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Budget et itinéraire Japon 14 jours
Bonjour,

Je pars au Japon avec mon mari du 29 mai au 13 juin (ce qui fait 14 jours sur place). Nous avons déjà pris les billets (600 euros chez Turkish Airlines).

J'aimerais savoir combien prévoir pour le budget et quoi faire pour le transport... On pense faire une semaine à Tokyo et environs, puis une semaine à Kyoto et environs. Est-ce que cela vaut le coup de prendre le Japan Rail Pass d'une semaine ?

Pour le budget hébergement, nous ne sommes assez simples et ne voulons pas du grand luxe, des hôtels/ryokans/etc. confortables nous iraient bien... (Mais j'aimerais quand même tester une nuit dans un hôtel capsule et un love hotel, pour le fun, quoi !) Pour le budget bouffe, nous sommes tous les deux des passionnés de la bonne cuisine, mais je sais que nous ne pourrons pas non plus faire des folies tous les jours... Et pour les musées, temples, etc. ? Nous comptons marcher beaucoup à pied dans les villes...

Finalement, pour le shopping, pour pouvoir se faire un peu plaisir, ramener quelques cadeaux pour la famille/amis et des souvenirs pour nous aussi, bien sûr ?

Je vous remercie d'avance pour votre aide, qui me sera extrêmement utile ! :)

P.S.: Le taux actuel du yen est-il bien à 140 pour 1 euro ?
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Automne au Japon
Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo. Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ. Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.

10/10 : Kyoto

Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.



Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.



Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.





Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.













Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.







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Voyage en solitaire d'un mois ou plus au Japon
Bonsoir tout le monde! Comment allez-vous?

J'ai quelques petites questions pour mon cas spécifique sur un voyage "en solo" au Japon qui se déroulerait vers Août!

La culture japonaise comme on la ressent en France et ma rencontre de personnes d'origine japonaise a suscité en moi l'envie de voyager dans ce pays depuis longtemps (belle introduction, n'est ce pas? 😉). Je compte rester quelques jours à Tokyo car de nombreux lieux m'intéressent dans le coin: Shibuya, Roppongi, Asakusa et un quartier résidentiel.

Première question: J'ai vraiment envie de profiter des premiers jours pour rencontrer des Japonais de la capitale. Pensez-vous qu'en traînant vers Shibuya et Roppongi (le soir pour ce dernier) j'ai des chances de rencontrer un groupe de jeunes et de passer la soirée avec eux? (j'ai le contact relativement facile mais ce n'est peut être pas une chose qui se fait couramment là-bas d'où ma question).

Deuxième question: Si j'ai l'occasion de me balader dans un quartier résidentiel, vers où devrais-je aller? (Pour voir des pavillons de banlieues ou de belles maisons typiques)

Troisième question: Je ne pourrai sûrement pas dormir à la belle étoile à Tokyo mais c'est pas grave car il y a quelque chose que j'ai toujours voulu tester: les nuits en capsules! 😮 Ces "capsules" pour dormir se trouvent-elles dans des hôtels particuliers ou est-ce un mode de logement courant dans les hôtels nippons? A combien revient à peu près la nuit? Y-a-t'il quoi que ce soit de prévu pour se doucher si on dort en capsule?

Pas de question sur Asakusa, je suis très respectueux du bouddhisme (et même intéressé) et j'aimerai découvrir ce fameux "quartier des temples".

Une fois mes pupilles et mon cœur émerveillé de tout ce que j'aurai vécu à Tokyo, le "vrai" voyage commencera: l'aventure. Pour vous expliquer un peu, je compte acheter un vélo sur place et partir où le vent me portera. Je ne compte pas prendre le train pour info.

Donc, la suite des questions arrivent, attention!!! 😛

Quatrième question: Combien peut bien coûter un vélo sur place? (je cherche quelque chose qui tiendra juste pour le temps du voyage et j'ai vraiment pas un gros budget).

Cinquième question: Peut-on au Japon (sachant que je ferai une grosse partie à la campagne du coup) dormir à la belle étoile ou planter sa tente en bordure de forêt/dans un espace vert?

Sixième question: J'ai essayé de sortir de Paris à pied une fois, et bah c'est franchement pas pratique, il n'y a quasiment que des grosses voies qui sortent de Paris du coup, vous avez une idée de comment partir de Tokyo en vélo?

Septième question: Pensez-vous que pour un voyageur solitaire en cette saison (Août pour les coquins qui suivent pas 😉) les vaccins d'hépatite A et d'encéphalite japonaise (fièvre jaune si je ne me trompe pas) soient nécessaires? (j'ai tous les autres)

Huitième question: Peut-on grimper sur le Mont Fuji sans tomber dans toute la paperasse touristique (guide, billet d’accès, ...) (peut être pas tout en haut mais au moins suffisamment pour avoir une belle vue).

Neuvième question: Hokkaido est-il un bon endroit pour le vagabond que je suis qui aimerait marcher, rouler, dormir à la belle étoile et se noyer dans ses pensées? :D. Plus sérieusement, je n'entends jamais personne qui est allé au Japon me dire qu'il est passé par Hokkaido et il parait que l'île à une réputation de fin fond de campagne: qu'en est-il?

Dixième question: Pour les îles secondaires plus généralement, lesquelles peuvent valoir le coup et ne sont pas trop difficiles d’accès?

Onzième question: Où me conseillait vous d'aller pour découvrir les magnifiques paysages japonais du type du village dans le dernier samouraï ou des temples près de la mer avec des cerisiers et des jardins japonais?

Douzième question: (et dernière, youpi!) Un super temple (bouddhiste ou shintoïste) à me conseiller (de préférence joli et très peu fréquenté par les touristes)? D'ailleurs peut-on se "recueillir" sur place ou est-ce réservé aux moines/japonais/autres?

Juste au cas où, si quelqu'un voyage un peu à ma façon: une carte et une boussole voire rien du tout, des provisions et hop à l'aventure je suis preneur de conseils (comment faire du stop au Japon, quoi offrir sur place si jamais on m'invite à dîner, un bouquin d'ambiance pour ce type de voyage, les choses à vraiment éviter, etc...)

Merci beaucoup d'avoir lu tout ça, j'imagine que ça a été un peu long et je m'en excuse. Désolé également pour les fautes et n'hésiter pas à répondre même si c'est juste pour éclaircir un petit point!

Bonne fin de soirée!
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Japon - Avril 2009
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Que de clichés sont tombés en 2 trop courtes semaines ! Harmonie, raffinement, respect … voilà les mots qui me viennent aujourd’hui pour qualifier ce pays. 2 semaines de repos. Oui de repos. Aucune agression d’aucune sorte : pas de bruit, pas de klaxon, pas de bousculade, pas d’arnaque, pas de graffitis … jusqu’aux sonneries des métros tellement plus douces et agréables que les stressantes cornes de brume de nos RER … Tout en étant bien consciente de la perception forcément partielle que j’ai eue en 2 semaines de tourisme, je garde du Japon, l’image raffinée d’une splendide estampe.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 28 Mars – Vol Air France Paris / Osaka Dim – Arrivée à Kansai Airport à 9h05 - KYOTO - Nuit 1 à Kyoto Lun – KYOTO - Nuit 2 à Kyoto Mar – KYOTO - Nuit 3 à Kyoto Mer – HIMEJI – Nuit 4 à Kyoto Jeu – NARA - Nuit 5 à Kyoto Ven – KYOTO - Nuit 6 à Kyoto Sam – KANAZAWA - Nuit à Kanazawa Dim – OGIMACHI - Nuit à Ogimachi Lun – TAKAYAMA - Nuit 1 à Takayama Mar – TAKAYAMA - Nuit 2 à Takayama Mer – TOKYO (Arrivée à 14h10) - Nuit 1 à Tokyo Jeu – TOKYO - Nuit 2 à Tokyo Ven – NIKKO - Nuit 3 à Tokyo Sam – KAMAKURA - Nuit 4 à Tokyo Dim 12 Avril – TOKYO - Vol Air France Tokyo / Paris – Départ de Narita Airport à 21h55

BUDGET : 1 000 Yens = 8, 00 € en achat de cash à Paris Un peu moins cher en paiement par CB, autour de 7, 90 € Retrait cash à un ATM de Kyoto à 7, 87 € (pour un retrait unique et massif de 100 000 Yens)

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Osaka – Tokyo/Paris : 1 132 €/p achetés par tel auprès d’AF JR Pass 14 jours : 389 €/p achetés auprès de Voyageurs du Monde

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 3 153 € dont 1 709 € pour l’hébergement, le reste étant réparti entre les repas, les entrées de sites (entre 300 et 600 Yens), les quelques transports non couverts par le JR Pass. J’avais apporté 125 000 Yens changés en France. On a retiré 100 000 Yens à un ATM en une seule fois (pour minimiser les frais forfaitaires). Pour le reste, on a payé en CB, très bien acceptée.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 6 195 € pour nous 2 pour 15 jours.

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins mais, ici au Japon, on peut aussi dépenser vraiment beaucoup plus. On ne s’est pas privé mais on a quand même fait bien plus attention que dans tout autre pays d’Asie …

GUIDES : Guide bleu – Ed 2008 - Sans surprise, culturel et complet. LP Kyoto en anglais - Décevant. Guide Michelin Voyager pratique - Un bon compromis entre culture et logistique.

Internet est une mine d’informations qui m’a permis de préparer dans le détail mon voyage. J’ai tout particulièrement parcouru et apprécié : http://www.tourisme-japon.fr/ notamment les pdf à télécharger, comme ici par exemple : http://www.tourisme-japon.fr/...oto-higashiyama.... et http://www.japan-guide.com/

Jamais je n’ai autant préparé un voyage. Internet le permet. Et … j’adore ça !!! On m’avait avertie que le Japon est assez peu anglophone ; l’écriture m’est totalement hermétique ; les habitudes ne sont pas les nôtres … J’ai donc beaucoup, beaucoup, beaucoup lu avant de partir. Sur tout. Au-delà de la préparation classique du programme de visites, j’ai potassé !... Comment prendre le métro, le bus, le train, les bonnes manières dans un ryokan, dans un restaurant, comment prendre son bain dans un o furo, comment utiliser les toilettes japonaises, où trouver à manger pas cher … Je connaissais quasi par cœur le plan de métro de Kyoto … J’exagère à peine … Etait-ce indispensable ?... Bien sûr que non, mais 1-ça m’a beaucoup amusée, 2-ça m’a rassurée, 3-ça n’a fait de mal à personne … Et cela étant dit, je pense quand même que, sans être indispensable, ça nous a permis de gagner du temps (c’est surtout ça en fait l’intérêt) et ça nous a évité quelques galères et quelques fautes de savoir-vivre. A mon avis, l’indispensable c’est l’accès aux hébergements et les horaires des trains grâce à hyperdia.com (encore que, si vous avez du temps, vous pourrez voir ça sur place). Le reste n’est que gourmandise …

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Osaka – Tokyo/Paris – Air France Achetés début septembre par téléphone auprès d’Air France à 1 132 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais réguliers et directs. Entre 11 et 12h heures de vol confortable.

Arrivée à 09h05 à Osaka : Kansai Airport (KIX) : http://www.kansai-airport.or.jp/...train/index.h... http://www.japan-guide.com/e/e2033.html Pas de souci à l’aéroport, il est très fonctionnel, les indications majeures sont écrites en anglais, les pictogrammes sont internationaux … Ouf !... On récupère très vite notre bagage. On cherche un peu le bureau d’échange pour le JR Pass. Pas bien longtemps … En quelques minutes, l’échange est fait et nous prenons notre réservation pour le prochain train vers Kyoto. Kansai Airport >> Kyoto Station - Ltd (Limited) Express Haruka (1h15) A 11h30, nous étions arrivés à la gare de Kyoto, prêts à démarrer ce fabuleux périple !

Départ à 21h55 de Tokyo : Narita Airport (NRT) : http://www.narita-airport.jp/en/ http://www.japan-guide.com/e/e2027.html Pas tenus de prendre des trains JR puisque nos JR Pass avaient expiré depuis la veille, nous avons choisi la Keisei Line. Depuis Nippori, nous arrivons en un peu plus d’1h à Narita Airport (1 000 Y, sans réservation). A ne pas confondre avec le Keisei SkyLiner, plus rapide, plus confortable (ô combien !) mais 2 fois plus cher (et réservation obligatoire). C’est selon … nous, nous avions le temps … Nippori Station >> Narita Airport – Ltd Express Keisei Line (un peu plus d’1h – 1 000Y/p) Le site internet de l’aéroport indique le terminal de départ. Pour nous, c’était le terminal 1 (terminus du train), North Wing, 4th floor. Attention, à mon grand étonnement, l’aéroport est tristounet et à partir de 20h, plus grand chose d’ouvert, quelques restaurants déprimants.

2 – Le train et le JR Pass Le JR Pass est à acheter impérativement en France. Je vous renvoie sur Internet pour en savoir plus http://www.japanrailpass.net/fr/fr007.html et pour le commander http://www.voyjapon.net/...?session=&lng=fr Ne pas oublier qu’il est aussi valable sur les trains JR à Tokyo dont la fameuse Yamanote Line, grand circulaire de Tokyo qu’on a beaucoup utilisé. On n’a pas regretté notre investissement, même si dans notre cas, il n’était peut-être pas rentable (je n’ai pas vérifié) mais il facilite tellement les choses ...

Le train fait partie d’un voyage au Japon. Facile, fréquent, fiable, confortable … A Tokyo, on prend le shinkansen (TGV) comme on prend le métro chez nous … C’est très impressionnant, c’est devenu un plaisir et ça reste un moment très fort de notre voyage. Serow, membre sur ce forum, est un passionné du train au Japon (je le remercie pour son aide dans ma préparation d’ailleurs), je comprends maintenant qu’on le devienne. Nous avons croisé un couple ayant loué une voiture. Je crois que c’est dommage …

Je vous renvoie sur hyperdia, le fameux site magique qui permet de préparer tous les voyages en train : http://www.hyperdia.com/...english/hyperWeb.cgi D’une totale fiabilité, on y trouve les horaires, les noms, les types de trains. On peut même pousser le plaisir jusqu’à obtenir le numéro du quai … Ca aide dans la préparation du voyage pour s’assurer de la faisabilité du planning. Sur place, ça aide également pour réserver : je présentais à l’agent les horaires imprimés en indiquant le ou les trains souhaités : nos réservations nous ont toujours pris moins d’une minute (sérieux !). En fait, comme toujours, c’est surtout intéressant si, comme nous, vous avez peu de temps et souhaitez optimiser la moindre journée. Sinon, vous pouvez évidemment tout improviser sur place.

3 – Sur place Nous n’avons jamais pris le taxi, jamais eu besoin. Nous avons utilisé les bus (à Kyoto notamment), les métros, les trains (de l’omnibus au shinkansen), le vélo et surtout nos 2 jambes.

Dès notre arrivée à la gare de Kyoto, nous avons rejoint le Bus Information Center (juste à la sortie de la gare) pour y acheter une Traffica Kyo Card (carte prépayée de 1 000 Y qui facilite l’utilisation du métro et du bus) et récupéré un plan de bus. Par la suite, comme des grands, nous avons acheté nos Traffica Kyo Card aux automates des gares de métro. Le bus est très pratique et bien plus facile d’utilisation qu’on peut le supposer … Quant au métro, Kyoto est traversée par 2 lignes, vraiment pas de quoi se perdre. Je vous renvoie sur ce lien pour en savoir plus : http://www.city.kyoto.jp/...ccess/transport.html J’ai beaucoup hésité à louer des vélos à Kyoto. On a préféré finalement le bus et la marche.

A Tokyo, c’est plus subtil …… nous n’avons pas acheté de carte prépayée (PASMO ou SUICA) car tous nos déplacements ou presque se sont faits grâce à la JR Yamanote Line (couverte par nos JR Pass). Pour les quelques fois où nous avons emprunté le métro, nous avons acheté nos tickets à l’unité aux automates. Nous avions 10 jours d’expérience, et c’était devenu de la rigolade … Même tout écrit en japonais ! http://www.tokyometro.jp/...n/service/index.html

Nous avons parcouru Takayama en vélo. Un vrai bonheur, ça s’y prête très très bien. Et c’était indispensable pour nous, vu l’éloignement du minshuku. Vélos mis à disposition (gratuitement) par le minshuku d’ailleurs.

HEBERGEMENT : Pour info, centrales de réservation pour l’hébergement : http://www.itcj.jp/ http://www.japaneseguesthouses.com/index.htm

Pour une telle destination, j’ai préféré assurer en réservant. Ainsi étais-je sûre d’avoir ce que je voulais et de ne pas galérer sur place. Au final, sans croire que c’était une nécessité, ça nous a quand même bien simplifié la vie … Réservation facile et fiable sur internet fin décembre, sans paiement d’avance. Pour chaque lieu, j’avais imprimé le plan d’accès, toujours très précis. Celui de l’hôtel de Kanazawa remporte la palme, avec une description quasi pas à pas et des photos du quartier ! J’avais également en main la confirmation par mail de la réservation (jamais réclamée, totalement inutile …)

J’ai beaucoup cherché ! Je voulais absolument des chambres japonaises sans pour autant devoir casser ma tirelire à chaque nuit. Du charme, pas du luxe. J’ai donc choisi, tout au moins pour Kyoto et Tokyo, des ryokans modernes qui, s’ils n’ont plus rien de traditionnels en extérieur, ont recréé au niveau des chambres une ambiance parfaitement japonaise. A Kyoto, le jardin intérieur et le o furo complétaient parfaitement l’illusion. Tout en étant conscients qu’il s’agissait d’un compromis, ça nous a permis d’approcher les habitudes de vie japonaises (tatamis, futon, tables basses, o furo, yukatas) sans dépenser de trop grosses sommes (déjà que !…). Bien sûr, les vrais ryokans traditionnels tout en bois ont sans doute un charme que n’auront jamais ces bâtiments modernes. Mais trop chers pour nous. L’expérience en minshuku (chambre chez l’habitant) à Ogimachi était, elle, beaucoup plus authentique même si les échanges avec les propriétaires sont restés très limités … Partout : check in vers 15 ou 16h, les bagages sont mis de côté jusqu’à cette heure ; internet gratuit (sauf à Ogimachi) ; paiement en CB (sauf à Ogimachi).

Quelques mots sur le o furo. Lors de mes recherches, la présence, a fortiori la qualité, du o furo n’a pas été un critère. Ce fut une erreur. Nous avons beaucoup aimé cette habitude du bain commun (non mixte) qui offre l’espace d’une immense pièce de douches (où chacun se douche assis devant une grande glace), la détente d’un grand bain très chaud, le raffinement et le calme d’un endroit agréable. N’hésitez surtout pas à profiter de ces bains. Osez, il n’y a que la première fois qui coûte. Après, quand on a laissé son yukata, sa serviette et sa pudeur au vestiaire, ce n’est que du bonheur. A Kyoto, les o furo donnaient sur la cascade du jardin. Splendide. A Ogimachi, le o furo était tout petit, donc mixte et privé : on l’utilisait en couple. 2 douches et une grande baignoire tout en bois. A Takayama, les o furo des hommes et des femmes étaient si différents que l’accès était inversé soir et matin pour que chacun puisse profiter des 2. Et quelle ne fut notre déception d’apprendre que le Katsutaro de Tokyo n’en avait pas … Mais la salle de bain privée était conçue dans cet esprit et nous a consolés … Nous n’avons pas testé de sento (bains publics en ville) ni de onsen (bains publics naturels alimentés par une source thermale). On se garde ces plaisirs pour le prochain voyage.

Kyoto : Ryokan Nishiyama Réservation faite sur leur site (cliquer ici) Entre 18 et 20 000 Y la nuit, sans aucun repas. Gloups … et on est encore loin du haut de gamme … Notre gros coup de cœur. Hôtel moderne sur 4 étages. Les grandes chambres de style japonais sont spacieuses, belles et très propres. Petit jardin intérieur avec cascade. O furo superbe. Très bien situé en centre ville, à quelques minutes d’un métro et à 2 pas des arcades de Sanjo. Nous y avons pris un seul petit déjeuner japonais, servi au 1er étage, dans une très belle salle aux tables japonaises. Très bien mais trop cher pour tous les jours (1 500 Y/p) … Nous y avons également testé le kaïseki. J’y reviens plus loin.

Kanazawa : Castel Inn Kanazawa Réservation faite via une centrale de réservation (cliquer ici) 10 400 Y la nuit avec les 2 pdej. Hôtel classique, sans aucun charme. Chambre occidentale correcte. O furo glauque d’après Philippe, pas utilisé. Pourquoi lui ? Parce qu’à 5 min à pied de la gare et des bus pour Ogimachi/Takayama. Un avantage : le petit dej (japonais) inclus sous forme de buffet. Waouh, quel régal !

Ogimachi : Minshuku Kidoya Réservation faite via la centrale de réservation Japanese Guest House (cliquer ici) 16 800 Y la nuit, les 2 dîners et les 2 pdej. Sans aucun doute, le meilleur rapport qualité/prix ! Dans le village, maison traditionnelle au toit de chaume. Simple et authentique. O furo rustique, privé, tout en bois. Repas du soir et petit déjeuner inclus dans la prestation. Copieux et délicieux. Un grand souvenir !

Takayama : Minshuku Iwatakan Réservation faite sur leur site (cliquer ici) 11 000 Y la nuit et les 2 pdej. Belle maison à un étage, o furo agréable, vélo gratuit à disposition (indispensable car excentré) Pdej servi dans un joli salon japonais. De la gare, on l’a rejoint à pied : 20 grosses minutes de marche. Ca se fait bien, c’est tout plat. Retour plus confortable par la navette gratuite de l’hôtel. Je n’ai pas bien compris pourquoi cet hébergement avait l’appellation minshuku et non ryokan. Avec sa douzaine de chambres, ça se rapproche plus du ryokan que du minshuku … Peut-être est-ce simplement parce que les gérants sont les propriétaires et habitent sur place ?…

Tokyo : Annex Katsutaro Ryokan Réservation faite sur leur site(cliquer ici) 12 600 Y la nuit seule. Hôtel moderne sans charme (déco grise sobre que j’ai trouvée plus tristounette que raffinée) mais les chambres japonaises sont bien agréables, très spacieuses. Pas de o furo mais une sdb privée japonaise (petit banc pour se doucher assis). Situé dans un quartier très populaire, très animé, près d’Ueno, à quelques min d’une station de métro, du JR Yamanote Line et de la Keisei Line (direct pour Narita Airport).

J’ai été très satisfaite de ces hébergements. En dehors du Castel Inn de Kanazawa plus pratique que charmant, je les recommande tous sans hésitation.

REPAS : Ceux qui connaissent mes carnets le savent : on est des gourmands. La découverte de la gastronomie fait toujours partie de nos voyages et ici, au Japon, ce fut un voyage dans le voyage ! Beaucoup de choses différentes. Nos repas (y compris le petit dej) furent toujours de très bons moments. Encore faut-il laisser le palais s’habituer à ces saveurs, à ces textures et à ces odeurs nouvelles. Un mot sur les sushis. Nous sommes tous les 2 de très grands amateurs de suhsis. Des gourmands même … Allez, disons-le, des goinfres ! On m’avait prévenue que j’aurais sûrement du mal à en trouver au Japon. C’est faux, on en trouve. Mais pas plus que d’autres repas bien plus originaux. Nous avons essayé de goûter à tout … sauf à la baleine. Affaire de conviction. Pour en savoir plus, internet : http://www.tourisme-japon.fr/...irs/gastronomie.... http://www.japan-guide.com/e/e2036.html

Globalement, il est difficile de faire un repas pour moins de 600 Yens (on peut … mais on a faim 1 heure après). Sauf cas particuliers, on tournait autour de 1 000/ 1 200 Yens chacun hors boisson. Comme souvent, le verre de bière plombe l’addition (autour de 500 Y). On s’est régalé de poisson et avons consommé bien peu de viande (gourmands, oui, mais pas gros mangeurs de viande).

Quelques adresses qu’on a particulièrement aimées (ou pas) :

Kyoto : Kaïseki du ryokan Nishiyama (cliquer ici) Nous avons testé le réputé kaïseki de notre ryokan. 7 000 Y/p. Pas cher par rapport à ce qu’on peut trouver par ailleurs. J’ai vraiment regretté qu’il soit servi dans la salle à manger du rdc, sur des tables occidentales. Le charme n’y était pas et à ce prix là, c’est dommage. Sans compter qu’en plus ce soir là, une famille de 6 Français avait une attitude grossière (fou rire déplacé, délire ridicule sur les plats, manque d’égard envers les dames qui servaient …) attitude qui nous a vraiment mis mal à l’aise et gâché notre plaisir. J’ai aussi regretté de ne pas réussir à en savoir plus auprès des dames sur ce qu’on mangeait et comment le manger. Le cadre, l’ambiance, l’atmosphère, rien n’y était ; en 35 minutes, nous avions englouti notre kaïseki. C’était raté … c’est dommage. Souvenir mitigé et colère contre ces malotrus … L’irrespect est un des comportements que je supporte le plus mal. Le kaïseki est une véritable expérience, un événement, une aventure dans le pays du goût et de l’élégance qui mérite donc un environnement propice. Alors, plutôt que de mégotter comme on l’a fait, trouvez-vous une belle adresse, mettez le prix, et profitez de toute votre soirée. Ne vous précipitez pas le premier jour néanmoins, laissez votre palais se préparer à accueillir ces délices.

Musashi Sushi (cliquer ici) C’est un kaiten-zushi, un sushi-train où toutes les assiettes qui défilent sur un tapis roulant devant vous sont ici au même prix : 137 Y ttc. Pas de surprise au moment de l’addition. On est plus tranquille au 1er étage qu’au rdc. Ce ne sont pas les meilleurs sushis qu’on ait mangés mais le meilleur rapport qualité/prix/ambiance. Il est à quelques minutes de notre ryokan et nous y sommes allés plusieurs fois. Avec une dizaine d’assiettes chacun (souvent 2 sushis par assiette), on ressortait repus ! Je vous le disais, des goinfres … Comme dans tous les kaiten-zushi, thé vert, gingembre, sauce soja et wasabi sont à volonté.

Okutan Restaurant (cliquer ici) Au Nord du temple Nanzen-ji, un menu unique à 3 150 Y tout à base de tofu. Maison traditionnelle tout en bois et bambou. Magnifique. Expérience culinaire extraordinaire mais on l’a fait trop tôt dans notre voyage (dès le 2ème jour). Notre palais n’était pas encore ouvert à la subtilité du tofu. On garde néanmoins un beau souvenir de ce moment unique.

Ogimachi : Hakusien (n° 57 sur le plan fourni à votre arrivée à Ogimachi, au Centre d’Infos) Dans une maison traditionnelle, on mange assis sur des tatamis. Menus de sobas et de bœuf hida grillé sur la feuille de magnolia. Nous choisissons un soba spécial au poisson (980 Y) et un soba tofu (650 Y). On s’est vraiment régalé.

Le dîner servi (à 18h pétantes !) dans notre minshuku était excellent. Bœuf hida, un poisson (entier, à dépiauter aux baguettes, courage !), des tempura, des pickles, du tofu, de la soupe miso … J’en garde un bien meilleur souvenir que le kaïseki de Kyoto, même si culinairement ce n’est pas le même niveau. Le repas nous a été servi dans un salon japonais (évidemment, là il n’y avait que cela), juste en face de notre chambre. 2 cloisons à faire glisser pour s’y rendre, un pur bonheur. Le cadre était parfait et personne pour nous gâcher ce bon moment. Ne ratez pas cette expérience d’une nuit à Ogimachi.

Takayama : Nous avons 2 excellentes adresses, dans la même rue.

Depuis la gare, gare dans votre dos, prenez la rue principale vers la gauche puis, face au grand bâtiment HEIWA –je pense que c’est un parking-, prenez à droite. Vous passez un 1er carrefour et trouverez sur votre gauche Le Koma Restaurant (il est référencé dans le Guide Michelin) C’est un okonomiyaki (clic) (nous, on disait aussi teppanyaki) une plaque chauffante devant vous vous permet de cuire votre "omelette" ou vos nouilles à votre façon. C’est original, excellent, pas cher (autour de 600 Y le plat), chacun y trouve son compte. On a adoré les teppanyaki, celui-ci a eu notre préférence.

Dans la même rue, 2 carrefours plus loin, toujours sur la gauche : Le Kazuhiko Nakasai C’est un sushi-ya, restau de sushis. 1 600 Y le plateau de 7 sushis + 6 makis. 800 Y la petite bouteille de saké (30 cl) pour accompagner divinement le poisson cru. Bien sûr c’est bien plus cher qu’au Musashi Sushi de Kyoto mais ça n’a rien à voir au niveau qualité. Le poisson est succulent et les tranches sont énormes ! Nos meilleurs sushis. De très loin. A 18h, ce mardi soir, le restau était bourré de Japonais. Nous avons mangé au comptoir. Ce qui n’est pas mal pour commander à l’unité et faire des tas d’essais …

Tokyo : Au Tsukiji Market, le Daiwa Sushi est très réputé et … très cher. Une bonne trentaine de personnes attendent déjà, sagement alignées. On ne recule pas et nous faisons la queue ½h (finalement, ça va assez vite) avant d’être installés, collés serrés au comptoir, et de commander nos sushis. Quelle déception ! Nous n’en étions pas à nos premiers sushis et donc, nous étions en mesure de comparer. Les boules de riz ne se tenaient pas et le poisson était bon mais sans plus. Bref, réputation surfaite …

Partout : Enfin, n’oublions pas les bentos : repas tout prêts dans de jolies boîtes de carton ou de bambou, plus ou moins élaborés, toujours très frais, toujours très bons. On en trouve dans les superettes (Lawson, Family Mart, Seven Eleven …), les gares, les sous-sols des grands magasins, … Très pratiques lors des trajets en train. Les baguettes sont toujours fournies. Et ce n’est vraiment pas cher. Nous avons aussi acheté de cette façon des sushis à emporter. Pour moins de 500 Y, vous trouvez des boites de 10 sushis. Très bons ! Le sous-sol du grand magasin Mitsukoshi (à Tokyo) est une véritable caverne d’Ali Baba de bouffe. Nous y avons acheté quelques bentos "de luxe". Même là, ça reste tout à fait abordable. Et quel plaisir des yeux ! On s’est fait un pique-nique absolument divin avec ces boites ! Pensez-y, c’est un bon plan.

L’ITINERAIRE : Le Japon, pays des temples, des maisons en bois, des jardins, de la gastronomie. Entre autres. C’est ce que nous, nous allions y chercher. Autant de domaines où nous allons pouvoir mesurer leur sens de l’harmonie. Maintes fois j’ai été interpellée par une image parfaite : l’œil se pose, par hasard, à un endroit, et vous avez devant vous un tableau harmonieux, cohérent, abouti. Le regard glisse, rien ne l’arrête. A aucun moment, on ne se dit : "Ah tiens, ça c’est dommage …". Rien n’est le fruit du hasard : les pierres posées dans le jardin zen n’ont pas d’autres places que la leur … Pourtant, en ce qui me concerne, j’ai mis un certain temps à m’habituer à ces jardins secs. De grandes étendues de sable ratissé, des rochers, de ci, de là … Le premier m’a laissée sceptique face à ce dénuement, face à ce rien. Comme toujours, en sachant donner du temps au temps, en sachant laisser son œil s’habituer, en se laissant apprivoiser, on finit par ressentir, par percevoir … J’ai fini par éprouver devant ces jardins un sentiment de sérénité, de plénitude mais surtout de bien-être. Les jardins de mousse sont plus flatteurs, plus faciles à aborder. Les lanternes sont magnifiques, tellement évocatrices du Japon ! Lors de la préparation de ce voyage, je pensais qu’avec un peu de chance, peut-être, en verrai-je une ?!… Si j’avais su !… Maintenant, je sais. Aucun autre pays ne m’a jamais laissé cette impression d’aboutissement. Cette maîtrise de l’harmonie, du raffinement, du sobre, de l’esthétisme dans le dépouillement, qu’elle soit pour un jardin, pour une maison traditionnelle, pour un kaïseki, m’a laissée pantoise d’admiration. Harmonie jusque dans le bruit feutré de la cloison en bambou et papier de riz qui glisse pour découvrir un jardin, jusque dans cette sensation que l’on a quand on marche en chaussettes sur un tatamis, mélange de souplesse et de fermeté, jusque dans la ligne des toits, ni rectiligne, ni courbe mais un doux mélange des 2 … Harmonie aussi dans la présentation des plats d’un kaïseki. Quel raffinement ! Et que dire du tofu ? La première fois, comme pour un jardin sec, on a l’impression d’avoir avalé un … rien. Et puis notre palais s’affine. Texture, douceur, finesse du goût, nous sommes là encore dans le domaine du très subtil, de la délicatesse. Quel sens n’est pas touché par l’harmonie et le raffinement qui règnent au Japon ? Le Japon nous oblige à faire attention à ce que l’on voit, à ce que l’on entend, à ce que l’on goûte (mangeriez-vous un kaïseki aussi goulûment qu’un hamburger ?) … Souvent, je me suis trouvée balourde (d’engloutir mon sushi comme une vulgaire boulette de viande, de le couvrir de wasabi, de ne pas prendre le temps de m’asseoir au bord de ce jardin, ne pas écouter le bruit de cette fontaine, de visiter, guide à la main, plutôt que de ressentir …). Le Japon est bien plus qu’un voyage culturel, c’est un voyage de sensations, presqu’un voyage d’introspection. Sans doute, le voyage le plus riche qu’on ait fait. Tout ici invite à la sérénité, au calme et sans doute à terme (trop court 2 semaines !) à la méditation. Le Japon m’a touchée, dans mes tripes.

Allez, redescendons … 2 semaines, c’est donc très court … Nous avons fait un choix d’itinéraire ultra classique mais allégé pour avoir le temps de nous imprégner. Je voulais par ailleurs privilégier Kyoto par rapport à Tokyo. Le choix de commencer par Kyoto m’avait été recommandé (à juste titre) car Kyoto est plus facile "d’utilisation". Plus petite, plus tranquille, bus et métro y sont simples d’utilisation. Ca permettait de démarrer en douceur avant d’arriver dans les labyrinthes de Tokyo. Enfin, le prix du billet d’avion est le même avec un retour de Kyoto ou de Tokyo … Pour une fois et sans vanité, je crois que si je devais le refaire, je ne changerais rien à cet itinéraire. Il faut dire que j’y avais passé des heures !… Simplement, l’idéal aurait sans doute été de partir une semaine plus tard pour avoir des cerisiers plus fleuris sur Kyoto et peut-être un peu moins froid …

L’entrée des temples varie entre 300 et 600 Y. A la longue, ça finit par chiffrer. Souvent quand on parle de temple, il s’agit de complexe comprenant plusieurs grands bâtiments dont le temple principal. Comme une sorte de béguinage. Le meilleur exemple est le temple Daitoku-ji à Kyoto qui est en fait un complexe regroupant une vingtaines de temples … On peut y passer plusieurs heures … Comme toujours, une boussole est très utile, mais pensez bien que les plans japonais ont rarement le Nord en haut !... Enfin, après s’être fait prendre une fois (voire 2 …), on est plus attentif …

Aucun intérêt à décrire nos visites par le menu. Comme je l’ai dit plus haut, la préparation (en amont ou sur place) est facile, les sources d’informations nombreuses. Chacun fera ses choix selon ses goûts, ses aspirations. J’ai juste envie de partager quelques points forts ou faibles. Pour le reste, à chacun son voyage.

Kyoto : Des dizaines de temples, autant de jardins, des petites rues pittoresques, une gastronomie variée et raffinée, … Kyoto a beaucoup à offrir. Pour autant, Kyoto reste une très grande ville avec de grands immeubles, de larges avenues commerçantes, des quartiers très modernes, une gare futuriste magnifique. Globalement, on pourrait juger que la ville manque de charme. Ce fut en tout cas notre sentiment quand nous sommes arrivés tout en haut de la gare, sur le toit terrasse. On a été déçu. Mais, il suffit alors de redescendre de ce toit terrasse et de se perdre dans tous ces petits quartiers qui, eux, sont bourrés de charme. Les balades le long de la rivière Shirakawa ou de la rivière Kamo sont enchanteresses. Les quartiers, même très touristiques, de Gion, de Ponto-cho méritent leur renommée … Même si la première impression est surprenante (et peut-être décevante), le charme de Kyoto opère dès qu’on s’y enfonce. Perdez-vous dans ses petites rues au détour desquelles vous ne manquerez sûrement pas d’apercevoir quelques jolies apprenties geishas … Je voulais vraiment y passer du temps. L’un des moyens a été de visiter Himeji et Nara en A/R depuis Kyoto. Je ne regrette pas. Après 6 jours à Kyoto, nous en sommes partis avec beaucoup de nostalgie.

Himeji : Kyoto >> Himeji - Shinkansen Hikari (1h) Nous avions réservé nos places aller ; avec le JR Pass, la réservation est gratuite donc … ça ne mange pas de pain … ; retour sans réservation. De la gare de Himeji, nous sommes montés au château à pied (15 min) Le château justifie à lui seul l’A/R. Il n’y a pas redondance avec le château Nijo-jo de Kyoto. Au contraire, ils se complètent. On y trouve des points communs et de belles différences. Ne négligez pas le bâtiment Ouest (en fin de visite) qui offre des vues splendides sur le château. A défaut d’un grand ciel bleu idéal, nous avons eu la chance d’avoir un ciel orageux, ce qui, avec les cerisiers roses et les façades blanches et noires du château, n’était pas mal non plus ! Nous avons passé à Himeji une grosse matinée, nous étions de retour à Kyoto vers 15h.

Nara : Kyoto >> Nara – JR Nara Line (1h) Pas de réservation pour ce type de train local. Nous partons tôt, train vers 7h. Petit dej dans le train. C’est tellement propre qu’on est super attentif à nos miettes … A la sortie de la gare de Nara, des bus attendent les passagers. Pas compliqué … 180 Y/p pour arriver à l’entrée du parc et voir les premiers daims. Pas sauvages pour 2 sous. Habitués à l’homme. On les caresse comme on caresserait un chien. Très surprenant. Nous arrivons au grand Todaï-ji vers 9h. C’est un peu tard (il ouvre à 7h30, c’est dire !) car il y a déjà pas mal de monde, principalement des Japonais. Le Todaï-ji n’est pas décevant ! Nous déambulons ensuite dans le parc et terminons par le temple Kasuga Taisha dont l’allée est bordée de 3 000 (dit-on) lanternes de bois, de pierre, de bronze. Certaines sont gigantesques, d’autres, toutes moussues, patinées par le temps, ont presqu’une âme. C’en est émouvant. Le quartier Naramachi ne nous a pas transportés. Certes, les vieux temples sont splendides, comme toujours, mais enchevêtrés dans un quartier un peu trop moderne à notre goût. De retour à la gare de Nara, nous sautons dans le premier train, un rapide vers Kyoto. 47min au lieu de 68. C’est bien, on est content mais on réalise trop tard que, du coup, le train ne marque pas l’arrêt à Inari où nous avions prévu de descendre pour aller voir le Fushimi Inari Shrine, longue succession de portails rouges qui m’avait paru impressionnante. Tant pis … On ne fera pas le chemin en arrière. Notre précipitation nous a joué un tour ! Nous étions de retour à Kyoto vers 16h30

Kanazawa : Kyoto >> Kanazawa - Ltd Exp Thunderbird (2h) A la sortie de la gare, ne manquez pas les jets d’eau qui affichent l’heure. C’est tout simple et simplement superbe. Nous avons visité Kanazawa sous une pluie incessante. C’est là qu’on teste son sens de l’abnégation et sa résistance aux imprévus du voyage !… Le Loop Bus nous conduit d’abord dans le pittoresque quartier des geishas. Puis direction le marché aux poissons, très authentique où nous déjeunerons dans un délicieux kaiten-zuschis. Il y en a pleins, il suffit d’en choisir un où il y a la queue. Malgré la pluie, le jardin Kenrokuen est extraordinaire. On va s’y promener près de 2 heures sans voir le temps passer. Et pourtant, il pleut !!! Le quartier des Samouraïs nous éblouit (bien davantage que celui des geishas). Ici, les maisons sont très grandes. Gros coup de cœur pour celle du clan Nomura que l’on visite. Pour finir, on rentre à pied jusqu’à notre hôtel en longeant le canal. La pluie n’altère ni notre courage ni notre enthousiasme ! Et la beauté de ce canal vigoureux nous paie de nos efforts ! Je pensais que Kanazawa serait une étape sans intérêt dans notre programme. Il n’en fut rien. Dès notre arrivée à Kanazawa, nous avions acheté nos billets de bus pour Shirakawa-go. 1 800 Y/p. Les bus se trouvent à la sortie de la gare. Le guichet pour Takayama et Shirakawa-go est à gauche. Bref, c’est facile.

Shirakawa-go - Ogimachi : Kanazawa >> Shirakawa-go - Bus (1h20 - 1 800 Y/p) On arrive donc à Shirakawa-go à 10h. Aussitôt, on réserve nos billets de bus pour Takayama, départ le lendemaine à 10h45. On va déposer notre sac dans le minshuku réservé. La journée est à nous. Oui, je le dis, ça vaut le coup d’y dormir une nuit. D’abord pour avoir vraiment le temps de flâner dans ce magnifique petit village avec les Alpes Japonaises en toile de fond. Ensuite, pour l’expérience de la nuit et du dîner en minshuku. Nous avons visité le village reconstitué. 500 Y l’entrée. Il regroupe de vieilles maisons récupérées d’un peu partout. Nous y passerons plus de 2 heures. Cette fois, la maison japonaise n’a plus de secret pour nous. Economisez la visite de la Wada House si vous comptez visiter ce parc-musée. Il y a redondance … A cela près que la Wada House a une histoire. Mais bon … Le lendemain matin, avant le départ pour Takayama, nous avons encore eu largement le temps de flâner dans le village, quasiment seuls, avec la gelée et la brume matinales et l’odeur des chaumes. Un très beau souvenir !

Takayama : Shirakawa-go >> Takayama - Bus (50 min - 2 400 Y/p) Adorable petite ville de province, très bien préservée avec de grands quartiers de maisons encore tout en bois. A vrai dire, c’est ainsi que j’imaginais Kyoto, oubliant la taille et le modernisme de Kyoto … Le Morning Market est sympathique sans être extraordinaire … Ne manquez pas, plein Est, la promenade dans Higashiyama à pied. Très bien fléchée, elle enchaîne toute une collection de petits temples pleins de majesté. Ambiance surprenante et souvenir unique. Ayant passé 1 journée pleine à Ogimachi, nous n’avons pas été visiter le Hida Folk Village.

Tokyo : Takayama >> Nagoya - Ltd Exp Hida (2h30) Nagoya >> Tokyo - Shinkansen Hikari (1h50) Nous avions pris quelques minutes (à peine !) à la gare de Takayama pour réserver nos trains : départ de Takayama à 9h37, arrivée à Nagoya à 12h01 puis correspondance à Nagoya à 12h22 (shinkansen) pour Tokyo. J’espérais bien (un poil inquiète quand même !) que 20 minutes pour la correspondance suffiraient. Montre en main, il nous en aura fallu … 3 !! C’est vraiment beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine. Arrivés à Tokyo, notre première activité fut de grimper en haut de la mairie (extraordinaire building cathédrale de 50 étages) pour profiter de la vue sur Tokyo. C’est gratuit, ça vaut le coup. Et c’est magnifique. Le temps était trop couvert pour qu’on aperçoive le Fujiyama mais nous avions eu la chance de le voir depuis le shinkansen (choisissez des places à gauche). Ensuite, nous avions envisagé de faire le tour de la ville par la JR Yamanote Line (ligne gratuite avec le JR Pass, aérienne, et qui fait sa boucle en 1h environ). On a abandonné, c’est sans intérêt. La ligne est trop encaissée, on manque de recul pour profiter et puis s’il y a du monde, difficile de dire aux gens "dégagez les fenêtres, je veux voir !…" Donc, mauvaise idée … Tsujiki Market : on a raté notre visite, on y est arrivé bien trop tard. Vers 10h, on a surtout vu des caisses blanches de polystyrène … Nous, les lève-tôt, nous étions un peu vexés … Tant pis. Maintenant, vu tout le sang qu’il restait encore et ce que j’ai pu lire, je ne suis pas sûre de le regretter complètement. Je pense qu’il y avait une forme inconsciente mais volontaire de protection dans cet acte manqué. Jardin Hama Rikyu-teien : il faut y aller ! Ce beau jardin entouré de gratte ciel est ... improbable. Qui met qui en valeur ? Mi Avril, avec les cerisiers et le colza en fleurs, on a fait des photos surréalistes !

J’avais prévu Tokyo dans mon programme car, quand même, je ne pouvais pas l’éviter … Mais, je n’étais vraiment pas très heureuse de devoir passer les 4 dernières journées de notre voyage dans cette mégalopole que j’imaginais bruyante, polluée, trépidante, laide, oppressante … Elle est tout le contraire ! Très peu de circulation, pas de coups de klaxon, du monde bien sûr mais sans aucune bousculade, des quartiers qui, pour certains, ressemblent à de petits villages, des pots de fleurs qui égayent les fenêtres ou les pas de portes, des temples préservés, disséminés un peu partout … bref, vous avez compris, même ici, à Tokyo, j’ai été époustouflée par tant de sérénité. Dimanche, nous avons passé nos dernières heures dans le parc d’Ueno. Ambiance de fête : tous les cerisiers en fleurs ombrageaient des familles en pique-nique, des orchestres animaient les places, des stands vendaient des snacks à grignoter au bord de l’eau … quel crève-cœur de quitter un tel endroit pour retourner travailler. Bouh, gros coup de blues …

Nikko : Ueno >> Utsonomiya – Shinkansen Yamabiko (45 min) Utsonomiya >> Nikko – JR Nikko Line (40 min) Depuis la gare, on a rejoint les temples à pied (une bonne ½ h) car les bus sont peu nombreux. A moins qu’on ait mal regardé … c’est bien possible … «L’on ne connaît pas le beau, si l’on ne connaît pas Nikko» dit le proverbe. C’est vrai. C’est inouï. Même si la débauche de couleurs vives est surprenante et donne parfois un côté un peu kitsch assez décalé, on reste pantois devant ces sculptures de bois coloré. Nikko est une apothéose. Ne pas manquer aussi la balade Gammanga Fuchi et son alignement de dizaines, centaines (? personne ne sait) de petites statues (jizo) de pierre, toutes parées d’un bavoir rouge et d’un bonnet au crochet rouge. Très original. Très mignon. Torrent mugissant à droite. Belle balade.

Kamakura : Tokyo >> Kita Kamakura - JR Yokosuka Line (1h) On part très très tôt. Au point d’arriver à Kita-Kamakura à 7h50 … On monte vers le Kencho-ji qui n’ouvre qu’à 8h30. Si le guichet était fermé, le temple n’en est pas moins ouvert. Bel état esprit, n’est-ce pas ! Nous avançons et, pendant plus d’½ h, nous aurons le lieu pour nous tout seuls. Un vrai bonheur ! Nous paierons sagement notre entrée … lors de notre sortie. Ce temple de Kencho-ji est, de loin, celui qui nous a le plus plu (ici, à Kamakura). J’ai beaucoup aimé aussi Engaku-ji, remarquable pour son cimetière enchevêtré, un peu brouillon, étagé sur une petite colline. Ambiance zen. Retour à la gare de Kita-Kamakura, une station vers Kamakura, puis un petit coup de navette ferroviaire vers Hase. Le temple de Hase Dera ne m’a pas du tout plu. Même la surprenante grotte qui abrite quelques statues ne m’emballe pas. Par contre, le Grand Bouddha est spectaculaire. Tous les regards sont tournés vers le ciel. Quelle majesté ! La visite de Kamakura permet par ailleurs de traverser une jolie campagne.

DIVERS : L’accueil : même s’ils sont peu nombreux, ceux qui parlent anglais se précipiteront pour vous aider s’ils vous voient dans l’embarras. Avec les autres, on se débrouille très bien avec des gestes, des sourires … Plusieurs fois, nous avons montré dans notre guide le nom en japonais du lieu que nous cherchions. Nous avons toujours reçu une réponse amicale et pertinente. L’un d’eux a même été jusqu’à utiliser son portable pour mieux nous renseigner ! Ils se mettent en 4. Lors de la première utilisation des automates dans une station de métro, un agent nous a accompagnés pour nous apprendre. Sans faire à notre place ! Pédagogue, en plus ! Et sans un mot d’anglais. La langue n’est pas un barrage si infranchissable. La carte bancaire : largement acceptée. Nombreux ATM en ville. Malgré tout, il faut quand même prévoir du cash. Le climat à cette époque : nous avons eu très très froid la première semaine à Kyoto. Je pense que nous étions largement sous les 10°C. Un vent glacial complétait le tableau. Soleil néanmoins mais nous avons regretté des gants ! La 2ème semaine a été bien plus clémente avec des températures autour de 15-18°C. Cela dit, une seule journée de pluie et malgré le froid, nous rentrons tout bronzés ! Vêtements : à Kyoto, on portait 1 tee-shirt, 2 polaires et un coupe vent ! On ne se salit pas du tout. Ni par la saleté, ni par la transpiration … on peut voyager très léger. On avait des chaussures de marche et rien d’autre. Les tongs sont totalement superflues car des pantoufles nous ont systématiquement été prêtées dans tous nos hébergements (voire dans les temples, il faut dire qu’il y fait très froid …). L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de Japonais qui, comme nous, visitent Kyoto à la période des cerisiers en fleurs. Les problèmes de santé : pas le moindre. Eau potable partout. WC partout, ultra propres, gratuits. Les moustiques : pas le moindre non plus Photos : nous n’avions pas acheté d’adaptateur pour recharger notre APN. Les hôtels en prêtent (sauf à Ogimachi). Cool ! L'artisanat : tout est cher … ça limite les achats … on a quand même acheté 2 yukatas (kimono d’intérieur en coton, environ 3 500 Yens chacun) et quelques babioles mais rien d’extraordinaire. De très belles théières de fonte mais pas dans notre budget. Une magnifique gouttière de cuivre comme dans les temples à 19 000 Yens. La dame m’expliquait que ça ferait un beau cadeau … tu m’étonnes !

On a beaucoup aimé :🙂 Participer à la vie japonaise : dormir sur des futons, se doucher assis, se baigner dans les o furo, marcher sur des tatamis, faire glisser une paroi coulissante, manger la soupe miso avec des baguettes, faire la queue sagement pour monter dans les trains, rouler à vélo sur les trottoirs, s’asseoir en tailleur (enfin, comme on peut) devant un jardin, regarder les Japonais s’émerveiller devant la beauté des fleurs de cerisiers, s’émerveiller soi-même devant la beauté des fleurs de cerisiers, … ne pas courir, ne pas stresser, ne rien craindre … être totalement détendus pendant 15 jours.

On a moins aimé :😕 Je cherche encore …

En conclusion ... Peu de voyages nous ont laissé une telle émotion. Quand on me demande, "alors le Japon, qu’avez-vous vu ?" j’ai du mal à répondre. Non pas qu’on n’ait rien vu, non … mais ce n’est finalement pas cela qui est important. Quand vous rentrez de Rome, vous pensez au Colisée … Mais du Japon ?... Moi, je pense à la sérénité d’un jardin, je pense à l’âme d’une lanterne, aux lignes épurées d’un temple ou d’une maison …. Où ? Lesquels ? Qu’importe … Je reviens du Japon avec une écaille de vernis d’esprit zen. Enrichissement autant intérieur que culturel. Notre album photos, si réussi soit-il, ne reflètera pas notre voyage.
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Voyages maintenus au Japon (partie 2)
Puisque l'autre discussion a été fermée, je commence ce nouveau topic car la discussion sur les voyages maintenus n'est pas terminée. Merci de parler uniquement du Japon cette fois :)

Est-ce que qq'un a vu le reportage sur les plongeuses appelées les Ama ce weekend? C'était super intéressant ! 😉 Quel courage et quelle forme à cet âge là !!! Je vous mets le lien : http://www.arte.tv/...34, CmC=2854428.html
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Voyages maintenus au Japon
Salut à tous 🙂

En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !

Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.

Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.

http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon

Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
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Avis sur itinéraire de dix-neuf jours au Japon
Bonjour,

Voici mon itinéraire (prévu) pour mon prochain séjour nippon. J'aurais voulu connaitre vos impressions... Y a t-il des endroits qui mériteraient plus de temps?? J'ai essayé de privilégier Grandes villes et villes traditionnelles car j'ai surtout envie de ressentir ce fameux contraste. En ce qui concerne Kanazawa (1 journée + 1 nuit), faut-il à votre avis y rester plus longtemps??

D'autre part, j'ai bien peur de passer trop de temps dans le train...

Bref dites moi ce que vous en pensez svp!! Merci d'avance

1er j : Arrivée à Tokyo 1ère nuit

2ème j : Journée à Tokyo + 1 nuit

3ème j : journée Tokyo + 1 nuit

4ème j : Journée à Tokyo, une nuit dans ferry direction Mikurajima

5 ème j : arrivée à Mikurajima + 1 nuit Mikurajima

6eme j : matinée à Mikurajima, retour à Tokyo au soir + 1 nuit Tokyo

7ème j : journée à Tokyo, départ pr Kyoto

8 ème j : arrivée à Kyoto + 1 nuit Kyoto

9ème j : journée à Kyoto + 1 nuit Kyoto

10 ème j : journée à Kyoto + 1 nuit Kyoto

11ème j : départ pr Hiroshima, journée Miyajima + 1 nuit Miyajima

12ème j : départ pr Kanazawa, journée Kanazawa 1 nuit Kanazawa

13ème j : journée Kanazawa, départ pr Magome + 1 nuit Magome

14ème j : journée randonnéee juska Tsumago + 1 nuit Tsumago

15 ème j : départ pr Shimoda + 1 nuit Shimoda

16ème j : journée Shimoda + retour Tokyo + 1 nuit Tokyo

17ème j : départ pr Nikko + 1 nuit Nikko

18ème j : retour vers Tokyo, journée Tokyo ou Kamakura + 1 nuit Tokyo

19 ème j : retour PARIS
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Koyo, 6 semaines au Japon
30 Novembre

En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.

Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....

Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)

il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire: 1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre 2. suivre le koyo

Bon... on y va?
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Transsibérien et Japon (compte-rendu et carnet photo)
Bonjour,

Apres quelques mois, je vous propose un petit compte-rendu et quelques photos d'un voyage qui me tenait a coeur : Le transsiberien + un transfert au Japon, effectue en septembre/octobre dernier.

Deja, pour situe, l'itineraire prevu sur 5 semaines (3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon) :



Paris > Moscou > Kazan > Ekaterinbourg (passage rapide) > Tomsk > Irkutsk > Ulan-Ude > Vladivostok > Tokyo > Kyoto > Kagoshima > Nagasaki > Osaka > Kumano > Tokyo > Paris.

Pour les vols :

- Paris-Riga-Moscou : Air Baltic - Vladivostok - Tokyo : Siberia Airlines - Tokyo - Abu Dhabi - Paris : Etihad

Pour les trains :

RUSSIE

- Moscou-Kazan : SV (№ 002Й«Премиум») - Kazan-Ekaterinbourg : SV (№ 060У«Тюмень») - Ekaterinbourg-Tomsk : SV (№ 038Н«Томич») - Tomsk-Irkutsk : Kupe (№ 391Н) - Irkutsk-Ulan Ude : Kupe (№ 322И «Баргузин») - Ulan Ude-Vladivostock : SV (№ 002М «Россия»)

JAPON

- Tokyo - Kyoto (shinkansen) - Kyoto - Kagoshima (transfert a Shin-Osaka puis shinkansen jusqu'a Kagoshima) - Kagoshima - Nagasaki (shinkansen jusqu'a Shin-Tosu puis tokkyu jusqu'a Nagasaki) - Nagasaki - Osaka (tokkyu jusqu'a Shin-Tosu puis shinkansen jusqu'a Shin-Osaka) - Osaka - Kii-Katsuura (tokkyu au depart de Tennoji direction Wakayama puis toute la cote de la peninsule de Kii) - Kii-Katsuura - Tokyo (tokkyu jusqu'a Nagoya puis shinkansen pour Tokyo)

__

Reservations Hotels :

(Attention, ce n'est pas un voyage mis sous le signe du "luxe" en particulier, mais encore moins de l'economie, on s'est clairement fait plaisir sur certains hotels, et on assume 😉, je detaillerai mes impressions sur les hotels listes ci-dessous dans le dernier message dans lequel je ferai le point niveau budget).

RUSSIE

Moscou > Hilton Leningradskaya***** Kazan > TatarInn*** Ekaterinbourg > Marins Hotel*** Tomsk > Magistrat Hotel**** Irkutsk > Marussian Boutique Hotel*** Listvyanka > Gavan Baikala Guesthouse Ulan-Ude > Baikal Plaza**** Vladivostok > Hotel Primorye ***

JAPON

Tokyo > Toyoko-Inn Kanda/Akihabara (pres de Asakusabashi) ** Kyoto > Heianbo Ryokan Kagoshima > Nakazono Ryokan Nagasaki > Fujiwara Ryokan Osaka > Comfort Hotel Shinsaibashi Yunomine-Onsen > Adumaya Ryokan&Onsen Tokyo > chez un ami

Demain, je vous raconterai donc brevement notre arrivee a Moscou avec quelques photos. A bientot. ;)
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Voyager pas cher au Japon: possible?
Bonjour à tous! Actuellement étudiant, j'aimerais beaucoup partir une grosse semaine au pays du soleil levant. cependant, je dispose de peu de moyens... J'aimerais tout d'abord avoir vos avis et votre expéririence pour un voyage aussi économique que possible au japon ( oui je sais japon/pas cher c'est une oxymore). De plus, un de mes amis a recemment fait un petit échange avec un jeune japonais, qu'il avait rencontré sur internet. L'expérience s'était très bien passée: chacun avait fait découvrir son pays à l'autre : je serais tres intérréssé de savoir si il existait des organismes, ou bien des sites internet sur des échanges franco japonais! en espèrant vos réponses et n'avoir pas écrit n'importequoi
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A la découverte du Japon, de Tokyo à l'archipel des Ryukyu (Okinawa)
Bonjour à tous,

Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.

Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:

Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.

Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.

Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:

Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)

Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".

Détails du budget:

Les déplacements:

Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne

Les hébergements:

7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent

Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels

environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
Open
Konichiwa Japan ou 16 jours au pays du Soleil Levant
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés. Lundi 23 et mardi 24 mars Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable. Mercredi 25 mars Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu. Jeudi 26 mars Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés. Vendredi 27 mars Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet. Samedi 28 mars La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles. Dimanche 29 mars Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa. Lundi 30 mars A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants. Mardi 31 mars Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville. Mercredi 1er avril

Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril

Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.

Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
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Budget Japon 3 semaines
Bonjour à tous,

Je m'adresse à tous ceux qui sont partis au Japon dernièrement, car j'ai l'intention de partir avec mon ami 3 semaines en mai, mais j'aimerais beaucoup savoir pour ceux qui sont partis, quel a été leur budget pour 3 semaines.

Dans les guides, ils disent de compter 150€/jour, logement+nourriture. Est-ce bien exact ?

Sinon, si je comprends bien, dans des ryokans, le prix est toujours indiqué pour 1 personne, n'est-ce-pas ? donc il faut multiplier par 2 pour une base chambre double. Y-a-t'il des sites internet où l'on puisse réserver son ryokan avant de partir au japon ?

Pour le Rail pass, il est valable à l'intérieur de tout le pays ou seulemement Tokyo et sa périphérie ? Arrive-t'on à reconnaître facilement les lignes JR car si c'est écrit en japonais !!!

Pour l'instant, voici mes principales questions, si vous pouviez m'aider, cela m'éclairerait beaucoup.

Merci
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Deux semaines dans la région de Kyoto: quel pass prendre?
Avec mon ami, nous commençons à prévoir un voyage au Japon, très à l'avance vu ce qu'on entend dire sur les prix des hébergements et transports, on risque d'en avoir pour quelques années à mettre de côté le budget. Nous pensons passer 2 semaines à kyoto et prendre un pass pour les transports mais en alternant journées de visites à pied de Kyoto et journées de visite à l'extérieur (Nara, Osaka...), donc en utilisant le pass un jour sur 2 ou 2 jours sur 3 à peu près. Quel pass prendre? Les deux dernières semaines de novembre ou la dernière semaine de novembre + la première de décembre, pour les arbres couleurs rouge et rouille, est-ce de bonnes périodes? Quels vêtements prévoir? Nous aimerions avoir une chambre pour 2 si possible et rester dans la même durant tout le séjour, quels seraient les hôtels ou auberges les moins chers dans Kyoto? Merci d'avance Sylvie
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Kyushu between Fukuoka and Nagasaki in autumn 2024 (Japan)
Fellow travelers,

Don’t they say "never two without three"? It seems so. Here I am again on the forum to share—and let’s be honest, indulge a bit of selfish pleasure—by recounting the story of this third installment in the Land of the Rising Sun.

Where? It’s all in the title. On the island of Kyushu in southern Japan, more precisely in the northwest between Fukuoka and Nagasaki. I hope to take you along with me for 19 nights and 18 full days this autumn of 2024. On the itinerary: gastronomy, crafts, festivals, waterfalls, encounters, and leisurely strolls in all simplicity.

A last-minute flight booked just 7 days before departure, and the route evolved regularly based on whims and accommodation availability, eventually settling on this:

- 5 nights in Fukuoka: Fukuoka city, Ukiha, Itoshima, Dazaifu, Yanagawa - 4 nights in Hasami, Nagasaki Prefecture: Okawachiyama, Arita, Takeo, Kashima, Yobuko, Karatsu, Kabeshima - 6 nights in Nagasaki: Ureshino, Higashi-Sonogi, Nagasaki city, Unzen, Sotome - 4 nights in Fukuoka: Karatsu, Fukuoka city

Most of the trip was done by car for practical reasons—easier access to certain places and freedom of movement—but also for the sheer joy of it. Despite slow traffic at times, driving in rural Japan is a delight.

If the program interests you, see you soon for the start of the journey.
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Voyage d'un ou deux mois au Japon, départ en juillet
Bonjour !

J'ai passé l'après-midi à lire des expériences d'autres personnes quant à leur voyages au Japon. Cependant, je pense que le mien est un peu différent car je compte partir 2 mois (1 mois et demi ?). Je suis étudiant, j'ai 20ans, et pars avec un ami, qui lui pense rester 1 mois. Sur place, une amie japonaise me rejoindra peut-être (celà dépends de ses économies, si elle arrive à trouver un job d'ici là). J'aimerais que vous m'aidiez à organiser un peu ce voyage, en répondant si possible à mes questions. Je compte partir début juillet (ou fin juin). Je compte dormir chez l'habitant, avec hospitalityclub, ou dans des auberges de jeunesses (avec une soirée dans un ryokan et un temple à Kyoto sûrement).

1 - Est-ce que deux mois n'est pas de trop ? Je pourrais diminuer à 1mois et demi !

2- Sachant que mon ami compte ne partir qu'un mois, je pensais faire :

Modèle : -> Ville (durée * à faire absolument *) // Commentaires Les villes sont classées par ordre chronologiques.

Premier mois : - > Tokyo (5j * Asakusa / Akihabara / Ropponji, Shijuku et Shibuya la nuit/ Harajuku le samedi / Dormir dans les lits-capsules *) Début d'utilisation du JRPass 21j - > Kyoto(3j mais 5nuits, voir com en dessous * Dormir dans un temple et ryokan / Cérémonie du thé / Achats de souvenirs / A voir *) - > Nara (2j * A voir *) // Dormir à Kyoto, prendre le shinkansen pour Nara la journée, rentrer le soir - > Kobe (1j * A voir *) // Idem - > Osaka (3j * A voir *) - > Hiroshima (d'après certains topics c'est à faire, 2j, * Aller au Dome / A voir *) - > Alentours d'Hiroshima 1 (1j, nom de ville ? * A voir *) // Aller-retour d'une journée Hiroshima-cette ville. - > Alentours d'Hiroshima 2 (1j, nom de ville ? * A voir *) // Idem - > Alentours d'Hiroshima 3 (1j, nom de ville ? * A voir *) // Idem - > Alentours d'Hiroshima 4 (1j, nom de ville ? * A voir *) // Idem - > Retour vers Shizuoka (2j, *Voir (gravir ?) le Fuji-san *) // Ville de ma corres - > Yokohama (2j * Explorer la ville à 200m de haut (j'ai oublié le nom) *) Fin du JRPass : 19j d'intense utilisation ^_^. - > Tokyo (7j * Achats de souvenirs / Les choses qu'on n'aura pas faites les premiers jours / A voir *)

Deuxième mois (Ou deux dernières semaines) : - > Tokyo (5j * A voir *) // Ca ne va pas faire un peu beaucoup ? Début du JRPass 14j - > Fukuoka (2j * A voir *) - > Nagasaki (2j * A voir *) - > Autres endroits de Kyushu ? (3j Kagoshima, Miyazaki ? Y'a des trucs à voir ? * A voir *) - > Okinawa (2j * A voir *) - > Shikoku (3j quelles villes ? * A Voir *) - > Retour vers Chiba (1j * A voir *) Fin du JRPass : 13j d'utilisation ^_^. - > Tokyo (Xj selon la durée du voyage * A voir *)

Je n'ai mis dans ce planning seulement les villes que je connais, ou entendu parler. Si en réponse vous pouviez le copier/coller en ajoutant de nouvelles villes "à ne pas manquer", remplacer les * A voir * par des idées plus précises (endroits où vous êtes allés, coins VIP que l'on ne trouve pas dans les guides, anecdotes, ...), tout en expliquant brièvement pourquoi en dessous, ce sera plus parlant qu'un long discours et plus rapide pour vous :) et je pourrai modifier les durées des séjours si y'a beaucoup de choses à faire dans une ville par exemple.

3- Ma mère et ma soeur veulent respectivement un kimono (ou yukata) et un katana comme souvenirs... Est-ce que ça va passer à la Douane ? Si oui, où en trouver des sympas ? Pour les autres je pensais à des cadeaux à 100Y (j'ai lu que y'avait vraiment de tout et des bons trucs), ou je trouverai bien des trucs sur place, et qu'est-ce qui est interdit à la Douane ?

4- Au niveau de l'argent, les japonais n'aiment pas la carte bleues il semblerait. Quel est le meilleur moyen pour "avoir des yens" ? Retirer à la carte, changer tout l'argent avant de partir, les traveller cheques ?

5- Quelle compagnie choisir ? Lesquelles éviter ? Une agence de voyage me propose avec Lufthansa 779€ A/R, une escale à Francfort, mais j'ai vu sur internet des billets de China Airline (je crois, je ne me souviens plus réellement) aux alentours de 650€. Arnaque ?

6- Un budget de 2000€ est-il suffisant pour le premier mois ? Et 3000€ pour le tout ?

Merci d'avoir lu jusqu'ici, a bientôt !

Jérémy.
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Budget pour quinze jours au Japon: billets d'avion et hébergement?
bonsoir, nous partons pour 15 jours au japon ; on sera 4 et je cherche ce qui est le mieux!! côté billet j'ai noté "aeroflot" pas cher mais est ce fiable?????si il y a mieux merci de me le dire la galère pour l'hebergement j'ai pensé aux auberges de jeunesse, quelqu'un a un avis dessus?? sur le forum j'ai lu les Ryokan, toutefois on est 4 cela risque de revenir cher, non? j'ai lu aussi "les new koyo" qui peut m'en dire un peu plus et si c'est interressant pour 4 je prendrai le JR car je compte aller à Kyoto, côté hebergement j'attends vos info!! En fin, qui peut me dire si on peut aller de Kyoto à Hiroshima??? la durée?? on partira du 23.07 au 07.08 Merci pour toutes les infos
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From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally the Tokyo metropolis
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity

Hi everyone,

I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.

The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:

-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)



-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)



-->7 days in Tokyo



The trip was decided on fairly last-minute again this year.

Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.

Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!

Intense prep work over these next 2 weeks to:

finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???

"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.

The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
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Retour de Tokyo et impressions sur la population
Bonjour à tous,

je reviens tout juste d'une semaine passée à Tokyo. La faible durée de mon séjour ne m'a bien sûr pas permis de tout voir mais on va dire que j'ai vu les principaux grands sites touristiques de la ville. J'ai été très impressionné par la ville au niveau de ses infrastructures etc mais là n'est pas mon sujet.

Mon post porte sur le sujet suivant : qu'avez vous pensé des Japonais habitants Tokyo ?

Je tiens en premier lieu à préciser que je ne suis pas un connaisseur de ce pays, de son peuple et de ses coutumes. Je me suis bien sûr documenté avant de partir et ai lu quelques articles décrivant le style de vie des Japonais et leur manière de vivre mais je n'ai pas creusé.

On trouve dans cette ville tout un aspect très positif : un respect "de masse"que je n'ai vu nul part ailleurs dans le monde. Les gens sont à l'écoute et près à aider.

Mais mon sujet est le suivant : les habitants de Tokyo m'ont désarçonnés et je veux que vous me donniez votre avis sur ce que je vais décrire maintenant.

Les habitants de Tokyo m'ont paru tristes, j'ai réellement eu une impression d'un peuple qui est en train de se perdre. Les gens n'échangent pas, dans le métro les regards que l'on croise sont stériles pour beaucoup. Les gens ne réagissent pas à ce qui se passe autour d'eux cela m'a déconcerté. Il n'y a pas un bruit alors que des milliers de personnes sont entassés dans les moyens de transport. Le smartphone est omniprésent, ce moyen de fuite est sur utilisé. J'ai encore cette image d'une rame de métro entière sur son smartphone, j'étais le seul à avoir le regard ailleurs que sur mon écran. J'ai compris en me rendant dans cette ville pourquoi les mangas sont si prisés : les gens ont besoin d'une fantaisie et d'une folie qu'ils ne trouvent pas dans leurs vies. Les multiples salles de jeux vidéos remplissent également cette fonction selon moi. Quelle tristesse de voire ces gens se rendre seuls dans ces salles immenses et se mettre à jouer tels des robots après leur journée de travail. Et tous ces hentais et personnages de mangas féminins qui sont à la frontière entre personnages de fantaisie et fantasmes sexuels ...

Alors oui je généralise et même beaucoup et je mets tout le monde dans le même panier. Il y a bien sûr un grand nombre de personnes qui n'entrent pas dans cette description et celle-ci a un côté très simpliste je vous l'accorde.

On dit souvent que cette ville est en avance et elle l'est sur bien des points. Mais socialement elle symbolise pour moi la dérive d'un monde que la technologie est en train de bouffer ...

Je pense que mon post va en choquer certains mais c'est peut-être le but au fond. Montrez moi que j'ai tord svp ...
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BD (intégrale): Quinze jours dans le Kansai, Japon (août 2011)
Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).

Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.

Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)

Jour 0 - 31 juillet 2011



Vol direct Air France Paris - Osaka. Même si AF a ses détracteurs, service impeccable. 4 films visionnés : Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité (vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)

Jour 1 - 1er Août 2011

Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai. Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba. On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes ! Mais bon, on est au Japon !

Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.



Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.

Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi. Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks. Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.



Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.

Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).



Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.

Jour 2 Et si on visitait le château ? Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !



Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.

Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.



Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux. Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins. il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester. On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.

Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h. Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).

Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ? Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie. L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.

Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.



Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré ! C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies ! Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.

En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore. Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?



Bon. À chaque jour, suffit sa peine. Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat). Et puis, dodo.

Jour 3 Dernier jour à Osaka. Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte. Mais cherchons l'originalité. Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?). Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.



Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.

Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...

Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan... Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures. L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.



Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus. Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières). La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous. Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.

Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent). Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.

Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu... (marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat) Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.

Jour 4 Le jour du départ. Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs. Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple. Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle). La moisson est bonne, deux chats.



Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes. Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.

À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
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Vélo au Japon
Bonjour à tous,

Avant toutes choses : meilleurs voeux pour cette année 2019 ! :)

Je suis en train d'organiser un voyage vélo d'une vingtaine de jours au Japon à compter du 20/08/2019 : comme j'adore visiter de nouveaux horizons et faire du vélo, je me suis dit "Pourquoi ne pas découvrir le Pays à vélo !" :)

Je prévois d'aller à Tokyo (4 jours), Kyoto (3 jours), Osaka (3 jours), Imabari (Shimanami Kaido oblige) et Fukuoka (4 jours) avant de revenir 2 jours à Tokyo et rentrer à Paris. J'avais initialement prévu d'aller à Miyakojima mais j'ai vu qu'il y'a eu un énorme typhon à la même période en 2018 et je ne peux pas prendre le risque de me retrouver bloqué et donc de rater mon vol retour :/

Mon problème est que j'ai les pires difficultés à trouver des hotels (ou même des Airbnb d'ailleurs) dans lesquels je peux stocker mon vélo durant la nuit et qui ne soient pas trop excentrés des centre ville : c'est réglé pour Kyoto et Osaka mais pas pour Tokyo... du coup j'ai quelques questions :

- Y'a t'il des parking vélo sécurisés dans les grandes villes du Japon ? - Il est possible de louer des vélo de course (ou au moins avec un guidon course) pour des prix raisonnables ? - Je prévois d'utiliser le service Kuro Neko pour envoyer ma valise vélo Scicon aerotech 3 (L 114 cm x D 36 cm x H 94 cm) vide entre Imabari et Onimishi mais ses dimensions dépassent les 160 maximum : il existe d'autres alternatives ?

Merci :)
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Three weeks in Japan with the family
Hi everyone,

Actually, we ended up going to Japan almost by chance. I’d caught glimpses of the country during business trips, and it had been on my “wish list” for a while, but I thought we’d go “when the kids were grown up.”

But this summer (2016), the kids couldn’t agree on a destination—their wishes were completely opposite. Then, realizing that flight tickets weren’t outrageously priced—and having read that Japan wasn’t as expensive as people think—we, the parents, suggested Japan… while warning that it would be scorching hot and humid and that no one should complain. Our eldest (18) was immediately thrilled: “Oh! Mom! I’ve always dreamed of going to Japan!” She convinced her brother (16) that it was the perfect destination. Deal sealed: we’re going to Japan, but no one complains about the heat.

After some forum discussions and family brainstorming, I settled on the following itinerary. One non-negotiable shaped part of our choices: being in Hiroshima on August 6th to attend the lantern floating ceremony. To avoid overloading the trip with extra transport, we skipped Nara, Nikko, and Kamakura.

Day 1 - Arrival at 8:30 AM in Osaka – Kyoto - around the station Day 2 - Kyoto - East - night: Kyoto Day 3 - Kyoto - North and center - night: Kyoto Day 4 - Osaka (stroll with Osaka Safari) - Fushimi Inari -night : Kyoto Day 5 - Train - Naoshima - night: Uno Day 6 - Teshima -night: Uno Day 7 - Naoshima – Hiroshima - night: Hiroshima Day 8 - Hiroshima – Commemorations - night: Hiroshima Day 10 - Miyajima- night: Miyajima Day 10 - Miyajima - Himeji Castle - night: Osaka Day 11 - Osaka - night: Osaka Day 12 - Kyoto - West -night: Osaka Day 13 - Kanazawa to Ainokura - night: Ainokura Day 14 - Shirakawa-go - Takayama - night: Takayama Day 15 - Kamikochi night: Takayama Day 16 - Takayama - return to Kanazawa night: Kanazawa Day 17 - Kanazawa -night: Kanazawa Day 18 - Travel to Tokyo (Shibuya) -night: Tokyo Day 19 - Tokyo (visit with Tokyo Free Guide – Yoyogi Park - Meiji Shrine - Harajuku - Takeshita-dori - Omote Sando - Odaiba) - night: Tokyo Day 20 - Tokyo (with Tokyo Safari) - night: Tokyo Day 21 - Tokyo (Tsukiji, Hama-Rikyu Onshi Teien, Asakusa and Senso-ji, Kappabashi, Ameyoko, and Ueno) - night: Tokyo Day 22 - Tokyo (Shibuya-Yoyogi Park again - Ikebukuro - Shinjuku (Tokyo Metropolitan Government Building, Omoide-yokocho, Golden Gai) - night: Tokyo Day 23 - Tokyo (Yanaka – Ueno – Edo-Tokyo Museum - Takashita-Dori again - back to Shibuya) - departure at 10:50 PM for Paris

(You can access the published days directly by clicking on them).

The itinerary perfectly matched our expectations: a good pace, a wide variety of visits, the must-sees, but also a first taste of rural Japan. If we were to do it again, I’d do exactly the same (except for the back-and-forth between Kyoto and Osaka on Days 4 and 12, which were due to my desire to explore Osaka with Osaka Safari). Of course, we had to skip some sights, especially in Kyoto where we missed a few “highlights,” but that was a deliberate choice—I’d limited our time in the city, which is known for being stifling in summer.

For accommodations, we mixed Airbnb apartments and quadruple rooms in guesthouses and ryokan. It worked out perfectly. The apartments gave us more space and the chance to dine in some evenings, while the guesthouses and ryokan helped us experience Japanese customs.

First, a quick recap: all four of us were enchanted by our trip. Japan is a constant source of wonder, just like the preface of *Tokyo Sanpo* by Florent Chavouet describes—I’ll take this opportunity to plug the book, which I read with great pleasure after our vacation. That’s exactly it: everything is a reason for amazement. Everything is so different from home. I wanted to photograph everything around me constantly. I promise, I won’t say “photograph like a Japanese” anymore—during this trip, *I* was the Japanese. And I better understand the culture shock Japanese travelers experience in Europe.

As a friend of mine put it: “It’s simple—they have ten fingers, so they count in base 10. Otherwise, they do everything differently from us.” Well summarized.

Another thing: everything is easy. Everything seems to have its place and be exactly where it should be. The smallest detail seems to have been thought out to make life easier. Things that come to mind: the incredibly well-designed signage in train stations and the subway, the ubiquitous public toilets, designated smoking areas, those hyper-detailed maps with all the useful information available at every place we visited… These maps are so well done that we got into the habit of picking them up systematically. It’s that simple: I came back to Paris with a complete collection. And when we arrived in Takayama by car, our first stop was at the train station to get THE map. But this order goes beyond all these practical elements. There’s a certain *je ne sais quoi* that makes you feel like everything is exactly where it should be. Even during rush hour, in the crowds, people manage to avoid each other in a smooth, collision-free flow—the opposite of the Paris metro. Anyone who’s experienced certain transfers in Paris at certain times will understand.

The exquisite politeness of the Japanese and their desire to be helpful are another highlight of the trip. Every person we met tried to help us and make our lives easier. It was really great.

Oh! I almost forgot: Japan’s hyper-safe side. I’ve rarely felt as safe as I did in Japan. No need to keep an eye on your belongings—they’re not going anywhere. One example among many: in Tokyo, Japanese women leave their bags open with their smartphones casually placed on top. Even I could’ve taken them without them noticing, let alone a pickpocket… No wonder France is seen as dangerous.

That said, I’m not claiming Japanese society is flawless. The role of women and gender relations are downright shocking and archaic from our European perspective. I also don’t think I could live in such a codified society, where the individual is so dissolved into the collective. But for a vacation, it’s simply delightful. On that note, I recommend *Nââânde?!* by Eriko Nakamura, which I discovered after our trip on the recommendation of our eldest’s friend. It’s the story of a Japanese woman married to a Frenchman living in Paris, recounting her astonishment at French habits and customs. Even though I tried to be careful, I’m sure I made quite a few blunders.

As for the climate, it didn’t stop us from enjoying our trip. Sure, we were hot—*really* hot—but by protecting ourselves from the sun (hat for me, caps for the others, plus umbrellas—Japanese-style parasols) and drinking liters and liters of water, it was manageable and didn’t bother us too much, even if we probably had a slower pace than we would’ve with milder weather. That said, with small children, we would’ve struggled more.

Last point before diving into the trip details: the cost. Despite what I’d read, traveling in Japan is still expensive. I’m not talking about our specific trip, where—using our daughter’s 18th birthday and our 20th wedding anniversary as an excuse—I splurged on a few extras that drove up the cost. I was particularly surprised by the price of quadruple rooms, which is roughly the same as two double rooms. So for a family, that’s a significant extra cost. The various paid sites in Kyoto also add up. As for food, it’s generally cheap, but it would be a shame not to budget for a few extras to try some less affordable specialties—like Hida beef in our case.
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Avis sur itinéraire de 18 jours au Japon?
Bonjour,

Je suis toute nouvelle sur ce site, j'ai fait beaucoup de lecture de forums et j'aurai voulu avoir votre avis sur mon itinéraire au japon. Je pars en Novembre et je m'y perds un peu, tant il y des choses à voir dans ce pays ! Donc voici une 1ère ébauche de mon voyage :

J1 Arrivée et nuit à Tokyo

J2 Hakone

J3 à 5 Kyoto

J6 Nara (y dormir ?) J7 Koyasan J8 Koyasan J9 Miyajma J10 Miyajma J11 Himeji J12 Takayama J13 Takayama J14 à 17 Tokyo J18 Retour Paris

Pensez-vous que cela n'est pas trop? Et est-ce faisable en terme de trajets?

Merci d'avance pour votre aide !
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Quelques questionnements sur les prix au Japon
Bonjour à tous, je pense en ce moment à me faire un petit tour au Japon. Un peu sur un coup de tête car j'ai vu que les billets d'avion ne coûtent pas si chers que ça.

J'ai quelques question pour un séjour d'environ... ...10 jours (c'est qu'une théorie)

1) Je voulais savoir si au niveau des hébergements, il y a moyen de faire le plus économique possible ? C'est ce qui m'embête le plus, je ne voudrais pas dépenser trop en hébergement... (sachant que les premier et dernier jours je vais dormir très certainement dans les aéroports). Les hôtels en capsule sont ils courants ?

2) Hokkaido, concrètement, ça vaut le détour ou pas ? Car si je reste que 10 jours, peut-être qu'il faut que je me concentre sur Honshu. Est-ce que les deux autres îles valent le coup elles aussi ?

3) Au niveau du transport, le train, c'est très chouette, mais ça me semble très cher. Est-ce qu'il existe un réseau de bus plus économique ? De préférence avec des bus de nuit (comme ça j'économise encore plus en hébergement)

VOILA, c'est juste quelques questions sur le Japon, rien de concret. Sachant que je pensais faire une arrivée à Sapporo et un départ de Kansai.
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Japon, Kyushu


Bonjour à tous!

Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.

Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.

Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!

Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.

Budget:

BUDGET JAPON

AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ

1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes

4544 € Soit par personne

1515 €

Au jour le jour…

Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.

Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.

Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.

Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.

Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !

Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.

Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.

Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !

Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.

Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.

Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.

Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.

Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.

Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.

Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)

Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.

Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
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Vélo, pistes cyclables, itinéraires "softs" au Japon
salut je vais du 16 mars au 16 avril au japon , je n'ai rien défini et pense PEUT ËTRE amener un vélo pliant pour pouvoir circuler comme je le sens à tokyo et kyoto (une semaine chaque) notamment , mais est ce sécurisé , y a t'il des pistes cyclables , sachant que ça pèse près de 15 kg (bagage en soute ) j'aurai un sac cabine de 6 ou 7 kg , cela posera t'il un problème dans les petits hotels auberges de jeunesse et surtout dans les transport entre ville (train) , je pensais aussi rayonner dans d'autres endroits dans les environs de ces 2 coins , peut etre pouvez vous m'en conseillé qui serait propice a une vingtaine de kilometre par jour (sans trop de cote!!!! et la mer pas loin de préference ) voila voila peut etre cela vous parait compliqué et en fait il ya pleins d'endroits ou on peut louer un velo pour 1 jour ou un peu plus ?? je ne suis pas du tout arrété par rapport a cette possibilité et je serai ravi d'étudier touts vos bonnes idées et choix d'itinéraires j'ai une annonce dans la rubrique co-équipier .merci MAX de BRETAGNE
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Avis sur itinéraire de six semaines au Japon?
Bonjour à tous!

Après avoir épluché guides et le net, et "harcelé" un peu de questions CalamityJane que je ne remercierai jamais assez de son aide...Je vais enfin soumettre mon itinéraire à vos yeux d'experts afin de bénéficier de vos conseils avisés :)..

Juste le mini topo de base, je partirais seule (femme, 33 ans, genève :D) du 14 mars au 23 ou 24 avril 2011..Mon budget pourra aller jusqu'à 6'500 euros environ..ha et c'est mon premier voyage au Japon...dont je rêve depuis trèèèèèèèèèès longtemps..J'ai un mini-minimum de connaissances en japonais mais bon..:s

L'ordre des jours des day-trips à Kyoto et Tokyo sont à titres indicatifs, à voir avec le temps et les envies sur place :). Je n'ai pas encore tout à fait démêlé les horaires/prix/pass des transports mais j'y suis presque. Et je n'ai pas encore réservé ni l'avion ni d'hôtel mais c'est planifié pour cette semaine.

Et oui je suis une fan de parc d'attractions, surtout Disney (cf les 3 derniers jours ^-^)

Merci de l'aide que vous pourriez m'apporter!

Donc voici:

J1 mar : Arrivée Osaka 10h00.

Express Nankai Rapid : 35mn, 1'400.

è 11h30-12h00 : Hôtel Osaka.

Tournoi de Sumo : 8h début --> « mini »

15h : 2e division

16h : les « fat »

18h : Fin.

Après-midi suffisant pour apprécier/ « rentabiliser » le billet?

Aquarium : ouvert jusqu’à 20h.

Soirée, balade + miam.

Nuit : Osaka.

J2 mer : Osaka – Hiroshima : 1h30, 9'470.

Matin : Dôme, Mémorial, parc.

Aprèm : Hiroshima – Miyajima, 30mn / 1h30.

Nuit : Miyajima

J3 jeudi: Miyajima.

Matin : encore un peu Miyajima ou depart direct?

Miyajima – Washuzan/Kojima : 1h45, 7’200. +20mn et ? yen.

Demander un plan (en japonais mais bien illustré) à la gare de Kojima. Devant la gare, prendre un bus jusqu'à Washuzan (env. 20 min) et grimper jusqu'à l'observatoire. La vue sur le pont Seto-Ohashi et sur la mer (Seto-Nai-Kai) parsemée d'îles de toutes tailles est fantastique.

De retour à Kojima, traverser la gare, marcher 5 minutes jusqu'au port et prendre la vedette rapide qui passe autour et sous le pont (env. 40 min).

à Kojima-Kurashiki. (45mn, 1’250)

Nuit : Kurashiki.

J4 ven : Kurashiki

Matin : Kurashiki

Fin mat.-début aprèm : Kurashiki – Matsue : 2h20, 5'550.

Château, coucher de soleil, résidence de samouraïs, Lafcadio Hearn.

Nuit : Matsue

J5 sam : Matsue – Kyoto : 4h, 11’980.

Nuit : Kyoto

J6-J10 : Kyoto (5.5 jours purs à Kyoto)

J11-13 : 1. Hikone & Nagahama (château, jardin) (50mn/16-26mn)

2. Nara : 40mn, 690-1110.

3. Himeji bâché ??/ / Kobe / Universal Osaka ou autre.

Nuit 6-13 : Kyoto

J14 lun : Kyoto – Inuyama 1h30, 6’180

Château et maison de thé : trésors nationaux.

Nuit : Inuyama ou Nagoya ? (un peu de temps pour un peu visiter Nagoya aussi ?)

J15 mar: Nagoya – Kanazawa : 2h30, 7’800.

Nuit : Kanazawa

J16 : Kanazawa.

Jardin, musée du Nô, d’art, quartier des geishas…etc…

Nuit : Kanazawa.

J17 jeu : Kanazawa – Takayama : 2h30, 5’840

Maison historique du gvt, demeures de marchands, Yoshijima-ke, chars du Matsuri + masques et instruments, laques, marché du matin!

Nuit : Takayama.

J18 ven : Takayama.

Nuit : Takayama

J19 sam:

Takayama-KisoFukushima 3h, 7'840.

Nuit : Kiso-Fukushima.

J20 dim: KisoFukushima – Nakatsugawa (35mn, 2'410) – Magome (20mn, 320) : 55mn, 2'730.

Rejoindre Tsumago à pied --> 2h30.

Ou bus Magome – Tsumago : 25mn, 600.

Nuit : Tsumago

J21 lun:

+20mn Magome / +45mn Tsumago

Nakatsugawa – KisuFukushima : 35mn, 2’410

KisoFukushima – Matsumoto : 1h20, 4’180

Environ 2h30 total

Matsumoto

Château en bois classé trésor national, musée des estampes

Temps suffisant pour visiter ??

Nuit : Matsumoto

J22 mar : Matsumoto – Nagano : 1h15, 1'110.

Nagano – Sendai : 2h30, 15'620.

Sendai-Shiogama : 16mn, 230.

Shiogama- Matsushima bateau : 50mn, 1’420/2’220 (un toutes les heures entre 9h30 et 15h)

Nuit : Matsushima

J23 merc : Matsushima.

Matsushima-Sendai : 35mn, 400.

Sendai – Nikko : 2h20, 8'820.

Nuit : Nikko

J24 jeu : Nikko

Nikko-Tokyo : 2h, 5'430.

Nuit: Tokyo

J25-J40 : Tokyo.

J25 : Tokyo

J26 : Tokyo

J27: Tokyo

J28 : Tokyo

J29 : Tokyo

J30: Kamakura

J31:Ghibli

J32ven : Tokyo

J33 sam :Tokyo.

J34: Yokohama

J35: Hakone ou Fuji-Go-Ko à nuit sur place.

J36: Hakone ou Fuji-Go-Ko. Nuit : Tokyo

J37 : Disney

J38 : Disney

J39 : Disney

J40 : depart.
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Une semaine pour Tokyo-Kyoto: transport, hébergement
Bonjour

Bon enfin la decision est prise on s'offre une semaine au japon

En gros ca serait une arrivee le dimanche matin a Tokyo et un depart le dimanche matin suivant.

Je me suis dit que ce serait dommage de ne rester qu'a Tokyo tout ce temps et qu'une petite escapade a Kyoto serait un gros + a ce voyage tant attendu!

Le soucis est qu'en parcourant le forum et d'autres sites internet mon cerveau s'est mis en ebullition muis hop en panne! c'est que le systeme de transport n'a pas l'air si simple que ca (ou c'est que je m'y plonge juste dedans!).

Dans l'ideal on aurait aime voyager en train couchette (vraies couchettes) de nuit (hop economie de 2nuit d'hotel et on arrive pas crever!). Mais je ne trouve de prix que pour le bus de nuit ou le train super rapide! J'ai aussi vu qu'un train "normal" faisait la liaison, mais avec un tas de changement, donc ca doit pas etre ca non plus!

Donc existe-t-il un train de nuit direct tokyo-kyoto avec couchette assez confortable pour etre repose a l arrivee? et si oui quel est son nom et son cout?

Seconde question: est que vous me conseillerez de faire 5 jours tokyo - 2 kyoto ou 4 Tokyo / 3 Kyoto? y a t il beaucoup de choses a faire a Kyoto?

Niveau logement on pensait prendre un hotel; a priori on devrait s'en sortir pour 80euros par nuit pas trop loin du centre, cela vous parait coherent et correct?

Et niveau nourriture par contre on a aucune idee du budget que ca peut etre? une estimation peut etre?

Bon et enfin si vous avez des petits plus a nous donner tout serait le bienvenue (excursions, endroits a voir absolument)

Merci beaucoup! je vais continuer a parcourir le forum pour glaner des infos en attendant en esperant que les choses s'eclaircissent
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