Salut tout le monde!
Svp, j'ai besoin d'une réponse rapidement chers voyageurs.Aidez-moi!!!
A bord, quelle est votre appréciation ? Surtout pour ce qui est du port de bagages en cabine , les repas(cst bête mais important pour nous ), sécurité et comportement de l'équipage .
Aussi , qu'en est-il de l'escale de 4h à addis-Abéba?Comment se passe-t-elle ?L'aéroport est comment , s'y retrouve-t-on aisément ?
* **Qui a déjà fait l'itinéraires douala - rome ?Des détails please!
Merci d'avance !
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










Bonjour à tous,
J'envisage depuis longtemps un voyage en Ethiopie dans le secteur du fameux volcan "Erta Ale" et au fabuleux site hydrothermal du Dallol (magnifique), je pense que la dernière émission d'Ushuaïa Nature m'a vraiment décidé à partir cette année, sans doute au mois d'avril. D'après ce que j'ai lu sur ce forum, il faut des autorisations pour aller dans le secteur, est-ce facile à obtenir ? Comme je prévois d'y aller avec quelques amis et de manière autonome (d'ailleurs est-ce la bonne solution ?), j'aimerai savoir si quelqu'un connait la région, si les accès sont possibles en 4x4 (notamment au Dallol), et s'il est éventuellement possible d'obtenir les autorisations d'entrée avant l'arrivée sur place...?
Merci d'avance et bonne année à tous !
++
J'envisage depuis longtemps un voyage en Ethiopie dans le secteur du fameux volcan "Erta Ale" et au fabuleux site hydrothermal du Dallol (magnifique), je pense que la dernière émission d'Ushuaïa Nature m'a vraiment décidé à partir cette année, sans doute au mois d'avril. D'après ce que j'ai lu sur ce forum, il faut des autorisations pour aller dans le secteur, est-ce facile à obtenir ? Comme je prévois d'y aller avec quelques amis et de manière autonome (d'ailleurs est-ce la bonne solution ?), j'aimerai savoir si quelqu'un connait la région, si les accès sont possibles en 4x4 (notamment au Dallol), et s'il est éventuellement possible d'obtenir les autorisations d'entrée avant l'arrivée sur place...?
Merci d'avance et bonne année à tous !
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Le choix de la destination -la préparation:
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont pr��sentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.
Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont pr��sentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.
Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
Bonjour à toutes et à tous,
voilà j'ai un petit souci qui peut-être n'en est pas un.
Je me rends en Ethiopie début novembre (le 5) avec Turkish Airlines. A mon escale à Istanbul, j'ai tout juste 1 heure pour attraper le second vol Istanbul - Addis Abeba. Des agents de la compagnie m'ont assurée que c'était suffisant mais bon qui sait un retard, tout part de travers et je dois prendre le vol programmé le jour suivant ?
J'avais dans l'idée de payer en ligne un vol intérieur Addis Abeba - Bahar Dar le 6 nov. mais maintenant j'ai des doutes quant au timing des escales. Est-il prudent, nécessaire pour moi de réserver en ligne ce vol avec le risque de payer à perte si je ne suis pas à bord ?
Si j'arrive le 6 au matin comme prévu à Addis Abeba, est-ce que je peux acheter un billet le jour même à l'aéroport ?
D'avance merci à tous pour vos réponses. romain
D'avance merci à tous pour vos réponses. romain
Bonjour,
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Bonjour à tous
nous partons en Éthiopie début janvier 2015.
Nous avons l'habitude de voyager mais avec valises. Quelles précautions à prendre pour protéger les sacs à dos lors du voyage de ceux ci en soute. Vol, ouverture des sacs, les risques, protection à prendre.
Merci d'avance de vos précieuses réponses et conseils.
Quand on vit ses rêves on a pas besoin de sommeil autour.
nous partons en Éthiopie début janvier 2015.
Nous avons l'habitude de voyager mais avec valises. Quelles précautions à prendre pour protéger les sacs à dos lors du voyage de ceux ci en soute. Vol, ouverture des sacs, les risques, protection à prendre.
Merci d'avance de vos précieuses réponses et conseils.
Quand on vit ses rêves on a pas besoin de sommeil autour.
Je vais habiter a Addis Ababa pour deux ans.Je ne veux pas surcharger mes bagages et j'ai besoin de conseil.Il parait que la temperature moyenne est de 20 degrees mais apparemment il fait chaud le jour et ca caille le matin et le soir. On entend des versions contradictoires.Que me faut-it emporter?
Bonjour,
je suis à la recherche des informations suivantes :
* connaissez-vous des guides (ou des agences) qui proposent un trek de 3 ou 4 jours dans les monts Simien, départ de Gondar, retour sur Axum (et non sur Gondar) avec transport du gros des bagages sur Axum pour ne pas les avoir avec nous durant le trek ?
* une agence assurant en tour privé pour 3 ou 4 personnes une visite des églises du Tigré sur 2 jours, départ de Axum, arrivée à Mekele, sans guide, juste un chauffeur ?
Merci.
PaterLu
Bonjour,
Je m'apprête à partir en Éthiopie dans quelques jours et j'ai une question pratique pour les connaisseurs.
A l'arrivée à l'aéroport d'Addis Abeba, au milieu de la nuit, peut-on trouver des caddys pour transporter les bagages et les emmener à l'extérieur où nous attendra notre chauffeur?
Je vais avoir un gros sac marin de 23kg avec des vêtements pour enfants à donner dans des écoles et mon sac n'a pas de roulettes.....
Merci pour vos réponses!🙂
Voyageuseet bibliophile j'ai cristallisé mes rêves sur certains pays...Voici les titres sur l’Éthiopie, lus et accumulés depuis 25 ans. Jesuis ainsi prête pour y partir fin mars.
Guides -Lemeilleur est le guide BRADT « ETHIOPIA » en anglais maislourd (700g). Il sera dans mes bagages . -Ladernière édition du petit Futé (2013) est intéressante pour quine lit que le français. Mieux que les anciennes éditions enparticulier il signale les jours de marchés pour de nombreusespetites villes . -Ethiopia, Somaliland andn Erithrea LP en anglais traite plusieurspays donc beaucoup de pages inutiles . -Ethiopieau fabuleux pays du prêtre de Jean de Luigi Cantamessa chez Olizane
Beauxlivres
-Ethiopieberceau de l'humanité d'Alain Chenevière chez Denoel 1989 axé surles peuples du Sud -Lacorne de l'Afrique de Carol Beckwith et Angela Fisher édition duChêne 1994 -AETHIOPIAde Xavier Van Der Stappen parution à l'occasion d'une expositionà Tervuren(Belgique) 1996 -Laporte des larmes retour en Abyssinie au Seuil de Guillebaud etDepardon 1996 ( images en noir et blanc) -l'archeéthiopienne art chrétien d’Éthiopie :édition à la faveurd'une exposition parisienne 2000- 2001 au pavillon des arts. -l'Arten Éthiopie de Walter Raunig chez Hazan 2005 -Ethiopie...empire mythique d'Olivier Bourguet chez Vilo 2005 -Ethiopieles peuples de l'Omo éditions de la Martinière 2009 -Lalibelacapitale de l'art monolithe d'Ethiopie de Jacques Mercier et ClaudePicard édition Picard 2012
Littérature -LeNégus de Ryszard Kapuscinski -Voyageen Éthiopie de Curzio Malaparte au Seuil -Retouren Ethiopie de Marc de Gouvenain poche Babel -L'Abyssinde JC Ruffin 1997 en poche -Dansle ventre d'une hyène de Nega Mezlekia acte Sud 2001 -Guerriersnus de Christian Bader Payot 2002 -Ledieu qui engendra un chacal de Nega Mezlekia au monde noir 2003 -Aventuresen mer rouge 3 tomes de Henry de Montfreid chez Grasset -Carnetd'Abyssinie de Wilfred Thesigner chez Etonnants Voyageurs Hoebeke 2003 -Lesnuits d'Addis Abeba de Sebhat Gebre Eqziabner acte Sud 2004
Récitsde voyage -Letrain du Négus de Patrick Forestier chez Grasset 1994 -Noscarnets d’Éthiopie de Laurent et Corine Mérer édition duRocher 2013
Jesuis consciente des lacunes en particulier en histoire, BD, ce n'estpas mon truc. d'autres Vforomistes pourront compléter. Jedonnerais des tuyaux pratiques en rentrant....à condition de n êtrepas repartie quelque part, j'ai toujours des fourmis sous lessemelles !!!! Cependantpeu performante en informatique pas de blog, ni photo numérique.
Carassou
Guides -Lemeilleur est le guide BRADT « ETHIOPIA » en anglais maislourd (700g). Il sera dans mes bagages . -Ladernière édition du petit Futé (2013) est intéressante pour quine lit que le français. Mieux que les anciennes éditions enparticulier il signale les jours de marchés pour de nombreusespetites villes . -Ethiopia, Somaliland andn Erithrea LP en anglais traite plusieurspays donc beaucoup de pages inutiles . -Ethiopieau fabuleux pays du prêtre de Jean de Luigi Cantamessa chez Olizane
Beauxlivres
-Ethiopieberceau de l'humanité d'Alain Chenevière chez Denoel 1989 axé surles peuples du Sud -Lacorne de l'Afrique de Carol Beckwith et Angela Fisher édition duChêne 1994 -AETHIOPIAde Xavier Van Der Stappen parution à l'occasion d'une expositionà Tervuren(Belgique) 1996 -Laporte des larmes retour en Abyssinie au Seuil de Guillebaud etDepardon 1996 ( images en noir et blanc) -l'archeéthiopienne art chrétien d’Éthiopie :édition à la faveurd'une exposition parisienne 2000- 2001 au pavillon des arts. -l'Arten Éthiopie de Walter Raunig chez Hazan 2005 -Ethiopie...empire mythique d'Olivier Bourguet chez Vilo 2005 -Ethiopieles peuples de l'Omo éditions de la Martinière 2009 -Lalibelacapitale de l'art monolithe d'Ethiopie de Jacques Mercier et ClaudePicard édition Picard 2012
Littérature -LeNégus de Ryszard Kapuscinski -Voyageen Éthiopie de Curzio Malaparte au Seuil -Retouren Ethiopie de Marc de Gouvenain poche Babel -L'Abyssinde JC Ruffin 1997 en poche -Dansle ventre d'une hyène de Nega Mezlekia acte Sud 2001 -Guerriersnus de Christian Bader Payot 2002 -Ledieu qui engendra un chacal de Nega Mezlekia au monde noir 2003 -Aventuresen mer rouge 3 tomes de Henry de Montfreid chez Grasset -Carnetd'Abyssinie de Wilfred Thesigner chez Etonnants Voyageurs Hoebeke 2003 -Lesnuits d'Addis Abeba de Sebhat Gebre Eqziabner acte Sud 2004
Récitsde voyage -Letrain du Négus de Patrick Forestier chez Grasset 1994 -Noscarnets d’Éthiopie de Laurent et Corine Mérer édition duRocher 2013
Jesuis consciente des lacunes en particulier en histoire, BD, ce n'estpas mon truc. d'autres Vforomistes pourront compléter. Jedonnerais des tuyaux pratiques en rentrant....à condition de n êtrepas repartie quelque part, j'ai toujours des fourmis sous lessemelles !!!! Cependantpeu performante en informatique pas de blog, ni photo numérique.
Carassou
Bonjour,
En novembre , ayant emprunté la compagnie Saudia pour aller en Ethiopie , je me suis retrouvée dans un vol d'expulsés éthiopiens enter Ryadh et Addis et à l'arrivée à Addis Abeba , les bagages étaient déchargés par centaines sur un terrain vague poussiéreux! Il en arrivait toutes les heures........
3 demi-journées perdues à essayer de les retrouver!
Ayant (difficilement ) pris contact avec le bureau de Saudia à Addis , puis à Roissy , je me suis heurtée à la désinvolture , voire l'arrogance de leur personnel: aucune excuse , aucune aide et aucune procédure sérieuse de remboursement . Tout ce que j'ai pu obtenir c'est qu'on me photocopie à Roissy les attestations de perte de mes 2 bagages et mon passeport pour qu'on "m'ouvre un dossier"
2 mois plus tard aucune nouvelle !
Ces rapatriements ( 150 000 éthiopiens ) ont eu lieu en novembre et décembre 2013
Si quelqu'un est dans la même situation , merci de me contacter pour échange d'infos et peut-être une plainte collective auprès de Saudia ; à plusieurs , on aura peut_être plus de chance d'être écoutés!
En tout cas , pour moi , la SAUDIA c'est TERMINE !
Une photo de la réception des bagages à Addis.......
En novembre , ayant emprunté la compagnie Saudia pour aller en Ethiopie , je me suis retrouvée dans un vol d'expulsés éthiopiens enter Ryadh et Addis et à l'arrivée à Addis Abeba , les bagages étaient déchargés par centaines sur un terrain vague poussiéreux! Il en arrivait toutes les heures........
3 demi-journées perdues à essayer de les retrouver!
Ayant (difficilement ) pris contact avec le bureau de Saudia à Addis , puis à Roissy , je me suis heurtée à la désinvolture , voire l'arrogance de leur personnel: aucune excuse , aucune aide et aucune procédure sérieuse de remboursement . Tout ce que j'ai pu obtenir c'est qu'on me photocopie à Roissy les attestations de perte de mes 2 bagages et mon passeport pour qu'on "m'ouvre un dossier"
2 mois plus tard aucune nouvelle !
Ces rapatriements ( 150 000 éthiopiens ) ont eu lieu en novembre et décembre 2013
Si quelqu'un est dans la même situation , merci de me contacter pour échange d'infos et peut-être une plainte collective auprès de Saudia ; à plusieurs , on aura peut_être plus de chance d'être écoutés!
En tout cas , pour moi , la SAUDIA c'est TERMINE !
Une photo de la réception des bagages à Addis.......
Bonjour,
Actuellement , Ethiope rapatrie 30000 de ses ressortissants clandestins en Arabie qui y etaient internes et maltraites .Un charter toutes les heures. Certainement qu on en parle pas en France.....
A l arrivee , des trains entiers de bagages sont deverses sur un immense terrain vague surveille par l armee
Les passagers ordinaires sont melanges aux clandestins et leurs bagages aussi
J ai erre deux jours a la recherche d mes 2 bagages au mileu de miliers d autres et bien sur je n ai rien trouve...
Alors si posible , changez de compagne ou prenez seulement un bagage a main sans alcool dedans
Me voila 3 semaines en Ethiopie sans rien et aucune aide de Saudia a Addis . Merci Saudia .........une des pires compagnies
Actuellement , Ethiope rapatrie 30000 de ses ressortissants clandestins en Arabie qui y etaient internes et maltraites .Un charter toutes les heures. Certainement qu on en parle pas en France.....
A l arrivee , des trains entiers de bagages sont deverses sur un immense terrain vague surveille par l armee
Les passagers ordinaires sont melanges aux clandestins et leurs bagages aussi
J ai erre deux jours a la recherche d mes 2 bagages au mileu de miliers d autres et bien sur je n ai rien trouve...
Alors si posible , changez de compagne ou prenez seulement un bagage a main sans alcool dedans
Me voila 3 semaines en Ethiopie sans rien et aucune aide de Saudia a Addis . Merci Saudia .........une des pires compagnies
Bonjour à tous!
je pars samedi prochain à addis (pour ceux qui suivent, j'ai ENFIN reçu mon passeport!), et je compte emmener un ordi portable et un appareil photo (pas que ça quand même...). Le problème est que j'ai paumé les factures de ces deux objets dans mon déménagement. De toute façon, je pense les prendre en bagages à main (ils passent aux rayons x ou vaut mieux pas?), mais j'ai peur qu'à un quelconque moment je me fasse attraper par la douane pour payer la tva...bref, c'est jouable de partir sans factures?
Merci d'avance pour les conseils!
Bonjour
de retour de voyage voici quelques notes qui pourront peut être aider de futurs voyageurs.
Nous avons décidé de favoriser le Nord de l'Ethiopie et n'ayant que 10 jours nous avons tout organisé et réservé à l'avance pour ne pas perdre de temps.
Nous sommes passés par Ethio TravelTour. Ils sont assez réactifs par mail et bien rodés sur place pour gérer les aléas et jongler entre les guides et les chauffeurs sur le terrain.
Nous avons commencé par le Simien après un vol intérieur vers Gondar, 3 jours 3 nuits de trek en camping avec un guide privatif. Nous avons raté la premiere nuit car les bagages se sont perdus à Addis donc nous avons du attendre une nuit à Gondar qu'on nous les ramène. ETT a pris en charge la nuit d'hôtel et a fait l'intermédiaire entre nous et le service de l'aéroport pour livrer les sacs.
Le trek est très beau, un peu physique mais très accessible, certains seront peut être gênés par l'altitude mais c'est vraiment très faisable. Nous y étions en janvier donc et en revanche il fait très très froid la nuit dans les tentes. Vraiment. Nous avons donc fait deux nuits, la premiere à Geech et la seconde à Chennek. Pas de sanitaires et tout le monde plante les tentes sur le meme endroit. Un seul gros point noir à notre goût qui a été le fil rouge du voyage, c'est extrêmement extrêmement sale. Partout où il y a des zones de "stationnement" de touristes, honnêtement c'est une dechetterie. Que ce soit les sites de camping ou les sites de déjeuner qu'on repère de loin. Papiers, bouteilles, plastiques, c'est crado de crado. Deux raisons selon nous, aucun nettoyage organisé par le parc, or on ne peut pas espérer faire dormir 50 personnes sur un site sans poubelle ni sanitaires et n'avoir aucun impact en terme de pollution et d'autre part aucun effort pour limiter les déchets laisses, que ce soit de la part des guides mais aussi des touristes qui doivent considerer que de toutes façons c'est sale donc leur papier n'est pas bien grave. Dès qu'on s'éloigne il y a une couronne de papier toilette qui cercle le site. Charmant. Les guides ne demandent jamais de ne rien jeter ou de brûler les papiers, ils ne semblent pas du tout y être sensibilises. Ca gâche quand meme le charme du coin. Sinon autour de Chennek (une fois passés les ordures, les papiers toilettes etc) le coin est superbe.
Nous avons ensuite fait la route jusque Axum, très beaux paysages, mais quand même 7 à 8 heures de route. Brana Hotel très correct, surtout après le camping... Les deux jours suivants ont été consacrés aux églises du Tigray, d'Axum à Mekelle en passant une nuit au Gheralta Lodge qu'on a bien sûr adoré. C'est sympa de faire des hébergements très différents. Premiere journée Yeha, pas grand intérêt pour nous, puis Debra Damo, réservé aux hommes et accès à la corde franchement sportif mais ils aident. Second jour, Abune Yemata, accès très sportif également, vertige incompatible, l'église vaut vraiment l'accès un peu laborieux, c'est superbe. Puis Myriam et Daniel Korkor, très belles également, la marche pour y aller un peu physique aussi mais moins "grimpe", est très belle.
Nuit à Mekelle au Planet Hotel, presque trop grand hôtel de conference et trop excentré. Le Genfel hôtel pris au retour du Danakil est nettement mieux.
Depart pour le Danakil, cette fois nous avons rejoint un - gros - groupe, on était 25. Nous avions pris 4 jours 3 nuits mais nous nous sommes aperçus en cours de route que le programme est strictement le meme que pour les 3 jours 2 nuits, mais étalé dans le temps, en gros il y a un jour quasi vide. Donc nous avons switch sur le 3 jours 2 nuits. Globalement il y a bcp de route sur ce "tour Danakil", on a commence par le volcan qui malheureusement n'est pas en activité donc on ne voit au sommet que de la fumée qui remplit la caldeira, elle rougeoie mais on ne voit pas le fond et la lave. Selon nous, le plus beau c'est le matin quand le soleil est levé et que la lumiere filtre à travers le panache de fumée. Sinon montée de trois heures de nuit sans aucune difficulté technique mais dans un champ de bouteilles d'eau. Je pense que dans deux ou trois ans on ne verra meme plus la lave noire sur le chemin car elle sera recouverte par les bouteilles. Les touristes (on en a vu sous nos yeux) les jettent au sol sans vergogne quand ils les ont finies. Ahurissant. Nuit dehors dans un "camp-déchetterie". Dans le tour est proposé également donc Dallol, un champ de soufre, pour nous le plus impressionnant, des couleurs et des formations extraordinaires, une baignade dans un lac salé et des "chateaux" de sel. Nous n'avons pas vu le travail du sel ni les caravanes de chameaux puisque l'on était dimanche. Ca on l'a su le matin meme, on aurait apprécié de le savoir des le depart vu qu'ils étaient forcement au courant, il n'y a jamais de caravanes le dimanche. Bref. Retour donc à Mekele, ayant ecourte d'une journee le Danakil on aurait aime faire Lalibela mais au dernier moment ca n'a pas été possible. Nous avons passé une journée à Mekele qui est une ville très agréable et sympa pour faire quelques cadeaux, mais pas du tout touristique (pas de boutique d'artisanat)
voila, j'espère avoir pu aider, n'hésitez pas si vous avez des précisions à demander
Sandra
de retour de voyage voici quelques notes qui pourront peut être aider de futurs voyageurs.
Nous avons décidé de favoriser le Nord de l'Ethiopie et n'ayant que 10 jours nous avons tout organisé et réservé à l'avance pour ne pas perdre de temps.
Nous sommes passés par Ethio TravelTour. Ils sont assez réactifs par mail et bien rodés sur place pour gérer les aléas et jongler entre les guides et les chauffeurs sur le terrain.
Nous avons commencé par le Simien après un vol intérieur vers Gondar, 3 jours 3 nuits de trek en camping avec un guide privatif. Nous avons raté la premiere nuit car les bagages se sont perdus à Addis donc nous avons du attendre une nuit à Gondar qu'on nous les ramène. ETT a pris en charge la nuit d'hôtel et a fait l'intermédiaire entre nous et le service de l'aéroport pour livrer les sacs.
Le trek est très beau, un peu physique mais très accessible, certains seront peut être gênés par l'altitude mais c'est vraiment très faisable. Nous y étions en janvier donc et en revanche il fait très très froid la nuit dans les tentes. Vraiment. Nous avons donc fait deux nuits, la premiere à Geech et la seconde à Chennek. Pas de sanitaires et tout le monde plante les tentes sur le meme endroit. Un seul gros point noir à notre goût qui a été le fil rouge du voyage, c'est extrêmement extrêmement sale. Partout où il y a des zones de "stationnement" de touristes, honnêtement c'est une dechetterie. Que ce soit les sites de camping ou les sites de déjeuner qu'on repère de loin. Papiers, bouteilles, plastiques, c'est crado de crado. Deux raisons selon nous, aucun nettoyage organisé par le parc, or on ne peut pas espérer faire dormir 50 personnes sur un site sans poubelle ni sanitaires et n'avoir aucun impact en terme de pollution et d'autre part aucun effort pour limiter les déchets laisses, que ce soit de la part des guides mais aussi des touristes qui doivent considerer que de toutes façons c'est sale donc leur papier n'est pas bien grave. Dès qu'on s'éloigne il y a une couronne de papier toilette qui cercle le site. Charmant. Les guides ne demandent jamais de ne rien jeter ou de brûler les papiers, ils ne semblent pas du tout y être sensibilises. Ca gâche quand meme le charme du coin. Sinon autour de Chennek (une fois passés les ordures, les papiers toilettes etc) le coin est superbe.
Nous avons ensuite fait la route jusque Axum, très beaux paysages, mais quand même 7 à 8 heures de route. Brana Hotel très correct, surtout après le camping... Les deux jours suivants ont été consacrés aux églises du Tigray, d'Axum à Mekelle en passant une nuit au Gheralta Lodge qu'on a bien sûr adoré. C'est sympa de faire des hébergements très différents. Premiere journée Yeha, pas grand intérêt pour nous, puis Debra Damo, réservé aux hommes et accès à la corde franchement sportif mais ils aident. Second jour, Abune Yemata, accès très sportif également, vertige incompatible, l'église vaut vraiment l'accès un peu laborieux, c'est superbe. Puis Myriam et Daniel Korkor, très belles également, la marche pour y aller un peu physique aussi mais moins "grimpe", est très belle.
Nuit à Mekelle au Planet Hotel, presque trop grand hôtel de conference et trop excentré. Le Genfel hôtel pris au retour du Danakil est nettement mieux.
Depart pour le Danakil, cette fois nous avons rejoint un - gros - groupe, on était 25. Nous avions pris 4 jours 3 nuits mais nous nous sommes aperçus en cours de route que le programme est strictement le meme que pour les 3 jours 2 nuits, mais étalé dans le temps, en gros il y a un jour quasi vide. Donc nous avons switch sur le 3 jours 2 nuits. Globalement il y a bcp de route sur ce "tour Danakil", on a commence par le volcan qui malheureusement n'est pas en activité donc on ne voit au sommet que de la fumée qui remplit la caldeira, elle rougeoie mais on ne voit pas le fond et la lave. Selon nous, le plus beau c'est le matin quand le soleil est levé et que la lumiere filtre à travers le panache de fumée. Sinon montée de trois heures de nuit sans aucune difficulté technique mais dans un champ de bouteilles d'eau. Je pense que dans deux ou trois ans on ne verra meme plus la lave noire sur le chemin car elle sera recouverte par les bouteilles. Les touristes (on en a vu sous nos yeux) les jettent au sol sans vergogne quand ils les ont finies. Ahurissant. Nuit dehors dans un "camp-déchetterie". Dans le tour est proposé également donc Dallol, un champ de soufre, pour nous le plus impressionnant, des couleurs et des formations extraordinaires, une baignade dans un lac salé et des "chateaux" de sel. Nous n'avons pas vu le travail du sel ni les caravanes de chameaux puisque l'on était dimanche. Ca on l'a su le matin meme, on aurait apprécié de le savoir des le depart vu qu'ils étaient forcement au courant, il n'y a jamais de caravanes le dimanche. Bref. Retour donc à Mekele, ayant ecourte d'une journee le Danakil on aurait aime faire Lalibela mais au dernier moment ca n'a pas été possible. Nous avons passé une journée à Mekele qui est une ville très agréable et sympa pour faire quelques cadeaux, mais pas du tout touristique (pas de boutique d'artisanat)
voila, j'espère avoir pu aider, n'hésitez pas si vous avez des précisions à demander
Sandra
Bonjour,
Sur la foi des bons avis publiés, notre ami d'ami, organisant un séjour complet de 24 jours pour 12 personnes Nord/Sud Ethiopie, a choisi l'agence "Amical Ethiopia Tour", guide/manager Yohannes Beckele.
Dès l'arrivée, nous avons cherché le guide presque 1h dans et devant l'aéroport, pour comprendre enfin qu'il nous attendait en bas sur le parking, n'ayant pas l'autorisation (?) d'accéder à l'aéroport.
Ensuite, ce fut une succession de déconvenues, allant du musée et des villages et ethnies comme les Konso, promis et non visité aux mensonges "de circonstance", quand, ne sachant pas répondre à nos questions, il mentait rapidement (réponses vérifiées le soir à la lecture de guides comme Olizanne/ Ethiopie Découverte, très utile et complet). Incapable de gérer un groupe, de prévoir par exemple des pique-nique décents (package payé 7€ pièce pour une poignée de riz + 1/2 boîte de sardine et 2 bananes!), de nous arrêter dans des lieux magiques à nos yeux, ne parlant qu'à ceux qui étaient proches (inaudible à + d'1m), jamais rassembleur, jamais à l'écoute (en 24 jours, il n’a su aucun de nos prénoms) montant chaque matin dans le bus sans saluer ni dire le programme du jour, etc. Dans le sud, 2 nuits en camping à 5mn d’un beau lodge (économie?) avec pour 2 d’entre nous, tente sans double toit et orage dans la nuit, campeurs et bagages trempés, la cocotte a explosé sur le guide, la patience a des limites...
Non, pas de forte tête ni de gens "qui se font attendre" dans ce groupe de copains, que des personnes respectueuses et en attente de découverte. Pour nous, nous avons cessé de le croire et d'espérer une vraie communication au bout d'1 semaine, quand il a prétendu que de l'ardoise était du marbre! Mais le pire : le bus loué prévu pour 20, (mais avec tous les bagages dedans) et Amar, chauffeur caractériel et très précautionneux de son véhicule, au point qu’il n’a pas dépassé les 30km/h hors quelques tronçons droits, sur 4000km. A vos calculettes ! et ne pas s’arrêter quand on en manifestait l’envie, juste aller d’un hôtel à l’autre. Même les tuk-tuk dans les villages nous doublaient! Départs du lever du jour à la nuit, photos volées entre les vitres, arrêts express sur les sites, marchés ou déjeuners expédiés.
Certains avaient apporté des cahiers et stylos, le guide avait prétendu connaître une école en fin de voyage, mais le dernier jour étant un dimanche (440km = 10h de route = tous largués direct à l'aéroport!), les cahiers ont été donné à l’improviste devant le bus, le chauffeur pressé s’est emparé des stylos et les a jeté aux enfants, écœurant !
Une grosse déception que ce voyage dont on attendait beaucoup, un arrière-goût de raté. On gardera en souvenir le sourire et la gentillesse des éthiopiens, les paysages fabuleux et l’envie d’y retourner un jour dans de meilleures conditions, en 4x4 obligatoire si boucle complète.
Vous voilà prévenus sur cette agence et son manager.
Précision: calculez juste votre budget car les Birs d'Ethiopie ne sont pas repris à l'aéroport, contrairement à ce que nous a affirmé ce guide, un malin attend les touristes avec commission de 30% en - et payés en dollars...
Bonjour à tous
Mon compte-rendu a tardé mais mieux vaut tard que jamais ! Et il est un peu long (pourtant je me suis limitée !). J’ai essayé d’être exhaustive mais on ne peut pas tout expliquer…Et ce que vous vivrez sera différent et ne vous touchera pas de la même manière. Alors j’ai essayé de donner + l’organisation qu’autre chose.
Je tenais à remercier Carassou, Letti, Sosalito et Doumechris qui m’ont beaucoup aidée à préparer mon voyage et même à modifier mon parcours à la dernière minute J
19/12 : Arrivée à Addis Trajet Aéroport-centre ville= 0€, prise en charge par ETT Repas du midi = 0€, offert par ETT Chauffeur et visite= 0€, prise en charge par ETT (le musée coûtait officiellement 100€/5€) Hébergement chez le gars d’ETT 400B/20€ la nuit (2 pièces en entier) Taxi du matin=0€, prise en charge par ETT
A l’arrivée dans l’aérogare, je ne sais pas, je devais être fatiguée mais j’ai galéré pour trouver la sortie vers la douane. Vous pouvez rire, c’était cocasse, comme si je n’étais jamais allée nulle part. Juste que l’on sort par une porte d’embarquement et on se retrouve dans le hall d’attente des départs et aucune indication de sortie nulle part (ou du moins, je n’en ai pas vu). Alors pour les perdus comme moi, vous prenez n’importe quelle ligne de passage de vérification des bagages à mains à contresens et vous descendez à l’un des 2 escaliers. Vous verrez si vous êtres aux départs ou aux arrivées de suite. J’avais contacté ETT quelques jours avant mon arrivée en Ethiopie pour aller au Danakil et ils m’ont proposé de venir me chercher à l’aéroport. Pour rien, donc j’en ai profité. Les mauvaises langues diront que c’était pour être sûr que je vienne réserver mon trip au Danakil (et c’est sûrement vrai) mais c’est mieux que de galérer dans une ville inconnue après avoir dormi dans l’avion. Alors à ETT, je réserve mon trip au Danakil et effectivement, je réserve aussi pour le Simien. Ils me donnent un numéro à contacter à Gondar pour m’intégrer à un groupe et un numéro à Mekele pour faire de même. Au passage, un gars m’accompagne au terminal de bus pour que je réserve mon bu pour partir le lendemain à Bahir Dar. Je les trouve très serviable. Je suis contente, j’ai mes trips de réservés sans avoir d’obligation de dates à donner ce qu’il me permet d’avoir une liberté de mouvement selon mes coups de cœur. Restent à trouver où dormir ce premier soir, où manger ce midi, où trouver une SIM card et où changer mon argent. Et là c’est ETT qui se met en œuvre :-O. Ils me changent mes euros en Birhh au taux de change que XE.com indique, ils me donnent une SIM card gratuitement et me propose un logement pour 400B-20€. Je trouve ça cher surtout que j’avais contacté un hôtel qui me proposait une chambre à 15€ (certes que je n’avais pas vu). Au final, je refuse mais le manager me dit de monter dans la voiture où d’autres touristes attendent. Je ne comprends pas tout, je le suis et, en fait, nous sommes invités dans un très bon resto (ne pas me demander le nom). Au final, je me dis que pour 5€ de plus, je peux bien prendre le logement et je change donc d’avis. Ensuite, imbroglio, je ne comprends toujours pas tout, mais je me retrouve avec les 2 autres touristes dans une camionnette avec chauffeur laissée à notre disposition toute l’après-midi gratuitement. Nous sommes donc allés au marché(Merkato) puis sur la colline d’Entoto voir le panorama, (nous avons visité un musée sans intérêt dont l’entrée a été payée par le chauffeur). Au retour au bureau, le manager me dit m’avoir organisé un chauffeur (pour 0€) pour aller à la station de bus le lendemain matin (pas très loin mais encore dans la nuit). Ce n’était que le début des aventures ETT.
20/12 –21/12: Trajet vers Bahir Dar Billet de bus Selam environ 350B/17€ (je ne suis plus très sûre) Bateau sur le lac Tana 400B/20€ Hébergement au Bahir Dar Hotel 100B/5€ la nuit (double avec salle d’eau –eau chaude- et toilettes à la turque partagées)
Pendant le trajet en bus, début de paysages magnifiques et musique éthiopienne en boucle ; enfin le voyage commence …. Arrivée à Bahir Dar, j’essaie d’éviter les rabatteurs. Au final je me fais un peu avoir quand même mais Ambelu m’amène à un hôtel trop cher (et sans âme) pour moi, finalement il m’emmène au Bahir Dar Hotel qu’un forumeur avait indiqué (et qui est dans le Bradt 6ème édition….j’ai la 7ème) : un havre de paix….mais avec toilettes à la turc…. Alors on va au NGG hotel trouvé dans le Bradt….bruyant, sale, pas convaincue (surtout pour 250B/12€). Je retourne au Bahir Dar Hotel. Ambelu m’amène marcher près du lac, visiblement beaucoup d’éthiopiens font ça le week-end. Je retourne manger à l’hôtel, rien d’extraordinaire. Le soir Ambelu m’amène à un bar où il y a des danses locales (est-ce celui indiqué dans le Bradt, aucune idée). Quoiqu’on en dise, ce n’est pas un truc de touristes, car rempli d’éthiopiens qui dansent aussi, les prix des consos seront par contre touristiques. Le lendemain, tour sur le lac en bateau que j’avais booké via Ambelu. Ambelu et son ami me disent de ne pas aller à tous les monastères car certains ne valent pas la peine (et surtout qu’ils sont tous payants 100B/5€) et s’il fallait n’en faire qu’un, c’est celui de Bet Maryam. Bêtement, je me fais avoir pour le 1er le monastère Debre Maryam: tellement de touristes (étrangers et éthiopiens) et ….moche. Par contre, un hippopotame vit à côté donc jolie rencontre. D’autres monastères, j’hésite, les marchands du temple sont là, un peu décue, j’attends le monastère Bet Maryam sur la péninsule de Zege. Un malentendu de ma part fait que je n’y vais pas quand on arrive à Zege, indiqué à pied à 2km, je pensais que le bateau allait nous y amener + proche. On remonte et là je comprends ma méprise. Finalement, dernier arrêt dans un monastère uniquement de femmes avec un prêtre mais que l’on sent vraiment au service de ces femmes. Ce lieu était très paisible, très peu visité par les touristes. J’ai beaucoup aimé ….même si j’ai été globalement déçue par ce tour de bâteau. Cela reste néanmoins mon vrai premier jour de découverte et il faut y aller doucement. Le lendemain, on va voir le panorama (banal) de Bahir Dar depuis la colline de Bezawitt où il y a le palais de Selassié. Le soir, on va dans un bar qui n’en est pas un selon les critères occidentaux boire du honey wine. En fait les clients rentrent chez les gens qui vendent depuis chez eux.
22/12 : Trajet vers Gondar Pas de frais de transport : prise en charge ETT Repas du midi au Masterchef =0€, prise en charge par ETT Visite des châteaux et de la piscine royaux= 0€, prise en charge par ETT Repas du soir aux 4 sisters, je ne me souviens plus pour quel prix….assez cher en comparé des autres restos, cadre fait pour les occidentaux Hebergement au Queen Taytu 250B/12€ (double avec salle d’eau privée et eau chaude)
Pour m’assurer qu’un rando dans le Simien partait quand je voulais, j’avais contacté le « représentant » ETT et quand je lui dis que je vais prendre le minibus jusque Gondar, il me propose de monter dans le minibus d’ETT qui fait déjà le trajet (pour mes futurs co-randonneurs) Arrivée à Gondar, nous déposons tout le monde à leurs hôtels et le gars d’ETT m’aide à trouver une chambre (après m’avoir proposé l’hospitalité chez lui mais étant une femme j’ai décliné) et nous invite à déjeuner Le reste de la journée, j’ai été intégrée au groupe pour visite guid��e des chateaux et de la piscine royale : à ne surtout pas rater et le guide était vraiment très bien pour expliquer la chronologie etc.
23/12-25/12 : Randonnée dans le Simien Trek Simien ETT – 250€ Retour à Gondar – Hébergement au L-Michael 250B/12€ la nuit (double avec salle d’eau privée et eau chaude)
Le Simien, c’est là où le bât semble blesser pour ETT. Nous avions un guide peu expérimenté parlant un très mauvais anglais. Evidemment les scouts ne parlaient pas anglais mais étaient vraiment adorables (le guide aussi néanmoins malgré tout). Par contre, gros avantage que je n’avais pas pensé à demander en réservant : nous dormions en dur car malgré le froid (on est entre 3 et 4000m), beaucoup de tours font dormir les gens en tente. Clairement, le 1er jour n’est pas terrible car on suit la route, mais malgré le brouillard, on comprend que les paysages vont être à couper le souffle. C’est au Simien que j’ai compris que beaucoup d’Ethiopiens sont en autosuffisance dans leurs villages enclavés. Sinon les 2 autres jours sont splendides : paysages magnifiques, chutes d’eau, babouins geladas, animaux divers, paysages inimaginables…. Au retour, je dors au L-Michael car le Queen Taytu n’avait pas « compris » que je revenais (même si je leur avais laissé une partie de mes affaires). Très bien.
26/12 : Trajet Gondar-Mekele Pas de frais de transport : prise en charge ETT Repas du soir à l’arrache Hébergement pour 150B/8€ (double avec salle d’eau privée mais l’eau chaude annoncée n’était pas chaude)
A nouveau incorporée à un groupe qui avait payé un transport Gondar-Mekele, ce trajet a juste été horrible : 14h avec un chauffeur perdu car ne connaissant pas la route, dans la montagne et le brouillard mais surtout avec le même CD en boucle pendant ces 14h et globalement les chansons se ressemblent vraiment beaucoup. Arrivée à Mekele, la représentante ETT nous trouve une chambre dans un hotel qu’elle dit elle-même pas géniale (dont j’ai oublié le nom) mais qui avait l’ava ntage d’être dispo et pas trop loin. Très tard pour trouver un restaurant. J’avais pensé aller au Danakil dès le lendemain mais un jour de repos était nécessaire.
27/12 Mekele Hébergement au Atse Yohannes Hotel pour 400B/20€ (double, salle d’eau privée, eau chaude et pdj inclus) Repas dans un restaurant de l’artère principal (resto de viande malgré le jeûne de l’Avent)
Journée de repos et de flâne. Donc ballade au marché, puis lecture dans un parc. Pour info, la musique dans le parc en face du Atse Yohannes, c’est toute la journée…donc essayer de prendre une chambre qui ne donne pas sur la rue…
28-31/12 : Danakil Trip Danakil 4 jours ETT-500€ Retour à Mekele, Hébergement au Atse Yohannes Hotel pour 400B/20€ (double, salle d’eau privée, eau chaude et pdj inclus) Repas du Nouvel An au Habesha Cultural Restaurant ?
Le trip dans le Danakil, c’est une autre Ethiopie, un autre monde. Bon, on est un groupe de 40 soit 10 voitures et donc 10 chauffeurs. Enok, le guide est parfaitement bilingue et vraiment TRES sympa et à notre disposition et globalement cela ne m’a pas gêné, peut être ai-je eu de la chance ou tout simplement les gens étaient dans le même trip de découverte dans le respect. On a eu de la chance de commencer par le Dallol puis finir par le Erta Ale. A FAIRE ! Rien que parce qu'il n'y a que 5 volcans avec un lac de lave sur Terre: 2 à Hawaï, un au Congo, un en Antarctique et là, en Ethiopie. 2 choses m’ont dérangé : faire la fête (perso j’étais pas dans le trip de boire de l’alcool dans le désert) alors que les caravanes de sel passent à côté de nous…avec des ânes, des dromadaires et des travailleurs vraiment mal en point. Et la mine de sel où je ne me suis pas sentie à l’aise lorsque certains prenaient des photos à 10 cm des travailleurs, des forçats. Sinon, c’est juste merveilleux, c’est indescriptible.
01/01 : trajet Mekele-Lalibella Pas de frais de transport : prise en charge ETT Hebergement au Asheton Hotel 250B/12€ la nuit (double, salle d’eau privée, eau chaude) Dîner au John café (prix non locaux)
Ballade dans la ville, j’organise mon tek au Mont Abuna Yoseph avec Mollah de Eco trekking Lalibella, je décide de ne pas payer 50$ pour les églises (trop cher mais surtout en pleine effervescence de Timkat, je me sens déplacée…peut être ai-je eu tort mais je ne regrette pas ce choix)
02/01 Lalibella Hébergement au Asheton Hotel 250B/12€ la nuit (double, salle d’eau privée, eau chaude) Soirée au Torpedo Coiffeur : 120B/12€ trop cher
Petit déjeuner au John café : prix pour touriste mais la patronne est tellement gentil et l’endroit, même si en plein centre, est vraiment paisible. Jour de marché. Je fais la connaissance de 2 jeunes (un gars et une fille dont j’ai oublié le nom, je m’excuse) et me font faire le tour du marché (pour rien), et négocient pour moi. Je vois l’eglise Saint Georges malgré tout depuis un endroit que le gars me montre. Le gars m’amène chez une vieille dame qui m’offre le meilleur café que je n’ai jamais bu de ma vie (j’en ai même repris alors que je n’aime pas le café !), je mange au restaurant qui fait le centre près du rond-point, la maison ronde (la seule blanche…et la seule femme en fait) et je finis chez le coiffeur. Tout un voyage…les nanas se font défriser au fer.... non électrique : c’est-à-dire que le fer est chauffé sur les braises ! On finit la soirée au Torpedo, où on regarde les danseurs en buvant du honey wine. Très bonne journée farniente
03/01-05/01 : Mount Abuna Joseph Trek 3 jours avec Eco trekking Lalibella = 210€
Je fais la connaissance de Mareg, qui sera mon guide et de Abe, le muletier. Première journée de marche très agréable et arrivée chez Mollah (un autre)et surtout sa femme Zineb. Un sentiment de plénitude absolue…et aussi de faire un Rendez vous en terre inconnue. La deuxième journée a été très difficile. Après une séance photo avec Zineb et ses enfants, on reprend la marche ….sous le cagnard…et sur une route en construction plutôt que sur un chemin. Je craque, je ne sais pas ce que je fais ici, je suis fatiguée par l’altitude et sûrement aussi par mon voyage en général. On ne voit pas de loups, on marche. On arrive dans une deuxième famille, j’ai de la fièvre, je suis crevée (je penche pour une insolation)…je ne suis pas fière de moi et de l’image que je leur donne… Le troisième jour, retour à Lalibella par le même chemin qu’à l’aller. Plus l’altitude diminue, plus je retrouve de la vitalité et mon sourire…Eprouvant …mais ça valait tellement le coup en même temps. Perso, je pense que 4 jours, c’est mieux. Comme me l’a expliqué Mareg, on court moins, le 2ème jour pour aller au Mont Abuna Yoseph est divisé en 2, on a + de chances de rencontrer des loups car on y est le matin, on visite une école et le chemin du retour est différent de l’aller…tout ce qui ne se fait pas en 3 jours.
06/01 : Lalibella Hebergement et déjeuner gratuit chez Mollah le responsable d’Eco trekking Lalibella Dîner au Ben Abeba : vue magique : à faire pour reconnecter avec le monde moderne
En pleine effervescence de Timkat, les bus et les pèlerins à pieds qui arrivent de partout sans discontinuer. Quand je reviens de mon trek, les prix du Asheton ont enflé…Mollah me propose l’hospitalité.
07/01 Lalibella Addis Paris Trajet jusqu’à l’aéroport organisé par Mollah : 100B Changement de mon vol Addis-Paris : 70$ Visite de la cathédrâle St Georges (on m’a intégrée à un groupe) et du petit musée. Fermée pour préparer Timkat, ouverte juste pour le groupe
Je voulais aller à Bishoftu, mais j’ai vite compris que Timkat était vraiment spécial….alors je change mon billet Addis-Paris. Mal m’en a pris….vol retardé de 13h, sans aucune information….mais ils nous ont donné un repas vers 3h du mat…youpi. Vraiment dommage, le point noir d’Etiopian (genre 30% des vols devaient être retardés)
Ce que j’aurais changé : Pas sûre que Bahir Dar soit nécessaire mais cela a permis de démarrer en douceur J’aurais aimé avoir du temps pour aller dans le Tigray J’aurais aimé avoir du temps (et de l’énergie) pour faire 4 jours dans le mont Abuna Yoseph J’aurais aimé avoir du temps pour aller à Harar
Ce qu’il me reste (en TRES gros résumé) : L’impression d’être dans un lieu biblique. On m’aurait dit que je venais de croiser Marie et Joseph sur leur âne, je n’aurais pas été surprise) Je n’ai jamais vu autant d’ânes…et de marcheurs. Et surtout mis à part les grandes routes chinoises entre les villes : il n’y a que des chemins muletiers (et j’ai compris cette expression en Ethiopie) et surtout il n’y a pas d’arbre ! Bref vous ne pourrez comprendre qu’en y allant ET IL FAUT Y ALLER !
Je suis dispo pour toute question :-)
19/12 : Arrivée à Addis Trajet Aéroport-centre ville= 0€, prise en charge par ETT Repas du midi = 0€, offert par ETT Chauffeur et visite= 0€, prise en charge par ETT (le musée coûtait officiellement 100€/5€) Hébergement chez le gars d’ETT 400B/20€ la nuit (2 pièces en entier) Taxi du matin=0€, prise en charge par ETT
A l’arrivée dans l’aérogare, je ne sais pas, je devais être fatiguée mais j’ai galéré pour trouver la sortie vers la douane. Vous pouvez rire, c’était cocasse, comme si je n’étais jamais allée nulle part. Juste que l’on sort par une porte d’embarquement et on se retrouve dans le hall d’attente des départs et aucune indication de sortie nulle part (ou du moins, je n’en ai pas vu). Alors pour les perdus comme moi, vous prenez n’importe quelle ligne de passage de vérification des bagages à mains à contresens et vous descendez à l’un des 2 escaliers. Vous verrez si vous êtres aux départs ou aux arrivées de suite. J’avais contacté ETT quelques jours avant mon arrivée en Ethiopie pour aller au Danakil et ils m’ont proposé de venir me chercher à l’aéroport. Pour rien, donc j’en ai profité. Les mauvaises langues diront que c’était pour être sûr que je vienne réserver mon trip au Danakil (et c’est sûrement vrai) mais c’est mieux que de galérer dans une ville inconnue après avoir dormi dans l’avion. Alors à ETT, je réserve mon trip au Danakil et effectivement, je réserve aussi pour le Simien. Ils me donnent un numéro à contacter à Gondar pour m’intégrer à un groupe et un numéro à Mekele pour faire de même. Au passage, un gars m’accompagne au terminal de bus pour que je réserve mon bu pour partir le lendemain à Bahir Dar. Je les trouve très serviable. Je suis contente, j’ai mes trips de réservés sans avoir d’obligation de dates à donner ce qu’il me permet d’avoir une liberté de mouvement selon mes coups de cœur. Restent à trouver où dormir ce premier soir, où manger ce midi, où trouver une SIM card et où changer mon argent. Et là c’est ETT qui se met en œuvre :-O. Ils me changent mes euros en Birhh au taux de change que XE.com indique, ils me donnent une SIM card gratuitement et me propose un logement pour 400B-20€. Je trouve ça cher surtout que j’avais contacté un hôtel qui me proposait une chambre à 15€ (certes que je n’avais pas vu). Au final, je refuse mais le manager me dit de monter dans la voiture où d’autres touristes attendent. Je ne comprends pas tout, je le suis et, en fait, nous sommes invités dans un très bon resto (ne pas me demander le nom). Au final, je me dis que pour 5€ de plus, je peux bien prendre le logement et je change donc d’avis. Ensuite, imbroglio, je ne comprends toujours pas tout, mais je me retrouve avec les 2 autres touristes dans une camionnette avec chauffeur laissée à notre disposition toute l’après-midi gratuitement. Nous sommes donc allés au marché(Merkato) puis sur la colline d’Entoto voir le panorama, (nous avons visité un musée sans intérêt dont l’entrée a été payée par le chauffeur). Au retour au bureau, le manager me dit m’avoir organisé un chauffeur (pour 0€) pour aller à la station de bus le lendemain matin (pas très loin mais encore dans la nuit). Ce n’était que le début des aventures ETT.
20/12 –21/12: Trajet vers Bahir Dar Billet de bus Selam environ 350B/17€ (je ne suis plus très sûre) Bateau sur le lac Tana 400B/20€ Hébergement au Bahir Dar Hotel 100B/5€ la nuit (double avec salle d’eau –eau chaude- et toilettes à la turque partagées)
Pendant le trajet en bus, début de paysages magnifiques et musique éthiopienne en boucle ; enfin le voyage commence …. Arrivée à Bahir Dar, j’essaie d’éviter les rabatteurs. Au final je me fais un peu avoir quand même mais Ambelu m’amène à un hôtel trop cher (et sans âme) pour moi, finalement il m’emmène au Bahir Dar Hotel qu’un forumeur avait indiqué (et qui est dans le Bradt 6ème édition….j’ai la 7ème) : un havre de paix….mais avec toilettes à la turc…. Alors on va au NGG hotel trouvé dans le Bradt….bruyant, sale, pas convaincue (surtout pour 250B/12€). Je retourne au Bahir Dar Hotel. Ambelu m’amène marcher près du lac, visiblement beaucoup d’éthiopiens font ça le week-end. Je retourne manger à l’hôtel, rien d’extraordinaire. Le soir Ambelu m’amène à un bar où il y a des danses locales (est-ce celui indiqué dans le Bradt, aucune idée). Quoiqu’on en dise, ce n’est pas un truc de touristes, car rempli d’éthiopiens qui dansent aussi, les prix des consos seront par contre touristiques. Le lendemain, tour sur le lac en bateau que j’avais booké via Ambelu. Ambelu et son ami me disent de ne pas aller à tous les monastères car certains ne valent pas la peine (et surtout qu’ils sont tous payants 100B/5€) et s’il fallait n’en faire qu’un, c’est celui de Bet Maryam. Bêtement, je me fais avoir pour le 1er le monastère Debre Maryam: tellement de touristes (étrangers et éthiopiens) et ….moche. Par contre, un hippopotame vit à côté donc jolie rencontre. D’autres monastères, j’hésite, les marchands du temple sont là, un peu décue, j’attends le monastère Bet Maryam sur la péninsule de Zege. Un malentendu de ma part fait que je n’y vais pas quand on arrive à Zege, indiqué à pied à 2km, je pensais que le bateau allait nous y amener + proche. On remonte et là je comprends ma méprise. Finalement, dernier arrêt dans un monastère uniquement de femmes avec un prêtre mais que l’on sent vraiment au service de ces femmes. Ce lieu était très paisible, très peu visité par les touristes. J’ai beaucoup aimé ….même si j’ai été globalement déçue par ce tour de bâteau. Cela reste néanmoins mon vrai premier jour de découverte et il faut y aller doucement. Le lendemain, on va voir le panorama (banal) de Bahir Dar depuis la colline de Bezawitt où il y a le palais de Selassié. Le soir, on va dans un bar qui n’en est pas un selon les critères occidentaux boire du honey wine. En fait les clients rentrent chez les gens qui vendent depuis chez eux.
22/12 : Trajet vers Gondar Pas de frais de transport : prise en charge ETT Repas du midi au Masterchef =0€, prise en charge par ETT Visite des châteaux et de la piscine royaux= 0€, prise en charge par ETT Repas du soir aux 4 sisters, je ne me souviens plus pour quel prix….assez cher en comparé des autres restos, cadre fait pour les occidentaux Hebergement au Queen Taytu 250B/12€ (double avec salle d’eau privée et eau chaude)
Pour m’assurer qu’un rando dans le Simien partait quand je voulais, j’avais contacté le « représentant » ETT et quand je lui dis que je vais prendre le minibus jusque Gondar, il me propose de monter dans le minibus d’ETT qui fait déjà le trajet (pour mes futurs co-randonneurs) Arrivée à Gondar, nous déposons tout le monde à leurs hôtels et le gars d’ETT m’aide à trouver une chambre (après m’avoir proposé l’hospitalité chez lui mais étant une femme j’ai décliné) et nous invite à déjeuner Le reste de la journée, j’ai été intégrée au groupe pour visite guid��e des chateaux et de la piscine royale : à ne surtout pas rater et le guide était vraiment très bien pour expliquer la chronologie etc.
23/12-25/12 : Randonnée dans le Simien Trek Simien ETT – 250€ Retour à Gondar – Hébergement au L-Michael 250B/12€ la nuit (double avec salle d’eau privée et eau chaude)
Le Simien, c’est là où le bât semble blesser pour ETT. Nous avions un guide peu expérimenté parlant un très mauvais anglais. Evidemment les scouts ne parlaient pas anglais mais étaient vraiment adorables (le guide aussi néanmoins malgré tout). Par contre, gros avantage que je n’avais pas pensé à demander en réservant : nous dormions en dur car malgré le froid (on est entre 3 et 4000m), beaucoup de tours font dormir les gens en tente. Clairement, le 1er jour n’est pas terrible car on suit la route, mais malgré le brouillard, on comprend que les paysages vont être à couper le souffle. C’est au Simien que j’ai compris que beaucoup d’Ethiopiens sont en autosuffisance dans leurs villages enclavés. Sinon les 2 autres jours sont splendides : paysages magnifiques, chutes d’eau, babouins geladas, animaux divers, paysages inimaginables…. Au retour, je dors au L-Michael car le Queen Taytu n’avait pas « compris » que je revenais (même si je leur avais laissé une partie de mes affaires). Très bien.
26/12 : Trajet Gondar-Mekele Pas de frais de transport : prise en charge ETT Repas du soir à l’arrache Hébergement pour 150B/8€ (double avec salle d’eau privée mais l’eau chaude annoncée n’était pas chaude)
A nouveau incorporée à un groupe qui avait payé un transport Gondar-Mekele, ce trajet a juste été horrible : 14h avec un chauffeur perdu car ne connaissant pas la route, dans la montagne et le brouillard mais surtout avec le même CD en boucle pendant ces 14h et globalement les chansons se ressemblent vraiment beaucoup. Arrivée à Mekele, la représentante ETT nous trouve une chambre dans un hotel qu’elle dit elle-même pas géniale (dont j’ai oublié le nom) mais qui avait l’ava ntage d’être dispo et pas trop loin. Très tard pour trouver un restaurant. J’avais pensé aller au Danakil dès le lendemain mais un jour de repos était nécessaire.
27/12 Mekele Hébergement au Atse Yohannes Hotel pour 400B/20€ (double, salle d’eau privée, eau chaude et pdj inclus) Repas dans un restaurant de l’artère principal (resto de viande malgré le jeûne de l’Avent)
Journée de repos et de flâne. Donc ballade au marché, puis lecture dans un parc. Pour info, la musique dans le parc en face du Atse Yohannes, c’est toute la journée…donc essayer de prendre une chambre qui ne donne pas sur la rue…
28-31/12 : Danakil Trip Danakil 4 jours ETT-500€ Retour à Mekele, Hébergement au Atse Yohannes Hotel pour 400B/20€ (double, salle d’eau privée, eau chaude et pdj inclus) Repas du Nouvel An au Habesha Cultural Restaurant ?
Le trip dans le Danakil, c’est une autre Ethiopie, un autre monde. Bon, on est un groupe de 40 soit 10 voitures et donc 10 chauffeurs. Enok, le guide est parfaitement bilingue et vraiment TRES sympa et à notre disposition et globalement cela ne m’a pas gêné, peut être ai-je eu de la chance ou tout simplement les gens étaient dans le même trip de découverte dans le respect. On a eu de la chance de commencer par le Dallol puis finir par le Erta Ale. A FAIRE ! Rien que parce qu'il n'y a que 5 volcans avec un lac de lave sur Terre: 2 à Hawaï, un au Congo, un en Antarctique et là, en Ethiopie. 2 choses m’ont dérangé : faire la fête (perso j’étais pas dans le trip de boire de l’alcool dans le désert) alors que les caravanes de sel passent à côté de nous…avec des ânes, des dromadaires et des travailleurs vraiment mal en point. Et la mine de sel où je ne me suis pas sentie à l’aise lorsque certains prenaient des photos à 10 cm des travailleurs, des forçats. Sinon, c’est juste merveilleux, c’est indescriptible.
01/01 : trajet Mekele-Lalibella Pas de frais de transport : prise en charge ETT Hebergement au Asheton Hotel 250B/12€ la nuit (double, salle d’eau privée, eau chaude) Dîner au John café (prix non locaux)
Ballade dans la ville, j’organise mon tek au Mont Abuna Yoseph avec Mollah de Eco trekking Lalibella, je décide de ne pas payer 50$ pour les églises (trop cher mais surtout en pleine effervescence de Timkat, je me sens déplacée…peut être ai-je eu tort mais je ne regrette pas ce choix)
02/01 Lalibella Hébergement au Asheton Hotel 250B/12€ la nuit (double, salle d’eau privée, eau chaude) Soirée au Torpedo Coiffeur : 120B/12€ trop cher
Petit déjeuner au John café : prix pour touriste mais la patronne est tellement gentil et l’endroit, même si en plein centre, est vraiment paisible. Jour de marché. Je fais la connaissance de 2 jeunes (un gars et une fille dont j’ai oublié le nom, je m’excuse) et me font faire le tour du marché (pour rien), et négocient pour moi. Je vois l’eglise Saint Georges malgré tout depuis un endroit que le gars me montre. Le gars m’amène chez une vieille dame qui m’offre le meilleur café que je n’ai jamais bu de ma vie (j’en ai même repris alors que je n’aime pas le café !), je mange au restaurant qui fait le centre près du rond-point, la maison ronde (la seule blanche…et la seule femme en fait) et je finis chez le coiffeur. Tout un voyage…les nanas se font défriser au fer.... non électrique : c’est-à-dire que le fer est chauffé sur les braises ! On finit la soirée au Torpedo, où on regarde les danseurs en buvant du honey wine. Très bonne journée farniente
03/01-05/01 : Mount Abuna Joseph Trek 3 jours avec Eco trekking Lalibella = 210€
Je fais la connaissance de Mareg, qui sera mon guide et de Abe, le muletier. Première journée de marche très agréable et arrivée chez Mollah (un autre)et surtout sa femme Zineb. Un sentiment de plénitude absolue…et aussi de faire un Rendez vous en terre inconnue. La deuxième journée a été très difficile. Après une séance photo avec Zineb et ses enfants, on reprend la marche ….sous le cagnard…et sur une route en construction plutôt que sur un chemin. Je craque, je ne sais pas ce que je fais ici, je suis fatiguée par l’altitude et sûrement aussi par mon voyage en général. On ne voit pas de loups, on marche. On arrive dans une deuxième famille, j’ai de la fièvre, je suis crevée (je penche pour une insolation)…je ne suis pas fière de moi et de l’image que je leur donne… Le troisième jour, retour à Lalibella par le même chemin qu’à l’aller. Plus l’altitude diminue, plus je retrouve de la vitalité et mon sourire…Eprouvant …mais ça valait tellement le coup en même temps. Perso, je pense que 4 jours, c’est mieux. Comme me l’a expliqué Mareg, on court moins, le 2ème jour pour aller au Mont Abuna Yoseph est divisé en 2, on a + de chances de rencontrer des loups car on y est le matin, on visite une école et le chemin du retour est différent de l’aller…tout ce qui ne se fait pas en 3 jours.
06/01 : Lalibella Hebergement et déjeuner gratuit chez Mollah le responsable d’Eco trekking Lalibella Dîner au Ben Abeba : vue magique : à faire pour reconnecter avec le monde moderne
En pleine effervescence de Timkat, les bus et les pèlerins à pieds qui arrivent de partout sans discontinuer. Quand je reviens de mon trek, les prix du Asheton ont enflé…Mollah me propose l’hospitalité.
07/01 Lalibella Addis Paris Trajet jusqu’à l’aéroport organisé par Mollah : 100B Changement de mon vol Addis-Paris : 70$ Visite de la cathédrâle St Georges (on m’a intégrée à un groupe) et du petit musée. Fermée pour préparer Timkat, ouverte juste pour le groupe
Je voulais aller à Bishoftu, mais j’ai vite compris que Timkat était vraiment spécial….alors je change mon billet Addis-Paris. Mal m’en a pris….vol retardé de 13h, sans aucune information….mais ils nous ont donné un repas vers 3h du mat…youpi. Vraiment dommage, le point noir d’Etiopian (genre 30% des vols devaient être retardés)
Ce que j’aurais changé : Pas sûre que Bahir Dar soit nécessaire mais cela a permis de démarrer en douceur J’aurais aimé avoir du temps pour aller dans le Tigray J’aurais aimé avoir du temps (et de l’énergie) pour faire 4 jours dans le mont Abuna Yoseph J’aurais aimé avoir du temps pour aller à Harar
Ce qu’il me reste (en TRES gros résumé) : L’impression d’être dans un lieu biblique. On m’aurait dit que je venais de croiser Marie et Joseph sur leur âne, je n’aurais pas été surprise) Je n’ai jamais vu autant d’ânes…et de marcheurs. Et surtout mis à part les grandes routes chinoises entre les villes : il n’y a que des chemins muletiers (et j’ai compris cette expression en Ethiopie) et surtout il n’y a pas d’arbre ! Bref vous ne pourrez comprendre qu’en y allant ET IL FAUT Y ALLER !
Je suis dispo pour toute question :-)
Bonjour.
Je cherche une assurance annulation pour le vol et le circuit que je projette en Ethiopie sans l'assistance-rapatriement car mon assurance habitation couvre déjà ce risque.Connaissez-vous une compagnie sérieuse qui propose ce produit? Merci pour vos conseils
mhH75
Une découverte de l'Éthiopie durant les fetes de l'Épiphanie est l'occasion de se plonger au coeur de cette ambiance particulière, mélange de manifestations de ferveur et de joie communicative au milieu d'une population chaleureuse et accueillante.
Les photos sont visibles sur notre site web (lien en fin de message)
08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.
09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.
10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.
11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!
12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.
13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.
14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.
15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.
16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.
17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.
18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.
19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.
20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.
21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.
22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.
23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
08/01 : le vol Ethiopian a rattrapé en vol son retard et à Addis Abeba le débarquement est rapide. Une longue file nous attend pour obtenir le « visa on arrival ». Nous en profitons pour changer quelques euros à la banque voisine pendant l'attente. Trois guichets se succèdent pour obtenir le visa : un premier préposé recopie consciencieusement les indications du passeport, une charmante dame souriante nous prend en photo et, enfin, une troisième personne nous déleste de 100 dollars (pour 2) avant de nous tendre les passeports. Les bagages sont rapidement récupérés à côté du tapis et, enfin, nous pouvons sortir à l'air libre et rejoindre le parking où nous attend Mule, notre guide. Une longue traversée des avenues modernes d'Addis nous permet de redécouvrir la vie à l'africaine avec ses nombreux piétons, ses petites échoppes le long des rues, ses constructions inachevées... Autour de nous le paysage de hauts plateaux à l'aspect aride laisse une large place aux cultures. Les champs sont parsemés de monticules de tef récolté récemment. L'activité agricole est intense avec beaucoup de piétons circulant au milieu des champs et de nombreux troupeaux de vaches, moutons, chèvres ou ânes. Dans les villages nous apercevons des cases aux toits en paille ou de petites maisons colorées toujours entourées de haies de branchage aux abords rangés. Le repas de midi dans un petit restaurant au bord de la route offre l'occasion de découvrir l'injera végétarien en ce vendredi jour de jeûne. Nous dégustons avec plaisir ce plat au cours légèrement acide. Peu de voitures particulières circulent sur la route mais les nombreux camions poussifs peinent à gravir les raides côtes, particulièrement sur les rebords abrupts de plus de 1000m qui surplombent le Nil bleu. Nous traversons à pied sur l'ancien pont construit par les italiens ce qui nous permet de découvrir dans sa totalité le nouvel ouvrage moderne et de profiter des rives du fleuve bordées de quelques pommiers de Sodome. Notre guide nous rappelle consciencieusement qu'il est interdit de photographier les ponts en Éthiopie !!! Dans la remontée tout aussi raide que la descente le minibus surchargé est à la peine et dans une portion non goudronnée nous devons descendre et marcher sur quelques mètres. Les abords de la route sont jalonnés de nombreux villages, dont certains ont été entièrement rénovés avec des maisons aux toits recouverts de tôle ondulée. La nuit est toute proche quand nous arrivons au Gozamen Hotel à Debre Markos. L'hôtel semble assez récent mais nous expérimentons rapidement les fuites d'eau de la douche qui éclabousse allégrement toute la salle de bains. Nous nous sentons un peu « flottants » durant le dîner et ne traînons pas pour profiter d'une bonne nuit réparatrice.
09/01 : départ vers 8h30 en direction du nord. Une belle route goudronnée traverse un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. De chaque côté de la route circulent hommes et femmes transportant tas de paille, longues perches de bois, bidons d'eau ou accompagnant leurs troupeaux. Une animation permanente se déroule au milieu des parcelles cultivées formant un véritable patchwork de champs entre jaune doré et vert pâle. C'est une zone agricole à l'activité permanente. Nous traversons quelques rivières au faible débit. De nombreux villages ponctuent la route, tantôt simple alignement de boutiques en tous genres, tantôt importants lotissements de maisons identiques et alignées aux toits de tôle ondulée brillant sous le soleil. Petit à petit le paysage devient plus escarpé et dans le lointain surgissent quelques pitons rocheux. Des espaces boisés commencent à disputer la place aux champs cultivés. Nous faisons une courte halte auprès du Sengira lake formé au creux d'un cratère où quelques fourmis voraces ne tardent pas à nous agresser les mollets. Sur la route circulent presque exlusivement des minibus et des camions et très peu de véhicules particuliers. Il n'y a pas de moto ni de bicyclettes mais toujours des piétons. À l'approche de Bahir Dar la circulation devient un peu plus intense mais sans jamais être vraiment dense. Nous rejoignons le Tana hotel vers 12h30. Après un déjeuner dans un restaurant du bord du lac nous observons les pirogues (tankwa) de papyrus des pêcheurs et un calao perché dans un ficus au tronc particulièrement impressionnant puis partons explorer le marché. De larges avenues bordées d'arbres et de fleurs sillonnent la ville. À proximité du marché nous découvrons l'église saint Georges autour de laquelle prient ou se reposent de nombreux fidèles. Il règne au marché une animation bon enfant et souriante. On y trouve évidemment de tout, depuis les fruits et légumes jusqu'à l'outillage en passant par l'habillement et les sacs d'épices. À proximité des vendeurs de piments un parfum puissant et acre se dégage qui vient irriter nos gorges peu accoutumées à ces effluves. Nous partons ensuite découvrir le panorama sur le lac et le large Nil bleu depuis la colline Bezawit en fin de journée. Un mariage se déroule sur les jardins surplombant le lac et durant la soirée nous sommes bercés par les rythmes lancinants de la musique. Puis, à 20h30, tout s'arrête instantanément et les convives quittent rapidement les lieux.
10/01 : dès 4h du matin les psalmodies des chants religieux résonnent dans la nuit. C'est la longue messe copte du dimanche qui va durer jusqu'en début de matinée. Après le petit déjeuner nous embarquons sur un bateau à fond plat qui nous emmène en 1h de traversée sur le lac Tana vers la presqu'île de Zeghè. Du débarcadère un sentier au milieu des boutiques de souvenirs profanes ou religieux conduit en quelques minutes vers le monastère d'Ura Kidanemehret. À l'intérieur du monastère circulaire de nombreux fidèles, toujours en tenue blanche, viennent se recueillir devant les gravures à l'expression parfois naïve mais toujours très colorées. Après le retour en bateau nous prenons la route vers Gondar. Nous retrouvons à nouveau le paysage agricole de haut plateau animé en permanence par les paysans cheminant en bord de route ou dans les champs. À mi parcours surgissent des massifs montagneux parsemés de pitons rocheux volcaniques et la route sinue au milieu de ses zones montagneuses. La ville de Gondar (300000 habitants) étalée sur plusieurs collines est très animée en ce dimanche après-midi après la victoire du club local de football qui conduit les supporters bruyants dans les rues. Nous logeons au Quara Hotel dans une vaste chambre assez bien éclairée dominant un large patio.
11/01 : nous débutons la journée par la visite de l'église Debré Birhan Sélassié bâtiment rectangulaire de pierres et de briques aux proportions harmonieuses. De belles peintures aux teintes chaudes représentent des personnages aux grands yeux surprenants et expressifs. À noter aussi, une représentation de Mahomet chevauchant un chameau tiré par le diable !!!! Nous allons ensuite visiter la cité impériale située sur une colline dominant la ville. Au cœur de ce grand espace 4 palais ont été construits par chacun des rois successifs. Puis, nous nous dirigeons vers les bains de Fasilades au milieu desquels trône le bâtiment qui servait autrefois de vestiaire. Ce bassin est utilisé pour la fête du Timkat au cours de laquelle les pèlerins viennent se baigner après la bénédiction de l'eau. Les murs périphériques sont recouverts des racines noueuses des arbres qui épousent la forme des pierres. Nous prenons la route de Debark en début d'après-midi. Quelques kilomètres plus loin un arrêt permet de découvrir un village « falacha » avec sa minuscule synagogue. Les falachas ne possèdent pas de terre et vivent de l'artisanat que les enfants nous présentent avec une certaine insistance mais retenue cependant. La route traverse des hauts plateaux cultivés à l'aspect aride et jauni. Nous profitons d'une halte pour observer des paysans qui foulent les céréales avec un attelage de bœufs et battent les épis au fléau, image d'une Éthiopie immuable et souriante malgré le dénuement de nombreux habitants. Arrivés assez tôt à Debark nous nous enregistrons auprès du bureau du parc national du Simien avant de rejoindre l'hôtel Imet Gogo à l'apparence spartiate. Un petit tour dans le village nous fait découvrir des habitations misérables au milieu desquelles court une multitude d'enfants rieurs qui jouent à se faire prendre en photo. La chambre est très sommaire et sale, le faux plafond de la sale d'eau envahi de pigeons que les employés auront quelques difficultés à déloger et des déjections tombent dans la douche !!!
12/01 : après une nuit perturbée par des bruits multiples et variés, chiens aboyant sans discontinuer, déambulations bruyantes dans l'hôtel, appel matinal à la prière du muezzin, dès 6 heures du matin c'est l'agitation de la ville qui nous incite à un lever aux aurores. Il y a toujours autant d'animation dans la ville que nous quittons par une piste poussiéreuse pour gagner le massif du Simien. De vastes perspectives sur les profondes vallées s'ouvrent de chaque côté de la route qui serpente sur une ligne de crête. Sur ces vastes plateaux les champs aux couleurs mordorées témoignent une fois de plus de l'activité agricole permanente, même en haute altitude. Des peuplements de babouins gelada, endémiques de la région, sont installés au bords des falaises abruptes. À Sanbaker (3200m) nous quittons la voiture pour démarrer notre trek. Nous sommes accompagnés d'un guide local et de deux gardes du parc armés de leur fusil. Le sentier s'éloigne rapidement de la route et longe un escarpement rocheux en offrant un large panorama sur la région aux multiples canyons enchevêtrés. L’œil acéré de notre guide nous permet, à 2 reprises, d'observer au loin une antilope (bushback). Par une succession de courtes montées et descentes nous atteignons un point de vue vertigineux sur une cascade de 530 m de hauteur. En cette saison sèche il n'y coule qu'un maigre filet d'eau. Nous pique-niquons sur une plate-forme avec une vue plongeante sur la cascade puis par une raide remontée rejoignons la piste que nous suivons sur quelques centaines de mètres avant de la quitter pour un sentier qui longe un profond vallon. Après avoir traversé un ruisseau au faible débit nous entamons la remontée sur le versant qui mène vers le village de Geech. En chemin nous croisons de nombreux paysans. Quelques troupeaux de chèvres, vaches ou moutons cohabitent en bonne intelligence avec les singes. L'altitude se fait légèrement sentir dès que la pente se raidit et nous prenons garde de ne pas accélérer le pas. Le village est composé de grandes cases implantées au milieu d'étendues verdoyantes abondamment fleuries. Le chemin emprunte un surprenant dédale de cailloux parsemé de mottes de terre ravinées pour rejoindre la crête dominant le village. De là, les installations du camp apparaissent et en une vingtaine de minutes nous le rejoignons (3600m). Les tentes sont installées et il ne nous reste plus qu'à préparer notre couchage. Le copieux dîner est préparé dans un petit bâtiment enfumé par le feu de bois préparé par notre cuisinier.
13/01 : la nuit a été fraîche et, au réveil, les tentes sont recouvertes d'une mince couche de givre. Des que le soleil franchit la longue crête qui fait face au campement une chaude lumière dorée éclaire les herbes. Nous partons pour l'ascension du Imet Gogo à 3926m. Le chemin remonte en pente douce le flanc d'un large vallon. Des lobélies brisent l'uniformité de cet immense espace ainsi que des bouquets piquants de fleurs blanches ressemblant à des immortelles. Lentement mais régulièrement nous prenons de l'altitude et, bientôt le sommet est en vue. Quelques blocs rocheux faciles à franchir mènent à la cime. Large tour rocheuse prolongeant un vaste éperon elle domine d'une hauteur impressionnante la vallée du rift et les canyons profond du massif du Simien. Les hauts sommets du massif du Simien se dressent au loin et une couche de brumes poussiéreuses dilue les lointains d'où surgissent des pitons rocheux aux parois verticales. Accrochés aux pentes, des villages isolés profitent des rares replats au milieu des falaises. Ils sont entourés de champs en terrasses permettant d'utiliser le moindre espace vierge. Pour le retour nous longeons la crête qui offre un panorama plongeant sur le rift puis regagnons le camp en début d'après-midi. En fin de journée nous montons sur le sommet voisin (150m de dénivellation) pour admirer le coucher de soleil. Les sommets surgissant du rift se teintent doucement en rose tandis que des successions de chaînons montagneux estompés par la brume poussiéreuse apparaissent.
14/01 : le réveil est matinal avec un petit déjeuner à 6h. Notre guide est pressé de partir mais nous calmons ses ardeurs afin d'attendre que la lumière soit suffisante pour marcher confortablement. Les muletiers commencent sans tarder à démonter le camp. Nous descendons au milieu d'une claire forêt de bruyères arborescentes pour rejoindre un maigre ruisseau avant de remonter une pente régulière qui mène à la grande piste. Tout au long de notre remontée nous croisons des groupes de muletiers qui dévalent dans un nuage de poussière. Le soleil rasant éclaire les herbes de douces teintes chaudes. Arrivés à la piste nous découvrons un vaste panorama de hauts plateaux ondulés tandis que se profilent au loin les contreforts abrupts du sommet découvert la veille. Une fois les muletiers arrivés et les formalités de pourboire remplies nous embarquons dans le minibus pour retourner à Debark. C'est, ensuite, un long périple, d'abord sur une piste caillouteuse au flanc de montagnes spectaculaires, puis sur une route goudronnée récente alternant nombreuses montées et descentes au milieu de pitons rocheux élancés surgissant à chaque virage. Tout d'abord très aride et peu peuplé le paysage se transforme et nous atteignons des hauts plateaux cultivés et ponctués de nombreux villages. Le trajet nous paraît bien long et, surtout, inconfortable dans le minibus qui nous secoue en tous sens. Arrivée vers 18h à Axoum au Yeha Hotel, vaste hôtel aux équipements complets mais mal entretenus.
15/01 : la journée est consacrée à la visite de la ville d'Axoum. Nous partons à pied pour le parc des stèles situé non loin de l'hôtel. Ces stèles caractéristiques de l'époque axoumite ont été extraites d'une carrière de granit située à 5 kms. Successivement nous visitons les tombeaux des rois situés sous les stèles, la pierre d'Ezana écrite en grec, amharic et guèze, le réservoir de May-Shun (piscine de la reine de Saba) puis le tombeau de Baizen (Balthazar). L'après-midi est consacrée au château de la reine de Saba jouxtant un site d'implantation de stèles, souvent non achevées et, ensuite à la cathédrale moderne sainte Marie. Implantée sur le site de l'ancienne cathédrale sainte Marie de Sion l'église moderne est très fréquentée par les fidèles. Tout à côté, le monastère, inaccessible aux femmes, ainsi que l'église Kirubel abritent des fresques représentant des scènes bibliques. Selon la tradition l'arche d'alliance est conservée dans une chapelle voisine, gardée par un moine qui n'en sort jamais... De retour à l'hôtel vers 17h nous repartons pour un tour rapide dans les rues mais l'animation y est réduite. À l'hôtel, l'électricité n'est disponible que vers 18h et, ce soir, seul un filet d'eau fraîche coule de la douche.
16/01 : nous reprenons notre périple en direction du temple de Yeha accessible par une piste de 4 kilomètres à partir de la route goudronnée. C'est samedi et de nombreux fidèles en longues tuniques blanches ou jaunes sont présents autour de l'église dont l'accès n'est pas autorisé aux non fidèles. Le temple, seul, est accessible. En cours de rénovation , il est dissimulé sous les échafaudages. La route se poursuit, sinueuse à souhait, elle traverse de magnifiques paysages avec des pitons basaltiques érigés au milieu de roches aux coloris multiples. Quelques haltes permettent de profiter de panoramas d'autant plus spectaculaires que le ciel n'est pas voilé de poussières comme les jours précédents. Le terrain devient très aride avec peu d'arbres et les bords de la route semblent moins fréquentés par les piétons même si de nombreux villages s'étalent sur les pentes. Un col à plus de 3000m permet de basculer vers Adigrat où nous prenons le déjeuner dans un restaurant récent à l'équipement particulièrement moderne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons au marché en plein air de Freweyni coloré et animé avec des étals dressés sur des monticules circulaires entourés de murs de pierre sèche. Une dernière halte nous laisse découvrir un village tigréen aux maisons éparpillées au milieu des cultures. Notre guide aborde un paysan qui veut bien ouvrir les portes de sa ferme. Entourée d'un mur de pierre, la maison en pierres présente un aspect très spartiate. Elle se compose d'un abri ouvert et de 2 bâtiments utilisés chacun pour une seule fonction: un en tant que pièce à vivre et à dormir sombre et enfumée, l'autre pour la cuisine avec le traditionnel four à injira. Peu de temps après nous arrivons à Hawsien où le Tourist hotel déploie ses chambres simples mais propres autour d'une cour. Une courte promenade dans la ville aux rues poussiéreuses terminera l'après-midi. Une nouvelle fois, pour la douche, nous nous contentons d'un filet d'eau à peine tiède et l'électricité fera défaut peu après la tombée de la nuit.
17/01 : nous quittons Hawsien par une piste poussiéreuse qui longe des massifs montagneux déchiquetés dont la couleur ocre resplendit sous le vif soleil matinal. Malgré l'apparence aride du sol les champs sont tous entretenus et une animation permanente règne au bord de la piste. Dès que nous faisons un arrêt photo des enfants se précipitent, parfois en quémandant des stylos ou un peu d'argent, parfois seulement par curiosité ou pour se faire prendre en photo. Un de ces enfants nous montre fièrement son instrument de musique fabriqué astucieusement avec un bidon en plastique, un bout de bois et une corde dont il arrive à tirer des sons harmonieux. De temps en temps la piste traverse de petites rivières où coule un mince filet d'eau et des zones de culture plus verdoyantes font alors leur apparition. Nous faisons halte à l'église Debra Negast, semi troglodytique, installée en position dominante et taillée dans la pierre ocre. La terrasse offre une vue élargie sur les montagnes du Tigré. Puis nous rejoignons la route principale goudronnée à Wukro où nous visitons l'église rupestre de Qirqos. Le prêtre qui garde le sanctuaire semble montrer une totale indifférence vis à vis des visiteurs et des photographes. La route se prolonge ensuite vers le sud alternant zones arides et zones de culture. Nous arrivons relativement tôt à Maqalé où nous prenons nos aises au Hill Top Hotel situé en périphérie avec une vue imprenable sur la ville. Nous profitons d'une après-midi de détente avec tri des photos, internet, lessive en attendant le repas du soir.
18/01 : à 7h nous quittons l'hôtel pour une longue étape. Le brouillard matinal adoucit le paysage. Quand le soleil efface les brumes un paysage plat et aride se découvre. Au loin quelques sommets percent le voile brumeux. La route traverse à nouveau des zones montagneuses et des terres agricoles fertiles apparaissent. Les bords de route s'animent évidemment de scènes de vie paysanne : labours avec les bœufs, troupeaux de vaches, moutons, ânes chargés et caravanes de dromadaires. Nous quittons l'état du Tigré pour l'état Amarha. Au niveau d'un col nous laissons la route goudronnée pour une piste au travers des montagnes. Le paysage très verdoyant avec de nombreux champs labourés laisse place petit à petit à des zones caillouteuses très arides. Seules quelques vallées dans lesquelles circule un filet d'eau déroulent un tapis de verdure qui contraste avec la sécheresse environnante. Vers 17h nous atteignons Lalibela dont les maisons sont étalées sur les collines. La présence de nombreux hôtels sans charme se manifeste par une multitude de panneaux publicitaires et les boutiques de souvenirs sont nombreuses au long des rues. Nous nous installons pour 3 nuits à l'hôtel Bete Abraham au confort simple dans une chambre sans superflu et comme souvent, assez sombre. À 18h30 l'électricité se coupe puis revient au cours du dîner.
19/01 : la matinée est consacrée à la visite des églises de Lalibela. Excavées dans la roche gréseuse elles sont accessibles par un labyrinthe de corridors, de tunnels et d'escaliers parfois glissants. C'est la veille de la fête du Timkat et de nombreux pèlerins, le plus souvent en habit blanc immaculé, viennent se prosterner contre les murs et se faire bénir par les prêtres présents dans chaque église. Les églises sont très sombres et les rares ouvertures laissent filtrer une lumière soulignant violemment les ombres denses. Dès le début de la matinée quelques groupes de prêtres et de diacres commencent à préparer la procession de l'après-midi au son des tambourins et des cornes. Nous déjeunons dans un restaurant au style très moderne avec des salles réparties autour d'une montée hélicoïdale. L'ensemble nous apparaît assez hideux mais la vue est magnifique sur les montagnes environnantes. L'après-midi, nous patientons un bon moment pour observer les processions qui partent des diverses églises et se réunissent sur la place centrale du village dans une profusion d'habits de cérémonie aux vives couleurs et de parasols tous aussi colorés. Par chance, l'étage supérieur d'un immeuble en construction nous offre une vue plongeante sur l'ensemble. Un tapis est déroulé en permanence devant la procession des prêtres qui transportent les tables de la loi sous de grands dais chamarrés. Derrière, suivent des groupes de danseurs et de musiciens, accompagnés des « youyous » bruyants des femmes. Il règne, tout au long de la procession une ambiance à la fois fervente et joyeuse éclairée par les sourires des participants qui sont heureux de se faire photographier. La foule est dense mais nous parvenons à nous frayer un chemin sans trop de mal pour rejoindre la tête du cortège. En fin de journée commence la cérémonie destinée à préparer le baptême du lendemain. La nuit sera bercée des mélopées lancinantes chantées sans discontinuer.
20/01 : un peu éprouvés par cette nuit bruyante nous nous levons à 5H15 pour assister à la cérémonie du Timkat au bord du bassin situé tout près de notre hôtel. Mule nous a réservé des places tout en haut des gradins avec une vue plongeante sur le bassin en croix. Vers 6h30, au lever du jour, les fidèles commencent à prendre place sur l'esplanade, pour la plupart tout de blanc vêtus. Un cercle de diacres habillés de blanc et rouge délimite la zone réservée à la cérémonie. Commence alors une longue attente avant que les prêtres ne prennent place à leur tour. Dans leurs habits noirs ou brillants, avec les parasols brillants ils nous offrent une vision haute en couleurs. La cérémonie se déroule selon un rituel quelque peu hermétique pour nous, tout d'abord assez statique, puis quand les tambours commencent à vibrer un ballet s'organise autour du bassin. Les fidèles commencent à taper dans leurs mains, à onduler pendant que les « youyous » stridents retentissent. Vient ensuite la bénédiction de l'eau avec les encensoirs avant que les fidèles ne soient aspergés à l'aide de tuyaux. D'un seul coup, la foule se libère et se précipite au bord du bassin avec joie et bruit pour se purifier à l'eau et asperger les voisins avec les mains ou des bidons. En fin de matinée la procession repart vers les églises en traversant le village. En fin d'après-midi nous visitons l'église saint Georges, la plus connue des églises de Lalibela. Sa situation permet de mieux visualiser l'ensemble architectural avec son plan en croix caractéristique. L'intérieur est très sobre, sans décoration.
21/01 : nous reprenons la piste parcourue il y a 3 jours pour quitter Lalibela. En chemin, des haltes permettent de photographier de belles étendues arides baignées d'une douce lumière matinale. Dans un village que nous traversons à pied nous sommes escortés par des gamins parfois quémandeurs, mais sans trop d'insistance. Arrivés à proximité d'un col à plus de 3000m, le brouillard envahit les prairies verdoyantes et engloutit les sommets. Puis, nous filons sur la route goudronnée en direction du sud. Dans de nombreuses villes et villages les fêtes de Timkat battent leur plein, nécessitant parfois quelques détours ou même un arrêt complet. Nous en profitons pour nous immerger dans la foule joyeuse qui avance au rythme des musiques diffusées par camion et des danses scandées par les tambours tandis que les « youyous » stridents font concurrence aux tambours. L'ambiance est festive et nous sommes happés par la foule. Les Éthiopiens semblent surpris mais heureux de notre présence dans ces villages où s'arrêtent rarement les touristes. Nous rejoignons Kombolcha à la nuit tombée pour loger à l'hôtel Sunnyside, bel ensemble à l'aménagement agréable mais aussi mal entretenu que les précédents, en particulier la salle d'eau.
22/01 : le temps est couvert et la route traverse des zones agricoles verdoyantes tandis que les sommets environnants restent noyés de brumes. Lorsque la route monte en altitude nous pénétrons dans les nuages et des forêts d'immenses eucalyptus gravissent les pentes raides. Quelques babouins jouent aux équilibristes sur les bords des ravins. Un long tunnel de 500m permet de franchir le col de Termaber à plus de 3000m et le ciel bleu nous attend sur l'autre versant. Un paysage de hauts plateaux jaunis se découvre et sous le rebord oriental s'étale une vaste mer de nuages. À l'approche d'Addis Abeba la circulation se densifie. Nous entrons dans la capitale en découvrant le tout nouveau métro construit par les chinois puis traversons des avenues bordées d'immeubles tantôt modernes, tantôt délabrés au milieu desquels d'innombrables petites boutiques côtoient des magasins à l'aspect plus moderne. Quelques embouteillages limités nous retardent un peu pour rejoindre le Ghion hotel, hôtel gouvernemental. L'hébergement est le plus confortable de tout le séjour malgré quelques défauts inévitables (!!!) de finition mais le personnel ne fait pas particulièrement preuve d'amabilité.
23/01 : départ vers 9h30 pour visiter le musée national où se trouve, notamment, le squelette reconstitué de Lucy, premier australopithèque. Ensuite nous découvrons l'ancien palais du Negus Haïlé Sélassié au cœur d'un campus universitaire. Des objets d'artisanat sont exposés dans les pièces du palais. Seules restent meublées les chambres et salles d'eau du négus et de sa femme. Nous partons ensuite à la découverte des rues de la capitale : de petites boutiques jouxtent des immeubles modernes élevés et les nombreuses constructions en cours. Pour notre dernière soirée en Ethiopie nous dégustons un buffet de plats traditionnels accompagné d'un orchestre fort bruyant et de danses. Le transfert à l'aéroport est rapide et nous devons patienter un peu plus longtemps que prévu car le vol décolle avec 1h de retard.
bonjour, je souhaite partir en ethiopie cet ete. j'ai lu sur le forum que saoudien était une compagnie a éviter (problème d'expulsion d'éthiopiens depuis l'Arabie), mais les billets sont beaucoup moins chers qu'ailleurs. Est ce que plusieurs voyageurs ont des avis bons ou mauvais sur cette compagnie? merci
Bonjour, je reviens d'un séjour mémorable de 2 mois en 4x4 en Namibie, Botswana, Zimbabwe et Afrique du Sud. Je voudrais refaire l'expérience
en Éthiopie, c'est à dire louer un 4x4 avec équipement de camping et rouler à l'aventure sans chauffeur-guide. Je partirai en octobre prochain.
Est-ce possible ?
Où trouver un bon 4x4 ?
J'ai lu beaucoup sur le forum, mais ce détail me semble pas discuté...
Gilbert
J'ai lu beaucoup sur le forum, mais ce détail me semble pas discuté...
Gilbert
La liste fourmille de conseils sur l'opportunité de voyager ou non en transports en commun. L'Ethiopie reste malheureusement en tête de liste des statistiques d'accidents de la route en Afrique. Et les bus et autres minibus n'échappent hélas pas au constat que voyager sur les routes éthiopiennes n'est de loin pas sans risques.
Preuve en est le terrible accident d'un bus Sky le 17 janvier sur la route AA-Bahir Dar : un plongeon de 80 m dans un ravin et 43 morts sur 48 occupants... C'est terrible mais révélateur de la dure réalité : les routes d'Abyssinie sont extrêmement dangereuses, que ce soit dans un minibus archi comblé avec 400kg de bagages sur le toit et des pneus lisses, ou dans un confortable bus climatisé d'une compagnie renommée et réputée très sûre.

Sans vouloir être alarmiste je pense que les futurs voyageurs en Ethiopie doivent être conscients que le voyage n'est pas sans risques, même en dehors du Danol et des zones frontières.
Daniel, qui se prépare pour son 7ème voyage dans ce merveilleux pays.
Preuve en est le terrible accident d'un bus Sky le 17 janvier sur la route AA-Bahir Dar : un plongeon de 80 m dans un ravin et 43 morts sur 48 occupants... C'est terrible mais révélateur de la dure réalité : les routes d'Abyssinie sont extrêmement dangereuses, que ce soit dans un minibus archi comblé avec 400kg de bagages sur le toit et des pneus lisses, ou dans un confortable bus climatisé d'une compagnie renommée et réputée très sûre.

Sans vouloir être alarmiste je pense que les futurs voyageurs en Ethiopie doivent être conscients que le voyage n'est pas sans risques, même en dehors du Danol et des zones frontières.
Daniel, qui se prépare pour son 7ème voyage dans ce merveilleux pays.
Bonjour a tous et bonne annee
Juste pour planifier mon parcour en ethiopie et savoir si je suis oblige de passer par la capital, es-t-il possible d avoir le visa du kenya a la frontiere de l'ethiopie? Il semblerai que oui mais, mes sources date un peu...
Merci
Fred
Juste pour planifier mon parcour en ethiopie et savoir si je suis oblige de passer par la capital, es-t-il possible d avoir le visa du kenya a la frontiere de l'ethiopie? Il semblerai que oui mais, mes sources date un peu...
Merci
Fred
Bonsoir,
Je compte me rendre en Ethiopie lors des 3 premières semaines de juin. C'est le début de la saison des pluies qui reste bcp plus favorable que juillet-août à ce que j'ai compris. J'aimerais cependant privilégier les zones où la météo est vraiment la plus clémente. Dans cette optique, ce serait sympa de me répondre sur les 5 questions suivantes:
1. en juin, peut-on aller partout dans le pays ou vaut-il mieux privilégier le nord ou le sud, question météo? 2. vu la météo: si nord (et centre ou/et est), auriez-vous un itinéraire à conseiller, sachant qu'un voyage varié m'intéresse (contacts locaux, culture, nature, trek)? idem pour le sud? 3. si nord ou si sud: les transports sont-ils aisés? y'a-t-il pas mal de grands axes pour voyager? ou les routes sont-elles déjà embourbées ou/et impraticables? dans le sud, l'usage du 4x4 est-il évitable? (je désire tant que faire se peut éviter les gros frais!) 4. tout en faisant un trek ou l'autre, y'a-t-il moyen de se passer de tente et sac de couchage (histoire d'alléger les bagages!) 5. enfin, en juin, quel parc naturel privilégier, et qui vaut le déplacement?!
D'ores et déjà un grand merci pour votre aide et tout renseignement utile! Raph1982
1. en juin, peut-on aller partout dans le pays ou vaut-il mieux privilégier le nord ou le sud, question météo? 2. vu la météo: si nord (et centre ou/et est), auriez-vous un itinéraire à conseiller, sachant qu'un voyage varié m'intéresse (contacts locaux, culture, nature, trek)? idem pour le sud? 3. si nord ou si sud: les transports sont-ils aisés? y'a-t-il pas mal de grands axes pour voyager? ou les routes sont-elles déjà embourbées ou/et impraticables? dans le sud, l'usage du 4x4 est-il évitable? (je désire tant que faire se peut éviter les gros frais!) 4. tout en faisant un trek ou l'autre, y'a-t-il moyen de se passer de tente et sac de couchage (histoire d'alléger les bagages!) 5. enfin, en juin, quel parc naturel privilégier, et qui vaut le déplacement?!
D'ores et déjà un grand merci pour votre aide et tout renseignement utile! Raph1982
Bonjour, de retour de 15 jours en Ethiopie, je peux donner des informations récentes sur Labilela, trek avec Tesfa et visites du Tigré par les moyens locaux.
rapidement des réponses à mes questionnements sur ce forum ( on a voyagé à 2 en prenant 2 vols interieurs, les prix ont beaucoup baissé sur Ethiopian, on a loué une voiture 3 jours au total dans le Tigré, le reste en trek ou bus local)
change à l'aéroport : un bon choix, c'est d'ailleurs là que j'ai eu le meilleur change du voyage ( le birr est en baisse, à 18 au dernier change que j'ai fait), il y a une dashen bank au niveau de l'arrivée des bagages.
prix des églises: une part non négligeable du budget, de 50 à 100 birrs actuellement, les 300 birrs de labilella semblent alors peu chères car valable plusieurs jours et pour tout un groupe d'églises.A noter que certains villageois essaient en plus de créer une taxe de sécurité!!! les prêtres sont gourmands, pourquoi pas eux???
Tesfa:très bien organisé , très sympa, la montée par contre à l'abouna Joseph est à améliorer, très long, moins interessant que les autres treks.
Location de voiture au Tigré: on peut louer pour 800 birr un minibus à wukro, à l'office du tourisme, beaucoup moins cher que de Méqélé. Comme indiqué sur les guides, on peut aussi avoir un véhicule pour 750 par jour + guide 150 en dormant à gheralta lodge, service de qualité à tous les niveaux. On a pu visité des églises fabuleuses dans un cadre superbe demandant en moyenne une heure de marche et éventuellement un peu d'escalade exposée.
Je ferai un rapport plus détaillé par la suite....si certains ont des questions urgentes... bonne journée, et merci à tous ceux qui m'ont aidée à mettre en place mon projet, Aichatou
bonjour, qqn pourrait il me dire si on peut changer a toute heure a l aeroport et si le change est correct, y a t il d autrepart des endroits ou l on doit payer en dollars ou tout se paye en birr?a priori je pense prendre surtout des euros??? je voudrais d autre part savoir les jours de marches dans ces villes, je ne trouve pas la reponse sur le bradt:Addis? bahir Dar? Gonder¿ debark? labilela? si vous savez ou trouver les jours de marche sur l ethiopie, ca m interesse... bonne journee a tous, aichatou
Les vols avec Ethiopian Airlines stagnent à 780 euros pour mi-septembre à mi-octobre. Peut on espérer que le prix descende ? je veux voyager avec cette compagnie étant donné que c'est un vol direct.
Bonsoir, je pars pour Djibouti à Noël et j'ai une escale au Caire et une en Ethiopie. Pouvez vous me dire si je dois avoir un visa pour circuler dans l'aeroport ou en sortir entre deux vols? Les visa sont supers chers pour quelques heures... Merci d'avance
bonjours je suis mickael 19 ans, français expatrié au mali, amoureux des philippines et d'une philippines, je veux absolument la faire venir ici au mali, ces papiers sont en cours son visa malien également, je n'ai que a acheter le billet d'avion, j'en ai trouvé un reliant manille a bamako via bangkok et adis abebas,
je cannais très mal ces deux aéroport j'aurais aimé d'éventuelle informations sur ces deux aéro^ports et de savoir sipossible si lorsuq'elle voyagera ces bagages suivront les correspondances, du fait qu'elle sera en transit
merci d'avance pour vos réponses
mick







