Arrestation d'un manifestant à Katmandou par la police népalaise. (Keystone) A Genève, la Commission des droits de l'homme de l' ONU adopte une résolution sur le Népal présentée par la Suisse. Le texte appelle le royaume himalayen à rétablir la démocratie et les libertés publique mises à mal depuis le coup de force du roi Gyanendra. En prenant directement les commandes du Népal le 1er février dernier, le roi Gyanendra Bir Bikram Shah entendait intensifier sa lutte contre les rebelles maoïstes du CPN, en guerre contre Katmandou depuis neuf ans.
Rien d'étonnant donc que la résolution onusienne adoptée mercredi exprime sa vive préoccupation face au nombre croissant de victimes civiles causé par cette guerre.
Mais le texte dénonce également les sévices perpétrés par les forces de sécurité, les exécutions illégales, le déplacement forcé des populations, sans oublier les atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité des dirigeants et des militants des partis politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.
Les rebelles ne sont pas oubliés. La résolution «condamne énergiquement» les pratiques du parti communiste maoïste du Népal, notamment les exécutions sommaires, les actes de persécution, les tentatives de blocus des villes et l' enrôlement d' enfants dans les forces rebelles.
En conséquence, la résolution exhorte l'ensemble des belligérants à respecter le droit international humanitaire et invite le gouvernement à rétablir et protéger les libertés publiques Collaboration du Népal Et ça n'est pas tout. Le document demande à Katmandou de collaborer avec la Commission népalaise des droits de l'homme, le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La résolution reprend ainsi l'accord conclu le 10 avril entre le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et le gouvernement népalais.
L'accord signé entre la Haut Commissaire Louise Arbour et le ministre népalais des Affaires étrangères Ramesh Nath Pandey prévoit que l'ONU installe immédiatement des bureaux à Katmandou et ailleurs dans le pays. Et ce pour contrôler le respect des droits de l'homme par les belligérants. Le pari helvétique
Pour ce mandat, le Haut Commissariat doit recevoir un soutien - notamment financier de la Suisse qui remporte un premier succès dans cette affaire.
Dès le début de la Commission des droits de l'homme, le 14 mars dernier, la diplomatie helvétique avait en effet brandi la menace d'une résolution beaucoup plus dure que celle adoptée mercredi.
Ce qui a permis d' obtenir l' accord entre Katmandou et le Haut commissariat des droits de l' homme.
La résolution de mercredi entérine donc cet accord et permet le déploiement d' observateurs onusien sur le territoire népalais. Par cette présence et la collaboration promise par le gouvernement népalais, la Suisse espère une amélioration effective des droits de l' homme au Népal.
Dans une année, les observateurs de l' ONU diront - devant la prochaine commission des droits de l'homme - si l'option helvétique a produit ses effets.
KATMANDOU, 9 fév (AFP)
Première fronde de la justice contre le roi du Népal
Le roi du Népal a fait face mercredi à une première fronde, la justice ayant interpellé son gouvernement sur une des nombreuses arrestations depuis l'instauration de l'état d'urgence alors que des défenseurs des droits de l'Homme se préparaient à protester jeudi.
Dans une première décision de justice depuis que le roi Gyanendra a pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence, un juge de la Cour Suprême a ordonné au nouveau gouvernement présidé par le souverain de s'expliquer sur l'arrestation d'un ancien président de l'Association du barreau du Népal.
La Cour suprême a pris cette décision après qu'une requête eut été déposée en vertu de l'Habeas Corpus par le président de l'Association du barreau, Shambhu Thapa, selon une source judiciaire. Le roi, en vertu de l'état d'urgence, a suspendu tous les droits fondamentaux sauf l'Habeas Corpus. De ce fait les dossiers portant sur la détention illégale peuvent encore être déposés devant la Cour Suprême et la cour d'appel.
L'ancien président de cette association de juristes, Sindhunath Pyakurel, avait été arrêté le 1er février, jour où le roi a limogé son gouvernement.
Selon des partis politiques et organisations de défense des droits de l'Homme, des centaines de dirigeants et militants politiques, syndicaux, étudiants, journalistes ont été arrêtés depuis dans tout le pays.
Un porte-parole de l'armée a estimé mardi qu'il n'y en avait qu'une centaine et a indiqué qu'ils pouvaient être détenus pour une durée d'au moins trois mois.
Les défenseurs des droits de l'Homme qui ont échappé à cette vague d'arrestation ont mis la dernière touche à l'organisation d'une action de protestation contre le roi et pour la démocratie, prévue jeudi à Katmandou, la première depuis le coup de force royal. Comme le droit d'expression, les rassemblements publics ont été interdits.
Krishna Pahadi, ancien président de Human Rights and Peace Societya indiqué à l'AFP qu'une vingtaine d'organisations seraient représentées et a dit s'attendre à ce que tous les participants soient arrêtés. "Il est certain que ceux qui participeront au meeting seront arrêtés", a-t-il déclaré.
M. Pahadi a insisté sur le fait que le nombre de personnes qui participeraient à cette action était moins important que le message symbolique qu'elle permettrait de faire passer.
"Demain, même s'il y a peu de monde, la présence des différentes organisations permettra de délivrer un message symbolique, (...) un message clair selon lequel nous sommes contre la décision du roi, qu'il n'y a pas de compromis sur le dos de la démocratie", a-t-il dit.
M. Pahadi, un des instigateurs de cette action, a espéré que cela ne serait qu'un "début" qui permettrait de mobiliser dans la foulée les mouvements politiques et étudiants.
Peu après une réunion clandestine, M. Pahadi a été arrêté, a indiqué l'HURPES qui a précisé que l'action de protestation était toujours à l'ordre du jour.
De nombreux militants politiques et associatifs sont passés dans la clandestinité depuis une semaine tandis que d'autres ont fui le pays, notamment des dirigeants du Congrès népalais, a indiqué un porte-parole de ce parti.
Les autres se réunissent clandestinement et "préparent une stratégie (pour organiser) des protestations de rue pacifiques contre la décision du roi", a dit Arjun Narsingha.
Le roi a limogé le gouvernement de Sher Bahadur Deuba notamment parce qu'il lui reprochait de n'avoir pas réussi à entamer des négociations avec les maoïstes en guerre contre le pouvoir depuis 1996. Il s'est donné trois ans pour ramener la paix et restaurer la démocratie.
Vendredi 18 février 2005, mis à jour à 12:49
Népal
Triste célébration de la "Journée de la démocratie"
L'EXPRESS.fr avec AFP
Le Népal célébrait vendredi sa "Journée de la démocratie", fête nationale dans le royaume, en dépit d'un état d'urgence toujours en vigueur, de la concentration des pouvoirs entre les seules mains du roi, de centaines d'opposants en prison, d'une presse censurée...
Dans une déclaration prononcée en l'honneur de l'événement, célébré au Népal depuis 1951, le roi Gyanendra a appelé les Népalais à "rester dévoués à la promotion, la préservation et l'exercice prudent de la démocratie, la forme de gouvernement exemplaire pour la civilisation humaine".
Le gouvernement, essentiellement formé de fidèles et directement sous sa férule, a de son côté annoncé la libération de 150 prisonniers qui ont purgé les deux tiers de leur peine. Diverses festivités ont été organisées dans le petit royaume himalayen coincé entre Chine et Inde, réunissant des écoliers et des sportifs. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Katmandou, faisant la queue pour saluer le roi et la reine Komal, qui célébrait en même temps son 55e anniversaire.
"Chacun sait que la politique privée de normes et de valeurs démocratiques a provoqué désespoir et confusion au sein de la population avec, pour conséquence, un désenchantement grandissant pour la démocratie elle-même", a ajouté le roi. "Les activités terroristes, associées à une politique nettement éloignée de l'homme de la rue, ont stimulé l'instabilité dans la nation, mettant en danger la démocratie", a estimé le monarque. Celui-ci a pris les pleins pouvoirs le 1er février en accusant le gouvernement d'alors d'avoir été incapable de mettre un terme à la guérilla maoïste qui sévit depuis 1996.
Les partis politiques d'opposition, eux, n'ont vu aucune raison de faire la fête, préférant se consacrer à la préparation de manifestations contre l'état d'urgence instauré également le 1er février en même temps que la privation des libertés fondamentales et l'arrestation d'un "millier" d'opposants, selon des partis pro-démocratie.
Six syndicats estudiantins de gauche et militant pour la démocratie étudiaient leur participation aux manifestations, qui devraient réunir une faction du Parti népalais du Congrès ainsi que le Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié, ont indiqué des opposants sans plus de précisions, de peur d'interventions policières.
Tout rassemblement reste interdit au Népal et, vendredi, une quinzaine de militants de l'opposition ont été interpellés en différents endroits de la capitale tandis qu'ils tentaient de manifester. Parallèlement, le blocus décrété dimanche par la rébellion maoïste continuait à paralyser le transport entre Katmandou et la campagne.
Jeudi, l'organisation Amnesty International a appelé les pays étrangers à suspendre leur aide militaire, ce qui sera "sérieusement envisagé" par Washington, Bruxelles et New Delhi, a indiqué dans la capitale américaine l'émissaire américain pour le Népal, James Moriarty. L'aide est essentielle pour le pays, un des plus pauvres au monde, et en particulier l'assistance militaire dont dépend beaucoup l'armée dans son combat contre la guérilla.
Au moins 43 maoïstes ont été tués mercredi et jeudi, a affirmé le quotidien Himalayan Times, citant des sources militaires : notamment 25 lors d'opérations des forces de sécurité dans l'ouest et douze par des habitants d'un village du sud-ouest qui exigeaient la libération de deux hommes que les maoïstes étaient accusés d'avoir enlevés.
Je tenais à apporter ma contribution au débat sur la situation au Népal. En tant que voyageur quelle position adopter, quelles questions peut-on se poser en dehors de ses préoccupations personnelles (sécurité, désagréments divers…), comment s’intéresser au drame vécu par le peuple népalais et dont très peu semblent se soucier.
J’apprécie beaucoup ce pays et ses habitants que j’ai eu la chance de côtoyer lors de multiples voyages en individuel. J’avais prévu d’y retourner avec ma famille en octobre prochain pour un trek vers le camp de base des Annapurnas.
C’est la raison pour laquelle je suis de très près l’actualité de ce pays dont la situation se dégrade de manière constante, en particulier depuis les évènements du 20 mars 2004 à Béni (attaque maoïste ayant fait des centaines de victimes).
Le peuple népalais vit actuellement une terrible guerre civile et il faut bien avouer que l’information subit un quasi embargo soit par désintérêt des médias, soit par calcul économique (faites l’exercice de questionner les agences qui vivent du voyage, pour la plupart ils répondront qu’il n’y a pas de problèmes sérieux…).
Pourtant l’information est disponible, les sources sont multiples sur le Web et se recoupent malheureusement fort bien : Les Népalais sont pris en tenaille par cette guerre civile et ses atrocités. Peut-on passer sous silence – ou se désintéresser - des terribles exactions des groupes Maoïstes (ou de l’armée officielle) qui semblent dans une véritable dérive de type Khmer Rouge ?
Les informations existent sur divers sites accessibles à qui le souhaite. Pour faciliter ces recherches, je joins ci-après quelques liens Web qui permettent un suivi de l’actualité du Népal au quotidien.
A titre d’introduction, lire absolument le remarquable article « Trekkers' paradise is Nepalis' hell » du journaliste Julian Gearing paru fin Janvier dernier dans Asia Times. Il met en perspective le conflit et son histoire, les parties prenantes, la personnalité, les méthodes et la « philosophie » du top leader maoïste Prachanda, les terribles exactions…et l’attitude des touristes occidentaux. http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
Prachanda est un grand admirateur de Mao et de ses méthodes, il pense que « la guerre tue des gens…mais les gens ne comprennent pas que la guerre est un grand processus de construction. La guerre a un très grand effet de nettoyage »…
Les voyageurs se sentent actuellement protégés, mais pouvons-nous en toute conscience verser une contribution financière (qui donne droit à un reçu que certains sont fiers d’exhiber) à des groupes qui enlèvent, torturent, assassinent et enrôlent de force les enfants pour les faire massacrer dans les attaques des postes militaires ?
Pour ma part je n’irai donc pas au Népal en octobre prochain.
Bon trek à tous, au Népal …ou ailleurs
Patrice
Sites d’information sur la situation politique au Népal
RA Online Actualités et infos sur le conflit avec les Maoïstes au Nepal (site suisse très complet et actualisé avec de nombreux liens - Incontournable) http://www.raonline.ch/rao_promonp2.html
Liens avec les sites d’info :
- CNN
- Time Asia
- Washington Post
- CBS
- Asia Times (Hong Kong)
- Himal South Asia
- Nepal Newslook Online
Liens avec des sites sur les droits de l’homme:
- Amnesty International
- Reporters sans frontières
Nepalnews.com Actualités sur le Népal (site népalais indépendant – critique aussi bien vis à vis du gouvernement népalais que des Maoïstes - édition hebdomadaire, nombreux reportages – liens avec d’autres sites d’infos et d’actualités sur le Népal).http://www.nepalnews.com.np/ntimes/issue199/
Asia Times Online
Article: Trekkers' paradise is Nepalis' hell (remarquable article du journalisteJulian Gearing que tout trekker devrait lire pour s’éclairer sur la situation du Népal et se questionner sur sa propre démarche). http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
😎😎Népal: libération de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent 1 avril 2005 16:40
Les autorités népalaises ont annoncé vendredi la libération de plus de 200 opposants, dont un ex-Premier ministre influent, qui étaient emprisonnés ou assignés à résidence depuis le coup de force, il y a deux mois, du roi du Népal soumis depuis à une forte pression internationale.
"Dans l'ensemble du Népal, un peu plus de 200 personnes ont été libérées", a dit un haut responsable de la police.
Parmi elles se trouvent Girija Prasad Koirala, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition, le Congrès népalais.
M. Koirala, 82 ans, premier chef de gouvernement népalais issu d'une chambre élue, était assigné à résidence depuis que le roi Gyanendra a limogé son gouvernement le 1er février, pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence.
"Je suis content, je me sens bien", a-t-il dit à l'AFP peu après sa libération en fin d'après-midi.
Les membres de son parti ont estimé que sa libération allait donner un coup de fouet au mouvement d'opposition contre le roi, pour le moment ténu, en raison de l'état d'urgence et de l'arrestation de nombreux dirigeants politiques, syndicaux ou étudiants.
L'état d'urgence suspend toutes les libertés fondamentales, notamment les droits d'expression, de rassemblement et de la presse.
"Désormais nous allons renforcer notre mouvement contre le coup du roi", a déclaré une dirigeante étudiante du Congrès Népalais, Shrijana Karki. "Nous attendons qu'il (M. Koirala) nous guide pour les plans à venir", a-t-elle ajouté.
Sa libération va donner "une nouvelle dynamique et apporter de l'énergie" au mouvement anti-monarchique, a également estimé Harihar Dahal, avocat de M. Koirala. Le roi a été forcer d'agir ainsi "en raison de la pression maintenue du public", a-t-il ajouté.
Ces libérations font suite à d'intenses pressions de la communauté internationale, et notamment des pays et organismes donateurs, pour un retour à la démocratie au Népal, un des pays les plus pauvres du monde.
Après l'Inde et la Grande-Bretagne, qui ont cessé leur aide militaire vitale pour le royaume, la Banque mondiale a gelé le déblocage de fonds, des gestes considérés comme un moyen de pression sur Katmandou.
L'Inde a immédiatement "salué" la libération de l'ancien Premier ministre.
Le gouvernement indien espère que cette libération sera suivie par celle "d'autres responsables et cadres politiques, militants des droits de l'Homme, dirigeants étudiants, membres des media et représentants de la société civile actuellement détenus en vertu de l'état d'urgence", a ajouté le ministère indien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis le coup de force royal, selon les partis politiques et les organisations de défense des droits de l'Homme.
Depuis, certaines ont été libérées. Vingt-quatre, dont Sher Bahadur Deuba qui dirigeait le gouvernement de coalition limogé, ont ainsi été relâchées en mars. D'autres l'avaient été plus tôt en février.
Mais dans le même temps, les autorités ont poursuivi les arrestations d'opposants au roi.
Ainsi, près de 190 militants qui manifestaient contre le souverain ont été arrêtés lundi et mardi. La semaine dernière, au moins 149 militants avaient subi le même sort pour avoir protesté publiquement contre le monarque.
Le roi Gyanendra avait expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait, selon lui, échoué à entamer des négociations avec les maoïstes et à organiser des élections législatives. Il a promis de rétablir la démocratie d'ici trois ans une fois matée l'insurrection maoïste lancée en 1996.
L'armée népalaise, mal équipée, dépend largement de l'assistance extérieure pour mener ses opérations.
L'annonce de ces libérations a été faite alors que les maoïstes ont appelé à une nouvelle grève générale de onze jours à compter de samedi.AFP
J'ai 18 ans et je pars 3 mois au népal le 4 avril, j'aurai aimé savoir si des filles, tout comme moi, sont partis là bas . Avez vous des conseils a me donner? Quelles sont les conditions de vie pour une fille seule ?
Voilà si vous avez vecu la mm experience j'aimerai bien la connaitre !
Bonjour,
J'ai trouvé un article sur le tourisme au Népal, qui m'a semblé intéressant. Désolée il est en anglais mais je n'ai pas le temps de le traduire 🏴☠️ :
NEPAL: Fall in tourist numbers causing concern
KATHMANDU, 6 July (IRIN) - The nine year insurgency in Nepal has had a
serious impact on the tourism industry which the government is doing
little to tackle according to sources within the business. They blame
falling tourist numbers on the conflict that has cost at least 11, 000
lives.
"We can no longer say that this is our largest industry
anymore, " said Rabi Poudel from the Nepal Association of Tour and Travel
Agents (NATTA).
An estimated 30 percent of Nepalis depend on tourism for their
livelihood. The main source is the trekkers who come to see and climb some of
the world's most spectacular peaks.
Tourism remains one of the major contributors towards the national
economy and a key earner of foreign currency. A number of other sectors
such as agriculture, handicrafts and numerous cottage industries have
prospered because of tourism.
Visitor numbers peaked in 1999, with 496, 000 people visiting the
Himalayan kingdom after aggressive government promotion the previous year.
Now travel agents complain there has been no similar international
campaign to raise awareness of the country's tourist potential since that
time.
By 2001, the number of tourists fell to 300, 000 and by 2004, only
around 288, 356 arrived, according to the government body, the Nepal Tourism
Board (NTB).
An intensification of the Maoist insurgency and the declaration of a
state of emergency by King Gyanandera in January 2005 have done nothing
to entice visitors back and numbers are expected to be down again this
year. Some big hotels and travel agencies in the capital Kathmandu, the
arrival point for the majority of foreign visitors, have closed down as
have a number of tourist concerns in rural areas.
Some hoteliers are trying to find alternatives to tourism to stay
afloat. One of Kathmandu's best hotels, the Narayani, has diversified and
added a complex including a department store and wedding party venue.
"If we are to sustain our tourism industry, we need at least
700, 000 tourist arrivals in one year. If we are to develop the industry,
then we need 1.5 million tourists, " said Poudel.
Several tourism experts explained that the conflict ought no longer to
be an excuse for the government to shy away from promoting and
investing in this lucrative sector.
Nepal remains largely safe for visitors. To date, not a single foreign
tourist has come under attack or been killed by the rebels. There have
been incidents of extortion when tourists have been asked to pay a
"tax" when entering or leaving rebel-controlled areas but few
tourists have complained about the practice.
"It's not a good thing to pay the rebels but a few dollars is not
a big deal anyway, " said Israeli tourist Sally Bromberg. She had
just returned from a one month trip with friends in the Annapurna
conservation area, one of Nepal's most beautiful and popular trekking
regions, to the northwest of Kathmandu.
"Nepal is still safe for tourists. Tourism has nothing to do with
politics, " explained Bromberg.
Tourism in regions like Annapurna has helped alleviate poverty and
boost the impoverished local economy. Many local people feel they are more
likely to benefit from eco-tourism initiatives now increasingly seen as
a positive development strategy in Nepal.
The Annapurna Conservation Area Project (ACAP) has brought together
nearly seven ethnic groups to manage a series of environmentally friendly
tourism programmes from which they benefit.
The schemes include local home-stays (guests staying in their homes)
employing locals as guides and interpreters and encouraging tourists to
shop locally whilst respecting the environment.
Some of these gains have been eroded when Nepal has received negative
publicity.
"What really worries me is not the direct impact of the conflict
but its indirect impact, like the foreign media, who portray Nepal as
very unsafe for tourists, " said NTB's spokesperson Aditya Baral.
Over-cautious travel warnings from embassies to their nationals have
worked against the industry say the tour operators.
"We understand the responsibility of the embassies are for the
safety of their nationals but it's time they softened their messages,
because no tourist has ever come under any Maoist threat, " said Baral.
Those working in the business have called for infrastructural
development to facilitate growth in the tourism industry, including new roads
and a wider range of accommodation, both of which would enhance
employment opportunities in rural areas.
"If this industry develops, most of Nepal's sectors will prosper.
Once it fails, crisis will prevail at both rural and urban levels,
leading to more poverty, " explained Shiba Adhikari Tourist Guide
Association of Nepal (TURGAN).
Many local people, both young and old, have found opportunities in
their villages to work as tourist guides. A lack of education has not
prevented them from being able to secure an income both for themselves and
their families through the industry but now they find themselves at
risk.
Jomsomis a popular mountain tourist area 200 km northwest of Kathmandu,
that lies at an altitude of 2, 800 m above sea level. Nearly 800
trekkers used to travel through here during the peak season of March and April
but this year there were barely 100 tourists in the same period. The
region is not known as a Maoist "hotspot" but local people
blame the lack of visitors to their valley on scaremongering about the
extent of the conflict.
"The situation is getting desperate for us as we have not been
able to find tourists to work with. I need to find a new job quick, "
said Rabi Lama, a Jomsom tourist guide.
Je tiens à vous présenter ci-dessous l’article de Véronique Brocard Journaliste pour Télérama EXTRAIT DU N°2848 qui à rapportée cet enquête sur les Journalistes Népalais.
J’ai passé beaucoup de temps pour le mettre en forme.
Donc je m’excuse d’avance pour les éventuelles erreurs.
Bonne Lecture.
Emmanuel BETHUNE
Journalistes en prison, avec Reporters sans frontières
Disparitions, tortures, assassinats... La presse, comme la population, est l'otage du conflit qui oppose un pouvoir corrompu à une guérilla sanguinaire. Elle paie un lourd tribut.
Le Népal entre deux feux
Menue et élégante dans sa tunique traditionnelle des femmes népalaises, Himkala
Magar rentre chez elle sur les hauteurs de Katmandou. D'un pas assuré, cette jeune femme de 26 ans marche sur un chemin de terre détrempé par la mousson, longe les petits immeubles de brique rouge. Elle connaît tous les trous, sait éviter les flaques de boue, se faufiler entre les herbes trop hautes qui envahissent ce sentier abrupt faisant office de rue. Arrivée devant sa porte, elle enlève ses chaussures et entre dans l'unique pièce où elle vit, avec ses deux filles de 5 et 10 ans. Une télévision, un ordinateur protégé par
un morceau de tissu, quelques livres, une armoire, un lit et trois chaises. Avec précision et douceur, d'une voix presque monocorde, Himkala Magar, quasi immobile, raconte son histoire. Comme une nécessité, un devoir. Les enfants qui viennent de rentrer de l'école, dans leur uniforme réglementaire,
préfèrent rester dehors pour ne plus entendre ce récit : en novembre dernier, le 18 exactement, leur journaliste de père est parti rencontrer deux hommes qui disaient vouloir lui parler, et il n'est jamais revenu. « La seule certitude que j'ai aujourd'hui, c'est que Dhana a été arrêté par les forces de l'ordre
et que les deux hommes étaient des militaires en civil, précise la jeune femme. Huit mois ont passé, et je ne sais toujours pas où il est, s'il est en bonne santé, ce qu'on lui reproche exactement. "
Quelques semaines après la disparition de son mari, Himkala, qui travaille dans une petite entreprise d'informatique, est arrêtée à son tour. « Ils sont venus au bureau, en civil, sans se présenter, et m'ont demandé de les suivre. J'ai dit que je voulais connaître leur identité, j'ai demandé à voir leur mandat d'arrêt. Ils m'ont fait taire et m'ont jetée de force dans un taxi, les yeux bandés. Je me suis retrouvée dans un bâtiment de l'armée, seule dans une salle vide où ils n'ont cessé de me dire que, comme mon mari, j'étais une ennemie du pouvoir et que je détenais des informations qu'il fallait que je leur donne.
J'avais peur, je craignais pour mes enfants, je me suis mise à hurler : "Tuez-moi, si vous voulez, tuez aussi mes filles, mais je ne dirai rien parce que je ne sais rien. " • Le lendemain, elle sera libérée avec interdiction de
parler et de chercher son mari. Depuis, elle a perdu son emploi, vit grâce à l'aide de son frère et accumule les dettes.
A quelques centaines de mètres de là, une autre jeune femme raconte la même
histoire, celle de sa vie qui s'est arrêtée. Il y a deux ans, Shobha Budhathoki était une mère au foyer de 22 ans, élevant sa fille de 2 ans dans un village du nord-est du Népal, au côté de son mari journaliste. Aujourd'hui, elle est
seule dans la capitale du petit royaume himalayen. Elle termine une formation de couturière, loin de sa maison, sans sa fille, et veuve. Le 28 avril 2002, Ishwor Budhathoki, travaillant pour l'agence de presse gouvernementale népalaise, a été tué par les forces de l'ordre. Son corps a été retrouvé criblé de balles près d'une rivière. Que s'est-il passé ce jour-là ? Quelques témoins raconteront
qu'il a croisé une patrouille de l'armée, qu'il a pris peur et a essayé de se cacher. Découvert, il s'est rendu un peu plus tard, les mains en l'air, mais il a été fauché par une rafale, sans autre forme de procès. Selon la version
officielle, succinte, le journaliste était proche des rebelles maoïstes et donc considéré comme un terroriste à abattre.
Ces histoires ressemblent à beaucoup d'autres encore, car, ici, la situation de la presse est un désastre collectif. Reporters sans frontières classe le Népal parmi les pays dont les journalistes sont les plus menacés au monde. La Fédération nationale des journalistes népalais, forte de quatre mille
membres, tient à jour un sinistre registre Ou sont consignés les noms des tués, torturés disparus, gardés au secret, menacés, contraints à la clandestinité, privés de travail « Nous avons une Constitution qui protège la liberté de la presse et la liberté d'expression Mais elle n'existe que sur le papier, assure
Tara Nath Dahal. Nous vivons la période la plus noire de notre histoire. Nous avons organisé une manifestation pour protester contre ces violations élémentaires des droits de l'homme. Mais rien n'y fait. Chaque mois, nous enregistrons de nouveaux cas. Pour nous et le Népal, c'est une tragédie.
Depuis 1996, date de l'insurrection déclenchée par le Parti communiste népalais-
maoïste (PCN-M), le pays est plongé dans le chaos. Les rebelles, implantés dans les campagnes, misant sur l'extrême pauvreté des villageois et la corruption du régime monarchique, exigent l'abolition des castes et des privilèges, la nationalisation des entreprises et la redistribution des terres. Après d'in-
cessants affrontements sanglants et de multiples tentatives (avortées) de négociations, le roi Gyanendra (1) décrète l'état d'urgence et donne les pleins pouvoirs à l'armée. Objectif : anéantir la rébellion qui marche inexorablement sur la capitale et museler une presse jugée trop indépendante. La levée de
l'état d'urgence, le 28 avril 2002, ne lui a pas rendu pour autant sa liberté. Et la fin du cessez-le-feu décrété par les maoïstes scelle
l'échec des négociations de paix. Le PCN-M est déclaré « mouvement terroriste ». Ses journaux sont interdits, ainsi que toute information favorable - ou censée l'être - aux rebelles. En deux ans, une centaine de rédacteurs, directeurs de journaux, éditorialistes ont été arrêtés, détenus arbitrairement, menacés et, pour certains, torturés. La liste est longue de ceux qui portent encore les sé-
quelles psychologiques et physiques provoquées par les coups de bâton sur la plante des pieds, sur la tête, par le supplice de la baignoire, ou des semaines passées dans le noir, les mains attachées dans le dos.
Côté maoïste, les méthodes sont identiques. Pires, même. Les correspondants de
province sont dans la ligne de mire s'ils n'écrivent pas ce qu'exigent les rebelles, s'ils ne passent pas intégralement leurs communiqués ou s'ils rendent compte de leur extrême brutalité, voire de leur sauvagerie. Le cadavre
d'un journaliste torturé a été retrouvé dans un état effroyable. Un autre a été décapité devant des dizaines de personnes si terrorisées qu'elles n'ont pas osé décrocher son corps. « Nous sommes pris au piège des deux côtés », explique Bishnu Bhusal, rédacteur en chef du BhodSandesh, un hebdomadaire
connu dans l'ouest du pays. « Un jour, j'ai écrit que les maoïstes avaient perpétré des atrocités dans les villages, qu'ils étaient rentrés dans les maisons, qu'ils prenaient la nourriture, menaçaient tous ceux qui leur ré-
sistaient. Le lendemain, ils m'ont sommé de publier un article en leur faveur, qu'ils avaient rédigé eux-mêmes. Ils ont ajouté :
"Si vous ne le faites pas, on vous tue." • Sa femme le supplie alors d'obéir pour rester en vie. 'J'ai cédé. Aussitôt, tes forces gouvernementales m'ont demandé : "Tu es journaliste ou tu es maoïste ?" J'ai compris ce
que cela voulait dire, j'ai tout arrêté et je me suis enfui. •
Bishnu Bhusal est venu se mettre à l'abri à Katmandou. Même si les rebelles y font exploser des bombes contre les représentants du pouvoir, même si l'armée procède à des contrôles d'identité systématiques, il se sent plus en sécurité dans cette capitale surpeuplée, bruyante, polluée par des milliers de
motos, de tuk-tuk (2) et autres véhicules a moteur encrassé.
Bon nombre de ses confrères ont suivui le même chemin. Ainsi Baikuntha Dahal, ancien journaliste de Janadesh, une des publications pro maoïstes, aujourd'hui disparue Proche de leur idéologie, il a néanmoins refuse de prendre les armes. « Pour moi, la lutte des opprimés ne justifie ni la violence ni un bain de sang. Je leur ai dit : essayer de convaincre avec des mots, pas avec des fusils. Arrêtez, de faire peur, de racketter, d'embrigader de jeunes gens politiquement incultes, arrêtez, d'enlever des élèves dans les écoles pour les former dans vos camps de rééducation. » La réponse fut sans appel : un matin, il entendit
une radio locale maoïste prononcer sa condamnation à mort. Baikuntha Dahal a aussitôt fui sa province, laissant derrière lui son épouse et ses six enfants. Le visage ferme assis, comme pétrifié, dans un fauteuil au siège de la Fédération nationale des journalistes, accompagné de deux hommes qu'on suppose être ses gardes du corps, il se sent aux abois. Impossible de rentrer sans se
mettre en danger, impossible de sortir dans les rues de Katmandou sans risquer de se faire arrêter puisqu'il est fiché comme terroriste. Alors, il attend, vivant de la solidarité professionnelle.
A première vue, la presse népalaise, pourtant, semble se porter plutôt bien. En quinze ans, les titres se sont multipliés. Le journalisme est enseigné dans certaines universités, et le métier se professionnalise. « II est vrai" que la Constitution a profité à tous, aux capitaux privés comme à l'opposition maoiste
explique Sushil Pyakurel, membre de 1 très officielle Commission des droits de l'homme. Mais cette liberté d'expression, garantie dans les textes, et qui devait être la première marche vers la démocratie, n'a jamais
pu vraiment exister. A force de menaces, d'arrestations, de mauvais traitements, d'enlèvements, la peur s'est installée chez les journalistes. La presse désormais s'autocensure. Il y a quinze jours, le prince héritier, qui avait passé sa nuit à boire, a tiré sur sa femme et l'a blessée. Le lendemain, pas un
journal n'a osé citer son nom, on a parlé évasivement de "quelqu'un" de la cour. En fait, plus personne n'ose aborder les sujets importants. Nous, nous essayons d'être un relais, en dénonçant les méfaits de l'armée, en signalant les disparitions, les violations des droits de l'homme. Mais le pouvoir reste
sourd. » En espérant des lendemains meilleurs, Sushil Pyakurel saisit les organisations internationales, constitue des dossiers pour qu'« un jour les coupables aient à répondre de leurs actes ».
« Jamais je n'aurais imaginé que de telles atrocités pouvaient se produire dans mon pays. Mais jamais je ne me tairai », s'indigne Gopal Budhatokhi. Directeur de l'hebdomadaire Sanghu (« Le Pont »), ce journaliste, l'un des plus connus du Népal, n'a cessé de dénoncer les abus et la corruption du régime
monarchique. Dans la soirée du 3 mars, après avoir bouclé le journal, il quitte son bureau, dans le centre de Katmandou, pour rentrer chez lui, à moto. Il se savait surveillé depuis quelques jours. Il est bloqué par une
camionnette et trois motos. Une dizaine d'hommes l'entourent et lui demandent de
les suivre. Gopal Budhatokhi est jeté à l'arrière d'un véhicule, les yeux bandés et les mains ligotées dans le dos. Puis, il est enfermé dans une cellule sans air, sans lumière, et inondée. Pendant vingt-quatre jours, ses gardiens
ne lui enlèveront son bandeau et ses liens que pour lui permettre de manger et d'aller aux toilettes. " Le premier jour, ils m'ont obligé à rester accroupi, sans bouger pendant sept heures. Sans cesse, ils me questionnaient, me reprochaient un article critique à l'égard du chef d'état-major, que j'avais publié la semaine précédente. Tous les bruits me terrifiaient, les bottes des militaires, les cris des autres détenus. J'ai échappé à la folie, mais. depuis, j'ai l'impression que mon cerveau tourne au ralenti. » Ni les menaces, toujours présentes, ni ses troubles de mémoire, ni les suppliques de sa
femme, qui désire plus que tout le voir changer de métier, n'ont entamé sa volonté. Comme ses confrères, il se sent investi d'un devoir : témoigner. Si l'expression n'était pas aussi forte, il dirait « devoir démocratique ».
Mais cet homme solide, d'une belle prestance, préfère prendre de la distance et sourire. L'urgence est désormais pour lui politique, favoriser une troisième voix démocratique.« Si nous, les Journalistes, les militants des
droits de ('homme et les hommes politiques attachés à la démocratie, sommes ensemble, alors nous pourrons faire pression.Notre force est de rester solidaires. "Gopal Budhatokhi a pris en charge les frais de scolarité des trois enfants du journaliste décapité. Ajita, la fille aînée de 10 ans, chétive et silencieuse, est venue vivre à Katmandou, chez son oncle, loin de ce village
où, un jour, des hommes armés sont venus chercher son père. Gyanendra Khadka était l'instituteur et, par ailleurs, le correspondant de l'agence de presse gouvernementale. Les rebelles l'ont attaché au poteau du terrain de volley-ball et lui ont coupé la tête. La photo de son corps ensanglanté est parue à la une du journal de la Fédération des journalistes. Avec cette précision : « Nous
sommes conscients d'avoir franchi les limites du possible, mais nous avons voulu
montrer la barbarie des maoïstes. »
Dans un bourg situé à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, l'homme qui
avait pris cette photo nous attendait. S'il dit son nom par politesse, il tient à ce qu'on le taise. Par sécurité, il a aussi déménagé. Dans ce village où les rues sont en terre battue, où les poules et les canards vivent en liberté autour des détritus, et d'où suinte la misère, il tient à tout nous raconter autour
d'un verre de thé au lait. Tout a commencé quand, au milieu d'une assemblée de villageois, quatre hommes armés sont venus chercher Gyanendra Khadka. « Je me suis précipité chez moi pour prendre mon appareil photo, explique-t-il.
Mais je n'avais pas de pellicule. Alors, j'ai couru en acheter, au bourg le plus proche, qui est à une heure de marche. Quand je suis revenu, le soleil était tombé. Comme l'appareil n'avait pas de flash, j'ai attendu avec un ami toute la nuit que l'aube vienne. » II a fait la photo puis il a décroché le corps de Gyanendra et quitté le village pour toujours. Peur des représailles, peur des
reproches de la femme du journaliste, qui, sous le choc, effrayée et tremblante, l'avait supplié de ne pas prendre de photo. Elle n'avait rien pu faire
pour sauver son mari, juste sortir de sa maison et assister à son exécution.
(1) II a été couronné roi le 4 juin 2001 après le massacre de la famille royale par le prince héritier, qui s’est ensuite suicidé. Mais personne ne croit vraiment cette version
(2) Des petits bus à trois roues, capables de transporter une dizaine de personnes
Véronique Brocard
PETIT COMPLEMENT
L'état de la presse au Népal
Un nombre record d'arrestations
Outre une agence de presse gouvernementale, Rastriya Samachar Samiti (RSS),
le Népal possède une télé publique et une chaîne privée, ainsi que de nombreux
quotidiens édités soit en népalais, soit en anglais. A côté des publications
gouvernementales, plusieurs groupes privés éditent leurs propres Journaux
et contrôlent également des hebdomadaires et des magazines féminins.
En 2003, le Népal a été le pays du monde où le plus grand nombre de journalistes
ont été arrêtés. Les rebelles maoïstes ont assassiné l'un d'entre eux, menacé
des dizaines d'autres, accusés d'espionner au profit de l'armée ou de la police.
Les forces de sécurité gouvernementales, quant à elles, ont arrêté, détenu
au secret, torturé ou menacé près d'une centaine de Journalistes.
Sources : rapport 2004 de Reporters sans frontières, à consulter sur www.rsf.fr
Bonjour,
les renseignements que l'on trouve habituellement au sujet du visa touristique pour le Népal indiquent :
15j : 25$
30j : 40$
90j : 100$
Ce sont les tarifs demandés à l'arrivée à l'Aéroport international Tribhuvan de Katmandou
pour un visa à entrées multiples.Si l'on regarde sur le site :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/nepal/article/entree-sejour-25213
il est indiqué :
Des visas touristiques de soixante jours peuvent être obtenus, en vous munissant de deux photographies d’identité, à votre arrivée à la frontière pour un coût de 30$ ou 25€ ou auprès des représentations diplomatiques népalaises en France pour un coût de 40€ (pour un visa entrée simple) ou 80€ (visa entrées multiples).
Ma question est : est il réellement possible d'obtenir un visa 60j entrée simple à l'arrivée à KTM ?
Qui pourrait me procurer une copie de l'article sur le Haut Dolpo paru dans le n°41 de Trek Magazine (avril 2003)?
Merci bien,
anniephilipperoch@hotmail.fr
Bonjour
Qui peut me faire parvenir la photocopie de l'article de trek magasine d'octobre 2004 sur la hidden valley?je suis disposé à payer les frais
merci
Pour des questions économiques, le Népal envisagerait de louer certains de ses pics à des sociétés touristiques privées qui en auraient alors l'exclusivité. En parallèle, cela permettrait aussi (à priori) de décongestionner la région de l'Everest trop sollicitée.
Lire la suite...
Bonjour,
je pars avec un ami au Népal du 7 avril au 4 mai 2015.
C'est mon 1er voyage la-bas et mon 1er trek de cette taille. Que pensez-vous du programme (de base pour avoir une idée mais peut changer en cours de route) en sachant qu'on préfère compter un peu large, que je suis pas la plus grande des sportifs, qu'on ne veut pas de guide et petit budget:
5,6 Avril : zurich-Kathmandou
7 avril: Kathmandou
8 avril: Kathmandou- syabruberi
9avril-16avril: trek du langtang (avec 2 jours à Kyanjin Gompa)
17 avril-21 avril: de thulo syabru à therapati (trek du gosainkund)
(il y a t'il possibilité de rentrer à kathmandou ou ailleur à therapati?)
22-24: therapati à sundarijal (debut du trek de l'helambu)
25-3 mai: valley de kathmandou
4 mai: retour en suisse.
Qu'est ce que vous en pensez? (on voit trop grand au niveau du trek?) si vous avez des conseils ou autre info (moustique, sangsue, thempérature, vertige, danger... ect) n'hésitez pas!
Et la resevre du Chitwan c'est inconturnable?!
je pars au Népal à la mi-février et j'avais quelques questions pré-départ
1. D'abord, question de visa, lorsque j'ai appelé à l'ambassade du népal à Ottawa, canada, on m'a dit qu'il n'était pas nécessaire pour moi de me procurer un visa avant de partir pour le Népal, que je pouvais me le procurer directement à Katmandou, est-ce que quelqu'un pourrait me confirmer que c'est bien le cas?
2. Permis de treks: je ne sais pas encore quel trek je veux faire une fois au Népal... il y en a tellement,
mais concernant les permis en général est-ce que je dois m'organiser longtemps à l'avance ou je peux les obtenirs directement sur place?
3. Avez-vous des sherpas à me conseiller? je ne pars pas avec aucune agence et je pensais me trouver un sherpa une fois au népal
4. pour finir des treks a me proposer? je serai au népal pour 23 jours
nous partons au Népal 4 semaines en octobre, nous serons donc là-bas durant les festivités de Dasain. Le pays est-il vraiment bloqué (hebergement, transport) durant cette période ? Est-il préférable d'être à la campagne (en trek) ou bien à Katmandou pour en profiter sans en subir trop les conséquences ?
Bonjour, je pars au Népal samedi et d'après ce que j'entends à droite à gauche (de personnes qui y sont allées cette année et quand on lit le courrier du ministère des affaires étrangères) ça serait un peu chaud du côté de la capitale ces temps-ci pour ne pas parler de ses alentours. Faut oublier le tour du Népal!Alors, si vous avez des sources fiables, que ce soit pour du bon ou du mauvais, merci de me le faire savoir. Arnaud.
Je souhaite connaître la période de floraison au Népal.
J'envisage effectivement de trekker à l'automne, mais je me demande si il n'est pas regrettable de se priver des couleurs et donc des fleurs dans ce cadre grandiose qu'est le Népal !
Je pense particulièrement au Mustang, mais j'aimerais également connaître votre avis concernant les régions du Manaslu et des Annapurnas.
Je viens de reserver un ticket pour le Népal pour trois semaines en novembre 2010. J'aimerais faire un trek, et pour le moment je penche pour le Langtang + un crochet jusqu'au lacs sacrés. J'ai évidemment une foule de questions auxquelles les guides genre lonely ne répondent pas....
- Est ce que vous conseillez le Langtang?? (l'arrivée au pied du trek à l'air longue et pénible)
- Est ce qu'il y a d'autre trek pas trop touristiques et aussi conseillés que le Lantang? (+ou mois 8 jours de marche)
Ce qui m'attire dans le Langtang c'est la diversité des paysage (de ce qu'on m'a dit) et le fait que ce ne soit pas trop une autoroute mais qu'il y a quand meme suiffisamment de lodge pour ne pas devoir parter une tente.
- Est ce possible/ facile de rencontrer sur place des gens sympa pour faire le trek?
- Est ce possible/ facile de faire le trek seule?
- Est ce possible de passer qq jours dans un temple tibétains?? (toute adresse bienvenue!!!)
J'ai un peu l'habitude de marcher seule, mais en France ou en Belgique et pas vraiment aussi longtemps!!!
Je pars trois semaine et demi. Je fait un arret à Delhi de 3 jours pour aller voir une amie et donc il me reste 20 jours sur place.
Milles merci d'avance pour vos conseils et vos expériences!!!!!
Notre timing étant trés serré concernant notre voyage au Népal, nous avons opté pour le trek par Sundarijal, dans la région d'Helambu. L'avantage de ce trek est qu'il se boucle en 8/9 jours et qu'il débute à 1h de Ktm.
J'ai par contre qu'il y avait majorité de forêt, ce qui m'embête parce que nous aimerions profiter de la splendeur des montagnes.
Votre avis sur ce trek ?
Si vous le considérez comme moyennement interessant, quel trek pourrais correspondre à nos contraintes ?
bonjour
je desire faire un trek au nepal.mais j'aimerais sortire des sentier battu et aller a la decouverte des differente etni pendant ce trek.a qui dois je m'adresser.
merci pour des renseignement
Bonjour
c'est le première fois que je démarre une discussion sur ce site.
Nous sommes un couple et préparons un voyage d'un mois du 1er Décembre au 31 décembre 2011
C'est la première fois que nous allons en Asie. D'après des amis le Népal est la meilleure porte d'entrée.
Cependant j'ai quelques appréhensions ne parlant qu'un anglais alimentaire.
Nous aimerions les quinze premiers jours bénéficier des services d'un guide francophone. Vu la saison il n'est pas question de trek mais la vallée de Katmandu a l'air d'être riche en visite possible pour y séjourner un mois. D'autant que nous avons envi de prendre notre temps pour rencontrer les Népalais.
Connaissez-vous un guide ou une équipe de guides à contacter
merci d'avance
marylène
Bonjour,
Nous désirons faire un trek facile et en réalité, c'est notre premier trek. On fait des randonnées en montagne chez-nous au Québec mais sûrement rien à comparer au Népal. Nous avons entendu parler du tamang heritage trail. Quelqu'un connaît? Qu'en pensez-vous?
influencera ce trek? J'avais déjà vu des véhicules circulés entre Muktinath et Jomosom (environ 4) et me disais qu'on arriverai à cet état de chose un jour ou l'autre, mais...
Le site de la FFME de même que Nepal Mountain News annoncent que le Népal imposera désormais à tous les trekkers de demander un certificat d'enregistrement de trekking (TRC pour Trekking Registration Certificate) à compter du 1er octobre 2006. Il semble que ce certificat serait émis par l'Association regroupant les agences de trekking népalaises (TAAN). Pourtant, je n'ai rien trouvé à cet effet sur le site officiel du Ministère de l'Intérieur népalais. Est-ce que quelqu'un possède plus d'informations à ce sujet ?
Népal: les maoïstes entament une grève de 11 jours
Article du parti communiste révolutionnaire
Le 28 mars 2005. A World to Win News Service - Le président du Parti communiste du Népal (maoïste), le camarade Prachanda, vient d'appeler au déclenchement d'une grève générale d'une durée de 11 jours, qui doit s'étendre du 2 au 11 avril à l'échelle nationale. Cette grève, que les NépalaisES appellent couramment un "bandh", constitue l'amorce d'une tempête de protestations visant à balayer le régime féodal de Gyanendra Shah. Les plans du PCN (maoïste), qui ont été rendus publics le 13 mars, prévoyaient également une période de mobilisations de masse et d'actions militaires en préparation à la grève, entre le 14 mars et le 1er avril. Le camarade Prachanda en a également profité pour réitérer son appel aux partis parlementaires à s'unir avec les maoïstes contre l'autocrate féodal Gyanendra Shah et à convenir d'un accord concret pour unifier la lutte des masses.
Rappelons que le 1er février dernier, le roi Gyanendra Shah a dissous le parlement et s'est accaparé tous les pouvoirs, soutenu par son armée et la petite clique féodale qui dirige le pays. Les médias népalais qui n'ont pas été carrément interdits sont désormais soumis à une stricte censure. Les stations de radio n'ont même plus le droit de diffuser de bulletins de nouvelles. Les responsables des organisations de défense des droits de la personne se sont vus interdire l'accès aux endroits où l'armée royale et les voyous commandités par le gouvernement sont allés incendier des maisons. Au départ, les leaders de l'ensemble des partis parlementaires ont tous été arrêtés. Puis, dans le but de les diviser, le roi en a maintenu certains en détention, tandis que quelques-uns furent libérés.
Gyanendra Shah a eu le culot d'organiser quelques "rassemblements populaires" en sa faveur, mis en scène par l'armée royale. Le 1er mars, alors que les partis parlementaires avaient appelé à des actions de protestation à Katmandou, Gyanendra Shah a fait interrompre les communications téléphoniques à travers tout le pays et fait stopper tout trafic, y compris le trafic interurbain. Quelques centaines d'écoliers escortés par des soldats de l'armée royale ont été conduits à la cérémonie officielle qui se déroulait à Tudikhel, à laquelle l'ensemble des fonctionnaires de l'État avaient aussi été convoqués. Des spectacles similaires ont été montés à travers tout le pays sous les auspices de l'armée royale. Quotidiennement, quelques douzaines de personnes ont ainsi été appelées à défiler et à crier des slogans en appui au coup de force du roi.
Le père de Gyanendra, le défunt roi Mahendra, avait fait exactement la même chose en 1962. Il avait lui aussi écarté le parlement et emprisonné les chefs des partis parlementaires pour imposer le système fasciste dit de "Panchayat", privant le peuple de tout droit politique. Les principaux partis avaient été interdits et remplacés par des conseils royalistes. Mahendra avait lui aussi recruté quelques poignées d'individus chargés de crier des slogans en sa faveur. Il avait manœuvré pour diviser les partis politiques. Les luttes populaires avaient été impitoyablement réprimées. De nombreux paysans et étudiants, qui constituaient à l'époque la principale force de combat, avaient été tués ou emprisonnés. Ce système fasciste fut imposé pendant une période de 30 années, jusqu'en 1990.
Gyanendra Shah possède un casier judiciaire au Népal pour avoir fait la contrebande d'œuvres d'art ancien qu'il a vendues à l'étranger, avant d'accéder au trône. Désormais, on sait qu'il n'a plus besoin de recourir à de telles manigances pour s'enrichir. Gyanendra Shah détient en effet personnellement une très large part du capital comprador (dépendant de l'impérialisme), et il a en outre hérité des immenses richesses de son frère, l'ex-roi Birendra, après que la majeure partie des membres de la famille royale furent assassinés en juin 2001. La grande majorité des NépalaisES croient que c'est Gyanendra lui-même qui fut à l'origine de ce massacre. Celui-ci essaie en ce moment de réaliser son rêve fumeux en imposant sa domination barbare et absolue sur les masses népalaises, comme son père l'avait naguère fait.
Tout de suite après le coup de force, le PCN (maoïste) a appelé à une première grève de deux jours. Puis, le 12 février, le Parti a décrété une grève et un blocus illimités contre les quartiers généraux de la plupart des districts de l'État réactionnaire, exigeant que le tyran retire ses mesures régressives. Mais plutôt que de remettre le pouvoir politique aux mains du peuple, Gyanendra Shah s'est entêté à commettre des crimes, assassinant des Népalaises et Népalais quotidiennement, envoyant ses faire-valoir mettre le feu à des centaines de maisons (dans le district de Kapilbastu, par exemple), tout en resserrant sa poigne réactionnaire sur les partis parlementaires. Prenant leurs responsabilités devant les larges masses, pour qui la situation devenait de plus en plus difficile, les maoïstes ont suspendu le blocus au bout de 15 jours, tout en avertissant le roi qu'ils frapperaient encore plus fort s'il persistait à ne pas remettre le pouvoir au peuple.
Présentement, Gyanendra Shah est complètement isolé des masses populaires. Dans la vallée de Katmandou, les masses ont spontanément soutenu les rassemblements étudiants qui ont eu lieu. Elles ont aidé les manifestantes et manifestants en leur donnant des informations sur les mouvements de la police anti-émeute. À la campagne, des bannières et des enseignes sont accrochés dans de nombreux secteurs sur lesquelles on peut lire les mots "zone libérée". La petite noblesse réactionnaire et les féodaux ont tout simplement abandonné la campagne pour se réfugier dans les villes, ou alors ils sont allés trouver refuge dans les casernes.
Le président du PCN (maoïste) a appelé les partis parlementaires à se joindre au combat en faveur d'une "république populaire de démocratie nouvelle multipartite". À plusieurs reprises dans le passé, les partis parlementaires ont raté l'occasion de jouer un rôle significatif dans les processus de changement qui ont marqué l'histoire politique népalaise. En 2001, juste après le massacre du palais royal, le PCN (maoïste) les avait invités à combattre pour l'établissement de la République populaire du Népal. Un dialogue avait même été entamé entre les partis parlementaires et le leadership maoïste dans la ville indienne de Siliguri -- un événement qui avait suscité beaucoup d'espoir parmi les masses. Mais le caractère de classe et les politiques réactionnaires de ces partis ne leur avaient pas permis de jouer un rôle positif, ne serait-ce que celui de simples démocrates bourgeois; ceux-ci s'étaient avérés incapables de rompre leurs liens avec la monarchie féodale et de faire primer les intérêts du peuple. Ces partis ont préféré continuer à soutenir Gyanendra Shah et sa brutale armée royale. Leur convoitise, leur soif de puissance et les miettes qu'ils recueillent pour services rendus à l'impérialisme autant qu'aux féodaux et aux bureaucrates népalais ont amené les chefs des partis parlementaires à s'engager dans des combats de coqs les opposant les uns aux autres. Gyanendra a graduellement réussi à diviser les parlementaires, en déplaçant un pion après l'autre, et il a fini par renforcer sa position au palais et au sein de l'armée royale.
Une situation semblable s'était également produite en octobre 2002, quand Gyanendra avait démis le gouvernement formé par les partis parlementaires et supprimé les droits constitutionnels. Le PCN (maoïste) avait alors invité les parlementaires à se ranger du côté du peuple. Une fois de plus, les leaders des partis parlementaires n'avaient pas cru bon de saisir cette opportunité historique. Au lieu de s'appuyer sur les masses, sur le pouvoir révolutionnaire et populaire en formation et sur l'Armée populaire de libération, les parlementaires avaient choisi de continuer à rendre service au roi féodal et à ses maîtres impérialistes. Ils avaient alors raté une excellente occasion de se positionner au service du peuple népalais.
L'histoire a pourtant montré que plus les parlementaires lèchent les bottes des impérialistes et des réactionnaires féodaux, plus le palais est prêt à s'en débarrasser. Ces dernières semaines, de nombreux responsables des partis parlementaires ont été assignés à domicile; des centaines de leurs cadres dirigeants ont été jetés en prison. Leur espace politique diminue sans cesse et malgré cela, ces dirigeants font reposer leur survie personnelle sur la bonté de Gyanendra Shah et de ses maîtres impérialistes. Depuis le dernier coup de force, les partis parlementaires n'ont tout simplement pas encore réussi à retrouver leurs esprits.
Confinée dans les casernes, isolée des masses et détestée par le peuple népalais et les peuples du monde, la monarchie féodale s'avère aussi pourrie à la base qu'une dent cariée. Les défis auxquels le peuple népalais fait face sont énormes, mais on aperçoit déjà la possibilité d'un avenir radieux à l'horizon.
Je voulais simplement en complément de l’article de Véronique Brocard que j’ai mis en ligne sur le site ou des dépêches de l ‘AFP vous faire un point de situation. Vous trouverez ci-joint un E-mail de ce jour d’une agence Francophone réputée de Kathmandou qui m’écris sur la situation Népalaise et sur l’accueil des touristes que nous sommes.
Je tenais à vous faire un point suite à la lecture de certains message sur les forums.
Il n’y a aucune raison de céder à la panique devant des évènements ou les touristes ne sont surtout pas en ligne de mire. La situation que les Népalais vivent relève d’une crise interne que l’on ne doit pas ignorer mais pas au point de ce faire peur inutilement et aussi d’annuler son voyage . Le pays n’est pas à feu ni à sang. Les touristes sont toujours les biens venus et encore plus en ces moments difficiles ou bien entendu le Népal à besoin de notre présence . Pour ma part, je serais au Népal avec mon épouse en Octobre 2004 pour faire un long trekking.
Je vous souhaite une bonne lecture du message ci-dessous en provenance d'une agence du Népal installée à Katmandou
Cordialement.
Emmanuel BETHUNE
Le texte à l'état brut :
".......En reponse a vos emails et en prevision de vos inquietudes a la suite des informations qui ont cicules en France sur la situation au Nepal je vous adresse ce email d informations. Dorenavant je vous tiendrai informe de la situation regulierement.
Contrairement a ce que certains de vous ont craint apres avoir ecoute les informations en France, la ville de Kathmandu n est pas assiegee par les maoistes...loin de la.
Depuis le 18 Aout le mouvement maoiste impose un blocus sur la route reliant l Inde au Nepal. La demande du mouvement maoiste est de connaitre la situation de leurs camarades arretes par la police et l armee, ceux ci ayant disparu apres leur arrestation, et d obtenir des indemnites pour les familles de maoistes tues par l armee.
Les vehicules prives et les bus de passagers ne sont pas concernes par le blocus.Les maoistes menacent les vehicules transportant l approvisionnement vers la capitale.
Les premiers jours par crainte de represaille, la plupart des vehicules, prives compris, n ont pas circule.Mais bcp ont repris la route depuis hier.
les bus de touristes et les voitures privees principalement.
Les camions sont eux escortes par la police et l armee. L'approvisionnement minimum de la ville est assure. Il est certain que la circulation est loin d etre retablie mais les legumes, le riz arrivent a nouveau.Bien sur les prix ont augmente.Mais jusqu a maintenant les habitants de la vallee n ont pas encore reellement conscience du blocus. Il sera plus visible s il dure plus de 15jours.
La demande des maoistes etant precise: des informations sur leurs camarades arretes et des indemnites aux familles de maoistes tues par l armee, il est a esperer qu un dialogue avec le gouvernement aura bientot lieu.
Comme l a ecrit un journaliste dans le dernier numero du "Nepali Times",
depuis 6 mois les maoistes sont bcp moins presents dans Kathmandu a cause
de la traque policiere dont ils font l objet.
Ce blocus est un moyen de rappeler leur presence aux habitants de la vallee.
voir l article:http://www.nepalnews.com/ntimes/issue210/nation.htm
Cet ete nos trekkings au Mustang et au Dolpo se sont bien passes.
LA "donation" imposee par les maoistes pour chaque trekkeur est toujours de
1000Rs (11euros)sur les Annapurna et le Langtang. Mais elle atteind USD100
au Dolpo.
A L Everest: pas de presence maoiste.
Aucune violence sur des toursites n a ete reporte durant cette saison.
LA ligne de conduite du mouvement est toujours de preserver le tourisme au
Nepal...tout en s'octroyant un droit de passsage.
Debut Aout le site du Ministere des Affaires etrangeres francais a retire le Nepal de la liste des pays a ne pas visiter.
Je vous tiendrai informer de la situation chaque semaine par email et suis a votre disposition pour plus d informations......""
J'apprends à l'instant par un article du SOIR que des rumeurs courent au Népal comme quoi les maoïstes revoyaient leur position quand au cessez-le-feu, horrible nouvelle qui vient de me scier les jambes.
Je compte partir là-bas très prochainement avec une amie. A cette annonce, mon amie est de plus en plus réticente.
Qui pourrait m'en dire un peu plus? Y-a t'il réellement un risque?