Bonjour, je profite du temps d'attente pour mon bus pour ecrire mon CR et impressions sur le Venezuela.
Tout d'abord l'arrivee depuis Manaus, sans encombres. 150 Reals le bus depuis Manaus jusqu'a Santa Elena, 2000 Bfs Santa Elena/Puerto Ordaz. Les bus sont confortables et la route jusque Puerto Ordaz en bon etat. Prevoyez quand meme 2h d'attente a la frontiere bresilienne (ils sont TRES lents) et 5 min a la frontiere Venezuelienne.
A puerto Ordaz, arrivee tot le matin, taxi por puesto, 2000 Bs jusqu'a Tucupita (2h).
Bateau jusqu'a l'orinoco delta Lodge ou je suis reste un peu plus de 1 mois (volontariat).
Tres bon lodge, en pleine nature, bonne nourriture, le staff est sympa et particulierement le patron Anthony et Orlando a qui je tire mon chapeau pour leur gentillesse.
Beaucoup d'animaux evidemment a voir dans le Delta, pas de probleme de penurie de nourriture mais quand je suis parti la biere et le coca devenaient des denrees rares. Change dans les bleds alentours a 800Bs pour 1 dollar.Niveau securite rien a signaler, on peut y sejourner l'esprit tranquille.
Mon avis sur les waraos: etant donne que les visites de communautes font parties des tours je dirais que il n'y a rien a "visiter". Vous serez plus la pour voir leurs produits artisanaux et acheter des souvenirs, qui au passage sont tres peu chers. Etant reste un mois dans le delta, je peux dire que les waraos n'ont pas le contact tres facile. Il faut du temps pour se faire accepter et commencer a vraiment les decouvrir. Au final ils sont extremement gentils et n'ont pas l'air de trop vouloir s'"occidentaliser". Bref pour une bonne deconnection, un tour dans le delta est vraiment a recommander.
Ciudad Bolivar: Pour aller jusque la j'ai du changer 4 fois de voiture depuis boca de Uracoa pour un total de 4400 Bs et 3h de route.
Je suis reste a la Posada Don Carlos, dans le centre historique (tres joli). Posada avec excellent rapport qualite/prix a 9 900 Bs la nuit chambre avec lits A/C, internet et la posada en elle meme est absolument charmante de meme que le staff qui est au petit soin. On péut se promener sans crainte dans le centre historique de CB. Meme la nuit tombee les rues etaient animees et sans risques apparents.
Canaima: La posada m'a organisee le tour via Excurciones Kavac, 310 USD, 3J/2N, au top. Lodge a 2 min de la plage, nourriture excellente, chambre propres, staff tres sympa, campement pour le salto angel en hamac (mais sans moustiquaire...:( heureusement peu de moustiques), tour de la lagune, passage du salto sapo. Je confirme ici tous les avis que j'ai pu lire sur Canaima qui est un site exceptionnel a ne surtout pas manquer si vous partez au Venez.
Retour sur Manaus via boa vista (4000Bs le bus jusque santa elena, bus de nuit), 2000 Bs le taxi du terminal jusqu'a la frontiere, a nouveau 2h d'attente cote bresilien......35 reals le taxi de la frontiere jusque Boa Vista (2h) et 100 Real le bus de nuit jusque Manaus ou j'arriverai demain.
Les Plus du Venezuela (Partie sud est du moins):
- Peu, voir aucun sentiment d'insecurite, mais prendre neanmoins les precautions de bases
- Les gens vous aident: Par ex ils m'ont accompagne pour prendre le taxi, ou ils ont envoye quelqu'un m'acheter des cigarettes lorsque j'attendais a l'aeroport de Ciudad Bolivar, ils sont intervenus et on chasse du terminal de bus un gar qui essayait de m'arnaquer bref on a l'impression qu'ils gardent un oeil bienveillant sur vous et que si quelque chose ne va pas ils interviendront pour vous aider.
- Les venezolanos sont extremements gentils
- Les prix sont derisoires
- Paysages a couper le souffle
Les moins :
- Les coupures d'electricite frequentes
- internet tres lents
- beaucoup de produits dur, voir impossible a trouver ( Shampoing, savon, biere, PQ, sucre, coca, bain de bouche et autres produits de pharmacie)
- Salete des villes
- Horaires de transport TRES aleatoire voir inexistantes
- Temps de transport long
- Les mouches/puces de canaima qui sont pire que les moustiques car vous gardez des boutons pendant quelques jours et ils peuvent vous demanger. Il y en a enorment!
VOila encore une fois je ne parle que de ce que j'ai visite car apparement la situation est inverse dans d'autre parties du pays.
En tout cas pour ceux qui voudraient visiter le sud est en ce moment, foncez, tout est vraiment authentique et merite le detour.
Et un grand muchas gracias au venezolanos qui n'ont pas la vie facile sous Maduro:> mais qui essayent de faire avec.
N'hesitez pas si vous voulez plus d'infos
Bonjour à tous,
voilà je recherche des informations récentes sur le Venezuela le top ce serait de la part de français vivant dans ce pays pour avoir de réelles informations sur la vie de tous les jours, est il facile de trouver des hôtels, se nourrir, restaurants, coût de la vie et pour la sécurité aussi, questions qui peuvent paraître bizarre mais d'après ce qu'on entends de ce pays il y a de quoi s'en inquiéter, donc voila j'espère que l'on pourra m'aider car j'ai vraiment envie de visiter ce pays. Merci
voilà je recherche des informations récentes sur le Venezuela le top ce serait de la part de français vivant dans ce pays pour avoir de réelles informations sur la vie de tous les jours, est il facile de trouver des hôtels, se nourrir, restaurants, coût de la vie et pour la sécurité aussi, questions qui peuvent paraître bizarre mais d'après ce qu'on entends de ce pays il y a de quoi s'en inquiéter, donc voila j'espère que l'on pourra m'aider car j'ai vraiment envie de visiter ce pays. Merci
Bonjour
je recherche des infos pour un passage de frontières terrestres entre la Bolivie et le Brésil avec un camion camping car 4x4 vers Manaus , puis mettre le camion sur une barge vers Belem ou Santarém
J ai pensé passer la frontière a Guayaramerin , y a t il de meilleures options merci
A+ Jes
http://glougloumercedes.over-blog.com/2016/11/glouglou-j-ai-les-roues-qui-me-demangent.html
http://glougloumercedes.over-blog.com/2016/11/glouglou-j-ai-les-roues-qui-me-demangent.html
Hi everyone,
Our travel plans to Brazil in October are moving forward. Now we're looking for the best way to put it all together. Starting from Montpellier, probably connecting through CDG, arriving in Salvador de Bahia, stopping in Belo Horizonte, then a flight to Rio, and the return trip. How can we manage to finalize such a circular flight? Thanks in advance for your tips.
Best,
Serge
Hi there,
I’m planning a road trip in a rental car in Paraguay. During this trip, I’d also like to cross the border to visit Iguazu Falls (both the Argentine and Brazilian sides), which are just a few kilometers from the Paraguayan border. The issue is that rental car agencies don’t allow crossing borders.
So my question is: is it easy, possible, and safe to leave the rental car for 2 or 3 days in Paraguay and cross the border from Ciudad del Este? What’s the best way to get around (bus, taxi)?
Thanks for your help
Bonjour
Nous etions a ciudad del este nous nous pas pris le tete pour passer au bresil visiter les chutes d iguazu affretant un taxi cout aller retour 50 dollar us la passage de la frontiere comme de la france a l espagne rien on passes la frontiere tout droit sans aucuns controle pour juste une journée il est vrai.
Les pesos argentin sont acceptés sans soucis, les guaranis non pour les autres monnaies etrangeres je ne sais pas.
bon voyage quand les frontiéres seront reouvertes.
Bonjour
Je vais arriver de la Paz à Iguaçu, côté brésilien, avent de partir pour Buenos Aires. Comment passer des chutes d'Iguaçu côté brésilien au côté argentin ?
Merci !
Je vais arriver de la Paz à Iguaçu, côté brésilien, avent de partir pour Buenos Aires. Comment passer des chutes d'Iguaçu côté brésilien au côté argentin ?
Merci !
Bonjour amis voyageurs !
Je me présente, je m'appelle Kevin, j'ai 25 ans (26 ans dans 2 mois), je prépare le barreau pour devenir avocat dans un futur proche, je parle espagnol et portugais (je suis d'origine portugaise) et j'aimerai partir pour la première grande aventure de ma vie !
Voilà, la préparation et le passage de l'examen du barreau font que j'ai 5 semaines de libre du 30 novembre 2018 au 5 janvier 2019.
J'aimerai profiter de cette période pour partir pour la première fois hors du continent européen !
Un de mes grands rêves est de partir au Pérou et en Bolivie (Pas très original comme rêve mais je n'y peux rien haha).
Et donc, vu la période, j'envisage de partir seul, 2 semaines en Bolivie, 2 semaines au Pérou, puis en profiter pour passer le Nouvel An à Rio et y rester une petite semaine (Je découvrirai la suite du Brésil lors d'un prochain voyage).
Je partirai seul parce que parmi mon entourage personne ne peut se libérer, c'est une période pas facile pour voyager, et donc j'envisage la grande aventure solo !
Ca ne me fait pas peur même si les avis autour de moi sont divergeants, d'un côté on me dit que c'est une idée géniale, et d'un autre que c'est un projet risqué de partir seul dans des pays soit disant "dangereux".
J'écoute tous les avis autour de moi, j'entend bien qu'il y a des risques mais comme partout ! et je ne peux pas me priver de ça à cause de certains risques. Des risques il y en a tous les jours, en sortant de chez nous, en prenant notre voiture, et en avalant de travers un tros gros morceu de viande chez nous !
Enfin bref, j'aimerai vraiment partir, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et je me dis que c'est le moment idéal !
Alors, je n'ai pas encore d'itinéraire fixe, je commence à y travailler, à voir les billets d'avion, et les divers conseils sur les blogs et forum.
L'idéal serait d'arriver à Lima le 1er décembre, être à La Paz ou Santa Cruz le 29 décembre pour prendre un vol direction Rio et le Nouvel An; et y rester jusqu'au 5 janvier 2019. (J'aurai adoré faire le Brésil mais 5 semaines pour 3 pays c'est impossible, déjà 2 semaines au Pérou et en Bolivie c'est quand même court.)
Et donc, j'aimerai quelques impressions et avis sur ce projet, si la durée est convenable pour chaque pays, si la période est la bonne pour y aller, si voyager seul est une bonne idée etc, et des conseils également de voyageurs qui partent seuls et également de celles et ceux qui sont partis vers ces mêmes destinations !
Et qui sait, peut être que d'autres voyageurs auront le même projet au même moment et qu'on pourrait en discuter et pourquoi pas se retrouver là bas !
Voila, désolé quand même pour ce long discours, et je remercie infiniment celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre !
Gracias ! Obrigado !
Kevin
Je me présente, je m'appelle Kevin, j'ai 25 ans (26 ans dans 2 mois), je prépare le barreau pour devenir avocat dans un futur proche, je parle espagnol et portugais (je suis d'origine portugaise) et j'aimerai partir pour la première grande aventure de ma vie !
Voilà, la préparation et le passage de l'examen du barreau font que j'ai 5 semaines de libre du 30 novembre 2018 au 5 janvier 2019.
J'aimerai profiter de cette période pour partir pour la première fois hors du continent européen !
Un de mes grands rêves est de partir au Pérou et en Bolivie (Pas très original comme rêve mais je n'y peux rien haha).
Et donc, vu la période, j'envisage de partir seul, 2 semaines en Bolivie, 2 semaines au Pérou, puis en profiter pour passer le Nouvel An à Rio et y rester une petite semaine (Je découvrirai la suite du Brésil lors d'un prochain voyage).
Je partirai seul parce que parmi mon entourage personne ne peut se libérer, c'est une période pas facile pour voyager, et donc j'envisage la grande aventure solo !
Ca ne me fait pas peur même si les avis autour de moi sont divergeants, d'un côté on me dit que c'est une idée géniale, et d'un autre que c'est un projet risqué de partir seul dans des pays soit disant "dangereux".
J'écoute tous les avis autour de moi, j'entend bien qu'il y a des risques mais comme partout ! et je ne peux pas me priver de ça à cause de certains risques. Des risques il y en a tous les jours, en sortant de chez nous, en prenant notre voiture, et en avalant de travers un tros gros morceu de viande chez nous !
Enfin bref, j'aimerai vraiment partir, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et je me dis que c'est le moment idéal !
Alors, je n'ai pas encore d'itinéraire fixe, je commence à y travailler, à voir les billets d'avion, et les divers conseils sur les blogs et forum.
L'idéal serait d'arriver à Lima le 1er décembre, être à La Paz ou Santa Cruz le 29 décembre pour prendre un vol direction Rio et le Nouvel An; et y rester jusqu'au 5 janvier 2019. (J'aurai adoré faire le Brésil mais 5 semaines pour 3 pays c'est impossible, déjà 2 semaines au Pérou et en Bolivie c'est quand même court.)
Et donc, j'aimerai quelques impressions et avis sur ce projet, si la durée est convenable pour chaque pays, si la période est la bonne pour y aller, si voyager seul est une bonne idée etc, et des conseils également de voyageurs qui partent seuls et également de celles et ceux qui sont partis vers ces mêmes destinations !
Et qui sait, peut être que d'autres voyageurs auront le même projet au même moment et qu'on pourrait en discuter et pourquoi pas se retrouver là bas !
Voila, désolé quand même pour ce long discours, et je remercie infiniment celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre !
Gracias ! Obrigado !
Kevin
Bonjour,
Nous partons avec mon mari et nos 3 enfants (5 à 11ans) au Bresil et l'une de nos escale sera pour découvrir les chutes d'Iguassu.
Pour optimiser ce passage, nous faisons appel à vou s!
Nous arriverons à l'aeroport côté Bresil à 9h30 un mardi et souhaitons commencer par le côté brésilien. Puis faire le côté argentin le lendemain. Notre vol retour part le jeudi à 10h.
Apparemment, ce serait plus sympa de dormir côté Argentin. Alors pensez-vous que c'est une bonne idée de : - trouver une pousada simple côté Brésilien pour le 2ème jour (cf départ le matin par avion) et y aller dès notre arrivée le mardi pour y déposer nos bagages et ne prendre avec nous que le nécessaire pour 1 nuit. - aller visiter les chute côté brésilien le mardi après midi puis en fin de journée, passer la frontière et dormir côté argentin. Faire les chutes de ce côté le mercredi et en fin de journée, repasser la frontière vers le Brésil et retourner à la 1ère pousada récupérer nos affaires et y dormir cette 2de nuit ?
Si cette option vous semble bonne, pensez-vous que la 1ère pousada nous demandera de payer pour la garde des bagages ? Est-ce sûr comme option ?
Sinon, la pose de nos bagages à l'entrée du parc côté Bresil est elle chère (calculée à l'heure ?)?
Concernant les trajets, comme nous serons 5, l'option taxi serait-elle préférable (+ gain de temps) ? En Uber par ex ?
Bien entendu, si vous avez des conseils pour des pousada, nous sommes preneurs !
Mille mercis d'avance, Tnica
Nous partons avec mon mari et nos 3 enfants (5 à 11ans) au Bresil et l'une de nos escale sera pour découvrir les chutes d'Iguassu.
Pour optimiser ce passage, nous faisons appel à vou s!
Nous arriverons à l'aeroport côté Bresil à 9h30 un mardi et souhaitons commencer par le côté brésilien. Puis faire le côté argentin le lendemain. Notre vol retour part le jeudi à 10h.
Apparemment, ce serait plus sympa de dormir côté Argentin. Alors pensez-vous que c'est une bonne idée de : - trouver une pousada simple côté Brésilien pour le 2ème jour (cf départ le matin par avion) et y aller dès notre arrivée le mardi pour y déposer nos bagages et ne prendre avec nous que le nécessaire pour 1 nuit. - aller visiter les chute côté brésilien le mardi après midi puis en fin de journée, passer la frontière et dormir côté argentin. Faire les chutes de ce côté le mercredi et en fin de journée, repasser la frontière vers le Brésil et retourner à la 1ère pousada récupérer nos affaires et y dormir cette 2de nuit ?
Si cette option vous semble bonne, pensez-vous que la 1ère pousada nous demandera de payer pour la garde des bagages ? Est-ce sûr comme option ?
Sinon, la pose de nos bagages à l'entrée du parc côté Bresil est elle chère (calculée à l'heure ?)?
Concernant les trajets, comme nous serons 5, l'option taxi serait-elle préférable (+ gain de temps) ? En Uber par ex ?
Bien entendu, si vous avez des conseils pour des pousada, nous sommes preneurs !
Mille mercis d'avance, Tnica
I’ve seen some info about this route, but not nearly enough, so I thought I’d share what I did for anyone interested.
Cayenne - Saint-Georges: From Cayenne’s bus station, the TIG No. 8 bus goes to Saint-Georges. It’s a minibus run by a contractor you can call ahead to reserve a seat. I managed to get a spot the same day. It was parked on the other side of the river, across from the main bus stops. Price: 40 €, departures at 7 AM, 9 AM, 11 AM, and 3 PM except Sundays, depending on driver availability.
Saint-Georges - Oiapoque: Once in Saint-Georges, cross the river by canoe for 10 €. The canoe made a first stop on the opposite bank, then a second in the center of Oiapoque. To enter Brazil, you’ll need to get your passport stamped. This can be done at the federal police station, less than 1 km from the dock, heading into Oiapoque.
Oiapoque - Macapá: From Oiapoque, there are buses or taxis. Not knowing when the next bus would come, I didn’t want to wait, so I went back to the dock and took a 4x4, a kind of shared taxi, for 250 reals. I left around 4 PM and arrived at 2 AM in Macapá. If I had to do it again, I’d take the bus—apparently, it has reclining seats and travels overnight to arrive the next morning.
Macapá - Santana You need to get to Santana to take the ferry to Belém—tricky on a Sunday... After waiting for a bus that was taking forever, I took a *carretera pirata* (unofficial taxi) on the advice of a local Brazilian. It took me to Santana for 10 reals (vs. 5 for the bus). The ride takes about 15 minutes from Macapá to Santana’s port. You can do this the same morning.
Santana - Belém I bought tickets directly at the port when I arrived from one of the many agencies. I slept in a no-frills little hotel right by the port, run by a charming elderly couple, and boarded the next day at 9 AM. You’ll need a hammock to sleep if you’re not taking a cabin. The fare is 250 reals—it’s listed as 300, but they gave me a "discount" without me even asking. The trip takes 24 hours to Belém. There’s a small snack bar for those who didn’t have time to pack food.
Article on the topic (in French): https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/macapa-belem-au-fil-de-l-amazone-1302076.html
Hope this helps someone avoid some of the hassle I went through!
Cayenne - Saint-Georges: From Cayenne’s bus station, the TIG No. 8 bus goes to Saint-Georges. It’s a minibus run by a contractor you can call ahead to reserve a seat. I managed to get a spot the same day. It was parked on the other side of the river, across from the main bus stops. Price: 40 €, departures at 7 AM, 9 AM, 11 AM, and 3 PM except Sundays, depending on driver availability.
Saint-Georges - Oiapoque: Once in Saint-Georges, cross the river by canoe for 10 €. The canoe made a first stop on the opposite bank, then a second in the center of Oiapoque. To enter Brazil, you’ll need to get your passport stamped. This can be done at the federal police station, less than 1 km from the dock, heading into Oiapoque.
Oiapoque - Macapá: From Oiapoque, there are buses or taxis. Not knowing when the next bus would come, I didn’t want to wait, so I went back to the dock and took a 4x4, a kind of shared taxi, for 250 reals. I left around 4 PM and arrived at 2 AM in Macapá. If I had to do it again, I’d take the bus—apparently, it has reclining seats and travels overnight to arrive the next morning.
Macapá - Santana You need to get to Santana to take the ferry to Belém—tricky on a Sunday... After waiting for a bus that was taking forever, I took a *carretera pirata* (unofficial taxi) on the advice of a local Brazilian. It took me to Santana for 10 reals (vs. 5 for the bus). The ride takes about 15 minutes from Macapá to Santana’s port. You can do this the same morning.
Santana - Belém I bought tickets directly at the port when I arrived from one of the many agencies. I slept in a no-frills little hotel right by the port, run by a charming elderly couple, and boarded the next day at 9 AM. You’ll need a hammock to sleep if you’re not taking a cabin. The fare is 250 reals—it’s listed as 300, but they gave me a "discount" without me even asking. The trip takes 24 hours to Belém. There’s a small snack bar for those who didn’t have time to pack food.
Article on the topic (in French): https://la1ere.franceinfo.fr/guyane/macapa-belem-au-fil-de-l-amazone-1302076.html
Hope this helps someone avoid some of the hassle I went through!
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage de 6 semaines (peut-être moins) vers fin Septembre à début Novembre en Amérique du Sud avec les destinations suivantes :
- Europe – Rio de Janeiro. - Rio de Janeiro : 3 ou 4 jours - De Rio à Iguacu en passant par la côte : Ilha Grande, Angra dos Reis e Parati. Peut-être une bonne dizaine de jours. - Iguaçu: 2 jours en comptant les 2 côtés Brésil et Argentine. - Nord de l’Argentine : Cordoba, Mendoza : 2 semaines ? - Passage des Andes vers le Chili, Santiago et Valparaiso : une bonne semaine. - Retour en Argentine et en route vers Buenos Aires : 3 ou 4 jours. - Buenos Aires : 4 jours. - Retour en Europe à partir de Buenos Aires.
Je ne suis pas à un jour près pour aucun de ces points de chute, ni pour le total du voyage. Je ne cherche pas non plus, maintenant même, à tout fixer au jour le jour. Je cherche seulement à cerner la durée totale du voyage de facon à pouvoir aller sur les sites de réservation des vols. Une fois les vols « dans la poche », je me pencherai de plus près sur l’itinéraire.
Ce serait donc sympa de la part des forumistes qui sont déjà passés par les endroits que j’ai cités de me donner leur avis sur le temps adéquat qu’il me faudrait compter, grosso modo. Bien évidemment, je ne refuserai pas les tuyaux intéressants non plus !
Je suis en train de préparer un voyage de 6 semaines (peut-être moins) vers fin Septembre à début Novembre en Amérique du Sud avec les destinations suivantes :
- Europe – Rio de Janeiro. - Rio de Janeiro : 3 ou 4 jours - De Rio à Iguacu en passant par la côte : Ilha Grande, Angra dos Reis e Parati. Peut-être une bonne dizaine de jours. - Iguaçu: 2 jours en comptant les 2 côtés Brésil et Argentine. - Nord de l’Argentine : Cordoba, Mendoza : 2 semaines ? - Passage des Andes vers le Chili, Santiago et Valparaiso : une bonne semaine. - Retour en Argentine et en route vers Buenos Aires : 3 ou 4 jours. - Buenos Aires : 4 jours. - Retour en Europe à partir de Buenos Aires.
Je ne suis pas à un jour près pour aucun de ces points de chute, ni pour le total du voyage. Je ne cherche pas non plus, maintenant même, à tout fixer au jour le jour. Je cherche seulement à cerner la durée totale du voyage de facon à pouvoir aller sur les sites de réservation des vols. Une fois les vols « dans la poche », je me pencherai de plus près sur l’itinéraire.
Ce serait donc sympa de la part des forumistes qui sont déjà passés par les endroits que j’ai cités de me donner leur avis sur le temps adéquat qu’il me faudrait compter, grosso modo. Bien évidemment, je ne refuserai pas les tuyaux intéressants non plus !
Bonjour, nous aimerions prendre un Uber ou taxi, combien coūte environ la course? Et avez-vous utiliser uber brésil? J'ai aussi lu l'appli 99 . Suggestion? Merci
Bonjour.
Pour réaliser la visite des chutes des deux côtés, est-ce envisageable sur une journée ? Quel est l'itinéraire à suivre et le moyen de transport à privilégier ?
Merci de vos réponses.
Bonjour,
Ma compagne et moi passons un mois au Brésil. Pour notre retour en France, nous partons avec la compagnie Delta Airlines depuis l'Aéroport de São Paulo-Guarulhos avec un vol à 21h25. Aussi, nous avons prévu d'arriver à l'aéroport de Guarulhos avec un vol Latam dont l'arrivée est prévu à 18h35. Cela nous fait donc quasiment 2h20 pour récupérer nos bagages, les réenregistrer sur le vol international, passer les contrôles et la douane et nous présenter à l'embarquement qui se termine une demie heure avant le départ donc 20h55. Nous voudrions savoir si cela est faisable ou si ce n'est pas raisonnable. Merci pour vos réponses
Ma compagne et moi passons un mois au Brésil. Pour notre retour en France, nous partons avec la compagnie Delta Airlines depuis l'Aéroport de São Paulo-Guarulhos avec un vol à 21h25. Aussi, nous avons prévu d'arriver à l'aéroport de Guarulhos avec un vol Latam dont l'arrivée est prévu à 18h35. Cela nous fait donc quasiment 2h20 pour récupérer nos bagages, les réenregistrer sur le vol international, passer les contrôles et la douane et nous présenter à l'embarquement qui se termine une demie heure avant le départ donc 20h55. Nous voudrions savoir si cela est faisable ou si ce n'est pas raisonnable. Merci pour vos réponses
🙂
Après avoir passé des heures à rechercher sur internet et sur les forums un TO pour le Brésil, nous avons choisi TERRA BRAZIL
L'ancien commentaire de 2013 que j'avais pu lire sur ce forum, m'avait franchement refroidie. En plus, nous voyageons en préparant notre propre circuit et nos propres hébergements et avons plus de 50 ans. Donc méfiants par défaut...
Ayant reçu plusieurs devis de TO français qui d'ailleurs, au passage, prennent contact avec des TO locaux et facturent leur marge, je me suis rendue compte que je pouvais faire des économies en enlevant l'intermédiaire français.
Nous avions déjà acheté nous mêmes nos billets d'avion et vols intérieurs car nous avons sauté sur les promos 8 mois avant. Il ne nous restait plus qu'à "remplir" notre séjour.
J'ai donc contacté TERRA BRAZIL (avec méfiance au début je dois l'avouer)
Je vous livre donc, sans aucune complaisance mais juste pour aider d'autres voyageurs, mon avis :
Nous avons donc envoyer un mail à Mme Luiza BELTRAME (qui parle français) de TERRA BRAZIL en lui soumettant notre circuit. Elle m'a envoyé un premier devis. Je l'ai ensuite inondé de questions, et de modifications aussi, auxquelles elle a toujours répondu avec une grande gentillesse, tant par mail qu'au téléphone (nous convenions d'un horaire et c'est elle qui m'appelait)
Tout c'est merveilleusement bien passé : les guides (tous supers et à notre écoute) étaient au rendez-vous, les transferts présents et ponctuels et le choix de nos pousadas et hotels complètement respectés.
Un vrai voyage à la carte en liberté avec la sécurité, pour certaines journées et visites, des transferts et guides, étant précisé que nous avions aussi des journées libres sans aucune assistance du TO.
Mme BELTRAME nous a même téléphoné pendant notre voyage, sur le portable d'un guide que nous avions choisi pour une demi journée, pour savoir si tout ce passait bien.
Bref, en un mot, et de retour du Brésil, je ne peux que recommander cette agence brésilienne et ceci, je le répète, sans aucune complaisance, car nous sommes assez exigeants... comme des français 😎
Après avoir passé des heures à rechercher sur internet et sur les forums un TO pour le Brésil, nous avons choisi TERRA BRAZIL
L'ancien commentaire de 2013 que j'avais pu lire sur ce forum, m'avait franchement refroidie. En plus, nous voyageons en préparant notre propre circuit et nos propres hébergements et avons plus de 50 ans. Donc méfiants par défaut...
Ayant reçu plusieurs devis de TO français qui d'ailleurs, au passage, prennent contact avec des TO locaux et facturent leur marge, je me suis rendue compte que je pouvais faire des économies en enlevant l'intermédiaire français.
Nous avions déjà acheté nous mêmes nos billets d'avion et vols intérieurs car nous avons sauté sur les promos 8 mois avant. Il ne nous restait plus qu'à "remplir" notre séjour.
J'ai donc contacté TERRA BRAZIL (avec méfiance au début je dois l'avouer)
Je vous livre donc, sans aucune complaisance mais juste pour aider d'autres voyageurs, mon avis :
Nous avons donc envoyer un mail à Mme Luiza BELTRAME (qui parle français) de TERRA BRAZIL en lui soumettant notre circuit. Elle m'a envoyé un premier devis. Je l'ai ensuite inondé de questions, et de modifications aussi, auxquelles elle a toujours répondu avec une grande gentillesse, tant par mail qu'au téléphone (nous convenions d'un horaire et c'est elle qui m'appelait)
Tout c'est merveilleusement bien passé : les guides (tous supers et à notre écoute) étaient au rendez-vous, les transferts présents et ponctuels et le choix de nos pousadas et hotels complètement respectés.
Un vrai voyage à la carte en liberté avec la sécurité, pour certaines journées et visites, des transferts et guides, étant précisé que nous avions aussi des journées libres sans aucune assistance du TO.
Mme BELTRAME nous a même téléphoné pendant notre voyage, sur le portable d'un guide que nous avions choisi pour une demi journée, pour savoir si tout ce passait bien.
Bref, en un mot, et de retour du Brésil, je ne peux que recommander cette agence brésilienne et ceci, je le répète, sans aucune complaisance, car nous sommes assez exigeants... comme des français 😎
hi,
We’re planning a trip to Brazil in March 2026, just the two of us, for 10 days without using an agency. Rio, the falls, and Bahia too. How can we get around there? Train? Car rental? Plane? Are the roads easy to drive on? Is Rio safe to explore on our own? We’d love any travel journals with ideas for places to see, as well as books to help us plan the whole trip. Thanks in advance for all your tips! See you soon, cheers
We’re planning a trip to Brazil in March 2026, just the two of us, for 10 days without using an agency. Rio, the falls, and Bahia too. How can we get around there? Train? Car rental? Plane? Are the roads easy to drive on? Is Rio safe to explore on our own? We’d love any travel journals with ideas for places to see, as well as books to help us plan the whole trip. Thanks in advance for all your tips! See you soon, cheers
Bonsoir,
J'aimerai avoir un avis sur cet itinéraire prévu en février 2020 :
dimanche 9/02 arrivée 7H00 le matin visite RIO lundi10/02Visite de RIO mardi 11/02 Départ pour Salvador en avion 8 h 40 arrivée 10 h 45 mercredi 12/02 Visite de Salvador bus de nuit pour Lencois jeudi 3/02 Chapada Diamantina treck 3 jours vendredi 14/02 Chapada Diamantina samedi 15/02 Chapada Diamantina dimanche 16/02 Chapada Diamantina bus de nuit vers Salvador arrivée 4h30 lundi 17/02 retour à RIO en avion 6 h 20 Salvador arrivée + 2h00 à Rio ensuite bus pour Abraao +Ferry mardi 18/02 Ilha Grande mercredi 19/02 Ilha Grande jeudi 20/02 Paraty vendredi 21/02 Paraty samedi 22/02 Paraty dimanche 23/02 retour Paris à 16h30 de Rio (14h30 aéroport)
Je m'interroge le trajet qui commence le dimanche 16 /02 à 23h30 à Lencois et qui se termine le lendemain soir à Ilha Grande ; est il possible d'arriver par le bus le matin vers 4h30 et de prendre un avion à 6h30 ....à Salvador ?
Je vous remercie de votre aide et de vos remarques. Falbala
dimanche 9/02 arrivée 7H00 le matin visite RIO lundi10/02Visite de RIO mardi 11/02 Départ pour Salvador en avion 8 h 40 arrivée 10 h 45 mercredi 12/02 Visite de Salvador bus de nuit pour Lencois jeudi 3/02 Chapada Diamantina treck 3 jours vendredi 14/02 Chapada Diamantina samedi 15/02 Chapada Diamantina dimanche 16/02 Chapada Diamantina bus de nuit vers Salvador arrivée 4h30 lundi 17/02 retour à RIO en avion 6 h 20 Salvador arrivée + 2h00 à Rio ensuite bus pour Abraao +Ferry mardi 18/02 Ilha Grande mercredi 19/02 Ilha Grande jeudi 20/02 Paraty vendredi 21/02 Paraty samedi 22/02 Paraty dimanche 23/02 retour Paris à 16h30 de Rio (14h30 aéroport)
Je m'interroge le trajet qui commence le dimanche 16 /02 à 23h30 à Lencois et qui se termine le lendemain soir à Ilha Grande ; est il possible d'arriver par le bus le matin vers 4h30 et de prendre un avion à 6h30 ....à Salvador ?
Je vous remercie de votre aide et de vos remarques. Falbala
Salut,
Mon mari et moi irons au Brésil pour une durée de 3 semaines en janvier-février 2020. Nous arriverons et repartirons de Rio , ville que nous visiterons pendant 3 jours. Pouvez-vous nous conseiller sur les endroits incontournables mais réalisables dans ce laps de temps, sans stress, en comptant bien entendu le temps qu'il faut pour joindre les différents endroits par les transports possibles et pas chers (nous voyageons local) ? J'ai peur de manquer quelque chose parce-qu'il aurait fallu obligatoirement réserver les billets à l'avance ( la montée au Pain de Sucre, au Corcovado, ...) . Pour la montée du Wayana Piccu au Pérou (Pain de sucre sur le site Inca), par exemple, il avait fallu réserver sur internet bien à l'avance...). Nous ne voulions pas rater cette ocasion ! Tous les conseils et toutes les expériences seront les bienvenus pour nous aider à préparer au mieux notre périple... Un grand merci d'avance à tout le monde ! Claudine et Marco
Mon mari et moi irons au Brésil pour une durée de 3 semaines en janvier-février 2020. Nous arriverons et repartirons de Rio , ville que nous visiterons pendant 3 jours. Pouvez-vous nous conseiller sur les endroits incontournables mais réalisables dans ce laps de temps, sans stress, en comptant bien entendu le temps qu'il faut pour joindre les différents endroits par les transports possibles et pas chers (nous voyageons local) ? J'ai peur de manquer quelque chose parce-qu'il aurait fallu obligatoirement réserver les billets à l'avance ( la montée au Pain de Sucre, au Corcovado, ...) . Pour la montée du Wayana Piccu au Pérou (Pain de sucre sur le site Inca), par exemple, il avait fallu réserver sur internet bien à l'avance...). Nous ne voulions pas rater cette ocasion ! Tous les conseils et toutes les expériences seront les bienvenus pour nous aider à préparer au mieux notre périple... Un grand merci d'avance à tout le monde ! Claudine et Marco
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour,
je suis en train de préparer mon itinéraire pour un départ dans 15 jours. J'ai récolté pas mal d'informations, et mon problème est que je n'arrive pas à faire des choix parmi ce que j'ai sélectionné, tout me paraît si sympa.
Sud: 27 jours
Sao Paulo: 5 jours Rio: 9 jours Paraty 5 jours, Ilha Grande: 5 jours Arraial do Cabo: 3 jours
--> Est-ce que les plages du sud valent la peine en cette saison ? En fait ça serait surtout pour les ballades.
Mineras Gerais: 2 semaines
Belo Horizonte +Inhotim: 3 jours Sao Joao del Rei: 2 jours Tiradentes: 2 jours Ouro Preto: 3 jours Mariana: 2 jours Diamantina: 2 jours --> Vaut-elle vraiment la peine ? Car loin des autres.
Je pense également me balader dans la nature des environs de certaines de ces villes.
Goais 11 jours
Brasilia: 3 jours Goias Velho: 2 jours Pirenopolis: 2 jours Chapada dos Veadeiros: 4 jours
Centre 20 jours
Chapada dos Guimares: 4 jours Bom Jardim: 5 jours Réserve Pantanal: 5 jours Parque Nacional do Jalapao: 6 jours
Piaui: 7 jours
Parc national de la Serra da Capivara: 7 jours
Bahia 17 jours
Salvador: 5 jours Cachoeira: 2 jours Chapada Diamantina: 5 jours Ile de Boipeba: 5 jours
Rio Grande do Norte 8 jours
Natal: 1 jour (transit) Pipa + environs: 4 jours Maracajau (récifs): 3 jours
Pernambuco 8 jours
Recife: 3 jours Olinda: 2 jours Praia de Carneiros: 3 jours
Ceara 12 jours
Fortaleza: 1 jour (transit) Morro Branco: 4 jours Canoa Quebrada: 3 jours (Pas trop touristique ?) Icarai de Amontada: 3 jours
Maranho 10 jours
Sao Luis: 3 jours Alcantara: 1 jour Lençois Maranhenses: 6 jours
Amazonie
Para 20 jours
Ilha de Marajo: 4 jours Ilha de Algodoal: 3 jours Belem: 5 jours Bragança: 2 jours Alter do Chao: 6 jours
Amazonas 16 jours Manaus (ville + alentours: Ruínas de Paricatuba, Parque Presidente Figuereido (day trip): 5 jours Novo Airão (Parque Nacional Jau, Parque Nacional de Anavilhanas): 6 jours Tefe (Reserva Mamiraua): 5 jours
Total... 170 jours... Donc caser ça dans 120 jours, dur, dur, sans compter les imprévus...
D'où ma question. Quelles étapes élimineriez-vous, pour cause de répétition ou d'intérêt mineur et par nécessité, sachant que:
j'aime beaucoup la nature et les beaux paysages, mais balades light (un jour max), déambuler dans les villes coloniales et un peu de farniente à la plage. Je suis allergique au tourisme de masse. Je suis prêt à louer une voiture là où il le faut, mais préfère me débrouiller avec les transports publics (bus + avion +...). Je souhaite éviter les "tours" autant que possible. J'aime bien voyager sans trop me presser. J'ai compté large dans la durée des étapes afin d'y inclure les temps de transport ainsi que diverses ballades éventuelles dans les alentours. Le lieux en gras représentent les lieux que je tiens absolument à visiter.
Voilà. Un grand merci à ceux et celles qui m'aideront à faire ce pré-tri.
A plus.
Nico
Sud: 27 jours
Sao Paulo: 5 jours Rio: 9 jours Paraty 5 jours, Ilha Grande: 5 jours Arraial do Cabo: 3 jours
--> Est-ce que les plages du sud valent la peine en cette saison ? En fait ça serait surtout pour les ballades.
Mineras Gerais: 2 semaines
Belo Horizonte +Inhotim: 3 jours Sao Joao del Rei: 2 jours Tiradentes: 2 jours Ouro Preto: 3 jours Mariana: 2 jours Diamantina: 2 jours --> Vaut-elle vraiment la peine ? Car loin des autres.
Je pense également me balader dans la nature des environs de certaines de ces villes.
Goais 11 jours
Brasilia: 3 jours Goias Velho: 2 jours Pirenopolis: 2 jours Chapada dos Veadeiros: 4 jours
Centre 20 jours
Chapada dos Guimares: 4 jours Bom Jardim: 5 jours Réserve Pantanal: 5 jours Parque Nacional do Jalapao: 6 jours
Piaui: 7 jours
Parc national de la Serra da Capivara: 7 jours
Bahia 17 jours
Salvador: 5 jours Cachoeira: 2 jours Chapada Diamantina: 5 jours Ile de Boipeba: 5 jours
Rio Grande do Norte 8 jours
Natal: 1 jour (transit) Pipa + environs: 4 jours Maracajau (récifs): 3 jours
Pernambuco 8 jours
Recife: 3 jours Olinda: 2 jours Praia de Carneiros: 3 jours
Ceara 12 jours
Fortaleza: 1 jour (transit) Morro Branco: 4 jours Canoa Quebrada: 3 jours (Pas trop touristique ?) Icarai de Amontada: 3 jours
Maranho 10 jours
Sao Luis: 3 jours Alcantara: 1 jour Lençois Maranhenses: 6 jours
Amazonie
Para 20 jours
Ilha de Marajo: 4 jours Ilha de Algodoal: 3 jours Belem: 5 jours Bragança: 2 jours Alter do Chao: 6 jours
Amazonas 16 jours Manaus (ville + alentours: Ruínas de Paricatuba, Parque Presidente Figuereido (day trip): 5 jours Novo Airão (Parque Nacional Jau, Parque Nacional de Anavilhanas): 6 jours Tefe (Reserva Mamiraua): 5 jours
Total... 170 jours... Donc caser ça dans 120 jours, dur, dur, sans compter les imprévus...
D'où ma question. Quelles étapes élimineriez-vous, pour cause de répétition ou d'intérêt mineur et par nécessité, sachant que:
j'aime beaucoup la nature et les beaux paysages, mais balades light (un jour max), déambuler dans les villes coloniales et un peu de farniente à la plage. Je suis allergique au tourisme de masse. Je suis prêt à louer une voiture là où il le faut, mais préfère me débrouiller avec les transports publics (bus + avion +...). Je souhaite éviter les "tours" autant que possible. J'aime bien voyager sans trop me presser. J'ai compté large dans la durée des étapes afin d'y inclure les temps de transport ainsi que diverses ballades éventuelles dans les alentours. Le lieux en gras représentent les lieux que je tiens absolument à visiter.
Voilà. Un grand merci à ceux et celles qui m'aideront à faire ce pré-tri.
A plus.
Nico
Je propose un petit récit de nos vacances au Brésil en espérant que cela puisse vous servir.
C’est notre 2ème séjour au Brésil, nous y sommes pour 2 semaines.
Après avoir, en 2 semaines, fait Sao Paulo – Iguaçu – Rio – Paraty – Ihla Grande – Trindade l’an dernier, cette année destination Sao Luis – Lençois Maranhenses – Icarai de Amontada - Fortaleza.
Nous arrivons à Sao Luis (depuis Sao Paulo) le samedi en début d’après-midi. Nous logeons à la casa Lavinia. Nous sommes dans cette maison d’hôtes gérée par Franck un français (agence O Gente do Brasil) car nous avons décidé de faire un trek dans les Lençois avec son agence. Une fois n’est pas coutume nous passons par une agence, pour les Lençois, c’est une grande première pour nous car j’organise généralement les vacances moi-même. Mais voilà pour ce trek cela me semblait plus simple de marcher avec un guide et puis en discutant des autres choses à faire, nous nous sommes rendus compte que nous gagnerions du temps en ajoutant les transferts privés (nous sommes 4 personnes). Franck nous a proposé d’ajouté les 2 nuits à Sao Luis.
Il fait chaud à notre arrivée, au moins 30 degrés. Nous profitons de la fin de journée pour découvrir Sao Luis. Le centre-ville est classé au patrimoine de l’UNESCO. Il y a de très beaux bâtiments, mais il y a encore beaucoup de travail de restauration à faire. Les façades sont recouvertes de céramiques.
Nous visitons le palais du gouverneur. Puis un petit tour au marché. C’est le coin de la crevette, il y en a partout. Il y a aussi beaucoup de noix de cajou.
Nous prenons l’apéro devant le coucher de soleil et soirée restaurant (Tia Dica). Ici on mange du poisson, des crevettes, un régal. La rue est animée, il y a de la musique, c’est bien sympa. Il est temps d’aller dormir nous sommes fatigués du voyage…
Bonjour,
Je planifie mon voyage au Brésil au cours duquel je souhaite faire un saut aux chutes d'Iguacu.
N'ayant pas beaucoup de temps sur place, j'envisage la possibilité de prendre l'avion à Rio de bonne heure le matin jusqu'à Foz de Iguacu et de reprendre un vol le soir même pour retourner sur Rio.
Je me suis renseigné et visiblement les chutes du côté brésilien peuvent se visiter en 3h. Je pense donc que c'est jouable mais je souhaiterai savoir si quelqu'un a déjà tenté ce périple Rio/Iguacu/Rio en un jour.
Merci d'avance pour vos réponses!
Salut à tous
je devrai aller au Bresil en Juillet prochain et en particulier sur l'île de santa catarina..
Je ne parviens pas à trouver sur le forum ni ailleurs de posts recents sur le temps de trajet et la façon la plus efficace de rejoindre l'aeroport de Santos Dumont depuis celui de Galéo ...ceci pour prendre un second billet pour Florianopolis avec un horaire "réaliste "...
on sera à 20 bornes environ , les bouchons seraient frequents et j'aimerais eviter les transferts privés hors de prix , n'existe t-il pas de navettes directes..surtout depuis la coupe du monde le reseau a dû se developper ! sur d'anciens posts j'ai lu qu'il fallait prevoir jusqu'à 3h30 !! vous confirmez ?
Merci
Bonjour,
Nous sommes un famille avec 3 jeunes enfants et voyageons chaque année, en mode assez baroudeur et apprécions notamment de louer une voiture pour être indépendants.
Nous aimerions louer une voiture à Rio pour nous balader dans les alentours, en allant vers Paraty et aimerions aussi faire une escale à Ilah Grande.
De ce fait, nous faisons appel à vous : Savez-vous si nous pouvons louer à Rio et rendre le véhicule à Paraty ou un port qui relie Ilah Grande ou serions-nous obligés de la laisser àRio et d'aller ensuite à Ilah Grande ?
Tous vos conseils sont les bienvenus ! Par avance un grand merci, Tnica
Nous sommes un famille avec 3 jeunes enfants et voyageons chaque année, en mode assez baroudeur et apprécions notamment de louer une voiture pour être indépendants.
Nous aimerions louer une voiture à Rio pour nous balader dans les alentours, en allant vers Paraty et aimerions aussi faire une escale à Ilah Grande.
De ce fait, nous faisons appel à vous : Savez-vous si nous pouvons louer à Rio et rendre le véhicule à Paraty ou un port qui relie Ilah Grande ou serions-nous obligés de la laisser àRio et d'aller ensuite à Ilah Grande ?
Tous vos conseils sont les bienvenus ! Par avance un grand merci, Tnica
Bonjour à tous
Tout est ds le titre, j envisage de partir a bahia en mars, est ce que c est une bonne periode ? Est ce que les bresiliens sont encore en vacances donc plages et hotels blindés ou c est plus calme ?
Merci bcp pour vos reponses.
Merci bcp pour vos reponses.
Nous revenons d'un séjour de 24 jours au Brésil du 26 octobre au 19 novembre, en couple, qui nous a mené de Rio à Sao Luis, puis par la rota das emociones des lençois maranhenses à Fortaleza via Atim, Caburé, le delta das Americas, Jericoacora puis après Fortaleza (ville étape), Olinda et nous avons terminé à Pipa par quelques jours de repos (relatif).
Inutile de dire que nous sommes enchantés de ce voyage rempli de bonnes surprises, d'émerveillement: Rio, ben oui, c'est exceptionnel, aussi bien depuis le Corcovado ou le pain de sucre qu'au raz des plages, pour des ambiances populaires joyeuses, festives bon enfant (Flamengo, Copacabana, Ipanema) et des tas d'autres lieux en ville (hébergement chez Michel, Fanny et Mireille, épatant!). Sao Luis, ses rue pavées, ses vieux édifices et placettes colorés, animés par des orchestres énergiques les week end (Pousada portas da Amazonia: belle demeure de style colonial, beaux volumes, coursives en bois, c'est chaleureux) - Alcantara (1h15 de bateau depuis Sao Luis) ça rafraîchit, mais sur place, le cagnard! Barreirinhas et les Lençois, époustouflant, paysage de dunes de sable blanc, animées en surface par un vent vigoureux et, dans les creux, des petits lacs d'eau douce habités par des bancs de petits poissons, s'y baigner est un moment (parmi bien d'autres)...de bonheur absolu! (pousada Murici, au bord du rio Preguicas, simple, sympa, avec une déco kitchouille bien personnalisée, cadre très agréable et bon accueil), la balade en bateau via les mangroves jusqu'à Caburé vaut la peine, et puis sur l'eau, il y a de l'air, c'est appréciable! Le delta des Amériques, fantastique, Mangroves énormes (10% de la totalité au Brésil), nichée d'ibis rouges, les Guaras et les hérons blancs, iguanes, jacaré, Quaxi, boa (si, si!), et des tas d'autres bestioles aux noms indiens et en plus si vous faites le safari noturno avec Julio de la pousada casa do caboclo (accueil super, lieu magnifique dominant depuis une falaise bras du delta et mangroves), alors là le guiness book est à sa portée: en pleine nuit, il vous pêche et c'est peu dire un caiman (jacaré en brésilien) à mains nues (ben voyons) ou banalement il vous dégotte un boa constrictor de derrière le feuillage d'un arbuste plongé dans l'obscurité...Bon passons.
Après bien d'autres péripéties, Jericoacoara, "the place to be", bon d'accord, comme c'est sur le chemin, pourquoi pas, le fameux coucher de soleil sur la dune, pas mal, le spot de kite ou windsurf, sûrement, belle plage, ouais mais pas que là, une foultitude de pousadas, et un endroit voué à un désastre écologique par une surexploitation touristique, plages d'accès depuis Camocim sillonnées par 4x4 et bugys et dans un avenir proche construction à proximité d'un aéroport...
Fortaleza et son marché artisanal sur la plage de Meireles, le soir, ambiance garantie, échoppes innombrables, les prix les plus compétitifs de cadeaux à ramener , de notre voyage, et puis les orchestres, les bateleurs...pour une courte étape, le bon plan...et Olinda, la capitale du Frevo, ses septs collines couronnées de belles demeureset de végétation, ses rues et ruelles pentues pavées, bordées de charmantes maisons aux couleurs pastel, un remarquable patrimoine d'églises et monastères baroques portugais, des ambiances de quartiers emportées par la bossa nova, le Frevo, ou les previas (défilés pré carnavalesques...le fameux carnaval d'Olinda)) et cela depuis la pousada dos quatro cantos, magnifique demeure du début XXè, point de passage de tous les défilés ou manifestations festives d'Olinda, cadre superbe, chaleureux, boiseries, bibelots, peintures, superbes volumes, bougainvilliers, belle verdure, prix raisonnables hors haute saison...faite vous plaisir, allez y.
Et pour terminer, Praia da Pipa à la pousada hôtel Oka da Mata, au milieu d'un parc écologique, vue imprenable sur la mer, accueil au top, excellente cuisine, remarquable confort des chambres (en fait des suites...), on casse un peu la tire lire , mais c'est une fin de séjour, les plages magnifiques aux falaises rouges couvertes de végétation tropicale, ballet des dauphins à marée basse, des tortues...à marée haute (ben oui, faut se coordonner), la lagune de Tibau do Sul, sorte de fjord brésilien (!), mangroves, hauts fonds sableux, manguiers, crevettes, coques, croisière avec Aude, inoubliable.
Et bien sûr, l’extrême gentillesse des brésiliens, de toute condition, en toutes circonstances...Violence, insécurité...elles sont exprimées ici ou là, nous ne les avons pas vraiment ressenties. Quel Pays!
Bonjour. Pour ceux qui se rendraient a Manaus sans savoir ou dormir. J'ai testé 6 hôtels :
Local hostel Manaus : avant il y en avait 2 quasi cote a cote. Le plus petit a fermé. Hôtel au top pour ce qui est de la propreté des chambres, petit dej offert (plutôt correct), 10€ pour une nuit en dortoir, 35€ pour la chambre privée ( qui ne les vaut pas), emplacement impeccable. Le bémol c'est le personnel: pas aimable, ne pense qu'a votre portefeuille.
Hôtel 10 de julho: juste a coté du local hostel donc lui aussi très bien placé. La chambre privée sans a/c est a 60 réales ( chambre qui ressemble plutôt a une cuisine), celle avec a/c a la télé et coûte 80 réales. Par contre les lits ne sont pas du tout confortables. Pas de petit dej. Hôtel calme, propre et perso sympa. Agence de voyage dans l'hôtel.
Hôtel Monaco: un peu excentré du centre historique (10 min a pied de l'Opéra). Vu de l'extérieur le bâtiment fait peur...limite bâtiment désaffecté. L'intérieur est vraiment vetuste. Une chambre privée coûte 18€. Petit dej inclus et personnel accueillant. Jolie vue de l'endroit ou mange car c'est au dernier étage (12 étages). Sinon pas vraiment a recommander.
Hôtel Fortaleza : a 5 min de l'Opéra, 10€ la chambre privée. Propre, mais vraiment petite. Pas de petit dej inclu. Le perso est très sympa. Bon rapport qualité/prix.
Mao hostel: juste en face de l'opera. 8€ la nuit en dortoir. Propreté juste limite. Petit dej offert. Le patron José (vénézuélien) est top et a beaucoup de contacts à et autour de Manaus. Possibilité de faire du volontariat dans l'hôtel. Attention l'hôtel fait également bar, c'est pour ça que j'écris ce post a 2h30 du matin car sans boules quies, difficile de dormir avec leur musique a fond. (Bar sympa au passage, avec pas mal d'artistes locaux qui animent les soirées)
Wyndham garden hotel (ponta negra): hôtel super situé au bout de la plage ponta negra. 40€ la nuit dans un studio tout équipé (cuisine, lave linge seche linge , télé énorme et grand lit) de 35m2 environs. Vue imprenable sur le rio negro et la plage, énorme piscine, terrain de tennis, parc autour de l'hôtel bref pour 40€ y a rien a dire c'etait vraiment super. Le petit dej coûte 30 réales et est assez copieux (buffet). Personnel vraiment top, parlant anglais et espagnol. Le seul bémol c'est que les restos bah a proximité (genre 10 min a pied) y en a pas. Il faut prendre le bus ou le taxi. Sauf le soir ou y a des petites lanchonete ouvertes un peu partout aux abords de la plage. Je n'ai pas testé le resto de l'hôtel.
Et pour ceux qui arrivent a Manaus par bateau si vous ne voulez pas payer de taxi, la place de l'opera est a 10/15 min a pied. Première rue a gauche (qui remonte) en sortant du port et tout droit jusqu'à l'opera.
Local hostel Manaus : avant il y en avait 2 quasi cote a cote. Le plus petit a fermé. Hôtel au top pour ce qui est de la propreté des chambres, petit dej offert (plutôt correct), 10€ pour une nuit en dortoir, 35€ pour la chambre privée ( qui ne les vaut pas), emplacement impeccable. Le bémol c'est le personnel: pas aimable, ne pense qu'a votre portefeuille.
Hôtel 10 de julho: juste a coté du local hostel donc lui aussi très bien placé. La chambre privée sans a/c est a 60 réales ( chambre qui ressemble plutôt a une cuisine), celle avec a/c a la télé et coûte 80 réales. Par contre les lits ne sont pas du tout confortables. Pas de petit dej. Hôtel calme, propre et perso sympa. Agence de voyage dans l'hôtel.
Hôtel Monaco: un peu excentré du centre historique (10 min a pied de l'Opéra). Vu de l'extérieur le bâtiment fait peur...limite bâtiment désaffecté. L'intérieur est vraiment vetuste. Une chambre privée coûte 18€. Petit dej inclus et personnel accueillant. Jolie vue de l'endroit ou mange car c'est au dernier étage (12 étages). Sinon pas vraiment a recommander.
Hôtel Fortaleza : a 5 min de l'Opéra, 10€ la chambre privée. Propre, mais vraiment petite. Pas de petit dej inclu. Le perso est très sympa. Bon rapport qualité/prix.
Mao hostel: juste en face de l'opera. 8€ la nuit en dortoir. Propreté juste limite. Petit dej offert. Le patron José (vénézuélien) est top et a beaucoup de contacts à et autour de Manaus. Possibilité de faire du volontariat dans l'hôtel. Attention l'hôtel fait également bar, c'est pour ça que j'écris ce post a 2h30 du matin car sans boules quies, difficile de dormir avec leur musique a fond. (Bar sympa au passage, avec pas mal d'artistes locaux qui animent les soirées)
Wyndham garden hotel (ponta negra): hôtel super situé au bout de la plage ponta negra. 40€ la nuit dans un studio tout équipé (cuisine, lave linge seche linge , télé énorme et grand lit) de 35m2 environs. Vue imprenable sur le rio negro et la plage, énorme piscine, terrain de tennis, parc autour de l'hôtel bref pour 40€ y a rien a dire c'etait vraiment super. Le petit dej coûte 30 réales et est assez copieux (buffet). Personnel vraiment top, parlant anglais et espagnol. Le seul bémol c'est que les restos bah a proximité (genre 10 min a pied) y en a pas. Il faut prendre le bus ou le taxi. Sauf le soir ou y a des petites lanchonete ouvertes un peu partout aux abords de la plage. Je n'ai pas testé le resto de l'hôtel.
Et pour ceux qui arrivent a Manaus par bateau si vous ne voulez pas payer de taxi, la place de l'opera est a 10/15 min a pied. Première rue a gauche (qui remonte) en sortant du port et tout droit jusqu'à l'opera.
Bonjour!
je reviens sur le forum apres avoir peaufiné mon projet. Nous sommes deux couples qui désirent visiter Rio sur deux semaines. Conscients que cela sera trop long sur place et à la lecture des nombreux sujets sur ce forum, nous aimerions visiter les chutes d'Igazu et peut-être Sao Paolo. Par contre nous sommes horrifiés par les durées de vol entre Paris et Rio qui peuvent aller jusqu'à 54h !!!(site expédia).
Nous avions penser passer par eux pour obtenir un package vol+hotel et pensions que leurs tarifs seraient concurrenciels mais en fait nous avons peur d'être entravés dans nos déplacements et de perdre les nuits que nous consacreront à Igazu .
Nous sommes un peu perdus dans nos reflexions et je compte sur certains routards avisés pour m'aider à y voir plus clair !!!
Quelle compagnie ? Des recommandations d'hotels ? Un fil conducteur des visites sur 14 jours ?
Notre budget est assez serré mais nous pourrions consacrer environ 1500€ pour vol et hébergement par personne !!
Merci de votre aide !
Bonjour,
Avec ma compagne nous partons en janvier 2018 au Brésil pendant 2 semaines. Nous arrivons à Rio, et nous irons jusqu'aux chutes d'Iguazu.
Nous pensons rester 3/4 jours à Rio et nous arrêter à Paraty, mais autrement nous ne savons pas trop quels endroits faire entre Rio et les chutes.
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci d'avance 🙂
Romain et Julie.
Avec ma compagne nous partons en janvier 2018 au Brésil pendant 2 semaines. Nous arrivons à Rio, et nous irons jusqu'aux chutes d'Iguazu.
Nous pensons rester 3/4 jours à Rio et nous arrêter à Paraty, mais autrement nous ne savons pas trop quels endroits faire entre Rio et les chutes.
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci d'avance 🙂
Romain et Julie.
Bonjour !
Je souhaiterai visiter le Brésil , la Colombie ou l'Argentine mais je ne parle ni espagnol ni portugais . Je souhaiterai savoir si quelqu'un a déjà visité ces Pays avec un tour opérateur ? Si oui lequel ? À quel prix? Des amis l'ont fait avec camping car mais moi je souhaiterai le faire avec un guide ! Jje connais. J'en l'Ameruque du. Les et aimerai maintenant visiter l'Ameridue du Sud . Je cite les trois destinations mais ai une petite préférence pour le Brésil . Merci de votre aide !







