En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.
Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....
Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)
il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire:
1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre
2. suivre le koyo
Les valises sont bouclées, le cat-sitting est organisé. Cet après midi je fais notre enregistrement en ligne, et j'imprime les cartes d'embarquement.Demain matin, on prend l'avion pour Francfort et de là on s'envole pour Osaka.
Euh..euh , non, pas du tout. A peine le check in terminé, arrive un sms...votre vol Genève Francfort est annulé. Ahhh, et comment on va au Japon alors?
Réponse 1/2h et 3 litres d'adrénaline plus tard, un autre sms nous informe qu'on décolle plus tard, toujours pour Francfort, mais ensuite, petite diversion, ce sera un vol pour Shanghai, et ensuite pour Osaka ( quand même).
Dans sa grand mansuétude Lufthansa a prévu 2h de battement entre nos vols à Shanghai.
La grosse cerise sur le gâteau c'est qu'on ne peut pas s'enregistrer directement pour Osaka, ni nous ni les bagages. Et pourquoi??? Parce que , nous dit-on , les Chinois ne veulent pas et les systèmes informatiques ne sont pas compatibles.
16 Octobre, le jour J
A Francfort un employé désabusé nous dit que "LH fait ça tout le temps", mais pense que le timing est jouable. Le steward dans l'avion pense pareil.
Bref on arrive avec 1/2h de retard à Shanghai, il faut passer à la prise des empreintes digitales, et mes 5 doigts ne rentrent pas dans le cadre prévu, j'hérite d'une plaquette rouge "failure"..ensuite il faut passer l'immigration, mais on n'a pas de visa... tout est prévu il y a un guichet pour le visa des gens qui n'ont pas de visa....mais à l'autre bout de la halle, et on nous le dit quand on a déjà fait un bout de la mauvaise queue...on court, on remplit des papiers, mes doigts veulent bien se laisser scanner, on récupère les bagages ( au moins ils sont là, soyons positifs) , on cavale à l'étage au dessus pour le check in.......et c'est raté, trop tard, too late, gate closed.
Les peu charmantes dames du comptoir LH veulent bien admettre que le vol était en retard et nous recasent sur un vol dans l'après midi. Alors on fait quoi? on va boire un café? Nooon les cartes de crédit ne passent pas....finalement la Visa de mon mari trouvera grâce aux yeux du terminal de Starbuck.. Et si on envoyait un message aux enfants, qui pensent qu'on est arrivé au Japon? Nooon, on ne peut pas téléphoner, on ne peut pas accéder à nos mails, on ne peut pas avertir l'hôtel à Osaka.On nous indique le "business center" un recoin pourvu de quelques fax et téléphones , 2 ou 3 ordinateurs. et on paie en yuan...donc on va changer des yen (c'est vrai, au fait, on pensait aller au Japon) pour se retrouver face à un ordinateur tout en chinois, et un gérant du business center qui met du temps à bien vouloir venir nous mettre l'engin en anglais.
Tout est bien qui finit bien, on embarque à l'heure sur le vol d' Air China, et on se pose enfin à Osaka, vers 20h, au lieu de 7h du matin, on a vite fait de se rendre compte qu'arriver au Japon , c'est arriver sur une autre planète où tout se déroule facilement dans l'ordre et la courtoisie.
les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument....
La notion d'incontournables (inventée par les TO ?) n'existe en fait que dans l'esprit de certains voyageurs pressés. En plus, au Japon, tout ou presque est sujet d'émerveillement. Donc tout est incontournable. Ou rien ne l'est...
j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup
D'une façon plus générale, ne vaut-il pas mieux suivre les avis de ceux qui connaissent plutôt que de ceux qui ne connaissent pas ?
17 octobre,
Une journée qui se confond un peu avec celle du 16, télescopée dans les décalages horaires.
Les formalités d'entrée au Japon, récupération des valises se passent vite et nous sommes rapidement dans le train, ah les salutations du contrôleur!, qui va nous conduire à Tenno-ji, pour rejoindre notre hôtel Toyoko.
On demande notre carte dès l'arrivée, ce n'est pas ma meilleure photo après toute ces heures de voyage [;)], et nous nous retrouvons dans notre petite chambre, pourvu d'office d'une chemise de nuit bleue du meilleur effet. L'équipement est très complet et très fonctionnel, ces business hôtels sont vraiment bien.
18 octobre,
il fait un temps radieux et chaud.
On prend notre premier petit déjeuner japonais,
clôturé à 9h30 par une petite chanson des dames préposées au service. Que nous chantent-elles? je n'imagine pas cela par chez nous, mais c'est très sympathique.
Le programme prévu à Osaka, amputé de presque une journée, se trouve un peu comprimé. On commence par notre premier temple japonais, le Shitenno-ji, puis le château d'Osaka.
Ensuite nous marchons à travers la ville pour rejoindre la station Yodoyabashi pour aller à Namba. Une petite pause café nous fait du bien, le petit déjeuner très copieux a rendu le déjeuner superflu.
Nous flânons ensuite longuement dans les galeries couvertes et le long du canal.
Arrive le moment du dîner, après en avoir beaucoup entendu parler, seul un okonomiyaki entre en ligne de compte. On s'installe dans un petit resto,
à l'étage dans une des galeries couvertes. On constate une autre délicatesse nippone, on m'apporte un casier pour poser mon sac, et qu'il ne soit pas au sol. Et là, comment vous le dire.....
on n'a pas du tout aimé. La faute au katsuo-bushi, qui le recouvre généreusement . L'éviter sera une priorité pour les semaines à venir.
Mais cela ne nous a pas empêché d'avoir beaucoup de plaisir à visiter- trop vite- Osaka, une des villes que j'ai préférées au Japon
Bonjour Antoinette
Merci pour le retour. Je vais suivre avec plaisir ton compte-rendu, cela me rappellera de bons souvenirs de mes 15 jours passés au Japon l'an dernier, même si ce n'était pas en individuel.
Bon courage pour la suite
Liliane
Croisière Spitzberg - Groenland Nord Est - Islande https://voyageforum.com/discussion/croisiere-spitzberg-groenland-nord-est-islande-d7660320/
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On constate une autre délicatesse nippone, on m'apporte un casier pour poser mon sac, et qu'il ne soit pas au sol
Le Japon, on l'aime aussi pour ça.
on n'a pas du tout aimé. La faute au katsuo-bushi, qui le recouvre généreusement.
C'est vrai que c'est spécial. Perso, je n'aime pas trop ça non plus, mais cela ne m'empêche pas d'adorer les okonomiyaki. J'en mange deux ou trois à chaque voyage (pas le même jour ^^) et le dernier était délicieux. Faut dire que dans le restaurant de Morioka où j'étais, on les faisait soi-même. Donc, il ressemblait à rien mais j'avais pas mis cette satanée bonite...
D'une façon plus générale, ne vaut-il pas mieux suivre les avis de ceux qui connaissent plutôt que de ceux qui ne connaissent pas ?
Absolument, et nous nous en sommes très bien trouvés.
Pour le katsuo buchi, j'ai bricolé une phrase et dès qu'on avait un doute sur la recette, on disait: katsuo buchi o nuki de onegai shimas. C'est probablement du mauvais japonais, mais on a toujours été compris....
Nous sommes réveillés par le soleil et entamons la journée par un petit déjeuner toujours aussi copieux, ce matin il y a du poulet sauté aux légumes, en plus de tout le reste. On se dirige ensuite vers la gare de Tenno-ji, pour rejoindre Nara, et plus précisément la gare de Shin Omiya. Il nous faut aller prendre la ligne Kintetsu, à 3 stations de métro de Tenno-ji. Le Toyoko se trouve juste derrière la gare et vers 10h du matin nous y déposons nos valises. Nous rejoignons ensuite le centre de Nara, à une station de train de là. Nous visitons ensuite plusieurs des hauts lieux de Nara, le Kokuji-ji, d'abord
Déjà quelques feuilles rouges!!
où l'on voit notre premier dragon cracheur d'eau
malgré l'affluence, l'endroit reste très serein.
Par des ruelles charmantes bordées de vieilles maisons en bois nous atteignons le Gango-ji, où il n'y a presque personne.
il y a encore beaucoup de fleurs en cette fin octobre
Une petite faim se fait sentir et un petit restaurant qui sert des gyozas nous tend les bras.
1000Y pour 2, avec une bière! pas les prix suisses
L'étape suivant c'est d'aller visiter le sanctuaire Kasuga Taishi .
après cette visite on expérimente les distributeurs de boissons pour boire un café, c'est quelque chose que nous ferons tous les jours, c'est bien pratique. La dernière visite de la journée est pour l'immense temple Todai-ji, impressionnant.
Retour à l'hôtel pour prendre possession de notre chambre. On en ressort le soir pour dîner en face de la gare dans un petit resto de ramen, c'est très bon.
Et en comparant avec tous les autres ramen que nous mangerons ensuite, c'est le meilleur. Est ce dû au charme de la première découverte?
Merci Antoinette de t'être mise aux carnets et de nous faire voyager.
Nous voilà gâtés en ce moment, en ce qui concerne le Japon.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
On traîne un peu ce matin et nos sommes gentiment rappelés à l'ordre par la réception qui nous appelle à 10h10 pour nous signaler que le check out est à 10h, et non 11h comme je le croyais.Bref on se dépêche de partir en s'excusant et on se rend à la gare Kintetsu de Nara pour prendre notre train pour Kyoto.Le prochain train est à 11h30 et le trajet dure une heure. En arrivant nous ne restons pas admirer la gare, on est un peu chargé pour cela, on se lance dans le métro pour rejoindre l'hôtel, le Hearton. C'est un très bon hôtel, très bien situé, et nous pouvons avoir la chambre tout de suite.
Dans l'après midi on se rend à la librairie Maruzen, bon conseil de VF, pour tenter de trouver une carte routière bilingue. Malheureusement l'atlas que l'on m'a conseillé est épuisé. Nous achetons l'unique atlas présent en rayon, son échelle est un peu meilleure que la carte que j'avais achetée en Europe, il faudra faire avec. L'office du tourisme japonais devrait tenter de remédier à cette lacune cartographique, car c'est quand même un handicap pour se lancer sur les petites routes japonaises. On profite d'être dans le quartier des grands magasins
pour explorer les rayons de nourriture.
On va ensuite faire un tour à Pontocho, sans trouver cette ruelle très agréable,
c'est un embouteillage de touristes- dont nous bien sûr, et après un détour au Lawson pour quelques boissons, on rejoint notre hôtel.
Le soir, on trouve un restaurant sur Oike Dori, attirés par sa vitrine de plats en plastique. On s'installe et .....rien ne se passe. Ce sont des touristes assis un peu plus loin qui nous expliquent comment acheter les tickets correspondant aux plats que nous souhaitons et les remettre à la serveuse. On mange bien,
Le temps continue à être magnifique ( je vais le dire souvent)
On a décidé de tester le petit déjeuner japonais de l'hôtel. IIs servent aussi un petit déjeuner occidental , que nous n'avons pas essayé.
C'est superbe....
on n'a pas toujours su précisément ce qu'on mangeait, et toutes les saveurs ( celles de certains pickles) ne nous ont pas séduits à tout jamais.
On a plusieurs temples au programme, on commence, à 2 stations de métro de notre hôtel, par le Higashi-Hongan Ji, qui remonte au VIIIème siècle.
toujours le dragon, mais plus gros
On marche ensuite, pour se rendre au To-ji. En dehors de la pagode
Pour ne pas avoir le contre-jour il aurait fallu y aller l'après midi
il y a 2 bâtiments ( je vais essayer de ne pas mettre trop de photos, non plus) qui abritent des bouddhas , on ne peut pas photographier à l'intérieur, comme souvent dans les temples.
Comme nous sommes le 21 du mois, il y a un marché aux puces
et c'est très agréable de déambuler au soleil et de flâner au milieu des stands.
On continue à marcher jusqu'à la gare, aperçue en vitesse lors de notre arrivée à Kyoto, c'est un beau bâtiment moderne.
Un concours d'orchestre de lycéens se tient sur la scène.
On profite de goûter, les calories du petit déjeuner commençant à être brûlées.Puisqu'on est là, on prend le train JR Nara Line pour aller visiter le temple de Fushimi Inari.Il y a beaucoup de monde, bien sûr, mais je trouve que ce n'est pas trop dérangeant, à part les maniaques du selfie ou de la photo" moi devant le torii, moi devant le renard etc etc "et qui posent pendant des plombes.
Retour avec le même train, la gare étant devant le temple, c'est bien pratique, non sans avoir goûté un mochi. C'est très agréable.
Pour le dîner nous choisissons ce soir un restaurant de brochettes, excellent.
Sur le chemin du retour on fait une petite halte au 7/11 pour acheter quelques boissons, et je profite d'acheter une glace au thé vert, que je n'ai pas encore testée. J'ai décidé ensuite d'en rester à la vanille.
Demain, c'est le grand jour du Jidai Matsuri, la météo annonce du soleil, heureusement, car en cas de pluie tout est annulé.
Le temps est radieux et chaud, idéal pour le défilé-
Nous allons prendre le petit déjeuner à notre petit restaurant ,
puis nous nous installons vers 11 sur Karasuma. Le défilé passe sur cette grande avenue puis tourne sur Oike dori, 2 grandes avenues à proximité de notre hôtel. Retrospectivement je pense que nous aurions dû acheter des places, pas très chères-2000 Y pp , pour assister à l'arrivée du défilé au sanctuaire Heian. En effet Karasuma est une grande artère 2x2 voies, avec un décor moderne urbain sans cachet particulier, et pendant le défilé la circulation est maintenue sur les 2 voies de gauche, Donc on voit de magnifiques costumes mais dans un environnement qui détonne de ce contexte.Le défilé dure au moins 2 heures. Nous nous installons donc, et un couple de Japonais engage la conversation. Nous comprenons que leur fille participe au défilé. Ils nous procurent la brochure explicative, qui a quelques commentaires en anglais et qui nous permet d'essayer de retrouver les époques et les personnages. J'ai mis ces indications avec les photos quand je suis arrivée à les retrouver, j'espère ne pas avoir fait trop d'erreurs.Le défilé remonte le temps. On commence à l'époque Meiji, au XIXème, pour terminer vers le VIIIème siècle.
Epoque Meiji, troupes fidèles à l'Empereur
Envoyés du shogun
Princesses impériales
Koji, une poétesse
Izumo no Okuni prêtresse du sanctuaire d' Izumo, une des initiatrices du kabuki
Arigatô! Antoinette, pour votre shooting de, j'hésite encore*, la Japan Pride ou la Kyoto fashion week/centuries.[;)]
Une question svp sur la ferveur du public, l'ambiance de la Manifestation? (je suis étonné que le famous Cortège partageait le bitume avec les voitures...)
L'ambiance était calme, le public majoritairement japonais, mais aussi des occidentaux et quelques chinois pénibles. Effectivement, comme je l'ai mentionné, au niveau du décor, ce n'est pas topissime sur Karasuma, ou un autre des grands boulevards. Il vaut mieux, je pense, prendre des places payantes ( le reste du parcours est gratuit) à l'arrivée à Heian Shrine, ou au départ au palais impérial. Le cortège ne partage pas le bitume avec les voitures. Celles ci sont sur les voies de gauche, et le cortège à droite. Mais on a des voitures, bus etc en arrière plan du cortège. J'ai essayé de choisir les photos où on les voit le moins.
Je te souhaite d'y assister un jour. Et je saisis l'occasion de te remercier pour les nombreux excellents conseils que tu m'a fournis, soit directement soit dans tes réponses à d'autres.
Merci pour ton sympathique compte rendu de voyage.
Les photos sont intéressantes et montrent bien la richesse du Jidai.
Il faudra que je me décide une de ces prochaines années à aller au Japon pour voir les "grands défilées" de Kyoto et Osaka. (Aoi, Jidai, Tenjin... j'ai déjà vu Sumiyoshi taisha).
Un détail au sujet du Katsuo bushi: dans le restaurant " Fugetsu", temple de l'okonomiyaki de Osaka (et maintenant Kyoto), La bonite est placée sur l'okonomiyaki avant retournement. C'est une méthode de cuisson qui fait remonter les effluves du poisson dans la préparation. J'ai aussi mangé la version ou on rajoute les copeaux à la fin, mais à part le plaisir de les voir danser, la saveur est moindre.
(Photos faites au Fugetsu de Kyoto mi novembre).
Vivement la suite!
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/
Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Merci de ton passage.
j'avoue qu'en ce qui me concerne je fuis désormais le katsuo buchi...
J'avais avec moi un programme de visite dÔsaka venant de ton blog, nous avons malheureusement dû l'élaguer suite à notre arrivée tardive en raison des fantaisies de Lufthansa.
la suite arrive....
Le matin il fait un peu gris , la météo avait annoncé de la pluie, mais l'essentiel est tombé pendant la nuit, il y aura de petites averses intermittentes. Nous prenons un petit déjeuner dans la chambre avec des viennoiseries et des laitages achetées au 7/11, de temps à autre une petite entorse au régime japonais.
Le programme de la journée commence avec le Ginkaku-ji. L'ensemble a énormément de charme.
On commence à apercevoir des feuillages rouges.
En sortant il y a des stands qui vendent des buns au porc à la vapeur, voilà qui fait notre déjeuner. Nous allons ensuite visiter le musée Honomi, car les estampes nous intéressent. Ils ont un fonds important, mais ils organisent des expositions thématiques, la collection n'est jamais visible dans son entier. L'affiche annonçait que l'exposition est interdite au moins de 18 ans. on comprend vite pourquoi. Cependant on a plus l'impression de visiter une exposition de planches gynécologiques et pour nous qui sommes médecins, et avons contemplé beaucoup d'anatomies depuis 1975, il n'y a là rien de très affriolant.
On continue à marcher pour voir la Heian Shrine,
puis on retourne à l'hôtel en traversant le quartier de Shimbashi
Ce matin on prend la direction du marché Nishiki. Sur notre route, un charmant petit temple où nous attardons un moment.
Un monsieur très âgé tente d'engager la conversation , il parle autant l'anglais que moi le japonais, donc cela ne va pas bien loin, mais on échange beaucoup de sourires. Ce petit temple est très attachant car il est vivant, contrairement aux temples "touristiques". On passe ensuite la majeure partie de la matinée à flâner dans le marché, on ne sait en général pas très bien ce que l'on voit,
à faire quelques emplettes pour les cadeaux du retour, et on goûte ceci:
On retourne à l'hôtel poser nos achats et on va visiter une expo sur l'ère Meiji au musée de Kyoto.
La journée se conclura par la découverte du tonkatsu.
Ah ! Le Jidai Matsuri, tous les 22 Octobre à Kyoto. Quel spectacle
pendant le défilé la circulation est maintenue sur les 2 voies de gauche
Au Japon la place de la voiture est bien trop importante [:|] Tout tourne autour de ce véhicule : les villes et les villages sont défigurés par des terrains vagues entre les immeubles qui servent de parking Très difficile de traverser les artères tant les feux tricolores donnent la priorité aux voitures sur les piétons qui doivent attendre des plombes avant que de pouvoir traverser A certains carrefours ils installent des passerelles pour pouvoir aller de l'autre côté. C'est d'un chic pas pratique [:/] Heureusement que quelquefois mais pas toujours il y a des plans inclinés qui permettent de pousser son vélo, sa valise sur roulettes ou sa poussette d'enfant; ou alors il y a des ascenseurs pour les moins "valides"; ce qui est en hauteur peut également l'être en sous-terrain.
Exemple de cette incongruité à Ise :
Imaginez cette "pauvre" femme et son enfant un jour de pluie sur les marches glissantes de cet escalier métallique
Mais comme tu le suggères judicieusement il vaut mieux aller voir le défilé sur Oike Dori; c'est d'ailleurs-là que sont installé des chaises - payantes - pour l'admirer de manière confortable car tout l'espace est dédié à la parade.
J'ai posté quelques photos du Jidai Matsuri du 22 Octobre 2016 dans l'album photos de mon voyage à cette époque :
Photos de Kyoto (+ Kobe et Nagoya)
Pour ceux qui désirent approfondir leurs connaissance de la tenue vestimentaire des samuraïs je conseille la visite du Art Museum d'Iwakuni (iwakuni-art-museum.org)
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
j'ai été regarder tes photos, je retrouve certains personnages ( qui ne sont pas forcément dans les photos que j'ai mises sur VF, j'en ai bien trop), mais il y en a d'autres que je suis sûre de ne pas avoir vus.
Je ne sais pas si Iwakuni se trouvera sur l'itinéraire d'un autre voyage au Japon, je garde l'idée.
Je ne sais pas si Iwakuni se trouvera sur l'itinéraire d'un autre voyage au Japon, je garde l'idée.
Généralement, Iwakuni se visite lors d'un séjour à Hiroshima.
Après, on peut bien évidemment séjourner dans le Yamaguchi-ken, ou sa voisine, le Shimane-ken, qui abritent quelques merveilles comme Tsuwano, Izumo ou Hagi, mais c'est un voyage plus pointu.
Arigatô! Antoinette, de votre partage d'expérience-Matsuri.
Celles ci sont sur les voies de gauche, et le cortège à droite. Mais on a des voitures, bus etc en arrière plan du cortège. J'ai essayé de choisir les photos où on les voit le moins.
Voui, c'est ainsi que j'entendais .
Anyways, je rejoins tout à fait votre ressenti sur la "vie" dans les temples & santuaires "touristiques"..
Bonne continuation de votre récit de voyage, dont je reste lecteur attentif.
Temps radieux.
On se met en route après un petit déjeuner à notre petit restaurant sur Oike dori. Mon mari se met au natto.
Ensuite métro et bus pour aller au temple Kiyomizu Dera. J'avais lu dans le carnet de Lilevis qu'il était en travaux et on avait un peu hésité. Aucun regret d'y être allé, il y a encore des travaux et du monde, mais c'est quand même un monument spectaculaire.
les érables rougissent...
Comme tout le monde on descend par les ruelles Sannenzaka et Ninnenzaka,
non sans s'arrêter dans un petit magasin qui vent des pâtisseries fourrées aux haricots rouges ( comme une bonne partie des douceurs nippones), mais c'est une halte agréable, le fond du magasin donne sur une petite cours joliment aménagée.Nous rentrons à l'hôtel après avoir flâné dans Gion,
pour se consacrer à une activité bien prosaïque, la lessive, car après demain nous quittons Kyoto . Le soir on entre dans un petit resto de ramen dans une rue qui descend vers Nishiki Market, délicieux et très bon marché.
Plus que cette débauche de temple propre à faire une OD, c'est le fait de pouvoir y flâner, comme dans une BD de Taniguchi, qui fait le réel charme de Kyoto...
Il a plu dans la nuit, le temps reste couvert, mais il fait doux, 24°
Ca va être la journée bof bof.
On voulait aller visiter le musée national. Quand on y arrive une affiche nous informe que les collections habituelles ne sont pas visibles, pour cause de travaux des bâtiments, mais que dans l'aile moderne il y a une exposition de sabres. Soit, allons-y . C'est une foit qu'on a payé ( cher) l'entrée qu'on voit la queue gigantesque qui nous attend, elle était masquée par les murs à l'entrée. Bon puisqu'on est là, on reste.
Pour faire patienter
On a le temps d'admirer le bâtiment
On va rester longtemps, plus d'une heure avant d'arriver à entrer. Et là, déception et incompréhension. On pensait voir de belles épées avec poignée ouvragée et fourreau artistiquement décoré. Rien du tout! les lames sont nues, et les japonais fascinés et agglutinés devant. on se dit que ce sera différent dans la salle suivante. Pas du tout!
l'affiche était mieux que l'expo
On abandonne et on va visiter le temple Sanjusangen-dô juste à côté. Incroyable collection de boddhisttva
Finalement on va à la gare pour repérer l'agence de location de voiture Nissan. On a bien fait car on a un peu de peine à la trouver et avec les valises demain matin ça n'aurait pas été idéal.
Demain est un autre jour, on partira en voiture!!!!!!
A la fin du séjour, on était moins motivé sur les temples...mais au début ce sont des monuments tellement différents que ce que l'on connait (nous avons déjà visité pas mal de temples à Bali et en Thailande ) qu'on souhaite ( presque) tous les visiter.Et on se dit qu'on ne reviendra probablement pas, donc forcément on ne veut pas rater celui ci ou celui-là. Ensuite on se calme.
A ce stade du voyage, après une semaine sur place, quelques constatations, et interrogations:
Comme tout le monde le mentionne , nous sommes frappés par l'extrême courtoisie, tous ces petits gestes et attentions , toute cette organisation, qui rendent la vie tellement agréable au Japon.
On trouve que les gens dans la rue, d'une manière générale, sont gais, souriant, beaucoup plus que chez nous, mais..... ils ont aussi l'air très fatigués, beaucoup dorment dans le métro. L'urbanisme ne nous fait pas tellement envie, je me dis que la vie quotidienne de tous ces gens en ville ne doit pas être très fun.( et quand il se mettra à faire froid, on verra que c'est probablement encore moins fun) .
Manger à midi au 7/11, c'est sympa pour des vacanciers, mais tous les jours, toute l'année?
On croise des collégiens tard le soir, sortent-ils ou se rendent-ils à leurs cours supplémentaires? Et même le week-end? quand peuvent-ils un peu souffler?
Beaucoup de collégiens et d'hommes jeunes seuls mangent aussi le soir dans de petits restos modestes? Est ce plus pratique? les familles n'ont elles pas beaucoup de moment ensemble?
Nous restons avec nos interrogations.
Avez vous quelques réponses?
Le mieux est de le voir au palais impérial, mais il faut arriver très tôt, voir mes photos ici:
https://voyageforum.com/discussion/21-jours-japon-entre-mer-montagnes-traditions-d5872344-5/
ils ont aussi l'air très fatigués, beaucoup dorment dans le métro.
Une manière comme une autre de passer le temps et les transports bercent. La vie n'est pas plus fatigante au Japon qu'en France, c'est même plus tranquille vu que la productivité est moindre mais pourtant j'arrive à m'endormir spontanément dans le train ou je ferme juste les yeux.
L'urbanisme ne nous fait pas tellement envie, je me dis que la vie quotidienne de tous ces gens en ville ne doit pas être très fun.
C'est pareil partout dans le monde. Si je peux me permettre un parallèle avec la fameuse image des parisiens qui font la tête dans le métro, sont-ils forcément malheureux ?
Manger à midi au 7/11, c'est sympa pour des vacanciers, mais tous les jours, toute l'année?
Il y a d'autres options que le combini : bentôs (préparés ou achetés), aller manger au restaurant (les resto avec des menus à 500 yens le midi sont super populaires) ou s'acheter des plats à emporter.
On croise des collégiens tard le soir, sortent-ils ou se rendent-ils à leurs cours supplémentaires? Et même le week-end? quand peuvent-ils un peu souffler?
Ils vont/sortent soit des juku (cours supplémentaires où il vont en général pour réussir les examens d'entrée de collège / lycées / université de leur choix), soit de leur club. Les clubs, surtout les clubs sportifs ont des entraînements le week-end et pendant les vacances. Ces clubs ne sont pas une obligation donc les élèves choisissent en connaissance de cause.
Il y a aussi que les japonais ont la possibilité d'accéder à leur établissement 365 jours par an (sauf pendant leurs congés les profs sont présents bien après la fin des cours et pendant les vacances des élèves). L'école primaire à côté de chez moi est bondée le week-end car les enfants se servent de la cour comme d'un parc.
Beaucoup de collégiens et d'hommes jeunes seuls mangent aussi le soir dans de petits restos modestes?
Je ne suis pas dans la tête de tout le monde mais plusieurs raisons me viennent à l'esprit : ils rentrent tard et ne veulent pas forcer leur mère/femme à leur garder un repas au chaud, ils ont envie de manger dans ce restaurant, ils ne sont pas mariés et ne savent pas cuisiner, etc.
En relisant le carnet vous semblez aller beaucoup chez Yayoi-ken qui est une chaîne essentiellement fréquentée par des hommes seuls ou petits groupes de lycéens car elle propose des plateaux avec des menus "comme à la maison" et du riz à volonté pour pas très cher.
les familles n'ont elles pas beaucoup de moment ensemble?
Cela dépend beaucoup du travail de chacun. Mon mari termine son travail entre 17h30 et 18h et je termine à 18h donc on a toutes nos soirées ensemble, ainsi que les week-ends.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka
http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
L'urbanisme ne nous fait pas tellement envie, je me dis que la vie quotidienne de tous ces gens en ville ne doit pas être très fun.
C'est pareil partout dans le monde. Si je peux me permettre un parallèle avec la fameuse image des parisiens qui font la tête dans le métro, sont-ils forcément malheureux ?
Les Japonais me paraissent dans l'ensemble plus souriant que les Parisiens..
En relisant le carnet vous semblez aller beaucoup chez Yayoi-ken qui est une chaîne essentiellement fréquentée par des hommes seuls ou petits groupes de lycéens car elle propose des plateaux avec des menus "comme à la maison" et du riz à volonté pour pas très cher.( je n'arrive pas à mettre les balises citation sur votre paragraphe, dsl)
Nous avons dû y aller pour 2 repas du soir et 3 petits déjeuners, nous n'avons pas recroisé cette chaîne les 5 semaines suivantes. Mais c'est vrai que c'est une formule peu chère, et consistante.
On quitte l'hôtel avec armes et bagages et on se rend à la gare, l'agence Nissan se trouve non loin de la place d'où partent tous les bus.L'agence est toute petite et nous sommes contents de l'avoir repérée hier. Nous y sommes un peu plus tôt que l'heure prévue sur notre bon, mais cela ne pose pas de problème.
Petit retour en arrière et aspects pratiques:
nous avons fait les traductions en japonais de nos permis de conduire par l'intermédiaire de l'agence "Vivre le Japon", cela coûte plus cher que de le faire sur place, mais évite d'aller faire des démarches, même si tout le monde dit que cela va vite, nous avions ainsi l'esprit plus tranquille. Pour la réservation ( et la suivante car nous louerons à 2 reprises pendant ce voyage) j'ai comparé les tarifs sur Tocoo! et Vivre le Japon, qui a un partenariat avec Nissan. En ce qui nous concerne le tarif était plus avantageux via VLJ et il est possible de souscrire une assurance assistance pour une somme assez minime, assurant un interlocuteur parlant français ( ou anglais, je ne sais plus, cela m'était égal) en cas de problème. Cela nous rassurait aussi étant donné que nous ne parlons pas japonais. Nous n'avons pas eu de problème, mais je ne regrette quand même pas ces 40 euros car rétrospectivement l'anglais n'est pas le point fort ici, et nous aurions eu de la peine à nous faire comprendre en cas de souci.
Nous avions trouvé à acheter un atlas routier chez Maruzen, mais l'échelle restait trop grande et son utilité est restée assez limitée. J'ai vraiment regretté qu'il n'y ait pas de cartes bilingues utiles.
Le GPS parle anglais, sa diction est bonne, la carte est bilingue sur l'écran. Le GPS fonctionne soit avec les POI- c'est ce que nous avons utilisé majoritairement- ou les N° de téléphone. On peut choisir à chaque demande d'itinéraire entre plusieurs options ( rapide, sans autoroute etc etc) et le GPS donne le tarif des péages si il y en a sur le trajet. C'est important car ils sont très très très chers.
Il y a beaucoup de parkings, majoritairement payants. Certains ont une sorte de barre au sol, qui se relève et bloque le véhicule, et ne descend qu'après paiement. Nous n'avons utilisé cette variante de parking qu'une seule fois.
Je parlerai de notre premier plein plus loin, mais il y a beaucoup de stations self service. Là ça se complique. Nous avons toujours trouvé quelqu'un dans la station pour nous aider. On met une somme dans la machine et quand le plein est fait, un ticket sort. Si on a mis trop d'argent dans la machine, on va à une autre machine avec le ticket, il y a un code barre en bas du ticket, et une fois lu par cette machine, le solde vous est restitué. Mais nous n'aurions pas pu nous débrouiller sans aide .
Encore un détail, il y a une connexion USB, la prise est dans la boîte à gant
Alors nous voilà à l'agence et on va passer un bon moment à faire de la paperasse, il faut donner toutes nos étapes, avec adresses et N° de téléphone, heureusement que j'avais fait un tableau de notre itinéraire ( pour nous, en fait) et ils ont accepté de le photocopier, instruction des spécificités du code de la route japonais, limite de vitesse, que faire en cas d'accident, on reçoit un grand document explicatif en anglais. Ensuite on va à la voiture contrôle d'éventuels dégâts à la carrosserie, instructions pour le GPS, etc etc, tout cela peu simplifié par le fait que le jeune homme qui s'occupe de nous parle ( et comprend) très péniblement l'anglais. On recourt par moment à Google Traduction.
A 10h 30 nous nous lançons dans la circulation kyotoite, très calme. D'ailleurs la circulation est très cool au Japon.Il faut juste reprendre ses marques à gauche, mais c'est au moins la dixième fois que mon mari roule à gauche, ce n'était pas une appréhension.
Et où va- t-on??
Premier péage
On prend la route d'Amanohashidate. On se retrouve sur une voie rapide payante, Vu l'heure nous prenons cette solution, si non on n'arrivera pas à faire notre trajet prévu ce jour. Vers midi on s'arrête sur une aire de l'autoroute. Surprise, il n'y a pas de pompe à essence, comme sur la plupart des aires où nous nous arrêterons. Par contre il y a une série de stands de restauration et cela permet de manger une assiette de nouilles sautées. Il y a aussi une brocante, des sanitaires immaculés. Nous voilà arrivés ensuite à Amanohashidate. C'est dimanche, il y a pas mal de monde. Des parkings sauvages, gérés par les habitants se trouvent partout, on stationne pour 500Y ( il y en avait à 1000Y) et on va au télésiège.
Nous sommes les seuls gaijins. Il y a beaucoup de chiens, tous habillés, et soit portés dans les bras, soit dans des sacs à dos spéciaux, soit même en poussette! On arrive au sommet, profitons de la vue,
Une des 3 vues les plus célèbres du Japon
et de l'ambiance, familiale, bon enfant. On poursuit par la route vers Ine, village de pêcheurs. La côte et les villages traversés ( lequel est Ine??) sont bien pittoresques.
Nous nous retrouvons confrontés à un de ces fichus parkings avec barre au sol. Au moment de reprendre la voiture, heureusement une famille passe par là, et je leur demande de nous expliquer comment faire. C'est gratuit pour 30 min. Pour repartir, il faut composer le N°de la place, payer la somme dûe ( rien en fait pour nous) et appuyer sur la touche bleue. Je ne saurai jamais à quoi servaient les 2 autres???Le principal est que la barre redescend et que nous pouvons repartir sans laisser tout notre bas de caisse sur place.Notre étape est Kinosaki, on se remet en route car nous avons pu déjà constater que, comme dit souvent sur VF, on ne roule pas vite, et la nuit tombe tôt en cette saison. Nous arrivons à 17h à notre hôtel, notre premier ryokan. Il est un peu en dehors de Kinosaki, je l'ai choisi parce qu'il a un parking. Ah ah, qu'est ce qui nous attend.?? Et bien d'abord un accueil très agréable, une dame nous escorte à notre chambre, une grande chambre, nous sommes surclassés sans frais.
Elle nous montre comment mettre le yukata, et la veste qui se met par dessus, dont j'ai oublié le nom, et la procédure pour les bains.Vu l'heure un peu tardive et le fait qu'il ne fait pas très chaud une fois la nuit tombée, nous décidons de ne pas nous lancer en yukata dans Kinosaki. Ce soir on ne peut pas dîner au ryokan, salle à manger réservée pour un groupe.Nous allons donc parcourir les bords du canal, illuminés, donnant une ambiance très poétique,
Je n'ai pas de meilleure vue de nuit...
à la recherche de notre dîner, et nous trouverons une jolie auberge
où le curry udon est délicieux. Au retour à l'hôtel, nos futons ont été installés.
Je vais à l'onsen de l'hôtel, j'y suis toute seule et c'est un moment délicieux.
Il y a beaucoup de chiens (...) même en poussette!
Des chiens en poussette !?
Ah bon ! Moi je croyais que c'étaient des chats
Osaka, Novembre 2018
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
la veste qui se met par dessus, dont j'ai oublié le nom
"Haori"
Je n'ai pas de meilleure vue de nuit...
J'ai celle là... (Avril 2015) [;)]
Je pense que tu vas bientôt nous parler des sept bains publics de la ville...
Les avez-vous tous testés?
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/
Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
Merci pour le "haori", et pour la photo de Kinosaki de nuit. J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce petit canal avec ses saules et ses lanternes.Un moment un peu hors du temps.
Pour les onsens... j'ose à peine le dire, c'est non. Nous sommes retournés voir Kinosaki de jour, mais pour tout avouer, mon mari n'a pas du tout adhéré au concept onsen.....Je m'en doutais un peu avant le voyage, mais sur place c'était une évidence, donc je n'ai pas insisté.
Il a plu pendant la nuit, mais le soleil est là au réveil. Pour notre première nuit sur un futon, aucun problème, on a très bien dormi. La chambre est pourvue d'une kitchenette et nous préparons notre petit déjeuner.
A l'hôtel
On va faire une promenade pour voir Kinosaki de jour.
Nous revenons ensuite à l'hôtel, prendre nos valises et charger la voiture. Nous sommes accompagnés sur le parking par la dame qui nous avait accueillis et qui était très étonnée de nous voir en voiture et non en train, et par la personne de la réception. On nous offre un petit couvre livre et nous partons après beaucoup de sourires et de courbettes.
Nous prenons la route de Tottori, à travers une zone montagneuse et boisée et le bord de mer,
puis arrivons à Matsue. Il y a un parking derrière l'hôtel, situé non loin de la gare. On dépose les valises à la réception, il est trop tôt pour le check-in. A la gare on mange très bien dans un petit restaurant puis on prend le bus touristique ( un bus rouge, qui a un arrêt dédié devant la gare) pour aller au château, que nous visitons.
Du château on gagne le les quartiers anciens, en passant devant un petit temple shinto
Venu du passé
et en s'arrêtant pour goûter d'une brochette de mochi.
Il y a plus loin une maison de samourai, que nous visitons.
La pluie menace, donc un embarque dans le bus touristique qui nous ramène à la gare après avoir fait tout le tour de Matsue.
Pour le dîner on pensait aller manger un ramen, mais on se trompe d'enseigne et ce sera
brochettes.
Très sympa, le patron s'amuse beaucoup de quelques mots de japonais que nous essayons d'utiliser pour commander.
Le petit déjeuner de l'hôtel ( Green Rich Hotel) est pantaguélique, nous en profitons bien.Le premier but de la journée est Izumo Taisha, mais avant cela il fut mettre de l'essence dans la voiture. Arrêt à une station service à la sortie de Matsue, nous sommes accueillis avec moult courbettes, demandons le plein, qui est rapidement fait et pendant ce temps le pompiste nettoie parebrise, glaces et rétroviseurs. et nous repartons non pas sous les acclamations mais de sonores arrigatô gôzaimas. On a l'impression d'être des VIP. Expérience très sympathique !
Le GPS nous mène rapidement au sanctuaire. Pas de problème de parking. Le sanctuaire est très grand, c'est un sanctuaire shinto majeur , les visiteurs sont uniquement asiatiques. Dans un premier temple se déroule un mariage, on entend de la musique traditionnelle, et on observe une famille en grande tenue qui se rend à la cérémonie.
On parcours ensuite ce qui peut se voir, le coeur du sanctuaire est fermé au public.
Il y a de nombreuses statues de lapin, en référence à Okoninushi.
C'est une très belle visite.
On repart par la route 54 qui traverse des zones marécageuses et de rizières.
Photo prises en roulant, pas possible de s'arrêter, il y a toujours de grosses barrières.
On s'arrête sur une aire, pour boire un café .
il y a une épicerie, que nous parcourons, sans toujours savoir ce que nous voyons, on y achète des mochis et des pommes, de taille normale, et de toutes petites.
Un monsieur nous aborde, il parle un peu anglais et nous comprenons qu'il veut nous emmener à une sorte de hangar qui se trouve à 50m de là. On ne comprend pas pourquoi, mais on le suit. En fait il y a là une expo-démonstration de la fabrication des grosses cordes- shimenawa- qui sont suspendues devant les temples shinto. Celle d'Izumi pèse 5.2 tonnes. Il y a des artisans qui font la démonstration de cet artisanat, mais les photos sont interdites. J'ai pris des clichés des panneaux explicatifs.
C'est vraiment gentil à lui de nous avoir montré ceci, car nous serions totalement passés à côté.
A sa demande on se fait une petite séance photo.
La route finit de nous conduire à Hiroshima, où nous allons passer 2 nuits au Toyoko.
On traverse de longues banlieues, à peu près semblables dans toutes les villes japonaises, et si on supprime les inscriptions en japonais, on se serait souvent cru aux USA: