Bonjour,
(Je tiens d'abord à préciser que j'ai parcouru le forum avant de poster et que j'ai déjà eu beaucoup de réponses à mes interrogations. Cependant, tous les post ne correspondent pas à notre situation...)
Nous prévoyons mon ami et moi de partir cet été (mi aout) pour deux semaines minimum en Europe centrale (République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Autriche).
Nous partons en voiture avec la possibilité de dormir dedans. Sinon, nous chercherons des chambres à prix moyen ou des campings. Pensez-vous que nous devons absolument réserver à l'avance les nuits chez l'habitant ou en camping?
Est-ce facile de dormir chez l'habitant pour environ 25€ par nuit pour deux? (je l'ai fait en Croatie et Bosnie mais hors saison...)
Ensuite, je souhaite vous faire par de l'itinéraire (en gros) que j'ai prévu:
Départ de Lille (nord de la France) en direction de l'Allemagne. J'avais pensé à s'arrêter à Frankfurt pour une nuit et un jour mais selon ce que j'ai lu il n'y a pas grand chose à faire... Avez vous une meilleure destination en Allemagne centrale? En sachant que nous consacrerons qu'une seule journée en Allemagne?
Ensuite, départ pour Prague où nous prévoyons d'y rester 4jours.
Départ de Prague pour Bratislava, entre deux, j'aimerai visiter des petites villes tchèques.
Bratislava, une journée de visite et dormir dans les environs.
Départ pour Budapest pour visiter 3jours.
Puis nous rejoignons Vienne en deux jours puisque nous nous arrêterons dans plusieurs villes de Hongrie.
Visite de Vienne en deux jours.
Voyage retour à lille en repassant par l'Allemagne. Refaire un arrêt pour dormir (où?)
Pensez vous que notre itinéraire soit faisable en deux semaines? Nous n'avons pas envie de courir.
Pour les visites, nous aimons l'architecture, la culture (mais pas 50 musées ou égalises non plus), flanner dans les vieilles villes, admirer les paysages (lacs, montagnes...) et bien sûr découvrir la culture du pays (gastronomie, habitants...)
Je suis en train de me procurer des guides et de consulter le forum pour savoir ce que nous voulons visiter.
Avez vous des bons plans? N'hésitez pas à nous faire par de vos expériences...
Merci d'avance,
Bonjour à tous... Ayant déjà posté un msg dans le topic Bratislava, mais finalement, je me rends compte qu'il vaut mieux que j'en crée un nouveau !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Donc voici le topo : j'envisage de partir +/-8jours en Slovaquie. Départ prévu normalement en train (sauf si trop cher, alors voiture).
N'ayant toujours pas terminé mes examens de seconde sess....(etudes, quand tu nous tiens !🏴☠️), je n'ai encore RIEN prévu. Je pars le 9, et termine mes examens le 6 (3 jours, c'est bien assez non ? ^^).
Je voulais donc vous demander quelques petits renseignements. Premièrement, concernant le trajet en train, avez-vous un bon site internet à me conseiller pour l'achat des billets ?
Administrativement, que faut-il que j'emporte avec moi ? S'il faut un passeport, c'est foutu.... Je n'ai qu'une carte d'identité....(belge). Apparement, ce serait bon la carte d'identité ?
Que me conseillez vous comme région à visiter ?
A première vue, j'envisageais d'arriver à Bratslava et de passer la première nuit et dernière nuit dans la capitale (près du train quoi 😛)
Sinon, je suis fanna de randonnée (modéré, je suis etudiant, j'aime la bière, et mon ptit bout de gras a du mal à faire des efforts....😄😄) Mais j'ai tout de meme fait l'an passé toute l'irlande à pied (et en stop, bien sur 😎).
Le stop la bas ? Est-ce risqué ? pratique ? impossible ?
Parlent-ils anglais ? Car .... moi et la langue slovaque, on s'évite un peu par moment....🤪🤪
Je ne vous demande pas de préparer mon voyage à ma place (enfin, si vous insistez, je ne vous retiens pas hein ^^), mais juste de me rassurer pour les quelques interrogatives qui subsistent....
Je ne suis pas bien vieux et découvre à peine les joies du voyage avec sac a dos et tente, sans savoir où dormir.... ni savoir où aller ^^. (21 ans).
Donc voila, j'espère que vous me ferez profiter de votre expérience, afin que je profite un maximum de mon séjour en territoire slovaque !
Si vous avez aussi quelques anecdotes sur votre voyage..... 😉😉 allez-y ! dites moi tout !!!
Merci d'avance,
Francky
ps: je suis désolé si un tel post existe deja, j'ai vaguement fait une recherche, mais pris par le temps.... enfin, vous comprendrez j'espère !
Laisser l’hiver dehors.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Hello and welcome aboard this travel journal.
We’re heading to Slovakia together!
Why this country?
After visiting Hungary, Slovenia, Romania, and Poland in recent years, I’ve fallen in love with Eastern European countries. I adore the Slavic soul, its Austro-Hungarian villages, the gentle landscapes, the Carpathian Mountains, and that slightly mysterious atmosphere.
Slovakia evokes a certain imagination with its deep forests, medieval castles, and cobbled villages.
After seeing photos of the High Tatras—especially Lake Štrbské Pleso and Spiš Castle—I thought, "Let’s do it! We’re going!"
So, will Slovakia live up to what I imagine?
We’ll find out together.
We decided to travel as a group of six (five adults and a six-year-old child), by car (we needed two).
Here’s the day-by-day itinerary for this family trip, which started with a 3-day stay in Vienna (see the dedicated travel journal):

The itinerary: Day 1: Drive from Vienna to Banská Štiavnica and visit the town, then drive to Handlová Day 2: Bojnice Castle, the village of Čičmany, and a walk in the treetops at Bojnice, return to Handlová Day 3: Depart for Orava, visit Orava Castle and the Orava Skansen, drive to Veľký Slavkov Day 4: Visit Slovak Paradise—its gorges, lakes, and ice cave—overnight in Veľký Slavkov Day 5: Visit Bardejov, the "Death Road," wooden churches, and Ľubovňa Castle, overnight in Veľký Slavkov Day 6: Walks and hikes in the High Tatras, Lake Štrbské Pleso, Solisko summit, treetop walk in Ždiar, overnight in Veľký Slavkov Day 7: Drive to Košice, visit Spiš Castle, Tokaj wine route in Veľká Trňa, overnight in Košice Day 8: Visit Košice, overnight in Košice Day 9: Drive to Bratislava, stop at the Aragonite Cave in the Slovak Karst, overnight in Bratislava Day 10: Visit Bratislava, overnight stay Day 11 and 12: Return to France
Budget: I’m giving prices for 2 adults / 1 child. Slovakia is more expensive than it seems, and some expenses shouldn’t be underestimated. Transportation: Tolls and gas from France: 500 € round trip Slovak vignette for one month: 17.10 € Gas is fixed at 1.49 € per liter (E10) Parking at sites (all paid by the day, even in the most remote villages, even if you stay for just an hour). Payment is often required in cash upon arrival: total 63 € We didn’t pay at Spiš (we arrived before the cashier) or Ľubovňa (we arrived after the cashier left). Parking at Orava Village was free. In Košice and Bratislava, we parked for free at our accommodations. Public transport in Bratislava and Košice: 1-1.2 € for a bus ticket. Vending machines are available at some stops; otherwise, buy via SMS (Slovak phones only) or official sales points.

Accommodation: We mostly chose houses so we could cook ourselves and save on food. I’ve rated our satisfaction with these accommodations from 1 to 5 stars. Padua: DC Hotel: 1 night, 77 € ***** Handlová: Chata Remata: 2 nights, 120 € ***** Veľký Slavkov: Aplend: 4 nights, 220 € ** Košice: Luxury Old Town Loft 320m²: 2 nights, 120 € ***** Bratislava: Hotel Viktor: 2 nights, 138 € *** Brescia: Hotel Antica Fonte: 1 night, 82 € ***** Total: 757 €
Food: Groceries at Lidl for 5 meals for 3: 100 € (really cheap) Restaurants: 10-15 € per dish, ice cream 1-2.4 € per scoop, crêpes 8-12 €, a glass of wine 6-10 €... total: 500 €
Visits: There are discounts for seniors and children, which is great. We spent nearly 600 € in total, which is a lot. However, it’s a cultural destination with many castles, museums, caves, wine cellars, and nature activities: cable cars, canopy walks, paid hikes (Slovak Paradise gorges)... In the end, this trip to Slovakia cost nearly 2500 € for 3. We also need to add the Vienna portion to that. Now, here’s the day-by-day account of this beautiful journey.
Why this country?
After visiting Hungary, Slovenia, Romania, and Poland in recent years, I’ve fallen in love with Eastern European countries. I adore the Slavic soul, its Austro-Hungarian villages, the gentle landscapes, the Carpathian Mountains, and that slightly mysterious atmosphere.
Slovakia evokes a certain imagination with its deep forests, medieval castles, and cobbled villages.
After seeing photos of the High Tatras—especially Lake Štrbské Pleso and Spiš Castle—I thought, "Let’s do it! We’re going!"
So, will Slovakia live up to what I imagine?
We’ll find out together.
We decided to travel as a group of six (five adults and a six-year-old child), by car (we needed two).
Here’s the day-by-day itinerary for this family trip, which started with a 3-day stay in Vienna (see the dedicated travel journal):

The itinerary: Day 1: Drive from Vienna to Banská Štiavnica and visit the town, then drive to Handlová Day 2: Bojnice Castle, the village of Čičmany, and a walk in the treetops at Bojnice, return to Handlová Day 3: Depart for Orava, visit Orava Castle and the Orava Skansen, drive to Veľký Slavkov Day 4: Visit Slovak Paradise—its gorges, lakes, and ice cave—overnight in Veľký Slavkov Day 5: Visit Bardejov, the "Death Road," wooden churches, and Ľubovňa Castle, overnight in Veľký Slavkov Day 6: Walks and hikes in the High Tatras, Lake Štrbské Pleso, Solisko summit, treetop walk in Ždiar, overnight in Veľký Slavkov Day 7: Drive to Košice, visit Spiš Castle, Tokaj wine route in Veľká Trňa, overnight in Košice Day 8: Visit Košice, overnight in Košice Day 9: Drive to Bratislava, stop at the Aragonite Cave in the Slovak Karst, overnight in Bratislava Day 10: Visit Bratislava, overnight stay Day 11 and 12: Return to France

Budget: I’m giving prices for 2 adults / 1 child. Slovakia is more expensive than it seems, and some expenses shouldn’t be underestimated. Transportation: Tolls and gas from France: 500 € round trip Slovak vignette for one month: 17.10 € Gas is fixed at 1.49 € per liter (E10) Parking at sites (all paid by the day, even in the most remote villages, even if you stay for just an hour). Payment is often required in cash upon arrival: total 63 € We didn’t pay at Spiš (we arrived before the cashier) or Ľubovňa (we arrived after the cashier left). Parking at Orava Village was free. In Košice and Bratislava, we parked for free at our accommodations. Public transport in Bratislava and Košice: 1-1.2 € for a bus ticket. Vending machines are available at some stops; otherwise, buy via SMS (Slovak phones only) or official sales points.

Accommodation: We mostly chose houses so we could cook ourselves and save on food. I’ve rated our satisfaction with these accommodations from 1 to 5 stars. Padua: DC Hotel: 1 night, 77 € ***** Handlová: Chata Remata: 2 nights, 120 € ***** Veľký Slavkov: Aplend: 4 nights, 220 € ** Košice: Luxury Old Town Loft 320m²: 2 nights, 120 € ***** Bratislava: Hotel Viktor: 2 nights, 138 € *** Brescia: Hotel Antica Fonte: 1 night, 82 € ***** Total: 757 €
Food: Groceries at Lidl for 5 meals for 3: 100 € (really cheap) Restaurants: 10-15 € per dish, ice cream 1-2.4 € per scoop, crêpes 8-12 €, a glass of wine 6-10 €... total: 500 €
Visits: There are discounts for seniors and children, which is great. We spent nearly 600 € in total, which is a lot. However, it’s a cultural destination with many castles, museums, caves, wine cellars, and nature activities: cable cars, canopy walks, paid hikes (Slovak Paradise gorges)... In the end, this trip to Slovakia cost nearly 2500 € for 3. We also need to add the Vienna portion to that. Now, here’s the day-by-day account of this beautiful journey.

je pars vivre a bratislava mi aout
j'aimerais savoir si la vie est sympa la bas ?
quels sont les trucs a connaitre ?
éviter ?
je parle anglais et français ; ça ira ?
merci 😄
bonjour.
en allant passer une journée a Zakopane , est-il intéressant de franchir la frontière slovaque et d'aller visiter les premiers village en Slovaquie ?
ceci par la route 960 puis 67 en direction de Zdiar et Spisska bela
Beauté des paysages , achats intéressants a faire ? prix de l'essence ? ......etc
je ne sais pas si le franchissement de frontière est permis avec une voiture de location ... ( a voir avec le loueur )
en allant passer une journée a Zakopane , est-il intéressant de franchir la frontière slovaque et d'aller visiter les premiers village en Slovaquie ?
ceci par la route 960 puis 67 en direction de Zdiar et Spisska bela
Beauté des paysages , achats intéressants a faire ? prix de l'essence ? ......etc
je ne sais pas si le franchissement de frontière est permis avec une voiture de location ... ( a voir avec le loueur )
Bonjour,
Après une opération des yeux , bien réussie 😎 , fin août , j'ai eu envie de partir voir du beau . Surtout du coloré . Et pas trop loin ... les petites maisons colorées de Moravie , me sont revenues à l'esprit , et la décision a été vite prise , je partirais en Moravie , au départ de Bratislava , et resterais 10 jours en tout .

Après une opération des yeux , bien réussie 😎 , fin août , j'ai eu envie de partir voir du beau . Surtout du coloré . Et pas trop loin ... les petites maisons colorées de Moravie , me sont revenues à l'esprit , et la décision a été vite prise , je partirais en Moravie , au départ de Bratislava , et resterais 10 jours en tout .

Bonjour,
Toujours a la derniere minute, je pars ce soir pour la Slovakie Une copine rencontré en Thailande viens nous chercher a l'aéroport et nous amene chez elle🙂 Que puis-je lui offrir a part une canne de sirop d'érable?
Toujours a la derniere minute, je pars ce soir pour la Slovakie Une copine rencontré en Thailande viens nous chercher a l'aéroport et nous amene chez elle🙂 Que puis-je lui offrir a part une canne de sirop d'érable?
Cet été, nous avons voyage à travers les pays d'Europe de l'Est. Une capitale nous particulièrement de part la gentillesse des habitants ainsi que le renouveau qu'elle est en train de subir.
Bratislava est encore bien épargnée par les touristes. Bien que nous ayons vu des japonais et des allemands, il n'y avait pas tellement de touristes. C'est une très belle ville qui est en reconstruction. Nous sommes heureux d'avoir pu voir la ville avant que tout les travaux soient terminés.
Je vous conseille aussi un hôtel qui était en banlieue très proche de la ville. On était à 15 minutes de la gare et 15 minutes du centre-ville. Il s'agit de l'hôtel Aston. C'est un hôtel 4 étoiles, mieux que chez nous, et surtout très peu cher. La nuit nous a coûté 69€. Nous avons diner et pris le petit-déjeuner sur place, et franchement, c'était délicieux. Le coût total pour toutes ces prestations est de 150€.
Les chambres sont de véritables suites. J'avais réservé la plus petite suite. Elle faisait 36m².
Je vous conseille donc d'y aller avant que les prix ne flambent avec l'arrivée de l'Euro au 1er janvier 2009.
Si vous avez des questions sur les visites à faire, je reste à votre disposition.
Bonjour,
Je pars pour un trip d'une semaine solo à Budapest, Bratislava et Vienne fin Septembre 2016. En sachant que je suis une curieuse de la vie en générale, avez-vous des conseils "bon plan" : resto, visite, actuce, point de vue, hotel, etc...
Merci de votre retour.









