Bonjour,
nous sommes actuellement en voyage en Amerique du Sud pour quatre mois.
nous voudrions passer ds qqs assos durant ce voyage pour lui donner un sens.
nous avons deja une asso au perou, nous aimerions en trouver une au chili pourdonner un coup de main pour deux semaines environ aux alentour de noel. Nous sommes ouvert a tous les domaines
merci d'avance
Sophie et Jean-Marie
I’m a new member of VoyageForum.
A high school Spanish teacher, I’ll be retiring on October 1, 2025.
I’m energetic, curious, and passionate about travel, hiking in the mountains and plains, and nature.
A member of the Alpine Club (hiking, skiing), I’m open-minded and fluent in three languages (French, English, Spanish) and have already traveled extensively as a backpacker with friends.
For next October or later, I’m looking for a travel companion to explore several destinations: Scandinavia (especially Norway), Argentina, Chile, or New Zealand.
If this post interests you, I’d appreciate your response.
Best regards, Marc
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...

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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.

Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.

Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Bonjour,
Nous serons entre l'Argentine et le Chili pour la saison d'hiver 2010 (juin-octobre) et nous aimerions travailler pour poursuivre notre voyage sur le continent (partis depuis 14 mois de France en voiture).
Aimant particulièrement la montagne et ses activités, nous cherchons en priorité un travail dans les stations de ski andine. De qualification, je suis professeur de FLE et d'anglais et mon compagnon est ingénieur, mais nous sommes prêts à faire n'importe quel type de travail : cours de français, cours d'anglais - restauration - hôtellerie - maintenance - garderie etc... Bref, nous voulons juste gagner assez d'argent pour se payer un petit loyer (pour changer de notre voiture) pendant quelques mois tout en offrant nos services.
Merci pour vos idées, réponses et suggestions,
Maryline et Vincent
Nous serons entre l'Argentine et le Chili pour la saison d'hiver 2010 (juin-octobre) et nous aimerions travailler pour poursuivre notre voyage sur le continent (partis depuis 14 mois de France en voiture).
Aimant particulièrement la montagne et ses activités, nous cherchons en priorité un travail dans les stations de ski andine. De qualification, je suis professeur de FLE et d'anglais et mon compagnon est ingénieur, mais nous sommes prêts à faire n'importe quel type de travail : cours de français, cours d'anglais - restauration - hôtellerie - maintenance - garderie etc... Bref, nous voulons juste gagner assez d'argent pour se payer un petit loyer (pour changer de notre voiture) pendant quelques mois tout en offrant nos services.
Merci pour vos idées, réponses et suggestions,
Maryline et Vincent
Salut tout le monde,
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.
La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!
Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.

puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.

Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.
Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.

Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!

Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.
puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.


Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.
Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!
Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
L’Amérique du Sud m’a toujours fait rêver, et me fera toujours rêver, tout particulièrement sa zone de grands déserts qui s’étend sur 4 pays, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine, vaste zone que l’on dénomme Atacama.
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire
27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtel
Nous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de Atacama
En particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36
Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.
Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.

La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.
30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".
Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.

Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.
Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.
Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autoroute
En Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.
Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.
La suite plus tard
Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.
Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.
Notre itinéraire27 septembre arrivée à Salta
Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !
Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.
Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.
Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne.
Enfin les vélos à l'hôtelNous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.
Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.
Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir.
Mon Saint préféré San Pedro de AtacamaEn particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.
Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.
Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.
Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.
D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.
D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.
Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.
« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...
Niña del Rayo
29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.
mon vélo prêt
La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.
Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.


La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines.
Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10
Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».
Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".

Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.


Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.

Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près.
paradoxe on est en sécurité sur une autorouteEn Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.
L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.
Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.
Revenons en Argentine. Après le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien.
Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.
1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude
Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.

Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures.
Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.La suite plus tard
Bonjour,
Voici le résultat d’un rêve de pote et de famille même, celui de parcourir la Patagonie en voiture, un de nous passionné de vidéos a su sortir un film qui retrace magnifiquement notre voyage. Nous avons envie de partager cette aventure avec vous, nous meme étant friands des récits et vidéos de voyage, j’espere que vous passerez un bon moment sur celle là
https://m.youtube.com/watch?v=9ZqSHYC0L_4
Salut,
avec mon amie, on recherche des plans de boulot au chili et en argentine pour le 1er trimestre de l année 2008 pour pouvoir continuer notre voyage vers le nord.
On va deja faire du wwoof pour limiter les depenses, mais l'ideal serait de trouver un petit boulot genre vendanges. ou tout autre style de boulot manuel qui permette de rencontrer des gens du cru.
si quelqu'un a des idées, des expériences, merci de faire signe
On va deja faire du wwoof pour limiter les depenses, mais l'ideal serait de trouver un petit boulot genre vendanges. ou tout autre style de boulot manuel qui permette de rencontrer des gens du cru.
si quelqu'un a des idées, des expériences, merci de faire signe
Hola!
Je prépare un voyage de 4 mois en Amérique du Sud et ma première destination est l'Argentine! Voilà, j'aimerais prendre au moins une semaine de cours d'espagnol et si possible près d'une plage!!!
Je sais que c, est la haute saison en janvier alors je me demandais si vous connaissiez un endroit qui pourrait être moins achalandé.
J'aimerais également vivre le plus possible dans les familles lors de mon périple (Bolivie, Pérou, Équateur et Colombie). Avez-vous de bonnes adresses???
Merci beaucoup! Annik, pura vida!
Merci beaucoup! Annik, pura vida!
bonjour a tous! je pars bientot pour l argentine, mon espagnol étant très limité, je prevoyais prendre un 2-3 mois de cours quand meme assez intensif en y arrivant.(temps plein disons une vingtaine d heure par semaine) je me demandais s il etait possible dy trouver un endroit ou je pourrais suivre ce cours enseigné par un professeur parlant francais ou anglais. j ai bien peur de ne pas bien apprendre correctement si le professeur ne parle que l espagnol. vous avez une idee des prix ? est il possible de suivre un cours disons a prix reduit en echange de services? (woofing) est une option. les prix sont ils plus chers a buenos aires qu en dehors ? a prendre en consideration que mon budget est limité, alors je ne m attend pas a aller dans une université! bref jaimerais l opinion et conseils de plusieurs gens sur leur experiences ou connaissances sur le sujet. merci a l avance et si vous aviez des questions sur l australie, les fiji, nouvelle- zelande, thailande, bali ... ne vous genez pas j y repondrai avec plaisir.
Hola,
Je ne sais trop que penser de cette information :
http://www.lesoir.be/actualite/monde/sauvetage-desespere-d-un-2009-02-17-691144.shtml
Moi qui croyais en la grande vigilance et le professionalisme des sauveteurs de Haute Montagne de Mendoza, j'ai simplemement envie de vous dire : "évitez l'Argentine si vous désirez realiser des treks en montagne" !!!!
😠😠😠😠😠😠
Je suis assez perturbé par les images...
Si quelqu'un peut m'expliquer... merci !!!
Toujours très enclin à défendre le peuple argentin j’aimerais apprendre que ceci n’est qu’une vaste blague, sans quoi, je me verrai forcément obligé de revoir mon jugement et inciter les voyageurs à la plus grande prudence !!!
Fait chier !!!!
Je ne sais trop que penser de cette information :
http://www.lesoir.be/actualite/monde/sauvetage-desespere-d-un-2009-02-17-691144.shtml
Moi qui croyais en la grande vigilance et le professionalisme des sauveteurs de Haute Montagne de Mendoza, j'ai simplemement envie de vous dire : "évitez l'Argentine si vous désirez realiser des treks en montagne" !!!!
😠😠😠😠😠😠
Je suis assez perturbé par les images...
Si quelqu'un peut m'expliquer... merci !!!
Toujours très enclin à défendre le peuple argentin j’aimerais apprendre que ceci n’est qu’une vaste blague, sans quoi, je me verrai forcément obligé de revoir mon jugement et inciter les voyageurs à la plus grande prudence !!!
Fait chier !!!!
Salut tout le monde,
Je part dans quatre jours pour un an en Amerique du Sud avec une premiere etape de 2 mois a Buenos AIres.
COmme conseille partout, je me suis fait faire un check-up dentaire cet ete par un dentiste Irlandais d'une part et un dentiste Francais pour le gros oeuvre (couronnes).
Je vous passe les details, mais il y a quelques jours la dent soignee par le dentiste Irlandais c'est infectee, n'ayant pas tres confiance en lui j'ai ete voir un autre qui m'a devitalise la dent et mis un pansement provisoire.
Quelqu'un connait il un dentiste franco ou anglophone a BA qui puisse me finir le travail ?
Mille mercis, Fred.
Je part dans quatre jours pour un an en Amerique du Sud avec une premiere etape de 2 mois a Buenos AIres.
COmme conseille partout, je me suis fait faire un check-up dentaire cet ete par un dentiste Irlandais d'une part et un dentiste Francais pour le gros oeuvre (couronnes).
Je vous passe les details, mais il y a quelques jours la dent soignee par le dentiste Irlandais c'est infectee, n'ayant pas tres confiance en lui j'ai ete voir un autre qui m'a devitalise la dent et mis un pansement provisoire.
Quelqu'un connait il un dentiste franco ou anglophone a BA qui puisse me finir le travail ?
Mille mercis, Fred.
Bonjour a tous
Je post ce message afin d'avoir quelques renseignements sur un éventuel voyage scolaire en Argentine.
Ainsi si vous avez quelques expériences a partager ou encore quelques renseignements (comme le cout approximatif d'un voyage comme celui ci pour deux classes) ou conseils a donner n'hésitez pas.
Ce voyage serait organisé avec deux classes ayant une moyenne d'age de de 16-17 ans (classes de 1ere et terminale Littéraire) pendant une durée de deux semaines (situées ou non en période scolaire).
Cordialement, Alex.
Je post ce message afin d'avoir quelques renseignements sur un éventuel voyage scolaire en Argentine.
Ainsi si vous avez quelques expériences a partager ou encore quelques renseignements (comme le cout approximatif d'un voyage comme celui ci pour deux classes) ou conseils a donner n'hésitez pas.
Ce voyage serait organisé avec deux classes ayant une moyenne d'age de de 16-17 ans (classes de 1ere et terminale Littéraire) pendant une durée de deux semaines (situées ou non en période scolaire).
Cordialement, Alex.
Bonjour,
je suis professeur des écoles. J'ai obtenu un mi-temps annualisé de l'éducation nationale, c'est à dire que j'ai 6 mois de libre. Mon projet est de partir en Bolivie, Argentine, (pays ou j'ai déjà été, pour mes vacances d'été). J'aimerai trouver un travail, activité rémunérée ou non, dans le cadre de l'enseignement, éducation : animer des ateliers de français, assister, aider décharger une enseignante dans son travail quotidien), auprès des enfants. "Je parle espagnol". Mes régions de prédilection sont le NO Argentin, région de jujuy , le sud de la bolivie, la region de santa Cruz, bref je préfère les zones "rurales", aun un poco alejadas . Je travaille moi-même à la campagne, bien que j'ai conscience que ce soit très différent. J'ai envie de vivre une expérience différente au travers de l'échange et d'un enrichissement mutuel tant sur le plan humain que "professionnel".Pensez-vous que les petites alliances françaises seraient intéresses ? Ah , j'oubliais ; je serai libre de la mi février à la mi aout 2012.
J'attends des réponses avec impatience, et merci pour vos infos
Danièle
je suis professeur des écoles. J'ai obtenu un mi-temps annualisé de l'éducation nationale, c'est à dire que j'ai 6 mois de libre. Mon projet est de partir en Bolivie, Argentine, (pays ou j'ai déjà été, pour mes vacances d'été). J'aimerai trouver un travail, activité rémunérée ou non, dans le cadre de l'enseignement, éducation : animer des ateliers de français, assister, aider décharger une enseignante dans son travail quotidien), auprès des enfants. "Je parle espagnol". Mes régions de prédilection sont le NO Argentin, région de jujuy , le sud de la bolivie, la region de santa Cruz, bref je préfère les zones "rurales", aun un poco alejadas . Je travaille moi-même à la campagne, bien que j'ai conscience que ce soit très différent. J'ai envie de vivre une expérience différente au travers de l'échange et d'un enrichissement mutuel tant sur le plan humain que "professionnel".Pensez-vous que les petites alliances françaises seraient intéresses ? Ah , j'oubliais ; je serai libre de la mi février à la mi aout 2012.
J'attends des réponses avec impatience, et merci pour vos infos
Danièle
Bonjour tout le monde;
je cherche des renseignements dans l'idée d'enseigner le tennis en Amérique du sud, plus spécialement au pérou ou au chili.
J'enseigne a temps partiel le tennis depuis bientot 10 ans, je n'ai pas le BE mais j'ai le CQPAMT, diplome d'initiateur de tennis.
Je voulais savoir si quelqu'un a une idée des diplomes requis pour enseigner le tennis en Amérique du sud, je me renseigne pour passere l'USPTR, diplome américain de tennis qui est il me semble reconnu dans la plupart des pays d'amérique du sud. Je travaille 8 mois en france et désirerai consacrer mes 4 autres mois de l'année a donner des cours de tennis.
Le but n'est pas l'argent, dc ceux qui me répondront que je serais payer une misere en travaillant en amérique du sud peuvent s'abstenir de leurs commentaires, le but est d' enseigner un sport qui me passionne et de découvrir d'autres pays.
Je connais assez bien l'amérique du sud puisque j'y ai déja voyagé ds pas mal de ses pays.
Si quelqu'un a des informations ou des contacts a me donner ca serait super;
merci pr vos réponses
hasta luego
J'enseigne a temps partiel le tennis depuis bientot 10 ans, je n'ai pas le BE mais j'ai le CQPAMT, diplome d'initiateur de tennis.
Je voulais savoir si quelqu'un a une idée des diplomes requis pour enseigner le tennis en Amérique du sud, je me renseigne pour passere l'USPTR, diplome américain de tennis qui est il me semble reconnu dans la plupart des pays d'amérique du sud. Je travaille 8 mois en france et désirerai consacrer mes 4 autres mois de l'année a donner des cours de tennis.
Le but n'est pas l'argent, dc ceux qui me répondront que je serais payer une misere en travaillant en amérique du sud peuvent s'abstenir de leurs commentaires, le but est d' enseigner un sport qui me passionne et de découvrir d'autres pays.
Je connais assez bien l'amérique du sud puisque j'y ai déja voyagé ds pas mal de ses pays.
Si quelqu'un a des informations ou des contacts a me donner ca serait super;
merci pr vos réponses
hasta luego
Bonjour à tous,
Voila des mois que l'on essaie de trouver une solution, je suis Belge et elle est Chilienne. Cela fesait un an que que l'on se parlait sur msn et on se décida enfin a se voir... En vrai!! Elle décide par facilité, (car je travaille) de faire le voyage... Et là les choses se compliquent encore un peu, l'ayant a mes coté, il me paraissait évident qu'elle ne pourrait pas faire sa vie en Belgique et moi, je serai plus que tenté de la suivre au retours... Sauf que les choses ne sont pas si simples.
Se renseignant sur diférents sites, passant quelques coups de fils (dont l'ambassade du Chili à Bxl). On voit deux possibilités s'offrant à nous: On se marie et là pas besoin de visa de touriste, mais bon... je nécéssite un visa pour travailler... mais, un mariage d'interets ne nous enchantent pas vraiment... Je dégote un contrat de travail au Chili via la Belgique ( pas si simple )
Alors mes questions sont les suivantes: Quelles sont les débouchées et les revenus pour un mécano ( technicien industriel, comparaisons avec les diplômes Chilien, oû se situe-t-on? ) Quelles autres possibilités possibles pour travailler ( j'ai entendu parler qu'enseigner le français était possible sans titre spécifique... comment ça fonctionne?? Sachant que j'ai de bonnes bases en espagnol ) Le coût de la vie de tous les jours se situe dans les combien de pesos? ( approximativement... ) Combien de temps pourrait prendre toutes les démarche pour aller m'intaller labas? ( Paraceque je n'ai jamais entrepris un tel voyage, qui pourrait paraître banal pour les habitués... lol )
Voila c'est tout pour le moment, mais sachez que mes demandes sont sérieuse, je ne fais pas cela sur un coup de tête... Merci d'y apporter vos lumières...
Cordialement 😉
Fab
Se renseignant sur diférents sites, passant quelques coups de fils (dont l'ambassade du Chili à Bxl). On voit deux possibilités s'offrant à nous: On se marie et là pas besoin de visa de touriste, mais bon... je nécéssite un visa pour travailler... mais, un mariage d'interets ne nous enchantent pas vraiment... Je dégote un contrat de travail au Chili via la Belgique ( pas si simple )
Alors mes questions sont les suivantes: Quelles sont les débouchées et les revenus pour un mécano ( technicien industriel, comparaisons avec les diplômes Chilien, oû se situe-t-on? ) Quelles autres possibilités possibles pour travailler ( j'ai entendu parler qu'enseigner le français était possible sans titre spécifique... comment ça fonctionne?? Sachant que j'ai de bonnes bases en espagnol ) Le coût de la vie de tous les jours se situe dans les combien de pesos? ( approximativement... ) Combien de temps pourrait prendre toutes les démarche pour aller m'intaller labas? ( Paraceque je n'ai jamais entrepris un tel voyage, qui pourrait paraître banal pour les habitués... lol )
Voila c'est tout pour le moment, mais sachez que mes demandes sont sérieuse, je ne fais pas cela sur un coup de tête... Merci d'y apporter vos lumières...
Cordialement 😉
Fab
bonjour,
je finis mes études pour devenir professeur des écoles cette année et j'aimerais à la rentrée 2012 partir enseigner au chili.
je me pose beaucoup de questions. Il y a des écoles française à santiago, curico et vina del mar. quelle ville vous semble la plus attractive? c'est-à-dire au niveau de l'animation, du climat, des prix du logement...
avez-vous une idée du salaire suffisant pour vivre décemment au chili? quel est le cout moyen de la vie là-bas?
est-ce qu'il est facile de s'adapter au mode de vie chilien? je sais que cela dépend de chacun mais faîtes moi part de vos expériences.
et bien sûr une petite question sur la sécurité, les expatriés sont-ils plus visés par la délinquance? de plus, je partirais seule et je souhaite bien évidemment visiter le pays, est-ce "dangereux" de voyager seule surtout quand on est une fille?
Bonjour
Nous sommes un groupe de 12 étudiants de 20 à 28 ans en voyage avec notre professeur pour l éclipse du 2 juillet. Nous passons 6 jours en région Atacama à SPA et voudrions passer la frontière pour aller à la Laguna Verde et Colorada à 1 et 3h de voiture. Nois prévoyons de louer 3 véhicules (cross over ou économique).
Plusieurs questions à ce sujet:
- est-il possible de passer la frontière avec sa voiture de loc sans guide: temps de passage, prix?
- doit-on payer dans les 2 sens ? Nous retournons à SPA à la fin de la journée.
- quel est l état de la route (en Juillet)? Est-elle praticable relativement facilement en voiture classique ou crossover?
Conducreurs aguéris et 1 jeune condictrice (3ans dans les pattes)
Merci! Bonne journée Marie
Conducreurs aguéris et 1 jeune condictrice (3ans dans les pattes)
Merci! Bonne journée Marie
Bonjour à tous, je cherche à louer à l'année une maison (tranquille, 3 chambres mini, accès ADSL indispensable) dans la région de Mendoza (Argentine) quelqu'un pourrait-il m'aider à résoudre ce problème ? En fait, mes activités gravitant autour des arts (peinture, musique,
professeur de français de surcroît, il me serait également utile de donner des cours). Résidant à San Luis actuellement, je cherche désespérément l'endroit stratégique idéal afin d'y exploiter ces diverses activités ... J'ai pensé à Mendoza, mais si quelqu'un a de bonnes idées sur ce point, ce serait bienvenu !!! J'ai pensé aussi à Neuquen mais les locations y semblent élevées. Je suis partant pour tout autres destinations adéquates. Je remercie profondément à l'avance, celles ou ceux qui pourront m'apporter leur aide !!! Mes meilleurs voeux à toutes et tous, "que este año nuevo os traiga mucha felicidad" André.
Bonjour,
Une très mauvaise nouvelle à signaler. Hier en fin de matinée un touriste canadien a été poignardé sur une des collines de Valparaiso et est décédé suite à ses blessures.
Une triste affaire pour sa famille et pour une ville que j'adore.
Si vous visitez ce port, il est fortement recommandé d'éviter les endroits solitaires et surtout de porter des objets qui pourraient attirer les regards ou la convoitise: les colliers, montres, bijoux, appareils photos volumineux, bagues, ordinateurs portables et autres.
Si vous arrivez en bus, prenez un taxi jusqu'à votre hôtel, même si ceux-ci sont chers à Valparaíso, mais éviter de traîner les bagages en rue.
Au cas où vous seriez menacés, ne pas faire face aux opposants, c'est ce qui apparement a coûté la vie à cette personne.
Thierry
Une très mauvaise nouvelle à signaler. Hier en fin de matinée un touriste canadien a été poignardé sur une des collines de Valparaiso et est décédé suite à ses blessures.
Une triste affaire pour sa famille et pour une ville que j'adore.
Si vous visitez ce port, il est fortement recommandé d'éviter les endroits solitaires et surtout de porter des objets qui pourraient attirer les regards ou la convoitise: les colliers, montres, bijoux, appareils photos volumineux, bagues, ordinateurs portables et autres.
Si vous arrivez en bus, prenez un taxi jusqu'à votre hôtel, même si ceux-ci sont chers à Valparaíso, mais éviter de traîner les bagages en rue.
Au cas où vous seriez menacés, ne pas faire face aux opposants, c'est ce qui apparement a coûté la vie à cette personne.
Thierry
Suite à une suggestion d'un des membres du forum, je me permets d'ouvrir ce post en résumant ma propre expérience.
Si d'autres personnes ont été dans le même cas que moi, leurs points de vue sont les bienvenus.
J'ai réalisé des études d'ingénieur dans deux universités. La première partie, en Belgique, à l'UCL. La seconde à l'Université de Santiago Usach, de laquelle je suis finalement sorti diplômé.
À peu de choses près, les matières et les livres utilisés pour les cours en commun étaient très semblables, je me rappelle d'ailleurs d'un livre Schaum sur les séries, identique dans les deux pays, à différence de la langue bien sûr.
En ce qui concerne les différences, je ciiterais principalement les suivantes. (Je parle de la fin des années 80).
A) La première année est très chargée en Belgique, alors qu'elle était vraiment très légère au Chili, ceci afin de niveler les étudiants en provenance de l'enseignement privé et public.
B) Certains cours de première année au Chili étaient de matière courante en secondaire en Belgique, notamment -à l'époque- un cours de dessin technique (difficile à faire croire au professeur correspondant).
C) Les matières étaient les mêmes dans les deux pays, mais les exigences plus élevées en Belgique. Au Chili, on passe avec un 4,0 (soit 50%) voire même avec un 3,8 arrondi à l'unité supérieure. En Belgique, même avec 60% on n'était pas assuré de la réussite.
D) Personnellement , je trouve qu'il y avait un côté pratique beaucoup plus développé au Chili et théorique en Belgique.
E) Généralement, les étudiants chiliens se diploment à un âge plus tardif (25/27 ans) que les belges (23/25 ans).
F) Dans les deux universités, il y avait de bons ou très bons élèves et d'autres moins bons...
Voilà, la discussion est lancée...
Si d'autres personnes ont été dans le même cas que moi, leurs points de vue sont les bienvenus.
J'ai réalisé des études d'ingénieur dans deux universités. La première partie, en Belgique, à l'UCL. La seconde à l'Université de Santiago Usach, de laquelle je suis finalement sorti diplômé.
À peu de choses près, les matières et les livres utilisés pour les cours en commun étaient très semblables, je me rappelle d'ailleurs d'un livre Schaum sur les séries, identique dans les deux pays, à différence de la langue bien sûr.
En ce qui concerne les différences, je ciiterais principalement les suivantes. (Je parle de la fin des années 80).
A) La première année est très chargée en Belgique, alors qu'elle était vraiment très légère au Chili, ceci afin de niveler les étudiants en provenance de l'enseignement privé et public.
B) Certains cours de première année au Chili étaient de matière courante en secondaire en Belgique, notamment -à l'époque- un cours de dessin technique (difficile à faire croire au professeur correspondant).
C) Les matières étaient les mêmes dans les deux pays, mais les exigences plus élevées en Belgique. Au Chili, on passe avec un 4,0 (soit 50%) voire même avec un 3,8 arrondi à l'unité supérieure. En Belgique, même avec 60% on n'était pas assuré de la réussite.
D) Personnellement , je trouve qu'il y avait un côté pratique beaucoup plus développé au Chili et théorique en Belgique.
E) Généralement, les étudiants chiliens se diploment à un âge plus tardif (25/27 ans) que les belges (23/25 ans).
F) Dans les deux universités, il y avait de bons ou très bons élèves et d'autres moins bons...
Voilà, la discussion est lancée...
Bonjour,
Nous qommes actuellement en Amérique du sud et nous aimerions en profiter pour apprendre l'espagnol et faire du woofing au chili ou en bolivie.
Quelqu'un aurait il des tuyaux pour ca ? Ou aurait fait du woofing dans un de ces pays ?
Merci d'avance
Julien
Merci d'avance
Julien
bonjour, 😉
je suis actuellement au chili et j'aimerais trouve un projet pour faire du volontariat pendant un mois environ.
Si quelqu'un a participe a un projet concret interessant, ce serait vraiment genial de me le communiquer..
J'aimerais plutot oeuvrer dans le domaine social (aide aux personnes handicapees, animation, aide scolaire, etc), mais je suis aussi disponible pour d'autres si le projet est interessant.
Je suis professeur, j'ai une longue experience dans l'animation, je parle tres bien espagnol, j'ai meme fait de l'animation en espagnol, bref, je suis operationel tout de suite
Pas de projet avec cours de langues, , ni de projets pour millonaires, oú le volontaire n'est qu'une pompe á fric.
Je peux payer mon logement et ma bouffe, normal.
merci pour vos tuyaux, car je galere un peu pour trouver au Chili et en voyage c'est chiant de passer ses journees sur internet.😕
fred
P.S: desole pour les accents, mais les claviers ici sont tres speciaux..
Les Portenos ont deserte BA pour aller prendre le frais a Mar del Plata.
On va chez Rodolphe puis on mange ensemble a l Hypopotamoa San Telmo: C est
le tres vieux quartier de BALe resto est typique du coin: vieux miroirs,
vieilles affiches, ventilateurs Elite, crochets au plafond, jambons
suspendus a la mode espagnole, mais recouverts de toile...Aperitivo Campari
en deco et une affiche du Festival de Cannes sur le film Bugsy Malone, ainsi
qu une autre La Maestra enamorada( la professeur amoureuse).: tout un
programme... On est en plein dans le vieux BA, on sent l emmigrant
ici...Mais on se reserve une visite du quartier plus approfondie pour demain
et on file dans un autre quartier plus anime:Abasto.
Nous visitons un enorme grand Magasin qui s apelle COTO, juste pour se rendre
compte des produits consommes, en fait beaucoup de marques comme Danone
fabriquent en Argentine des produits pour les argentins qu on ne trouve pas
en France et surtout a des prix defiant toute concurrence... puis nous
visitons un centre commercial juste en face . Ce centre est en fait les
anciennes halles qui ont ete transformees...Alors la tenez vous bien, dans
des volumes enormes se trouvent 12 salles de cinema, des cafes, et des
etages entiers pour des jeux pour les enfants et pour les adultes, tout ca
dans un brouhaha, 10.000 que dis je 20.000 personnes doivent etre la: ici
une grande barque oscille d avant en arriere en montant jusqu au plafond
emportant ses passagers dans un haut le coeur rigolard, la bas, un manege
tournant deplace l air environnant et fait une sorte de mouvement oscillant
en meme temps...les petits guides par leurs parents pechent a la ligne des
grenouilles en plastique qui ouvrent leur gueules en faisant "croi croi", la
gueule s ouvre puis se referme aussitot emprisonnant(ou pas) le chiffon
pendu au bout de la ligne...La tete me tourne, Je vais au cafe des cinemas
prendre une glace en regardant l affiche animee du"Monde de Narnia" sur un
ecran geant. On rentre a l Hotel
Bonjour,
Pour ceux qui veulent des sensations fortes et sortir un peu des sentiers battus (Iguazu, Ushuaia, tren de las nubes.....et toutes autres baleines)...allez plutot du coté de la province de Cordoba chassez l alien et vous prendre pour Fox Mulder !
Le Cerro Uritorco ...et ses mysteres en tout genre !
Qu'importe de savoir si c est vrai ou non, l important c'est de faire rever non ?
La legende : (bien metaphysique), AU XIIEME siecle, Persifal apporte le Saint Gral et la croix des templiers pour les laisser dans le Cerro Uritorco afin de regenerer y de transmuter l homme-animal en homme intelectuellement superieur ( tout un programme pour le Pere Persifal ..le seul d ailleur a connaitre l Amerique au XII eme siecle avec ses potes vickings ! ) En 1934, Orfelio Ulises apres un voyage initiatique de 8 ans au Tíbet, accede a l information secrete detenue depuis 800 ans dans des monasteres. En contact avec le Grand Lama ( Pas celui des Andes ! celui du Tibet! celui la, jamais faché !) il decide de realiser son pelerinage en Amerique du sud guidé telepatiquement (manque de couverture GSM en 1934) par les moines tibetains jusqu a l'endroit ou il rencontre la "Pierre de la Sagesse". La pierre de 1, 10 m de long est una piece basaltique polie noire vieille de 8000 ans y fut elaborée par ordre du grand Cacique Voltán ou Multán des indiens Comechingones. La piece est aujourd hui detenue par le Professeur Guillermo Terrera.............belle histoire n est ce pas !
En tout cas, ce qui est peut etre verifié : A une altitude de pres de 2000 m le cerro Uritorco a toujours ete considéré comme sacré par les indigenes Comechingones avant l arrivee des espagnols. La tradition orale dit que les tribus contemplaient les lumieres qui survolaient l endroit, attribuant ce phenomene aux esprits des morts qui revenaient pour un moment parmis les vivants, plus grande etait la lumiere, plus grande etait l'energie de l'esprit. A travers la montagne aussi apparaissaient et disparraissaient et sans laisser de trace les silhouettes de ces defunts provenant du fond de la Terre. ( legende des Comechingones).
Ensuite a partir de 1915 ( pour la premiere fois retranscrite ) apparaissent les memes observations .
1915 : lumieres dans le ciel ....1928 : un objet brillant reste dans le ciel pendant 48 heures......1935 : pour la premiere fois observation d un alien se balladant dans le cerro.....ensuite nombreux temoignages au fils des annees .....( coin super a la mode pour les habitants de la planete Xuxu ? ).
Bref ca nous amene jusqu au 9 janvier 1986, trace de brulure au sol de 122 m par 64 m par atterissage de leur moulin a café. ......en aout de la meme annee, ils reviennent et en atterissant foutent le feu a 2000 hectares de forets ...pas malins les types !
En plus, ils ne savent meme pas se poser bien horizontal !(photo prise au lendemain de l aterrissage du 09/01/86 )
Le 21 janvier 1988, super show aerien vu par 300 personnes ...les spectateurs applaudissent, mais les acteurs ne reviennent pas jouer le lendemain !
En septembre 1991, grande nouveaute ! trace calorifique detectée par satelite, on va sur place et en effet le sol est a 340 C sur un petit diametre de 12 metres.......ah merde alors, ils partent sans eteindre le barbecue ! ....
Aux shows de nos amis les aliens, viennent ensuite se greffer, l histoire de ERKS, la ville intra terrestre construite sous le cerro ......temoignage de la terre qui tremble sous les pieds, bruits sourds, sensation d'explosion, bref les voisins du dessous ne sont pas discrets !

Bon voyage, si vous faites de belles photos avec l alien du coin envoyez les moi !
Hergé
Pour ceux qui veulent des sensations fortes et sortir un peu des sentiers battus (Iguazu, Ushuaia, tren de las nubes.....et toutes autres baleines)...allez plutot du coté de la province de Cordoba chassez l alien et vous prendre pour Fox Mulder !
Le Cerro Uritorco ...et ses mysteres en tout genre !

Qu'importe de savoir si c est vrai ou non, l important c'est de faire rever non ?
La legende : (bien metaphysique), AU XIIEME siecle, Persifal apporte le Saint Gral et la croix des templiers pour les laisser dans le Cerro Uritorco afin de regenerer y de transmuter l homme-animal en homme intelectuellement superieur ( tout un programme pour le Pere Persifal ..le seul d ailleur a connaitre l Amerique au XII eme siecle avec ses potes vickings ! ) En 1934, Orfelio Ulises apres un voyage initiatique de 8 ans au Tíbet, accede a l information secrete detenue depuis 800 ans dans des monasteres. En contact avec le Grand Lama ( Pas celui des Andes ! celui du Tibet! celui la, jamais faché !) il decide de realiser son pelerinage en Amerique du sud guidé telepatiquement (manque de couverture GSM en 1934) par les moines tibetains jusqu a l'endroit ou il rencontre la "Pierre de la Sagesse". La pierre de 1, 10 m de long est una piece basaltique polie noire vieille de 8000 ans y fut elaborée par ordre du grand Cacique Voltán ou Multán des indiens Comechingones. La piece est aujourd hui detenue par le Professeur Guillermo Terrera.............belle histoire n est ce pas !
En tout cas, ce qui est peut etre verifié : A une altitude de pres de 2000 m le cerro Uritorco a toujours ete considéré comme sacré par les indigenes Comechingones avant l arrivee des espagnols. La tradition orale dit que les tribus contemplaient les lumieres qui survolaient l endroit, attribuant ce phenomene aux esprits des morts qui revenaient pour un moment parmis les vivants, plus grande etait la lumiere, plus grande etait l'energie de l'esprit. A travers la montagne aussi apparaissaient et disparraissaient et sans laisser de trace les silhouettes de ces defunts provenant du fond de la Terre. ( legende des Comechingones).
Ensuite a partir de 1915 ( pour la premiere fois retranscrite ) apparaissent les memes observations .
1915 : lumieres dans le ciel ....1928 : un objet brillant reste dans le ciel pendant 48 heures......1935 : pour la premiere fois observation d un alien se balladant dans le cerro.....ensuite nombreux temoignages au fils des annees .....( coin super a la mode pour les habitants de la planete Xuxu ? ).
Bref ca nous amene jusqu au 9 janvier 1986, trace de brulure au sol de 122 m par 64 m par atterissage de leur moulin a café. ......en aout de la meme annee, ils reviennent et en atterissant foutent le feu a 2000 hectares de forets ...pas malins les types !
En plus, ils ne savent meme pas se poser bien horizontal !(photo prise au lendemain de l aterrissage du 09/01/86 )Le 21 janvier 1988, super show aerien vu par 300 personnes ...les spectateurs applaudissent, mais les acteurs ne reviennent pas jouer le lendemain !
En septembre 1991, grande nouveaute ! trace calorifique detectée par satelite, on va sur place et en effet le sol est a 340 C sur un petit diametre de 12 metres.......ah merde alors, ils partent sans eteindre le barbecue ! ....
Aux shows de nos amis les aliens, viennent ensuite se greffer, l histoire de ERKS, la ville intra terrestre construite sous le cerro ......temoignage de la terre qui tremble sous les pieds, bruits sourds, sensation d'explosion, bref les voisins du dessous ne sont pas discrets !
Bon voyage, si vous faites de belles photos avec l alien du coin envoyez les moi !
Hergé
Voici mon ressenti concernant la croisière "sous le soleil de Rio" Savone-Buenos Aires du 26 novembre au 16 décembre 2013.
J'avais 3 appréhensions concernant cette croisière
1° c'était la première fois que je partais seule et j'avais peur de m'ennuyer 2° j'avais lu sur le forum des CR peu élogieux concernant des croisières identiques au sujet notamment du comportement de certains passagers 3° c'est la première fois que j'occupais une cabine intérieure et je redoutais le manque d'aération de la cabine et la contamination par des microbes.
Concernant le premier point, j'ai noué des contacts divers et variés au cours des repas et des excusions avec des personnes très sympathiques ; (dont un couple connu par l'intermédiaire de VF) et je ne me suis jamais ennuyée.
Quant au 2e point, je n'ai pas eu à me plaindre du comportement des passagers ; il y avait environ 300 francophones, 800 Allemands, 800 Italiens le reste étant composé d'Espagnols, Brésiliens, Argentins. Essentiellement des séniors, peu de jeunes couples et peu d'enfants. Toutes les cabines étaient occupées.
Beaucoup de personnes avec qui j'ai bavardé refaisaient cette traversée car ils appréciaient ce trajet.
C'est le 3e point qui a posé problème ; cela toussait et éternuait beaucoup à bord et nombreux sont les passagers qui ont été malades ; j'ai pour ma part dû rester couchée 4 jours avec visite chez le médecin (65 euros) et prise d'antibiotiques. La promiscuité sur le bateau et dans les bus est redoutable pour la propagation des virus. Pour la prochaine croisière (en janvier) je prends des masques.
Autres considérations : Le Favolosa : j'ai lu sur le forum que la déco était moche ; je confirme : aucune cohérence dans les décors agressifs à bas de losanges, bref pas à mon goût. Mais le bateau est très propre et tb entretenu.
La cabine intérieure : située au 9e pont, parfait pour se rendre au self et à proximité des ascenseurs desservant l'atrium. Aucun bruit dans les couloirs. Meublée d'un grand lit et de 2 tables de chevet, un bureau à 3 tiroirs, un placard en 3 parties ; bien pour une personne mais pour 2 c'est juste au niveau rangements quand on part 20 jours. J'ai bénéficié des services d'un très gentil "cabinier" philippin très serviable.
Les repas
J'ai pris tous les repas au restaurant midi et soir ; je déteste le self qui fait vraiment cantine et je préfère être servie et m'asseoir à une table propre ; de plus cela favorise le contact quand on est seule. Je constate également que je mange moins en choisissant sur le menu. Les repas étaient variés et tout-à-fait corrects ; les portions sont petites mais il n'y a pas de gâchis et on choisit ce que l'on veut ; mon voisin prenait souvent 2 entrées sans problème ; je ne suis pas une référence en matière de gastronomie mais j'ai toujours bien mangé ; je bois peu d'alcool et jamais de jus de fruits j'ai donc opté pour un forfait "eau minérale" et je me servais parfois au distributeur d'eau et je consommais du thé l'après-midi. Les personnes à table avec moi avaient un forfait all inclusive et on leur servait du vin au verre pas vraiment identifié et ils ont souvent fait la grimace notamment en goûtant le rosé qui avait une couleur étrange (cela devait être un genre de Mathéus portugais). D'autres avaient opté pour un forfait "vin" en bouteilles. J'avais pris l'option premium pour choisir mon service ; quand je suis arrivée j'ai vu que j'étais au premier service ; il y avait de 14 à 16 h une permanence pour les changements de table. Le premier soir j'ai mangé au premier service et ensuite j'ai été transférée au 2e service à une table de 8 Français. Pour le petit déjeuner soit je le prenais au restaurant soit dans la cabine ; il faut savoir qu'avec l'option premiun le petit déjeuner en cabine est gratuit, sinon c'est 5 euros ; mais il s'agit d'un petit déjeuner standard ; j'avais souhaité des panecakes : 5 euros de supplément...
Les animations
Je suis très bon public et j'ai apprécié l'équipe d'animation très fournie ; le responsable était italien mais la plupart des animateurs étaient brésiliens et argentins ; ils étaient sympathiques et dynamiques.
Une petite déception : je pensais pouvoir danser le tango argentin que je pratique depuis plusieurs années puisqu'il y avait une présence importante d'argentins à bord et que la destination était Buenos Aires ; hélas point de tangueros à bord ; en revanche les rythmes brésiliens étaient très présents et j'ai découvert avec plaisir le forro. Les spectacles au théâtre étaient de qualité ; il y avait notamment 2 acrobates très talentueux ; seul bémol, 2 chanteurs italiens très présents dans les spectacles dont le niveau sonore était insupportable ; je m'en suis plainte auprès de la réception et je n'étais pas le seule à faire cette remarque. Prochaine croisière : ne pas oublier les bouchons d'oreille !
Je parlerai des escales prochainement
J'avais 3 appréhensions concernant cette croisière
1° c'était la première fois que je partais seule et j'avais peur de m'ennuyer 2° j'avais lu sur le forum des CR peu élogieux concernant des croisières identiques au sujet notamment du comportement de certains passagers 3° c'est la première fois que j'occupais une cabine intérieure et je redoutais le manque d'aération de la cabine et la contamination par des microbes.
Concernant le premier point, j'ai noué des contacts divers et variés au cours des repas et des excusions avec des personnes très sympathiques ; (dont un couple connu par l'intermédiaire de VF) et je ne me suis jamais ennuyée.
Quant au 2e point, je n'ai pas eu à me plaindre du comportement des passagers ; il y avait environ 300 francophones, 800 Allemands, 800 Italiens le reste étant composé d'Espagnols, Brésiliens, Argentins. Essentiellement des séniors, peu de jeunes couples et peu d'enfants. Toutes les cabines étaient occupées.
Beaucoup de personnes avec qui j'ai bavardé refaisaient cette traversée car ils appréciaient ce trajet.
C'est le 3e point qui a posé problème ; cela toussait et éternuait beaucoup à bord et nombreux sont les passagers qui ont été malades ; j'ai pour ma part dû rester couchée 4 jours avec visite chez le médecin (65 euros) et prise d'antibiotiques. La promiscuité sur le bateau et dans les bus est redoutable pour la propagation des virus. Pour la prochaine croisière (en janvier) je prends des masques.
Autres considérations : Le Favolosa : j'ai lu sur le forum que la déco était moche ; je confirme : aucune cohérence dans les décors agressifs à bas de losanges, bref pas à mon goût. Mais le bateau est très propre et tb entretenu.
La cabine intérieure : située au 9e pont, parfait pour se rendre au self et à proximité des ascenseurs desservant l'atrium. Aucun bruit dans les couloirs. Meublée d'un grand lit et de 2 tables de chevet, un bureau à 3 tiroirs, un placard en 3 parties ; bien pour une personne mais pour 2 c'est juste au niveau rangements quand on part 20 jours. J'ai bénéficié des services d'un très gentil "cabinier" philippin très serviable.
Les repas
J'ai pris tous les repas au restaurant midi et soir ; je déteste le self qui fait vraiment cantine et je préfère être servie et m'asseoir à une table propre ; de plus cela favorise le contact quand on est seule. Je constate également que je mange moins en choisissant sur le menu. Les repas étaient variés et tout-à-fait corrects ; les portions sont petites mais il n'y a pas de gâchis et on choisit ce que l'on veut ; mon voisin prenait souvent 2 entrées sans problème ; je ne suis pas une référence en matière de gastronomie mais j'ai toujours bien mangé ; je bois peu d'alcool et jamais de jus de fruits j'ai donc opté pour un forfait "eau minérale" et je me servais parfois au distributeur d'eau et je consommais du thé l'après-midi. Les personnes à table avec moi avaient un forfait all inclusive et on leur servait du vin au verre pas vraiment identifié et ils ont souvent fait la grimace notamment en goûtant le rosé qui avait une couleur étrange (cela devait être un genre de Mathéus portugais). D'autres avaient opté pour un forfait "vin" en bouteilles. J'avais pris l'option premium pour choisir mon service ; quand je suis arrivée j'ai vu que j'étais au premier service ; il y avait de 14 à 16 h une permanence pour les changements de table. Le premier soir j'ai mangé au premier service et ensuite j'ai été transférée au 2e service à une table de 8 Français. Pour le petit déjeuner soit je le prenais au restaurant soit dans la cabine ; il faut savoir qu'avec l'option premiun le petit déjeuner en cabine est gratuit, sinon c'est 5 euros ; mais il s'agit d'un petit déjeuner standard ; j'avais souhaité des panecakes : 5 euros de supplément...
Les animations
Je suis très bon public et j'ai apprécié l'équipe d'animation très fournie ; le responsable était italien mais la plupart des animateurs étaient brésiliens et argentins ; ils étaient sympathiques et dynamiques.
Une petite déception : je pensais pouvoir danser le tango argentin que je pratique depuis plusieurs années puisqu'il y avait une présence importante d'argentins à bord et que la destination était Buenos Aires ; hélas point de tangueros à bord ; en revanche les rythmes brésiliens étaient très présents et j'ai découvert avec plaisir le forro. Les spectacles au théâtre étaient de qualité ; il y avait notamment 2 acrobates très talentueux ; seul bémol, 2 chanteurs italiens très présents dans les spectacles dont le niveau sonore était insupportable ; je m'en suis plainte auprès de la réception et je n'étais pas le seule à faire cette remarque. Prochaine croisière : ne pas oublier les bouchons d'oreille !
Je parlerai des escales prochainement
je compte rejoindre cayenne à partir de buenos aires au mois de mai mais je ne sais pas quels itineraires choisir j'hesite entre longer la cote bresilienne ou remonter par l amazonie via la bolivie je dispose d un bon mois et d un petit budget merci à tous.











