait pas encore très chaud. Nous partons en voiture à San Ignacio. Comme la mission est ouverte, nous nous y précipitons. La façade est une pure merveille, assez sobre mais animée et ne manquant pas d’une certaine fantaisie, avec des pierres de lave assez claires.
L’intérieur est très sobre sauf le mur du fond avec son retable doré et chargé mais assez beau.
La mission San Ignacio de Kadakaaman fut fondée en 1728 par le jésuite Juan Bautista de Luyando sur un ancien site cochimi (indigènes). Elle fut reprise en 1786 par un dominicain, Juan Crisostomo Gomez. La population cochimi fut décimée par la maladie mais la mission subsista jusqu’en 1840. De très beaux arbres et des bougainvilliers embellissent l’endroit.
A gauche de l’église, se trouve un petit jardin botanique avec la plupart des plantes qu’on peut voir dans le désert. On y voit aussi de magnifiques oiseaux jaunes, rouges et des colibris.
Le musée adjacent est malheureusement fermé le dimanche à cette saison. Vers 9h45, nous partons alors à pied faire la promenade de la Mesa del Rincon dont nous avons trouvé le plan à l’hôtel. On descend la route à gauche de l’église pour aller rejoindre le Camino Real, puis Los Corralitos. Les jardins des maisons sont extrêmement fleuris. On évolue d’abord sur un chemin de terre puis au milieu de la lave. La végétation est belle et très variée.
On domine l’oasis de palmiers mais ici c’est de nouveau le désert de cactus. Belles vues sur des sommets et un volcan, sur la mission aussi, tout entourée d’arbres en fleurs. Etonnant contraste.
Nous n’allons que jusqu’au point 13 et revenons sur nos pas. On domine un petit canyon.
On entend et voit énormément d’oiseaux. +/- 1h45 pour cette agréable balade à faire relativement tôt matin avant les fortes chaleurs. Quand nous retournons sur la place de la mission, une messe se tient dans l’église pleine à craquer où les fidèles prient et chantent avec ferveur.
Déjeuner au Victor’s, très bon, avec vue imprenable sur la façade de la mission que nous ne nous lassons pas de regarder. A la boulangerie, nous achetons un morceau de tarte aux dattes, la spécialité locale, que nous retournons manger sur notre terrasse à l’hôtel. Fort bon. Après-midi au bord de l’eau que nous passons agréablement à écrire dans un hamac, se baigner et à faire du kayak.
Nous allons au bar prendre une margarita avant d’aller manger dans le centre. Mario nous soigne aux petits oignons et nous amène, en plus des nachos et cacahuètes (à décortiquer, ce que je n’ai sûrement plus fait depuis des dizaines d’années), un ceviche mexicain absolument délicieux. Dîner à nouveau au Rancho Grande. La place n’est pas très animée le dimanche soir. Nuit à San Ignacio. (Ignacio Springs B&B - yourtes) | | | Jour 8 : San Ignacio – Santa Rosalia – Mulege (2h30)a.m. : - route vers Santa Rosalia et visite de la ville - route vers Mulege p.m. : - visite de Mulege et de la mission Santa Rosalia de Mulege - nuit à Mulege
On quitte notre yourte et notre oasis à regret. L’endroit est vraiment très agréable. Avant de prendre la route, on commence par visiter le musée de San Ignacio qui était fermé la veille. Il présente des photos des peintures rupestres de différentes grottes et une reconstitution de grotte. A défaut d’en avoir vu « en vrai », on aura au moins vu des reproductions. Difficile de savoir de quand datent ces peintures.
La route pour Santa Rosarita parcourt des zones très volcaniques. On traverse même des coulées de lave. On aperçoit un coyote au bord de la route. Après le passage d’un col, la vue sur les volcans des Tres Virgenes est assez spectaculaire.
L’approche de Santa Rosalia n’est vraiment pas engageante. C’est poussiéreux, sale (des plastiques partout), de vilaines industries minières...
Arrivée vers 10h30 à Santa Rosalia dont le Lonely Planet fait une description assez séduisante. En fait, la particularité de la ville est qu’elle est une ancienne ville minière française où la compagnie del Boleo (Rotschild) s’est installée en 1880 et s’est retirée en 1954 laissant une empreinte française dans le style des maisons coloniales avec des balcons en bois.
Elle y a laissé aussi curieusement une église conçue par Eiffel, construite à l’origine pour l’exposition universelle de Paris en 1889. Démontée, elle fut transportée en bateau jusqu’à Santa Rosalia et réassemblée. Curieuse construction aux façades et toit métalliques.
Il y a même une ancienne boulangerie française, Panaderia El Bolero, dont les pains sont, paraît-il, réputés.
Certaines rues ne manquent pas de charme avec leurs maisons très colorées.
En montant sur la colline, on peut voir le Musée Boléo qui retrace l’histoire de la mine, pas d’un intérêt majeur.
La vue « splendide » qu’on en a sur la mer décrite dans le Lonely Planet est totalement gâchée par des entrepôts. Un peu plus loin, l’Hôtel Frances, grand bâtiment de style colonial.
La situation ne nous donne pas envie de se promener sur le malecon (promenade de bord de mer), promenade pourtant recommandée. Même si la ville a son caractère, est très colorée et animée et vaut la visite, ce n’est vraiment pas un endroit où on aurait eu envie de faire une étape. | | | Jour 8 : San Ignacio – Santa Rosalia – Mulege (2h30) (suite)
On reprend la route vers 11h45 en longeant la côte. Au milieu de paysages très désertiques, on aperçoit subitement une grande plaine toute verte, l’oasis de Mulege où nous arrivons vers 13h. Il fait écrasant de chaleur. Installation à l’hôtel Las Casitas. Le restaurant y est réputé et nous y déjeunons très bien. Petit tour à pied de la ville qui n’a aucun intérêt sauf quelques façades colorées comme celle, très belle, de l’hôtel Hacienda Mulege (où nous avions initialement réservé mais les chambres nous ont paru vraiment trop moches. Dommage, il y avait une belle piscine dans le patio.).
C’est le premier endroit, après la Bufadora, où on trouve des magasins d’artisanat local, mais la plupart sont fermés en début d’après-midi. Vu la chaleur, on décide de s’installer 1h ou 2 dans notre patio avant d’aller visiter la mission Santa Rosalia. Avant d’aller à la mission, on monte en voiture au Museo Mulege (fermé à l’heure de notre passage), installé dans une ancienne prison expérimentale dominant la ville où les prisonniers étaient libres de sortir le matin pour aller travailler et rentrer le soir.
On se rend alors en voiture à la mission. Elle est perchée sur une colline au sud de la rivière. Elle a été fondée en 1705 et a fonctionné jusqu’en 1828 et le déclin de la population indigène. Elle est extrêmement sobre et ne ressemble en rien à celle de San Ignacio. La pierre est plus sombre et il n’y a aucune décoration sur la façade. Mais elle est belle, justement par sa sobriété, agrémentée par la végétation qui l’entoure. Elle est malheureusement fermée et nous ne pourrons donc pas voir l’intérieur.
Derrière l’église, un escalier grimpe sur un petit sommet volcanique qui offre une vue magnifique sur la rivière, l’oasis de palmiers et les montagnes dans le fond.
On n’avait pas vu qu’une digue traversait la rivière et permettait d’accéder au site à pied depuis la rive nord.
Quasiment en face de cette digue, une petite échoppe vend des gâteaux aux dattes (pan de datil, spécialité locale moins bonne que la tarte aux dattes de San Ignacio). Petites courses au supermarché pour avoir quelques vivres au cas où on ne trouverait rien à manger le lendemain sur les plages de Bahia Conception. Il faut se méfier de cette basse saison où beaucoup d’établissements sont fermés. Apéro et dîner à l’hôtel, très agréable. Nuit à Mulege. Hôtel Las Casitas, petites chambres sombres à la décoration colorée locale, lits étroits, salle de bain très basique et un peu pourrie, très joli patio fleuri et coloré, agréable et bon restaurant, une adresse de charme malgré le caractère un peu basique des chambres.
| | | Jour 9 : Mulege – Loreto a.m. : - visite des plages de Bahia Concepcionp.m. : - route vers Loreto - visite de Loreto - nuit à Loreto
Départ vers 8h45.On monte encore en voiture à la mission pour voir si elle est ouverte mais c’est sans doute trop tôt. La route vers Loreto commence à longer la mer de Cortez, en fait la baie Bahia Concepcion dont les plages sont considérées comme les plus belles de Basse Californie. Premier arrêt à Playa Santispac, la 1ère plage facilement accessible. Superbe, avec une belle couleur d’eau, quelques bateaux.
Des petites paillottes permettent de se changer et de se mettre à l’ombre. Des familles y campent.
Il y a moyen de se faire emmener en barque pour faire le tour de la baie. On se balade jusqu’au bout de la plage à droite qui se termine par une mangrove.
Des centaines de petits crabes violonistes courent dans tous les sens. Beaucoup de coquillages, même des yeux de Sainte Lucie. On continue notre route et on dépasse d’autres plages qui nous semblent trop urbanisées.
2ème arrêt à Playa el Coyote, une autre merveille de sable blanc avec de jolies paillottes qui soulignent la courbe de la plage, belle eau claire et turquoise.
On s’y baigne très agréablement. L’eau est bonne et porte très fort. Elle doit être très salée. Les maillots sont d’ailleurs tout raides en séchant. C’est là qu’on se dit qu’on aimerait y être en camping-car et passer la nuit sur la plage. Mais peut-être qu’au lieu de dormir à Mulege qui n’a pas beaucoup d’intérêt, on aurait pu essayer de se trouver un hôtel sur une plage.
3ème arrêt à Playa el Requeson, dont la particularité est un banc de sable permettant, à marée basse, de rejoindre à pied la petite île Isla del Requeson et donnant des couleurs magnifiques.
Sur l’île de lave poussent des champs de salicorne et de la mangrove, en plus, bien sûr, de quelques cactus.
La Playa Perla qui suit directement est moins spectaculaire mais surtout pas du tout entretenue hors saison. On s’y installe quand-même pour manger nos avocats, toujours bienvenus.
Une dernière plage qui semble facilement accessible est Playa Armenta que nous n’avons vue que de la route, belle, longue, blanche, aux eaux turquoise et jolies paillottes.
| | | Jour 9 : Mulege – Loreto (suite)
La route longe la baie jusqu’au bout puis traverse de nouveau un désert bordé de montagnes au relief très particulier.
Arrivée à Loreto vers 16h. La ville est ses alentours semblent assez verts. Installation à l’hôtel Damiana Inn où nous sommes seuls. On va faire un tour dans la ville, d’abord à la mission Nuestra Senora Loreto, encore différente des deux autres qu’on a vues. La façade est assez belle avec son clocher, mais l’intérieur est très quelconque. Elle est très vénérée car c’est la première mission à avoir été fondée et parce que Loreto est la première capitale des Californies.
Elle est située dans une rue piétonne où se trouvent toutes les boutiques à souvenirs. C’est plus touristique que ce que nous avons vu jusqu’à présent. Peu de jolies maisons mais l’ensemble est plutôt agréable.
On passe devant l’hôtel Posada Las Flores, superbe bâtiment ocre rouge très mexicain. Le patio, dominé par une piscine à fond de verre, est magnifique et de grande classe.
Une cloche sur la place marque le début du Camino Real qui va jusqu’à Sonoma, au nord de San Francisco, et le long duquel se trouvent un grand nombre de missions.
Nous allons alors dîner dans le centre. Beaucoup de restaurants présentent bien mais ont l’air de pièges à touristes. Nous allons donc dans un resto un peu plus éloigné du centre touristique et plus fréquenté par des locaux, La Palapa, ouvert mais couvert, donc un peu sombre mais avec du caractère. Pas mal. Retour à l’hôtel où nous profitons du jardin pour manger notre pan de datil acheté à Mulege. Nuit à Loreto. Damiana Inn, joli jardin fleuri, sièges colorés, hamac, chambre très confortable avec bonne salle de bain (nous avions réservé une suite et avons reçu une maison entière, assez claire, avec 3 lits dont un énorme).
| | | Jour 10 : Loretoa.m. : - traversée de la Sierra de la Giganta et visite de la Mission San Javier p.m. : - shopping - promenade sur le malecon et à l’Estero Las Garzas
Comme il n’y a pas de petit déjeuner à l’hôtel, nous allons le prendre dans la rue en face, au Cafe Ole. Départ vers 9h après avoir refait des provisions d’eau et d’avocats. L’excellente route qui traverse la Sierra de la Giganta pour monter à San Javier est splendide : montagnes aux formes invraisemblables dans des tons ocre, canyons, oasis...
Une heure de montée (nombreux arrêts photos compris) pour découvrir tout d’un coup la mission au bout d’un petit village aux maisons basses et blanches.
Mélange de toutes les missions vue précédemment, elle est magnifique dans ce décor. Façade partiellement ouvragée comme les côtés. Elle a encore des traces blanches d’anciennes peintures.
C’est la 2ème mission fondée en Californie en 1699 par le jésuite Francisco Maria Piccolo. L’endroit, d’abord habité par les guaycuras, fut choisi pour la présence d’eau et des canaux d’irrigation conçus par les jésuites sont encore visibles et alimentent toujours les cultures. L’église fut construite en 1720. Beaux retables à l’intérieur. Le 2 décembre, des milliers de pèlerins viennent ici de différentes régions du Mexique. Derrière l’église, on trouve de nombreux arbres fruitiers et des oliviers multicentenaires assez impressionnants. Ce sont les premiers oliviers plantés sur le continent américain. De la vigne y fut plantée aussi, ce qui permit la première production de vin des Californies. On prend son temps dans ce lieu si paisible et on finit par un verre à la buvette face à l’église, avec vue imprenable. Achet d’empanadas de goyave au vendeur à côté de l’église. Retour par la même route avec encore de nombreux arrêts photos. Il faut se méfier des vaches et chèvres en divagation. Arrivée à 13h à Loreto et déjeuner au Manditos sur le malecon, très local. On s’installe ensuite dans l’agréable jardin de l’hôtel pour passer les heures les plus chaudes. Retour en ville pour essayer d’organiser une visite de peintures rupestres ou une plongée sous-marine mais rien n’est possible pour demain. Shopping dans les boutiques d’artisanat local, notamment chez Alacran, magasin un peu différent et plus haut de gamme. Promenade sur le malecon pour aboutir à l’Estero Las Garzas, bel estuaire pour observer les oiseaux. La plupart sont loin et on ne peut pas traverser l’estuaire à pied. Ce sont les classiques cormorans, pélicans, goélands, mais aussi quelques beaux hérons avec de larges lignes blanc et noir sur la tête. Retour vers le centre et dîner au Mi Loreto, un endroit très animé avec de la musique où il n’y a que des touristes mais une cuisine et un service de grande qualité. La spécialité locale, les chiles rellenos, y est délicieuse. Excellente adresse. Retour à l’hôtel et lecture dans le jardin. Nuit à Loreto. (Damiana Inn) | | | Jour 10 : Loreto (suite)
C’est la 2ème mission fondée en Californie en 1699 par le jésuite Francisco Maria Piccolo. L’endroit, d’abord habité par les guaycuras, fut choisi pour la présence d’eau et des canaux d’irrigation conçus par les jésuites sont encore visibles et alimentent toujours les cultures.
L’église fut construite en 1720. Beaux retables à l’intérieur.
Le 2 décembre, des milliers de pèlerins viennent ici de différentes régions du Mexique. Derrière l’église, on trouve de nombreux arbres fruitiers et des oliviers multicentenaires assez impressionnants. Ce sont les premiers oliviers plantés sur le continent américain.
De la vigne y fut plantée aussi, ce qui permit la première production de vin des Californies. On prend son temps dans ce lieu si paisible et on finit par un verre à la buvette face à l’église, avec vue imprenable. Achet d’empanadas de goyave au vendeur à côté de l’église. Retour par la même route avec encore de nombreux arrêts photos. Il faut se méfier des vaches et chèvres en divagation.
Arrivée à 13h à Loreto et déjeuner au Manditos sur le malecon, très local. On s’installe ensuite dans l’agréable jardin de l’hôtel pour passer les heures les plus chaudes. Retour en ville pour essayer d’organiser une visite de peintures rupestres ou une plongée sous-marine mais rien n’est possible pour demain. Shopping dans les boutiques d’artisanat local, notamment chez Alacran, magasin un peu différent et plus haut de gamme. Promenade sur le malecon pour aboutir à l’Estero Las Garzas, bel estuaire pour observer les oiseaux. La plupart sont loin et on ne peut pas traverser l’estuaire à pied. Ce sont les classiques cormorans, pélicans, goélands, mais aussi quelques beaux hérons avec de larges lignes blanc et noir sur la tête.
Retour vers le centre et dîner au Mi Loreto, un endroit très animé avec de la musique où il n’y a que des touristes mais une cuisine et un service de grande qualité. La spécialité locale, les chiles rellenos, y est délicieuse. Excellente adresse. Retour à l’hôtel et lecture dans le jardin. Nuit à Loreto. (Damiana Inn) | | | Jour 11 : Loretoa.m. : - Estero Las Garzas - visite du cimetière de Loreto - Puerto Escondido- plage de Ligui - plage de El Juncalito p.m. : - shopping - balade sur le malecon et dîner - nuit à Loreto
Petit-déjeuner au Cafe Ole. Comme nous n’avons pas pu organiser les activités souhaitées, aujourd’hui sera une journée de remplissage. Vu que nous avons déjà fait une excursion en bateau à Bahia de los Angeles et que nous comptons en faire une à La Paz, nous renonçons à en faire une ici vers les îles Coronados. Nous retournons dans l’estuaire, mais de l’autre côté, pour voir les oiseaux. Ce sont toujours les mêmes mais les vues sont belles.
Côté montagne, on voit bien la Giganta, montagne qui ressemble à une femme couchée avec les genoux repliés, qui a donné son nom à la sierra.
Très joli ensemble de maisons colorées en bord de mer, le Loreto Shores.
Retour vers le centre-ville et visite du Panteo Municipal, rue Preparatoria, que nous avions repéré la veille. La visite de ce cimetière très coloré et fleuri ne manque pas d’intérêt. On y trouve des tombes de tous les styles, des plus riches aux plus pauvres.
Mais ce qui frappe, c’est le nombre de tombes d’enfants et de bébés, minuscules, avec des jouets, des autos, camions, et même des maisons Fisher Price. La mortalité infantile est visiblement aussi élevée ici qu’à Guerrero Negro.
| | | Jour 11 : Loreto (suite)
Nous décidons d’aller à Puerto Escondido, espérant profiter de ses plages. Comme la route est fermée à hauteur de Nopolo à cause de travaux, nous sommes obligés de traverser Nopolo, le quartier des résidences américaines. De grandes allées fleuries et plantées de palmiers, le tout très entretenu. Certes, c’est très luxueux et ça choque à côté du dénuement des installations locales, mais nous avons bien dû reconnaître que c’était joliment construit, dans un style local et coloré alors qu’on s’attendait à des falaises de buildings sans âme. Arrivés à Puerto Escondido, c’est la grosse surprise. Un port et des bateaux, des énormes allées construites de tous côtés il y a des années pour de futurs lotissements, mais pas une maison... et des ouvriers qui balaient et entretiennent le site mais pour qui, pour quoi ? C’est surréaliste. Il n’y a pas la moindre plage non plus. Curieux projet, mal pensé, dans une baie tellement cachée qu’on ne voit pas la mer. Nous qui voulions profiter de ses plages, c’est raté. Au-delà, la route longe la Sierra de la Giganta.
On va alors un peu plus loin, jusqu’à la Baie de Danzante, mais la route aboutit à l’entrée d’un domaine de luxe avec golf. On prend alors une piste à gauche, espérant arriver à une plage. Elle traverse un petit village de pêcheurs et aboutit... à un parking pour bus au bord de l’eau mais dans une propriété privée, celle de l’hôtel/golf qu’on découvre de l’autre côté de la baie, un énorme bâtiment brun derrière lequel contrastent les terrains de golf bien verts et bien artificiels. Tout aussi surréaliste et écœurant. Le gardien nous laisse aller à la plage mais ce n’est vraiment pas très séduisant. Nous remontons alors la route vers Loreto et prenons une piste qui mène à la plage de Ligui, pas aménagée du tout mais la vue y est assez belle et on s’y promène un peu jusqu’à des rochers de lave avec une petite chapelle et des croix.
On remonte la route au-delà du Puerto Escondido jusqu’à El Juncalito où un petit village au bord de l’eau nous donne l’espoir, vain, de pouvoir manger.
On s’installe cependant sur la plage, à l’autre extrémité de la baie, à l’ombre d’un parasol en paille. Baignade et pique-nique d’avocats. L’eau est toujours aussi salée. Il ne faut faire aucun effort pour flotter. Des pélicans nous offrent un amusant spectacle en péchant sans arrêt devant nous.
Un vent violent se lève brusquement et nous pousse à repartir. Retour à l’hôtel vers 15h30 et installation dans le jardin. Bref shopping. Dîner à l’hôtel Oasis qui est directement sur la plage au bout du malecon. Situation très agréable, belle vue, mais service aussi désagréable que déplorable. On y découvre une autre spécialité locale, les almejos chocolatas (grands coquillages bruns qu’on voit beaucoup sur les plages). Nuit à Loreto (Damiana Inn). | Carnets similaires sur le Mexique: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 375 visiteurs en ligne depuis une heure! |