Bonjour!
J'aimerais aller en Inde et suivre des cours de danse classique Bharatanathyam.
Je connais l'école Vijnana Kala Vedi, est-ce que quelqu'un y est déjà allé?
Y a-t-il d'autres écoles de danse? Je partirai au mois de juillet 2009 (métier d'enseignante oblige...), pour environ 30-40 jours. J'aimerais juste entendre parler de vos expériences et connaître vos suggestions, j'ai hâte de découvrir ce pays!
namaste!
je suis à la recherche de contacts et d'adresses pour des cours de bharata natyam à Madras ou Pondichery, je compte arriver sur place mi-mars et souhaiterais rester 2 mois environ...
Je recherche des profs qui donnent des cours sérieux pour un niveau en danse moyen sachant que je n'ai qu'un petit budget pour financer ces cours.
Toute information sur les différentes écoles de danse et leurs conditions d'accès sont les bienvenues.
Merci d'avance!!
bonjour, je prends des cours de Bharata natyam en france depuis quelques années et le mois prochain, je pars pour Chennai!!
Ô extase pour une apprentie danseuse comme moi, je me suis donc donnée come objectif de degotter des costumes de danse la bas.
Quelqu'un a t il des info a ce sujet??
Bonjour,
Y-aurait-il sur ce site des passionnés de Kathak ? (danse de l'Inde du Nord). Je viens de commencer un cours et je trouve vraiment extraordinaire. Si qqn veut échanger à ce sujet.....
Y-aurait-il sur ce site des passionnés de Kathak ? (danse de l'Inde du Nord). Je viens de commencer un cours et je trouve vraiment extraordinaire. Si qqn veut échanger à ce sujet.....
bonjour,
je souhaiterais prendre des cours de chant entre 22nov et 25 décembre dans le sud.Quelqu'un aurait-il des infos?
Salut à tous,
Est-ce quelqu'un connaitrais un bon centre dans le kérala pour un stage de deux semaines à un mois en danse Barata Natyam?
eventuellement, si un groupe se constitue, je veux bien faire partie du voyage.
Merci par avance.
Est-ce quelqu'un connaitrais un bon centre dans le kérala pour un stage de deux semaines à un mois en danse Barata Natyam?
eventuellement, si un groupe se constitue, je veux bien faire partie du voyage.
Merci par avance.
salut
je suis allée plusieurs fois en inde il y a quelques temps et j'aimerai apprendre la danse indienne.
j'ai beau rechercher dans internet, il y a de tout sauf bien entendu cette danse là.
Quelqu'un aurait il des tuyaux sur paris ou la région.
merci beaucoup, cela me rendrait un super service
je suis allée plusieurs fois en inde il y a quelques temps et j'aimerai apprendre la danse indienne.
j'ai beau rechercher dans internet, il y a de tout sauf bien entendu cette danse là.
Quelqu'un aurait il des tuyaux sur paris ou la région.
merci beaucoup, cela me rendrait un super service
bonjour à tous et à toutesActuellement sur Pondi pour les ' prochains mois, c'est vraiment une très belle ville mais j'aurais quelques petites questions :
ou peut-on prendre des cours d'anglais ? ou est-il possible d'avoir des massages ayurverdiques pour les hommes ? ou peut-on faire sa lessive ? y'a t-il des endroits où les français se réunissent ? quels sont les sports qu'on peut faire ici ? je n'ai que des we maximum de 3 jours, et je voulais savoir les beaux endroits à visiter près de Pondi (j'ai lu un post sur la ville de rameshwaram et Chidambaram qui ont l'air assez sympas)
Merci pour vos réponses et à bientot
Merci pour vos réponses et à bientot
Bonjour! Nous sommes deux jeunes du sud (amerique) qui partons le 15 avril pour Tamil Nadu (Chennai, Mahabalipuram, etc), Karnataka (Bangalore, Hampi, Hospet, etc...) et Mumbai. Si vous avez des conseils, des adresses où se loger et des bons plans (spectacles de bharatanatyam, kathakali, etc)... Merci de les partager avec nous!!!
Chau...
Chau...
Hello a tous,
Arrivee a Bangalore en Aout 2005, j'ai pris mon temps pour m'installer et surtout m'adapter a un nouveau travail dont le demarrage a ete extremement chaotique... Maintenant que cette phase est passee, je voudrais m'ancrer dans la ville et developper une meilleure vie sociale, d'autant plus que je suis venue ici seule.
Petit hic: en signant pour Bangalore, je revenais d'un sejour de plus de 3 ans a New York (et avais eu une vie sociale trepidante la-bas comme vous pouvez l'imaginer) et je n'avais pas compte sur le calme de la vie nocturne ici. Et oui, le fameux prefet de police et sa loi "footlose" ont tue les night clubs quelques jours avant mon arrivee seulement... Malgre mon enthousiasme pour la destination, la transition d'un extreme a l'autre a eu effet de douche froide!!
Je me suis inscrite a une salle de gym puis un cours de danse dans mon quartier, ou tout le monde est fort sympathique et s'apparente a la population "Coffee Day" (des Indiens moins traditionnels), mais ou le style de vie sociale est quand meme assez different de celui d'un occidental moyen. Bref, pas une goute de sang irlandais ou catalan - ou de n'importe quel peuple de "sociabilisants" notoires - dans une majorite des gens que je cotoie regulierement...Mon groupe de copains est reduit a quelques collegues et les gens qui gravitent autour.
Voici mes questions (car c'etait bien le but de mon posting): avez-vous une suggestion sur la facon de se creer un reseau social ici, ou des idees sur des activites sociales a faire apres les heures du bureau ou le week-end? Je ne pense pas raisonnable de voyager seule en Inde. Des suggestions sur la facon de m'y prendre pour constituer un groupe d'amateurs et organiser des expeditions autour de la ville?
Tout commentaire ou conseil sera le bienvenu. Merci par avance de votre "input".
Bonne journee a tous!!
Arrivee a Bangalore en Aout 2005, j'ai pris mon temps pour m'installer et surtout m'adapter a un nouveau travail dont le demarrage a ete extremement chaotique... Maintenant que cette phase est passee, je voudrais m'ancrer dans la ville et developper une meilleure vie sociale, d'autant plus que je suis venue ici seule.
Petit hic: en signant pour Bangalore, je revenais d'un sejour de plus de 3 ans a New York (et avais eu une vie sociale trepidante la-bas comme vous pouvez l'imaginer) et je n'avais pas compte sur le calme de la vie nocturne ici. Et oui, le fameux prefet de police et sa loi "footlose" ont tue les night clubs quelques jours avant mon arrivee seulement... Malgre mon enthousiasme pour la destination, la transition d'un extreme a l'autre a eu effet de douche froide!!
Je me suis inscrite a une salle de gym puis un cours de danse dans mon quartier, ou tout le monde est fort sympathique et s'apparente a la population "Coffee Day" (des Indiens moins traditionnels), mais ou le style de vie sociale est quand meme assez different de celui d'un occidental moyen. Bref, pas une goute de sang irlandais ou catalan - ou de n'importe quel peuple de "sociabilisants" notoires - dans une majorite des gens que je cotoie regulierement...Mon groupe de copains est reduit a quelques collegues et les gens qui gravitent autour.
Voici mes questions (car c'etait bien le but de mon posting): avez-vous une suggestion sur la facon de se creer un reseau social ici, ou des idees sur des activites sociales a faire apres les heures du bureau ou le week-end? Je ne pense pas raisonnable de voyager seule en Inde. Des suggestions sur la facon de m'y prendre pour constituer un groupe d'amateurs et organiser des expeditions autour de la ville?
Tout commentaire ou conseil sera le bienvenu. Merci par avance de votre "input".
Bonne journee a tous!!
Bonjour à tous,
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!
Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.
Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.
Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.
Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.
Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!
Allez c'est parti!

Bonjour,
Du 1er au 26 janvier 2007, je me rends au tamil nadu, essentiellement dans ces trois lieux sans doute, surtout pour le festival de danse indienne. (enfin, pondichéry, j'ai rien trouvé sur internet mais j'irai sans doute y prendre qq cours de danse) Si vous êtes sur place et intéressé par le festival, ça pourrait être sympa d'aller à quelques spectacles ensemble (ou de se retrouver en journée pour faire d'autres sorties). Je ne connais pas encore exactement mon itinéraire mais je pense être à Chennai le 11 janvier pour voir les Shridhars (couple de danseurs magnifique !!) Les dates que j'ai pu trouver concernant le festival de mamallapuram sont celles du 1er au 7 janvier ; si jamais vous avez d'autres infos (j'ai l'impression que c'était plus tard qd j'y étais en 2002), prévenez moi. Si vous connaissez aussi des lieux autour de ces villes où il y aura des festivités, je serais vraiment heureuse si vous m'en faisiez part. peut-être à+
Martine
Du 1er au 26 janvier 2007, je me rends au tamil nadu, essentiellement dans ces trois lieux sans doute, surtout pour le festival de danse indienne. (enfin, pondichéry, j'ai rien trouvé sur internet mais j'irai sans doute y prendre qq cours de danse) Si vous êtes sur place et intéressé par le festival, ça pourrait être sympa d'aller à quelques spectacles ensemble (ou de se retrouver en journée pour faire d'autres sorties). Je ne connais pas encore exactement mon itinéraire mais je pense être à Chennai le 11 janvier pour voir les Shridhars (couple de danseurs magnifique !!) Les dates que j'ai pu trouver concernant le festival de mamallapuram sont celles du 1er au 7 janvier ; si jamais vous avez d'autres infos (j'ai l'impression que c'était plus tard qd j'y étais en 2002), prévenez moi. Si vous connaissez aussi des lieux autour de ces villes où il y aura des festivités, je serais vraiment heureuse si vous m'en faisiez part. peut-être à+
Martine
11/11/2011
Enfin, c'est le jour J! Cette fois je pars avec ma meilleure amie Christine, une super voisine France, et sa meilleure amie Sarah. Aucune des trois n'ont encore mis un pied en Inde... Je suis excitée comme une puce, je n'en pouvais plus d'attendre ce jour j. En général je pars seule, et là je vais jouer au tour leader 🙂 J'ai passé un temps fou, mais tellement agréable, à organiser leur premier voyage. France et Sarah sont parties ce matin, elles atterrissent ce soir, Christine et moi partons cette après midi, nous arriverons demain matin. Je suis un peu inquiète que Sarah et France arrivent seules à Delhi, j'espère qu'elles ne se feront pas arnaquées avec le taxi vers l'hôtel. 12/11 Ca y est!!! Toutoubidou!!!!!!!! Ali, ami à moi, nous attend à la sortie de l'aéroport, en route vers Paharganj'. Je lui offre une bouteille vin rouge, et sacré non d'une pipe, il n'a pas ma daupata (foulard assorti à ma plus belle robe indienne que j'avais oublié chez lui la fois passée). Enfin bon tant pis, c'est super gentil à lui d'être venu nous accueillir. Après un bon p'tit chai, on rejoint le smyle inn, ou nous attendent France et Sarah. Quel bonheur de se retrouver! Nous voilà toutes réunies, le voyage peut commencer...
(France, Sarah, Christine et moi)
Achat de shalwar kemiz (robe pantalon et foulard), ticket de train pour Agra, je réserve un guest house et demande qu'on viennent nous chercher à la gare... Super trajet, c'est marrant de les regarder toutes les trois avoir leurs premiers regards sur l'Inde. Elles se sentent à l'aise, flashent sur les saris tout colorés des femmes...
Arrivées à Agra, un rickshawallah avec mon nom sur une pancarte nous attend. On se serre toutes les quatre avec nos sacs à dos, et 5' plus tard, nous voilà à la tourist rest house. Les chambres sont grandes et super clean, le patio à l'ombre des bananiers et palmiers est tout mignon, par contre la bouffe est pas transcendante du tout...
13/11 On loue un taxi pour Fathepur Sikri. Ancienne capitale moghol du 16eme siècle, construite par l'empereur Akbar, elle n'a été utilisée qu'une dizaine d'année au profit d'Agra. Elle est donc très bien conservée.



Enfin, c'est le jour J! Cette fois je pars avec ma meilleure amie Christine, une super voisine France, et sa meilleure amie Sarah. Aucune des trois n'ont encore mis un pied en Inde... Je suis excitée comme une puce, je n'en pouvais plus d'attendre ce jour j. En général je pars seule, et là je vais jouer au tour leader 🙂 J'ai passé un temps fou, mais tellement agréable, à organiser leur premier voyage. France et Sarah sont parties ce matin, elles atterrissent ce soir, Christine et moi partons cette après midi, nous arriverons demain matin. Je suis un peu inquiète que Sarah et France arrivent seules à Delhi, j'espère qu'elles ne se feront pas arnaquées avec le taxi vers l'hôtel. 12/11 Ca y est!!! Toutoubidou!!!!!!!! Ali, ami à moi, nous attend à la sortie de l'aéroport, en route vers Paharganj'. Je lui offre une bouteille vin rouge, et sacré non d'une pipe, il n'a pas ma daupata (foulard assorti à ma plus belle robe indienne que j'avais oublié chez lui la fois passée). Enfin bon tant pis, c'est super gentil à lui d'être venu nous accueillir. Après un bon p'tit chai, on rejoint le smyle inn, ou nous attendent France et Sarah. Quel bonheur de se retrouver! Nous voilà toutes réunies, le voyage peut commencer...
(France, Sarah, Christine et moi)Achat de shalwar kemiz (robe pantalon et foulard), ticket de train pour Agra, je réserve un guest house et demande qu'on viennent nous chercher à la gare... Super trajet, c'est marrant de les regarder toutes les trois avoir leurs premiers regards sur l'Inde. Elles se sentent à l'aise, flashent sur les saris tout colorés des femmes...
Arrivées à Agra, un rickshawallah avec mon nom sur une pancarte nous attend. On se serre toutes les quatre avec nos sacs à dos, et 5' plus tard, nous voilà à la tourist rest house. Les chambres sont grandes et super clean, le patio à l'ombre des bananiers et palmiers est tout mignon, par contre la bouffe est pas transcendante du tout...
13/11 On loue un taxi pour Fathepur Sikri. Ancienne capitale moghol du 16eme siècle, construite par l'empereur Akbar, elle n'a été utilisée qu'une dizaine d'année au profit d'Agra. Elle est donc très bien conservée.



Bonsoir à toutes et à tous! Alors voilà je suis totalement perdu entre les rêves et la réalité, ma passion dévastatrice m'empêche d'avoir les pieds sur terre .
Alors voilà, j'ai 16 ans et je suis une grande passionnée des pays du Moyen-Orient. Je rêve depuis toujours d’être un jour actrice indienne, mannequin indienne, danseuse indienne et MÊME ME MARIER AVEC UN INDIEN Lol pour vous dire à quel point j'en suis .Ma famille me prend pour une petite fille qui a des rêves plein la tête comme la plupart des adolescents mais au fond de moi je sais que j'ai les moyens et les capacités de faire de mes rêves une réalité . Je suis quelqu'un de très renfermé, les seuls choses qui me comblent de joie c'est de penser qu'un jour je pourrais vivre pleinement ce dont j'ai toujours rêvé . Je me suis déjà intéressé de plus près au mannequinat mais au final je suis toujours découragé par la pensé que des filles jolies yen a des tonnes alors pourquoi moi ? Pour ce qui est des actrices c'est un peu pareil, la concurrence est rude des bonnes actrices et plus bonne danseuse que moi aussi yen a des tonnes, alors pourquoi la vie me ferait ce cadeau-là à moi ? Mais malgré toutes ces pensées négatives, me re voila encore une fois à rêver . Je voulais juste savoir s'ils ya des personnes dans le même cas que moi ou si tout simplement effectivement j'suis complètement dans la lune et que je ferais bien de regarder des métiers beaucoup plus dans la norme et standard.
Prenez le temps d'y répondre s'il vous plaît, ça me ferait plaisir d'avoir quelques opinion.
Bonjour à tous,
Je suis en Inde depuis quatre moiset mon visa touristique se termine en novembre. Je pars pour Chennai en vue de m installer quelques mois pour etudier le bharatha natyam, entre autres. Ma question est la suivante: puis je demander directement un visa étudiant pour ce motif aupres du gouvernement indien, sans sortir du pays ou est ce plus simple de sortir et demander une prolongation de mon visa tourisme, pour six mois? Merci pour vos réponses!😉
Je suis en Inde depuis quatre moiset mon visa touristique se termine en novembre. Je pars pour Chennai en vue de m installer quelques mois pour etudier le bharatha natyam, entre autres. Ma question est la suivante: puis je demander directement un visa étudiant pour ce motif aupres du gouvernement indien, sans sortir du pays ou est ce plus simple de sortir et demander une prolongation de mon visa tourisme, pour six mois? Merci pour vos réponses!😉
Bonjour tout le monde !
J'en appelle à vos expériences vécues dans la région du Tamil Nadu pour vous demander que faire/voir dans cette grande région. En effet nous allons avec de la famille et des amis soutenir ma soeur qui passe son diplôme de danseuse de Bharata natyam. Nous arrivons le 5 août à Bangalore et repartons trois semaines plus tard de Chennai.
Quels sont pour vous les incontournables du Tamil Nadu ? Que ce soit des grandes villes ou des tout petits villages qui valent le détour, des temples, des parcs et j'en passe, tout conseil est le bienvenu 🙂 Il en va de même pour toute activité ou expérience à vivre !
Bonne journée 🙂
J'en appelle à vos expériences vécues dans la région du Tamil Nadu pour vous demander que faire/voir dans cette grande région. En effet nous allons avec de la famille et des amis soutenir ma soeur qui passe son diplôme de danseuse de Bharata natyam. Nous arrivons le 5 août à Bangalore et repartons trois semaines plus tard de Chennai.
Quels sont pour vous les incontournables du Tamil Nadu ? Que ce soit des grandes villes ou des tout petits villages qui valent le détour, des temples, des parcs et j'en passe, tout conseil est le bienvenu 🙂 Il en va de même pour toute activité ou expérience à vivre !
Bonne journée 🙂
Salut tout le monde!😉
Je pars la semaine prochaine à Madras (Chennai) pour une période de six mois. Autant vous dire que je suis assez stréssée par le départ et par tout ce qu'on me dit ("la chaleur est épouvantable", etc).🤪 J'aimerais donc avoir vos témoignages sur la ville, les conditions de vie, la température, la vie locale, les bons plans et si vous avez des photos de la ville, ca me ferait super plaisir. Merci par avance.😄 Aurélie
Je pars la semaine prochaine à Madras (Chennai) pour une période de six mois. Autant vous dire que je suis assez stréssée par le départ et par tout ce qu'on me dit ("la chaleur est épouvantable", etc).🤪 J'aimerais donc avoir vos témoignages sur la ville, les conditions de vie, la température, la vie locale, les bons plans et si vous avez des photos de la ville, ca me ferait super plaisir. Merci par avance.😄 Aurélie
De nombreuses personnes semblent être à la recherche de cours de danse indienne en Inde sur voyage forum et il y a peu d’information disponible alors je me suis dis que j’allais essayer de vous en dire un maximum sur le sujet, basé sur mon expérience personnelle.
Si d'autres danseuses passent par mon post, n'hésitez pas à compléter et partager votre expérience!
Je ne veux pas faire de pub pour qui que se soit alors j'ai évité de citer des noms particuliers.
Le maître mot sur le sujet selon moi est que tout est possible en Inde, même si le coût de vie et les habitudes quotidiennes des gens changent, vous pouvez trouver toutes sortes de cours (privés ou en groupe) avec tous types de professeurs (réputés ou pas) et à tous les coûts (de 3 euros de l'heure en cours privé et au delà) à partir du moment ou vous êtes motivés à faire des recherches et parlez de vos désirs d'apprendre la danse aux gens qui vous entourent en Inde. J'ai trouvé mes 3 premiers stages de danse en Inde à travers mon entourage proche (hôtel, restaurant, épicerie, spectacle). Mais avant de tout commencer, vous devez vous posez les questions suivantes : Quoi (Quel type de danse)? Où (dans quelle ville) ? Comment (qualité de la formation) et Combien (à quel prix)?Le Quoi et le Où. Je divise les danses Indiennes en 3 grandes catégories : les danses indiennes folkloriques, les danses indiennes classiques et la danse Bollywood.
1) Les danses Indiennes Folkloriques : L'Inde est riche d'innombrables formes de danse folkloriques (probablement des centaines). Chaque région de l'Inde a une culture dansée qui lui est propre, la plupart des danses folkloriques naissent et se pratiquent seulement dans certaines villes. Certaines sont plus connues que d'autres et s'exportent de plus en plus comme c'est le cas de la danse Kalbelia en France et du Banghra en Angleterre. La danse Kalbelia vient du Rajasthan. Ce lieu est donc le mieux approprié pour partir à la recherche de quelqu'un qui peut vous l'enseigner. Il faut aussi savoir qu'il y a de nombreux styles différents au sein même d'1 style particulier de danse folklorique. Pour la danse Kalbelia par exemple, certaines danseuses sont plus connues que d'autres au Rajasthan et en France mais il y a aussi de nombreux/ses autres artistes toutes aussi talentueux/es, qui vont tous avoir un style qui leur est propre. Lors de ma visite à Jodhpur, j'ai eu l'immense chance de pouvoir rencontrer et danser dans une famille qui pratique la danse Kalbelia depuis des générations. Souvent, ce sont des familles de danseurs qui apprennent et développent leur style de générations en générations et ils portent le nom de famille qui correspond à l'activité de leur caste. Les gens font donc appel à ses familles là pour faire des spectacles. Ces familles sont donc connues par de nombreuses personnes et sont, je pense (mais peut-être que la chance m'a aidé à les trouver) facilement approchables. La vie de ses artistes est parfois très dure et vous n'allez pas forcément comprendre ce que vous voyez autour de vous si vous vous lancez dans ce monde là. Je ne peux malheureusement rien vous dire de plus à ce sujet car j'étais venu en Inde dans le but d'apprendre le Kathak, et c'est maintenant ce que je suis en train de faire.
Alors que les danses folkloriques commencent à être malmenés par les effets de la vie moderne, les danses classiques indiennes elles, sont LOIN de disparaitre tant elles sont institutionnalisées et codifiées :
2) Les danses Indiennes classiques :
Voici un tableau des 9 danses classiques de l'Inde et de leur état d’origine selon la Sangeet Natak Academie.
Dance form State(s) of origin Bharatanatyam ->>Tamil Nadu Kathak ->>Uttar Pradesh Odissi ->>Orissa Kathakali ->>Kerala Mohiniyattam ->>Kerala Kuchipudi ->>Andhra Pradesh Manipuri ->>Manipur Gaudiya Nritya ->>West Bengal Sattriya ->>Assam
Si vous voulez vous lancer dans l'apprentissage d'une de ces danses, c'est comme si vous vouliez apprendre le Ballet en France. Vous pouvez très bien choisir d'aller en Inde et suivre seulement quelques heures de cours de la danse classique que vous avez choisi de découvrir. Cependant, si votre but est de maitriser ce style, cela vous prendra de nombreuses années de travail. La différence majeure ici avec notre danse classique nationale est que les danses classiques indiennes ne se limitent pas à l'apprentissage de la danse. Le solfège et le théâtre vont faire partie intégrale de votre apprentissage, ainsi que la musique, le chant et le yoga dans certaines écoles. La musique, le théâtre, le chant et la danse sont intimement liés en Inde. Les grandes écoles de danse classique du pays proposent des programmes complets d'apprentissage avec un diplôme à la clé. Même chose que pour les danses folkloriques ici, il y de nombreux sous-groupe de style différent dans chaque forme de danse. Chaque grande ville de l'Inde (Mumbai, Delhi, Kolkatta..) offre la possibilité d'apprendre la plupart de ces 9 danses classiques, mais vous trouverez beaucoup plus de professeurs particuliers et écoles dans la région d'origine du style que vous voulez apprendre. A savoir aussi que certaines écoles sont plus réputées que d'autre. Les meilleures écoles de Kathak par exemple sont pour la plupart à Delhi. Si vous voulez vous lancer dans l'aventure (danseuse professionnelle ou pas), il va falloir choisir votre mode d'apprentissage : école ou cours privés? Les cours dans les écoles sont enseignées à année longue ce qui signifie que vous devrez habiter en Inde pendant la durée de vos études. Certaines écoles ont la capacité d'héberger leur étudiants. D'autres n'acceptent que les étudiants qui reçoivent une bourse du gouvernement indien qui va financer leurs études, comme c'est le cas de l'école Kathak Kendra à Delhi il me semble. Cette école n'accepte que les étudiants qui ont une bonne base de Kathak. Chaque école a un mode particulier de fonctionner. Il est important de bien faire attention à ce que vous choisissez ici car certaines écoles se sont transformées en véritables institutions financières et se sont éloignées de leur message d'origine. De nombreux danseurs étrangers viennent en Inde pour apprendre la danse (surtout le Baratanatyam et l'Odissi) et les locaux savent que les étrangers ont un pouvoir financier bien supérieur au leur. Quand à moi j'ai choisi les cours privés, même si plus onéreux, car plus flexibles et plus efficaces dans le temps. Je me rends à Delhi 4 mois par an pour apprendre le Kathak. Si vous vous donnez les moyens (je dois chaque année économiser pour l'année suivante) et que vous êtes motivés, les cours pivés sont selon moi la meilleure solution, peut importe le style choisi.
3) La danse Bollywood : C'est le style de danse des films Indiens Bollywood qui sont en langue hindi et produits pour la plupart dans la région de Mumbai (Bombay). Ce style mélange un peu de tout (danses folkloriques et classiques indiennes, danses occidentales, danse orientale etc..). Il y a aussi la version Tamoule, le Kollywood, au Tamil Nadu. Il y a de nombreux styles de danse Bollywood différents, du plus traditionnel au plus occidentalisé. Certaines chorégraphies Bollywood vont être plus influencées par le Baratanatyam ou le Kathak alors que d'autres vont plus ou moins ressembler à notre style modern-Jazz. Les films indiens actuels semblent de plus en plus tournés vers l'occident et les magnifiques chorégraphies du film Devdas se font de plus en plus rares! Si vous voulez apprendre ce style, le mieux selon moi est de l'apprendre chez nous! Il y a de nombreux professeurs de danse Bollywood compétents en Europe et en Amérique du Nord. Mais c'est vrai que certaines villes sont plus reconnues que d'autres dans ce domaine comme par exemple Londres ou New York. Pour ce qui est de l'apprentissage de ce style en Inde, Mumbai me semble l'endroit le plus approprié. J'ai fait partie d'une troupe de danse Bollywood basée à Toronto et notre prof venait de Mumbai. Elle me disait qu'il y a de nombreuses bonnes écoles dans cette région. Mais je ne peux pas dire grand chose de plus à ce sujet, je n'ai jamais essayé de trouver des cours de Bollywood en Inde. Je recommande une grande prudence aux danseurs qui veulent se lancer là dedans en Inde. Encore une fois, les locaux savent très bien nous duper. Attention aussi aux productions Bollywood qui recherchent des danseuses "blanches" pour jouer dans leur films à Mumbai. Préparer vous aux jupes courtes et choré sexy; plus important : pensez aux conséquences ce que vous faites! Le public indien juge les occidentaux de la façon dont ils se montrent dans les films et il n'est pas rare que certaines touristes occidentales se fassent toucher dans les transports en communs parce que certains indiens pensent que de toute façon " elles vont tout accepter, ce sont des filles faciles". Si vous avez un peu de bon sens et de respect pour vous même et pour la culture indienne, n'acceptez pas n'importe quoi.Comment et Combien :Quel est votre degré d'intérêt envers la danse et les danses indiennes? vous y intéressez-vous de façon professionnelle et/ou voulez-vous plutôt vivre une expérience locale profonde et/ou amusante? Votre degré d'intérêt est intimement lié avec la qualité de la formation que vous choisirez. En danse classique indienne, les professeurs les plus réputés chargent plus que les autres (en cours privés). J'ai vu les prix par heures de cours privé passer de 200Rp (3 euros) de l'heure à 1000Rp (15 euros) selon la région de l'Inde et la réputation du professeur. Mais comme vous le verrez, tout est possible en Inde et la diversité de ce que l'on va vous proposer n'a des fois aucun sens (plus particulièrement pour les cours de danses folkloriques): Une danseuse renommée d'exception rencontrée à Jodhpur, m'a proposé des cours gratuitement, tandis qu'une danseuse à Udaipur, sans talent exceptionnel, faisait payer ses cours. Comme dis plus haut, les cours privés sont selon moi les plus avantageux quand vous n’habitez pas en Inde. Les cours privés sont quelque chose de très communs en Inde et facile à trouver. Ceci marche aussi pour les cours de musique et de chant. Vous pouvez marchander le prix de vos cours avec votre professeur en fonction de votre situation financière. Tous ceux que j’ai rencontrés étaient très compréhensifs à ce sujet.
Voilà n'hésitez pas à compléter ce post avec vos expériences artistiques! Si vous avez des questions à me poser, n'hésitez pas à me contacter, je serais ravie de pouvoir vous aider.
Le maître mot sur le sujet selon moi est que tout est possible en Inde, même si le coût de vie et les habitudes quotidiennes des gens changent, vous pouvez trouver toutes sortes de cours (privés ou en groupe) avec tous types de professeurs (réputés ou pas) et à tous les coûts (de 3 euros de l'heure en cours privé et au delà) à partir du moment ou vous êtes motivés à faire des recherches et parlez de vos désirs d'apprendre la danse aux gens qui vous entourent en Inde. J'ai trouvé mes 3 premiers stages de danse en Inde à travers mon entourage proche (hôtel, restaurant, épicerie, spectacle). Mais avant de tout commencer, vous devez vous posez les questions suivantes : Quoi (Quel type de danse)? Où (dans quelle ville) ? Comment (qualité de la formation) et Combien (à quel prix)?Le Quoi et le Où. Je divise les danses Indiennes en 3 grandes catégories : les danses indiennes folkloriques, les danses indiennes classiques et la danse Bollywood.
1) Les danses Indiennes Folkloriques : L'Inde est riche d'innombrables formes de danse folkloriques (probablement des centaines). Chaque région de l'Inde a une culture dansée qui lui est propre, la plupart des danses folkloriques naissent et se pratiquent seulement dans certaines villes. Certaines sont plus connues que d'autres et s'exportent de plus en plus comme c'est le cas de la danse Kalbelia en France et du Banghra en Angleterre. La danse Kalbelia vient du Rajasthan. Ce lieu est donc le mieux approprié pour partir à la recherche de quelqu'un qui peut vous l'enseigner. Il faut aussi savoir qu'il y a de nombreux styles différents au sein même d'1 style particulier de danse folklorique. Pour la danse Kalbelia par exemple, certaines danseuses sont plus connues que d'autres au Rajasthan et en France mais il y a aussi de nombreux/ses autres artistes toutes aussi talentueux/es, qui vont tous avoir un style qui leur est propre. Lors de ma visite à Jodhpur, j'ai eu l'immense chance de pouvoir rencontrer et danser dans une famille qui pratique la danse Kalbelia depuis des générations. Souvent, ce sont des familles de danseurs qui apprennent et développent leur style de générations en générations et ils portent le nom de famille qui correspond à l'activité de leur caste. Les gens font donc appel à ses familles là pour faire des spectacles. Ces familles sont donc connues par de nombreuses personnes et sont, je pense (mais peut-être que la chance m'a aidé à les trouver) facilement approchables. La vie de ses artistes est parfois très dure et vous n'allez pas forcément comprendre ce que vous voyez autour de vous si vous vous lancez dans ce monde là. Je ne peux malheureusement rien vous dire de plus à ce sujet car j'étais venu en Inde dans le but d'apprendre le Kathak, et c'est maintenant ce que je suis en train de faire.
Alors que les danses folkloriques commencent à être malmenés par les effets de la vie moderne, les danses classiques indiennes elles, sont LOIN de disparaitre tant elles sont institutionnalisées et codifiées :
2) Les danses Indiennes classiques :
Voici un tableau des 9 danses classiques de l'Inde et de leur état d’origine selon la Sangeet Natak Academie.
Dance form State(s) of origin Bharatanatyam ->>Tamil Nadu Kathak ->>Uttar Pradesh Odissi ->>Orissa Kathakali ->>Kerala Mohiniyattam ->>Kerala Kuchipudi ->>Andhra Pradesh Manipuri ->>Manipur Gaudiya Nritya ->>West Bengal Sattriya ->>Assam
Si vous voulez vous lancer dans l'apprentissage d'une de ces danses, c'est comme si vous vouliez apprendre le Ballet en France. Vous pouvez très bien choisir d'aller en Inde et suivre seulement quelques heures de cours de la danse classique que vous avez choisi de découvrir. Cependant, si votre but est de maitriser ce style, cela vous prendra de nombreuses années de travail. La différence majeure ici avec notre danse classique nationale est que les danses classiques indiennes ne se limitent pas à l'apprentissage de la danse. Le solfège et le théâtre vont faire partie intégrale de votre apprentissage, ainsi que la musique, le chant et le yoga dans certaines écoles. La musique, le théâtre, le chant et la danse sont intimement liés en Inde. Les grandes écoles de danse classique du pays proposent des programmes complets d'apprentissage avec un diplôme à la clé. Même chose que pour les danses folkloriques ici, il y de nombreux sous-groupe de style différent dans chaque forme de danse. Chaque grande ville de l'Inde (Mumbai, Delhi, Kolkatta..) offre la possibilité d'apprendre la plupart de ces 9 danses classiques, mais vous trouverez beaucoup plus de professeurs particuliers et écoles dans la région d'origine du style que vous voulez apprendre. A savoir aussi que certaines écoles sont plus réputées que d'autre. Les meilleures écoles de Kathak par exemple sont pour la plupart à Delhi. Si vous voulez vous lancer dans l'aventure (danseuse professionnelle ou pas), il va falloir choisir votre mode d'apprentissage : école ou cours privés? Les cours dans les écoles sont enseignées à année longue ce qui signifie que vous devrez habiter en Inde pendant la durée de vos études. Certaines écoles ont la capacité d'héberger leur étudiants. D'autres n'acceptent que les étudiants qui reçoivent une bourse du gouvernement indien qui va financer leurs études, comme c'est le cas de l'école Kathak Kendra à Delhi il me semble. Cette école n'accepte que les étudiants qui ont une bonne base de Kathak. Chaque école a un mode particulier de fonctionner. Il est important de bien faire attention à ce que vous choisissez ici car certaines écoles se sont transformées en véritables institutions financières et se sont éloignées de leur message d'origine. De nombreux danseurs étrangers viennent en Inde pour apprendre la danse (surtout le Baratanatyam et l'Odissi) et les locaux savent que les étrangers ont un pouvoir financier bien supérieur au leur. Quand à moi j'ai choisi les cours privés, même si plus onéreux, car plus flexibles et plus efficaces dans le temps. Je me rends à Delhi 4 mois par an pour apprendre le Kathak. Si vous vous donnez les moyens (je dois chaque année économiser pour l'année suivante) et que vous êtes motivés, les cours pivés sont selon moi la meilleure solution, peut importe le style choisi.
3) La danse Bollywood : C'est le style de danse des films Indiens Bollywood qui sont en langue hindi et produits pour la plupart dans la région de Mumbai (Bombay). Ce style mélange un peu de tout (danses folkloriques et classiques indiennes, danses occidentales, danse orientale etc..). Il y a aussi la version Tamoule, le Kollywood, au Tamil Nadu. Il y a de nombreux styles de danse Bollywood différents, du plus traditionnel au plus occidentalisé. Certaines chorégraphies Bollywood vont être plus influencées par le Baratanatyam ou le Kathak alors que d'autres vont plus ou moins ressembler à notre style modern-Jazz. Les films indiens actuels semblent de plus en plus tournés vers l'occident et les magnifiques chorégraphies du film Devdas se font de plus en plus rares! Si vous voulez apprendre ce style, le mieux selon moi est de l'apprendre chez nous! Il y a de nombreux professeurs de danse Bollywood compétents en Europe et en Amérique du Nord. Mais c'est vrai que certaines villes sont plus reconnues que d'autres dans ce domaine comme par exemple Londres ou New York. Pour ce qui est de l'apprentissage de ce style en Inde, Mumbai me semble l'endroit le plus approprié. J'ai fait partie d'une troupe de danse Bollywood basée à Toronto et notre prof venait de Mumbai. Elle me disait qu'il y a de nombreuses bonnes écoles dans cette région. Mais je ne peux pas dire grand chose de plus à ce sujet, je n'ai jamais essayé de trouver des cours de Bollywood en Inde. Je recommande une grande prudence aux danseurs qui veulent se lancer là dedans en Inde. Encore une fois, les locaux savent très bien nous duper. Attention aussi aux productions Bollywood qui recherchent des danseuses "blanches" pour jouer dans leur films à Mumbai. Préparer vous aux jupes courtes et choré sexy; plus important : pensez aux conséquences ce que vous faites! Le public indien juge les occidentaux de la façon dont ils se montrent dans les films et il n'est pas rare que certaines touristes occidentales se fassent toucher dans les transports en communs parce que certains indiens pensent que de toute façon " elles vont tout accepter, ce sont des filles faciles". Si vous avez un peu de bon sens et de respect pour vous même et pour la culture indienne, n'acceptez pas n'importe quoi.Comment et Combien :Quel est votre degré d'intérêt envers la danse et les danses indiennes? vous y intéressez-vous de façon professionnelle et/ou voulez-vous plutôt vivre une expérience locale profonde et/ou amusante? Votre degré d'intérêt est intimement lié avec la qualité de la formation que vous choisirez. En danse classique indienne, les professeurs les plus réputés chargent plus que les autres (en cours privés). J'ai vu les prix par heures de cours privé passer de 200Rp (3 euros) de l'heure à 1000Rp (15 euros) selon la région de l'Inde et la réputation du professeur. Mais comme vous le verrez, tout est possible en Inde et la diversité de ce que l'on va vous proposer n'a des fois aucun sens (plus particulièrement pour les cours de danses folkloriques): Une danseuse renommée d'exception rencontrée à Jodhpur, m'a proposé des cours gratuitement, tandis qu'une danseuse à Udaipur, sans talent exceptionnel, faisait payer ses cours. Comme dis plus haut, les cours privés sont selon moi les plus avantageux quand vous n’habitez pas en Inde. Les cours privés sont quelque chose de très communs en Inde et facile à trouver. Ceci marche aussi pour les cours de musique et de chant. Vous pouvez marchander le prix de vos cours avec votre professeur en fonction de votre situation financière. Tous ceux que j’ai rencontrés étaient très compréhensifs à ce sujet.
Voilà n'hésitez pas à compléter ce post avec vos expériences artistiques! Si vous avez des questions à me poser, n'hésitez pas à me contacter, je serais ravie de pouvoir vous aider.
bonjour bonjour!
je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants...
je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa!
merci a tous (ttes)!
Maintenant la musique classique carnatique commence a etre populaire ...au fur et a mesure ( au contraire la musique classique hindustani de nord de l'Inde est deja connu en Europe avec Ravi Shankar etc ). Il ya deux sortes de la musique classique indienne...la musique carnatique de sud de l'Inde et la musique hindustani de nord de l'Inde. Le centre da la musique carnatique est Madras..le capital de l'etat de Tamil Nadu.Au mois de Decembre...il ya un grand festaival de la musique...une centaine de concerts partout..pendant un mois et aussi des spectacles de la Danse bharathanatyam.
Si qqn veut des infos sur la musique carnatique et la danse classique indienne...vous pouvez me contacter.Je vis a Madras et je suis chanteur de la musique carnatique.
Si qqn veut des infos sur la musique carnatique et la danse classique indienne...vous pouvez me contacter.Je vis a Madras et je suis chanteur de la musique carnatique.
Il faut forcement porter des vetements de couleurs, plutot larges, se mettre un point sur le front et manger avec les mains....A quand la baignade dans le Gange le matin?
C'est evidemment volontaire de lancer ce type de discussion sous cette forme tres provocante....Mais je souhaite reellement avoir vos differents avis sur la question...
Dans le cadre d'un tour du monde d'une annee, nous sommes, avec deux amis, en Inde pour deux mois...Nous voyons un tas de personnes, des occidentaux notamment, tels que decrit ci dessus. Et le comble, rare sont les indiens, a se comporter et a shabiller de la sorte....
Merci de m'eclairer un peu....
C'est evidemment volontaire de lancer ce type de discussion sous cette forme tres provocante....Mais je souhaite reellement avoir vos differents avis sur la question...
Dans le cadre d'un tour du monde d'une annee, nous sommes, avec deux amis, en Inde pour deux mois...Nous voyons un tas de personnes, des occidentaux notamment, tels que decrit ci dessus. Et le comble, rare sont les indiens, a se comporter et a shabiller de la sorte....
Merci de m'eclairer un peu....
Salut!
Aprés avoir fait l'Asie du Sud-est, je souhaite me consacrer à l'Inde. Pour cela, je suis en train de monter un projet de voyage d'un mois avec deux possibilités
1) soit l'Inde du Nord à l'automne 2009 (Novembre-Décembre)
2) soit l'Inde du Sud en Janvier-Février 2010 car c'est me semble-t-il une période riche en fêtes et processions.
Un mois me semble une bonne durée et il est clair que je ne pourrais pas tout voir, tant d'un coté que de l'autre. D'autre part, je cherche à ne pas me faire un programme surchargé, digne d'une agence de voyage car ce serait contre-productif et puis, dans ce pays, il faut savoir prendre son temps et donner du "temps au temps".
Je commence à bosser sur ce projet et cherche des coéquipier(e)s pour ce périple. Qui serait intéréssé? Je suis un passionné de photos et de vidéos (j'ai déjà un site avec quelques albums http://www.carnets-hermes.net (!! à regarder plutôt avec Firefox et ce site a encore des imperfections que je dois corriger).). D'autre part, au cours de cé périple qui me permettra de découvrir ce pays continent, je souhaiterais pouvoir m'intéresser à un aspect de ce pays: sa culture. Je suis trés attiré par les musiques, la danse et le théâtre. Si je peux assister à des spectacles de ce genre, je serais comblé car entendre le son d'un sithar, d'un tabla, voir une danseuse de bahratanatyam, un spectacle de kathakali sont pour moi des moments magiques auxquels j'ai gouté en 2004 quand ce fût l'année indienne à Lille.
Aprés avoir fait l'Asie du Sud-est, je souhaite me consacrer à l'Inde. Pour cela, je suis en train de monter un projet de voyage d'un mois avec deux possibilités
1) soit l'Inde du Nord à l'automne 2009 (Novembre-Décembre)
2) soit l'Inde du Sud en Janvier-Février 2010 car c'est me semble-t-il une période riche en fêtes et processions.
Un mois me semble une bonne durée et il est clair que je ne pourrais pas tout voir, tant d'un coté que de l'autre. D'autre part, je cherche à ne pas me faire un programme surchargé, digne d'une agence de voyage car ce serait contre-productif et puis, dans ce pays, il faut savoir prendre son temps et donner du "temps au temps".
Je commence à bosser sur ce projet et cherche des coéquipier(e)s pour ce périple. Qui serait intéréssé? Je suis un passionné de photos et de vidéos (j'ai déjà un site avec quelques albums http://www.carnets-hermes.net (!! à regarder plutôt avec Firefox et ce site a encore des imperfections que je dois corriger).). D'autre part, au cours de cé périple qui me permettra de découvrir ce pays continent, je souhaiterais pouvoir m'intéresser à un aspect de ce pays: sa culture. Je suis trés attiré par les musiques, la danse et le théâtre. Si je peux assister à des spectacles de ce genre, je serais comblé car entendre le son d'un sithar, d'un tabla, voir une danseuse de bahratanatyam, un spectacle de kathakali sont pour moi des moments magiques auxquels j'ai gouté en 2004 quand ce fût l'année indienne à Lille.
Bonsoir !
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Salut à tous,
je recherche des cours d'hindi, en groupe ou en particulier (mais pas trop cher) sur Paris et sa région. Si quelqu'un a un bon tuyau, je suis preneuse.
Nat
Bonjour ou Bonsoir 😉
La cuisine indienne m'attire depuis quelques temps... je n'arrive pas a faire certains plats: j'essaie pour épater une amie de faire le Palak Panner.. pas moyen de le reussir 🤪🤪
Je viens aupres de vous pour solliciter votre aide
Je suis à la recherche d'un cours de cuisine indienne à Paris ou en Région parisienne (- 30€).🤪🤪
Merci pour votre aide😮😮
La cuisine indienne m'attire depuis quelques temps... je n'arrive pas a faire certains plats: j'essaie pour épater une amie de faire le Palak Panner.. pas moyen de le reussir 🤪🤪
Je viens aupres de vous pour solliciter votre aide
Je suis à la recherche d'un cours de cuisine indienne à Paris ou en Région parisienne (- 30€).🤪🤪
Merci pour votre aide😮😮
Ce message est lié au message Coincée à Jabalpur en Inde.
Pourquoi la mouche ?
Une vieille histoire connue des anciens de Vf. Vous ne savez pas où aller (et vous êtes loin d'être Jaïn ou Bishnoï) ? Mettez-vous devant la carte de géographie affichée sur un mur de votre auberge et attendez la première mouche (un moustique fait aussi bien l'affaire). Dès que l'animal arrive vous l'écrasez. La tache de sang immonde est votre prochaine destination.
N'est-ce pas une forme de lutte contre la pensée unique des guides touristiques (pourtant tellement "off the beaten tracks") ?
Pourquoi la porte ?
La porte coulissante. Ce matin nous sommes allés, ma femme et moi, rendre visite à quelques rayons d'ameublement. Rien à voir avec l'Inde. Que vous dites ! Depuis les années 60 nous sommes habitués à voir beaucoup, que dis-je, trop d'armoires à portes coulissantes, nous sommes même en plein règne de la porte coulissante. Quelle satisfaction au déjeuner d'avoir choisi un tout autre aménagement avec... mais oui !!!, nous allons oser, des portes qui s'ouvrent tellement bêtement que si vous ne faites pas gaffe au réveil vous pouvez vous la mettre dans la figure.
Nous avons là une forme directe de lutte contre la pensée unique de la porte-coulissante.
Et le rapport avec l'Inde ? J'y arrive.
Ce matin un membre de Vf nous amène à la découverte d'un homme, - le grand indologue français -, Alain Danielou. Je fais remarquer que je ne trouve pas cet homme dans le petit Larousse illustré 2002, il faut dire qu'il est petit, que ce n'est que le Larousse et qu'il date un peu. J'explique que le terme - Le - au lieu du terme - Un - peut prêter à confusion, et - grand - aussi, au passage. J'ajoute que le terme indianiste est plus utilisé, à mon humble avis, que indologue. Que n'avais-je point fait là ! Sacrilège !
Très grosse erreur de ma part. Je n'ai pas donné la liste des livres dédiés à l'Inde dormant sur mes étagères, des conférences où, beaucoup trop rarement, j'ose me faire tout petit pour écouter des indianistes de renom, des cours que je ne suis pas toujours avec l'attention que nos enseignants méritent. Non, j'ai parlé d'un petit dictionnaire de rien du tout.
Ce cher philipfrench me dit - Lui qui a connu de l'intérieur la société indienne traditionnelle et à reçu directement l'enseignement des pandits et des érudits hindous reste encore snobé par les indianistes "officiels" et les universitaires. -. Admirons la mise entre guillemets du qualificatif - officiels -.
Halte à la pensée unique ! Merci de nous le rappeler.
Ces officiels et universitaires qui se tirent dans les pattes comme ce n'est pas possible, nos connaisseurs n'ont pas manqué de le noter au cours de leurs recherches, cette nomenclatura indianiste (je me lâche Jean-Marie) instille dans nos chères petites têtes blondes une pensée unique en excluant bien sûr et sans raison affichée un de leurs pairs. Seul contre tous Monsieur Alain Daniélou ? Sans raison sinon, peut-être, le tort de penser autrement ?
Heureusement une maison d'édition va rééditer... Pas seul, ouf ! Il y a même un site.
Dommage, je ne suis pas rendu assez loin dans mes études sur l'Inde pour dire pourquoi une telle désaffection. Dommage philipfrench n'avait pas la place ou le temps pour nous expliquer le fin mot de l'histoire, pour nous conter un différent entre un penseur officiel et Monsieur Alain Daniélou.
Un grand musicologue, un grand connaisseur de l'Inde, un grand compilateur de données bues à la bouche même des érudits hindous, qui a contesté celà parmi les officiels et les universitaires ? Personne il me semble. Par contre ses théories n'ont peut-être pas été bien acceptées ?
Je m'en vais mais je pense que phillipfrench, tellement soucieux de réparer l'injustice, vous distillera tout ceci dans une rubrique dédiée à ce sujet.
Ne parlons pas du rejet de la vision linéaire du temps faisant place à l'adoption de la théorie très hindouiste des cycles.
Non, parlons de la bombe.
Pourquoi la bombe ? Si vous avez jeté un oeil au Mahabharata ou à Andha Yug (de Dharamvir Bharati) tiré de cette célèbre épopée (dans wikipédia il est fait référence au Puranas, méfions-nous un peu de wikipédia) vous avez probablement trouvé un passage parlant d'une arme "totale". L'arme nucléaire dont on n'a bien sûr retouvé aucune trace parce que c'est tellement ancien... et qu'en plus elle a elle-même, dans son propre feu, détruit toutes traces. Les archéologues l'ont dans le baba ma brave dame.
Incroyable, certains officiels et universitaires osent émettre des doutes.
Je ne veux pas, je ne peux pas insulter michelji (et surtout pas Monsieur Daniélou). D'une part le - ji - est une marque de respect, d'autre part il m'est impensable de croire que michelji ne sait pas faire la différence entre - Le - et - Un - ou entre la présence et l'absence du terme grand. Juste que pour michelji Monsieur Alain Daniélou est quelqu'un qui compte. Parfait.
Et phillipfrench ? L'utilisation d'un participe comme - snobé -, le jeu sur les guillemets autour de officiels et la mise en cause de ceux-ci et des universitaires tout ceci me fait penser aux discours d'un pourfendeur de la pensée unique vieillissant et très proche de la disparition (nomenclature, la bande des quatre, les universitaires en place... vous l'avez reconnu, non ?). Est-ce un hasard ?
Quoiqu'il en soit donnez-nous plus d'informations messieurs. Parlez-nous des différents, au moins d'un, entre Monsieur Daniélou et la "nomenclatura". Sortez-le de son anonymat mais avec brio. Monsieur Alain Daniélou connu pour sa très gande modestie, il n'en a jamais demandé tant.
P.S. Je n'avais pas besoin de chercher dans le dictionnaire. J'en avais entendu parler. Quand même.
Pourquoi la mouche ?
Une vieille histoire connue des anciens de Vf. Vous ne savez pas où aller (et vous êtes loin d'être Jaïn ou Bishnoï) ? Mettez-vous devant la carte de géographie affichée sur un mur de votre auberge et attendez la première mouche (un moustique fait aussi bien l'affaire). Dès que l'animal arrive vous l'écrasez. La tache de sang immonde est votre prochaine destination.
N'est-ce pas une forme de lutte contre la pensée unique des guides touristiques (pourtant tellement "off the beaten tracks") ?
Pourquoi la porte ?
La porte coulissante. Ce matin nous sommes allés, ma femme et moi, rendre visite à quelques rayons d'ameublement. Rien à voir avec l'Inde. Que vous dites ! Depuis les années 60 nous sommes habitués à voir beaucoup, que dis-je, trop d'armoires à portes coulissantes, nous sommes même en plein règne de la porte coulissante. Quelle satisfaction au déjeuner d'avoir choisi un tout autre aménagement avec... mais oui !!!, nous allons oser, des portes qui s'ouvrent tellement bêtement que si vous ne faites pas gaffe au réveil vous pouvez vous la mettre dans la figure.
Nous avons là une forme directe de lutte contre la pensée unique de la porte-coulissante.
Et le rapport avec l'Inde ? J'y arrive.
Ce matin un membre de Vf nous amène à la découverte d'un homme, - le grand indologue français -, Alain Danielou. Je fais remarquer que je ne trouve pas cet homme dans le petit Larousse illustré 2002, il faut dire qu'il est petit, que ce n'est que le Larousse et qu'il date un peu. J'explique que le terme - Le - au lieu du terme - Un - peut prêter à confusion, et - grand - aussi, au passage. J'ajoute que le terme indianiste est plus utilisé, à mon humble avis, que indologue. Que n'avais-je point fait là ! Sacrilège !
Très grosse erreur de ma part. Je n'ai pas donné la liste des livres dédiés à l'Inde dormant sur mes étagères, des conférences où, beaucoup trop rarement, j'ose me faire tout petit pour écouter des indianistes de renom, des cours que je ne suis pas toujours avec l'attention que nos enseignants méritent. Non, j'ai parlé d'un petit dictionnaire de rien du tout.
Ce cher philipfrench me dit - Lui qui a connu de l'intérieur la société indienne traditionnelle et à reçu directement l'enseignement des pandits et des érudits hindous reste encore snobé par les indianistes "officiels" et les universitaires. -. Admirons la mise entre guillemets du qualificatif - officiels -.
Halte à la pensée unique ! Merci de nous le rappeler.
Ces officiels et universitaires qui se tirent dans les pattes comme ce n'est pas possible, nos connaisseurs n'ont pas manqué de le noter au cours de leurs recherches, cette nomenclatura indianiste (je me lâche Jean-Marie) instille dans nos chères petites têtes blondes une pensée unique en excluant bien sûr et sans raison affichée un de leurs pairs. Seul contre tous Monsieur Alain Daniélou ? Sans raison sinon, peut-être, le tort de penser autrement ?
Heureusement une maison d'édition va rééditer... Pas seul, ouf ! Il y a même un site.
Dommage, je ne suis pas rendu assez loin dans mes études sur l'Inde pour dire pourquoi une telle désaffection. Dommage philipfrench n'avait pas la place ou le temps pour nous expliquer le fin mot de l'histoire, pour nous conter un différent entre un penseur officiel et Monsieur Alain Daniélou.
Un grand musicologue, un grand connaisseur de l'Inde, un grand compilateur de données bues à la bouche même des érudits hindous, qui a contesté celà parmi les officiels et les universitaires ? Personne il me semble. Par contre ses théories n'ont peut-être pas été bien acceptées ?
Je m'en vais mais je pense que phillipfrench, tellement soucieux de réparer l'injustice, vous distillera tout ceci dans une rubrique dédiée à ce sujet.
Ne parlons pas du rejet de la vision linéaire du temps faisant place à l'adoption de la théorie très hindouiste des cycles.
Non, parlons de la bombe.
Pourquoi la bombe ? Si vous avez jeté un oeil au Mahabharata ou à Andha Yug (de Dharamvir Bharati) tiré de cette célèbre épopée (dans wikipédia il est fait référence au Puranas, méfions-nous un peu de wikipédia) vous avez probablement trouvé un passage parlant d'une arme "totale". L'arme nucléaire dont on n'a bien sûr retouvé aucune trace parce que c'est tellement ancien... et qu'en plus elle a elle-même, dans son propre feu, détruit toutes traces. Les archéologues l'ont dans le baba ma brave dame.
Incroyable, certains officiels et universitaires osent émettre des doutes.
Je ne veux pas, je ne peux pas insulter michelji (et surtout pas Monsieur Daniélou). D'une part le - ji - est une marque de respect, d'autre part il m'est impensable de croire que michelji ne sait pas faire la différence entre - Le - et - Un - ou entre la présence et l'absence du terme grand. Juste que pour michelji Monsieur Alain Daniélou est quelqu'un qui compte. Parfait.
Et phillipfrench ? L'utilisation d'un participe comme - snobé -, le jeu sur les guillemets autour de officiels et la mise en cause de ceux-ci et des universitaires tout ceci me fait penser aux discours d'un pourfendeur de la pensée unique vieillissant et très proche de la disparition (nomenclature, la bande des quatre, les universitaires en place... vous l'avez reconnu, non ?). Est-ce un hasard ?
Quoiqu'il en soit donnez-nous plus d'informations messieurs. Parlez-nous des différents, au moins d'un, entre Monsieur Daniélou et la "nomenclatura". Sortez-le de son anonymat mais avec brio. Monsieur Alain Daniélou connu pour sa très gande modestie, il n'en a jamais demandé tant.
P.S. Je n'avais pas besoin de chercher dans le dictionnaire. J'en avais entendu parler. Quand même.
Coucou à tous,
Suite à la précédente réunion de dimanche dernier, le 7 janvier 2007, l’envie de vous revoir et l’envie de chacun de se retrouver autour de l’Inde, la chaleur des contacts que j'ai eu, tout cela m’a titillée et donner encore plus l'envie de renouveler l'expérience…du coup, suite à une conversation avec Katabolonga et Muskan (que je prends au mot)…l’idée m’est venue d’organiser une prochaine rencontre sur le même thème en février à Paris.
J'ai fixé sa date le samedi 10 février 2007 à 12h30.
Petit rappel du post précédent (sur celui du 7 janvier) Le nom du restaurant que j’ai choisi est le
SURAJ PARIS, 121 rue Didot 75014 PARIS Tél 01 45 45 57 48
Ils ont une adresse internet : www.surajparis.com
Bon je m'y suis prise super à l'avance mais j'ai parlé de notre déjeuner à un ami qui m'a conseillé ce restau et comme je suis une impatiente, je les ai contacté tout de suite. Je leur ai demandé quel tarif il serait prêt à nous proposer pour plus de 30 personnes, à moins de 15 euros, aux alentours de 10 euros (sachant qu'ils proposent un menu à 9 euros) et s'il pourrait nous inclure un café ou un chaï compris au menu ou offert :
Voici ce que Suraj (que j'ai contacté par e-mail cet après-midi), le patron m'a répondu :
A partir de 30 personnes, il nous propose le menu a 9 euros avec le café ou le chaï pour un euro de plus.
Pas mal, non ? Ce qui reviendrait à 10 euros au total le menu pour chacun.
Le hic c'est que je ne connais pas le restaurant personnellement, il est nouveau apparemment et je ne voudrais pas que vous soyez déçus. Les restaurants de Gare du Nord sont trop petits...Je vais essayer de le tester pour voir si c'est vraiment un endroit qui vaut le coup... Quelqu'un voudrait m'accompagner tiens ? Je demanderais si possible, pour que ce soit encore plus convivial, de disposer les tables en rond...enfin on verra.
Est-ce que ça vous conviendrait ?
Bonne journée
Jasmine 2006
Suite à la précédente réunion de dimanche dernier, le 7 janvier 2007, l’envie de vous revoir et l’envie de chacun de se retrouver autour de l’Inde, la chaleur des contacts que j'ai eu, tout cela m’a titillée et donner encore plus l'envie de renouveler l'expérience…du coup, suite à une conversation avec Katabolonga et Muskan (que je prends au mot)…l’idée m’est venue d’organiser une prochaine rencontre sur le même thème en février à Paris.
J'ai fixé sa date le samedi 10 février 2007 à 12h30.
Petit rappel du post précédent (sur celui du 7 janvier) Le nom du restaurant que j’ai choisi est le
SURAJ PARIS, 121 rue Didot 75014 PARIS Tél 01 45 45 57 48
Ils ont une adresse internet : www.surajparis.com
Bon je m'y suis prise super à l'avance mais j'ai parlé de notre déjeuner à un ami qui m'a conseillé ce restau et comme je suis une impatiente, je les ai contacté tout de suite. Je leur ai demandé quel tarif il serait prêt à nous proposer pour plus de 30 personnes, à moins de 15 euros, aux alentours de 10 euros (sachant qu'ils proposent un menu à 9 euros) et s'il pourrait nous inclure un café ou un chaï compris au menu ou offert :
Voici ce que Suraj (que j'ai contacté par e-mail cet après-midi), le patron m'a répondu :
A partir de 30 personnes, il nous propose le menu a 9 euros avec le café ou le chaï pour un euro de plus.
Pas mal, non ? Ce qui reviendrait à 10 euros au total le menu pour chacun.
Le hic c'est que je ne connais pas le restaurant personnellement, il est nouveau apparemment et je ne voudrais pas que vous soyez déçus. Les restaurants de Gare du Nord sont trop petits...Je vais essayer de le tester pour voir si c'est vraiment un endroit qui vaut le coup... Quelqu'un voudrait m'accompagner tiens ? Je demanderais si possible, pour que ce soit encore plus convivial, de disposer les tables en rond...enfin on verra.
Est-ce que ça vous conviendrait ?
Bonne journée
Jasmine 2006
13 juillet 2003 Paris
Air India. 7h de retard, le réservoir s'est vidé sur le sol de Roissy 🙁
14 juillet 2003
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
... la musique qui marche au pas cela ne me regarde pas...
Léger flottement pour le transit à Mumbai mais je dégotte enfin un avion pour Delhi. Il faut que je pense, pour l'année prochaine, à trouver un avion Mumbai Jodhpur. Je repère un touriste isolé. Delhi, environ 11h du matin. Je récupère mon sac à dos et mon touriste solitaire. Il est américain - Did you book an hotel ? - Non, il n'a rien prévu. - We can share a prepaid taxi and go to my hotel in Paharganj ? - Parfait. J'arrive avec Chris, j'ai de quoi donner un bon pourboire à notre chauffeur, un Sikh, et j'apporte un client comme promis à Surender Mohan (Sone pê Suhaga...). Pour 250 rps, à Delhi, la chambre est correcte. L'accueil est toujours bon, les deux frères et les employés toujours prêts à rendre service. Le Hare Krishna roof top restaurant à 250m sur la droite en débouchant dans Main Bazar me convient parfaitement. 15 juillet 13h Je vais à pied à la New Delhi Station. Les gens sont bien sages, la queue est parfaite, je ne vois qu'une seule tête. Je prend un ticket pour Kurukshetra, ville sainte de l'Haryana (te souvient-il des conseils prodigués par Krishna à Arjuna avant la grande castagne familiale ?) sise à 157 km au Nord de Delhi. Petit problème pour entrer dans le train. Bousculade de première, je perds mon clip solaire sans m'en rendre compte. Les gadgets pour playboy ne sont pas faits pour moi, je le savais depuis longtemps. Par contre, j'ai trouvé un siège. Quelques échanges un peu courts avec mes sympathiques voisins. je ferais bien de récupérer mon Hindi pour converser un peu plus... Arrivée à Kurukshetra. Je sors de la gare. J'achète un paquet de "Four Square", attention fumer du tabac nuit gravement à la santé. D'un autre côté, produire beaucoup de fumée à la tombée du jour protège du palu... Pas le temps de tirer deux bouffées qu'un local me demande où je veux aller. - Birla Mandir ? -. Autour de ce temple je sais qu' il est possible de trouver des dharamsalas. Il me propulse dans un rickshaw collectif et de dire au chauffeur - Birla Mandir, 5 rps -. Finie la cigarette reposante, la vie trépidante reprend. Bien, je suis face au temple. Une rue à gauche, une rue à droite. Droite, gauche, gauche droite... Prenons celle de droite. Un banc, deux chaises et quelques rudes travailleurs papotant gentiment devant le petit bureau de poste. - Äie, baithie ! - C'est demandé si gentiment que j'accepte volontiers la chaise qui m'est offerte. - Chaï pijie ! - Et un thé indien pour le touriste. En plus j'ai l'autorisation de boire aussi une cigarette (en Inde nous ne fumons pas, nous buvons la cigarette). Après quelques échanges, mon Hindi me revient, Om Parkash Garag, le chef du bureau de poste, boudha souriant, serein, je dirais même satisfait, m'accompagne au Jat Dharamsala qui se trouve juste derrière le bureau le poste. Visite de deux parmi les 471 chambres. Il est possible de choisir le dortoir. Tant que je ne dépasse pas 150 rps je peux m'offrir du luxe : fan et cooler, salle de bain spacieuse, de quoi accrocher ma moustiquaire, parfait. Allons remplir les formalités, passeport, visa... Le directeur, est du genre discret, bel homme avec un petit air malain. Il ne dit pas un mot. Il m'avouera plus tard qu'il comprend ce que nous disons mais qu'il préfère ne pas parler un mauvais anglais. Bon, il est temps de s'installer, moustiquaire, petite douche, fringues propres et me voilà dehors. Je m'offre une balade derrière le Birla Mandir. Là, un immense réservoir, le Brahma Samovar. Ce calme à la tombée de la nuit, cette immense étendue d'eau sacrée, tous ces gens qui flanent en papotant silencieusement, cette douce luminosité, je m'asseoie au bord de l'eau pour me rafraichir de cette paix partagée. Un étudiant, Kurukshetra abrite une université fameuse en Inde, me demande l'autorisation de me parler. Thick hai. Sujet assez commun : en gros le passé n'existe plus, le présent c'est tout juste, mais l'avenir ça compte un max. Bof, moi la philo... A peine le temps de lui expliquer que j'appartiens déjà au passé qu'il s'en va en se demandant s'il m'a bien rencontré. Bien, prenons la rue que j'ai délaissée à mon arrivée. Un petit Dhaba (en Hindi, une gargotte peut aussi s'appeler hotel...), son nom - Celebrate - attire mon attention. J'entre, namaste, et je découvre l'aubergiste, Sudesh, une fort belle femme. Phd de Sanskrit qu'elle est ! Je la sens un peu conservatrice. Néanmoins, je tente une légère approche (en Inde restons très très léger...). Conversation bien aimable. Diner très indien. Dodo. 16 juillet Kurukshetra Sucreries et chaï au petit déj chez le chaïwala d'à côté. Mon postier favori demande à un jeune garçon de m'accompagner au Panorama, un museum des sciences avec plein de gadgets pour faire des expériences de physique très divertissantes. Bon, passons au Shri Krishna museum lequel mérite bien deux bonnes heures. En plus des rappels nombreux au fameux sermon de Krishna à Arjun before le célèbre bain de sang (lisez la Bhagavad Gîtâ traduite du sanskrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe chez Points / Sagesses) plein de petites choses passionnantes à découvrir (non, je n'ai pas d'appareil photo, il va falloir vous déplacer...). C'est pas tout ça, le déjeuner m'attend... chez mon aimable Sudesh. Un moment délicieux à papoter tous les deux... Amateurs de vieilles pierres vous pouvez visiter, comme moi dans l'après-midi, le Sheikh Chehli Jalal Mausoleum. Un musée qui parle, entre autres, des récentes découvertes dans la mer au bord de la ville sainte de Dwarka (ville très agréable et paisible), Gujarat. C'est trop fort, Bhujh me revient. Bhujh, je pleure en revoyant le marché aux légumes, ses petites ruelles autour, ce barbier fraternel qui m'arrêta en me prenant par le coude pour me montrer les photos des touristes qu'il avait tant aimés. Même toi le gars avec qui je m'engueulais violemment dans la Guest house, même toi, j'aimerais te revoir pour qu'on se frotte encore un peu. Vous pensez que Dieu existe (la question est trop complexe pour ma petite tête) ? Où est-il celui qui a permis ce tremblement de terre violent et terriblement injuste ? Gros sur la patate... Visite d'un petit temple, les gamins s'amusent comme des petits fous dans le bassin. Retour au Birla mandir. Waouh, un touriste ! Il vient de Toronto. Bon, nous sommes là pour s'entraider. Je lui raconte la ville, il m'écoute poliment (ça change de la plupart des autres lesquels, en général, sourds à tout conseil occidental, préfèrent écouter les aimables garçons des rues qui leur préparent des entubages de première bourre. Rien de tel que sa propre expérience, non ?). Puis il me remercie, précisant au passage qu'il est originaire de Kurukshetra. Elle est bien bonne. Garag, notre postier, m'invite à prendre un pot chez lui. Famille très sympa. Bon, c'est pas tout ça, le devoir nous attend. Bus pour Joytisara, son et lumière... eh oui, toujours la même histoire, Krishna, Arjuna... mais en Hindi. Je m'accroche un peu et je décide rapidement de ne regarder que les images, les lumières en fait. Beaucoup de bruits et de fureurs... C'est décidé, je m'inscris aux Langues O dès la rentrée. Retour au bercail après avoir dîné dans une petite gargotte le long de la rue principale. Super bon ! Je dois indiquer aux touristes nécessiteux que le Jat Dharamsala sert 1000 repas gratuits et ceci deux fois par jour, midi et soir. 17 juillet Kurukshetra. Adieux, départ et arrivée à Fada City. Re-sucreries et chaï pour y faire trempette. Mon ami le postier insiste (il m'enverra par la suite des documents et téléphonera plusieurs fois à Paris) pour que je lui fasse une lettre en vue d'obtenir un visa... de 6 mois ! Que va en penser Sarkosette ? Petit tour pour les adieux et les cadeaux. - Ah, ma chère Sudesh, je suis bien triste (tiens, un petit flacon de parfum) - Et moi donc - dit-elle en me servant mon masala dosai. Essuyons les larmes, rickshaw pour Pipli où le bus pour Chandigarh devrait me prendre (à moins que ce ne soit l'inverse ?). Votre immense culture vous rappelle au souvenir du Fada, Le Corbusier qui a, entre autres divertissements, dessiné les plans de cette immense ville, capitale de deux états de l'Inde, l'Haryana et le Punjab. Ne faites pas comme moi, travaillez les itinéraires des bus, ça vous économisera du temps et de l'argent. Je vais au Panchayat Bhavan. Ma religion m'interdisant de dépasser les 150 roupies, je prend une chambre à 80 avec douche commune. Pas extraordinaire mais, moi, du moment que je peux installer ma moustiquaire... En bas, au resto de l'hôtel, thali à 20 roupies, excellent. 18 juillet Chandigarh Rock garden, un immense et magnifique jardin "à la facteur Cheval". Rien que pour croiser de jeunes indiennes prise en flagrant délit d'amour, se cachant dans les bras de l'heureux élu à mon passage, la visite vaut le coup. J'étais seul. La cafétaria propose des patisseries qu'elle n'a pas en stock et les paquets de biscuits ont, depuis longtemps, dépassé la date prescrite. La dame du bureau d'India Airlines est très aimable et très serviable. Si si, j'insiste. 19 juillet. Vers McLeodganj. 20-21 supporter McLeodganj... Espérant ne pas mourir complètement idiot, sur ma liste de villes possibles, j'ai inscrit celle-ci, un peu inquiet à l'idée de m'ensuquer dans un club à touristes. Chandigarh, Main bus stand. Je prend le bus 8 à la plate-forme 37 pour aller au bus stand 43. Je ne paye rien, gratuit ? Là je trouve un bus pour Dharamsala. Il est encore temps de revenir en arrière... Mais non, je m'enferre. Pour l'instant, tout va bien. Mais dans les derniers kilomètres le temps se gâte, il commence à pleuvoir sérieux. Changement de bus pour la montée à McLeodganj et l'arrivée : de rares rues avec des boutiques pour westerns dans tous les coins, des cowboys fonçant en moto dans ces chemins faits pour les vaches, les piétons et les enfants. J'ai envie de repartir mais je suis trempé. Deux jours pour sécher les vêtements... Pushkar, une nuit dans cette jolie ville m'avait largement comblé, Pushkar McLeodganj même conbat ! Deux villes qui sont superbes à 6h le matin, une bonne partie des touristes étant occupée à cuver la Kingfisher ou à se repérer dans la fumée des pétards. Non, ce n'est pas l'Inde et je n'aime vraiment pas du tout. Jame, Kashmiri, vendeur de bijoux (explique moi, avec ce que tu gagnes, où tu trouves de quoi manger, Jame ? Tu m'as l'air d'avoir une bien petite tension...) en face du Kailash, va faire de gros progrès aux échecs... s'il arrête de se déconcentrer en matant les mignonnes. Richard a une bien jolie petite fille et semble bien s'occuper des enfants du coin. Bon coeur. Fred, il a passé un an dans le coin il y a trois années de cela, est bien décu de ce que c'est devenu. Un frère d'amazonie passe dans la rue arborant un Tee shirt "Puerto Maldonado"... se demandant ce qu'il peut bien faire dans ce bled. Souvenirs... Petit tour entre deux averses en direction de Bhagsunath (un vrai de vrai, bien éclairé, dirait en prenant un air détaché "Bhagsu", j'suis du coin, quoi...). Bonne promenade. Du positif ? Des locaux gentils. Le Kailash hotel, personnel sympathique, mais construction un peu légère (vibrrrations quand les gens passent dans le couloir); Shambala, bon carott juice, laissez-vous tenter par la patisserie; Shangrila, à côté, très bon vegetable chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soirée éducative pour des enfants sikhs lesquels étaient là avec leurs parents : parmi quatre touristes très limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allée, buvant sa bierre au goulot. Plus fréquent qu'on peut le penser. Tiens on vient de me conter la délicatesse de certains qui ont le bon goût, à Leh, Manali ou ailleurs, de déclarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel où ils sont descendus, causant stupidement de gros torts à beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ? J'ai revu ma compagne de trois jours de l'été 99, Hannah, une sacrée voyageuse. - Toi Hannah ? - Toi Jacques ? - Te souviens-tu de Kahjuraho, Agra, Mathura ? J'en soupire rien que d'y penser. Hannah est, depuis 2000, tour leader pour une agence hollandaise. Te revoir m'a mis du baume au coeur. Plus tard, à Amritsar, Karl de Manchester me dira que Dharamsala, Kotwali Bazar, aurait gardé un peu plus de son authenticité. Je précise que pour descendre à Kotwali bazar point n'est besoin d'attendre le bus. Pour une roupie de plus vous pouvez partager une jeep avec les gens du coin (un court moment d'indianité ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?). Trois raisons valables pour justifier un tour à MacTruc 1) rencontrer éventuellement Hannah 2) vouloir méditer sévère avec les moines du château 3) savourer le bonheur intense de quitter MacMachin 22 juillet Echappée vers Amritsar Ouf, les vêtements sont secs, je suis libre ! Vivement le soleil d'Amritsar ! Lever 5h30, que cette ville est belle à cette heure là ! Attente du bus pour Manali, changement à Dharamsala pour celui de Pathankot. La route est très belle qui va vers l'Inde, la vraie. Pathankot. Je vais à pied du bus stand à la railway station. 1 km en plein cagna. Les rickshaw-valas ne me harcèlent pas outre mesure. Je dirais même qu'ils ont un certain sens de l'humour. Bref, la ville me semble déliceusement indienne, peu dégradée par le tourisme. Un bol d'air pur après les trois jours précédents. Je prend la file pour acheter mon ticket de train. Un jeune indien me passe devant. Sympa, je lui laisse trois secondes pour savourer l'intense bonheur de sa courte victoire. Une main ferme sur l'épaule droite, il se retourne et, dans le genre - just call me Uncle-ji - je lui fais un signe très convaincant comme quoi il serait bon de revenir un cran en arrière. Dans le doute il préfère se remettre derrière moi. Les vieux assis sur les bancs, accrochés à leur canne, jubilent, admiratifs. Non mais ! Rahul, mon nouveau et jeune, 21 ans, copain, partage mes cigarettes à la sortie de la gare (quelques jours plus tard, un policier, alors que nous fumions dans la police station d'Anoopgarh, m'a confié que fumer dans un espace public pouvait rapporter 1000 roupies d'amende et un mois de prison...). Rahul est vendeur dans un magasin de voitures et il en est très fier. Il prend le train lui aussi pour Amritsar car il doit porter une lettre importante dans une banque. Bousculade pour la montée dans le train. Rahul est trop tendre pour se battre pour un siège, et pas stratège pour un sou. Petit plaisir trop rare, une petite main me tripote la fesse droite. Quelle est la ravissante conquérante de mon joli postérieur (plein de taches de rousseurs) ? Mince, une vielle fripée qui tente de me faire la poche arrière. Un vrai serpent, elle se faufile avec sa fille, décue ne pas avoir réussi son affaire. Enfin, après 45 minutes de station debout nous trouvons un siège. Une famille indienne complète les quatres banquettes. En face de moi, en ordre décroissant de taille de la droite vers la gauche, trois jeunes filles de 18 à 15 ans, fort belles ma foi, et le petit frère qui dort, sa tête posée sur les cuisses de sa plus jeune soeur. Vous savez comment elles sont à cette âge là ? Pouffant de rire au moindre de mes gestes, répondant volontiers à mes sourires charmeurs (le satyre du 18ème qu'on m'appelle), voyage agréable... 22 juillet 16h environ, arrivée à Amritsar A la sortie je m'achète des cigarettes. Une accorte jeune femme aux formes généreuses me demande si je cherche quelque chose de précis. Je vois très bien ce qu'elle veut dire. Ma foi... Tout de même, je ne peux pas laisser Rahul sur le carreau pour la bagatelle. Je refuse, un peu à regret. Bof, elle avait bien le genre à faire payer ses charmes. Trop jeune pour ça (moi, pas elle !). Bon, nous décidons de nous séparer un instant. Rahul va à sa banque, moi à la Tourist guest house où il me rejoindra plus tard. Discussion acharnée avec un rickshaw-vala. - Tis rupae - Moi, je reste naturel, je fais le con, celui qui comprend mal l'Hindi - Tin rupae ? Ok -. Entre trente et trois roupies il y a de quoi bargainer. Nous étions arrivés à 20, en pleine descente, quand une voix s'élève - Patch ! -. Un rickshaw à pédale vient casser la baraque du mien en proposant cinq roupies. Triste qu'il est. Je lui pose une main fraternelle sur l'épaule - Das rupae ? - - Ok pour dix roupies -. Arrivé à l'hôtel je lui donne dix puis cinq de consolation. Tout le monde est content. Dépaquetage, installation de la moustiquaire (le coin semble propice aux folles activités de la femelle anophèle), petite douche et réception de Rahul revenu de la banque. Nous sortons, prenons une petite rue sur la gauche et entrons dans un dhaba pour nous faire une petite parantha (pensée émue pour Sandrine). Retour dans ma chambre, babillages entre garçons et adieu après échange d'adresses e-mail. Les gens de la guest house sont très accueillants, les moustiques et les puces aussi. Sam, un australien qui voyage depuis un an dit qu'il a perdu 20 kilos. Ca lui va plutôt bien. Kingfisher light et blabla avec Karl de Manchester, rasta blanc, musicien, accousticien et grand agnostique devant l'éternel. Curieux de tout qu'il est, surtout de l'Inde. Il n'y a pas que le blaireau du 10 Downing street en Angleterre, dieu merci ! 23 juillet Amritsar. La théorie de la mouche. Lessive, causette, Wagha Border (250 roupies) avec un jeune couple israélien. Je découvre au passage à quoi peuvent bien servir ces rouleaux de papier que les touristes trimballent avec eux : à éponger la sueur. Pas bête ma foi. Belle démonstration d'un nationalisme indien très agressif (nous le savions déjà, hélas !). Un homme danse, il est superbe, à la gloire de son pays, Bharat Mata-ji ! A la sortie des femmes entourent notre jeune amie, la touchent, gloussent avec elle. Bonne ambiance pour cette belle soirée. Retour à la guest house. Je rencontre un Punjabi. Je lui demande quelle ville je pourrais bien visiter au Punjab. Malout bien sûr. - Où habites-tu ? - Malout pardi ! - C'est décidé, sur la route vers le Rajasthan, Malout suivra Faridkot (prononcer Fridkôt). En discutant, Karl et moi tombons d'accord sur cette façon de voyager : fixer la carte de géo accrochée au mur. Attendre qu'une mouche se pose dessus. Plutôt que de l'écraser dégoulinante en une trace sanguinolante couvrant le chemin entre Amritsar et Ludhiana (conseil : empruntez à un jeune couple israélien le papier qui sert à éponger la sueur), repérez l'endroit qu'elle vient de désigner. Là vous avez la prochaine étape de votre voyage. Arrivée de Chris, un australien bien fatigué. Un baroudeur qui travaille de droite à gauche, la Chine, le Pérou, n'importe où dans ce vaste monde. Beau mec, la trentaine récente, léger accent du bush (désolé pour ce gros mot). Il va travailler au Pakistan. A demain, moi je vais faire dodo. 24 juillet Amritsar Longue, très longue et imprécise ballade avec Chris. Golden Temple puis le pélerinage au Jalawallian Barg où the fucking general Dyer donna l'ordre à la troupe de tirer sur une foule démunie. Entre ceux qui tombèrent sous les balles des colonisateurs et ceux qui se jetèrent dans le puit ce fut un véritable massacre. Depuis, la couronne britannique, égale à elle-même, a blanchi ce grand homme. Les nations riches, les nôtres, ont astucieusement massacré et continuent de massacrer directement ou indirectement, avec l'aide, très souvent, sinon la bénédiction ou le silence, de notre très sainte mère l'Eglise, bon nombre de populations pour leur piquer leurs richesses. C'est seulement un coup de pot que les francais ont perdu la bataille des Indes contre les anglais. Sinon, nous aurions certainement trouvé un bon BBS (béret baguette saucisson) pour cette sale besogne. Bon, retour laborieux à la Guest House et repas au Crystal. Air conditionné, très peu pour moi. Le riz à la vapeur de Chis est surprenant : 70 roupies, plus d'une journée de travail ! Franchement surfait. Préparation du départ et dodo. 25 Juillet - Amritsar Faridkot Mukstar Malout... Petit déjeuner. Michaela, une jeune et jolie teutonne arrive, 30 ans, fort bien faite de sa personne, joli sourire, très aimable, facile à faire rire malgré sa fatigue et son envie de prendre une douche. Je reste ? Allons, la route m'appelle, je la retrouverai, peut-être à Jaisalmer. Un peu tristounet tout de même.
Avec ma gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents...
Faridkot à la recherche d'une chambre. Soit le Sanduz, 600 roupies, soit un Dharamsala, 30 roupies. Rien ne me convient, retour au bus stand. Un bus m'attend. Je suis très mal assis tourné vers le fond du bus. Que vois-je ? Une femme ! Hélas, assise à côté d'un beau Sikh (ils sont plutot costauds et pas du genre à badiner avec l'amour. Je me souviens d'avoir été confronté au choix délicieux de laisser tomber ma Babita d'amour ou de me faire trancher la gorge. Je suis toujours aussi lâche mais bien content d'être encore vivant...). Le bus fait une courte halte. Le beau Punjabi descend... seul. Petit signe discret à la dame... qui acquiesce. C'est mon jour. Mon dieu qu'elle est belle ! Elle parle un anglais parfait de cette voix envoutante qui laisse son homme pantelant. Je n'entend pas bien lui dis-je. Elle accepte que j'approche mon oreille de sa bouche (sa bouche, ses lèvres, ses yeux...). Elle est actrice me dit-elle. Par contre, mauvaise musique, elle est mariée. Pire, elle a choisi son homme et vice-versa. Je lui dit - Apki Boli bahut mithi hai aur Ap bahut sundar hai (votre voix est du miel et vous êtes vraiment très jolie) -. Elle arrive à rougir comme le font si bien les dames de bonne compagnie. Changement de bus a Mukstar. Plein de places libres. Je lui demande si elle veut toujours de moi. Oui dit-elle. Quel bonheur ! Hélas, certains jours, les bus indiens roulent beaucoup trop vite. Malout (pas ma loutte, Malout !) arrive. Nous descendons. Ma compagne hèle un rickshaw pour moi, fixe le prix et m'achève delicieusement - au cas où vous auriez des problèmes, mon numéro de téléphone est... -
... avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent... et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir...
Malout. Mieux vaut connaître l'Hindi, surtout quand ils parlent Punjabi, la ville n'étant pas, mais vraiment pas, préparée au tourisme. Ville très moderne, très active avec une Wellfare association (Edward Ganj) très efficace. Edward Ganj Guest house, le super luxe à 125 roupies. Le Malwa hotel, sur GT road près des cinémas, le top des pure veg et pas cher du tout. Les gars de la Traifik Police logent aussi à la guest house, de gais lurons qui se marrent comme des collégiens en regardant les demoiselles danser à la télé (conservant avec peine leur lolos dans la trop petite pièce de tissus qui sert a cà). Bon, je ne vais pas attendre que ça tombe. Allons faire la lessive et remettons-nous aux cassettes d'hindi ! Pour l'instant, après 2 semaines, je tourne à pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peux pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons restaurants, quand même (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...). 26 juillet Malout Recherche d'une brosse à lessive, celle que j'ai achetée à Guayaramerim (Bolivie du Nord-Est) est restée en rade à Amritsar. Dans la supérette du coin personne ne parle anglais et je ne connais pas le mot en hindi. Tiens une brosse à dent. J'en prend une, fais semblant de me frotter le torse avec... Lumière ! Le gars se précipite sur une échelle, là je suis très inquiet, monte au premier, farfouille et redescend avec une brosse... à lessive. Enfin, le nom est écrit sur l'emballage : Deluxe Cloth Brush. Du Punjabi, probablement. 10 roupies. J'invite Surender, mon VRP d'Amritsar, au Malwa. Nous parlons de son travail. Il me dit, Malout est une petite ville, les salaires ne sont pas bien gros, beaucoup moins qu'à Ludhiana, par exemple. 5000 roupies par mois, mais il est content de sa vie. Heureux homme ! Bouffe plus qu'excellente mais, comme tous les indiens, il mange trop vite pour moi. Bien sûr, il insiste pour payer. Rien à faire, c'est lui qui gagne. Dodo. 27 juillet - Malout toujours Malout Je glande, petite causette mi-hindi mi-english. Et là arrive Goldy, mon Sikh à moi, mon pote le géant débonnaire grand-ouvreur-de-kingfischer-avec les dents-s'il vous plaît. Finis les problèmes d'hôtel à Fridkôt ! L'année prochaine, Delhi Fridkôt direct, dodo chez lui, pêche, alcools variées et divers autres péchés en perspectives. Grave de chez grave. Mes demoiselles chéries, il est grand, fort, beau avec un coeur en or, mon Goldy. Vous voulez que vous donne son numero de téléphone ? Surender m'a invité à dîner chez lui, j'apporte gulab jamon et rasgullah. Fallait pas, mais si, mais si. Je découvre le Kakri. Servir frais avec un filet de citron et un peu de sel au cas où. Simple, pas cher et très bon. Nous discutons de son prochain trajet de représentant en articles pour tracteur (Om Auto Store sur Gt road). J'entend Anoopgarh. Tilt - Tu es Punjabi et ma soeur est Rajasthani : je t'attends à Anoopgarh pour le 4 au soir et, là, je suis chez moi (rires), je t'invite pour dîner. Thick hai ! - La mouche vient de frapper sans prévenir. Je n'ai pas regardé ma carte de géo. Frimeur, j'ai laissé le Indian Handbook, le top des guides et de loin, à la maison : l'Inde ? Les doigts dans le nez mon pote ! Attendons la suite... 28 juillet. Repos à... Malout Mise à mort du temps qui passe et achat de fausses ray ban à 250 roupies. 29 Juillet - Malout/Punjab vers Anoopghar/Rajasthan Adieu Punjab ! Etat très très busy, riche, avec de belles récoltes et des gens travailleurs qui ne savent pas ce qu'est le tourisme destructeur. Heureux indiens ! Pour aller au garh d'Anoop deux possibilités, dirait la mouche : Malout, Dabwali, Suratgarh, Anoopgarh; Malout, Abohar, Ganganagarh, Anoopgarh. La première ligne de jeu imposant de prendre un rickshaw à Dabwali pour passer, semble-t-il, du bus stand du Punjab à celui de l'Haryana, je choisi la route la plus simple. Attention, prononcez bien Abohar, sinon vous allez rater le premier bus comme moi. Ceci dit, à quelque chose malheur est bon : j'ai eu les autres bus dans l'ordre à la seconde près. Me voici à Anoopgarh. Petite ballade (pourquoi ils me regardent tous comme ça ?), 800 m, du bus stand à la Pawan Guest house. 150 roupies la chambre. Moyen mais ca va. Douche, trempette pour le linge, sieste puis petit tour dehors. Un médecin m'interpelle de son échoppe. Il est catholique. Changgeet est son surnom. Il me conduit, quel succès je me paye dans cette ville, à la boutique de son frère médecin, lui aussi, et nous faisons causette. Voilà trois heures que je suis arrivé qu'une moto arrive me signalant que quelqu'un m'attend à la guest house. Allons-y ! Là, je suis invité à entrer dans une chambre. Un très beau jeune homme, l'air très futé, est installé nonchalamment, élégant dans sa posture négligée, sur un lit. En face, le patron de la guest house. Passeport ! Thick hai ! - Que faites-vous à Anoopgarh ? - Dans un anglais impeccable. J'ai bien envie de répondre que je n'en sais rien moi-même mais l'ambiance n'a pas l'air à la plaisanterie. - Je veux visiter le site de Kalibanga - Amusé mon James Bond - Et vous venez à 15 km de la frontière pakistanaise pour visiter un site qui se trouve à 110 km a l'Est ? - Pas amusé du tout que je suis. - Je ne savais pas, je n'ai pas regardé la carte (bien fait dit la mouche). De plus, j'ai invité mon ami de Malout à venir dîner dans une semaine -. Silence. - Quand avez-vous l'intention de visiter Kalibanga ? - Demain ou le jour suivant -. Là il parle en Hindi au proprio. J'arrive à comprendre le plus important - ... après demain le Chief Minister du Rajasthan vient a Anoopgarh - Ni une ni deux je propose après-demain. Sourire chez 007. On fraternise, il a 27 ans, il est officier de police et travaille en coopération avec la SBF (security border force) et il est très busy busy. Bon, on reste en contact ? Dîner chez le frère de Changgeet puis, malgré les propositions de passer la nuit chez lui, retour en moto à la Pawan GH. Dodo serein (après le brossage de dents, bien entendu). 30 Juillet - Anoopghar. Police station, chaï, samosa... Petit déjeuner, brossage de dents comme après chaque repas, puis visite à la Police station. Mon passeport intéresse tout le monde, mon billet de 50 euros, 2500 roupies, est épluché sur toutes les coutures. Chai, samosa, ek samosa, do samose. Causette - J'ai un copain à Bikaner, Himmat Singh Shekkawat ... - Crise de rires mais respect chez ce policier. On ne dit pas, semble-t-il, Himmat Singh Shekkawat mais Himmat Shekkawat Singh. - Et je suis moi-même un Shekkawat -. Bon, ayant parlé de mon (très puissant) ami je suis définitivement dans les petits papiers de la police. J'offre une cigarette, il accepte tout en m'expliquant comment la loi vient d'être renforcée, 1000 roupies et jusqu'à 1 mois de prison (là, à mon avis, c'est quand vous fumez dans une station de police). Je vais pour partir. - Mais non. Venez dire bonjour au Chef du secteur ! -. Bon, là je retrouve James. - Coucou comment vas-tu ? - First class ! - Le chef est amusé - Comme ca, ce monsieur gagne sa vie en jouant aux cartes ? - Il me sert la main, - nice to meet you - Au revoir -. Bon, je peux partir ? - Pas du tout mon bon ! Nous avons une jeep de service, permettez-nous ! - Confortable. Ceci a pris tout de même une matinée entière. Bien, y a pas que la police dans la vie. Découverte du Shiv Mishthan Bandar où je mange bon pour pas cher. Marcher dans Anoopgarh n'est pas chose aisée. Bien obligé de m'arrêter quand quelqu'un me souhaite la bienvenue. La vie est bien dure. Dame, touriste, c'est pas un métier facile qu'on fait là ! Bon, le soir arrive, Changgeet m'amène au Aashish Cold (cool ?) Café. Super sympa. Masala dosai et petit coca, 23 roupies. Je donne 25 et relance de 2 roupies pour le pourboire. Tordus de rires qu'ils sont ! Comment est-ce possible de vouloir payer plus cher ? Et là je réalise que je suis le premier touriste dans cette ville (en tout cas, depuis très longtemps). Je leur explique que je suis content et c'est ainsi que nous avons l'habitude de manifester notre plaisir d'avoir été bien servis. Je rencontre Lallit Chabra un jeune enseignant qui m'invite à visiter son école, après-demain, si possible. Dîner, brosse a dents, douche, dodo. 31 Juillet - Anoopgarh Kalibanga Anoopgarh Mes copains de la police station vont être contents : je prend le bus pour Pilibanga vers 6 h du matin. Attention, arrivés là, évitez les jeeps pour Kalibanga (30 roupies pour 6 km c'est du gangstérisme qu'il ne faut pas encourager); le bus pour Jensen (phonétique ?) vous dépose devant le museum de Kalibanga pour 3 roupies. D'autres bus vous amènent, pour le même prix, à un carrefour. Là, vous prenez la route à gauche et marchez 1 petit kilomètre pour arriver au musée. Deux galeries à visiter pour 2 roupies, dont une de photos, surtout de Chittorgarh. Ensuite, visite du vieux village, visite commentée dans un anglais très approximatif. Beau chantier ma foi ! Je rapporte une vieille pierre et un bout de bracelet (5000 ans). Je suis quand même épaté qu'un pays plutôt pauvre, comparé à la France, crée des institutions chargées de découvrir et protéger le partrimoine du pays. Peut-être pourrions-nous en parler à nos politiciens ? Créer un ministère... qu'on pourrait appeler ministère de la culture, par exemple ? Un gars du coin me propose ensuite un petit chaï et me ramène en moto à Pilibanga. Place assise dans le bus, sur la gauche près de la fenêtre. Le bus fait une halte. Je pose ma casquette sur mon siège côté fenêtre et vais acheter une bouteille d'eau minérale. Je reviens dans la minute : deux donzelles pas très classe sont assises à ma place. Plus de casquette. Je leur explique le problème. Pas de réponse. J'insiste, toujours rien. Grosse colère, pétage de plombs sévère - Mai police bulata hu ! -. Je prend la grande par le bras gauche - Jao ! -. Elles se cassent toutes les deux et, miracle, ma casquette tombe d'entre les jambes de celle qui était assise sur le siège à côté du mien. Un Monsieur me prend doucement par les épaules et me dit que ce n'est pas très bon pour la "blood pressure". Il a raison. Reprenons notre calme. Bon, retour a Anupgarh, le Chief Minister est parti, je peux entrer dans la ville. Fin de journée tranquille. 1 Aout - Anoopargh Le train train quotidien, petit déjeuner chez Aashish, retour à la guest house sans oublier de saluer mon ami Changeet, brossage de dents, petite douche, j'en passe et des meilleurs. Je sors, il fait très beau, et marche en direction du bus stand. Après 600m je découvre, sur ma gauche, l'école publique de mon nouvel ami, Lallit Chabra. Accueil du directeur dans son grand bureau. Sur le mur, de grandes images et ou photographies représentant les grands hommes de cette nation, les freedom fighters étant volontiers représentés le revolver à la main. Visite de toutes les classes. Séance géante d'autographes entouré par une multitude de bambins et bambines, 8/13 ans, complètement exités. Quelle ambiance ! Vers 17h, sur la télé de la clinique, nous découvrons que Jony Woqr (prononcer jony walker), le célèbre Charles Trenet indien, vient de mourrir après une vie trépidante bien remplie. En fin d'après-midi emplettes au marché. Nous achetons des khumbis (champignons), du kakri et autres légumes. Les pommes, au fil des ans, sont de plus en plus inaccessibles : 50 rps le kg de la moins bonne qualité; 120 celles d'Australie. Dîner chez Changgeet. Les familles catholiques semblent plus ouvertes que celles Hindous ou musulmanes. Je n'ai jamais vu, en Inde, des jeunes femmes d'une famille Hindou ou musulmane être autorisées à partager ainsi la soirée avec un étranger et surtout se montrer aussi proches, intéressées, enjouées... Retour en moto à la guest house. 2 Aout - Anoopgarh encore Anoopgarh... Je vous passe le petit déjeuner, le brossage..., la douche. Changgeet n'est pas encore arrivé. Comme son aide ne parle pas anglais, je vais chez le voisin, réparateur de vélo. Faut bien s'occuper, non ? La réparation d'une crevaison de vélo n'est pas donnée : 5 rps (à ce prix là autant réparer soi-même). Mon nouvel ami décide d'assembler une roue de motocyclette à partir d'un moyeu, d'une jante et des rayons. Fascinant, vous ne trouvez pas ? Changgeet arrive. Nous allons visiter l'école privée où va son rejeton. Là, çà coûte les yeux de la tête, 6000 rps par an. Deux enfants, 12000 rps donc. Considérez qu'un instituteur en milieu de carrière touche environ 5000 rps par mois et vous allez sans doute choisir l'école de la liberté, de la fraternité et de l'égalité... Des autographes, certes, mais les enfants sont plus réservés que ceux l'école publique. Un nouvel objectif, un challenge, se profile : obtenir de visiter demain le collège de jeunes filles (femmes, puisqu'entre 17 et 21 ans). Ce devrait être délicieux, non ? 3 Aout - Mon dieu, un étranger dans ma ville ! Bon, le cérémonial du matin est passé, je fini de prendre ma douche que l'on frappe à ma porte. Ils le savent, pourtant, que j'ai mes heures pour recevoir. Pas content, complètement nu, j'ouvre la porte en me cachant un peu. Un gars en uniforme, il semble gêné, me fait signe qu'il va m'attendre en bas... avec mon passeport. Bon, je me couvre et vais à la réception. Mon gars est là, assis à côté d'un notable vêtu d'une chola-pyjama, le chef en apparence. L'uniforme parle anglais, "forbidden", "authorization", ce qui fait quand même deux mots, alors que le boss lui n'a pas l'air de parler autre chose que l'hindi. Bon, je réalise que ne devrais pas être dans cette ville. Mais qui sont-ils ? Je termine ma toilette puis je vais chez Changgeet. Mes deux lascars sont en train de sortir de la boutique. L'aide est incapable (il ne veut pas ?) de m'expliquer ce qui se passe. Changgeet arrive, discute avec lui et m'apprend qu'il est attendu au bureau du C.I.D., central inquiry department. Il hésite à s'y rendre mais je lui conseille fermement d'obéir. Quand il revient, il est pâle, très inquiet. Le chef du C.I.D., celui qui a mis cinq jours pour découvrir qu'un terroriste potentiel trainait dans la ville et posait peut-être des bombes dans les écoles (l'Inde peut être inquiète pour sa sécurité), le super James Bond l'a bien prévenu : si je ne quitte pas la ville rapidement, il causera de gros problèmes à moi-même, au proprio de la guest house et, surtout, à Changgeet. En effet, comment a-t-il pu oser me faire visiter des familles... catholiques ? Là, ça sent trop le roussi. Je bats tous mes records : en moins de 30 minutes j'ai packé, trouvé un rikshaw pour le bus stand (3rps !) et choppé le bus de Bikaner qui sortait de la gare. L'arrivée au government bus stand de Bikaner vue par le rickshaw-vala. - Une barbe et des chevaux blancs qui sortent du bus. Un sac à dos ? Je me vois bien une petite commission dans un hotel à 100 rps près de la railway station. Chic ! Sir, I have cheap good hotels near railway station. 30 rps - Thanks, I have already an hotel just there on the other side of the road, the Sagar - No sir, not possible, too much expensive for you (1200 rps) - So I will go to the next one, the Laxmi Niwas Palace - J'ai le bonheur d'y être aussi un invité - No, no Sir, more impossible (200$) - So, I will try the Sagar - Et je traverse la route en direction du Sagar (je sais que ce bon Dinesh ne voudra pas que je paye, mais d'un autre côté, si je vais ailleurs, il sera fâché contre moi). Mon aimable rickshaw-vala n'a toujours pas compris comment je pouvais m'offrir un tel luxe. Comme disait mon très libéral de paternel - Bof, c'est bien connu, ces beatnicks, ils cachent des dollars dans leurs cheveux - Le premier tier de mon voyage, exploration en solitaire, vient de s'achever. Je ne pourrai pas inviter mon ami Surender de Malout (je lui donné un coup de téléphone à la Pawan GH). Direction vers le confort, ma famille de Bikaner puis, après Raksha Bhandan, le jour des frères et des soeurs le 12 août, celle de Jaisalmer. Plus question, d'ici le 1er septembre, la date d'arrivée de ma femme à Delhi, de payer une chambre d'hôtel. Il sera impossible de payer la blanchisserie, le restaurant, voir les coups de téléphone pour la France (même pour cela je vais devoir me battre !). L'hospitalité indienne... Mon calcul de coût journalier va donc s'arrêter là : tout compris, je suis exactement à 349 roupies par jour. Faut dire que je me suis pas privé...
Ce qui reste de ces vingt jours
Trois villes qui garderont longtemps leur authenticité : Kurukshetra, son Jat Dharamsala, le restaurant Celebrate et Sudesh, le Brahma Samovar et Omparkash Garag, le postier si aidant; sans oublier tous ces gens sympathiques que j'y ai rencontrés. Pas une ombre au tableau ! Malout, la Edward Ganj Wellfare Association, avec sa Guest house et ses autres activités de bienfaisance, le Malwa hotel, restaurant top de top, ma princesse, Surender Khurana mon ami VRP, les gais lurons de la traffic police et tous ces gens adorables. Anoopgarh et tous ses habitants sauf un (trouvez lequel). C'était trop facile d'aimer : quand vous êtes la vedette du village, avec tous ces curieux de vous connaître, si gentils... Ne faisons pas de jaloux : en face du Bus stand vous trouverez une guest house offrant les prix habituels du marché (250 pour une non ac; 450 pour une ac en ajoutant deux chambres dans ou à côté du Aashish cool Café. Belles chambres);
Plus que 53 jours de vacances ! du 3 août au 1er septembre, la vie de pacha au Rajasthan chez mes soeurs et mes frères; je vais goûter à nouveau au bang du Shiva temple, le meilleur et de loin; partager l'opium et le chaï au petit matin avec mon vieil ami qui ne parle pas un mot d'anglais (ce qu'on peut causer tous les deux... avec les yeux); boire de la Kingfisher light plus que de coutume; tuer le temps avec mes amis du fort et, quasiment, redevenir un vrai touriste. du 1er au 23 septembre, avec ma femme (Delhi, Bikaner, Jaisalmer, Jodhpur, Agra, Orchha, Khajuraho, Delhi, Paris).
Remerciements à François et à son équipe; à Sandrine, tendre mère poule pour les poussins voyageurs; à vous qui avez lu jusqu'au bout ce verbiage impolitiquement et non socialement correct (n'est-ce-pas, Christine, mon ange au coeur pur ?) et, surtout à tous les amis indiens et à tous ces touristes qui ont accepté, malgré mon caractère, de me tenir parfois compagnie.
Prologue
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…
A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.
And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.
Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.
As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.
Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.







