Bonjour à toutes et à tous.
Je reviens du Yémen ; si certains veulent des infos, je peux leur en donner.
Quelques infos pratiques au retour du Yemen.Tout d'abord superbe pays et des gens vraiment accueillants aucun sentiment d'insécurité voyageant seules (il ni a plus de goupe de français) en taxi ou voiture avec chauffeur. Avec la Turkish airlines on vous demandera le visa à Istambul, si vous ne l'avez pas voir le site timaticweb.com, sésame pour arrêter toute palabre, à l'arrivée le prix du visa à changé 11500 rials environ 44 euros. L'Hadramout est accessible par avion depuis Sana'a ou par route depuis Mukalla, bien que j'ai rencontré un voyageur qui a fait le retour de Seiyun par bus vers Sana'a.
Reste à dispo pour +d'infos.
Salam .
Amoureuse du Yémen depuis quelques années et ayant eu la chance de faire 5 voyages dans ce magnifique pays (dans les zones autorisées -donc pas partout, pour des raisons de conflits-), la lecture du Carnet de Route de Philippe et les magnifiques dessins ou aquarelles qui l'illustrent m'ont permis de faire un 6e voyage "virtuel".
Ce livre s'adresse à tous, ceux qui ont déjà visités un peu ou un peu plus le pays, ceux qui continuent d'en rêver et également les septiques, ceux qui pensent qu'il faut être inconscient pour y aller. (Je redis et j'insiste que bien sûr il faut se limiter aux zones autorisées par la police touristique, il est hors de question d'aller se jeter dans les bras d'Al-Quaida !). Quand le Yémen aura retrouvé la paix, Inch'Allah, j'espère que la lecture de ce très beau carnet de route incitera certains de ses lecteurs à franchir le pas. L'architecture au Yémen est un art, la vieille de Sanaa est tout implement unique au monde, Philippe l'a magnifiquement dessinée et peinte.
A travers le récit de Philippe, vous comprendrez l'hospitalité du peuple yéménite, sa générosité, sa simplicité dans les rapports. Les rencontres et les lieux visités sont très bien décrits dans le récit et remarquablement illustrés par les portraits, les croquis ou aquarelles. Bravo Philippe pour cette magnifique transcription de ton ressenti au pays de l'Arabia Felix !
Salut à tous, avez vous des adresses d'hotels ou de guesthouse à Saana (autres que ceux que l'on trouve sur les site de résa hotelière, genre sheraton, best western etc...) je n'ai pas encore de guide entre les mains...ça ne devrait pas tarder (quand il sera dispo à la bibliothèque...)
On compte y aller de fin aout à début septembre (15 jours à peu près). Pour l'instant on lit vos posts avec intérêt...
Pour le visa, ça ne pose vraiment pas de problème si on le prend en arrivant ? J'appréhende un peu ce système, je ne l'ai jamais pratiqué.
Pour le visa, ça ne pose vraiment pas de problème si on le prend en arrivant ? J'appréhende un peu ce système, je ne l'ai jamais pratiqué.
Je voudrais retourner au Yemen, dans les années 90 il y avait 2 gudes: L.P et Routard ( Jordanie Syrie Yemen )
apparemment ces guides n existent plus
Foot Print non plus
qq'un conaît il un autre éditeur pour ce pays
merci
comment aller sur l'ile de SOCOTRA
salam aleikoum,
je voudrai savoir si certain d entre vous avait, ou comptait aller étudier dans un merkez a damaj ou a hadramaout, ou dans n'importe quelle autres ville au Yemen. Quelles sont les conditions pour rentrer dans les merkez au Yemen ? un ami a étudié 2 ans a Marbar ou Ma'bar et ma dit qu'il n'y avait aucun problème il falait juste se présenter au cheikh (qui était a cette époque Mohamed Al Imam).
merci pour vos renseignement salam !
Bonjour tout le monde,
nous partons à Pâques pour une grosse semaine au Yémen (eh ! oui c'est court...) et malgré l'achat de deux guides touristiques (Petit Futé + "Arabian Peninsula" de Lonely Planet), nous avons du mal à sélectionner les sites INCONTOURNABLES à visiter, en dehors de Sanaa of course ! On a prévu une voiture avec chauffeur, mais pour l'instant on sait pas trop quelle direction lui indiquer ! Merci à tous ceux qui nous donneront quelques noms de sites et de villes à voir. A priori, nous avons pensé (outre Sanaa) à : Marib, Rada, Taiz et Shibam (Shihara étant exclu car, semble-t-il, la région est un peu agitée ces temps derniers). On ramène un souvenir aux dix premiers qui répondront 😉 !
Merci d'avance, Fab.
nous partons à Pâques pour une grosse semaine au Yémen (eh ! oui c'est court...) et malgré l'achat de deux guides touristiques (Petit Futé + "Arabian Peninsula" de Lonely Planet), nous avons du mal à sélectionner les sites INCONTOURNABLES à visiter, en dehors de Sanaa of course ! On a prévu une voiture avec chauffeur, mais pour l'instant on sait pas trop quelle direction lui indiquer ! Merci à tous ceux qui nous donneront quelques noms de sites et de villes à voir. A priori, nous avons pensé (outre Sanaa) à : Marib, Rada, Taiz et Shibam (Shihara étant exclu car, semble-t-il, la région est un peu agitée ces temps derniers). On ramène un souvenir aux dix premiers qui répondront 😉 !
Merci d'avance, Fab.
Pendant que j'ai le dos tourné, mon ami Abdel en profite pour retourner à Socotra...
Chacun sur son île, chacun son p'tit frère: moi à Lombok avec Rumaji, lui à Socotra avec Mehdi 🙂
Il faut dire que Socotra est l'endroit rêvé pour un photographe...
J'ai mis tout ça en scène sur ce diaporama Socotra 2008
Malheureusement j'ai également mis à jour ma page tirant la sonnette d'alarme Socotra en danger - J'espère que ce diaporama aidera les scientifiques, les politiques qui souhaitent une inscription rapide de Socotra au Patrimoine Mondial de l'Humanité, et également les amoureux de Socotra, à défendre l'île contre les investisseurs des pays du Golfe qui actuellement déferlent avec les projets qu'on imagine sans peine.
Je vais bientôt mettre en ligne des idées de circuits que Mehdi est capable de proposer, pour que lui au moins profite directement du développement touristique de son île... tout en étant conscient que le tourisme, quel qu'il soit, menace le fragile écosystème de l'île mais ce développement est de toutes façons inévitable.
Attention il faut une bonne connexion pour télécharger les 93 photos du diaporama. Et, n'hésitez pas à laisser des commentaires sur le livre d'or, Abdel les lit régulièrement avec plaisir. Je lui ai ouvert récemment une adresse mail, il va finir par s'y mettre à internet 😏
Il faut dire que Socotra est l'endroit rêvé pour un photographe...
J'ai mis tout ça en scène sur ce diaporama Socotra 2008
Malheureusement j'ai également mis à jour ma page tirant la sonnette d'alarme Socotra en danger - J'espère que ce diaporama aidera les scientifiques, les politiques qui souhaitent une inscription rapide de Socotra au Patrimoine Mondial de l'Humanité, et également les amoureux de Socotra, à défendre l'île contre les investisseurs des pays du Golfe qui actuellement déferlent avec les projets qu'on imagine sans peine.
Je vais bientôt mettre en ligne des idées de circuits que Mehdi est capable de proposer, pour que lui au moins profite directement du développement touristique de son île... tout en étant conscient que le tourisme, quel qu'il soit, menace le fragile écosystème de l'île mais ce développement est de toutes façons inévitable.
Attention il faut une bonne connexion pour télécharger les 93 photos du diaporama. Et, n'hésitez pas à laisser des commentaires sur le livre d'or, Abdel les lit régulièrement avec plaisir. Je lui ai ouvert récemment une adresse mail, il va finir par s'y mettre à internet 😏
Un livre que je vous recommande chaudement !
"Jean-François Mercier revient de loin. Du Yémen exactement, où cet ancien gendarme d’élite a rempli, pendant six ans, une mission d’agent de sécurité pour le service diplomatique de l’Union européenne. Dans les coulisses du pouvoir, le Nordiste, originaire de Boulogne-sur-Mer, a découvert ce pays en guerre, où il est très difficile de pénétrer pour un Occidental. Il y a même risqué sa vie. Aujourd’hui, ce spécialiste de la protection rapprochée raconte cette expérience inédite et passionnante dans un livre Cher Yémen, je m’en vais.""
http://www.orniat.com/
"Jean-François Mercier revient de loin. Du Yémen exactement, où cet ancien gendarme d’élite a rempli, pendant six ans, une mission d’agent de sécurité pour le service diplomatique de l’Union européenne. Dans les coulisses du pouvoir, le Nordiste, originaire de Boulogne-sur-Mer, a découvert ce pays en guerre, où il est très difficile de pénétrer pour un Occidental. Il y a même risqué sa vie. Aujourd’hui, ce spécialiste de la protection rapprochée raconte cette expérience inédite et passionnante dans un livre Cher Yémen, je m’en vais.""
http://www.orniat.com/
Quelques petites réflexions sur cette région située à une grosse cinquantaine de kilomètres de Sana’a.
Située au « cœur » du triangle Thilla-Shibam-Kawkaban, la localité de Shibam peut être considérée comme le « hub » de la région.
Y loger n’est par contre (selon moi) pas très pertinent. Il y a deux établissements situés dans le village (partie ouest) mais hormis sa position, le village n’a pas grand-chose à montrer. Loger à Shibam n’a de sens que si vous allez visiter « à la hussarde » Thilla (en taxi) et Kawkaban (montée-visite éclaire-descente). Vous serez ainsi sur la route de Sana’a pour un retour rapide (dans tous les sens du terme)
Un bien meilleur point de chute est le village de Kawkaban (situé sur le plateau surplombant Shibam). Il y a trois hôtels mais je ne peux que vous encourager à loger chez Yahia (le plus petit établissement des trois) qui est une maison traditionnelle (occupée par la famille) qui possède 5 chambres. C’est très sympa et vous vous sentirez vite comme chez vous. La nourriture est excellente et la famille est au petit soin. Il y a moyen de relier Shibam à Kawkaban par le chemin qui démarre derrière la grande mosquée de Shibam (45 à 60 minutes de montée, plus si arrêts, photos, …) ou de prendre un lift motorisé (100 YR si habitant de Kawkaban, 200 à 500 si « détour » par un « étranger ») au début de la route qui rejoint Kawkaban (embranchement sur la route de At-Tawila, à deux kilomètres du centre),
De là, vous pouvez sans aucun problème faire des ballades à la journée. Il y a un plan détaillé dans le livre d’or de l’hôtel et moyen de s’en servir (le plan sera à recopier) pour marcher dans les environs.
Une très belle journée est de rallier Zakatin et Hababa au départ de Kawkaban en restant sur le plateau (du moins jusqu’à Zakatin) La progression est intuitive et même sans carte ou plan précis, il n’y a rien de sorcier à y aller par soi-même. Thilla, Zakatin (une fois situé en bas du plateau) et les relais (GSM) de Kawkaban étant des points de repères immanquables. Le retour s’effectuant le long du plateau (avec les relais comme point de repère) en direction de Shibam.
Visiter Thilla dans la foulée (après Zakatin et Hababa) dépend de votre vitesse de progression. Si vous souhaitez découvrir les 3, c’est trop juste en une journée. Si vous ne souhaitez que les voir, cela peut se faire. Il n’y a pas de route (directe) qui relie Hababa et Thilla mais il y a un « chemin » (intuitif par endroits, bien visible à d’autres moments, virtuel sur quelques tronçons) qui relie les deux localités. Encore une fois, Zakatin et Thilla servent de points de repères. Le retour s’effectuant alors en taxi. Une autre possibilité est d’y aller en taxi et de revenir à pied via Hababa et le retour « classique » par le chemin qui longe le plateau. Il y a également moyen de loger à Thilla.
Boukro et At-Tawila peuvent également se visiter à la journée depuis Kawkaban. Le début de la progression est le même que pour Zakatin bien qu’il ne soit pas nécessaire de « piquer » autant vers le bord du plateau. Vous devrez suivre la route qui relie Zakatin à At-Tawila. La progression est moins sympa car de la sorte, vous êtes plus proche de la route (mais vraiment peu de circulation) Vous pouvez tjs envisager du stop et revenir depuis At-Tawila en taxi (jusqu’à Shibam) puis montée par derrière la mosquée ou stop depuis l’embranchement de la route. Envisager
Il y a également d’autres possibilités de rayonner à la journée.
Michel
Située au « cœur » du triangle Thilla-Shibam-Kawkaban, la localité de Shibam peut être considérée comme le « hub » de la région.
Y loger n’est par contre (selon moi) pas très pertinent. Il y a deux établissements situés dans le village (partie ouest) mais hormis sa position, le village n’a pas grand-chose à montrer. Loger à Shibam n’a de sens que si vous allez visiter « à la hussarde » Thilla (en taxi) et Kawkaban (montée-visite éclaire-descente). Vous serez ainsi sur la route de Sana’a pour un retour rapide (dans tous les sens du terme)
Un bien meilleur point de chute est le village de Kawkaban (situé sur le plateau surplombant Shibam). Il y a trois hôtels mais je ne peux que vous encourager à loger chez Yahia (le plus petit établissement des trois) qui est une maison traditionnelle (occupée par la famille) qui possède 5 chambres. C’est très sympa et vous vous sentirez vite comme chez vous. La nourriture est excellente et la famille est au petit soin. Il y a moyen de relier Shibam à Kawkaban par le chemin qui démarre derrière la grande mosquée de Shibam (45 à 60 minutes de montée, plus si arrêts, photos, …) ou de prendre un lift motorisé (100 YR si habitant de Kawkaban, 200 à 500 si « détour » par un « étranger ») au début de la route qui rejoint Kawkaban (embranchement sur la route de At-Tawila, à deux kilomètres du centre),
De là, vous pouvez sans aucun problème faire des ballades à la journée. Il y a un plan détaillé dans le livre d’or de l’hôtel et moyen de s’en servir (le plan sera à recopier) pour marcher dans les environs.
Une très belle journée est de rallier Zakatin et Hababa au départ de Kawkaban en restant sur le plateau (du moins jusqu’à Zakatin) La progression est intuitive et même sans carte ou plan précis, il n’y a rien de sorcier à y aller par soi-même. Thilla, Zakatin (une fois situé en bas du plateau) et les relais (GSM) de Kawkaban étant des points de repères immanquables. Le retour s’effectuant le long du plateau (avec les relais comme point de repère) en direction de Shibam.
Visiter Thilla dans la foulée (après Zakatin et Hababa) dépend de votre vitesse de progression. Si vous souhaitez découvrir les 3, c’est trop juste en une journée. Si vous ne souhaitez que les voir, cela peut se faire. Il n’y a pas de route (directe) qui relie Hababa et Thilla mais il y a un « chemin » (intuitif par endroits, bien visible à d’autres moments, virtuel sur quelques tronçons) qui relie les deux localités. Encore une fois, Zakatin et Thilla servent de points de repères. Le retour s’effectuant alors en taxi. Une autre possibilité est d’y aller en taxi et de revenir à pied via Hababa et le retour « classique » par le chemin qui longe le plateau. Il y a également moyen de loger à Thilla.
Boukro et At-Tawila peuvent également se visiter à la journée depuis Kawkaban. Le début de la progression est le même que pour Zakatin bien qu’il ne soit pas nécessaire de « piquer » autant vers le bord du plateau. Vous devrez suivre la route qui relie Zakatin à At-Tawila. La progression est moins sympa car de la sorte, vous êtes plus proche de la route (mais vraiment peu de circulation) Vous pouvez tjs envisager du stop et revenir depuis At-Tawila en taxi (jusqu’à Shibam) puis montée par derrière la mosquée ou stop depuis l’embranchement de la route. Envisager
Il y a également d’autres possibilités de rayonner à la journée.
Michel
Bonjour,
j 'aimerais voyager au yémen en octobre 2006, au moment de la période du Ramadan.Est-ce que c'est possible.
Je voyage avec une amie en voyage non organisé.
Merci de me répondre.
Nicole.
Bonjour a tous,
Je vais partir tres prochainement au Yemen avec un ami qui est de confession juive. Il ne porte pas de signe exterieur affichant sa religion et a un passeport suisse (où il n´y a pas d´indication de religion). Je sais qu´il faut declarer sa religion sur le formulaire d´entree au Yemen pour l´obtention d´un visa. Es-ce que cela pourait poser un probleme de declarer etre de confession juive pour l´obtention d´un passeport ou pour des trajets a l´interieur du pays? Avez-vous l´impression qu´il faut eviter d´en parler (et de parler de religion en general) lors de discussion avec des yemenites?
Merci d´avance pour tout renseignement utile
Je vais partir tres prochainement au Yemen avec un ami qui est de confession juive. Il ne porte pas de signe exterieur affichant sa religion et a un passeport suisse (où il n´y a pas d´indication de religion). Je sais qu´il faut declarer sa religion sur le formulaire d´entree au Yemen pour l´obtention d´un visa. Es-ce que cela pourait poser un probleme de declarer etre de confession juive pour l´obtention d´un passeport ou pour des trajets a l´interieur du pays? Avez-vous l´impression qu´il faut eviter d´en parler (et de parler de religion en general) lors de discussion avec des yemenites?
Merci d´avance pour tout renseignement utile
Je viens de voir et lire plusieurs articles sur une pseudo guerre civile qui se déssinerait au Yémen .
Qulequ'un pourrait il m'éclairer sur le sujet, je dois m'y rendre en novembre en esperant que tout rentre dans l'ordre.
merci
antoine
Qulequ'un pourrait il m'éclairer sur le sujet, je dois m'y rendre en novembre en esperant que tout rentre dans l'ordre.
merci
antoine
Bonjour à tous,
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
Ce message s'adresse à des personnes revenant très récemment du yémen, car nous devons nous y rendre fin septembre. Aussi, nous souhaiterions savoir s'il est toujours possible de voyager en individuel dans les zones autorisées bien sur
Pourriez-vous me parler un peu du Yemen...Les faits marquants quand on y débarque pour la première fois, la bouffe, les gens...et surtout les incidents qui peuvent nous arriver.
Merci
Fatima
Merci
Fatima
Bonjour !
Ayant récemment publié sur mon site un article concernant Socotra, je me pose sérieusement la question de l'avenir de l'île et j'aimerai échanger mes interrogations avec vous.
J'ai appris qu'en février dernier, l'ex-président-mais-président-quand-même avait annoncé son intention de louer Socotra aux Emirats arabes unis pour une durée de 99 ans, une présumée récompense pour leur soutien pendant la guerre civile qui fait rage au Yémen en ce moment. On a bien vu ce que les EAU ont réussi à faire avec Dubaï, du coup je m'inquiète pour la survie de l'île en tant que destination éco-touristique.
D'autre part, l'île fait face à une grande sécheresse, mettant à mal et la flore locale (le nombre des Dragonniers de Socotra diminue) mais aussi les habitants qui galèrent déjà pas mal à se nourrir. En mars dernier, les EAU ont envoyé des avions de ravitaillement à Socotra avec de la nourriture et des générateurs d'électricité parce que le Yémen ne peut plus le faire et que la population n'arrive pas à être auto-suffisante.
Du coup, j'ai eu l'impression en faisant mes recherches que le seul espoir que les habitants avaient pour se sortir du seuil de pauvreté étaient de capitaliser sur le tourisme. Il y a déjà pas mal d'intéressés sur le créneau, à commencer par les EAU, mais c'est je trouve à double-tranchant. Rien qu'en terme de patrimoine, Socotra va morfler dans les années à venir. Le fait que l'arabe deviennent la langue de référence pour tout contact avec l'extérieur, fait que la langue locale socotri, parlée depuis l'Antiquité, est de moins en moins parlée (déjà qu'elle n'est pas écrite...). Je trouve ça grave personnellement, car une langue ne véhicule pas que des mots, mais aussi une conception de l'univers et de la vie bien propre à chaque langue, qui se répercute à mon avis sur la mentalité des gens.
En attendant, malgré mes recherches, je n'ai trouvé aucun moyen de se rendre sur l'île actuellement. Les lignes d'avion sont apparemment toutes coupées (détrompez-moi si ce n'est pas le cas !), y compris celle que Yéménia avait ouvert l'an dernier entre Dubaï et Hadiboh. Le plus triste, c'est de voir tous ces comptes twitter, facebook, et sites web de gens de là-bas, ou même du gouvernement yéménite, qui sont soit hors ligne, soit plus mis à jour depuis 2013/2014... J'espère que ça va se calmer vite :(
Ayant récemment publié sur mon site un article concernant Socotra, je me pose sérieusement la question de l'avenir de l'île et j'aimerai échanger mes interrogations avec vous.
J'ai appris qu'en février dernier, l'ex-président-mais-président-quand-même avait annoncé son intention de louer Socotra aux Emirats arabes unis pour une durée de 99 ans, une présumée récompense pour leur soutien pendant la guerre civile qui fait rage au Yémen en ce moment. On a bien vu ce que les EAU ont réussi à faire avec Dubaï, du coup je m'inquiète pour la survie de l'île en tant que destination éco-touristique.
D'autre part, l'île fait face à une grande sécheresse, mettant à mal et la flore locale (le nombre des Dragonniers de Socotra diminue) mais aussi les habitants qui galèrent déjà pas mal à se nourrir. En mars dernier, les EAU ont envoyé des avions de ravitaillement à Socotra avec de la nourriture et des générateurs d'électricité parce que le Yémen ne peut plus le faire et que la population n'arrive pas à être auto-suffisante.
Du coup, j'ai eu l'impression en faisant mes recherches que le seul espoir que les habitants avaient pour se sortir du seuil de pauvreté étaient de capitaliser sur le tourisme. Il y a déjà pas mal d'intéressés sur le créneau, à commencer par les EAU, mais c'est je trouve à double-tranchant. Rien qu'en terme de patrimoine, Socotra va morfler dans les années à venir. Le fait que l'arabe deviennent la langue de référence pour tout contact avec l'extérieur, fait que la langue locale socotri, parlée depuis l'Antiquité, est de moins en moins parlée (déjà qu'elle n'est pas écrite...). Je trouve ça grave personnellement, car une langue ne véhicule pas que des mots, mais aussi une conception de l'univers et de la vie bien propre à chaque langue, qui se répercute à mon avis sur la mentalité des gens.
En attendant, malgré mes recherches, je n'ai trouvé aucun moyen de se rendre sur l'île actuellement. Les lignes d'avion sont apparemment toutes coupées (détrompez-moi si ce n'est pas le cas !), y compris celle que Yéménia avait ouvert l'an dernier entre Dubaï et Hadiboh. Le plus triste, c'est de voir tous ces comptes twitter, facebook, et sites web de gens de là-bas, ou même du gouvernement yéménite, qui sont soit hors ligne, soit plus mis à jour depuis 2013/2014... J'espère que ça va se calmer vite :(
Selon plusieurs membres, il est possible d'obtenir le visa pour le Yemen en arrivant à Sanaa, mais ces informations remontent à 2004.Est-ce toujours le cas et combien coute-t-il ?
nous comptons partir de paris en 4/4, traverser l'europe, syrie, jordanie, arabie saoudite et le yemen, accompagnés de notre fils agé de 4 ans, ns allons demander le visa pour le yemen, puis un visa de transit pour l'arabie saoudite et finalement arriver au yemen........mais je viens de lire sur le forum qu'il faut demander un permis de circuler a la police touristique et donner une copie a chaque check point, ( cela me parait astreignant et peut etre dangereux ??) qu'en est il exactement ? y a t il des endroits dangereux ou il ne faut sutout pas se rendre ? est ce raisonnable de nous y rendre ou alors faut il renoncer à ce voyage et s'arreter en jordanie ? je compte sur vous pour m'aider .merci encore, vos avis vont déterminer le fait d'entreprendre ou non ce voyage.
Je sais qu'il y fait chaud, qu'il y a un vent infernal, mais est-ce qu'un séjour sur Socotra en juillet relève vraiment de l'impossible ??
Y a t'il toujours des vols et est-ce que les locaux ne désertent pas l'ile à cette période ? Et oui, je ne peux aller au Yemen qu'en Juillet...😕
merci pour votre réponse.
Petite compte rendu de deux semaines au Yemen, programme modifié car les check points ont été bloqués qq jours dus aux problemes avec les attaques de coréens dans l'Hadramawt (de la CIA selon une chaine allemande) mais surtout de l’attaque de leurs familles qui sont venus rendre visite aux survivants.
Michel Vanbergen a preque tout dit, ses comptes rendus sont impeccables. Il y a bien un bureau de police touristique dans la vieille ville comme précisé dans un autre post, les formalités pour le permis se font en dix minutes. J’ai logé au Golden Daar hotel, dans la vieille ville, qui oscille entre 10 et 15 euros, s’il y a salle debain dans la chambre. Sa position est ideale, en plein cœur de la vieille ville, l’employé européen qui s’en occupe parle bien anglais. Il me semble par contre qu’il y a un meilleur choix, le Dawood hotel, a 150m de Golden Daar, c’est un immeuble traditionnel aussi mais avec une terrasse exterieure qui donne sur des petits jardins, de la bonne bouffe au restaurant (mais chere comparée aux standards) et des bonnes shishas. On peut trouver a manger des especes de shawarmas (pita, boulettes, crudités) pour 30RY l’unité, ils sont pas tres gros mais avec 2 on est calé (1 euros=250RY), et sinon on peut manger du poisson grillé excellent pour 500RY a 750RY vers Bab El Yemen, et surement ailleurs.
Les coupures d’electricité sont tres frequentes (prendre une lampe pour la douche !), 4 a 5 fois par jour, et autant a Sanaa qu’ailleurs. J’avais un adaptateur mais il n’a pas servi, les prises francaises fonctionnent avec les prises yéménites, du moins toutes celles que j’ai croisé.
A Kawkaban, j’ai suivi les conseils de Michel Vanbergen et suis allé chez Yahia, le plus petit « hotel » qui n’est en fait rien d’autre que son logement, et je ne saurais trop vous conseiller moi aussi de vous y rendre, la nourriture preparée par la famille est succulente, mais il y en a trop ( !) la famille est tres gentille, Yahia aussi, on a vraiment l’impression d’en faire partie, broutage de qat ensemble, tours de bagnole ensemble, marché ensemble si on veut, bref on a pas l’impression d’etre un moyen pour eux de gagner de l’argent (meme si on l’est aussi et c’est normal) mais un etre humain. Le confort est tres sommaire, matelas par terre, « douche » au gobelet, un seul ballon d’eau chaude de 50 litres pour les 9 membres de la famille mais ca ne doit pas vous freiner. Rien de plus a ajouter sur les marches possibles depuis Kawkaban, le plan est bien chez Yahia, Kawkaban- Zakatin, Zakatin-Hababah m’a pris 6 ou 7h, mais je ne suis pas bon marcheur et surtout j’ai fait quantités de detours, observé les plantes, pique niqué dans les terrasses etc. Faire Kawkaban-Zakatin-Hababah-Thilla me semble par contre un peu « sport » dans une journée, mais faisable. Je n’ai pas pris de guide pour tout ca, ca se fait tres instinctivement, j’ai quitté de nombreuses fois les sentiers et ne me suis jamais perdu, c’est a l’aise.
Kawkaban vaut vraiment le detour si ce n’est le sejour, l’architecture et le panorama sont incroyables. Les villages sur le plateau aussi (Bokour, Zakatin) Hababah a un peu moins d’interet selon moi, a part la superbe citerne, et Thilla est vraiment superbe aussi. La route Shibam –Al Tawilah présente des paysages spectaculaires.
Je partage totalement l’avis qui consiste a dire que Kawkaban est un meilleur endroit pour rayonner que Shibam, deja c’est beau alors que Shibam est moche, et pour marcher c’est bien mieux, et bien plus calme, sans parler de la vue.
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
MANAKHA et sa région
Autre endroit digne d’interet, Manakha est un bon lieu pour rayonner, la ville offre un interet moyen, mais il y a toutes les commodités pour manger dormir et trouver des moyens de transport. Le village de Al Hajjarah est joignable a pied par une route goudronnée, en une heure, et est superbe, bien que dévoué au tourisme. Je confirme les troupeaux qui descendent des 4/4 climatisés et qui prennent les gens en photo a 30cm de leur face sans meme leur parler, est il besoin de dire ce que j’en pense ? Je recommande FORTEMENT le village de Shuqruf, direction Al Hajjarah mais il faut continuer (longtemps…) la route qui devient vite piste juste apres Al Hajjarah. A pied c’est tres long mais surement faisable en une journee pour un marcheur un peu motivé. En voiture c’est impossible, ou alors en 4/4 mais ca a peu de sens. Je l’ai fait en moto, on fait la moitié du parcours en marchant puisqu’a deux sur la moto ca passe pas toujours, parfois meme a un ca passe pas sans descendre, ca a pris 4 ou 5h aller retour, et ce n’est pas confortable, environ 1500 RY mais ca les vaut tant le conducteur de la moto galere sur la piste. Les paysages sont a couper le souffle tout le long, on traverse des villages haut perchés ou les touristes vont peu (ils s’arretent a Al Hajajrah) et le site de Shuqruf est incroyable, grand « cirque » de plantations en terrasses, village construit a ras des falaises, tres impressionnant. Pas tres loin de Manakha non plus il y a le village de Al Houtaib, avec son petit mausolée, la mosquée blanchie a la chaux construite sur un pithon rocheux et la route qui y mene est assez belle aussi. Ce village est joignable par une route goudronnée. Les taxis collectifs sont d’une maniere generale bon marché, sauf si on discute pas, mais c’est vrai pour tout. Le visa peut s’obtenir a l’aeroport sans probleme, meme en arrivant de nuit. On change de l’argent a l’aeroport, maus aussi a peu pres partout facilement. Je vous conseille d’essayer la « drogue » locale, le qat, pour pas dire l’institution (tout le monde broute, des enfants a partir de 8-10 ans aux flics ou militaires) c’est un fabuleux vecteur de lien social, un peu comme le vin en France, ca facilite grandement les contacts. Les effets sont softs et il n'y a pas de modification de conscience. Voilà tout ce qui me vient a l’esprit concernant le Yemen, je ne saurais trop vous encourager a y aller, on ne ressent aucune tension ni aucune insecurité, y compris la nuit a Sanaa. Mes plans ont du etre modifiés a cause des problemes avec Alqaida (check points fermés pendant 2 ou 3 jours ou tout le monde etait tendu) puis du jour au lendemain tout est redevenu « safe ». J’avais vecu un peu la meme chose en Egypte pour le tronçon Al Fayyum-Asyut qui etait tres dangereux dans ce sens, une escorte etait obligatoire avec convoi, sirenes et gyrophare, mais rien au retour dans le sens inverse sur la meme route. Le président devait etre en campagne pour agiter ainsi le chiffon de l’insécurité, meme la bas c’est une pratique courante …a ce propos nicolas sarkozy est détesté au Yemen aussi. Je n’ai qu’un regret, ne pas avoir ramené suffisament de myrrhe, si le prochain a entreprendre le voyage pouvait me contacter et m’en ramener…. Quelques photos pour illustrer tout ca http://picasaweb.google.fr/ardechanacion/YemenIstanbulAvril2009# Bon voyage
bonsoir a tous
je compte partir au yemen avec mon mari et mes deux filles de 4ans et de 6mois début juin et pour une duree minimale d'un an .je suis de nationalité marocaine et mon mari est français et mes filles egalement et j'aurai queqlues questions a vous poser à ce sujet:
1_ pour moi qui suis marocaine, puis je avoir (avec certitude) un visa d'entree au yemen directement à l'aeroport ou est_ce plus prudent de le demander au consulat du yemen a paris?
2- quels sont les demarches pour l'obtention d'un visa à l'embassade du yemen? et le prix à payer?
3- on a envisage un autre scenario c'est de passer par l'egypte de sieger une petite semaine a HUrghada puis de prendre un bateau qui relie Hurgada_Aden. est ce possible de trouver des bateaux (propre avec un minimum de confort poue les enfants surtout) de hurgada jusqu'à Aden? ou a votre avis devons nous plutot envisager la solution de passer par khartoum (soudan)?
4_ si notre idee croisiere risque d'etre un periple, nou souhaiterions opter pour un vol direct "paris-sanaa' mais le problemes ca coute trop trop cher le moins cher que nous ayons trouvé est 1800euros pour nous quatre. avez vous des bons plans pour des billet d'avion pas cher ? quelle compagnie choisir.? sur quels sites reserver?
5- niveau sante (surtout pour mes filles) que faut-il prevoir? moustiquaire? bombe repulsive? comprime pour la diarrhée? y'a til des fruit et des legumes... bref tout ce qu'il faut pour un equilibre alimentaire?
6- nous comptons nous installer a Ma'bar, quel est le moyen le plus simple pour se rendre a cette ville en partant: a_de SANAA b_ de 'ADEN
7- qu'ya t-il comme divertissement las bas? comme bon plans aprentissage pour les tout petis, sachant qu'on continuera la scolarité en IEF (instruction en famille)?
voila je vous remercie tous de vos eclairages bonne soiree
je compte partir au yemen avec mon mari et mes deux filles de 4ans et de 6mois début juin et pour une duree minimale d'un an .je suis de nationalité marocaine et mon mari est français et mes filles egalement et j'aurai queqlues questions a vous poser à ce sujet:
1_ pour moi qui suis marocaine, puis je avoir (avec certitude) un visa d'entree au yemen directement à l'aeroport ou est_ce plus prudent de le demander au consulat du yemen a paris?
2- quels sont les demarches pour l'obtention d'un visa à l'embassade du yemen? et le prix à payer?
3- on a envisage un autre scenario c'est de passer par l'egypte de sieger une petite semaine a HUrghada puis de prendre un bateau qui relie Hurgada_Aden. est ce possible de trouver des bateaux (propre avec un minimum de confort poue les enfants surtout) de hurgada jusqu'à Aden? ou a votre avis devons nous plutot envisager la solution de passer par khartoum (soudan)?
4_ si notre idee croisiere risque d'etre un periple, nou souhaiterions opter pour un vol direct "paris-sanaa' mais le problemes ca coute trop trop cher le moins cher que nous ayons trouvé est 1800euros pour nous quatre. avez vous des bons plans pour des billet d'avion pas cher ? quelle compagnie choisir.? sur quels sites reserver?
5- niveau sante (surtout pour mes filles) que faut-il prevoir? moustiquaire? bombe repulsive? comprime pour la diarrhée? y'a til des fruit et des legumes... bref tout ce qu'il faut pour un equilibre alimentaire?
6- nous comptons nous installer a Ma'bar, quel est le moyen le plus simple pour se rendre a cette ville en partant: a_de SANAA b_ de 'ADEN
7- qu'ya t-il comme divertissement las bas? comme bon plans aprentissage pour les tout petis, sachant qu'on continuera la scolarité en IEF (instruction en famille)?
voila je vous remercie tous de vos eclairages bonne soiree
Un beau documentaire nous menant de Mascat à Aden.
De belles images, des commentaires de S. Tesson...
http://www.france5.fr/videos/?id=3583
http://www.france5.fr/videos/?id=3583
Bonjour a tous!
Je souhaite, dans la mesure du possible, faire un voyage au Kenya, puis en Ethiopie (et pourquoi pas aller au Yémen aussi)tout cela sur trois mois...je souhaite voyager pour découvrir les cultures, la nature etc ...
je voudrais pour cela être logée chez l'habitant le plus possible...
j'aimerais aider en association ou faire du genre de wwoofing pendant un temps...en fait j'ai plein d'envie!
Je souhaiterais avoir des conseils de personnes parties voyager sans trop d'argent, logeant chez l'habitant...
Les conseils d'autres voyageurs sont aussi les bienvenus!
Merci d'avance
Bonjour,
J’aimerai partir au Yémen pendant Pâques. Comme je pars seule, le programme organisé de Club Aventure me paraît bien (Authentique Yémen), sur 12 jours, la moitié à pied et le reste en 4X4. Visite de Saana, Wadi Dhar, Thulla, rando dans le Djebel Haraz, etc http://www.clubaventure.ch/groupes/yemen.htm
Apparemment il n’y a pas encore beaucoup de personnes inscrites, ce qui est pas plus mal.
Par contre, ma question se porte sur les capacités de Club Aventure car j’ai lu dans un autre post que ce tours opérateur n’était pas bien, mais les messages dataient d’une année, peut-être se sont-ils amélioré depuis?
J’espère que quelqu’un pourra me renseigner. Dans l’attente de vous lire car je n’ai pas encore réservé mon voyage.
J’aimerai partir au Yémen pendant Pâques. Comme je pars seule, le programme organisé de Club Aventure me paraît bien (Authentique Yémen), sur 12 jours, la moitié à pied et le reste en 4X4. Visite de Saana, Wadi Dhar, Thulla, rando dans le Djebel Haraz, etc http://www.clubaventure.ch/groupes/yemen.htm
Apparemment il n’y a pas encore beaucoup de personnes inscrites, ce qui est pas plus mal.
Par contre, ma question se porte sur les capacités de Club Aventure car j’ai lu dans un autre post que ce tours opérateur n’était pas bien, mais les messages dataient d’une année, peut-être se sont-ils amélioré depuis?
J’espère que quelqu’un pourra me renseigner. Dans l’attente de vous lire car je n’ai pas encore réservé mon voyage.
YEMEN: CARNET DE VOYAGE…
Enfin Sana'a s'étend à nos pied offrant à nos yeux ses splendides maisons des mille et une nuits. Cette ville fondée par Sem d'ou provient l'origine de son nom nous envoûte par le charme qu'elle émane. Aujourd'hui encore toute la ville veille sur son architecture originale et sa beauté voulue par les habitants: esthetisme des lignes parfaites des maisons tours qui se livrent une bataille impitoyable avec les minarets pour s'assurer la victoire en touchant en premier le ciel… Partout des touches de couleurs comme pour un tableau impressioniste ou l'azur domine pour le ciel, le blanc pour les fenêtres, le beige-rose pour les maisons et le vert pour les jardins potagers qui se dessinent dès qu'une porte s'ouvre… Foule, chaleur, odeur, moiteur, bousculades, rires, cris des hommes, beuglements des animaux en exposition, marchandage, visages fermés qui réflechissent, foule blanche à perte de vue, ici c'est le domaine des hommes en habits traditionnels immaculés: nous sommes au grand marché de Bay El Fahid. Ici tout se vend, tout s'achète: cordage, brides pour les animaux, betail, denrées alimentaires. De toute la region, dès l'aube, une marée humaine avec l'espoir secret de pouvoir realiser de bonnes affaires vient assister a ce grand évenement. L'air saturé d'odeurs et d'humidité fait tourner les têtes, nous sommes happés par cette masse humaine au point de ne plus comprendre si nous sommes encore des touristes ou dejà des Yemenites… Sable blond, palmiers, boutres en bois, plages desertes, nuits lourdes, huttes faite de cordage tressés, dans cette minuscule guest house regne en maitre incontesté Ahmed; Ahmed qui attend assis sur un banc en paille defoncé les voyageurs qui se sont perdus le long de la Mer Rouge. Un bain de minuit sous un ciel étoilé, le goût d'un poisson grillé et Al Rora devient pour nous la plus belle station balneaire au monde… Marib, ou plane encore le mystère de la reine de Saba a qui nous devons notre rencontre avec Ali, notre chauffeur. Ali ne voulait pas prendre de touristes afin de rentrer à Radà embrasser son dernier né qu'il ne connaissait pas encore. Notre itineraire prevoyant un arrêt dans cette ville pour admirer les vielles fenêtres d'albatre, il nous accepta comme compagnons de voyage et nous invita a passer quelques jours chez lui. Grâce a sa sensibilite nous apprimes a apprecier et comprendre la culture et les traditions yemenites et avec lui nous decouvrimes Shibam… A la sortie du l'aride Rub Al Khali, après douze heures de traversée accompagnés par les bédouins, leurs Kalanichkovs, et le partage d'un thé dans le désert, Shibam, la Manhattan du désert, nous apparait comme un mirage dans son écrin de palmiers. C'est la même vision qu'offrait dejà Shibam aux longues caravanes de la route des épices… Shibam, aux immeubles de plus de huit étages, aujourd'hui protegée par l'UNESCO, tes ruelles résonnent de rires d'enfants, des sabots des chèvres à la recherche de nourriture, des bavardages des femmes, ombres noires marchant en faisant attention de ne pas tomber sur les trottoirs inégaux. Shibam, ou les peintres assis sur de fragiles et éphémères balancoires a plus de dix metres du sol, décorent les fenêtres avec de la chaux blanche comme de la neige, en chantant… Shibam, ou la nuit le jeu des lumières à travers les fenêtres en verre coloré nous murmure des récits fantastiques ou les ombres fuggitives des derniers retardataires se transforment en odalisques et sultans… Shibam, qui du djebel voisin s'enflamme au crepuscule pour laisser à contre coeur la place à la lune rend inquietantes les ombres des palmiers et Shibam devenue silencieuse emporte nos rêves et nos souvenirs a jamais imprimer dans nos memoires… Et le jour se lève sur Bokur… village figé dans la solitude d'un haut plateau, semble attendre son prince comme la Belle au Bois Dormant. Illusion ou réalité, ces maisons qui jouent à cache cache avec la montagne et permettent aux pierres beige rosées de reflechir les rayons du soleil pour mieux se fondre dans le paysage pour ne pas se faire découvrir? Car le Yemen est ainsi: il se cache pour mieux se faire apprecier, ses hommes si fiers sont tous prêts à défendre l'honneur est seul un voyageur attentif et patient pourra découvrir l'âme profonde de l'Arabie Heureuse…
Enfin Sana'a s'étend à nos pied offrant à nos yeux ses splendides maisons des mille et une nuits. Cette ville fondée par Sem d'ou provient l'origine de son nom nous envoûte par le charme qu'elle émane. Aujourd'hui encore toute la ville veille sur son architecture originale et sa beauté voulue par les habitants: esthetisme des lignes parfaites des maisons tours qui se livrent une bataille impitoyable avec les minarets pour s'assurer la victoire en touchant en premier le ciel… Partout des touches de couleurs comme pour un tableau impressioniste ou l'azur domine pour le ciel, le blanc pour les fenêtres, le beige-rose pour les maisons et le vert pour les jardins potagers qui se dessinent dès qu'une porte s'ouvre… Foule, chaleur, odeur, moiteur, bousculades, rires, cris des hommes, beuglements des animaux en exposition, marchandage, visages fermés qui réflechissent, foule blanche à perte de vue, ici c'est le domaine des hommes en habits traditionnels immaculés: nous sommes au grand marché de Bay El Fahid. Ici tout se vend, tout s'achète: cordage, brides pour les animaux, betail, denrées alimentaires. De toute la region, dès l'aube, une marée humaine avec l'espoir secret de pouvoir realiser de bonnes affaires vient assister a ce grand évenement. L'air saturé d'odeurs et d'humidité fait tourner les têtes, nous sommes happés par cette masse humaine au point de ne plus comprendre si nous sommes encore des touristes ou dejà des Yemenites… Sable blond, palmiers, boutres en bois, plages desertes, nuits lourdes, huttes faite de cordage tressés, dans cette minuscule guest house regne en maitre incontesté Ahmed; Ahmed qui attend assis sur un banc en paille defoncé les voyageurs qui se sont perdus le long de la Mer Rouge. Un bain de minuit sous un ciel étoilé, le goût d'un poisson grillé et Al Rora devient pour nous la plus belle station balneaire au monde… Marib, ou plane encore le mystère de la reine de Saba a qui nous devons notre rencontre avec Ali, notre chauffeur. Ali ne voulait pas prendre de touristes afin de rentrer à Radà embrasser son dernier né qu'il ne connaissait pas encore. Notre itineraire prevoyant un arrêt dans cette ville pour admirer les vielles fenêtres d'albatre, il nous accepta comme compagnons de voyage et nous invita a passer quelques jours chez lui. Grâce a sa sensibilite nous apprimes a apprecier et comprendre la culture et les traditions yemenites et avec lui nous decouvrimes Shibam… A la sortie du l'aride Rub Al Khali, après douze heures de traversée accompagnés par les bédouins, leurs Kalanichkovs, et le partage d'un thé dans le désert, Shibam, la Manhattan du désert, nous apparait comme un mirage dans son écrin de palmiers. C'est la même vision qu'offrait dejà Shibam aux longues caravanes de la route des épices… Shibam, aux immeubles de plus de huit étages, aujourd'hui protegée par l'UNESCO, tes ruelles résonnent de rires d'enfants, des sabots des chèvres à la recherche de nourriture, des bavardages des femmes, ombres noires marchant en faisant attention de ne pas tomber sur les trottoirs inégaux. Shibam, ou les peintres assis sur de fragiles et éphémères balancoires a plus de dix metres du sol, décorent les fenêtres avec de la chaux blanche comme de la neige, en chantant… Shibam, ou la nuit le jeu des lumières à travers les fenêtres en verre coloré nous murmure des récits fantastiques ou les ombres fuggitives des derniers retardataires se transforment en odalisques et sultans… Shibam, qui du djebel voisin s'enflamme au crepuscule pour laisser à contre coeur la place à la lune rend inquietantes les ombres des palmiers et Shibam devenue silencieuse emporte nos rêves et nos souvenirs a jamais imprimer dans nos memoires… Et le jour se lève sur Bokur… village figé dans la solitude d'un haut plateau, semble attendre son prince comme la Belle au Bois Dormant. Illusion ou réalité, ces maisons qui jouent à cache cache avec la montagne et permettent aux pierres beige rosées de reflechir les rayons du soleil pour mieux se fondre dans le paysage pour ne pas se faire découvrir? Car le Yemen est ainsi: il se cache pour mieux se faire apprecier, ses hommes si fiers sont tous prêts à défendre l'honneur est seul un voyageur attentif et patient pourra découvrir l'âme profonde de l'Arabie Heureuse…
Je partirai 3 semaines au Yemen en Février prochain.
Voici mon itinéraire, pas définitif!
Sana'a, Djebel Harraz, le Tihama, Aden peut-être, Ibb et Jebla, retour à Sana'a.
J'ai quelques questions :
- quels sont les températures et la météo en Février? - Quels hôtels me conseillez-vous dans les lieux où je vais aller? Où dormir dans le Jebel Harraz? - y a-t-il des voitures circulant entre la région de Kawkaban et celle de Manakha ou faut il repasser par Sanaa? - Quelles coins ou villes me conseillez vous sur la côte?
Pour ce qui comme moi, veulent lire de belles choses sur le Yemen, je ne saurais trop conseiller ces carnets : http://voyageforum.com/...ost=1662991;#1662991 http://voyageforum.com/...ost=2753169;#2753169 http://voyageforum.com/...ost=2769055;#2769055
Merci d'avance pour vos conseils!
Opai
Voici mon itinéraire, pas définitif!
Sana'a, Djebel Harraz, le Tihama, Aden peut-être, Ibb et Jebla, retour à Sana'a.
J'ai quelques questions :
- quels sont les températures et la météo en Février? - Quels hôtels me conseillez-vous dans les lieux où je vais aller? Où dormir dans le Jebel Harraz? - y a-t-il des voitures circulant entre la région de Kawkaban et celle de Manakha ou faut il repasser par Sanaa? - Quelles coins ou villes me conseillez vous sur la côte?
Pour ce qui comme moi, veulent lire de belles choses sur le Yemen, je ne saurais trop conseiller ces carnets : http://voyageforum.com/...ost=1662991;#1662991 http://voyageforum.com/...ost=2753169;#2753169 http://voyageforum.com/...ost=2769055;#2769055
Merci d'avance pour vos conseils!
Opai
Prologue
Cela fait des années que je rêve du Yémen. Pas une seule personne étant allée là-bas qui n'en parle amoureusement, les yeux brillants. Ce doit être une sacrée expérience de voyage.
Un nigérian a tenté de se faire exploser dans le ciel US. Il se trouve qu'il a fait un tour au Yémen avant de s'envoler. Dans les médias, on ne parle plus que de ça. Le Yémen, nouvel Afghanistan. Le pays est au bord de l'implosion. Les terroristes sont partout, avide de sang occidental. La guerre sévit au nord depuis des années, il y a des milliers de morts, on n'en a jamais parlé. Un fanatique, artificier raté, a troublé la tranquillité d'un vol Northwest Airlines, les médias se déchaînent.
Un matin, à la radio, j'entends un responsable du parquet de Paris. Un juge anti-terroriste ou un procureur. Il était au Yémen en Juillet 2009 dit-il. Le pays est un vrai coupe gorge, on ne peut plus sortir de la capitale. Le Yémen est à feu et à sang. Ce sont des mots forts, ce sont ses mots. Des millions d'auditeurs entendent ces informations ce matin là. Cette personne est sensée être respectable, dire la vérité, elle a sans doute fait de longues études et son avis est donc écouté... Le Yémen, un nouveau diable à agiter pour nous aider à nous replier un peu plus sur nous même. A nous rassurer, aussi. On vit dans un pays de liberté, nous! On vit au pays des droits de l'homme, nous! Tout va pour le mieux dans notre belle France...
Je me pense cependant la question : "Suis-je inconscient?". Je me renseigne beaucoup. Je trouve quelques contacts à Sanaa, quelques voyageurs revenant de ce pays. La situation n'est pas idyllique, certes, mais on peut voyager au Yémen semble-t-il. Je verrai sur place plus précisément où je peux aller. Je ressens une grande excitation les jours précédent mon départ. De celle que j'avais lors de mes premiers voyages, mais que j'ai peu à peu perdu au fil du temps.
Cela fait des années que je rêve du Yémen. Pas une seule personne étant allée là-bas qui n'en parle amoureusement, les yeux brillants. Ce doit être une sacrée expérience de voyage.
Un nigérian a tenté de se faire exploser dans le ciel US. Il se trouve qu'il a fait un tour au Yémen avant de s'envoler. Dans les médias, on ne parle plus que de ça. Le Yémen, nouvel Afghanistan. Le pays est au bord de l'implosion. Les terroristes sont partout, avide de sang occidental. La guerre sévit au nord depuis des années, il y a des milliers de morts, on n'en a jamais parlé. Un fanatique, artificier raté, a troublé la tranquillité d'un vol Northwest Airlines, les médias se déchaînent.
Un matin, à la radio, j'entends un responsable du parquet de Paris. Un juge anti-terroriste ou un procureur. Il était au Yémen en Juillet 2009 dit-il. Le pays est un vrai coupe gorge, on ne peut plus sortir de la capitale. Le Yémen est à feu et à sang. Ce sont des mots forts, ce sont ses mots. Des millions d'auditeurs entendent ces informations ce matin là. Cette personne est sensée être respectable, dire la vérité, elle a sans doute fait de longues études et son avis est donc écouté... Le Yémen, un nouveau diable à agiter pour nous aider à nous replier un peu plus sur nous même. A nous rassurer, aussi. On vit dans un pays de liberté, nous! On vit au pays des droits de l'homme, nous! Tout va pour le mieux dans notre belle France...
Je me pense cependant la question : "Suis-je inconscient?". Je me renseigne beaucoup. Je trouve quelques contacts à Sanaa, quelques voyageurs revenant de ce pays. La situation n'est pas idyllique, certes, mais on peut voyager au Yémen semble-t-il. Je verrai sur place plus précisément où je peux aller. Je ressens une grande excitation les jours précédent mon départ. De celle que j'avais lors de mes premiers voyages, mais que j'ai peu à peu perdu au fil du temps.










