Slt à tous.J'ai 24 ans et je pars seule à Toronto pour Noël et Nouvel an.Et je me demande si malgré cette période, il y aura des activités sympa à faire sur Toronto.Déjà que toute seule c'est la tuile.Je me demande aussi si c'est facile de faire des connaissances la-bas.Et si quelqu'un connais des endroits sympa pour faire la fête et s'éclater(surtout pour le 24 et pour nouvel an), dite moi, ça m'interresse.Merci à tous pour votre aide
Bonjour a tous
Après de longs moi de préparation mon rêve commence a prendre forme j'espère obtenir le PVT cette année pour filer à l'aventure !
Voila je suis une maman de 26 ans et je projete donc d'aller au canada en premier lieu pour perfectionner mon anglais, et que mon fils est des facilitées..
L'ouverture des quotas du PVT 2014 devrait se faire ce mois ci..
Je suis en contact avec une autre maman qui a deux enfant (ados) et qui souhaite aller à Ottawa comme moi et qui serait OK pour une colloc.. c'est super . Il me reste à espérer que l'on obtienne toutes les deux le PVT! J'ai choisi Ottawa pour son bilinguisme et aussi car à 15 minute se trouve Gatineau (Quebec) où l'on peut y vivre moins cher je dirais.. en esperant trouvé du travail coté Ottawa (Ontario)... Je fais appel à vous en esperant trouver des personnes vivant sur place ou pouvant me conseiller, pour ne pas faire d'erreur..
Je sais qu'une place en garderie à 7$ est rare! J'ai inscrit le petit dans plusieur liste d'attente en novembre mais le problème est que je ne dispose pas d'adresse au Quebec (à Gatineau ) donc je ne crois pas que cela est fonctionné.. comment pourrais je faire pour y mettre une reelle adresse? Dois-je trouver une personne vivant là bas qui puisse me "prêter" une adresse???
Aussi au niveau des quartier, je ne suis pas rassurée.. je suis abonnée aux News de Gatineau et ça fait un peu froid dans le dos..
Pour Ottawa je pense que ce sera la que je passerais la plus grande partie de mon voyage mais je ne veux pas repartir du canada sans avoir vu les grands espaces! Quelles sont les destinations que vous me conseillez et comment y aller sachant que j'ai mon fils avec moi.. louer un camping car? prendre le bus ? j'aimerais aussi visiter l'ouest du canada mais je ferais une autre discution sur ce site au moment voulu !!! :)
bonjour,
je désirerai partir le mois de juillet au canada avec mes deux enfants agés de 3 et 6ans. je voudrais effectuer un circuit mais est ce trop prétentieux avec deux enfants en bas age? est ce mieux delouer une voiture et reserver des hotels? ou de louer un camping car (en sachant que je n'en ai jamais conduit)? je voudrais egalement amener mes enfants voir les orques. est ce la bonne saison? merci
je désirerai partir le mois de juillet au canada avec mes deux enfants agés de 3 et 6ans. je voudrais effectuer un circuit mais est ce trop prétentieux avec deux enfants en bas age? est ce mieux delouer une voiture et reserver des hotels? ou de louer un camping car (en sachant que je n'en ai jamais conduit)? je voudrais egalement amener mes enfants voir les orques. est ce la bonne saison? merci
Bonjour à tous, je suis nouvelle ici et je voulais connaître votre avis sur un voyage qui me tient à coeur depuis longtemps: j'aimerais partir au Canada durant l'année qui vient, pendant 2 ou 3 semaines. Mais je vais peut-être devoir partir seule car je suis très impatiente et je ne sais pas si mon copain ou mes amis me suivraient dans cette aventure. Ma question est donc est ce que vous pensez cela possible, réalisable sachant que je n'ai pas encore le permis, donc que je ne pourrais pas louer de voiture là-bas. J'avais le projet de visiter le québec, puis de redescendre vers la région des grands lacs. Bien sur mon rêve est de tout découvrir mais je reste réaliste et je me dis que je ne pourrais pas tout faire en si peu de temps. Mais je tiends énormement à ce voyage, donc je me dis qu'il faut que je prenne les choses en mains toute seule car si j'attend que quelqu'un est autant envie que moi d'y aller et de m'accompagner, je peux toujours attendre. Pensez-vous que je puisse le faire et surtout que me conseillez vous de visiter, où pourrais-je loger ? Je suis un peu perdue...
Merci d'avance
Merci d'avance
j'ai 16ans et j'aimerai partir au Canada voir une amie mais mes parents sont contre, quel genre de papiers il faut pour ça, est ce possible de partir seule etc....???
Bonjour,
Je vais parler un peu de mon expérience si ça peut vous aider parce que je suis bien contente de m'appuyer sur Voyageforum pour d'autres pays.
Il y a dix ans, j'avais 40 ans, je suis partie au Canada pour 7 semaines, seule. Mon but : découvrir ce pays fantasmé depuis l'enfance et y rencontrer des Canadiens.
A part le billet d'avion, j'avais décidé de dépenser le moins d'argent possible. J'ai donc fait des milliers de km en stop, en sillonnant le Québec, le Nord, l'ouest canadien et l'Est sur 4 ans puisque j'y suis retournée les 3 années suivantes toujours pour 7 semaines.
Non seulement le stop a fonctionné mais quand ils savaient que je n'avais qu'une tente pour dormir, ceux qui me prenaient en stop m'invitaient chez eux, hébergement et repas offerts.
Dans le New Brunswick, j'ai sympathisé avec une famille et suis restée trois semaines avec elle.
Je n'ai eu qu'une seule déconvenue "sur le pouce" mais il a suffit que je dise à un homme que ça ne m'intéressait pas (faveurs sexuelles) en ne laissant pas paraître ma peur et je suis sortie de la voiture.
J'ai rencontré des gens formidables, aussi bien pauvres que riches.
Je rêvais de me rendre à Terre Neuve ce que j'ai fait mais je le déconseille car la quasi totalité du temps, il y a du brouillard.
Je serais heureuses de répondre à vos questions -dans la mesure de mes connaissances-
Nat
Je vais parler un peu de mon expérience si ça peut vous aider parce que je suis bien contente de m'appuyer sur Voyageforum pour d'autres pays.
Il y a dix ans, j'avais 40 ans, je suis partie au Canada pour 7 semaines, seule. Mon but : découvrir ce pays fantasmé depuis l'enfance et y rencontrer des Canadiens.
A part le billet d'avion, j'avais décidé de dépenser le moins d'argent possible. J'ai donc fait des milliers de km en stop, en sillonnant le Québec, le Nord, l'ouest canadien et l'Est sur 4 ans puisque j'y suis retournée les 3 années suivantes toujours pour 7 semaines.
Non seulement le stop a fonctionné mais quand ils savaient que je n'avais qu'une tente pour dormir, ceux qui me prenaient en stop m'invitaient chez eux, hébergement et repas offerts.
Dans le New Brunswick, j'ai sympathisé avec une famille et suis restée trois semaines avec elle.
Je n'ai eu qu'une seule déconvenue "sur le pouce" mais il a suffit que je dise à un homme que ça ne m'intéressait pas (faveurs sexuelles) en ne laissant pas paraître ma peur et je suis sortie de la voiture.
J'ai rencontré des gens formidables, aussi bien pauvres que riches.
Je rêvais de me rendre à Terre Neuve ce que j'ai fait mais je le déconseille car la quasi totalité du temps, il y a du brouillard.
Je serais heureuses de répondre à vos questions -dans la mesure de mes connaissances-
Nat
Bonjour,
Je prévois de faire un voyage l'été prochain au Canada seule. J'aurais 19ans et partir seule serait une très bonne expérience pour moi.
Je prévois de faire un tout d'environ 3 mois afin de visiter au maximum. Je suis donc preneuse de tout conseils et d'idées de tour comportant de l'aventure, des endroits incontournables du Canada et un contact avec la population locale.
J'aimerai également savoir si ça se fait au Canada de dormir chez l'habitant ?
Je voyage à petit prix donc je suis également preneuses de toutes bonnes adresses d'auberges pas chères.
Je prévois de faire un voyage l'été prochain au Canada seule. J'aurais 19ans et partir seule serait une très bonne expérience pour moi.
Je prévois de faire un tout d'environ 3 mois afin de visiter au maximum. Je suis donc preneuse de tout conseils et d'idées de tour comportant de l'aventure, des endroits incontournables du Canada et un contact avec la population locale.
J'aimerai également savoir si ça se fait au Canada de dormir chez l'habitant ?
Je voyage à petit prix donc je suis également preneuses de toutes bonnes adresses d'auberges pas chères.
Bonjour
Ma fille (moins de 18 ans) va partir un mois et demi au Canada, seule. Elle va rejoindre une famille. Je voulais lui prendre une carte regliss, mais une personne m'a dit que la carte visa passait peu au Canada. Votre expérience? merci
Hello les gens ! 🙂
Je viens vers vous pour avoir quelques conseils, j'aimerais beaucoup aller visiter le Canada, seulement je ne sais absolument pas où aller...
Sachant que ce que je recherche, c'est surtout la nature, les montagnes, petits lacs, endroits (voir villes) assez typiques, uniques... J'aime bien la randonnée aussi.
Avez vous quelques idées à me soumettre? Des endroits à ne pas louper?
Je suis prête à visiter autant l'Est que l'Ouest. 🙂
Je remercie d'avance ceux qui prendront le temps de me répondre 🙂
Bonjour,
J'habite en Suisse, et si tout va bien, je devrais partir cet été pour 3 semaines au Canada. Seulement, j'hésite entre l'ouest canadien et le Québec.
Que me conseillez-vous?
Merci d'avance!
J'habite en Suisse, et si tout va bien, je devrais partir cet été pour 3 semaines au Canada. Seulement, j'hésite entre l'ouest canadien et le Québec.
Que me conseillez-vous?
Merci d'avance!
Bonjour tout le monde!
Je désire effectuer un "road trip" dans l'Ouest Canadien à partir du Qc. Je suis du type un peu "coup de tête" quand on parle de voyages... je viens tout juste de décider cela et j'aimerais partir la semaine prochaine pour une période de 2 semaines. Je ne sais pas encore si je partirai seule ou si nous serons 2... mais je suis certaine de vouloir le faire. Je sais qu'en lisant les conversations sur le sujet, beaucoup de personnes disent que 2 semaines, c'est loin d'être suffisant pour effectuer cela... Par contre, c'est le temps dont je dispose et je sais que c'est réalisable malgré tout. Je désire passer par le Canada...
J'aimerais avoir des conseils de personnes qui ont déjà fait des "road trip" au niveau monétaire et au niveau du matériel important à ne pas oublier...! Je compte dormir dans ma voiture ou dans une tente. Je veux faire un voyage qui sera le moins dispendieux possible!
Merci pour vos informations
Haras19
Haras19
Bonjour, je suis toute nouvelle sur ce site
je viens vous voir car je suis un peu perdue !!
Dans un ans j'aimerais pouvoir partir habiter au canada
Seulement je ne sais pas par où commencer ...
- Dans qu'elle région habiter ? Je voudrais un endroit ou sa bouge et ou je puisse travailler et me loger assez facilement ...
- Est-ce vrai tout ce que j'ai entendue? 24hoo pour trouver du travail, Salaires bien supérieurs qu'en France, Possibilité de jouer de ma marque " française " ..?
(J'ai un CAP esthétique et 3 mois d'expérience dans le service. Je serais avec mon amie, qui elle a un BTS négociation et relation client et une licence dans l'intérim )
- Et mon capital de dépard ? Dans l'optique de tout faire pour trouver du travail rapidement, Avec combien dans les poches je dois arriver las-bas ? ( hors billet d'avion )
Je ne peux poser qu' 1/1oooooo des questions qui toubillonnent dans ma tête !! mais j'imagine que je ne suis sûrement pas la 1er !!
Je vous remercie En espérant que quelqu'un me réponde 😊 `
- Dans qu'elle région habiter ? Je voudrais un endroit ou sa bouge et ou je puisse travailler et me loger assez facilement ...
- Est-ce vrai tout ce que j'ai entendue? 24hoo pour trouver du travail, Salaires bien supérieurs qu'en France, Possibilité de jouer de ma marque " française " ..?
(J'ai un CAP esthétique et 3 mois d'expérience dans le service. Je serais avec mon amie, qui elle a un BTS négociation et relation client et une licence dans l'intérim )
- Et mon capital de dépard ? Dans l'optique de tout faire pour trouver du travail rapidement, Avec combien dans les poches je dois arriver las-bas ? ( hors billet d'avion )
Je ne peux poser qu' 1/1oooooo des questions qui toubillonnent dans ma tête !! mais j'imagine que je ne suis sûrement pas la 1er !!
Je vous remercie En espérant que quelqu'un me réponde 😊 `
Ma femme, Gucci et moi prévoyons de partir en VR début octobre jusqu'en mai pour aller vers un endroit plus chaud dans l'ouest Canadien, J'ai bien visiter ce forum avant de poser la question à savoir si quelqu'un ici à déjà effectué ce trajet, nous avons bien regardé des cartes routière (Canada seulement) pour nous rendre à destination, mais l'état de la route traversant les rocheuses rend ma femme soucieuces tandis que moi je le suis un peu moin, mais quand même avoir l'avis de quelques uns qui l'ont déjà emprunter m'enleverais ce soucis de la tête, Le VR de 34' dont je suis propriétaire ne possède pas de pneus d'hiver pour ce road trip et je ne prévois pas en faire installé 😉 Merci de nous partager vos expériences
Allo tout le monde,
Voilà j'aurais une petite question.... En fait je suis venu au Canada en tant que touriste et je ne sais pas trop pourquoi mais le douanier ne m'avais pas trop à la bonne et a décidé de me donner un visa de 1 mois et demi et une obligation de CONFIRMER mon départ avec immigration Canada. Seulement voilà, j'aurais voulu rester plus longtemps tonnerre de Brest, alors du coup, je vais essayer de renouveler mon visa bien sur, mais si celui ci est refusé parce que je n'ai vraiment pas de chance est ce que je peux vivre dans l'illégalité quelques semaines pour profiter réellement de mon voyage et rentrer tranquillement en France sans que de 1. on me recherche dans tous le Canada comme l'ennemi public numéro 1 parce que je n'ai pas "CONFIRMER LE DEPART AVEC IMMGRATION CANADA" comme il est inscrit au bas de mon viasa et de 2. que l'on me retienne à l'aéroport ?
Merci de vos réponses,
De plus je ne compte pas travailler au black je vais faire mon bon touriste comme il le faut...
A plus :)
Salut les amis...
cette pas à été criée pour aider les algériens à préparer son dossier de permis d'étude.. Soient nombreux
Je dois partir cet été au Canada avec mon fils de 3 ans. Je suis séparée de son père qui a disparu dans la nature depuis des mois. J'ai vu que j'avais besoin de sa pièce d'identité et du lettre de consentement. Bien sûr je ne peux pas me les procurer puisque je ne sais pas où il est! Vous pensez que ça peut poser un gros soucis?
Bonsoir,
Je pars avec mon ami faire un circuit à moto la semaine prochaine SALT LAKE CITY / SEATTLE.
Pouvez-vous m'aider à choisir entre 2 itinéraires pour aller de LETHBRIDGE à CALGARY ? Vaut-il mieux passer par HIGH RIVER, ou bien par ROCKY MOUNTAINS FOREST RESERVE ?
Autre question : comment passer de VANCOUVER à l'île VICTORIA et retour, pour aller ensuite à SEATTLE ?
Votre aide nous sera précieuse, je vous en remercie par avance.
A très bientôt.
Sinamary
On a l'intention de visiter l'ouest canadien et américain en motorisé, pendant 2 mois à l'automne.... est-il recommandé de tirer un véhicule à l'arrière du motorisé dans ces montagnes...en partant de Montréal? Est-il préférable de passer par le sud des Grands Lacs ou de contourner par le nord de Canada? Merci!
Bonsoir à toussssssss
Je suis un Algérien réside en FRANCE, j'ai eu un visa "type visuteur" pour Canada et je pars le 25 sept pour 8 jours...
J'ai pris mon Billet et tout sa, donc je voudrai savoir s'il faut ajouter un autre papiers pour passer à la PAF canadienne ou juste le billet et mon passeport avec le VISA ?
Merci
Je suis un Algérien réside en FRANCE, j'ai eu un visa "type visuteur" pour Canada et je pars le 25 sept pour 8 jours...
J'ai pris mon Billet et tout sa, donc je voudrai savoir s'il faut ajouter un autre papiers pour passer à la PAF canadienne ou juste le billet et mon passeport avec le VISA ?
Merci
Voilà les billets d'avions réservés pour notre séjour au Yukon entre le 15 juillet et le 1er Aout ! 'Y a plus qu'à...
Il ne reste ni plus ni moins qu'à tout organiser😕. Nous voudrions faire deux treks : l'un dans le parc de Kluane et l'autre à Tombstone. Mais je crains d'être un peu trop ambitieux. Le cas échéant, quel parc choisir pour un trek en autonomie, sachant que sans être alpinistes, nous aimons prendre de la hauteur ?
Et surtout, existe-t-il des moyens de rallier Whitehorse à Haines Junction ou au parc de Tombstone (car, cheval, bateau-mouche, sous-marin nucléaire...) ? Comment fonctionnent les parcs ? J'ai cru comprendre qu'il fallait payer l'entrée ?
Merci pour toute info qui nous aidera à nous organiser !😄
Bonsoir,
Je viens chercher une aide ici sur le forum car je suis un peu perdue.
Voilà nous pensons partir cet été au Canada environ 3 semaines ( 2 enfants et 2 adultes), on partirait de montréal, puis un circuit de l'est canadien : quebec, montréal, ottawa et toronto avec plusieurs escales entre ces villes se composant d'espaces naturels, villes .. et éventuellement New York
On prend l'avion de Paris pour Montréal, donc mes questions sont les suivantes :
- je précise que nous sommes de nationalité française, mais mon mari est né en Syrie et a la double nationalité (passeport français et syrien), bien sûr on emmene que nos passeports français, je sais qu'il faut l'AVE pour le canada, est ce facile à obtenir ? faut il le faire avant de prendre nos billets ?
On aimerait se rendre par voie terreste à New York est ce possible par rapport à la situation de mon mari, ?
quelles sont les formalités , peut on s'y rendre avec une voiture louée au canada ou le mieux prendre les transports en commun ?
Dans le cas où on puisse rentrer aux USA, peux t'on retraverser la frontiere vers le canada pour reprendre notre vol du retour à montréal ?
Si vous avez des idées de circuit plus simple, je suis preneuse, je n'ai pas encore pris mes billets.
En remerciant par avance tous ceux qui m'apporteront de l'aide, j'attends vos réponses
Je viens chercher une aide ici sur le forum car je suis un peu perdue.
Voilà nous pensons partir cet été au Canada environ 3 semaines ( 2 enfants et 2 adultes), on partirait de montréal, puis un circuit de l'est canadien : quebec, montréal, ottawa et toronto avec plusieurs escales entre ces villes se composant d'espaces naturels, villes .. et éventuellement New York
On prend l'avion de Paris pour Montréal, donc mes questions sont les suivantes :
- je précise que nous sommes de nationalité française, mais mon mari est né en Syrie et a la double nationalité (passeport français et syrien), bien sûr on emmene que nos passeports français, je sais qu'il faut l'AVE pour le canada, est ce facile à obtenir ? faut il le faire avant de prendre nos billets ?
On aimerait se rendre par voie terreste à New York est ce possible par rapport à la situation de mon mari, ?
quelles sont les formalités , peut on s'y rendre avec une voiture louée au canada ou le mieux prendre les transports en commun ?
Dans le cas où on puisse rentrer aux USA, peux t'on retraverser la frontiere vers le canada pour reprendre notre vol du retour à montréal ?
Si vous avez des idées de circuit plus simple, je suis preneuse, je n'ai pas encore pris mes billets.
En remerciant par avance tous ceux qui m'apporteront de l'aide, j'attends vos réponses
Bonjour,
Voulant améliorer mon anglais, je cherche à partir durant tout l'été (de juillet à fin Août) dans un pays anglophone. De plus, j'adore les voyages et je recherche donc un dépaysement maximum et total (étant parisien). Ainsi, j'ai sélectionné un certain nombre de destinations. Ma préférée serait l'Alaska, sinon les Etats-unis, l'Australie ou le Canada. Seulement, je refuse de partir avec un organisme qui organiserait le voyage à ma place et me trouverait une famille d'accueil car les prix sont exorbitants et je pense pouvoir me débrouiller seul. Le soucis c'est que je cherche depuis plus de 3 semaines une solution pour partir dans une telle destination mais mes recherches ne trouvent aucune réponse.
Je cherche donc des solutions qui me permettrait de voyager aussi loin et à mon âge (17ans). Je me suis renseigné sur la possibilité d'être fils au-pair mais tous les sites demandent à ma connaissance un âge minimum de 18 ans. Je serais également prêt à faire du woofing mais à nouveau 18 ans. Je suis aussi prêt à travailler dans un ranch, une ferme, une réserve naturelle, à planter des arbres, à faire de l'humanitaire mais la législation locale impose, je pense 18 ans. Donc je ne trouve pas de solution. J'ai pensé aux chantiers de la jeunesse qui proposent de rénover des bâtiments ect. mais j'aimerais aussi visiter le pays et avoir un minimum de liberté donc je ne sais pas si c'est possible avec ce genre de projet.
Le plus simple serait d'entrer en contact avec une famille mais comment ? Je suis prêt à lui proposer des services, babysitting, courses... Enfin, rejoindre un groupe qui traverserait le pays serait une solution mais je ne trouve pas.
Je prends toutes les idées, expériences et propositions. Merci !
Voulant améliorer mon anglais, je cherche à partir durant tout l'été (de juillet à fin Août) dans un pays anglophone. De plus, j'adore les voyages et je recherche donc un dépaysement maximum et total (étant parisien). Ainsi, j'ai sélectionné un certain nombre de destinations. Ma préférée serait l'Alaska, sinon les Etats-unis, l'Australie ou le Canada. Seulement, je refuse de partir avec un organisme qui organiserait le voyage à ma place et me trouverait une famille d'accueil car les prix sont exorbitants et je pense pouvoir me débrouiller seul. Le soucis c'est que je cherche depuis plus de 3 semaines une solution pour partir dans une telle destination mais mes recherches ne trouvent aucune réponse.
Je cherche donc des solutions qui me permettrait de voyager aussi loin et à mon âge (17ans). Je me suis renseigné sur la possibilité d'être fils au-pair mais tous les sites demandent à ma connaissance un âge minimum de 18 ans. Je serais également prêt à faire du woofing mais à nouveau 18 ans. Je suis aussi prêt à travailler dans un ranch, une ferme, une réserve naturelle, à planter des arbres, à faire de l'humanitaire mais la législation locale impose, je pense 18 ans. Donc je ne trouve pas de solution. J'ai pensé aux chantiers de la jeunesse qui proposent de rénover des bâtiments ect. mais j'aimerais aussi visiter le pays et avoir un minimum de liberté donc je ne sais pas si c'est possible avec ce genre de projet.
Le plus simple serait d'entrer en contact avec une famille mais comment ? Je suis prêt à lui proposer des services, babysitting, courses... Enfin, rejoindre un groupe qui traverserait le pays serait une solution mais je ne trouve pas.
Je prends toutes les idées, expériences et propositions. Merci !
Est-il préférable de partir avec des euros au Canada et changer le tout au Quebec
ou de tout changer à partir de la France ou tout simplement partir avec sa carte bleu et retirer au distributeur normalement?
Quel est le plus avantageux, et si vous connaissez un bureau de change avec un bon taux ici à Paris ou là-bas au Canada.
Merci
Bonjour à tous =)
Je vais me presenter un petit peu avant de vous posez mes questions, sa pourrai etre utile.
Alors je m'apelle Maxime, j'ai 18 ans depuis le 30 Novembre. Je suis actuellement en derniere année de mon bac professionnel dans le domaine electronique audiovisuel ( S.E.N. = Systeme Electronique Numérique ) et je suis passioné par la culture américaine et canadienne.
J'ai pour projet de partir apres ma terminal au Canada ou aux Etats Unis. Jusqu'a present j'avais dans l'idée de passer un mois dans l'un de ces deux pays grace a divers organismes proposant des sejours linguistiques. Cependant, j'ai une amie qui part passé une année dans l'un de ces deux pays, l'entendre m'en parler, me faire suivre l'evolution de son dossier m'a réelement donné envie d'opter pour cette option. Passer une année d'etude dans un des deux pays. Cependant je me pose quelques questions. Puis-je m'inscrire à une de ces offres etant etudiant dans un lycée professionnel et nom dans un lycée general ? Il y a t'il des personnes ayant participé a ce programme ( un an dans un lycée ) et qui avait un niveau normal ? Si oui, ont elles reussi à s'en sortir et se faire comprendre.
J'ai actuellement 14 de moyenne en Anglais, mais ça reste un niveau de bac professionnel, je ne sais pas ce que sa vaut en comparant cela au lycée d'enseignement general. Si vous avez des reponses à apporter a ces questions et des temoignages a me donner afin de me rassurer ça serai tres gentils de votre part =)
Merci d'avance, Ciao =)
J'ai pour projet de partir apres ma terminal au Canada ou aux Etats Unis. Jusqu'a present j'avais dans l'idée de passer un mois dans l'un de ces deux pays grace a divers organismes proposant des sejours linguistiques. Cependant, j'ai une amie qui part passé une année dans l'un de ces deux pays, l'entendre m'en parler, me faire suivre l'evolution de son dossier m'a réelement donné envie d'opter pour cette option. Passer une année d'etude dans un des deux pays. Cependant je me pose quelques questions. Puis-je m'inscrire à une de ces offres etant etudiant dans un lycée professionnel et nom dans un lycée general ? Il y a t'il des personnes ayant participé a ce programme ( un an dans un lycée ) et qui avait un niveau normal ? Si oui, ont elles reussi à s'en sortir et se faire comprendre.
J'ai actuellement 14 de moyenne en Anglais, mais ça reste un niveau de bac professionnel, je ne sais pas ce que sa vaut en comparant cela au lycée d'enseignement general. Si vous avez des reponses à apporter a ces questions et des temoignages a me donner afin de me rassurer ça serai tres gentils de votre part =)
Merci d'avance, Ciao =)
Bonjour à tous,
J'arrive sur le forum et j'ai pleins de questions à poser.
Je voudrais partir à Calgary d'ici janvier pour dans un premier temps y rester 3 mois. En effet, je vais m'inscrire dans une école pour apprendre l'anglais. L'idéal serait qu'après ces trois mois je puisse travailler (je suis dans l'informatique) mais ce n'est pas si simple ! on m'a dit qu'il fallait un visa de résident permanent : connaissez-vous la durée nécessaire pour l'obtenir ?
Avez-vous des adresses de logements à Calgary ?
Pouvez-vous me donner des renseignements en fonction de votre expérience sur la qualité de vie et les possibilités d'emploi ?
Merci pour tout.
fsx
J'arrive sur le forum et j'ai pleins de questions à poser.
Je voudrais partir à Calgary d'ici janvier pour dans un premier temps y rester 3 mois. En effet, je vais m'inscrire dans une école pour apprendre l'anglais. L'idéal serait qu'après ces trois mois je puisse travailler (je suis dans l'informatique) mais ce n'est pas si simple ! on m'a dit qu'il fallait un visa de résident permanent : connaissez-vous la durée nécessaire pour l'obtenir ?
Avez-vous des adresses de logements à Calgary ?
Pouvez-vous me donner des renseignements en fonction de votre expérience sur la qualité de vie et les possibilités d'emploi ?
Merci pour tout.
fsx
Bonjour à Tous,
Après avoir fait plus de 120'000kms en Europe avec mon VR, chez nous on dit CC pour camping car, j'envisage de faire la traversée de l'Atlantique avec la compagnie SeaBridge (Anvers-Halifax) pour découvrir l'Amérique du Nord, en commençant par le Canada.
Je veux absolument éviter la période des touristes et des moustiques donc j'exclu les mois de mai, juin et juillet.
Mon intention est d'arriver au Québec début septembre 2018 et en trois mois en suivant plus ou moins la Canada Highway de traverser le continent de St-Jones à Vancouver/Victoria.
Je suis très attiré par les couleurs d'automne dont j'ai beaucoup entendu parler et sans vouloir faire le Grand Nord avec mon VR, j'aimerai bien goûter au début de la saison hivernale et en profiter un peu avec les raquettes à neige et les skis de fond que je prendrai avec moi en plus de mon VAE (vélo à assistance électrique).
J'espère pouvoir laisser mon VR en hivernage à Vancouver pour revenir passer l'hiver en Suisse et repartir au printemps pour continuer vers le Sud: Californie, Mexique puis Amérique latine en 2019... Si tout va bien.
Comme je l'ai dit d'emblée, je suis très expérimenté dans le voyage en camping-car et je suis très confiant quand à l'accueil des camping-caristes pour autant que ce dernier se montre ouvert et surtout respectueux des gens et des lieux visités.
Néanmoins, j'ai besoin d'aide et conseils pour préparer ce voyage et c'est pourquoi - après avoir déjà glané pas mal de tuyaux sur ce forum et quelques autres - je fais appel à vous.
Notamment dans les domaines suivants:
- questions techniques concernant les bonbonnes et l'alimentation en gaz
- questions techniques concernant l'alimentation électrique
- question logistique concernant l'alimentation en carburant (diesel)
- question logistique concernant les bivouacs (j'ai déjà compris que la plupart des campings fermait début septembre): quelles sont les alternatives, aires VR, camping à la ferme, chez l'habitant, voire même camping sauvage, etc.
- question logistique concernant les services: alimentation en eau, vidange des eaux grises, vidange des WC
- et bien sûr, suggestions de sites à ne pas manquer, d'expérience mythique, d'activité emblématique.
Un grand merci pour l'attention portée à la présente discussion ouverte et déjà merci pour toutes vos réponses.
ET DEJA BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS AVEC PLEIN DE BEAUX PROJETS DE VOYAGE POUR 2018...🙂🙂🙂
2 août : de Paris à Calgary
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana
J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.
Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.
7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Salut,
Ma premiere question est d'ordre financier : nous sommes 6 a partir (5 + 1 enfant), nous n'avons pas encore fixé de date de départ ni de retour, on sait juste que ça serait vers sept/oct/nov, et que le voyage durerait 3 semaines.
Je n'ai pas trouvé de site qui proposerait des dates en fonction des tarifs (dans tous les cas il faut indiquer une date de départ et de retour, laborieux alors de trouver le moins cher)
Si quelqu'un a un tuyau pour trouver de bons voyages bien dégriffés ce serait cool.
2e question : on souhaite bouger aux usa et au canada, c'est possible de louer une seule voiture pour circuler dans ces 2 pays ?
3e question : Quelqu'un aurait une idée du circuit qu'on pourrait faire ? (on a des plans de logements sympas (amis) sur halifax, montreal et quebec )
merci à tous !
2e question : on souhaite bouger aux usa et au canada, c'est possible de louer une seule voiture pour circuler dans ces 2 pays ?
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Bonjour
Savez-vous si je peux envoyer, par la poste, du courrier (le courrier est d'ordre médicale)😕 des USA et du Canada vers la France en : Chronopost ou recommandé avec accusé de récéption
pour éviter que le courrier ne se perde (le courrier etant un original)😠😠
Si vous avez d'autres solutions rapide et sûr, merci de me les donnés
A bientôt
Chelsea
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Si vous avez d'autres solutions rapide et sûr, merci de me les donnés
A bientôt
Chelsea











