Discussions similar to: Naissance randonnée
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Newfoundland: Hikes in Gros Morne National Park
INTRODUCTION

Creating a masterpiece like Gros Morne National Park wasn’t done overnight. So, when you first discover this extraordinary place, it’s easy to understand why Mother Nature took over 485 million years to bring it to life.

Here, glacial valleys, forests, rugged coastline, beaches, and peat bogs follow one another and intertwine to form a unique ecosystem, one that’s rare in the world. After all, this is where geologists found tangible evidence of the theory of continental drift, and it’s one of the few places on Earth where you can see—and even walk on—the Earth’s mantle. This site is a true celebration of the raw, enigmatic power and beauty of the physical world.

Designated a national park in 1973 and later a UNESCO World Heritage Site in 1987, it’s an 1,805 km² playground just waiting for the adventurer in you. Whether you’re traveling solo, with family, or with friends, for a few days or several weeks, you won’t run out of things to do here.

Source: https://www.exploretnl.ca/parc-national-gros-morne

The hikes we did in this region are listed below. Each hike has a link so you can quickly access more information about it.

Videos are embedded throughout the summary. Click on the image to start the video.

Stanleyville Trail Trout River Pond Trail Trout River Pond Trail (Return) Green Gardens Trail Tablelands Trail Scenic Route 431 Lookout Hills Trail Southeast Brook Falls Trail Gros Morne Mountain Trail (James Callaghan Trail) Berry Hill Trail Baker's Brook Falls Trail Berry Hill Pond Trail Western Brook Pond Trail Boat Tour on Western Brook Pond Steve’s Trail Shallow Bay Beach
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Randonnée vers le Sénégal avec enfant
mon fils aine de 19 ans dsire habiter pendant quelque temps au senegal mais voila l on nous as dit qu au bout de trois mois il lui faudrait avoir soit un visa ou carte de resident est ce vrai merci de me repondre si vous connaissaer la reponse
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Randonnée dans la Sierra Norte et ascensions au Mexique
Hello,

Nous partirons du 1-24 septembre dans le sud du Mexique. Nous ferons l'ascension de l'Orizaba et du Toluca. Y a t-il d'autres ascensions que vous pourriez me recommander ? Nous avons aussi prevu de faire une randonnee dans la Sierra Norte. Est-ce que certains d'entre vous connaitraient un itineraire precis.

Que pensez-vous du Canon del Sumidero ? Trop touristique ?

Merci,

Paucar
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Quel acier (cadre vélo) pour randonnée sportive?
Bonjour a tous,

Rapide présentation: Je suis cycliste sur route (loisir) en plus d'autres sports, depuis quelques années. J'ai 31 ans et je rêve de voyager a vélo depuis 2 ans déjà! Contraintes familiales (naissance) et professionnelle m'en ont empêché jusqu'a présent, mais l'été prochain c'est la bonne. Je vais entreprendre ma première randonnée sportive avec peu de chargement puisque couchage dans des hotêls premiers prix. Ce qui sera déjà pas mal pour débuter. J'ai tout l'hiver pour préparer ma monture (le bonhomme c'est bon il est déjà sportif).

Je souhaite utiliser le cadre d'un MBK mirage pro line de 1996 ou 97 je ne sais plus. Est ce que le cadre acier VITUS HPF de chez MBK est un acier adapté a mes projets de randos sportives et légères par étapes? Ou vaut mieux prendre un acier Reynolds?

Merci pour vos conseils et avis éclairés sur ce sujet et n'hésitez pas a me demander des précisions sur ma pratique si toutefois ce n'est pas clair ou assez détaillé.
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Retour trek au Népal
J'ai effectué un superbe voyage au Népal ou j'ai visité Katmandou, Lumbini la ville de naissance de Bouddha et Pokara où j'ai effectué un trek de 5 jours pour approcher l'Annapourna, superbe expérience. Par contre je vous déconseillé l'hôtel "The lake Breeze & Cottage" car le gérant est un beau parleur et essaie de vous arnaquer sur tout, notamment le trek ou il demande un prix fou pour des prestations qui ne correspondent pas.
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Randonnées à ne pas manquer sur l'île d'Anticosti? (Québec)
Bonjour à tous!

Nous allons passer 3 jours à Anticosti dans quelques jours et vu la courte durée du séjour et le fait que ça nous ait couté un bras et un rein tout neuf ;) on voudrait en profiter autant que possible. Nous allons là essentiellement pour la randonnée. J'ai cru comprendre que les chutes Vauréal (secteur où on loge) et la baie-de-la-Tour étaient un must. Y a-t-il d'autres sites naturels splendides à ne pas manquer?

Merci beaucoup d'avance ;)
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Randonnée et bivouac entre les lacs marocains Tislit et Isli seuls (sans guide)?
Bonjour,

Nous partons à 2 étudiants au Maroc cet été. Nous arriverons mi aout à Imilchil avec notre voiture de location, et avons choisi de passer une nuit à l'auberge qui est au bord du lac tislit. Nous aimons beaucoup la randonnée et aimerions faire la ballade décrite de nombreuses fois : Lac Tislit- Lac Isli- Lac Tislit. Nous avons lu que le trajet était de 2h l'aller donc 4 h en tout. Nous aimerions partir dans l'après midi et bivouaquer à coté d'Isli.

Cela est il possible selon vous? Est il facile de se repérer? Cela est il dangereux? Est ce autorisé? Quelle température fait il la nuit environ, en aout (pour savoir quel équipement amener, niveau tente, sac de couchage...)

Merci beaucoup pour votre expérience.

Florence.
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Randonnée dans l'est du Maroc (Imilchil, Anergui...)
Bonjour,

Je repars pour 2 semaines 18 mars-2 avril (vol Paris-Casa)dans la région d'Imilchil que j'ai découvert en Octobre dernier, coup de foudre😉. Soit je rayonne autour de cet endroit , je dispose d'infos récentes sur cette région: hébergement, sites à voir... soit dans tout autre région où vous me donnerez envie d'aller. Je cherche avant tout le hors goudrons où la vie locale est encore préservée. Je voyage en bus, taxi collectifs et à pieds. Je vous remercie pour toute expérience passée à partager. Bonne fêtes de fin d'année aux forumistes!
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Naissance de deux cyclo-voyageurs!!!
ça y est, c'est décidé, on s'y met!!!!

avec mon épouse, nous pratiquons principalement le vtt toute l'année, mais aussi, à plus faible dose maintenant, tous les sports de montagne. et cet hivers on s'est décidé a se lancer dans le vélo de voyage, le cyclo-camping par les petites routes.

première objectif: descendre dans le sud de la France par le Diois, les Barronies, le Luberon, le Verdon, le Vars. pour un coup d'essai nous resterons modeste, mais..... nous rêvons déjà de destinations beaucoup plus exotiques!!! 😉 .... chaque chose en son temps!!!

premièrement s'équiper de vélo adaptés au voyage!!! j'ai donc monté deux "randonneuses" sur la base de vtt cadres acier, montage simple et fiable, porte bagage avant/arrière il me faut encore nous équiper de bonnes sacoches et de pneus polyvalents adaptés à la route et aux bonnes pistes!

mais je suis friand de conseils en tout genre!!! quoi emmener?, ce qui est indispensable, utile, innutile, comment charger le vélo?, quel poids maxi de bagages?, quelle longueur d'étape prévoir?...etc... bref, c'est l'émullation des premières fois!!! 🙂

alors si vous etes experimenté et que vous avez des conseils, des remarques, des mise en garde, je suis preneur!!!! 😎
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Randonnées et bivouac aux Malouines (Saunders Island)
Archipel balayé par les vents au large de l’Amérique du Sud, les Malouines recèlent une beauté sauvage rare. Les côtes sont fréquentées par un grand nombre d’oiseaux marins qui viennent lors de la période de reproduction d'Octobre à Mars. Sur les plages de sable blanc, les manchots nichent aux côtés d’énormes éléphants de mer. Au loin, les albatros glissent sans effort sur la mer. Un paradis pour la faune subantarctique que viennent découvrir les passionnés de photos animalières.

C'est avec plaisir que j'ai écrit des ces quelques lignes qui retracent cette petite expérience de 3 jours au bout du monde. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou visiter ma page ici

Le 19 février

Il est 9h30. L’avion vient d’atterrir en douceur sur Saunders Island et Suzan Pole-Evans, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, est déjà là pour m’accueillir. Elle et son mari, David, ont acheté l’île dans les années 1980. Depuis, ils gèrent une grande ferme et élèvent plus de 6000 moutons. En dehors du settlement, où vivent le couple et leur famille, ils ont construit deux logements en préfabriqué et peuvent ainsi accueillir des touristes pendant la période estivale. L’un se trouve au nord, l’autre à l’ouest. Mais les 2 logements sont complets depuis belle lurette et pour cause il y a des chercheurs spécialisés dans l'étude des faucons qui logent sur l’île depuis deux semaines. Heureusement, les Pole-Evans autorisent les visiteurs à camper n’importe où sur l’île pour 10 pounds par jour. Suzan me propose tout d’abord un arrêt au shop, une cabane qui sert de garde-manger. A l’intérieur, c’est un vrai bazar. Je prends un réchaud à gaz et trouve quelques boites de conserve pour les trois prochains jours. Nous voilà partis en land rover à un endroit qu’on appelle The Neck, un isthme de sable blanc qui relie deux sommets de l’île, Mount Richards et Mount Harston.

The Neck est un formidable endroit pour la faune. Plus de 8000 manchots papous vivent paisiblement sur la plage et des centaines d’albatros et de gorfous nichent à proximité sur les vastes pentes abruptes. Les 10 miles qui séparent The Neck du settlement prennent environ une heure. Suzan me dépose au bout de la plage et viendra me chercher dans trois jours. Elle m’indique la direction du Swiss Hotel, sans doute le meilleur endroit pour camper sur les Malouines. Après un petit quart d’heure de marche, j’arrive au fameux Swiss Hotel. C’est un aplomb rocheux sur les pentes de Mount Harston. L’espace est assez grand pour abriter ma tente. En campant sous le rocher, on est à l’abri des intempéries et des grosses rafales de vents tout en profitant d’une vue splendide sur la longue plage. Le Swiss Hotel a été nommé ainsi par des voyageurs suisses qui ont campé ici pendant 6 semaines. La tente montée et les affaires rangées, je file en direction de la plage et des milliers de manchots papous. Certains dorment sur le sable, d’autres reviennent de la pêche. Au centre de la colonie, ça crie, ça braille, ça pue avec toutes ces fientes. Il y a des jeunes qui attendent de manger, d’autres se battent avec les labbes toujours à l’affût. Ca grouille de vie. En bout de plage, il n’y a pas de chemin évident, mais je continue sur la côte nord du Mont Richards. Cela vaut la peine de persévérer car au delà des terriers de manchots de Magellan, j’atteins une grande colonie de gorfous sauteurs et de cormorans impériaux sur les pentes exposées. C’est surprenant de voir les gorfous monter si haut. Un peu plus loin à l’est, j’aperçois la colonie d’albatros à sourcils noirs (Black-browed Albatross). Des oiseaux splendides dans un cadre grandiose. J’essaye de ramper pour les observer de plus près et j’en profite pour prendre quelques beaux clichés. Ils ont le plumage blanc d’une grande pureté et une ligne noire, comme un trait de maquillage, au-dessus de l’œil très caractéristique de l’espèce. Le long bec crochu est jaune et rose. Leur grande envergure permet de surfer au-dessus des vagues. Jamais un battement d’aile inutile. Comme beaucoup d’espèces, l’albatros à sourcils noirs se reproduit pendant l’été austral. La majorité des adultes viennent nicher ici aux Malouines, mais avec 10 000 couples recensés sur Saunders Island, l’île possèdent de petites colonies. On est très loin des 100 000 couples estimés sur l’Ile Beauchêne, un ilot perdu à 50km au sud des Malouines et quasiment inaccessible. Début septembre les adultes reviennent sur leur colonie pour s’accoupler et restaurer le nid. L’unique œuf est pondu au mois d’Octobre. L’élevage du poussin dure environ trois mois et demi. Lorsque le poussin aura perdu son duvet gris courant avril, il sera alors abandonné par ses parents et perdra du poids pendant quelques jours avant de s’envoler. Le poussin ne reviendra pas sur son lieu de naissance avant plusieurs années en mer.

Finalement, après une bonne partie de la journée passée sur la falaise, je redescends vers la plage et découvre la petite colonie de manchots royaux installée en bas des pentes herbeuses. Comme c’est une toute nouvelle colonie, leur site est délimité pour ne pas les déranger. En effet, ils ne sont qu’une poignée mais la colonie s’accroît doucement. Je retourne au bivouac des étoiles plein les yeux

Le 20 février

Ce matin, le temps est plutôt ensoleillé. Je profite de cette belle journée qui s’annonce pour randonner et visiter l’extrémité de la péninsule, Elephant Point, à environ 5 miles à vol d’oiseau. Normalement, je devrais voir des éléphants de mer. A peine levé, j’aperçois de la tente des dauphins à proximité de la côte. La tentation est grande et je pars prendre quelques photos. Ce sont des dauphins de Peale. Comme souvent, ils vivent en groupe et nagent très lentement le long de la côte. Après le déjeuner, me voilà donc parti pour Elephant Point, accompagné des dauphins qui prennent la même direction. J’arrive à les suivre pendant un certain temps. Par endroits, je les perds de vue à cause des algues géantes pour réapparaître plus loin. Leur allure est quand même un peu plus rapide que la marche. Surtout que les sentiers laissés par les moutons de ce côté de l’île sont à peine marqués et la pente est glissante.

En chemin, j’aborde une belle plage sans nom. D’un côté de la plage, je surprends un groupe de manchots papous qui s’amusent dans une marre. Vraisemblablement, certains ont décidé d’apprendre à nager dans cette eau peu profonde plutôt que dans les vagues de l’océan. Un peu plus loin, ce sont des goélands qui m’accueillent avec des cris. Ma direction ne leur plaît guère. Je suis bientôt attaqué par une dizaine de goélands. Je préfère alors bifurquer et quitter la zone avant de recevoir un coup de bec. Au loin, j’aperçois leur colonie. Il y a sans doute là-bas des petits à protéger. Enfin, j’arrive à Elephant Point. Les éléphants de mer sont bien là. Impossible de rater ces créatures bruyantes et odorantes. Même si j'avais déjà vu des photos de ces bêtes étranges, je n'avais pas pour autant appréhendé leur taille. Parmi toutes les espèces de phoque, l’éléphant de mer austral est le plus grand. Les mâles sont énormes, beaucoup plus imposants que les femelles. Les plus gros, les mâles dominants, aussi appelés pachas, peuvent peser jusqu’à 4 tonnes. Le nez, court et boudiné chez les jeunes et les femelles, augmente de taille jusqu’à devenir, par la suite, une sorte de trompe qui lui donne l’apparence d’un éléphant, d’où l’origine de son nom. Une bien étrange créature, plutôt répugnante de premier abord, tout de suite plus intéressante lorsque deux mâles s’affrontent pour régner sur le harem.

En rentrant, je passe par l’extrémité ouest de l’île, un bout de falaise connue sous le nom de The Holy City. La paroi abrupte accueille une colonie d’albatros et de cormorans. Balayée par les vents, la falaise offre une aire d’envol de choix pour les albatros. Je ne me lasse pas d’observer ces oiseaux au vol majestueux. Malgré quelques atterrissages laborieux, leur agilité est incroyable. La forte densité des nids bâtis sur la paroi diminue d’autant l’aire d’atterrissage de ces grands oiseaux. Je flâne encore un peu, et continue le long de la falaise et observant les oiseaux jouer avec le vent. La côte est ici plus abrupte et glissante. Le temps se gâte, le vent devient violent, alors je commence à remonter. Plus haut la pente est moins sévère.

Je continue de monter et je décide finalement de rentrer via le Mont Harston. Au sommet, il fait froid, il neige même. La vue sur The Neck est grandiose. C'est incroyable un véritable tapis d'oiseaux qui occupe l’isthme. Avec le soleil couchant, chaque manchot apparaît comme une petite bille rose. Le cadre invite à la rêverie. Je tarde à redescendre et rejoins finalement le bivouac à la tombée de la nuit.



Le 21 février

J’ai mal dormi. Et pour cause, le bivouac est entouré de terriers de manchots de Magellan, localement nommés Jackass (baudet) en raison de leur cri très ressemblant au braiment de l’âne. Les plus proches sont à trois mètres de la tente. Je pensais qu’ils se seraient tus à la tombée de la nuit, mais ils ont continué toute la nuit. Au réveil, je prolonge la nuit dans la tente d’autant plus que le temps n’invite pas à sortir.

Dans l’après-midi, il fait meilleur. A proximité du bivouac, la mer a rejeté quelques cadavres de manchots éventrés, sans doute croqués par des phoques. Les manchots papous continuent inlassablement leurs activités. Un perpétuel va-et-vient entre la mer et la plage. Au cœur de la colonie, les labbes sont toujours là. Lorsqu’ils survolent la colonie, ils se heurtent alors à une levée de becs. The Neck est un lieu incroyable, un concentré de vie. Une petite colonie de manchots royaux, des manchots de Magellan et des gorfous sauteurs par centaines, et une énorme colonie de manchots papous qui tapisse la plage. A ces quatre espèces de manchots, il faut rajouter les magnifiques albatros à sourcil noirs. Mais ce formidable endroit est un trésor fragile. Des chasseurs de manchots fréquentaient la plage au 19e siècle, attirés par l’abondance de la faune. On peut encore voir un vieux chaudron rouillé qui servait à bouillir les animaux pour récolter leur huile. Apparemment, un manchot papou produit un demi-litre d’huile. En fin de journée je rencontre les spécialistes de faucons. Ils ont la radio et m’autorisent à appeler le settlement. Je confirme le rendez-vous avec Suzan pour le lendemain. L’avion est prévu dans la matinée. Demain, je vais à Port Howard.

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Découvrir la France en randonnée pédestre et/ou en cyclotourisme
Bonjour !

J'ai 65 ans. Je suis Retraité. Je vis seul non par choix mais parce que je trouve pas de personne(s) motivée(s) à vivre avec moi.

J'aime la nature. J'ai toujours été sportif et j'ai fait toute ma vie de la randonnée pédestre et du Cyclotourisme.

J'aime la France, et je suis amoureux de ses paysages !

Plutôt que de randonner seul à pieds ou à bicyclette, je lance un bouteille à la mer (réseaux sociaux) pour trouver des personnes motivées pour ne plus être seules.

Bien sur il y a les affinités qui se font où pas, mais si vous trouvez que ma démarche peut être approfondie, j'aurai plaisir à vous répondre et développer une relation amicale pour passer agréablement des randonnées en France.

Cordialement, Marc Roujansky
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Conseils pour une randonnée niveau débutant en Normandie
Bonsoir tout le monde !🙂

J’ai pour projet de partir en randonner à pied sur plusieurs jours, je suis débutant dans le monde du trekking. J’aimerais partir de Normanville (27930) en me donnant comme point d’arrivé Etretat (76790). Ce projet se fera sur plusieurs jours de marches, en bivouaquant dans la nature. Je suis plutôt sportif, c’est ma première randonnée, je pense pouvoir faire entre 25-35km (cela reste à déterminer en fonction des reliefs du trajet. Ce projet a donné naissance à une multitude de questions, c’est pour cela que je me tourne vers vous pour en apprendre davantage sur le sujet et trouver réponses à mes questions.

Ou j’en suis ? Pour le moment je suis en train de réfléchir sur l’itinéraire, pour se faire je travaille avec le site Openrunner, peut(être avez vous un autre outil plus performant à me conseiller ? J’ai vu qu’il existe bon nombre de sentiers, avez-vous des petites idées sur lesquelles je pourrais potentiellement emprunter ? La grande question c'est , comment bien organiser son trajet ?

Concernant le bivouaqage, comment trouver de bon endroit ? Je vous remercie d’avance à la contribution que vous apporterez au sujet

Bonne soirée
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Randonnée avec bivouac Espagne
Bonjour Je cherche à faire une randonnée sur plusieurs jours en Espagne (niveau moyen) mais avec la possibilité de bivouaquer . Existe t-il des randonnées qui le permettent ? Merci
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Guide de randonnée pour le parc national de la Chapada Diamantina? (Brésil)
Bonjour Tous !

Nous partons au brésil dans un mois. Nous sommes 2 jeunes et bon marcheurs. Nous voulons faire un petit treck de 4 jours et 3 nuits. Nous cherchons un guide sympa soit privé soit avec un groupe de 4 maximum.

Connaissez-vous de bon guides ?

J'aimerais éviter les agences qui proposent 4 jours de trecks dont 2 jours qui comprennent le voyage ... Nous voyageons par nos propres moyens et voudrions éviter les grands groupes...

L'idéal serait de contacter un guide (si possible qui parle un petit peu anglais ou esp mais sinon tant pis ) avec qui décider du trajet idéale et passer de bon moments en pleine nature.

Merci pour vos conseils !
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Randonnée à VTT vers le Grand Canyon ou Bryce?
bonjour

Je rejoins à mon tour ce forum si riche de conseils ... Mon mari et moi envisageons un voyage dans l'Ouest au printemps prochain ( fin avril début mai) avec nos deux ados de 14 et 15 ans . Nous voulons faire une boucle en voiture LA - San Diego- Las Vegas - Grand Canyon -Bryce et remontée sur San Francisco puis retour à LA par la côte . ma petite famille étant sportive et surtout pas des contemplatifs (!) je voudrais trouver des idées de sorties VTT à la journée ( mountain bike pour nos amis internaute américains !)dans le périmêtre Grand Canyon - Page - Bryce . Moab semble être un lieu privilégié pour le VTT mais nous n'aurons pas le temps d'aller si haut . Qu'en est-il des abords du Lake Mead apres Las Vegas ? Et où peut-on louer des VTTs dans ces coins-là ?

Merci pour vos réponses éclairées
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Troisième randonnée urbaine VF à Marseille le 12 août 2012
Salut à toutes et à tous !!! 🙂

Comme en 2010 et en 2011, je vous propose une nouvelle rencontre marseillaise sous la forme d'une Rando Urbaine.

Alors si une journée de balade dans les rues de la Cité Phocéenne vous tente, n'hésitez pas. Le but étant bien entendu, outre de découvrir ou redécouvrir les plus beaux coins de la ville, de faire se rencontrer des passionnés du voyage autrement qu'a travers un écran d'ordinateur... 😛

Quand ?

Je vous propose le samedi 11 août 2012

Le programme

Les classiques, mais incontournables : quartier du Panier pour le matin, pique-nique à l'ombre de Notre-Dame de la Garde et descente digestive l'après-midi en direction des Jardins du Pharo.

Comme d'habitude, nous prendrons le temps qu'il faudra pour cette promenade. Si vous ne vous sentez pas de participer à la journée dans son intégralité, libre à vous d’écourter votre balade dès que vous le souhaitez.

Le déjeuner

On ne change pas une équipe qui gagne : pique-nique aux pieds de la Bonne Mère. Nourriture, boisson, chacun apporte ce qu’il veut, pour lui ou pour partager. Aucune obligation. Pas de prise de tête ! 😉

A prévoir

Bonnes chaussures, crème solaire, bouteille d'eau, capeou, et de quoi poser ses fesses sur le sol lors du pique-nique. Un peu de monnaie (pour celles et ceux qui monteront à Notre-Dame en bus).

Photos

J'encourage les paparazzis à venir munis de leurs appareils. Cela permettra par la suite à chacun des participants de partager ses clichés sur le forum.. et ainsi de faire saliver les absents (qui ont toujours tort, c'est bien connu 😄)

Voilà, vous savez tout ! Pour les questions, je suis pas très loin ! 😉

A très bientôt !!! 😎

Stef
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Randonnée dans l'Annapurna au Népal avec trois enfants
Bonjour à tous,

Je suis un coopérant volontaire canadien résidant à Surkhet, dans l'Ouest du Népal avec toute ma famille pour un an (Déjà 5 mois de passé !). La saison idéale pour les treks s'en vient à grands pas. Nous en avons déjà fait quelques-uns mais aucun au-dela de 2600 m.

Nous aimerions savoir si d'autres familles familles ont déjà fait l'expérience de l'Annapurna avec leurs enfants. Les notre ont 4 ans, 2 ans et 6 mois. Oui, nous savons, ils sont jeunes mais toutes nos expériences en randonnée en altitudes furent concluantes. La clé : être alerte, prendre son temps, avoir une bonne hygiène et une bonne alimentation.

Voici l'itinéraire que nous prévoyons faire pendant ces 25 jours que nous réservons pour l'Annapurna (du 25 sept au 19 oct):

1) Nous prendrions un vol Nepalgunj-Jomsom samedi, le 25. Jomsom est au milieu du circuit trek. Il est le début du Part II. Nous avons éliminé l'idée (fantasmagorique) de faire le part I et franchir le plus haut point à 5400 m Thorong la. Trop risqué avec les enfants.

2) Nous passons 2-3 jours autour de Jomsom, Muktinath et autres cité médiévales mythiques. Le temps de bien s'acclimater.

3) Nous descendons le part II. Selon le Lonely Planet, medium-hard et il prend 9 jours à faire. Nous relaxons au hot springs de Tatopani pour aller vers Gharopeni par la suite.

4) Si tout se passe bien à ce point, nous continuons notre route vers Gandruk (2 jours) pour s'aligner le Annapurna Base Camp, ABC (9 jours)

L'avantage de commencer par le part II c'est que la route n'est jamais loin, au cas ou il arriverait quelque chose avec les enfants ou que cela ne fonctionne vraiment pas. Nous nous mettons aucune pression pour faire ou finir telle ou telle route. Nous prenons le parcours au jour le jour.

Nous sommes actuellement à la recherche d'un porteur et d'un guide-porteur. N'hésitez pas à nous faire des recommandations.

Nous savons que ce thème a déjà été discuté ici mais je me demandais s'il y avait des nouvelles expériences depuis.(http://voyageforum.com/v.f?post=1353947;search_string=;#1353947 http://voyageforum.com/v.f?post=1617035;search_string=randonn%E9e%20enfant%20Annapurna%20Nepal;)

Nous prévoyons également faire d'autres treks pour se pratiquer à l'altitude et aux conditions de randonnée en montagne auparavant à Simikot, Jumla et Rara Lake avant le BIG trek de l'Annapurna.

Vous pouvez aller voir notre blog pour avoir plus de détails sur nos aventures: www.mafamilleaunepal.blogspot.com

Merci de votre collaboration

François et la famille !
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Randonnée de cinq ou six jours en France
Bonjour à tous Je souhaite partir en randonnée au printemps pendant 5 ou 6 jours en France avec pour principe : étape de 20 à 25 km par jour nuit en gite d'étape.

J'ai déjà fait ce genre de randonnée 2 fois : 5 jours en Aubrac et 5 jours dans le Lubéron

Je souhaiterais renouveller l'expérience mais je ne sais pas où aller cette fois

Pouvez vous me donner des idées et me faire part de vos expériences ?

Merci d'avance

Chips
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Interpréter une randonnée aux États-Unis ou au Canada
Interpréter une randonnée aux Etat Unis ou au Canada

en emboitant le pas à Zitounet...

voici une photo...

On rencontre parfois dans l'Ouest Nord- Américain qui a vu se dérouler nombre de sagas humaines , des choses étranges , naturelles ou anthropiques, signes ou témoins incertains dont on se demande ce qu'il faut en penser.

Parfois , comme dans les Parcs Nationaux, des hommes et des femmes, des Rangers sont là pour vous expliquer...ou vous passer une video ou des brochures...D'autres fois un guide privé vous accompagne mais vous êtes là encore généralement sur des ''sentiers battus''

Ailleurs ''en dehors des sentiers battus'' c'est rarement le cas. Vous restez alors sur votre faim sauf bien sûr si vous êtes accompagné de personnes du cru averties de l'histoire et de la culture locales

Exemple: la forêt , la montagne... à des jours de marche du plus prochain voisin... un groupe déménage un camp en hélicoptère à l'aide d'un filet d'héliportage. Lors d'une rotation, dans le filet...un balai.. Un vulgaire ballet de cuisine à l'ancienne, balai de jonc comme ceux des sorcières , servant à nettoyer le plancher de contre- plaqué des tentes …Mais ce balai mal positionné passe entre les mailles et tombe au sol …probablement reste-t-il accroché , pendu aux hautes branches d'une épinette. Imaginons, même si c'est plutôt improbable, qu'un chasseur, un forestier , le trouve un peu plus tard . Comment interpréte-t-il çà ? Personne pour lui expliquer..🙂

Une histoire digne de Harry Potter !!!!

d'autant que l'incident se déroule – je le jure- au nord de Witch Lake, British Columbia ( une bonne centaine de kilomètres au nord de FortSt. James)

Une trouvaille peut aussi faire réfléchir aux générations passées… celles des pionniers qui ont laissées les traces de leur labeur.

Dans les parties septentrionales du continent il m'est arrivé de trébucher sur des '' bouts de bois '' dépassant du Muskeg et regardant deplus près, creusant un peu , de m'apercevoir que je marchais sur les restes démantelés d' une ancienne piste de Corduroy antique technique de construction de routes encore utilisée massivement lors de la seconde guerre mondiale par l'Armée américaine pour l'Alaska Highway et nombre d'autres groupes à travers le monde dans des situations de dépannage . Corduroy enfoui, ''en voie de fossilisation'' sous 15 cm de tourbe et dont il était difficile de dire l'âge.. le muskeg comme les tourbières d'Irlande (oud'ailleurs) pouvant avoir des capacités bien connues de conservation. (leurs momies)

Alors évidemment on se prend à penser à l'aventure souvent épuisante, à la ténacité de ceux qui ont construit çà... peut-être des bûcherons se rendant sur une exploitation forestière temporaire... peut-être, plus anciennement alors, des pionniers, des homesteaders allant s'établir quelque part..

A ''holein the rock'', enUtah les Mormons pour passer on dû creuser la roche , y enfoncer des pieux dans des trous dont on retrouve la trace mais dont que l'on serait en peine d'interpréter sans aide, afin d'aménager un porte-à-faux au dessus du vide pour y faire passer les roues extérieures de leurs chariots. Ici les pionniers ont dû vaincre le muskeg avec en plus les mouches les harcelant. En faisant avancer leur chariots mètre par mètre sur des arbres abattus à la hache. Malgré cela des chariots s'y sont enfoncés pour l'éternité, des animaux de trait épuisés y ont trouvé leur tombe.. peut-être bien des hommes aussi …

de la réflexion pour les archéologues du futur..

Pour avoir une idée de ce qu'un voyage en chariot au travers du muskeg en été pouvait représenter comme souffrances il faut lire le récit autobiographique d'une Canadienne née vers 1900 dans le nord del 'Alberta et décédée dans le nord de la Colombie Britannique vers 1978 ( je crois)

The Silence of the North by Olive A .Fredrickson

dont les Canadiens ont tiré un film

pour revenir à la photo : on y voit un homme et une femme en randonnée qui viennent de trouver quelque chose. L'homme –dont les travaux soit dit en passant ont fait l'objet d'une exposition en France- est expert en la matière, il sait commenter sa trouvaille pour le groupe dont il est le guide

bien sûr on peut se demander ce qu'il commente....

ce serait un peu plus long à expliquer …

à suivre (éventuellement)
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Quelques jours au Népal: randonnée, activités...?
Bonjour à tous.

Je suis actuellement à New Delhi et je vais aller passer quelques jours (5?) au Népal à la fin de ce mois. Mais le problème est que je ne connais pas du tout ce pays et que je ne sais pas où aller. Le but premier de ce trip est de voir des beaux paysages de montagne et de prendre un bon bol d'air frais, je voudrais faire une petite rando de 2-3 jours, pourquoi pas faire des activités genre canoé, rafting..., mais également visiter des villes sympas, temples, découvrir la culture du pays...etc

Donc est ce que vous auriez des endroits à me conseiller? Est ce que Katmandou vaut le coup vu le peu de temps que j'ai? Où est ce que je peux faire une petite rando sympa de 2-3jours?

Sachant que vu que j'arrive de Delhi, je crois que les 2 points de chute les plus facilement atteignables sont Mahendranagar ou Gorakhpur.

Merci beaucoup pour votre aide. 🙂
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Avis aux familles randonneuses sur tente familiale pour randonnée itinérante
Famille avec 2 enfants, voilà plusieurs années que nous utilisons refuges et gites pour nos randos itinérantes. Agés de 9 et 11 ans nos enfants portent quelques kilogs de sacs désormais ( 4 et 6, 5 l'an passé, cette année ce devrait être un peu plus..). Nous désirons donc recommencer la rando avec autonomie totale et donc portage de toile de tente comme nous le faisions avant leur naissance. Nous recherchons donc une tente pour 4, évidemment - comme tous les randonneurs pédestres ! - légère et de bonne qualité pour nos bivouacs en France et peut-être à l'étranger.... Familles randonneuses, avez-vous des tentes fétiches correspondant à ce profil ? ( j'ai déjà quelques pistes mais attends vos retours d'expériences...). Merci d'avance pour vos réponses ! cécile
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Sur les traces de Napoléon à pied
Bonjour à tous!

J'adore les voyages, mais ça, vous vous en doutiez. J'en ai fait par bateau, par avion, par voiture, par train et par autobus. Maintenant, je m'en cherche un que je n'ai pas encore fait : la marche.

Étant un grand fan d'Histoire, surtout celle de Napoléon Bonaparte, j'aimerais pouvoir me trouver un voyage à pieds me permettant de marcher dans les traces de l'Empereur. Grâce au livre « Napoléon - Jour après jour... » de Roger Iappini, je suis en mesure de retracer le parcours de Bonaparte, de sa naissance jusqu'au 18 Brumaire. J'identifie ces lieux sur une carte afin de voir une vue d'ensemble de ce à quoi mon parcours pourrait ressembler. Jusqu'à maintenant, je n'ai que 20 années de fait (1769-1789) et j'ai déjà une vingtaine de lieux à visiter (j'ai même inclus les petits villages dans lesquels il n'a fait que de simples escales). Je n'imagine même pas pour les 10 ans de la Révolution (en dehors de l'Italie et de l'Égypte bien sûr, c'est pour plus tard).

Si j'entreprend ce projet, c'est pour ensuite créer un site web où je pourrai mettre mes photos afin de montrer aux gens, par exemple, que le petit Napoléon était à Paris en avril 1785 et ce qu'il y faisait. Je me limite à la France pour l'instant, mais après je me consacrerai à d'autres pays. Ça me permettrait aussi de réaliser un vieux rêve : découvrir le continent européen :)

Cependant, si je suis ici à vous parler de ça, c'est que j'ai besoin de vos conseils. Je suis un débutant en la matière et je n'ai aucune idée sur ce qu'il y a à prévoir : matériel, nourriture, comment faire pour tracer un parcours faisable afin de ne pas se perdre, etc.

Je suis preneur de n'importe quel conseil, idées ou suggestions. Je suis là pour apprendre des maîtres de la randonnée.
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Bloqués à Xijiang, randonnée de trois jours entre Xijiang et Paiyang?
bonjour, nous sommes bloques a xijiang, nous voulons comme indique sur le lonely planet effectuer la randonner de trois jours entre xijiang et paiyang, mais aucune personne ne peu nous renseigner sur le depart du chemin, Appel aux marcheurs attendons une reponse rapide car nous desirons partir demain et surtout de nous sortir de cette trape a touriste Merci Lakadiet
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Avis sur itinéraire et randonnées dans l'Ouest américain en avril?
Bonjour à tous !

C'est enfin à notre tour de poster notre itinéraire pour les parcs nationaux... Depuis le temps que j'en lis (les derniers en date sont particulièrement beaux !). Ma femme et moi sommes à Los Angeles depuis le mois d'Octobre 2009 et nous y restons jusqu'à janvier 2012 à priori. Nous adorons faire de la voiture dans des beaux endroits et nous adorons également la randonnée. Nous sommes déjà allés à Los Angeles (normal, on y habite !), San Francisco, Sequoia NP, Joshua Tree NP, Las Vegas. Nous allons prendre une grosse semaine de vacances au mois d'avril, ce qui nous donne une dizaine de jours. Niveau randonnées, ma femme étant enceinte de 7 mois, ce sera très tranquille (une par jour et on limitera les dénivelés).

Voici le décor planté ! Je vous présente donc notre itinéraire et vous poserai mes questions après.

Ven 16 Los Angeles 11h - vers Grand Canyon

Dodo à Valle : Grand Canyon Inn - 79 $

Sam 17 Grand Canyon - Monument Valley Départ à 7h, arrivée Grand Canyon à 8h, rando rim : 12 km (3-4h). Retour navette et départ vers l'est par la East rim Dr. Pique nique puis vers 15h, départ vers monument Valley - arrivée au coucher du soleil vers 19h. Dodo à Mexican Hat : - 80 $

Dim 18 Page Départ avant le lever de soleil de Mexican Hat, lever de soleil à Goseneck puis lueur matinale à Monument valley puis route vers Page. Arrivée page à 11h. Visite Antelope Canyon. Horseshoe bend et Lake Powell Dodo à Page : motel 6 - 50 $

Lun 19 Lever de soleil à Horseshoe bend et tirage au sort pour CBN à 9h du matin. route vers Bryce Canyon. Rando Bryce Canyon : Queen's garden Trail – 2h (5km) et points de vue Dodo à Kanab : Parry Lodge - 80 $

Lun 20 The Wave (4h) ou CBS (4x4 nécessaire ?) ou autre dans le coin (quoi ?). Dodo à Kanab : Parry Lodge - 80 $

Mar 21 Zion Rando : Canyon Overlook Trail : 2km (1h) Dodo à Las Vegas : 40 $

Mer 22 Death Valley Points de vue Rando Sand Dunes : 1 ou 2 h

Bodie Dodo à Lee Vining (Mono Lake) : 70 $

TIOGA PASS FERMEE !!! (donc Highway 108 ou Highway 4 fermées en ce moment ou Highway 88)

Jeu 23 Yosemite Route par le Nord et rando : mirror lake 7 km (2-3h) Dodo Yosemite : Curry Village - 100 $

Ven 24 Yosemite Rando : Panorama Trail si en forme sinon, rando chute d'eau (laquelle ?)

Dodo yosemite : Curry Village - 100 $ (ou dans la vallée... peut être moins cher)

Dim 25 Los Angeles Route retour vers LA

Et voici l'itinéraire en Google maps : http://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=116412859150239727123.0004830d349a273ff374e&ll=35.995785, -115.686035&spn=9.149619,19.753418&z=6

Mes questions sont les suivantes : * Dans les randos envisagées, y en a-t-il qui vous semblent inappropriées pour une femme enceinte (typiquement, risques de chutes, montées ou descentes importantes (+ de 300m de dénivelé), passages étroits...). Comment arrive-t-on dans Antelope Canyon ? (Echelle ?) * Si nous n'avons pas la chance d'aller à The Wave, que peut-on visiter de sympa dans le coin (pas de 4x4) ? * La journée Grand Canyon étant chargée, savez-vous si les navettes passent souvent pour que l'on reste dans le timing ? * Y a-t-il un intérêt à aller à Goseneck et Horseshoe bend au lever du soleil ou est-ce vraiment plus beau à un autre moment de la journée ? * Connaissez-vous un hotel chouette à Kanab à moins de 80 $ ? * La Tioga Pass ayant toutes les chances d'être toujours fermée, savez-vous si les highways 108 ou 4 sont ouvertes plus tôt en général ? (en ce moment, elles sont fermées et il faudrait alors passer par la 88 plus au nord encore. Je précise que nous avons des chaines pour la voiture). * Connaissez vous une petite rando sympa pour aller voir une chouette chute d'eau à Yosemite pour le cas où le Panorama Trail ne soit pas possible (y'en a pas beaucoup sur ouestusa...) ?

Bien sûr, toute autre remarque est la bienvenue !

Sylvain
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Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
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Trek en Algérie: sécurité?
Bonjour à tous, Nous souhaitons faire un trek avec un TO dans le sud de l algérie début decembre. Mon mari est réservé sur le choix de ma destination car il craint l insécurité. Pouvez vous me donner votre avis sur le sujet ? Je précise que nous devions partir en Libye mais le voyage a été annulé en raison de la fermeture récente des frontières par le gouvernement lybien. Merci de nous indiquer également quelle destination vous nous conseillez (tadrart, tasilli d'hoggar, djanet). Merci d'avance de votre réponse, Sarah
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Un retour... peut-il être une nouvelle naissance ou tout simplement une continuité?
Ben! voilà 😉, je me lance à vous conter un peu de moi et à vous demander, si il vous est déjà arrivé d'éprouver les mêmes sentiments ...Quand vous allez refouler de vos pieds, une destination, un continent, un pays, un endroit qui fait partie intégrante de votre vie ? Ishirini (- 20 jours) avant que je ne repose ENFIN mes petits "petons" sur la terre ocre. 13 ans d'abstinence (et ce pour différentes raisons de la vie), d'absence, de manque avant de pouvoir à nouveau respirer la terre de ma jeunesse (18 ans complet de ma vie passée sur le continent africain) ... sentir sur mes épaules, mon visage la puissance de ce soleil ...m'extasier devant le sourire des locaux ... être emportée dans une transe (si!si! 😏😏😏) mentale, sensorielle, dès que je serais à nouveau au coeur de la savane : des heures à regarder ses herbes folles qui s'agitent, à écouter le chant des oiseaux, le cri des batraciens, à contempler une impala brouter, à être transcendée par les billes rondes des fauves ...à respirer ce bush sauvage.

Cette nature luxuriante me manque tellement ...là je vais la retrouver, la rédécouvrir avec d'autres yeux mais toujours avec mon coeur d'enfant (celui qui vivra les choses de manière pure, abrupte, sans détours) ... l'excitation certes 🙂, la peur aussi 🤪(peur d' y chercher peut-être quelque chose que j'ai connu jadis mais qui a bien évolué depuis (mais qui continue à faire ma vie même à des milliers de km) ... Peur de ne plus frissoner comme il y a 13 ans ... Peur au contraire de trop frissoner et de me dire une nouvelle fois de plus! mais bon sang!!! qu'est ce que je fou! encore ici au plat pays!)

Plus de la moitié de ma vie (à ce jour) vécue en afrique centrale et de l'est ... Une découverte cette fois, de l'afrique australe. Peut-être pour ces retrouvailles aies-je consciemment préfèré une autre partie de ce merveilleux continent qu'est l'afrique ...Qui sait ?

Un retour ... peut-il être une nouvelle naissance ou tout simplement une continuité ...ou bien les 2 à la fois, se juxtaposant tour à tour ???

Kwaheri😉
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GR20, août 2017: quels tronçons fermés?
Bonjour,

Suite à la canicule et à la sécheresse exceptionnelles, aux incendies en cours (Palnéca), il semblerait que des tronçons du GR20 soient fermés soit physiquement, soit administrativement (cf . 195.221.141.5/Portail/corse.gouv.fr/). Aucune information précise sur le web. Qu'en est-il exactement ? Les randonneurs sur le terrain ayant un accès au web ou ceux ayant terminés récemment peuvent-ils nous faire un point ?

Cordialement

Bruno
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Extension de voyage trek: Lumbini (Népal) + Kushinagar (Inde)
Bonjour,

je prévois faire un voyage de trek au Népal cet été ; trois semaines à Kathmandu et au Mustang en juillet. Il s'agit d'un voyage de petit groupe avec guide. Par contre, je voudrais ajouter une extension d'au moins une semaine avant l'arrivée du groupe (ou après le voyage de trek, à la fin juillet ?), pour visiter Lumbini (lieu de naissance du Bouddha) et possiblement Kushinagar (lieu de la mort du Bouddha), de l'autre coté de la frontière (en Inde).

J'ai besoin de votre avis.

1. Quelle température dois-je prévoir à Lumbini/Kushinagar en fin juin/début juillet, et à la fin juillet ?

2. Quels coûts prévoir (nourriture, transport, hotels, entrées de visite des sites, ...), pour partir de Kathmandu et y revenir ?

3. Quelles arnaques prévoir ?

4. Plutôt que de traverser la frontière pour seulement voir Kushinagar et revenir à Lumbini (puis revenir à Kathmandu), serai-ce préférable de passer par d'autres lieu intéressants en Inde et de remonter directement vers Kathmandu ? Gorakhpur ??

5. Dois-je prévoir avant mon départ pour le Népal un visa pour l'Inde, ou puis-je l'avoir à la frontière Népal/Inde, en venant de Lumbini ? (je crois que non)

6. Pour prendre tout mon temps, sans stresser (surtout en Inde !), combien de jours prévoir pour tout voir confortablement (c'est-à-dire à un rythme "pépère" !) à Lumbini, puis à Kushinagar, et le reste (Gorakhpur) ?

7. Enfin, quel transport et combien de temps pour aller de Lumbini à Kushinagar, puis de Kushinagar à Gorakhpur, et enfin de Gorakhpur à Kathmandu ?

Le coût total "raisonnable" devrait être de combien, pour cette extension de voyage ? Le voyage principal de trek de 3 semaines au Mustang va déjà me coûter très cher !
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