Bonjour,
le départ se rapproche (4 sept) et l'itinéraire est maintenant a peu près calé.
En deux mois et demie je pense faire:
TRUJILLO-HUARAZ - CERRO DE PASCO -HAUNCAYO - HAYACUCHO - CUSCO - LA PAZ
bus: LA PAZ - PUTRE
puis: PUTRE - COLCHANE -UYUNI - SAN PEDRO D'ATACAMA
Si je suis un peu charrette niveau temps, quelle partie du parcours est ce que vous zapperiez? Le nord du Chili ou entre Cerro de Pasco et Cusco?
Si en revanche j'ai bien bombardé, je pense éventuellement rejoindre San Pedro à Salta.
Voila, merci de vos conseil avisés.
Vincent
Bonjour,
Je suis un un adepte de la randonnee en vélo.
J'ai écumé l'Asie ces dernières années , et l'envie me vient de changer de continent.
Je voyage seul en général, Je dors un peu n'importe où en improvisant, dénuement ou luxe,
Je pédale pour le plaisir et pas pour me faire mal.
Quelqu' un pourrait me renseigner et me conseiller des itinéraires dans ces deux pays.
Par avance merci.
marc
Bonjour,
suite aux conseils éclairés d'un membre de ce forum, je pense, sur mon trajet TRUJILLO - SALTA faire ce petit crochet:
arrivé au lac Titicaca, bifurcation vers les parcs du nord du Chili, puis rattraper le salar de Uyuni via Colchane-
D'ou questions:
- Y'a t il un poste frontière PEROU / CHILI vers "General Lagos" ou est on obligé de passer soit par Desaguadero et la Bolivie ou par Arica ?
- Louper la visite de LA PAZ est il dramatique ?
- Avez vous des suggestions?
MERCI /VINCENT
suite aux conseils éclairés d'un membre de ce forum, je pense, sur mon trajet TRUJILLO - SALTA faire ce petit crochet:
arrivé au lac Titicaca, bifurcation vers les parcs du nord du Chili, puis rattraper le salar de Uyuni via Colchane-
D'ou questions:
- Y'a t il un poste frontière PEROU / CHILI vers "General Lagos" ou est on obligé de passer soit par Desaguadero et la Bolivie ou par Arica ?
- Louper la visite de LA PAZ est il dramatique ?
- Avez vous des suggestions?
MERCI /VINCENT
Je pars en septembre pour 2.5mois en AS en vélo, je pense principalement faire du camping (de) sauvage, j'ai vu que les pays que je vais traverser, compte nombres de parcs naturels régional, national voir intergalactique, mes questions:
- l'entrée est elle gratuite? - Peut on camper gratuitement / légalement?
Merci
Vincent
- l'entrée est elle gratuite? - Peut on camper gratuitement / légalement?
Merci
Vincent
Bonjour,
Ca y est j'ai mon billet d'avion, départ mi novembre, retour mi-mars. arrivée santiago et je repars depuis Buenos Aires. J'ai deja été dans le sud de l'argentine, notamment le parc torres del Paine, et j'ai très envie d'y retourner pour faire le grand W, j'avais fait le petit. Je souhaite aussi randonner qq foois et pourquoi pas faire un sommet. Je grimpe et je fais occasionnellement de l'alpinisme, donc ce sera avec un guide de toute façon.
Je compte démarrer vers temuco au chili, j'ai dans l'idée d'aller vers les lac, puis prendre la careterra austral. Je sais pas si je vais aller jusqu'à Ushuaia, parait que cela vaut pas tant que cela la peine, à part pour dire qu'on a été au bout de la terre.
j'ai vu vite fait qu'il y'avait des lac en Argentine.
Je n'ai pas d'itinéraire précis. Mais ce que je souhiaterai, c'est qu'une fois arriver le plus au sud de mon vooayage, faire une mini croisière pour voir des annimaux. Des conseils pour cela?
qu'avez vous pris comme sac de couchage? un 0 degré suffit?
et ultime question, réchaud à essence ou est-ce que je peux m'en sortir avec mon réchaud gaz?
Nath
Ca y est j'ai mon billet d'avion, départ mi novembre, retour mi-mars. arrivée santiago et je repars depuis Buenos Aires. J'ai deja été dans le sud de l'argentine, notamment le parc torres del Paine, et j'ai très envie d'y retourner pour faire le grand W, j'avais fait le petit. Je souhaite aussi randonner qq foois et pourquoi pas faire un sommet. Je grimpe et je fais occasionnellement de l'alpinisme, donc ce sera avec un guide de toute façon.
Je compte démarrer vers temuco au chili, j'ai dans l'idée d'aller vers les lac, puis prendre la careterra austral. Je sais pas si je vais aller jusqu'à Ushuaia, parait que cela vaut pas tant que cela la peine, à part pour dire qu'on a été au bout de la terre.
j'ai vu vite fait qu'il y'avait des lac en Argentine.
Je n'ai pas d'itinéraire précis. Mais ce que je souhiaterai, c'est qu'une fois arriver le plus au sud de mon vooayage, faire une mini croisière pour voir des annimaux. Des conseils pour cela?
qu'avez vous pris comme sac de couchage? un 0 degré suffit?
et ultime question, réchaud à essence ou est-ce que je peux m'en sortir avec mon réchaud gaz?
Nath
Hi everyone,
I’m heading to Chile this coming November and I’d love to spend a few days cycling from Santiago (Chile) to Mendoza (Argentina).
Has anyone done this route before? If so, do you have any tips (stages, gear, accommodation spots, etc.)?
Also, to avoid carrying too much stuff, I’d like to rent a bike in Santiago. Any recommendations for a good rental shop?
Thanks so much in advance for your help :)
Clément
I’m heading to Chile this coming November and I’d love to spend a few days cycling from Santiago (Chile) to Mendoza (Argentina).
Has anyone done this route before? If so, do you have any tips (stages, gear, accommodation spots, etc.)?
Also, to avoid carrying too much stuff, I’d like to rent a bike in Santiago. Any recommendations for a good rental shop?
Thanks so much in advance for your help :)
Clément
Bonjour ,
Départ 4 décembre pour Arica , de là je monterais vers l' altiplano .
Je me pose forcément des questions :
*A part avec du WIFI , comment faites vous pour checker la météo dans la pampa ? température nocturne là haut entre décembre et janvier ?
*L'eau des cours d'eau en étant filtré ou pastille est-elle sans danger ?
* A une trentaine de kilomètres de Putre , une route A-201 monte directement vers les plateaux et parc Llaucca , ce qui raccourci par rapport à Putre , quelqu'un y est déjà passé ?
* LES CHAMPS DE MINES ?
* pareil , afin d'éviter les grands classiques , j'envisage les salar d'arizaro jusque antofagasta de la sierra , quelqu'un s'y est frotté ?
*dernière question pour le moment : la route coté chili pour rejoindre de Escapina à Llica avec un joli col à 5000 m.
Je pars seul , compte avoir sur moi balise GPS et environ quasi constamment 8 litres d'eau .
Qu'en pensez-vous ? Merci , Olivier
Départ 4 décembre pour Arica , de là je monterais vers l' altiplano .
Je me pose forcément des questions :
*A part avec du WIFI , comment faites vous pour checker la météo dans la pampa ? température nocturne là haut entre décembre et janvier ?
*L'eau des cours d'eau en étant filtré ou pastille est-elle sans danger ?
* A une trentaine de kilomètres de Putre , une route A-201 monte directement vers les plateaux et parc Llaucca , ce qui raccourci par rapport à Putre , quelqu'un y est déjà passé ?
* LES CHAMPS DE MINES ?
* pareil , afin d'éviter les grands classiques , j'envisage les salar d'arizaro jusque antofagasta de la sierra , quelqu'un s'y est frotté ?
*dernière question pour le moment : la route coté chili pour rejoindre de Escapina à Llica avec un joli col à 5000 m.
Je pars seul , compte avoir sur moi balise GPS et environ quasi constamment 8 litres d'eau .
Qu'en pensez-vous ? Merci , Olivier
Bonjour,
Peut-on trouver à acheter de quoi manger (et boire) entre Puerto Natales et El Calafate ? Plus précisément sur les 215 km de la Route 40 de la frontière Chili/Argentine et El Calafate ?
(Je vais faire ce trajet en vélo en novembre).
Yep la! Je prévois d'acheter un vélo à Santiago de Chile afin de descendre la fameuse carretera australe prochainement. Je voulais savoir si quelqu'un cherchait à en vendre un peut être? Ou alors si vous aviez des bonnes adresses?
Merci beaucoup, saludos
Jeremy
Bonjour,
Je debute un voyage à velo depuis le sud du Pérou jusqu'à Santiago de Chili sur une periode d'environ 3 mois, en passant par Uyuni, sud Lipez et le desert d'Atacama et certainement ralier la route 40 en Argentine.
J'écris ce message après avoir passé pas mal de temps à lire toute les discussions et écumer beaucoup de blog a ce sujet. Du coup j'ai vu différentes choses possible notament depuis la Paz jusqu'a San Pedro de Atacama. J'ai retenu 3 options: -La paz - Oruro -l'est de Lagoo Poopo - Uyuni- San Pedro de Atacama. -La paz - Oruro - salar Coipasa- Uyuni- San Pedro de Atacama. - La paz - Putre- Colchane -Uyuni- San Pedro de Atacama. Sur un critère beauté , difficulté et temps que conseilleriez vous? Merci ☺️
J'écris ce message après avoir passé pas mal de temps à lire toute les discussions et écumer beaucoup de blog a ce sujet. Du coup j'ai vu différentes choses possible notament depuis la Paz jusqu'a San Pedro de Atacama. J'ai retenu 3 options: -La paz - Oruro -l'est de Lagoo Poopo - Uyuni- San Pedro de Atacama. -La paz - Oruro - salar Coipasa- Uyuni- San Pedro de Atacama. - La paz - Putre- Colchane -Uyuni- San Pedro de Atacama. Sur un critère beauté , difficulté et temps que conseilleriez vous? Merci ☺️
Bonjour à tous.
Je suis en plein préparatif de voyage et avant d'acheter mon billet j'ai besoin de savoir si mon budget pourra me permetre de réaliser le voyage que je souhaite.
En effet j'ai prévu de traverser un partie des Andes a vélo du N au S d'ushuaia à La Paz de fin novembre à fin février. En gros j'ai 2500 euros pour le tout.
En sachant que je déteste les villes et donc souhaite y rester le moins possible. Je ferais un max de coushsurfing et de warmshower pour économiser et rencontrer des locaux "authentique" .
J'ai quelques tronçons incontournable tels que le "sud lipez" la"carretera austral" et les salars bolivien
Vu les distances/temps je pense prendre quelques bus pour gagner du temps.
Donc autonomie maximale et grands espace sont de mise pour ce voyage
Est ce que ça vous paraît viable?
Merci pour vos réponses qui je l'espère seront nombreuses
Bonjour,
On a en projet pour 2016 de partir 5 mois en Amérique du Sud, à vélo avec nos enfants (2 et 4 ans). Pour le moment, nous pensons partir de Lima au Pérou pour rejoindre Santiago au Chili, les détails sont plus flous : - de Lima, passer par Nasca puis monter dans la cordillère pour rejoindre Cusco - rejoindre ensuite le lac Titicaca puis La Paz - traverser le parc du Sajama puis le salar de Uyuni - rejoindre l'Argentine par Villazon puis descendre plus ou moins le long de la route 40 jusque Mendoza - retraverser alors la cordillère pour rejoindre Santiago
Si vous avez des avis sur notre trajet : zones à éviter, zones où passer absolument ? On se demande également si on fait bien le trajet dans le bon sens par rapport à la météo (température, vent) ?
Merci !
On a en projet pour 2016 de partir 5 mois en Amérique du Sud, à vélo avec nos enfants (2 et 4 ans). Pour le moment, nous pensons partir de Lima au Pérou pour rejoindre Santiago au Chili, les détails sont plus flous : - de Lima, passer par Nasca puis monter dans la cordillère pour rejoindre Cusco - rejoindre ensuite le lac Titicaca puis La Paz - traverser le parc du Sajama puis le salar de Uyuni - rejoindre l'Argentine par Villazon puis descendre plus ou moins le long de la route 40 jusque Mendoza - retraverser alors la cordillère pour rejoindre Santiago
Si vous avez des avis sur notre trajet : zones à éviter, zones où passer absolument ? On se demande également si on fait bien le trajet dans le bon sens par rapport à la météo (température, vent) ?
Merci !
Bonjour,
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
Nous avons 3 mois pour une boucle à vélo de mi février à mi mai 2020. Au départ de Santiago, nous hésitons entre partir pour le sud et rejoindre Ushuaia ou le nord pour rejoindre le désert de Uyuni. Notre coeur balance .... Pour que la boucle soit réalisable, nous prendrons peut être un bus pour terminer notre itinéraire par exemple.
Pour ceux qui ont parcourus ces itinéraires, quel serait votre choix ?
Merci à vous.
bonjour, Savez vous si on peut mettre les vélos dans le bus entre Mendoza (argentine) et Santiago du Chili?
J'aurais aimé appeler les compagnies directement mais sur le net, je ne trouve que les réservations en ligne et pas de numéro...
Merci d'avance
Bonjour
Nous avons comme projet avec ma copine de faire une partie (ou toute) la carretera austral en vélo du nord vers le sud début février. Je me pose qlq questions sur la faisabilité du projet ! Et j'ai besoin de votre aide+++
-Concernant les VÉLOS nous recherchons des solutions pour récupérer 2 vélos + moyen pour fixer nos sacs à dos (sur portes bagages?). Adresse ou acheter des vélos à Santiago ou bien puerto montt ? (Faut-il emmener les sacoches velo avec nous ? Ou bien en trouver sur place sera facile?) Existe il des possibilités de location sur plusieurs semaines, avec location à puerto Montt et restitution à Villa O'Higgins?
- Nous sommes plutôt sportif, mais pas du tout entraîné à faire du vélo... Nous pensons faire env 50-60km/j . Es ce que la difficultée de la carretera risque de nous gâcher les paysages ?
-Trouve t'on des bouteille de GAZ sur la route ou bien réchaud à essence obligatoire ?
-coup de coeur, bon spot, ou zone à éviter sur la route ( Travaux?) ?
-y a t'il des RANDO ou treks sympa avec peu de détours pour y acceder ? (Je suis bcp plus randonneur que cycliste...).
-Est-il vrai que tous les soirs on peut manger son poisson fraîchement pêché ?
Merci bcp pour tous vos conseils qui j'espère nous aideront à passer un moment unique !
Estelle et Antoine 😇
Nous avons comme projet avec ma copine de faire une partie (ou toute) la carretera austral en vélo du nord vers le sud début février. Je me pose qlq questions sur la faisabilité du projet ! Et j'ai besoin de votre aide+++
-Concernant les VÉLOS nous recherchons des solutions pour récupérer 2 vélos + moyen pour fixer nos sacs à dos (sur portes bagages?). Adresse ou acheter des vélos à Santiago ou bien puerto montt ? (Faut-il emmener les sacoches velo avec nous ? Ou bien en trouver sur place sera facile?) Existe il des possibilités de location sur plusieurs semaines, avec location à puerto Montt et restitution à Villa O'Higgins?
- Nous sommes plutôt sportif, mais pas du tout entraîné à faire du vélo... Nous pensons faire env 50-60km/j . Es ce que la difficultée de la carretera risque de nous gâcher les paysages ?
-Trouve t'on des bouteille de GAZ sur la route ou bien réchaud à essence obligatoire ?
-coup de coeur, bon spot, ou zone à éviter sur la route ( Travaux?) ?
-y a t'il des RANDO ou treks sympa avec peu de détours pour y acceder ? (Je suis bcp plus randonneur que cycliste...).
-Est-il vrai que tous les soirs on peut manger son poisson fraîchement pêché ?
Merci bcp pour tous vos conseils qui j'espère nous aideront à passer un moment unique !
Estelle et Antoine 😇
Bonjour à tous,
Souhaitant me rendre pour une boucle chili et argentine cet hiver, je souhaiterai savoir comment sont les difficultés entre ces deux pays, notamment au niveau hébergements;En trouve t'on suffisamment pour ne pas s'encombrer de matériel de campement?.Les pentes sont t'elles redoutables? En meme temps, serai interessé par équipier(re)
merci pour votre aide
Amicalement,
André
Partis avec nos vélos tout équipés pour un raid à travers le Chili pour 6 mois, nous nous les sommes fait voler le deuxième jour. Ils étaient pourtant bien attachés devant une boulangerie. Mais les voleurs avaient une pince monseigneur et semblent avoir agi en deux secondes. Grâce à l'aide de notre ami Reinaldo, nous avons pris contact avec le fabricant de vélos Chilien Oxford, qui, touchée par notre aventure nous a proposé de nous prêter deux vélos pour six mois. Il ne nous a plus resté qu'à équiper à nos frais ces vélos pour la randonnée. Conclusion, merci à eux, et la prochaine fois, je ne transporterai pas mes vélos par avion (100€ chaque Velo par voyage) mais je les achèterai sur place. Seul petit problème , ce sont des freins à disque mécaniques ; peut-être moins facile à repérer que les VBreack. Par ailleurs un réparateur de vélos de Irarrazaval nous proposait de nous en fabriquer sur mesure pour 310000 pesos. (420€, aluminium, groupe Schimano groupe Acera pneus continental, fourche polymère. )
Bonjour à tous!
Déjà bientôt 3 ans que nous sommes rentrés de notre voyage en Amérique du Sud... il est temps de recommencer à rêver! Ce n'est clairement pas pour tout de suite... sans doute dans 5 ans... mais comme "préparer", c'est déjà voyager un peu, je me mets à rêver devant les cartes et j'aurais quelques questions!
(Et puis je me dis que si ça ne finissait pas par nous servir, ça servira à d'autres ;-) Je retombe encore sur des questions que j'avais posées il y a quelques années quand je fais certaines recherches!)
Bon alors l'idée c'est un voyage en famille (probablement 2 enfants, qui auront probablement 7 ans et 4,5 ans au moment du départ), avec vélos couchés pour les parents, et vélos droits enfants tractés grâce à des follow me pour les enfants.
Alors voici le "pré-projet" avec les questions:
1) Départ en octobre de Belgique jusqu'à Marseille à vélo
2) Croisière de repositionnement entre Marseille et Santos (Brésil, port à côté de Sao Polo) ou Buenos Aires départ fin novembre, arrivée vers le 10-15 décembre. --> Quel itinéraire serait préférable? Est-ce qu'il est intéressant de rouler entre Santos et Buenos Aires à vélo? (Et n'y fait-il pas beaucoup trop chaud à cette saison?)
3) Bus de Buenos Aires à "quelque part en Patagonie" --> 3A) Faire étape à Puerto Madryn pour couper le trajet de bus en 2 et aller voir les animaux? --> 3B) Ushuaia - El Calafate: intéressant? Pas trop difficile avec enfants? Il me semble que c'est plutôt déconseillé dans ce sens, non? (De toute façon, on ne l'envisage que si on ne va pas au Brésil, question de se caler sur les saisons) --> 3C) Si on "zappe" l'extrême sud, est-ce intéressant de commencer à El Calafate? Ou bien "mieux" de commencer à El Chalten (quitte à faire un aller-retour en bus pour aller montrer le Perito Moreno aux enfants... nous l'avons déjà vu) --> 3D) El Chalten - Villa O Higgins, faisable avec des enfants et notre configuration de vélo? (En prenant au besoin plus de temps que les autres cyclos)
4) Remontée de la carretera australe "jusqu'au bout" --> Faut-il absolument prendre la traversée en bateau pour revenir vers Puerto Montt ou bien ça passe en longeant le fjord "estero reloncavi" pour arriver au Lago Llanquihue à Ensenada?
5) Remontée jusqu'en Colombie? Encore beaucoup de questions... mais j'en ai déjà posé bien assez pour ce post et ça nous mène déjà bien assez loin :-p
Merci d'avance pour vos réponses, pistes...
Angélique
Déjà bientôt 3 ans que nous sommes rentrés de notre voyage en Amérique du Sud... il est temps de recommencer à rêver! Ce n'est clairement pas pour tout de suite... sans doute dans 5 ans... mais comme "préparer", c'est déjà voyager un peu, je me mets à rêver devant les cartes et j'aurais quelques questions!
(Et puis je me dis que si ça ne finissait pas par nous servir, ça servira à d'autres ;-) Je retombe encore sur des questions que j'avais posées il y a quelques années quand je fais certaines recherches!)
Bon alors l'idée c'est un voyage en famille (probablement 2 enfants, qui auront probablement 7 ans et 4,5 ans au moment du départ), avec vélos couchés pour les parents, et vélos droits enfants tractés grâce à des follow me pour les enfants.
Alors voici le "pré-projet" avec les questions:
1) Départ en octobre de Belgique jusqu'à Marseille à vélo
2) Croisière de repositionnement entre Marseille et Santos (Brésil, port à côté de Sao Polo) ou Buenos Aires départ fin novembre, arrivée vers le 10-15 décembre. --> Quel itinéraire serait préférable? Est-ce qu'il est intéressant de rouler entre Santos et Buenos Aires à vélo? (Et n'y fait-il pas beaucoup trop chaud à cette saison?)
3) Bus de Buenos Aires à "quelque part en Patagonie" --> 3A) Faire étape à Puerto Madryn pour couper le trajet de bus en 2 et aller voir les animaux? --> 3B) Ushuaia - El Calafate: intéressant? Pas trop difficile avec enfants? Il me semble que c'est plutôt déconseillé dans ce sens, non? (De toute façon, on ne l'envisage que si on ne va pas au Brésil, question de se caler sur les saisons) --> 3C) Si on "zappe" l'extrême sud, est-ce intéressant de commencer à El Calafate? Ou bien "mieux" de commencer à El Chalten (quitte à faire un aller-retour en bus pour aller montrer le Perito Moreno aux enfants... nous l'avons déjà vu) --> 3D) El Chalten - Villa O Higgins, faisable avec des enfants et notre configuration de vélo? (En prenant au besoin plus de temps que les autres cyclos)
4) Remontée de la carretera australe "jusqu'au bout" --> Faut-il absolument prendre la traversée en bateau pour revenir vers Puerto Montt ou bien ça passe en longeant le fjord "estero reloncavi" pour arriver au Lago Llanquihue à Ensenada?
5) Remontée jusqu'en Colombie? Encore beaucoup de questions... mais j'en ai déjà posé bien assez pour ce post et ça nous mène déjà bien assez loin :-p
Merci d'avance pour vos réponses, pistes...
Angélique
bonjour tout le monde
je serai dans 3 mois en patagonie chilienne à vélo. ça fait bien longtemps que je rêvasse en parcourant des blogs, des guides, des cartes, et je vois grosso modo le parcours que je vais faire, région des lacs, route des 7 lacs, Chiloé, carretera austral, woofing, et je voulais savoir parmi ceux qui l'ont parcouru en vélo, quels sont vos petits coups de coeur, les petits coins atypiques, un peu cachés de cette région, que ça soit un camping éco, un resto au bord de l'eau, une source chaude, une bourgade reculée, une pension familiale où il fait bon de se poser quelques jours pour humer l'atmosphère patagone, une rando peu (ou très) connue, une opportunité de faire du bénévolat/volontariat/woofing, etc. Lachez-vous.
Merci
je serai dans 3 mois en patagonie chilienne à vélo. ça fait bien longtemps que je rêvasse en parcourant des blogs, des guides, des cartes, et je vois grosso modo le parcours que je vais faire, région des lacs, route des 7 lacs, Chiloé, carretera austral, woofing, et je voulais savoir parmi ceux qui l'ont parcouru en vélo, quels sont vos petits coups de coeur, les petits coins atypiques, un peu cachés de cette région, que ça soit un camping éco, un resto au bord de l'eau, une source chaude, une bourgade reculée, une pension familiale où il fait bon de se poser quelques jours pour humer l'atmosphère patagone, une rando peu (ou très) connue, une opportunité de faire du bénévolat/volontariat/woofing, etc. Lachez-vous.
Merci
salut à tous
Ce message s'adresse au cyclos qui sont passés par l'île de Chiloé et/ou par le début de la carretera austral.
J'arrive bientot à Puerto Montt, ma destination est Ushuaia, comme tout le monde. De Puerto Montt, j'ai le choix entre partir vers l'Est et commencer la carretera Austral dès le début, ou partir vers l'ouest et passer par l'île de chiloé avant de rejoindre la carreteral australe en ferry à Chaiten.
Vous en pensez quoi?
Merci pour vos retour d’expérience.

Ce message s'adresse au cyclos qui sont passés par l'île de Chiloé et/ou par le début de la carretera austral.
J'arrive bientot à Puerto Montt, ma destination est Ushuaia, comme tout le monde. De Puerto Montt, j'ai le choix entre partir vers l'Est et commencer la carretera Austral dès le début, ou partir vers l'ouest et passer par l'île de chiloé avant de rejoindre la carreteral australe en ferry à Chaiten.
Vous en pensez quoi?
Merci pour vos retour d’expérience.

Hola à toutes et tous,
Mauvaise nouvelle pour les aventuriers, le Paso Mayer sera bientôt ouvert à la circulation puisqu'une route et trois ponts vont y être construits prochainement.
http://www.youtube.com/watch?v=BZM0ayaDbdk
Donc, pour ceux qui veulent encore vivre des sensations fortes, c'est maintenant ou jamais.
Un petit rappel de nos articles concernant le Paso Mayer ici:
http://www.cyclocosmos.com/article-villa-o-higgins-paso-mayer-69807061.html
et ici
http://www.cyclocosmos.com/article-paso-mayer-no-mans-land-69820978.html
Bien à vous toutes et tous !
Mauvaise nouvelle pour les aventuriers, le Paso Mayer sera bientôt ouvert à la circulation puisqu'une route et trois ponts vont y être construits prochainement.
http://www.youtube.com/watch?v=BZM0ayaDbdk
Donc, pour ceux qui veulent encore vivre des sensations fortes, c'est maintenant ou jamais.
Un petit rappel de nos articles concernant le Paso Mayer ici:
http://www.cyclocosmos.com/article-villa-o-higgins-paso-mayer-69807061.html
et ici
http://www.cyclocosmos.com/article-paso-mayer-no-mans-land-69820978.html
Bien à vous toutes et tous !
bonjour
est-il possible de faire intégralement en vélo la carretera australe au chili de villa o'higgins à puerto montt sans prendre un seul bateau??
merci d'avance
stéphanie
Bonjour à tous...
De retour d'Amérique du sud, je recherche des personnes ayant roulé sur la caraterra austral au Chili. Je prépare un film-diaporama et je souhaite y intégrer des sortes de témoignages de personnes voyageant à vélo et l'ayant parcourue... Le résultat se veut un "chant d'amour" au voyage à vélo et à cette région du Chili. J'ai un questionnaire, assez court que je peux envoyer aux personnes qui voudront bien m'aider à réaliser ce projet. Les questions tournent autour du voyage en vélo en général et sur cette route magnifique en particulier...
Merci d'avance.
Opai
De retour d'Amérique du sud, je recherche des personnes ayant roulé sur la caraterra austral au Chili. Je prépare un film-diaporama et je souhaite y intégrer des sortes de témoignages de personnes voyageant à vélo et l'ayant parcourue... Le résultat se veut un "chant d'amour" au voyage à vélo et à cette région du Chili. J'ai un questionnaire, assez court que je peux envoyer aux personnes qui voudront bien m'aider à réaliser ce projet. Les questions tournent autour du voyage en vélo en général et sur cette route magnifique en particulier...
Merci d'avance.
Opai
Nous avons lu sur Lonely Planet qu'il était possible d'explorer les alentours de San Pedro de Atacama en VTT. Il serait possible de s'adresser à la boutique "Vulcano".
L'un d'entre vous l'a-t-il fait et comment cela s'est-il passé?
Mifarafa
Bonjour à tous, je souhaiterais aller 2 mois (de début juin à fin Juillet) au Chili l'été prochain et faire un parcours en vélo de Santiago à Puerto Montt en vélo.
Je me pose plusieurs questions par rapport à ce voyage:
- Est-ce une bonne idée par rapport à la saison sachant que je suis étudiant et que je n'ai pas d 'autre choix de date
- Quel serait le meilleur itinéraire à prendre (Peut on prendre la Panaméricaine) et comment sortir de Santiago
- Que visiter et où s'arrêter
D'avance merci pour toutes vos réponses.
- Est-ce une bonne idée par rapport à la saison sachant que je suis étudiant et que je n'ai pas d 'autre choix de date
- Quel serait le meilleur itinéraire à prendre (Peut on prendre la Panaméricaine) et comment sortir de Santiago
- Que visiter et où s'arrêter
D'avance merci pour toutes vos réponses.
Coucou tout le monde,
J envisage de pédaler et bivouaquer sur la carretera australe en janvier 2020 pendant 3 semaines. Je table sur 50 - 60km maxi par jour.
Quel trajet me conseillez vous? Partie Nord ou Sud? Avec quelle entrée/sortie?
Je suis preneuse de tous les bons plan et bonne idées.
C est mon premier voyage à vélo !
Merci+++ cathy
Pour la version complète avec Photos et Vidéos, Visitez mon Blog au www.ffotr.com
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d���énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
12 Janvier 2018, Vendredi
Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!
Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$
Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!
Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.
16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:
Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM
Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.
Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!
Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!
Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!
Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!
18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM
Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.
Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!
19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM
Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.
En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!
20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM
Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!
Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.
21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.
Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!
Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!
En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!
22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.
Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!
Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.
Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!
Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!
On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.
Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!
23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.
Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.
J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.
24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.
Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!
On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.
Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!
Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!
26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;
Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!
27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.
Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.
Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!
28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane
Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.
À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!
On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!
Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!
Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)
29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel
Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!
Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!
En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!
Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!
30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;
Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.
La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.
31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;
Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.
On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.
Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.
Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!
Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?
En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!
1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;
Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!
O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!
Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!
La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.
Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!
3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.
Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!
Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!
Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!
La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!
Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.
Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.
4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.
Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!
Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.
Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!
Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!
À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.
Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?
Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.
Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.
5 Février, Lundi, 19C
El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!
Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.
8 Février, Jeudi, 18C
Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!
Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.
J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.
Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!
Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!
Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!
Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d���énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.
C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?
10 Février, Samedi, 18C
J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.
Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.
Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Hola amigos! 🙂
Je m'apelle Hans et avec ma copine Rose nous avons l'intention de faire le Chili depuis le nord du Chili vers l'Antarctique si c'est possible. Voici notre itinéraire (première essai):
Premiere Partie (Partir debut novembre)
1) Arica, en commençant environs par le lac de Chungara et descendre vers le sud pour arriver a Calama.
2) Depuis Calama passer par San Pedro de Atacama et descendre vers Copiapo
3) Depuis Copiapo essayer de ne pas longer la route 5, sinon trouver une autre route pour aller vers La Serena.
4) Depuis la Serena longer la cote pacifique en passant par los vilos pour arriver vers Valparaiso et ansi Santiago.
Deuxième Partie (Repos chez mes parents )(Partir après Noël)
5) Depuis Santiago, partir en direction vers le sud en longeant le pacific en passant par Pichilemu, Iloca, Constitution, etc pour arriver petit à petit vers Puerto Montt.
6) Depuis Puerto Montt, longer toute la "carretera austral" jusqu'à Tortel.
7) Depuis Tortel, prendre le bateau qui va jusqu'à Puerto Williams (à coté de la terre de Ushuaia)
8) Essayer si c'est possible depuis Puerto Williams d'aller à l'antarctique.
Mes questions sont les suivantes: - Combien de temps peut prendre tout ce voyage? - Existe t'il des aides ou des sponsors pour financer mon projet? - Est-il possible de faire de camper le long du Chili? - Existe t'il des gens qui ont deja fait ce périple en vélo et quels sont ces conseils le plus importants?
Merci énormément de votre aide et vive la liberté à deux roues!
Hans et Rose
Je m'apelle Hans et avec ma copine Rose nous avons l'intention de faire le Chili depuis le nord du Chili vers l'Antarctique si c'est possible. Voici notre itinéraire (première essai):
Premiere Partie (Partir debut novembre)
1) Arica, en commençant environs par le lac de Chungara et descendre vers le sud pour arriver a Calama.
2) Depuis Calama passer par San Pedro de Atacama et descendre vers Copiapo
3) Depuis Copiapo essayer de ne pas longer la route 5, sinon trouver une autre route pour aller vers La Serena.
4) Depuis la Serena longer la cote pacifique en passant par los vilos pour arriver vers Valparaiso et ansi Santiago.
Deuxième Partie (Repos chez mes parents )(Partir après Noël)
5) Depuis Santiago, partir en direction vers le sud en longeant le pacific en passant par Pichilemu, Iloca, Constitution, etc pour arriver petit à petit vers Puerto Montt.
6) Depuis Puerto Montt, longer toute la "carretera austral" jusqu'à Tortel.
7) Depuis Tortel, prendre le bateau qui va jusqu'à Puerto Williams (à coté de la terre de Ushuaia)
8) Essayer si c'est possible depuis Puerto Williams d'aller à l'antarctique.
Mes questions sont les suivantes: - Combien de temps peut prendre tout ce voyage? - Existe t'il des aides ou des sponsors pour financer mon projet? - Est-il possible de faire de camper le long du Chili? - Existe t'il des gens qui ont deja fait ce périple en vélo et quels sont ces conseils le plus importants?
Merci énormément de votre aide et vive la liberté à deux roues!
Hans et Rose
Bonjour,
Quelqu'un pourrait me dire les conditions de Route et les points d'eau entre Tinogasta et Copiapo en passant par le paso San Francisco?
Gracias !
Florence








