MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)…
Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
j'ai baraudé en 4x4 depuis + de 15 ans en afrique du nord, mali, mauritanie, kenya, libye, ...pour une démarche moins égoiste
je cherche à monter un projet de cinéma itinérant dans les villages reculés, tout d'abord
au maroc pour me faire la main, le 4x4 est entierement autonome mais je n'ai aucune experience
de la projection
quel type de projecteur ?
ecran 3m/4m plus socle?
puissance du goupe electro?
droits d'auteurs?
autres dfficultés?
je suis ouverts à toutes vos suggestions
merçi et au plaisir de vous lire
djamm
merçi et au plaisir de vous lire
djamm
Les objectifs de notre voyage annuel au Maroc étaient les villes impériales, le secteur d'Imilchil et la vallée du Rhéris : eh oui, plus de 20 ans (déjà !) se sont passés notre dernière visite de ces sites. Occasion de comparer avec nos vieilles photos-papier et nos souvenirs.
1. Ryanair nous transporte pour pas cher de Toulouse à Fès ; à l'aéroport (petit, mais de classe) le Duster nous attend ou plutôt nous attendons que le loueur se débarrasse du client précédent quelque peu tatillon (je crois qu'il n'est pas dans le ton du pays 😉 ) pour partir avec ledit Duster vers Volubilis. là-bas, 4 cars de touristes sont éparpillés dans le site, le soleil déclinant illumine les quelques colonnes encore debout ; pas de quoi fouetter un chat, c'était le souvenir que j'en avais. Si on veut voir des ruines antiques intéressantes, mieux vaut aller en Tunisie (!), en Lybie (!!!) ou en Turquie. Il est trop tard pour Moulay Idriss, mais le soleil couchant met en valeur ses blanches maisons et ses deux collines.
Et on arrive à notre camp de base pour 3 nuits, le riad Yacout à Meknès que je recommande sans l'ombre d'une hésitation. Ce soir-là, le Maroc se qualifie pour la Coupe du Monde, c'est l'hyper-liesse en ville, klaxons, chants, drapeaux, on court dans tous les sens. Panem, je sais pas, mais circenses ça marche !
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.Y a-t-il un historien dans la salle?
Un ami curieux d'en savoir plus me charge de poser cette question! Je vous la transmets :
" Je m'intéresse à la vie quotidienne au 13 - 14 ème siècle au Maroc. us et coutumes, artisans, petits commerces dans la rue, vie quotidienne du petit peuple, etc... Par exemple ustensiles de cuisine, (comme le tajine en terre cuite était-il déja utilisé? Sans doute oui? ) Que pouvait on voir de très caractéristique dans une petite rue, dans la médina, sur un port, sur un marché? Vendeurs à la sauvette, boutiques, bouibouis? animaux, etc... Y avait-il des écrivains publics (on en voit aujourd'hui qui tiennent boutique dans les médinas, par exemple, or il y a 6 ou 7 siècles, ceux qui savaient lire et écrire devaient être moins nombreux!) Vous allez me répondre qu'il aurait fallu y être ! ! ! ! ! ! On sait que le thé a été introduit au 17ème siècle, qu'auparavant on buvait des tisanes, infusions de menthe, plantes médicinales ... Sait-on dans quels récipients, tasses, verres?.... Petite bouilloire métallique, comme aujourd'hui? On peut essayer d'imaginer, en extrapolant ce qu'on voit aujourd'hui, oui, mais encore? D'avance merci si vous avez des infos, des pistes... "
J'ajoute pour ma part cette question subsidiaire (si j'ai relayé les questions de cet ami avide de savoir, c'est, je l'avoue, qu'elles m'intéressent aussi! Question donc : Y avait-il dans les rues, ailleurs, des diseurs/diseuses de bonne aventure, charlatans ou pas, qui vous disent l'avenir (le cas échéant à partir de quoi? quel support? cates? main? autre? ), comme l'image classique des bohémiennes qui vous lisent dans les lignes de la main, des devins, des sages, des astronomes, par exemple, ou des "chamans" ou quelque chose d'approchant?????? Ne dit-on pas que les marins sont supersticieux... sans doute partout sur cette terre... alors dans un port par exemple? Peut-être telle ethnie plus que d'autres, qui auraient cette réputation, l'auraient gardée peut-être??? Et dans nos campagnes on trouve encore en cherchant bien des rebouteux, des guérisseurs...
" Je m'intéresse à la vie quotidienne au 13 - 14 ème siècle au Maroc. us et coutumes, artisans, petits commerces dans la rue, vie quotidienne du petit peuple, etc... Par exemple ustensiles de cuisine, (comme le tajine en terre cuite était-il déja utilisé? Sans doute oui? ) Que pouvait on voir de très caractéristique dans une petite rue, dans la médina, sur un port, sur un marché? Vendeurs à la sauvette, boutiques, bouibouis? animaux, etc... Y avait-il des écrivains publics (on en voit aujourd'hui qui tiennent boutique dans les médinas, par exemple, or il y a 6 ou 7 siècles, ceux qui savaient lire et écrire devaient être moins nombreux!) Vous allez me répondre qu'il aurait fallu y être ! ! ! ! ! ! On sait que le thé a été introduit au 17ème siècle, qu'auparavant on buvait des tisanes, infusions de menthe, plantes médicinales ... Sait-on dans quels récipients, tasses, verres?.... Petite bouilloire métallique, comme aujourd'hui? On peut essayer d'imaginer, en extrapolant ce qu'on voit aujourd'hui, oui, mais encore? D'avance merci si vous avez des infos, des pistes... "
J'ajoute pour ma part cette question subsidiaire (si j'ai relayé les questions de cet ami avide de savoir, c'est, je l'avoue, qu'elles m'intéressent aussi! Question donc : Y avait-il dans les rues, ailleurs, des diseurs/diseuses de bonne aventure, charlatans ou pas, qui vous disent l'avenir (le cas échéant à partir de quoi? quel support? cates? main? autre? ), comme l'image classique des bohémiennes qui vous lisent dans les lignes de la main, des devins, des sages, des astronomes, par exemple, ou des "chamans" ou quelque chose d'approchant?????? Ne dit-on pas que les marins sont supersticieux... sans doute partout sur cette terre... alors dans un port par exemple? Peut-être telle ethnie plus que d'autres, qui auraient cette réputation, l'auraient gardée peut-être??? Et dans nos campagnes on trouve encore en cherchant bien des rebouteux, des guérisseurs...
Novembre 2019
ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

ZIGZAG DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC ou
2 ZIGS DANS LE SABLE A ZAG. SUD MAROC
Me voilà comme Saint Exupéry en panne dans le désert, et seul peut être pour plusieurs jours, mais contrairement à lui, je n’ai pas de réparation a faire. Jean Pierre vient de partir pour ces 40 km de marche dans le désert. Le Toyota de Jean Pierre s’est ensablé dans une petite dune de sable trop mou, il a voulu faire une marche arrière, a dévié un peu de ses traces et a buté par l’arrière une petite butte d’herbe sèche couverte de sable. Quand il a voulu repartir impossible, 2 roues sur 4 patinaient, on appelle ça en terme technique : un croisement de ponts.
C’était le vendredi 1er novembre. Il était 11H30.
Nous étions partis la veille sur cette piste sauvage de 195 km dans ce sud Maroc magnifique, dans le but de joindre un lieu ou il y a des gravures rupestres. Après un 1er bivouac sympa avec un coucher de soleil magnifique, nous devions le lendemain traverser une zone indiquée sur notre guide : zone de sable sans grande difficulté. Mais c’est ce genre de surprise que réserve ces régions tout peu être différent au rythme des saisons et du vent violent qui changent la configuration de la nature. Tout l’après midi, nous avons essayer de sortir cette voiture de 3 tonnes du sable, en employant toutes les techniques classiques de l’ensablement. -Dégonfler les pneus au maximum. -mettre les plaques de désensablage. La plupart des randonneurs en 4X4 en ont 2. Jean Pierre en a 4. -Enlever le sable en dessous de la voiture avec cette super pelle à sable fabriquée spécialement. Si la voiture est posée sur le sable à force de faire tourner les roues sans qu’elle avance, elle s’enfonce de plus en plus. Dans ce cas là, à chaque fois qu’on essayait de sortir , les roues patinaient et enfonçaient les plaques de désensablage dans ce sable mou. Il fallait donc creuser sous les roues pour récupérer ces plaques au risque de l’enfoncer encore plus. -mettre le cric de la voiture pour essayer de la soulever pour mettre les plaques sans plus creuser. Il faisait 32°C
Rien n’y a fait. Nous avons arrêter le soir, fourbus. Pris l’apéro et dîner de cuisse de poulet grillé et de haricots verts. Et coucher à 21 H en ayant avant admirer la voie lactée qui illuminait le ciel sans lune ce soir là.
Samedi 2 novembre.
Réveil le lendemain matin à 7H30, Il fait à peine jour et j’entendais J.P qui déjà commençait à retirer le sable avec sa pelle magique. Nous avons travaillé toute la journée. Mis des cailloux, remis les plaques, Rien n’y a fait. Vers 17H, nous avons essayer de démarrer, moi, monté sur le capot pour faire un peu plus de poids, la voiture à fait trois mètres et les roues ont patinées. Nous étions crevés de déblayer tous ces m³ de sable. La voiture était maintenant dans un trou de 1,50m de profondeur. Nous avons arrêter et décider d’appeler les secours…… Mais 1er problème il n’y avait pas de réseau téléphonique. Nous avions déjà été sur la petite colline de 50m à coté d’où nous étions, le tel ne passait pas. Il fallait donc essayer de faire une quarantaine de kms à pied en revenant d’où nous étions partis pour retrouver du tel. Jean Pierre s’est déclaré volontaire nommé d’office. Mais qui appelez ? Nous avions le numéro de tel d’amis qui tenaient un campement pour touristes à une centaine de kms. Borj Biramane. c’était donc les premiers à avertir, ces deux frères, Paul et Philippe, que nous connaissons depuis 10 ans, ont 2 4X4 pour emmener leurs clients en balade. S’ils étaient absents, nous aurions tel aux amis d’Essaouira à 450 km d’ici. Jean Pierre voulait partir le soir même, mais après réflexion, nous avons décidé qu’il partirait le lendemain soir vers 17H. Il fallait qu’il se repose un peu. Dîner après l’apéro d’une côte de bœuf grillée au feu de bois avec des pommes de terre sautées. Et…..admirer la voie lactée avec un léger croissant de lune et coucher, moi dans ma tente et J.P dans sa tente de toit très penchée.
Dimanche 3 novembre
Après le petit déjeuner, nous sommes remontés sur la colline pour essayer le réseau de tel, négatif. Nous avons donc commencer à faire la liste de ce qu’il fallait qu’il amène pour cette marche de 40 kms qu’il estimait pouvoir faire en 2 jours. 2ème gros problème, son sac à dos destiné à porter un bidon de 5 litres d’eau potable et ses affaires s’est révélé défectueux, le soleil et l’age avait eu raison des sangles qui étaient pourries. Je lui ai donc proposé le mien. Son autre GPS de secours s’est aussi révélé défectueux, piles non chargées et caoutchouc complètement cuit. Il fallait qu’il amène donc : -5 litres d’eau, son GPS de voiture, une boussole, couteau, lampe frontale, miroir réfléchissant, son tel chargé, chapeau, lunette de soleil, gobelet, papier d’identité, de l’argent, des pansements pour les ampoules, chaussettes 2 paires. Polaire pour la nuit ou il fait 14°C, ses médicaments et un peu d’aspirine et de paracétamol pour les douleurs. Sans oublier un peu de nourritures, Biscuits, dattes, amandes, noix, cacahuètes, boite de maquereaux. Et pour finir une moitié de côte de bœuf coupée en petits morceaux. J.P fait un petit essai de marche sur 100m. Tout fonctionne. Le temps de cette journée est passé trop vite. Nous nous sommes mis d’accord que j’attendrais 3 ou 4 jours. Sans nouvelles, j’envisagerai de partir à mon tour. Mais je suis sur que J.P va y arriver. Il est 17H, J.P pars, je filme son départ, il monte une petite dune, se retourne, me fait un au revoir et après quelques minutes disparaît de ma vue. Le hasard fait que une demi heure plus tard, j’observe la direction du nord avec ses jumelles et je l’aperçois fugacement quelques secondes qui se transforment en secondes d’émotion.
Dimanche 3 novembre 17H40
Ça y est, je suis seul, en plein désert, environné de petites dunes de sable mordoré, parcellées de petites buttes d’herbe sèche. Il fait un peu frais, le vent s’est levé comme tous les soirs, il déplace du sable à raz terre qui envahi un peu le trou que l’on a fait pour la voiture. j’ai pris ma douche vite fait et je me suis couvert, bonnet, foulard, pull, blouson. Et je commence à épluché des légumes dans le but de les faire à la vapeur dans la cocote, agrémenté avec le reste de la côte de bœuf de la veille que l’on a partagé avec Jean Pierre. Le coucher de soleil comme tous les soirs a été magnifique. Ah...j’ai oublié l’apéro que j’ai pris : bière plus gin tonic comme d’habitude. (J’ai arrêté de boire de l’alcool, il y a 5 ans, mais symbole ou superstition, j’ai continué seul l’apéro que l’on prenait à deux) Je me suis couché à 21H avec mes deux couvertures polaires, car la nuit, il fait 14°C. Je pense à J.P qui doit avoir froid cette nuit, j’espère qu’il va marcher doucement, ne rien escalader au risque de tomber et qu’il fasse attention aux scorpions qui sortent la nuit. Je me suis endormi rapidement, réveillé à 23H, et continué de lire « Le désert des déserts » de Wilfred Thesiger. Récit des voyages de l’auteur dans l’Arabie de sud en chameaux avec les derniers nomades du désert dans les années 50. J’étais dans la même ambiance ici.
Lundi 4 novembre
Lever 7H30, fait un petit déjeuner, pain grillé, beurre, confiture d’orange fait avec amour par Jean Pierre. Je pense à lui souvent, je l’imagine marchant seul dans ce désert un peu montagneux.
10H. Je viens de démonter le rétroviseur droit de la voiture pour éventuellement faire des signaux lumineux à l’horizon ou aux avions qui passeraient.(En 4 jours, j’ai vu un seul long courrier dans le ciel limpide et sans nuage.) Je suis monté sur la petite colline et fait le tour de l’horizon avec mon miroir. Du coup, j’en ai profité pour me raser, j’en avais besoin et si quelqu’un trouve mon cadavre desséché, on puisse me reconnaître...je rigole… J’ai aussi essayer de faire flamber un buisson d’herbes sèches mais ça ne faisait pas de fumée. Brûler un pneu aurait été plus efficace.
11H45. En faisant un peu de ménage dans la tente, je viens de découvrir un joli scorpion jaune des sables, presque transparent. Malheureusement, je l’ai tué. (voir photo.) Je pense aux personnes qui pourraient nous secourir : Olivier, Jean Charles, son copain Lucky qui habite Ouarzazate. Monsieur Gandini, lui même : l’auteur des guides qui sont nos bibles pour les pistes du Maroc. Jean Pierre doit marcher depuis ce matin, aujourd’hui la température est excellente, il fait 24°C à l’ombre, et un petit vent frais d’ouest. Bon courage Jean Pierre, ne m’oublie pas… Je déjeune d’une salade de tomate, carotte, oignons, courgettes et vinaigrette. Le temps pour moi passe vite, je me déplace avec mon livre au gré de l’ombre que l’auvent de la voiture me donne. Je rempli un bidon avec de l’eau du réservoir en inox et met du micropur dedans. Je change l’ouverture de la tente pour avoir moins de sable qui rentre la nuit. J’ai commencé il y a 4 jours un roman qui démarre par un enterrement alors tout d’un coup je pense à la mort. Donc je commence mon testament pour être enterrer au Maroc au cas ou.
16H. Cet ensablement est un incident que tout le monde redoute quand on part a une seule voiture. Mais un tel incident n’arrive jamais sauf : -On a une, deux roues de secours en cas de crevaison. Mais ça arrive que l’on crève 3 fois, alors là, on est mal !!! -On peut tomber en panne de batterie un matin, de démarreur, d’autre chose, alors là, on est mal !!! Nous sommes souvent partis ensemble, J.P et moi dans son Land Rover, nous nous sommes ensablé plusieurs fois mais on a pu en sortir à chaque fois. Alors, on oublie ces incidents et on devient trop optimiste.
17H. Je mets en route pendant une heure le moteur de la voiture pour recharger les batteries, surtout celle du réfrigérateur
19H. Pas de douche ce soir, il fait froid à l’ombre, et il faut économiser l’eau. Mais apéro et dîner avec le reste de légumes et d’une boite de maquereaux. J’ai écouté Michel Berger et Orange Blossom sur ma tablette. La voie lactée est superbe. Coucher à 20H20 avec les nomades de Thesiger.
Mardi 5 novembre. Lever à 7H30 au lever du jour, petit déjeuner à 8H10. Lever du soleil sur la colline à 8H16. Je commence à m’organiser et à régler ma journée pour avoir un peu d’activités. Il est 9H15, je monte sur la petite dunette juste à cote, j’amène le rétroviseur de la voiture pour faire des signaux lumineux, et là surprise, en regardant vers le nord, j'aperçois une voiture à environ deux kms qui vient dans ma direction. Je lui fais donc des signaux lumineux et j’agite mon grand foulard blanc. Et je vois la voiture qui se dirige vers moi. Elle arrive très vite à 100 m ou elle s’arrête dans une zone de sable dur. Un jeune arabe en djellaba marine en sort et vient vers moi, foncé de peau, l’air très sahraoui, tête nu, les pieds dans des sandales. Très beau garçon. Je vais vers lui. On se rencontre, il me dévisage, souris, on se serre la main et en me désignant le 4X4 ensablé, se dirige vers lui. En arrivant à ma table de pique nique, je lui propose un thé, il éclate de rire, refuse et fait le tour du 4X4 en ré-éclatant de rire en le voyant enfoncé dans le sable à mi hauteur. Il me demande de le suivre à sa voiture, un 4X4 Toyota plateau comme celui de J.P mais simple cabine. Un sigle est peint sur les portières représente un oiseau en vol. Je reconnais le sigle des gardes chasses de la région du sud Maroc. Ces gardes chasses salariés par le Qatar, gardent des territoires immenses de désert pour qu’ une ou deux fois par an des qataris viennent chasser l’outarde aux faucons pèlerins. Au cours du chemin jusqu’à sa voiture, il me demande depuis combien de jours nous sommes là, alors quand je lui répond 5 jours, il éclate encore de rire. Il était plié de nous savoir seul dans ce désert hostile pendant 5 jours. Il mets en route sa radio VHF, parle en arabe avec quelqu’un et me tend le micro, je suis en communication avec un gendarme qui me demande comment je vais. -Bien je lui réponds -Pouvez vous revenir avec lui ? - oui, dis-je. Comment va Jean Pierre -Il vous attend, me répond-il . -a tout à l’heure donc. -Ok Nous retournons donc, mon futur chauffeur et moi jusqu’au 4X4 je range un peu les choses du bivouac qui traînent, prends mon sac rouge qui contient quelques affaires d’urgence dont mes médicaments, ne sachant pas exactement combien de temps nous serons partit. J’éteins le frigo, ferme la voiture, et nous partons à toute allure vers le nord, vers l’endroit d’où nous sommes partis, il y a 5 jours. Il conduit à toute vitesse, nous sautons sur les cahots et les mottes de sable. Et au bout d’une heure, j’aperçois le goudron ou une petite camionnette de la gendarmerie royale nous attend. Trois gendarme sont là, me demandent si je vais bien, si j’ai besoin d’un médecin. Devant mon grand sourire, ils se présentent. L’un le grand adjudant est le commandant de la gendarmerie de ZAG, petite ville à 60 km au sud d’Assa. l’autre que nous allons appeler l’adjudant excité est son adjoint. Le 3ème est un simple gendarme. Nous quittons donc le beau chauffeur sahraoui qui se prénomme Bachir, à qui je donne un bakchich et à qui je laisse aussi notre poubelle de huit jours et nous filons rejoindre Jean Pierre. Une demi heure plus tard, nous arrivons à ZAG, et allons directement au café du coin qui est plein de monde. On me présente aux 3 caïds, à d’autres gendarmes, au colonel de la garnison des Forces Armées Royale (FAR). On me propose un café. Et on me dit que jean Pierre arrive. Sur la rue , au bord du trottoir sont garés plusieurs 4X4 plateau de l’armée et un énorme engin à 4 roues jumelées à L’arrière soit 8 roues surmontées d’une grue télescopique énorme, le tout peint en couleur camouflé. Mais Jean Pierre arrive, l’air frais dispos et souriant et nous nous étreignons sauvagement content des retrouvailles. Mais maintenant, assez parlé de moi, je laisse la plume à Jean Pierre……mon héros.
La balade de JP
CHAPITRE 1
Départ le Dimanche 3 Novembre 2019 pour une balade de 41,8 km à vol d’oiseau sur le retour de la piste Gandini G5a du Tome 3 2013.
Il est 17h quand je pars suite aux préparatifs et a une journée dédiée au repos. P as facile de quitter son ami, bien que je sache que tout est en place pour une attente d’au moins 5 jours dans un confort relatif. Michel a un moral de fer, nous avons préparer mon retour de façon rationnel sans pathos. Le courageux c’est lui, qui doit attendre sans vrai certitude quant à ma réussite. Il souffle un vent d’ouest soutenu et il me reste quelques heures avant le coucher du soleil. Nous sommes à 2,8km du WP 10 ( WP signifie Way Point donc une position précise et identifiée) que j’atteins facilement en une bonne heure. Je ralentis même le pas que je trouve trop gaillard afin d’économiser les jambes. Je ne suis pas un bon marcheur, tout le monde le sait, et je dois faire attention aux signaux précédents une fatigue excessive.
A 19h30 »à j’atteins le WP 9, distant de 5,5km du 10, au pied d’une colline qui porte à mi-hauteur des tombes pré-islamiques. Je suis en sueur, le soleil s’éteint à l’horizon, magnifique comme toujours en hiver, et décide de manger et boire un peu. Morceaux de côte de bœuf et amandes.
Une demi-heure plus tard je repars avec l’idée d’atteindre le WP 8 distant de 4,5km. La nuit est tombée, l’obscurité gagne du terrain. Le vent est plus frais. J’enfile ma polaire. Je me sers du GPS une fois toutes les demi-heure pour vérifier si mon cap pris à la boussole est le bon. J’économise la batterie au maximum ne sachant pas le temps que je mettrais pour arriver à destination. A 20h30 la nuit est complète, je suis arrivée à ce WP8, un désert plat semi-sableux avec une pauvre végétation pour tout rempart contre le vent et le froid désormais bien présent. Je tourne à droite à gauche cherchant le buisson qui m’abritera. Je le trouve, il fait environ 1 mètre de long et 50 cm de hauteur, le plus grand. Je m’allonge, mange, bois et décide de dormir car je suis fatigué. Le vent incessant et le froid m’empêche de me reposer correctement et j’entame une nuit frissonnante digne d’un parkinsonien confirmé. Au cours de la nuit je me lève pour trouver un buisson plus protecteur à la lueur de ma frontale, laissant mes affaires sur place. Je m’aperçois soudain que je ne vois plus l’endroit ou je m’étais couché. Grosse erreur, on ne part pas la nuit sans avoir bien localiser son point de départ. Ma frayeur est de courte durée et la leçon dûment enregistrée.
J’attends le point du jour avec impatience, balançant entre sommeil et veille. Les nuits sont longues à cette période, presque 12h. A 7h30, Le reste de cote de bœuf, des biscuits, trois noix et deux dattes font mon petit déjeuner et je repars. Il me faudra attendre 2 heures pour que la température redevienne agréable. Vers 10h, pas loin du WP 7, je vois, vers l’ouest, un pick-up à 500m qui doit venir de Labouirat. Je fais des grands signes, elle me passe devant puis semble ralentir et se tourner vers moi. Je suis content, j’ai été aperçu. Quelques instants après elle repart, j’ai pris mes rêves pour des réalités. Plus tard j’apprendrais que j’avais été vu, le chauffeur ayant signaler à la Gendarmerie, qu’un individu habillé en bleu traînait au milieu de nul part.
WP 7 vers 10h30. Je continue. Peu après je suis pris d’un léger malaise. Holà holà…je m’assieds par terre et me dit qu’il ne faut pas flancher. En fait je n’ai pas bu depuis le matin et je dois être déshydraté. Je bois, je mange et repars me disant que j’ai fais presque la moitié du chemin, donc le doute n’est pas permis. Pas de bobos quelconque, pas de crampe. Tout va bien. Le paysage est très plat juste quelques petits reliefs de temps en temps. La chaleur monte d’un cran. Je rate le WP6 de 1,2km et me dirige vers le 5. Il fait carrément chaud, le vent ne baisse pas d’intensité, je marche plus lentement et fais des arrêts toutes les demi-heure pour boire. J’estime que je dois faire moins de 3km/h. Le temps passe je suis au milieu de l’après-midi, je vois au loin des montagnes entre lesquelles je sais qu’il faudra que je me glisse. Je passe au WP5 vers 15h30. Je déjeune d’une conserve de maquereau au vin blanc ( du jus supplémentaire à boire) de dattes et d’amandes. Je me sens bien, quoique bien fatigué. A 16h 30 j’atteins le WP4, puis le WP 3 et me fixe comme objectif d’arrêter la journée au WP 2 soit à 5,6 km du goudron. A l’aller je m’étais aperçu que le signal téléphone était encore perceptible dans cette partie du parcours. Une demi-heure plus tard j’ai le réseau et commence l’appel téléphonique convenu avec Michel, c’est à dire aux frères de Borj Biramane à Icht.
Ensuite tout s’enchaîne, je reçois un coup de fil toutes les deux minutes, La Gendarmerie Royale, Le Pacha, les caïds, le Gouverneur et le Sous-Préfet. Tous me demandant ma situation physique et ma position GPS. Je leur signale que je vais au WP 2 et donne ma position d’attente pour être récupérer. A cet endroit il y a des restes de fortins militaires et je m’abrite du vent. A 18h, les appels se succèdent, me disant qu’ils arrivent, qu’ils sont à 2km puis 1 minute de moi.Je fais clignoter ma frontale pour qu’ils puissent me localiser. Il faudra 6h en fait pour se rencontrer vers minuit. Je suis accueilli par les autorités locales, un peu stupéfaites qu’un homme de 69 ans ait parcouru une telle distance à travers une région hostile. Environ 38 km à vol d’oiseau en un peu plus d’une journée. Beaucoup de questionnements pour contrôler la véracité de mon récit, des prises de décisions étranges comme le fait d’aller chercher Michel en pleine nuit en urgence absolue alors qu’il doit dormir tranquillement. On me demande comment je me suis dirigé, si j’ai vu des loups, comment j’ai dormi à même le sol avec toutes les bêtes furieuses qui habitent le désert, ce que j’ai mangé etc.. Je suis ensuite amené à Zag et dort chez le Pacha qui me couve comme un père m’offrant le verre de lait et des dattes dans la plus pure tradition. L’homme est simple peu causant mais chaleureux.
Le matin au petit déjeuner il m’annonce que Michel a été récupéré et qu’il arrive bientôt. Vers 10h, nous allons à un café ou des voitures militaires et de Gendarmerie sont là ainsi qu’une dépanneuse surdimensionnée qui ne ferait pas 100m dans le sable mou. Les présentations sont faites, Colonel, Commandant, Adjudants et hommes de troupe, tout le monde est bienveillants, pas de reproche ou de leçon pour avoir dérangé tant de force. J’aperçois Michel au milieu de tout ce monde, grand sourire et assurance tranquille, et vous laisse imaginer mon émotion.
CHAPITRE 2
L’opération de récupération de la voiture se dessine. 2 pick-up de l’Armée, Le Commandant de la Gendarmerie Royale, 1 adjudant complètement excité en uniforme,14 soldats, Michel et moi-même. Je prends la voiture de tête afin de diriger l’expédition grâce à mon GPS. Je rappelle qu’il faut partir avec beaucoup d’eau mais on me dit d’en prendre juste pour moi. Je prends 15 litres malgré tout, car je sais que la journée sera difficile. Les militaires partent les mains dans les poches, quelques pioches, des pelles ayant déjà beaucoup servies et hop on part plein ouest. Aucun autre équipement dont on pourrait s’attendre de militaires, comme VHF, jumelle, sangles et/ou cordes, eau ou nourriture. Il faut dire qu’ils ont estimé la position de notre voiture à 21Km, mais, mais en réalité nous allons faire au moins 60km en 4 heures. Tout ceci en roulant comme des brutes.
Le conducteur, un homme expérimenté me dit-on, démarre comme un bolide, à 80/90km.h sur des pistes que nous faisons normalement à 30, par souci d’efficacité je pense et un enthousiasme digne de Rambo.. Évidemment il perd le deuxième véhicule rapidement, demi-tour, on le retrouve et on fonce bille en tête pour être sur de le reperdre le plus tôt possible. On fait des bonds dans la voitures, on est bousculés violemment et je sens que mon dos commence à souffrir sérieusement, mais efficacité rime avec frénésie. Je le guide comme je peux, jusqu’à ce que j’indique qu’il faut partir plein sud. Lewis Hamilton continue comme un forcené et malgré mes incantations nous nous éloignions de l’objectif. Rien à faire, il cherche une piste qui n’existe pas, assurant que le hors piste est super dangereux à cause des mines. Il y a des traces de voitures et d’animaux partout, signe que c’est juste son esprit qui est miné et rien d’autre. Il comprend enfin qu’il va falloir faire autrement mais il est trop tard, nous avons largement dépassé notre position d’ensablement et il s’enlise à son tour ainsi que le véhicule suiveur. Une fois , deux fois. Il s’arrête enfin…en hors piste.
Étant à 2km plus au sud de notre but, nous partons à pieds, colonne par deux, pour rejoindre notre véhicule. 2 km dans le sable ça compte énormément. Arrivés à la voiture 14 bonhommes la pousse et en deux fois elle sort de son trou. Par souci de faire vite et bien, tout est mis en vrac dans la voiture, Michel n’ayant pas eu le temps de préparer le retour. Tente, vaisselle, plaque de désensablement, caisses et autres babioles. La tente de toit est prise d’assaut et j’ai bien du mal à expliquer comment la fermer. Néanmoins je suis soulagé de récupérer le Toy en bon état car il y eu un moment ou je me voyais mal parti pour le récupérer 12 repartent vers les voitures et j’emporte avec moi, 2 soldats l’Adjudant énervé, électrisé par ce sauvetage réussi, qui court devant pour m’indiquer le meilleur passage. Regonflage des pneus (à la stupéfaction générale) et retour vers Zag, cette fois-ci tranquillement.
Bilan de santé: Des ampoules entre les doigts de pieds, 2 ongles de pieds devenus noirs par le frottement des chaussures et le sillon fessier en état de surchauffe. On ne rit pas devant la douleur de l’autre, merci. Pas de crampes ou courbatures, il semblerait que mes exercices physiques 3 fois par semaine soient pour quelques choses dans ce bilan. Ceci est pour la marche en solitaire. Pour ce qui est de l’état mental, il reste le même, à vous de juger des dégâts. En ce qui concerne l’épisode du conducteur fou, j’en repars avec un mal de dos qui ne fait qu’empirer…on verra. JEAN PIERRE ………………………………………………………………………………………………….
Effectivement, pour aller récupérer la voiture de Jean Pierre avec les deux 4X4 de l’armée et les 14 soldats et leurs pelles. l’adjudant excité a d’abord voulu que je reste au café estimant peut être que mon corps âgé méritait du repos. Mais devant mon insistance pour y aller aussi, prétextant que je voulais faire le reportage photo pour 2M la chaîne TV marocaine, il m’a autorisé a me mettre à l’arrière du 4X4 dans la plateau bâché avec 5 militaires et leurs pelles. Comme J.P l’explique, nous partons comme des fous. J’ai du mal à me tenir aux ridelles sur un banc à peine fixé à la voiture qui sautait en même temps que moi à chaque cahot. J’ai même eu le mal de mer, et nous avons été obligé de nous arrêter par deux fois pour que je puisse vider mon estomac dans le sable du désert. Arrivés sur une bute, en dépassant de 2 km l’endroit ou la voiture est ensablée, tout le monde s’arrête et tout le monde réfléchit pour la suite. J’avais emmener mon GPS, et en indiquant que la voiture était exactement à 2 km vers le nord juste derrière une colline que je reconnais pour y avoir été la veille pour essayer d’avoir du réseau de téléphone. -Vous êtes sur ? Me demande l’adjudant excité -oui, juste à 2 km, derrière la colline. Tout à coup il part en courant dans le sable simplement accompagné par son aide de camp. Effectivement, une demi heure après, nous l’apercevons au sommet de la colline nous faisant de grands gestes pour faire venir tout le monde. Jean Pierre part avec eux, je décide de rester avec le grand adjudant, n’ayant pas envie de faire encore 4 ou 5 km dans le sable. En attendant les autres, s’abritant du vent fort qui soufflait en rafale soulevant des nuages de sable, nous discutons de la région ou il a été nommé il y a 3 mois pour 3 ans. Il vit à Zag avec sa femme et ses 2 enfants qui ont du mal à l’école avec les enfants des nomades du coin alors que lui arrive de Meknès, grande ville moderne du nord du Maroc. On parle du guide Gandini que nous utilisons pour nous diriger sur les pistes, il est très étonné d’apprendre que tout près d’ici, il y a des tombes anciennes qualifiées de préislamiques datées de 3000 à 8000 ans. Enfin, les militaires reviennent, la voiture est dégagée. Jean Pierre est parti avec l’adjudant excité et un guide et nous nous repartons aussi, le grand adjudant me fait monter devant avec lui et le chauffeur, je suis coincé entre le levier de vitesse et le chauffeur, mon GPS à la main, car c’est moi qui dirige le chauffeur pour lui faire récupérer nos traces de l’aller. Par, toujours la peur des mines restant de la guerre des année 80 entre le Maroc et le Polisario. Nous arrivons à Zag, Le grand adjudant, commandant de la gendarmerie, nous fait écrire succinctement notre aventure pour justificatif. Nous sommes sur le départ, nous échangeons nos tel et nos adresses, promettant de nous revoir. Nous décidons que nous sommes devenus frères. Passons dire aussi au revoir au chef des caïds, et sortons de la ville précédé d’une voiture de la gendarmerie tout feux et gyrophares allumés. Il nous laisse à la sortie de la ville et nous partons pour rejoindre ASSA, à 80 km, ou nous arrivons pour dormir et pour dîner. Nous arrivons en pleine fête de la marche verte….mais ça, c’est une autre histoire……. Nous sommes allés le lendemain, voir les deux frères Paul et Philippe, à Borj Biramane, ou nous avons passés la nuit dans un bungalow confortable. Ils nous ont confirmé l’histoire dès la réception du téléphone de Jean Pierre vers 17H, et n’ayant pas de 4X4 à disposition, Philippe à alerté un ami gendarme de la ville juste à coté de Icht, qui a téléphoné à ses collègues de Zag, et là, tout s’est enchaîné. Nous avons remercié chaleureusement nos sauveurs et nous leur rendons hommage, car sans eux, nos corps desséchés et la voiture sous plusieurs mètres de sable auraient été découvert dans 2 ou 3000 ans par les générations futures. Nous avons fêté notre survie an dînant avec eux d’un tagine de dromadaire. La journée a passé à ranger le 4X4 ou tout était en vrac et plein de sable. Retour à Essaouira le lendemain. Michel

Bonjour,
Je m'appelle elise le guevel et je suis journaliste à TF1. Je prépare un reportage pour le journal de 20h de TF1 sur le succès des vacances en camping car au maroc, pendant l'hiver.
J'aurais aimé pouvoir rentrer en contact avec - des personnes qui préparent leur voyage (départ imminent) - des personnes qui sont déjà là-bas, et qui pourraient nous expliquer les raisons de ce choix.
Vous pouvez me joindre au 01 41 41 41 25 ou eleguevel@tf1.fr Connaitriez vous les endroits les plus intéressants pour filmer les rassemblements de camping car? des figures, des personnalités qui viennent chaque année?
Merci de votre aide !
elise le guevel
Je m'appelle elise le guevel et je suis journaliste à TF1. Je prépare un reportage pour le journal de 20h de TF1 sur le succès des vacances en camping car au maroc, pendant l'hiver.
J'aurais aimé pouvoir rentrer en contact avec - des personnes qui préparent leur voyage (départ imminent) - des personnes qui sont déjà là-bas, et qui pourraient nous expliquer les raisons de ce choix.
Vous pouvez me joindre au 01 41 41 41 25 ou eleguevel@tf1.fr Connaitriez vous les endroits les plus intéressants pour filmer les rassemblements de camping car? des figures, des personnalités qui viennent chaque année?
Merci de votre aide !
elise le guevel
Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Bonjour à tous les amoureux du Maroc, et des autres pays que l'on peut parcourir en CC,
Nous venons de rentrer d'un long périple au Maroc et sur la route du retour nous nous sommes arrêtés une nuit à Tafraoute que nous aimons beaucoup.
Il n'y avait plus de place dans les campings et nous nous sommes installés dans la palmeraie à l'entrée de la ville. Il y avait du monde là aussi, beaucoup de monde ...
Le matin, alors que je préparais le café je vois passer à quelques mètres de moi un campeur, sa cassette de WC à la main.
J'ai pensé que la mairie ou le SI avait installé une borne à eaux noires à proximité. Mais non, le monsieur s'est dirigé vers un buisson et a versé le contenu de sa cassette. Révoltée par cette pratique j'ai ouvert bruyamment la porte de mon véhicule pour lui faire savoir que je l'avais vu. Quelques minutes plus tard il est revenu, sûrement pris de remords (!!!), avec une pelle et a enfoui ce qu'il avait déversé.
Franchement, je trouve cela inadmissible. Des enfants jouaient à proximité la veille au soir ...
Quelle idée se fait ce monsieur des règlements sanitaires, sans parler d'écologie?
Il n'est probablement pas le seul à agir de cette façon, malheureusement.
Voilà, je voulais signaler ce comportement révoltant! Qui le révolterait lui aussi si un CCiste de passage venait déverser les mêmes choses sur le territoire de sa commune. Vous ne croyez pas?
A part ça, le Maroc est toujours aussi beau et accueillant!
Junolu
En ces temps de confinement, je re-regarde des photos de voyages, et je suis tombé sur cette semaine de mai 2011, où j'ai emmené 4 copains découvrir l'Atlas de Marrakech.
Nous partions chaque matin de Marrakech en voiture, 1h ou 1h30 plus tard, nous étions à pied-d'oeuvre. Ces balades de 4, 5 ou 6h, je les ai “découvertes“ quand j'étais résident marrakchi ; elles ne sont pas au catalogue des tours-operator, et même les guides locaux n'ont pas l'idée de proposer ce genre de trek, le touriste standard demandant le Toubkal.
Alors je vous raconte...
1er jour : villages en rive droite du Zat.
Pour se mettre dans l'ambiance. Comme on le fera chaque jour, on passe rapidement au supermarché du coin pour acheter Vache-qui-Rit, tranches de dinde, pain (en galette, dites kesra), oranges et eau... Nos menus ne seront pas très variés, les sardines pouvant remplacer la dinde, certains jours l'un d'entre nous sortira une boîte de pâté ou un saucisson !
Route du Tichka, après ait Ourir, on prend à droite la petite route qui longe l'oued Zat jusqu'à Arba Tighdwine et son souk (mais on n'est pas mercredi donc le souk est désert), on traverse le village, le goudron disparait (aujourd'hui c'est goudronné) et on se gare peu après la maison forestière (où on élève des perdrix pour les chasseurs fortunés), sur une épaule qui domine le Zat et vallée de son affluent que nous allons suivre un peu..

c'est l'heure du repas, je reviens bientôt

c'est l'heure du repas, je reviens bientôtbonjour
etant un marocain qui reve de voire le secteur touristique s'amelioré, je voulais vous parlez d'une arnaque tres frequente dans les medina au maroc ((l'ancien ville )), alors je vous explique dans la plus part des medina au maroc j'ai du remarquer qui il existe presque comme une sorte de mafia pour arnaquer les touriste un complot entre la brigade touristique les guides et les vendeure
genre le policier de la brigade touristique vous remarque il fait signe au guide le guide vient vous accoste vous propose ses services mais vous refuser ses services mais malgré tout il vous dit qui il vous les propose gratuitement ou il vous dit que le policier la envoyé pour votre securité ou meme le policier vient lui meme vous servire de guide et vous dit qui il va vous accompagné pour votre securité et comme coincidence ce guide ou policier vous montre 2 ou 3 choses et apers il vous montre un magasin encore 2 ou 3 chose apres un autre magasin .........
sachez que ce policier ou ce guide a dejà un accord preetablit avec ces magasin qui est de arnaquer les touriste excuser moi du terme mais c la verité cette accord est d'arnaquer les touriste et de ce partagé le pactole c pourquoi je vous demande de faire attention tres attention quand vous voulez acheté quelque chose a la medina je vous deconseil meme d'acheté quelque chose a la medina au sujet de tout ce qui est tapis et produit artisanales quand vous les acheter a des prix phenomenalE alors ils sont construit avec rien vous vous dire oh c pas grave je participe au devellopement du pays mais sachez que vous, participer seulement au remplissage des poches des policier corrumpu des guide qui vous prennent pour des con oui oui la plus part sont comme ça et aussi au remplissage des poches des commerçant par ce que les fabriquanT des produit artisanales ou de tapis croyez moi la majorité d'entre eux ne sente meme pas l'odeure de votre argent
jusqu'ua aoujord'hui c combine entre policier, guide et commerçant marche encore puisque il y a encore des gens pas inteligent qui achete un tapis de 100$ a 1000$
alors je vous le dit faite beaucoup attention dans les medina
bonjour a tous
presentement a casablanca, jaimerais me procurer de lhuile d'argan
jai essayer de visiter des sites, on minidique juste les villes qui en produisent telles que agadir et essaouira
alors donnez moi un coup de main
vous pourriez par exemple me dire ou éxactement a essaouira je pourrais acheter de lhuile d'argan en quantité et de qualité
et jaimerais aussi avoir le prix moyen d'un litre dhuile d'argann et toutes les astuces pour ne pas se faire avoir.
Merci a tous
bonne journée
Coucou les voyageurs, ça gaze 😉 ???
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux. Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉. En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
Bonjour à tous,
Tout juste rentré d'un voyage de plus de 2 mois au Maroc, je tiens à rassurer tous ceux qui se posent encore des questions.
Allez-y tranquillement, tout va bien.
L'accueil a été encore plus chaleureux cette année, les annulations étaient tellement nombreuses, les Marocains étaient vraiment heureux de rencontrer les Européens qui avaient fait le voyage....C'étaient surtout les Français , les grands absents cet automne.
Mais, les choses semblaient avoir évoluer entre octobre et décembre.Cette semaine à Marrakech, on était nombreux, alors que le 2 octobre c'était très calme.
Dans le sud les camping-caristes étaient bien présents sur le bord de mer.
Bon voyage à ceux qui partent bientôt.
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Ces greniers représentent à mes yeux, l'une des plus belles richesses du patrimoine marocain.Je les ai découverts tout à fait par hasard sur des cartes postales en vente à Ouarzazate. J'ai tout de suite cherché à en savoir davantage. J'ai trouvé beaucoup d'informations sur le site de Michel Terrier. Ça m'a permis de les localiser et d'en visiter quelques uns . Ces greniers permettaient de mettre en sécurité les papiers officiels, les bijoux, les armes, les céréales. ..
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.

Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.
Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
Bonjour amis velonautes
j'envisage de refaire une traversée du sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015
je l'ai déjà fait en partie il y a 4 ans en décembre mais j'ai du zapper une grande partie (laayoune Nouadhibou) en bus. Tout échange m'es précieux notamment le train de Mauritanie le climat en Mars
j'envisage de refaire une traversée du sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015
je l'ai déjà fait en partie il y a 4 ans en décembre mais j'ai du zapper une grande partie (laayoune Nouadhibou) en bus. Tout échange m'es précieux notamment le train de Mauritanie le climat en Mars
Bonjour,
Nous partons un mois mon mari et moi du 25/2 au 23/3. Arrivée et retour à Marrakech. Notre premier voyage.
Aidée du forum et des divers guides, j'essaye d'établir un trajet. Pour limiter les frais j'aimerais ne pas louer une voiture tout le temps!
- De Marrakech je pensais partir vers la cote sud via Taroudant, cote sud d'Agadir, sidi ifni, Tan Tan plage...
- Remonter vers la région de Tafraoute, puis Igherm, Tata pour rejoindre la région de Ouarzazate.Ou depuis Igherm rejoindre Taroudant pour Aoulouz Talouine et Ouarzazate
Boucle avec AR dans les gorges du Dades puis Tinerhir Al Rachidia, et descendre sur Rissani ou bien couper par la R702, de Rissani la N12 (Alnif-Tazzarine et retour sur la N9) sur ma carte, ce n'est pas clair si la N12 est praticable à partir de El Arba vers Zagora...
- Est ce bien d'aller vers Tamgroute et plus ou plutôt remonter vers Marrakech pour rejoindre Demnate? Sillonner par là.
- La vallée de l'Ourika m'a l'air facilement accessible en transport en commun depuis Marrakech ou est ce mieux de l'inclure dans le circuit?
- Est-ce mieux d'aller dans ce sens compte tenu de la saison?? J'ai bien compris que les routes pouvaient être sous eau au printemps et donc impraticables.
- Est ce mieux de rester à Marrakech et faire des excursions en transports en commun ou de partir de suite et plutôt rester quelques jours en fin de séjour???
Voilà je fais appel à vos bons conseils. Nous avons tout à découvrir et nous nous réjouissons mais nous ne souhaitons pas avaler des km inutiles.
Je suis céramiste et j'ai beaucoup d'intérêt pour ce qui touche à la vie artistique, notamment la calligraphie. Nous aimons la marche et nos 3 fois 20 ans ne nous pèsent pas!
Merci d'avance
bonjour nous comptons faire une virée moto au marox.
apparemment je ne trouve pas de location de moto 1ere question est ce c'est vrai ??😇
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
on envisagerait de prendre la nôtre BMW GS1150 en couple. 2eme question?? est ce "craignos" ???
et ma dernière question est
quel circuit nous conseilleriez vous??? merci deux quinquas= un siécle 😊
Bonjour,
je pars à la fin du mois au Maroc et je souhaite réserver un hôtel mais quand je téléphone, ça sonne toujours occupé. J'ai envoyé des mails mais sans réponse. Pouvez-vous m'indiquer la meilleure solution pour réserver un hôtel à Marrakech ? Mon avion arrive très tard, connaissez-vous un hôtel qui pourra m'accueillir vers 1 heure du matin ?
Merci de votre aide
je pars à la fin du mois au Maroc et je souhaite réserver un hôtel mais quand je téléphone, ça sonne toujours occupé. J'ai envoyé des mails mais sans réponse. Pouvez-vous m'indiquer la meilleure solution pour réserver un hôtel à Marrakech ? Mon avion arrive très tard, connaissez-vous un hôtel qui pourra m'accueillir vers 1 heure du matin ?
Merci de votre aide
Bruxelles 5° -AGADIR 30°:(1)
Quand l’hiver persiste en Europe, AGADIR est une destination à 3 heures 15 de BRUXELLES, faite pour nous rappeler que la vieille Europe n’est pas la mieux lotie à 50 ° de latitude NORD.
Quand vous avez franchi l’avenue Hassan II pour vous extraire du front de Mer, parcouru l’avenue du général Kettani pour rejoindre le nouveau Talborjt, un panneau de pharmacie vous rappelle qu’on est le I9 avril et qu’il fait 30° …
Le ciel est totalement bleu…il fait bleu dans nos cœurs, comme le bleu des berbères du Souk ou le bleu de Fès, au choix….
Agadir, comme Marrakech, comme Fès, est une ville bicéphale…
Le front de mer, la marina laissée aux touristes et aux pratiques consommatoires du tourisme de masse, une fois l’avenue Hassan II franchie, le Maroc reprend ses droits, nonchalamment certes, mais avec le dynamisme de la capitale économique du Grand Sud, ses entrepôts, son port, son grand souk et son petit souk, ses avenues marchandes, ses quartiers résidentiels bordés de bougainvillées, de frangipanier et d’hibiscus…
La note coloniale est encore présente, le français est parlé partout, même si les marocains se sont mis aussi à l’allemand, et l’autochtone déborde de gentillesse, on ne sent pas le souffle de l’économie en péril, les chantiers s’activent un peu partout, qui à rénover le grand souk, qui à donner à la nouvelle marina des airs de Port grimaud ou de Port Canto…
Ou de Miami pour la sécurisation des parcelles privatives et des appartements…Zara hommes, Zara femmes, La Madrague, ME EX, des enseignes de déjà vu sous l’ancienne Casbah qui prend des airs de colline hollywoodienne…
http://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Ftourisme.byethost13.com%2F&session_token=MIejBs3t8y6Ik8mLzzim2eCyleF8MTMzNjYzNzkxNEAxMzM2NTUxNTE0
Quand l’hiver persiste en Europe, AGADIR est une destination à 3 heures 15 de BRUXELLES, faite pour nous rappeler que la vieille Europe n’est pas la mieux lotie à 50 ° de latitude NORD.
Quand vous avez franchi l’avenue Hassan II pour vous extraire du front de Mer, parcouru l’avenue du général Kettani pour rejoindre le nouveau Talborjt, un panneau de pharmacie vous rappelle qu’on est le I9 avril et qu’il fait 30° …
Le ciel est totalement bleu…il fait bleu dans nos cœurs, comme le bleu des berbères du Souk ou le bleu de Fès, au choix….
Agadir, comme Marrakech, comme Fès, est une ville bicéphale…
Le front de mer, la marina laissée aux touristes et aux pratiques consommatoires du tourisme de masse, une fois l’avenue Hassan II franchie, le Maroc reprend ses droits, nonchalamment certes, mais avec le dynamisme de la capitale économique du Grand Sud, ses entrepôts, son port, son grand souk et son petit souk, ses avenues marchandes, ses quartiers résidentiels bordés de bougainvillées, de frangipanier et d’hibiscus…
La note coloniale est encore présente, le français est parlé partout, même si les marocains se sont mis aussi à l’allemand, et l’autochtone déborde de gentillesse, on ne sent pas le souffle de l’économie en péril, les chantiers s’activent un peu partout, qui à rénover le grand souk, qui à donner à la nouvelle marina des airs de Port grimaud ou de Port Canto…
Ou de Miami pour la sécurisation des parcelles privatives et des appartements…Zara hommes, Zara femmes, La Madrague, ME EX, des enseignes de déjà vu sous l’ancienne Casbah qui prend des airs de colline hollywoodienne…
http://www.youtube.com/redirect?q=http%3A%2F%2Ftourisme.byethost13.com%2F&session_token=MIejBs3t8y6Ik8mLzzim2eCyleF8MTMzNjYzNzkxNEAxMzM2NTUxNTE0
Nous partons le 17 mai 2014 pour la croisière de 15 jours au départ de Marseille "Rose des Sables" sur le Zénith avec Croisières de France.
Qui serait de ce voyage ?
Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Des photos originales de la vie dans la médina de Tanger.
108 pages, 92 photos couleur, 21 x 30 cm
Bonjour c'est encore moi!
Je lis beaucoup qu'un guide est très utile pour visiter la médina de Fès, notamment à cause du risque de se perdre, la sécurité, avoir accès à des trésors cachés...
Personnellement, je voyage pas mal et je ne fais jamais appel à des guides: j'aime me perdre dans les ruelles, découvrir par moi-même, aller où je veux, ne pas me faire imposer des visites que je ne veux pas... Mais est-ce que cela en vaut la peine pour Fès ou peut-on facilement s'en passer? (je préférerais des réponses objectives plutôt que celles de guides 😉)
Je lis beaucoup qu'un guide est très utile pour visiter la médina de Fès, notamment à cause du risque de se perdre, la sécurité, avoir accès à des trésors cachés...
Personnellement, je voyage pas mal et je ne fais jamais appel à des guides: j'aime me perdre dans les ruelles, découvrir par moi-même, aller où je veux, ne pas me faire imposer des visites que je ne veux pas... Mais est-ce que cela en vaut la peine pour Fès ou peut-on facilement s'en passer? (je préférerais des réponses objectives plutôt que celles de guides 😉)
je recherche un guide (professionnel) à FES, fin mai, parlant français
sympa bien sûr et qui suivent nos indications des visites sur la Fès El Bali et Fès El Jédid.
j'ai déjà visité Fès il y a quelques années, mais hélas avec un guide (indiqué par l'hôtel)
qui a choisi les quartiers pour rendre visite à ses copains !! et je ne voudrais pas
retrouver la même chose.
merci de votre aide
La veille, Rantanplan avait perdu une chaussure et une autre commençait à cliqueter sur les cailloux du chemin.
Il était temps de le rechausser à neuf. Arrivés à Tounfite en début d’après-midi nous nous mîmes en quête d’un spécialiste en la matière.
Dans ces montagnes le forgeron est forgeron, comme il se doit, toujours noir ou métis car le travail du fer est dangereux. Les génies hantent le feu et le charbon de bois qui est, à cause de sa couleur, de mauvais augure. Il est bien sûr maréchal ferrant et répare si besoin les socs d’araire et les bêches, affûte couteaux et faucilles, bouche les trous des théières, des marmites, forge des serpettes ou autres outils métalliques du quotidien, et comme il fabrique ou remet en état sur demande tout ce que ses mains et sa forge permettent de réaliser il est accessoirement soudeur de cadres de vélo ou mobylettes épuisés par l’âge et l’état des pistes. A Tounfite, celui chez qui nous fûmes dirigés fut même notre hôtelier et fournisseur de kif. Nous aurions pu tomber plus mal ! Bien que ...
Dans la chaleur étouffante de l’atelier ouvert sur le fond d’une ruelle sordide régnaient, intimement mélangés, des relents de sueur, des odeurs de fer rouge et de charbon calciné. Face à la porte d’où il espérait peut-être l’arrivée d’un hypothétique courant d’air, l’homme s’activait à couper des tiges de métal d’un beau diamètre et d’une cinquantaine de centimètres de long que je supposai destinés par la suite à devenir tagoust, le pieu d’entrave des mulets. Son pied gauche activait le soufflet sur les braises, le droit, protégé par un sabot à épaisse semelle en bois maintenait sur l’enclume la barre chauffée à blanc. Un outil tranchant dans une main et une massette dans l’autre faisaient jaillir en tous sens des escarbilles de métal dont il n’avait cure. Mais les stigmates d’anciennes brûlures sur ses bras nus, la multitude de petits trous sur le «marcel» collé au corps par une sueur d’homme de dur labeur, et les impacts dans les verres jaunes du masque de skieur qui protégeait ses yeux, témoignaient des risques de l’opération.
Après avoir marqué sa surprise à la vue de deux roumis et d’un mulet sur son pas de porte, il avait posé ses outils, remonté son masque sur le haut d’un crâne nu et luisant, et tenté vainement d’essuyer les gouttelettes de sueur qui couvraient son visage acajou en tirant sur son maillot de corps trempé. Il avait cherché quelque chose autour de lui, pour finalement aviser sur une cordelette une petite serviette qui semblait ne pas avoir connu de lessive depuis le dernier ramadan. Il s’essuya, prestement et dans l’ordre, la figure, les mains, les bras et les aisselles, puis il se leva.
On lui devinait déjà devant son enclume une robuste stature… elle fut confirmée une fois dépliée. L’homme devait mesurer pas loin de deux mètres, avait des bras de lutteur mongol et d’énormes mains calleuses aux doigts tordus, pareil aux racines d’un genévrier centenaire. Il écrasa nos deux mains droites d’une ferme (euphémisme !) poignée de main, et après s’être intéressé à notre demande par l’inspection des sabots de Rantanplan, nous fit comprendre que nous devions attendre qu’il termine sa besogne et livre la commande au client. Attendre ? Combien ? Pas longtemps… Mais quand je l’entendis commander au gamin qui nous avait guidés, une ration d’orge pour Rantanplan, une théière et des verres au café du coin, mon espoir d’être à Assaka le soir comme prévu, fondit comme sucre dans le thé brûlant. Il était inutile d’espérer repartir au milieu de l’après-midi comme nous l’avions espéré. Il n’y avait plus qu’à décharger le mulet et patienter.
Pendant qu’il débarrassait un coin de la forge pour nous installer durant l’attente, j’avais avisé sur le coté du coussin où s’asseyait notre amzil une petite pochette en cuir d’où dépassait un long et fin tube en bois clair d’un centimètre de diamètre muni à une extrémité d’un minuscule fourneau en terre cuite dont je connais la destinée : Aider l’utilisateur à tromper l’ennui qui sur ces terres rôde souvent à ses basques. Je me payai le culot de sortir le mien en lui faisant comprendre que notre réserve était épuisée, et que si … Inch Allah …
Deuxième regard circonspect du géant noir qui me sembla durer une éternité durant laquelle je commençai à douter de la pertinence de mon culot. Et s’il était hostile à la consommation que je suggérais et n’était qu’un simple fumeur de tabac noir fumé aussi parfois dans ces petites pipes ? Non. Il ne nous envoya pas ressemeler notre compagnon chez les Grecs et, la surprise passée, c’est bien une odeur de kif qui supplantait celles flottant déjà dans l’atelier.
…/…
L’homme à la poigne de fer posa enfin définitivement ses outils. Il avait terminé la coupe de ses barres, forgé la boucle de dix tagoust, et façonné leurs pointes. Il enveloppa les pieux avec l’épais papier d’emballage d’un pain de sucre et empaqueta le tout dans un sac en nylon noir… de ceux dont les lambeaux ornent par milliers et douteusement les buissons le long des routes et les abords de toutes les places de souks marocains; mais la livraison ne devait tarder (?) car il sortit prestement en nous faisant signe de l’attendre. Il réapparut peu de temps après, mais ce fut avec une deuxième théière et un petit paquet caractéristique qui me fit penser que nous n’étions pas sortis de l’aub... de la forge. Une planche à découper et un couteau certainement forgé par ses soins firent leur apparition. Il m’invita à servir le thé pendant qu’il se mettait à l’ouvrage.
…/…
Il était six heures du soir. Dans ces émanations si particulières de fleurs de chanvre consumées, la théière livrait ses dernières gouttes encore tièdes. Des petites graines grises et brunes crépitaient dans les braises. Le reste du paquet d’herbe et quatre belles boulettes furent dissimulées dans un pot sur l’étagère derrière lui, une resta à portée de main près de la pochette en cuir et trois autres trouvèrent refuge dans ma sacoche ventrale. De quoi tenir longtemps car nous ne fumons pas pendant la marche et nous autorisons seulement les sibsis du bivouac du soir sous les étoiles …
En fourrageant dans un vieux plat en bois au fond de l’atelier le forgeron réveilla Jacky. Contrarié par un après-midi d’inactivité, il s’était écroulé sur une couverture élimée dans un coin au milieu de la ferraille. Amzil y trouva finalement les fers adaptés à la pointure de notre Rantanplan. - Koulchi m’ziène ! Awid asserdoun * ...
… /…
L’opération fut conduite habilement mais notre forgeron, ne pouvant concevoir que l’on reparte en fin d’après-midi pour dormir dans la nature à l’extérieur du village, avait insisté pour que nous passions la nuit chez lui. Après deux refus, et de peur que le troisième soit pris pour une grave offense, nous avions dû accepter. Arrivés à la maison il avait, malgré l’expression de notre réticence, exigé de sa femme et ses deux filles qu’elles se mettent aux gamelles pour lancer la longue confection d’un couscous... alors qu’un tagine était déjà sur les braises.
Le long et traditionnel apéritif - noix, amandes, pain à tremper généreusement dans l’huile d’olive, le tout accompagné de sa cascade de thé - et… le tagine familial nous avaient déjà largement rassasiés, mais nous fûmes contraints de veiller jusque tard dans la nuit pour déguster le monumental siksou préparé en notre honneur. Nous n’égalâmes bien sûr pas l’appétit de l’ogre noir qui nous poussait sans cesse à la consommation pendant qu’il engloutissait à lui seul un quart de l’énorme plat de semoule et une bonne part des deux kilos de jeune bouc qu’il avait acheté sur le chemin de la maison.
Avachi sur le tapis dans l’attente du thé digestif, l’estomac saturé et un peu honteux, je ressentais une fois de plus l’effet contre-productif de cette hospitalité berbère qui commande qu’un hôte ait toujours le sentiment de n’avoir jamais été aussi bien reçu. Pour nous à ce moment là c’était l’incommode sensation d’avoir été trop gâtés.
* Pourrait être traduit par : Tout va bien. Voyons le mulet …
Dans ces montagnes le forgeron est forgeron, comme il se doit, toujours noir ou métis car le travail du fer est dangereux. Les génies hantent le feu et le charbon de bois qui est, à cause de sa couleur, de mauvais augure. Il est bien sûr maréchal ferrant et répare si besoin les socs d’araire et les bêches, affûte couteaux et faucilles, bouche les trous des théières, des marmites, forge des serpettes ou autres outils métalliques du quotidien, et comme il fabrique ou remet en état sur demande tout ce que ses mains et sa forge permettent de réaliser il est accessoirement soudeur de cadres de vélo ou mobylettes épuisés par l’âge et l’état des pistes. A Tounfite, celui chez qui nous fûmes dirigés fut même notre hôtelier et fournisseur de kif. Nous aurions pu tomber plus mal ! Bien que ...
Dans la chaleur étouffante de l’atelier ouvert sur le fond d’une ruelle sordide régnaient, intimement mélangés, des relents de sueur, des odeurs de fer rouge et de charbon calciné. Face à la porte d’où il espérait peut-être l’arrivée d’un hypothétique courant d’air, l’homme s’activait à couper des tiges de métal d’un beau diamètre et d’une cinquantaine de centimètres de long que je supposai destinés par la suite à devenir tagoust, le pieu d’entrave des mulets. Son pied gauche activait le soufflet sur les braises, le droit, protégé par un sabot à épaisse semelle en bois maintenait sur l’enclume la barre chauffée à blanc. Un outil tranchant dans une main et une massette dans l’autre faisaient jaillir en tous sens des escarbilles de métal dont il n’avait cure. Mais les stigmates d’anciennes brûlures sur ses bras nus, la multitude de petits trous sur le «marcel» collé au corps par une sueur d’homme de dur labeur, et les impacts dans les verres jaunes du masque de skieur qui protégeait ses yeux, témoignaient des risques de l’opération.
Après avoir marqué sa surprise à la vue de deux roumis et d’un mulet sur son pas de porte, il avait posé ses outils, remonté son masque sur le haut d’un crâne nu et luisant, et tenté vainement d’essuyer les gouttelettes de sueur qui couvraient son visage acajou en tirant sur son maillot de corps trempé. Il avait cherché quelque chose autour de lui, pour finalement aviser sur une cordelette une petite serviette qui semblait ne pas avoir connu de lessive depuis le dernier ramadan. Il s’essuya, prestement et dans l’ordre, la figure, les mains, les bras et les aisselles, puis il se leva.
On lui devinait déjà devant son enclume une robuste stature… elle fut confirmée une fois dépliée. L’homme devait mesurer pas loin de deux mètres, avait des bras de lutteur mongol et d’énormes mains calleuses aux doigts tordus, pareil aux racines d’un genévrier centenaire. Il écrasa nos deux mains droites d’une ferme (euphémisme !) poignée de main, et après s’être intéressé à notre demande par l’inspection des sabots de Rantanplan, nous fit comprendre que nous devions attendre qu’il termine sa besogne et livre la commande au client. Attendre ? Combien ? Pas longtemps… Mais quand je l’entendis commander au gamin qui nous avait guidés, une ration d’orge pour Rantanplan, une théière et des verres au café du coin, mon espoir d’être à Assaka le soir comme prévu, fondit comme sucre dans le thé brûlant. Il était inutile d’espérer repartir au milieu de l’après-midi comme nous l’avions espéré. Il n’y avait plus qu’à décharger le mulet et patienter.
Pendant qu’il débarrassait un coin de la forge pour nous installer durant l’attente, j’avais avisé sur le coté du coussin où s’asseyait notre amzil une petite pochette en cuir d’où dépassait un long et fin tube en bois clair d’un centimètre de diamètre muni à une extrémité d’un minuscule fourneau en terre cuite dont je connais la destinée : Aider l’utilisateur à tromper l’ennui qui sur ces terres rôde souvent à ses basques. Je me payai le culot de sortir le mien en lui faisant comprendre que notre réserve était épuisée, et que si … Inch Allah …
Deuxième regard circonspect du géant noir qui me sembla durer une éternité durant laquelle je commençai à douter de la pertinence de mon culot. Et s’il était hostile à la consommation que je suggérais et n’était qu’un simple fumeur de tabac noir fumé aussi parfois dans ces petites pipes ? Non. Il ne nous envoya pas ressemeler notre compagnon chez les Grecs et, la surprise passée, c’est bien une odeur de kif qui supplantait celles flottant déjà dans l’atelier.
…/…
L’homme à la poigne de fer posa enfin définitivement ses outils. Il avait terminé la coupe de ses barres, forgé la boucle de dix tagoust, et façonné leurs pointes. Il enveloppa les pieux avec l’épais papier d’emballage d’un pain de sucre et empaqueta le tout dans un sac en nylon noir… de ceux dont les lambeaux ornent par milliers et douteusement les buissons le long des routes et les abords de toutes les places de souks marocains; mais la livraison ne devait tarder (?) car il sortit prestement en nous faisant signe de l’attendre. Il réapparut peu de temps après, mais ce fut avec une deuxième théière et un petit paquet caractéristique qui me fit penser que nous n’étions pas sortis de l’aub... de la forge. Une planche à découper et un couteau certainement forgé par ses soins firent leur apparition. Il m’invita à servir le thé pendant qu’il se mettait à l’ouvrage.
…/…
Il était six heures du soir. Dans ces émanations si particulières de fleurs de chanvre consumées, la théière livrait ses dernières gouttes encore tièdes. Des petites graines grises et brunes crépitaient dans les braises. Le reste du paquet d’herbe et quatre belles boulettes furent dissimulées dans un pot sur l’étagère derrière lui, une resta à portée de main près de la pochette en cuir et trois autres trouvèrent refuge dans ma sacoche ventrale. De quoi tenir longtemps car nous ne fumons pas pendant la marche et nous autorisons seulement les sibsis du bivouac du soir sous les étoiles …
En fourrageant dans un vieux plat en bois au fond de l’atelier le forgeron réveilla Jacky. Contrarié par un après-midi d’inactivité, il s’était écroulé sur une couverture élimée dans un coin au milieu de la ferraille. Amzil y trouva finalement les fers adaptés à la pointure de notre Rantanplan. - Koulchi m’ziène ! Awid asserdoun * ...
… /…
L’opération fut conduite habilement mais notre forgeron, ne pouvant concevoir que l’on reparte en fin d’après-midi pour dormir dans la nature à l’extérieur du village, avait insisté pour que nous passions la nuit chez lui. Après deux refus, et de peur que le troisième soit pris pour une grave offense, nous avions dû accepter. Arrivés à la maison il avait, malgré l’expression de notre réticence, exigé de sa femme et ses deux filles qu’elles se mettent aux gamelles pour lancer la longue confection d’un couscous... alors qu’un tagine était déjà sur les braises.
Le long et traditionnel apéritif - noix, amandes, pain à tremper généreusement dans l’huile d’olive, le tout accompagné de sa cascade de thé - et… le tagine familial nous avaient déjà largement rassasiés, mais nous fûmes contraints de veiller jusque tard dans la nuit pour déguster le monumental siksou préparé en notre honneur. Nous n’égalâmes bien sûr pas l’appétit de l’ogre noir qui nous poussait sans cesse à la consommation pendant qu’il engloutissait à lui seul un quart de l’énorme plat de semoule et une bonne part des deux kilos de jeune bouc qu’il avait acheté sur le chemin de la maison.
Avachi sur le tapis dans l’attente du thé digestif, l’estomac saturé et un peu honteux, je ressentais une fois de plus l’effet contre-productif de cette hospitalité berbère qui commande qu’un hôte ait toujours le sentiment de n’avoir jamais été aussi bien reçu. Pour nous à ce moment là c’était l’incommode sensation d’avoir été trop gâtés.
* Pourrait être traduit par : Tout va bien. Voyons le mulet …
À Gercif dans le moyen atlas au Maroc, le mardi 27 octobre 2009
Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.
Isa-igjé, raconte leur ce voyage !
Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.
Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !
Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....
Bip bip et le coyotte
Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.
tranquillitée perdue
Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.
Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009
De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !
Constat Nous n'avons pas gagné assez d'argent pour prévoir deux années au bord du fleuve. L'écriture du livre sur la sagesse africaine attendra, il nous faudra retourner en Europe travailler à nouveau; mais cette fois ci en été. En attendant nous allons donc vous écrire quelques nouvelles du Maroc ou nous devrions passer environ huit mois. Notre ballade, si on peu l'appeler ainsi, part de Nador en direction du sud en passant pas le moyen atlas et le haut atlas. Dix, vingt ou cinquante kilomètre par jours, peu importe, nous n'avons rien d'autre de prévu avant longtemps. Des pauses de quelques jours comme aujourd'hui permettent de laver le linge (les couche du petit) de se poser les jambes mais surtout d'écrire et vous poster quelques nouvelles. Nous avons deux vélos Pegasus qui âpres une nuit pluvieuse a Marseille on le quart des vis piquer par la rouille et deux charrettes a tiré, dans la première Isa-igjé est assis dans un siège auto modifier dans son dos, ses affaires et celle de souhade qui la tracte devant moi, l'attelage est estimer a une cinquantaine de kilo, quand a la mienne, charger de la tente, nourriture, ordinateur, panneau solaire, l'eau (env. 25 kg), couette, matelas et un tas de matériels qui loin du Hi-teck atteins pas loin de quatre-vingt kilo (simple estimation), le choix de ne pas être sponsoriser nous permet une liberté contre un peu plus d'effort. Sans ce chargement nous pourrions appeler cela une ballade. Nous somme partit avec ce que nous avions et acheter seulement ce qui nous manquait. Je vous parlerais plus tard du matériel, quand nous l'aurons mis un peu plus à l'épreuve. Merci a tous ceux qui nous on aider et accueilli. Bien trop nombreux pour être cité ici. Merci pour ces bons moments. Merci a Greg et Delphine de nous avoir embarqué les montures a Sète pour la traverser en bateau. Ce qui nous a éviter de payer un cout exorbitant pour leurs transport, et nous avoir sorti de Nador car a vélo fin d'après midi cela aurai été compliqué. Bonne route jusqu'au mali les amis.
Isa-igjé, raconte leur ce voyage !
Soyez les bienvenus; Nous disent-ils.
Des l'aube, papa est assis devant son ordinateur dans un bar, sur la table un verre de café au lait et une galette feuilleté; une belle journée qui s'annonce. Devant un marché géant qui s'installe; Un des symboles de l'Afrique les marchés colorés et odorants. Celui ci doit recouvrir un bon kilomètre carré. Il est déjà difficile de circuler ce matin, alors quand les badauds arriveront cela deviendra la cohue. C'est a ses heures matinale que l'on s'imprègne de la vie locale, le peuple qui se réveil est pris dans les préparatifs de sa journée et ne prête guère attention a vous. Dans la journée il a plus le temps d'observer et de discuter. Les enfants partent pour l'école, les marchands déballent, les voitures klaxonnent et les flics agitent les bras. Toute l'énergie de cette ville déployée en quelques minutes. Finalement dans la matinée, peu de client aujourd'hui, et le marcher remballe déjà vers quinze heures. Tout sa pour ça !
Voila maintenant trois jours passer dans ma charrette, hier l'étape de 50 km entre Saka et Gerce fut la plus longue, mais surtout moins difficile que les précédente, moins de montagne. Le premier jour, en poussant les vélos dans les prémisses de l'atlas, ils on même parler de troquer les velos contre des mobylettes, puis c'est oublier, finalement ils pédaleront. Il parait que sa fait ça, les premiers jours ! Sortie du bateau Sète, Melilla, nos compagnons Greg et Delphine nous sortent de la ville, car en fin d'âpres midi a vélo il aurait été laborieux de s'échapper de cette ville. Nous passons la nuit ensemble au alentour de Sélouane. Fin de matinée nos chemins se sépare, nos éclaireurs passeront par la même route que nous, mais en fourgon. Les fort déniveler du col de Régada oblige à pousser les attelages, il nous faudra deux jours pour joindre la ville de Saka ou l'accueille est très agréable. Impossible de trouver de petites bouteilles de gaz à percer, on nous annonce pouvoir en trouver à Gercif (pas de gaz non plus à Gercif, nous achèterons une bouteille de gaz local et bruleur 6kg de plus) Sortie de Saka, conversation avec le flic aux jumelles qui nous annonce, sourire jusqu'aux oreilles, que nous roulons trop vite. Bonjour, ou allez vous comme sa ? Bonjour chef, ca va ? La famille ?, le travail ? Nous partons vers le sur Erfoud. Je vous est vu hier, mais ou avez vous dormis ? Nous dormons partout chef, nous installons notre maison là où nous voulons dormir. Mais il ne faut pas dormir dehors c'est dangereux ! Qu'est-ce qui est dangereux, les animaux, les marocains ? L'air ennuyé par la question: Non pas les marocains ! Mais alors quoi ? Vous êtes français ?....
Bip bip et le coyotte
Il nous faut surveiller nos arrières en permanence et nous refugier sur le bas côté à chaque passage de camion, ce qui correspond en définitif au trois quart du trajet sur un goudron chaotique et le reste sur la piste en gravier qui secoue les charrettes et qui freinent les velos. Et ils sont nombreux les véhicules sur cette route. De mon siège j'entends "CAMION ...!" et "Bip bip, vroouuumm" sa vous fait penser à quelque chose ? Façon dessin animé, Bip bip et le coyotte. On ne compte plus les salutations, quasiment tous les véhicules marocains ou espagnols nous klaxonnent, nous interpelle, nous salut, sauf peut être une vingtaine de marocain et les deux douzaines de français en 4x4 qui n'ont surement pas voulu déranger. La journée lorsque l'on roule, je dors ou je contemple les montagnes qui nous entourent. Les policiers que l'on trouve a chaque entrée et sortie de ville aime nous arrêter pour discuter, je râle rarement excepter quand le convoi s'arrête, alors mes parents salut vivement l'autorité souriante et annonce qu'il nous faut repartir. Nous croisons dans les montagnes un revendeur de stupéfiants, il nous propose du kif que le berger a ces côtés vient de lui apporter, du haschich, et tenez vous bien, de l'héroïne, bref tout ce qu'il faut pour pédaler comme une brute. Il nous est arrivé d'être interpeler pour partager un repas, aux heures les plus chaudes cette pause est apprécier, je découvre le tagine poulet et la semoule au lait caillé, mais surtout je passe de bras en bras entre les enfants et mamans qui m'adopte très vite. Ce sont les privilèges du vélo, sa laisse le temps de se sourire, et échanger quelques salamalecs. Souvent pendant d'autres pauses, les enfants mandatés par leurs ainés nous ont apporté des œufs durs ou des fruits. La compagnie des enfants qui serait généralement évité pour plus de calme, est finalement très apprécier de tous, je peux me défouler et tous le monde joue avec moi, mes parents peuvent reprendre quelques forces à l' abri d'un soleil brulant. On ne peu imaginer meilleur accueil. Tout y est sur cette route, attention, sourire et hospitalité générale. Les bivouacs nature sont très sympas et très calme, lorsque nous trouvons un coin pour installer le camp, j'imite mes parents qui jettent des cailloux dans les fourrés en demandant aux bêtes de fuir. Les serpents et autre bestioles écraser sur la route appellent a la prudence, jusque là, seul trois petit rongeurs nous on visités, ce qui nous oblige à dormir avec la nourriture dans la tente. Le matin chaque sac et objet doit être exploré et secouer pour éviter tout surprise La nuit tomber mon père regarde les étoiles et la lune avec les jumelles (12x50 pour ceux que sa intéresse) pendant que ma mère me donne la tété. Il est assis sur la bâche que MAD DOG a peinte, trop fragile pour servir à couvrir la remorque, elle sert de tapis de sol pour la sieste, la méditation et admirer les étoiles.
tranquillitée perdue
Deuxième jour a Gercif, nous passons faire du change et en dispersons un peu partout dans nos bagages, par la suite cela deviendra difficile car nous ne traverserons pas de grosse villes. Je reste au camping avec mon père pendant que ma mère part faire un tour au marché, c'est au retour qu'un individu la jette au sol pour lui arracher sa sacoche, malgré la résistance qu'elle déploie, la menaçant de son couteau il s'empare de la pochette contenant les passeports et trois milles dirhams. Course poursuite, trente personnes prennent le brigand en chasse. Il est rattraper et dans la confusion et l'incompréhension il sera relâcher avec un butin de 200 euros. Cette événement refroidi et perturbe notre esprit tranquille et serein adopter les jours précédents. D'habitude nous n'apprécions guère les villes, demain partons loin de la folie urbaine. Nous soulageons encore quelques kilos et c'est reparti.
Outat-oulad-el-haj, moyen atlas, Maroc jeudi 5 novembre 2009
De Gercif a Outat, c'est une route neuve qui nous accueille et surtout beaucoup moins fréquenter. Nous filons a bonne allure en quartes jour sur Outat-oulad-el-haj, les bivouacs dans les montagnes sont subliment. Seul l'eau est compliquer a gérer, il nous faut environ vingt litre par jours pour nous trois. Ne pas louper un point de ravitaillement devient vital. Pour l'arrêt du midi où le soleil est au zénith il est difficile de trouver un point d'ombre. Les ponts, ou une rivière est censé couler sont les bienvenus. Ne pas se fier au trait bleu sur la carte, en cette période tout est quasi sec, seul quelques trou d'eau subsiste et âpres une baignade il est indispensable de se rincer de cette eau stagnante. Rien de très passionnant a Outat, mis a part l'hôtel pour reposer la cote que Willy c'est frapper sur le guidon de son velo des le deuxième jour et qui est très douloureuse et internet ou je vais enfin vous poster ces news du bled. Demain direction le haut atlas sa va pousser !
bonjour à tous!!
une ami et moi aimerions partir au maroc pendant 2 semaines au mois de février mars, mais nous ne savons pas à qui se renseigner, pour le trajet(avion ou bateau, hotel) donc si quelqu'un a vécut la mm expèrience, si possible d'avoir des renseignement!!!!merci d'avance!!!!!!!help😕
Bonjour je veux au maroc sur votre bus senegal maroc quel est le prix et est ce je peux aller avec mon carte didentitè biomètique











